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CULTURE => Culture Thailandaise => Discussion démarrée par: Line le juin 26, 2012, 12:08:03 pm

Titre: Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le juin 26, 2012, 12:08:03 pm
http://asie-info.fr/2012/06/24/chronique-siamoise-bouddhisme-en-petite-forme-55743.html


Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme.... (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Reflexion/U_THIN%7E1.GIF)


Des bonzes occidentaux apportent une nouvelle jeunesse à un bouddhisme thaïlandais en voie d’essoufflement.

Dans ce monastère établi sur 50 hectares de forêt dans la province d’Ubon Ratchathani, dans le nord-est de la Thaïlande, les règles sont strictes : pas d’appareils photos, pas de téléphones portables, pas d’animaux domestiques en liberté.

Les femmes doivent être habillées en blanc et se tenir à «deux bras de distance» des bonzes quand elles leur parlent.

Toute une partie du monastère est interdite d’accès à ceux qui n’ont pas été ordonnés bonzes, y compris aux novices, c’est-à-dire ceux qui sont en phase d’apprentissage avant d’endosser le froc.

Autour du bot, la chapelle du monastère, des femmes et des hommes vêtus de blanc, méditent les yeux fermés, assis en tailleur. D’autres s’exercent à la «méditation en marchant» allant et venant lentement le long du sala, la salle où se tiennent les cérémonies.

Dans la forêt où les kutis (cabanes) des bonzes sont disséminés, des moines marchent en long et en large, eux aussi méditant. L’un d’eux astique une magnifique statue de Bouddha marchant en bronze.

L’endroit respire la discipline et la sérénité. Tout est empreint de silence. On n’entend guère que le crissement des ailes des insectes, des hululements de chouette ou parfois des écureuils qui crapahutent de branche en branche. Un monastère bouddhique selon la tradition, tel qu’on l’imagine.

C’est le Temple international de la forêt (en thaï : Wat Pah Nanachat), établi en 1974 par un bonze de la tradition de la forêt, Ajahn Cha, et un de ses disciples d’origine américaine, Ajahn Sumedho. N’y résident que des bonzes occidentaux qui ont suivi dix-huit mois d’apprentissage avant de pouvoir être ordonnés, et, quelquefois, un bonze sri-lankais ou laotien de passage.

Cet endroit peut être comparé à de nombreuses pagodes de Bangkok ou de province. Des pagodes transformées en parking, où des vendeurs de brochettes côtoient des pick-up pétaradants, où les marchands du temple ont élu domicile, et qui vantent leurs mérites – un abbé aux capacités de guérison hors du commun, un temple qui fabrique des poignards ensorcelés, un autre dont les amulettes sont parées d’innombrables vertus… – sur des panneaux publicitaires criards plantés le long des routes. Des pagodes envahies par la confusion bruyante du monde extérieur, rongées par le commercialisme...  :(

Bien sûr, il existe des temples thaïlandais où la discipline reste stricte et qui essaient de préserver une certaine pureté, mais force est de constater qu’ils sont bien rares.

Comment expliquer que ce sont des Occidentaux qui parviennent le mieux à perpétuer l’idéal originel du Bouddha, à cheminer sans trop s’écarter de l’étroite voie du juste milieu ? Peut-être, parce que justement, leur engagement dans cette religion d’apparence exotique est un choix, une décision mûrie de s’arracher à leur environnement culturel pour s’immerger dans une autre tradition.

Les hommes thaïs, eux, deviennent presque tous bonzes au seuil de leur vie adulte, pour quelques jours, quelques semaines ou quelques mois. Rien de spécial à cela. C’est souvent seulement un rite de passage. Très peu resteront durablement dans les ordres.

Les statistiques l’attestent : entre 2000 et 2010, le nombre d’hommes thaïlandais qui sont devenus bonzes a chuté de 70 %. La contamination de la vie religieuse par la cacophonie profane a érodé le prestige et l’attrait de la pagode bouddhique.

La liste des moines thaïs de grand renom est longue – Phra Buddhadasa, Phra Payutto, Ajahn Man, Ajahn Cha, Ajahn Panya…-, mais presque tous sont nés avant la seconde guerre mondiale.

Ce qui constitue les fondements de la moralité des Thaïs de confession bouddhiste (95 % de la population) s’évapore lentement devant les assauts des nouvelles formes de consumérisme, du matérialisme à tout va, de la quête du prestige et de la richesse.

L’essentiel de l’activité des bonzes est orienté vers une sorte d’échange social : cérémonies de bénédiction contre offrandes, parrainage religieux contre soutien financier. On entend parfois des bonzes lors de cérémonies annoncer par haut-parleur les sommes offertes et le nom des donateurs, comme s’il s’agissait d’une vente aux enchères...  :o

Il ne serait pas si ironique que cela que le cœur de l’enseignement du bouddhisme theravada soit entretenu dans des monastères occupés par des moines étrangers. Après tout, le bouddhisme a presque totalement disparu de son pays d’origine, l’Inde, et n’a dû sa survie qu’à son développement dans des pays où il s’est implanté ultérieurement : Tibet, Chine, Japon, Corée, pays d’Asie du Sud-Est.

Et les forces nouvelles du catholicisme se situent bien plus dans les pays en voie de développement d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud que parmi les vieilles nations où il a fleuri des siècles durant...
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 27, 2012, 08:44:48 am

La complexité dans le Bouddhisme en Thaïlande est qu'il y a de moins en moins de vocations monastiques...

Par contre, le nombre de fidèles demeure constant...
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le janvier 30, 2013, 01:55:51 pm
http://www.lemondedesreligions.fr/actualite/crise-du-bouddhisme-en-thailande-29-01-2013-2933_118.php


Crise du bouddhisme en Thaïlande


Le nombre de pratiquants est en chute libre, la faute à un clergé plus opulent qu’exemplaire...   :(


Officiellement, la Thaïlande compte 250 000 bouddhistes, mais la réalité est toute autre. Il n’y aurait plus que 70 000 bonzes dans le royaume, environ un par village.

D’après France 24, la modernisation et le développement de la société de consommation bousculent les traditions thaïlandaises. Les habitants ne se confient plus aux moines, à l’instar de la confession chrétienne qui s’est amenuisée en Europe. Les temples sont désertés, notamment dans les campagnes.

Selon le Dr Sulak, Sivaraksa, spécialiste du bouddhiste thaïlandais, c’est devenu « une simple cérémonie », « exactement le contraire de ce qu’enseigne le bouddha ».

« Le clergé va à sa perte, conclut-t-il. Le bouddhisme en Thaïlande est déjà mort. » L’enrichissement des moines est en ligne de mire...  >:( Comme le montrent de nombreuses archives, le double discours de bonzes prêchant le renoncement et gagnant dix fois plus d’argent qu’un pêcheur local agace beaucoup de Thaïlandais...

En 2003 déjà, un article de la Far Eastern Economic Review évoquait le problème : « le consumérisme rampant a créé un complexe d’infériorité parmi les moines, notait la revue. Beaucoup considèrent que l’argent et le pouvoir permettront de préserver leur statut dans la société moderne. »

Certains moines ont été jusqu’à assurer à leurs fidèles que le salut dans l’au-delà dépendait de l’importance des dons en liquide... Le manque de transparence financière et l’absence de toute comptabilité n’ont rien arrangé. Un bonze a été retrouvé mort avec près de trois millions de dollars en liquide, provenant vraisemblablement de son temple. Ces scandales à répétition et le tabou qui règne en Thaïlande autour de cette question écornent la réputation du bouddhisme.

La moralité des bonzes pose problème depuis longtemps, comme le montre une publication universitaire publiée à la fin des années 90 : La triple crise du bouddhisme en Thaïlande (1990-1996). Scandales financiers, frasques sexuelles, cécités des autorités…

Les représentants bouddhistes ont régulièrement eu mauvaise presse. Résultat : le nombre de pratiquants est en berne depuis le début du siècle.

Un article de Libération, publié la même année, titrait déjà sur « La déliquescence du bouddhisme thaïlandais : Drogue, viols, vols et meurtres ». Bref, c’est une tendance lourde...

Et si les autorités ne se livrent pas à une autocritique radicale, les Thaïlandais pourraient définitivement snober les temples...


Et ben... çà s'est envoyé... il fallait oser l'écrire cet article, mais c'est fait...
   :o

Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: SUDOKU le février 12, 2013, 03:56:26 pm

confirmation du post ci-dessus !

Thaïlande : les marchands sont dans le temple !

Officiellement, la Thaïlande est un pays à 95% bouddhiste qui compte 250 000 moines, mais la réalité serait assez différente de cette image traditionnelle, et le royaume ne compterait plus que 70 000 bonzes.

D’après France 24, la modernisation et le développement de la société de consommation bousculent les traditions thaïlandaises. Les habitants ne se confient plus aux moines, à l’instar de la confession chrétienne qui s’est amenuisée en Europe. Les temples sont désertés, notamment dans les campagnes.

Selon le Dr Sulak, Sivaraksa, spécialiste du bouddhiste thaïlandais, c’est devenu « une simple cérémonie », « exactement le contraire de ce qu’enseigne le bouddha ».

La presse thaïlandaise évoque  régulièrement certaines affaires et fait divers qui illustrent la décadence des temples (drogue, viols, vols, scandales financiers).

Le chef de la police nationale, le général Pochana Boonyachinda, a déclaré publiquement : «Les pagodes sont devenues des refuges pour les criminels. Beaucoup de bonzes ont un mandat d’arrêt qui les attend…».


Les amulettes magiques, un marché de 40 milliards de bahts

Le pouvoir d’une amulette dépend essentiellement de la bénédiction d’un maître et de son pouvoir spirituel. Plus le moine est connu, plus l’amulette aura de chance de posséder un pouvoir spirituel significatif. N’ignorant rien des principes de l’offre et de la demande, les plus grands maîtres limitent très sérieusement le nombre d’amulettes qu’ils vont bénir. Ainsi, les protections les plus précieuses seront très rares, donc chères.

La plupart des Thaïs souhaitant posséder une ou plusieurs amulettes, il est facile d’en imaginer le nombre considérables en circulation dans un pays de 65 millions d’habitants.

La collection, l’échange et la vente d’amulettes en Thaïlande génère par la même un marché qui brassent des milliards de bahts. Une étude du Kasikorn Research Center en 2008 estime que le marché des amulettes représente 40 milliards de bahts par an.

Le bouddhisme actuel souffre aussi d’une commercialisation à outrance avec des panneaux publicitaires, qui le long des routes de province annoncent les foires du temple, ou ce centre bouddhiste » de Dhammakaya, (qui s’étend sur quelque mille hectares et situé à PathumThani, à quelque 20 km de Bangkok), qui dispose de 100 millions euros d’actifs financiers et qui  a sa propre chaîne de télévision.

Une forme de bouddhisme, qui loin de condamner le capitalisme, l’encourage !

voir la vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=Fjau9QNuCLs

http://thailande-fr.com/culture/bouddhisme/23014-thailande-les-marchands-sont-dans-le-temple#.URn-NqXlAzw
 
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le octobre 25, 2013, 04:34:53 pm
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/la-thailande-en-deuil-apres-la-mort-de-son-patriarche-bouddhiste-25-10-2013-3257997.php


La Thaïlande en deuil après la mort de son patriarche bouddhiste... 


La Thaïlande en deuil rendait hommage  ce vendredi à son patriarche suprême, dirigeant des moines bouddhistes du pays décédé la veille à l'âge de 100 ans.

Des centaines de fidèles de tous âges se sont pressés à l'hôpital Chulalongkorn de Bangkok où Somdet Phra Nyanasamvara s'est éteint jeudi.

Hospitalisé depuis plus de dix ans, il a succombé à une septicémie après une récente opération liée à une infection intestinale, selon l'hôpital.

Le religieux, ami du dalaï lama, était né le 3 octobre 1913 sous le nom de Charoen Gajavatra dans la province de Kanchanaburi, dans l'ouest du pays, et était devenu novice dès l'âge de 14 ans.

Il avait été nommé patriarche suprême en 1989 par le roi Bhumibol Adulyadej qui s'est dit "très triste" de son décès, selon un communiqué du bureau royal.

Le gouvernement, qui a également fait part de sa "tristesse", a ordonné que les drapeaux soient mis en berne pendant trois jours à partir de vendredi et ordonné un deuil de deux semaines à tous les fonctionnaires.

"Somdet Phra Nyanasamvara a accompli un travail utile pour le bouddhisme", a commenté le bureau de la Première ministre, Yingluck Shinawatra.

Respecté par les bouddhistes à travers le monde, le religieux avait reçu l'an dernier le titre de "dirigeant Sangha du monde bouddhiste" par l'Organisation mondial des bouddhistes.

Quelque 95% des Thaïlandais sont bouddhistes pratiquants, soit l'un des taux les plus élevés du monde.

Le clergé du royaume a été frappé récemment par une série d'affaires impliquant des moines, les médias locaux rapportant notamment des cas d'usage de drogue, d'ivresse, de paris et de recours à des prostituées.

Il y a quelques mois, une vidéo de trois moines voyageant dans un jet privé, avec des objets de grandes marques avait fait scandale. L'un des trois -- soupçonné également de possession de drogues, de blanchiment d'argent et d'avoir eu des relations sexuelles avec une mineure qui l'accuse d'être le père de son fils -- a été défroqué...

Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le novembre 17, 2013, 07:50:13 pm
http://www.lejournaldepattaya.com/INFOS%20PATTAYA.htm


Bonze à Pattaya ! la déchéance pour certains...  (http://img11.hostingpics.net/pics/173153emoticonesfurieux110.gif) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=173153emoticonesfurieux110.gif)


La police a été appelée pur contrôler un bonze qui se donnait en spectacle en buvant du whisky, cela devant un temple...

Le religieux a expliqué qu'il buvait pour oublier sa déception après avoir perdu une très forte somme d'argent à une loterie illégale.

Présenté au supérieur du Watt, il a été immédiatement défroqué...


Pas bon, Pattaya pour les moines... (http://img11.hostingpics.net/pics/368614smiley127.gif) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=368614smiley127.gif)
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le décembre 06, 2013, 09:58:22 pm
http://www.lejournaldepattaya.com/INFOS%20PATTAYA.htm


Le bonze de Pattaya...  (http://img4.hostingpics.net/pics/654406contente.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=654406contente.jpg)


Il ne peut pas être comme ceux du reste de la Thaïlande. Le notre loue une room au lieu de vivre dans un temple, recueille des aumônes pour sa subsistance et pour se fournir en méthamphétamines...  ;)

Dénoncé par les résidents du quartier, contrôlé positif, il a été conduit au temple et a été défroqué immédiatement par le supérieur.

Il lui reste a faite face a une infraction pour consommation de drogue de classe 1...

Ouille... çà craint...

Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le mars 23, 2014, 02:20:22 pm
http://www.lejournaldepattaya.com/INFOS%20ASIE.htm


Je poste cette aparté ici, car je ne sais pas dans quoi le mettre sur notre forum...   :D


Le premier temple bouddhiste fera son apparition à Moscou    ::)


Moscou va se doter d’un premier temple bouddhiste, dont le chantier de construction s’ouvrira avant la fin de l’année dans le quartier Otradnoïé, au Nord-est de Moscou.

L’ensemble occupera environ 3000 m2 et hébergera un centre culturel et médical, une salle de conférences et un restaurant du coeur... 


Mars 2014 tout de même...  :)
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: SUDOKU le avril 20, 2014, 06:27:26 pm

En Thaïlande on ne plaisante pas avec le bouddhisme !


Une photo d’un jeune moine maquillé et habillé en femme sur Facebook: une image qui pourrait être une insignifiante « private-joke » de plus diffusée sur le réseau social. Mais pas en Thaïlande où le bouddhisme est un des fondements de la Nation.

La photo postée sur le réseau social a ainsi fait beaucoup parler d’elle et a même été pointé du doigt par M. Songkran Atchariyasap, un représentant de la Crime Suppression Division (CSD), organisme chargé d’étudier les activités préjudiciables au royaume, à la religion ou à la monarchie.

« De telles photos et messages sur une page (Facebook) qui a plus de 350 amis sont inappropriés pour une personne qui a une vocation de moine et sont préjudiciables pour le bouddhisme »
réagit M.Songkran Atchariyasap devant des photos du jeune moine portant robe et perruques féminines.

D’autres éléments à charges pèsent également sur ce moine peu conventionnel comme des photos de soirées fièrement exhibées sur sa page Facebook, ainsi que des suspicions d’homosexualité, de jeux illégaux, de bagarres avec d’autres moines ou encore des allégations de participations à des concours de beauté.

Une enquête a été ouverte afin de déterminer l’identité de l’impétrant.

Une religion sous surveillance

Dans une culture européenne, habituée à la séparation de la religion et de l’Etat, une telle intervention d’un organisme public dans la vie spirituelle peut ainsi sembler déplacée ou même faire figure d’ingérence.

Pour autant dans un royaume où 95% de la population est d’obédience bouddhiste Theravada, la religion est un élément fondateur de l’identité nationale. A ce titre toute dégradation de son image porte directement atteinte à la Thaïlande, c’est pour cela que le royaume s’est doté d’organisme et de loi pour prévenir des dérives éventuelles.

On compte donc plusieurs dizaines de loi concernant le statut des moines ainsi que leurs conduites vestimentaires ou celles dans la sphère publique. A ce titre, il est par exemple interdit pour un non bonze de revêtir la robe safran sous peine de sanction, et ce même à titre de « déguisement ».

L’autre exemple frappant que la foi est très encadrée dans le royaume est l’interdiction du commerce de représentation du bouddha par un non pratiquant ainsi que son utilisation comme élément décoratif.

Pour autant ces lois s’appliquent quasi exclusivement aux Thaïlandais car on ne compte pas le nombre de touristes achetant des bouddhas sur les marchés de la capitale et qui ne sont jamais inquiétés par les autorités.

Une religion de moins en moins vertueuse

L’ampleur donnée au cas de ce jeune moine fait ici figure d’exemple dans un pays où de manière chronique on voit  apparaître  des « scandales » plus ou moins important en lien avec la religion.

En 2011 par exemple un bonze a été retrouvé mort avec près de trois millions de dollars en sa possession, plus récemment des moines voyageant avec des produits de luxes (lunettes, sacs…), avaient aussi défrayés la chronique dans le royaume. Des histoires de mœurs ou d’abus de confiance ont aussi terni l’image du bouddhisme en Thaïlande.

Une évolution qui est essentiellement due à la culture de consommation qui s’est installée petit à petit au sein de la société thaïlandaise. L’argent devient alors un moyen de conserver son statut social et de réaffirmer son existence dans une société où les valeurs traditionnelles mises à mal par le consumérisme et le culte de la réussite sociale.

Et ce phénomène ne touche pas que les cercles les plus hauts placés du clergé, il s’est progressivement répandu quelques soit le statut des bonzes et ce surtout chez les plus jeunes qui sont nés dans le monde du numérique.

Ainsi dans les rues de la capitale, il n’est pas surprenant de croiser des bonzes avec un iPad ou un iPhone dernière génération, bien loin de l’image des moines qui vivent dans la simplicité et l’aumône.

Une foi qui recule

A l’instar de l’Europe, les dérives religieuses en Thaïlande ne sont pas des faits récents. Déjà dans les années 90 un article universitaire ciblait le problème avec « La crise du bouddhisme en Thaïlande (1990-1996) ».

Un phénomène qui s’accompagne d’une baisse du nombre de bonze en activité dans le pays, environ 250 000 officiellement en 2012. Mais un chiffre de 70 000 moines effectifs était évoqué en 2013 au sein d’un article du « Monde des Religions ».

Ce même article du « Monde des religions »  révélait aussi une baisse de la fréquentation des temples dans les campagnes, principalement utilisés durant les cérémonies et délaissés en temps normal.

Une évolution de la religion que tout un chacun pouvait observer durant Songkran. En effet durant le nouvel an bouddhiste, les temples de la ville étaient plutôt calmes même ceux où des processions étaient réalisées, alors que qu’une foule compacte se rassemblait sur Khao San Road pour une bataille d’eau géante.

Avec de nombreux gardes fous, la Thaïlande s’efforce de garder une religion en adéquation avec ces principes historiques. Un défi important et complexe au vu de l’écart de plus en plus marqué entre les principes de la vie monacale et le style de vie du reste de la société.

http://www.thailande-fr.com/culture/bouddhisme/29995-en-thailande-on-plaisante-pas-bouddhisme
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le mai 29, 2014, 08:24:11 am
http://siamlife.blog4ever.com/actualites-du-26-mai-1-juin-2014


Abus sur mineurs ...  (http://img4.hostingpics.net/pics/771650pascontent.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=771650pascontent.jpg)


La police thaïlandaise vient d'annoncer l'arrestation de 5 moines (aussitôt défroqués - 4 d'entre eux l'ayant fait volontairement alors qu'ils étaient à la tête de leur monastère...), pour abus sexuel envers huit garçons âgés de moins de 15 ans  >:( , dans un monastère dans les environs de Chiang-Mai...

Des abus découverts après que la police ait déjà sauvé un garçon l'année dernière et alors que l'ensemble d'entre eux aient nié les actes, alors que les policiers ont découvert que chaque fois qu'un moine abusait d'un garçon, il leur donnait entre 300 et 500 baths...


(http://img4.hostingpics.net/pics/867338103606865105710324058241605723926978133045n.png) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=867338103606865105710324058241605723926978133045n.png)


Pourtant, une enquête avait commencé à ce moment là qui a donc débouché sur cette nouvelle découverte...

Le responsable de l'enquête a expliqué que de l'alcool et des cassettes pornographiques avaient été retrouvées dans cinq monastères et qu'il imaginait qu'un réseau était en place et que par conséquent, bien plus de monastères étaient concernés ...

Les moines risquent entre autre, jusqu' 20 ans de prison...   :clap


(http://img4.hostingpics.net/pics/792324grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=792324grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr.jpg)


Une nouvelle histoire qui vient noircir le tableau d'un bouddhisme de moins en moins reconnu,

- après des révélations de prise de stupéfiants par les moines il y a quelques semaines de cela,

- sans oublier en fin d'année dernière les accusations envers le devenu célèbre malgré lui, Luang Pu Nen Kham, pris en flagrant délit a bord de son jet et accusé d'avoir détourné plus de 20 millions d'euros, mis en place sur 21 comptes en banque, ou d'avoir eu de nombreuses relations sexuelles avec une mineure qui l'avait accuse d'être le père de son fils !


Evidemment, çà la fout plus que mal...  (http://img4.hostingpics.net/pics/981179pasc.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=981179pasc.jpg)
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le juin 21, 2014, 08:11:10 pm
http://www.lejournaldepattaya.com/LE%20JOURNAL%20DE%20CHIANG%20MAI.htm


Un bonze arrêté pour exploitation d'un site obscène... 


Encore un scandale en Thaïlande avec comme guest star un bonze...

La police a arrête un moine dans le district de Ang Tong après avoir découvert qu'il était l'exploitant d'un site qui postait des vidéos en caméra cachée de femmes dans les toilettes...    :huhu

Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le décembre 10, 2014, 08:16:27 pm
http://www.lejournaldepattaya.com/


Île de Koh Chang, le bonze et la bise aux touristes (féminines)...    (http://img4.hostingpics.net/pics/376568surpris.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=376568surpris.jpg)

Certains bonzes sont très réservés, d'autre le sont beaucoup moins et communiquent  facilement avec les touristes...

Ce sympathique homme s'est laissé photographier enlaçant deux jeunes femmes. Les clichés postés sur le web sont devenues virales.

Le supérieur du temple a défroqué notre bonze pour comportement inapproprié...


Evidemment, il y a mieux comme photo...    (http://img4.hostingpics.net/pics/535205rigolade.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=535205rigolade.jpg)
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu de Chiang Mai le décembre 11, 2014, 08:17:23 am

Oui... Je rappelle que normalement, une femme ne doit pas toucher un moine bouddhiste theravâda...   :hang
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: SUDOKU le décembre 11, 2014, 06:37:53 pm

comme il est dit dans le titre du sujet " un bouddhisme en petite forme"... !!!    :hang
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le mars 17, 2015, 11:42:03 pm
http://siamlife.blog4ever.com/actualites-du-1-au-31-mars-2015


Le bouddhisme mis à mal ...  (http://img15.hostingpics.net/pics/237789surpris.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=237789surpris.jpg)


Un temple bouddhiste controversé en Thaïlande pour ses méthodes d’appel aux dons, a accepté ce matin de rendre près de 100 millions de baths versés par un dirigeant d’entreprise accusé d’avoir détourné cet argent.
 

« Nous sommes tombés d’accord pour rendre 100 millions de bahts  par mois de mars à août »
vient de déclarer à l’AFP Samphan Sermcheep, l'avocat du temple, à l’issue d’une médiation devant un tribunal local avec l’entreprise lésée, Klongchan.

L’argent versé par l’ancien dirigeant de Klongchan a déjà été investi dans la construction du temple Dhammakaya, complexe monastique ultra-moderne bâti sur une centaine d’hectares, à moins d’une heure de Bangkok.

Ce scandale autour de la secte Dhammakaya, fondée dans les années 1970 en Thaïlande, jusqu’à devenir l’un des temples les plus riches du royaume, disposant notamment d’une chaîne satellitaire, a fait la Une des médias depuis des semaines dans ce pays majoritairement bouddhiste.

Est notamment reprochée au meneur du mouvement, le moine Dhammachayo, sa politique commerciale de collectes des dons, sur la promesse que la qualité de la prochaine vie de ses fidèles serait proportionnelle à l’importance de leurs dons...   (http://img15.hostingpics.net/pics/26772084gg.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=26772084gg.jpg)

L’affaire a suscité un débat plus large en Thaïlande ces dernières semaines sur le penchant au mercantilisme des temples bouddhistes du royaume, et l’absence de contrôle des autorités sur l’emploi des dons conséquents faits aux temples, alors même que les donateurs bénéficient de réductions d’impôts.

En échange de ce remboursement des dons d’origine douteuse, l’avocat du temple a demandé à l’entreprise d’abandonner les poursuites judiciaires.

Plusieurs scandales de moines corrompus ou ayant des relations sexuelles ont ébranlé l’institution bouddhiste en Thaïlande ces dernières années. Le moine qui avait le plus frappé les esprits, Wiraphol Sukphol, voyageait en jet privé...


çà craint quand même là...  (http://img15.hostingpics.net/pics/175208triste.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=175208triste.jpg)
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 27, 2015, 08:44:22 am

Scandale et détournement de fonds au temple Dhammakaya

Le temple bouddhiste Dhammakaya est au cœur de toutes les polémiques depuis quelques semaines, car impliqué dans un gigantesque scandale financier : en cause des donations dont les montants considérables ont été effectuée par un entrepreneur.

Un débat sur une refonte des organismes de contrôle des temples bouddhistes a pris de l'ampleur depuis le mois dernier lorsque le Conseil Sangha Suprême (SSC), l'organe directeur du Bouddhisme thaï, a révélé l'ampleur du scandale financier qui touche le temple Dhammakaya.

Le temple et son moine Dhammachao sont soupçonnés de détournements de fonds d’une somme totale d’environ 900 millions de baht (20 millions de dollars) par le biais de donations.

Le Wat Dhammakaya est la plus grande organisation multinationale bouddhiste avec 200 filiales dans le monde. Les membres de la secte Dhammakaya incluent certains des politiciens les plus puissants de la Thaïlande et est considéré comme le temple bouddhiste le plus riche du pays.

La fortune personnelle de Dhammachao était en 1990, quatre fois plus importante que celle du temple et de la fondation Dhammakaya. Elle était estimée à 10 milliards de baht.

Le temple ainsi que les moines ont reçu plus de 900 millions de baht de donations (environ 25 millions d'euros) de la part du président de la banque Klongchan Credit Union Co-operative, Supachai Srisupa-askorn, qui est accusé d’avoir détourné des sommes considérables.

Le temple bouddhiste controversé pour ses méthodes d'appel aux dons a accepté lundi 16 mars de rembourser près de 20 millions d'euros sur les sommes perçues.

« Nous sommes tombés d'accord pour rendre 100 millions de bahts (trois millions d'euros) par mois de mars à août » soit six tranches, a déclaré Samphan Sermcheep, avocat du temple, à l'issue d'une médiation devant un tribunal local avec l'entreprise lésée, Klongchan.

L'AMLO (Bureau contre le blanchiment d’argent) va maintenant enquêter pour savoir si le temple a été construit avec ces donations, afin de déterminer les liens supposés entre cette affaire de détournement et le temple.


Un moine très controversé

Pour Mano Laohavanich, moine formé au Wat Dhammakaya et ancien camarade de classe de Dhammachao, ce dernier endoctrine les jeunes thaïs, à l’image d’Adolf Hitler, son modèle.

« Il possède un don pour contrôler les centaines de personnes qui l’écoute ». Il a appliqué cette recette pour persuader les fidèles de le suivre au Wat Dhammakaya.

Le moine lui aurait dit qu’il n’aspirait pas à être le Patriarche Suprême mais rien de moins que conquérir le monde…

Dhammachao se comporte comme un pacha et a des exigences démesurées : crèmes luxueuses, cuisine personnelle, draps changés tous les jours,… Contrairement aux autres moines, lui ne sort pas recevoir les aumônes.

Mais au delà de son comportement peu en rapport avec les préceptes bouddhistes, on lui reproche surtout sa politique commerciale de collectes des dons, notamment la promesse que la qualité de la prochaine vie de ses fidèles serait proportionnelle à l'importance de leurs dons.


Les marchands sont dans le temple

Cette allégation de fraude est la dernière dans une série des scandales qui ont secoué le clergé en Thaïlande ces dernières années. Cette affaire est aussi l'occasion de lancer un grand débat sur le bouddhisme et son encadrement, notamment en ce qui concerne les finances des temples du Royaume.

D'autres exemples incluent un moine arrêté avec 120,000 pilules de méthamphétamine et un autre qui a été renvoyé de son temple pour avoir investit 1.2 millions de $ sur le marché boursier.

L'affaire a provoqué un large débat en Thaïlande sur les dérives mercantilistes des temples bouddhistes, et sur l'absence de contrôle des dons consentis par les fidèles, alors même que les donateurs bénéficient de réductions d'impôts.

D’après un reportage de France 24, la modernisation et le développement de la société de consommation bousculent les traditions thaïlandaises. Les habitants ne se confient plus aux moines, à l’instar de la confession chrétienne qui s’est amenuisée en Europe. Les temples sont désertés, notamment dans les campagnes.


Read more at http://www.thailande-fr.com/actu/33770-scandale-et-detournements-dargent-au-temple-dhammakaya#48Z7AXRYX772O7gT.99
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le mars 29, 2015, 03:27:22 pm
http://www.thailandee.com/blog/


L'avis d'un auteur averti et qui n'a certainement pas tout faux dans ce qu'il dit...   :D


Les bonzes photographes   (http://img11.hostingpics.net/pics/417325cool.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=417325cool.jpg)


A chaque fois que je vois des moines bouddhistes en train de faire des photos, je pense aux Inconnus et à leur sketch sur les chasseurs, car chez les photographes aussi, il y a les bonzes et les mauvais photographes... ;)
 

Quelques photos de ces photographes en orange à Chiang Mai…

(http://img11.hostingpics.net/pics/283887981.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=283887981.jpg)


Il y a même des moines qui sont mieux équipés que moi parfois (je suis jaloux ! ;). Et chez eux aussi , il y a le clan des Nikonistes et celui des Canonistes. Perso, j’ai choisi mon camp depuis longtemps: je suis un mec canon !  :)

(http://img11.hostingpics.net/pics/413799262.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=413799262.jpg)

(http://img11.hostingpics.net/pics/661825793.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=661825793.jpg)


Il y aussi le moine « touriste » comme ici au parc historique de Si Satchanalai (près de Sukhothai)…

(http://img11.hostingpics.net/pics/583585794.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=583585794.jpg)
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le mars 29, 2015, 03:32:54 pm
suite...   :D

Ou ici, un autre moine en mode touriste avec un appareil plus modeste (mais rose ;))  au temple du Phanom Rung près de Nang Rong…

(http://img11.hostingpics.net/pics/258021845.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=258021845.jpg)


C’est vrai que quand on voit les appareils des moines de Chiang Mai, on peut s’étonner que des moines bouddhistes dont l’un des principes est le détachement des valeurs matérielles possèdent de tels équipements mais il faut vivre avec son temps ! Et puis, il s’agit peut-être de dons…   ;)

Les moines ou novices d’aujourd’hui sont des moines 2.0. Je suis sûr que certains ont un compte instagram !   
   (http://img11.hostingpics.net/pics/606003rveur.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=606003rveur.jpg)
 
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: SUDOKU le mars 29, 2015, 11:39:11 pm

C’est vrai que quand on voit les appareils des moines de Chiang Mai, on peut s’étonner que des moines bouddhistes dont l’un des principes est le détachement des valeurs matérielles possèdent de tels équipements mais il faut vivre avec son temps ! Et puis, il s’agit peut-être de dons…   ;)


+ 1   réflexion !!! :wonder

Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu de Chiang Mai le avril 04, 2015, 09:26:11 am

Thaïlande. La junte s'attaque aux caisses des temples bouddhistes !

Plusieurs temples de Thaïlande sont accusés de détournement de fonds et de corruption. La junte militaire promet une remise au pas.

« Cela soulage mon cœur, renforce ma santé et c'est bon pour mes affaires », explique Sakorn Suker, commerçant rencontré dans un grand temple de Bangkok, le Wat Hua Lumphong. Et de glisser un billet de vingt bahts (moins d'un euro) dans une urne, ce qui lui donne droit à une bougie flottante en forme de fleur censée « porter chance».

Dans l'urne, avec les vingt bahts du commerçant, des coupures glissées en pagaille et des chèques à plusieurs zéros signés par des hommes d'affaires. De l'argent facile (lire en encadré) qui ne plaît guère à la junte Thaïlandaise qui critique vivement les moines bouddhistes et leur « mercantilisme », et n'hésite pas à assimiler les temples à des machines à sous. Alors en pleine campagne tous azimuts d'assainissement de la société, les militaires promettent une mise au pas.


Des accusations d'enrichissement personnel

Ainsi, depuis quelques semaines, le temple Dhammakaya, réputé le plus riche de ce pays, est acculé pour ses méthodes de collecte de dons et sa gestion : il se retrouve associé à un immense détournement de fonds organisé par le responsable d'une coopérative.

Le temple, où les jours de fête des milliers de fidèles se pressent pour des cérémonies grandioses autour du moine Dhammachayo, a accepté mi-mars de rendre près de 20 millions d'euros indûment versés par ce dirigeant. Un moine qui espère, ainsi, échapper à la justice et aux accusations d'enrichissement personnel.


Une comptabilité opaque

Ce scandale s'ajoute à une récente série d'affaires ayant éclaboussé jusqu'au prestigieux Wat Saket de Bangkok, connu des touristes sous le nom de « Golden Mount Temple », avec le détournement du budget colossal des funérailles du patriarche suprême. Dans un pays pourtant habitué aux moines défrayant la chronique (le plus célèbre d'entre eux restant Wiraphol Sukphol, qui voyageait en jet privé, NDLR), la junte s'est donc saisie du dossier.

D'autant que l'affaire a réveillé le débat du contrôle des dons faits aux temples, qui tiennent leur comptabilité en toute opacité. Paiboon Nittiwan, un homme politique conservateur qui fut très impliqué dans les manifestations ayant mené au coup d'État de 2014, a donc été mandaté pour présenter une loi en ce sens. « Il s'agit de répertorier les biens des temples et de leur faire tenir des comptes », explique Paiboon Nittiwan. Une promesse de réformer le clergé bouddhiste qui suscite déjà une levée de boucliers des moines.


« Le bouddhisme est dominé par le capitalisme »

Reste alors Pra Maha Paiwan Warawunno, moine de 24 ans qui se montre virulent sur sa page Facebook contre cette dérive consumériste. Il y voit un dévoiement du voeu de pauvreté de Bouddha. « Le bouddhisme est dominé par le capitalisme. Nous sommes devenus obsédés par l'idée de faire de l'argent » et les fidèles quant à eux cherchent « des réponses faciles », critique un jeune moine, dans un autre temple de Bangkok, le Wat Soi Thong.

« Dans ce pays aujourd'hui, l'avidité est promue. Un moine ne devrait même pas toucher à de l'argent », balance, quand à lui, Sulak Sivaraksa, intellectuel thaïlandais spécialiste du bouddhisme et fondateur de l'International network of engaged buddhism (INEB), proche du Dalaï lama. Pour l'heure, les adeptes d'un bouddhisme plus ascétique peuvent suivre la voie des monastères des forêts, en retrait des villes et de leurs temples clinquants.


Citer

3,3 milliards d'euros de dons chaque année

Il existe, en Thaïlande, une réelle frénésie pour les dons aux temples, loin des urnes vides des églises d'Europe. Selon une évaluation du National Institute of Development Administration (NIDA) de Bangkok, publiée en 2014, les quelque 38 000 temples du royaume recevraient chaque année 120 milliards de bahts de dons (3,3 milliards d'euros). La Thaïlande est l'un des pays les plus « généreux » au monde, selon le World Giving Index : en 2014, elle se classait 3e, derrière la Birmanie et Malte, avec 77 % de sa population pratiquant le don d'argent à des organisations caritatives.

Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le avril 04, 2015, 12:06:57 pm


alors là, pas du tout étonnée, c'était à prévoir, il y a bien trop de scandales dans le pays depuis quelques années, ayant pour acteurs des moines...  :(
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le avril 22, 2015, 03:22:55 pm
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/thailande-un-moine-bouddhiste-pille-des-tombes-pour-decouvrir-les-numeros-du-loto_1673301.html#


Thaïlande: un moine bouddhiste pille des tombes pour découvrir les numéros du loto...    :What?


Un adepte de magie noire a été arrêté en Thaïlande. Accusé d'avoir dérobé cinq crânes dans deux cimetières, il explique avoir seulement voulu parler aux esprits pour gagner au loto...

Le crime est original et le prétexte ne l'est pas moins. Un moine bouddhiste de 65 ans, soupçonné d'avoir pillé des tombes pour des rituels de magie noire, a été arrêté par la police thaïlandaise, ont annoncé les autorités mardi.

Selon la police, le moine nie les accusations portées contre lui et explique s'être rendu dans les cimetières en pleine nuit pour parler aux esprits, espérant ainsi découvrir les prochains numéros de la loterie locale.

Cinq crânes dérobés

Exclu de l'ordre dimanche, il aurait avec des complices pillé deux cimetières de la ville d'Udon Thani, dans le nord-est du pays.

"Le moine a dérobé cinq crânes, y compris ceux d'un frère et d'une soeur - une fille de huit ans et un garçon de six ans - qui sont morts noyés", a expliqué à l'AFP Sansthan Intarajak, de la police de la province d'Udon Thani.

Il est poursuivi pour avoir "volé des crânes et déplacé, détruit et profané des cadavres", a-t-il ajouté, précisant que la peine maximale est de cinq ans de prison.

Les rituels dirigés par des moines prétendant prédire les bons numéros sont fréquents en Thaïlande, en particulier dans les zones rurales, a expliqué le policier...  ???

En Thaïlande, bouddhisme, superstitions et pratiques mystiques cohabitent et beaucoup de Thaïlandais pensent que la magie noire ou les rituels occultes peuvent porter chance ou écarter le malheur...


Pas terrible comme nouvelle tout de même...  :o

Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Bip Bip le avril 23, 2015, 07:10:27 pm

comme c'est dit dans le titre le bouddhisme en petite forme mais vraiment en petite forme , c'est plus une référence d'être  moine dans le pays !
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le mai 06, 2015, 08:37:51 am
http://www.thailandee.com/blog/


La Thaïlande, pays le plus religieux du monde... ?   (http://img11.hostingpics.net/pics/70412419gg.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=70412419gg.jpg)


Une récente étude sur la religion dans le monde a révélé entre autres que la Thaïlande serait le pays le plus religieux du monde. Le pays compte notamment le taux de personnes athées le plus faible du globe...

L’étude menée par Gallup International et le WI Network of Market Research englobe 65 pays et compile les informations de 63 898 interviews. 

Elle se base sur plusieurs facteurs différents pour déterminer les régions les plus religieuses et les régions les moins religieuses de la planète: pays, âge, la tranche de revenus, emploi et éducation.

La Thaïlande est le pays le plus religieux du monde

La Thaïlande se trouve, selon cette étude, être le pays le plus religieux du monde. Dans l’enquête, 94% de la population se dit  religieuse et seulement 1% des Thaïlandais se considèrent comme athées.

Un résultat qui n’étonne pas tant le bouddhisme est ancré dans la culture thaïlandaise. C’est la religion officielle. Celle du Roi de Thaïlande et de l’écrasante majorité de la population . En Thaïlande pas de loi sur la laïcité comme en France.

La Chine et le Japon sont les pays moins religieux

Autre enseignement de cette enquête: ce sont la Chine et le Japon qui sont les pays les moins religieux de la Planète.  6% des Chinois se considèrent religieux tandis que 61% sont athées.

Au Japon, 13% se considèrent comme religieux. Vient ensuite le Suède avec près de 19% de la population se disant religieuse, puis la République tchèque (23%) et les Pays-Bas à égalité avec Hong Kong (26%).

L’âge, le revenu et le travail facteur de religiosité ?

L’étude établit aussi un lien entre les revenus et la religion. Les plus pauvres étant plus religieux que ceux aux revenus plus aisés. De même, les travailleurs à temps plein auraient tendance à être moins religieux.

Concernant, le facteur de l’âge, les 44-54 sont parmi les moins susceptibles d’être religieux. Ceux de moins de 24 ans, sont plus susceptibles d’être religieux que la plupart des groupes d’âge ce qui montre que la jeunesse du monde est de plus en plus croyante. Les personnes âgées sont elles plus enclines à être athées, selon cette étude.

Bref, la religion a de belles années devant elle… et la Thaïlande aussi !   :D


Très franchement, en découvrant le bouddhisme en si petite forme en Thaïlande depuis plusieurs années, j' avoue être très sceptique en lisant ces chiffres...  :-[

Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu de Chiang Mai le mai 06, 2015, 08:57:35 am

Effectivement, je n'ai encore jamais rencontré un Thaïlandais qui s'affirmait sans religion.
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le juin 09, 2015, 01:54:48 pm
http://www.thailandee.com/blog/


Pendant ce temps-là dans un cinéma en Thaïlande…   


Vous n’avez probablement jamais vu de moine bouddhiste dans un cinéma et pour cause ! Pourtant, il y a quelques jours, il étaient plus d’une centaine dans une salle obscure de Bangkok, venus voir un film sur un autre moine.

Voir une salle remplie d’hommes en orange est étonnant, non ? C’est pourtant ce que montrent ces photos prises au Major Cineplex Pinklao à Bangkok.

Un public unique de plusieurs centaines de moines et novices de différents temples autour de Bangkok s’est réunis au Major Cineplex Pinklao pour regarder un film sur un moine.

Somkiat Ruenpraphat, le réalisateur, a fièrement partagé vendredi des photos de la foule des moines venue regarder son film « Kruato » une adaptation de la vie de Somdej Toh, un des plus célèbres moines bouddhistes. Il a vécu en Thaïlande au 19ème siècle.

Les photographies ont causé quelques débats sur internet sur la question de savoir si c’est approprié pour des moines bouddhistes de regarder un film car l’un des préceptes du Bouddhisme leur interdit tout divertissement.

Après, il ne sont pas venus regarder n’importe quel film…  ;)


https://www.youtube.com/watch?v=sR9D1L-bEe8
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu de Chiang Mai le juin 29, 2015, 08:27:18 am

Wat Pah Nanachat, le temple des moines farangs

Nous ne sommes qu'à une quinzaine de kilomètres des shopping malls rutilants et des pick-up pétaradants d'Ubon Rachathani, mais il règne un calme absolu à Wat Pah Nanachat.

Le temps semble s'être arrêté dans cette forêt parsemée de quelques dizaines de "kutis", ces petites huttes où vivent les moines en observant la tradition bouddhiste.


Un seul repas par jour

Il est huit heures du matin et un petit groupe de "laymen" (apprentis moines) habillés en blanc, préparent le seul repas de la journée, à partir des donations reçues des villageois.

Ici pas d'ordinateur, de connexion internet, de téléphone portable ou d'appareil photo : rien de ne doit venir troubler le calme de la médiation.

Les visiteurs qui souhaitent faire un séjour au temple sont priés d'envoyer une lettre par la poste pour faire leur demande....

L'observation des règles bouddhistes est stricte, même si Ajarn Pasadiko, qui dirige en ce moment la communauté nous reçoit de manière très simple.

"Je suis Américain, né dans le Michigan, mais j'ai vécu surtout en Californie à Sacramento. Au cours d'un voyage en Thaïlande en 1997, j'ai été impressionné par l'ambiance du monastère et je suis revenu deux ans plus tard pour y faire une période d’initiation d'un an".

Car Wat Pah Nanachat présente une particularité intéressante pour les occidentaux : il est dirigé par un abbé étranger, et la plupart des moines sont également étrangers et parlent anglais.


Une communauté très cosmopolite

Actuellement le temple accueille des moines originaires du Népal, Autriche, Allemagne, Sri Lanka, Malaisie Israël et Thaïlande, ainsi que cinq novices en provenance d’Australie, Russie, Philippines et Etats-Unis.

Une partie des enseignements, et même des chants, (habituellement en pâli) est donc traduite en anglais lors des séances de prières et de méditation.

Le temple a été crée en 1975 par Ajahn Chah dans le but de permettre aux étrangers qui ne connaissent pas la langue thaïe d'avoir la possibilité d'une formation traditionnelle monastique.

Paradoxalement c'est un temple dirigé par des étrangers qui semble appliquer de manière plus stricte les règles bouddhistes : ici pas de moines jet set qui parcourent les centres commerciaux à la recherche du dernier iPhone.

Nous sommes au courant des scandales financiers qui ont secoué la communauté bouddhiste en Thaïlande. Mais ici nous ne touchons jamais à l'argent. Il y a une boite pour les donations, et tout est géré par l'administration du temple sous la direction de l'abbé.

Les invités qui séjournent au Wat Pah Nanachat sont tenus de respecter les huit préceptes bouddhistes traditionnels.

Les cinq premiers forment les lignes directrices de base pour la conduite menant à l'harmonie au respect de soi.

Les trois autres préceptes encouragent un esprit de renoncement et de simplicité, et sont parmi les principes fondamentaux de la pratique monastique.


Les cinq préceptes fondamentaux:

1. Innocuité :   Ne pas intentionnellement tuer toute créature vivante.
2. Honnêteté :   Ne pas voler, ni s'approprier ce qui n'est pas offert.
3. Chasteté :   S'abstenir de toute activité sexuelle.
4. Franchise :   S'abstenir de toute parole mensongère, injurieuse, malveillante, ou de raconter de ragots.
5. Sobriété :   S'abstenir de consommer des boissons enivrantes ou des drogues : il est interdit de fumer partout dans le monastère.


Les trois préceptes de modération :

1. S' abstenir de manger après midi. La pratique du monastère est de manger un seul repas par jour dans un bol, en une seule séance à huit heures du matin.

2. Ne pas utiliser de divertissement comme la musique, la danse, les jeux. Renoncer à orner le corps avec des bijoux ou du maquillage. Cela aide à concentrer l'esprit et l'attention vers l'intérieur et le Dhamma.

3. Ne pas utiliser des lits hauts ou luxueux, ou des sièges trop confortables : cela développe les qualités de l'éveil, la concentration et l'attention  dans toutes les postures et les activités tout au long de la journée.


Réveil à 3 heures du matin

La cloche du temple sonne tous les jours à 3 h du matin. A 3h 30 commence une séance de chant et de méditation jusqu'à l'aube : les moines partent ensuite faire l’aumône dans les villages avoisinants.

Le reste de la journée est occupée par les tâches ménagères et la méditation personnelle, ou en groupe dans le sala.

Un séjour à Wat Pah Nanachat n'est pas conseillé pour les débutants : il est préférable d'avoir eu une expérience préalable de la méditation avant de venir à Wat Pah Nanachat, de préférence une retraite de méditation d'une dizaine de jours.

Faire une première retraite de méditation bouddhiste servira de base pour enrichir votre séjour à Wat Pah Nanachat.

Quelques bons endroits pour faire une retraite de méditation en Thaïlande sont indiqués sur le site du temple : http://www.watpahnanachat.org/


Read more at http://www.thailande-fr.com/culture/bouddhisme/35596-wat-pah-nanachat-le-temple-des-moines-farangs#ChtpoQTXmk7PUqH6.99
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le juillet 01, 2015, 12:06:09 pm

c'est bien... et surtout çà ne se discute pas... 

Il y a deux mois, j'ai été invité dans un temple au fin fonds du NE à la frontière birmane, à l'Ordination d'un copain thaï, et bien franchement, il faut être motivé... à tel point que plusieurs garçons thais nous expliquaient n'être restés au temple que 1 ou 2 semaines (grand nombre partent avant d'avoir fait les 3 mois "réglementaires" afin d'acquérir des mérites pour leur famille...) mais bon...  :)
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu de Chiang Mai le juillet 02, 2015, 08:52:10 am

C'est vrai Line... La plupart des jeunes Thaïlandais deviennent novices afin d'acquérir des mérites et en faire acquérir à leur famille (en particulier à leur mère) mais la majorité d'entre-eux ne reste au temple que une ou deux semaines... Les vériatbles vocations monastiques sont devenues très rares dans ce pays...
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le juillet 21, 2015, 01:20:19 am
http://www.thailandee.com/blog/


Pas facile d’être un jeune moine bouddhiste en Thaïlande...   ???


La vie d’un moine bouddhiste n’est pas de tout repos, elle peut même être très fatigante comme on le voit avec la vidéo de ce très jeune moine moine qui a du mal à ne pas s’endormir pendant la prière.

En Thaïlande, on peut devenir novice très jeune et les exigences de la vie de moine bouddhiste sont à peu près les mêmes quelque soit l’âge que vous avez.

Ce petit moine a bien du mal à rester éveillé pendant la prière, heureusement son collègue juste derrière est là pour l’aider… :)

C’est assez drôle à regarder mais on compatit aussi car il faut dire que la journée d’un moine commence très tôt, dés 4h du matin.


  :juju   https://www.youtube.com/watch?v=20dt4CsRokw


Petit père... c'est pas humain cette histoire là....  :'(
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le août 01, 2015, 04:22:02 am
http://www.phuket.fr/actualite-phuket/voleur-au-temple-wat-suwankhiriwong-690


Voleur au temple Wat Suwankhiriwong... (http://img15.hostingpics.net/pics/292226pascontent.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=292226pascontent.jpg)


Les officiers dirigés par le lieutenant-colonel Anukul Nuket, inspecteur de la Police de Kathu, ont été appelés au temple, officiellement connu comme Wat Suwankhiriwong, hier (30 Juillet).

Le monk en chef, Phra Kru Pothipanyakorn, leur a montré la fenêtre brisée où les voleurs sont entrés dans la résidence avec une échelle en métal laissé sous la fenêtre.

A l'intérieur de la résidence du monk, les agents ont inspecté le casier qui a été éclaté ouvert et B500,000 en espèces ont été volé, mais les documents importants ont été laissés pour compte.

Le Lt Anukul a dit qu'il est possible que deux voleurs sont venus mercredi soir (29 juillet) tandis Phra Kru Pothipanyakorn était dans le temple principal.

"Ils semblaient savoir exactement où trouver l'argent," a-t-il dit. "Nous soupçonnons que cela pourrait être l'acte des garçons du temple ou quelqu'un qui connaissait la disposition de la maison du monk et le connaissaient très bien...

«La Police judiciaire a inspecté les lieux et les empreintes digitales recueillies laissé derrière eux. Espérons que cela va nous conduire aux cambrioleurs, "a déclaré le Col Anukul.

Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le août 10, 2015, 08:39:49 pm



BOUDDHISME

Les photos de l'adorable Nongkorn, le jeune moine bouddhiste du temple Wat Pa Maneekan en Thaïlande, affolent la toile depuis plusieurs jours.

Aujourd'hui âgé de deux ans et demi, Nongkorn a été envoyé dans le temple seulement trois mois après sa naissance et vit désormais avec les moines...  :o

En raison de son jeune âge, Nongkorn ne comprend pas encore toutes les coutumes liées à la vie de moine et s'endort souvent pendant les séances de méditation.


J'avoue ne pas avoir tout compris...   (http://img11.hostingpics.net/pics/219644surpris.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=219644surpris.jpg)
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le septembre 24, 2015, 10:24:33 pm

1 million d’enfants méditent pour la paix mondiale au temple Phra Shammakaya en Thailande...   :clap


lire l'article ci-dessous :

http://www.khalylbouzayene.com/1-million-denfants-meditent-pour-la-paix-mondiale-au-temple-phra-shammakaya-en-thailande/

Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le janvier 20, 2016, 11:17:24 pm
http://siamlife.blog4ever.com/actualites-du-1-au-31-janvier-2016


Le bouddhisme dans le collimateur ...   (http://img11.hostingpics.net/pics/27269333gg.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=27269333gg.jpg)


La nomination du nouveau chef de l’Eglise bouddhique thaïlandaise est l’objet d’une profonde controverse dans le pays, laquelle a trait à la fois aux divisions politiques du royaume, à l’archaïsme de l’organisation administrative de cette Eglise et, d’une manière générale, à la dérive du bouddhisme thaïlandais dans son ensemble.

Le conflit sur le choix du nouveau Patriarche suprême après la mort en 2013 du 19° titulaire du poste, Somdet Phra Nyanasamvara, s’est envenimé après la crémation de celui-ci le mois dernier.

Arnaud Dubus qu travaille pour Radio France et vit dans le pays depuis 1989, nous explique que même le PM et général Prayuth Chan-ocha, semble préférer "jouer la montre" plutôt que de prendre une décision dans l’un ou l’autre sens.

Cette controverse illustre parfaitement à quel point le bouddhisme theravada s’est embourbé dans les eaux sales de la politique thaïlandaise suite au décès de Somdet Phra Nyanasamvara, lequel avait été lui aussi conseiller de sa Majesté le Roi Bhumibol Adulyadej en octobre 1956, lorsque le jeune monarque passa alors 2 semaines sous l’habit jaune des bonzes.

La loi est claire: d’après le Sangha Act de 1962, amendé par une loi de 1992, c’est au Conseil suprême du Sangha composé de 20 moines qui ne sont plus dans leur prime jeunesse, de choisir un candidat en leur sein, ce candidat devant être le moine ayant depuis le plus longtemps le titre de Somdet phra racha khana – le plus haut titre qui puisse être accordé par le roi à un bonze.

Et c'est Somdet Chuang, âgé de 90 ans, qui remplit le mieux ce critère. Il préside d’ailleurs le Conseil suprême du Sangha depuis le milieu des années 2000 car le Patriarche suprême était alors déjà trop malade pour remplir ses fonctions.

Il avait été nommé à ce poste par le PM de l’époque, à savoir Thaksin... ce qui avait déjà fait grincer des dents parmi les milieux bureaucratiques et royalistes.

Le problème vient donc du fait que Somdet Chuang est critiqué par certaines organisations bouddhiques comme le "Réseau de protection du bouddhisme" en raison de sa proximité avec le Wat Dhammakaya, un temple controversé pour son utilisation de techniques marketing visant à accroître le nombre de ses fidèles et pour ses enseignements prônant une version très matérialiste du bouddhisme.

Dès que la décision du Conseil suprême du Sangha de nominer Somdet Chuang a été connue le 11 janvier, le bonze-militant Phra Buddha Issara a pris son bâton de pèlerin et a protesté à la tête de ses troupes.

Ce bonze très politique a soumis une pétition portant 300.000 signatures au Premier ministre Prayuth, pour s’opposer à la nomination de Somdet Chuang à la tête de l’Eglise bouddhique.

A l’appui de sa demande, Phra Buddha Issara présente une accusation de fraude fiscale alors que Somdet Chuang aurait acheté une voiture de luxe sans payer l’intégralité des taxes dues ainsi que pour une autre accusation assez vague;

En réalité, ce que l'on reproche le plus à Somdet Chuang est le fait que le Conseil suprême du Sangha n’avait pas donné suite à une lettre du Patriarche suprême de l’époque (1999) qui indiquait qu’il fallait défroquer Phra Dhammachayo, alors Abbé du temple Dhammakaya (duquel Thaksin - et donc les Red Shirts - serait tres proche, ce qui vient renforcer la polémique), pour des accusations de fraude et distorsion d'enseignements bouddhiques.

Pour sa part, depuis toujours, le moine Issara, est lui fermement ancré dans le clan de l'opposition et avait même prit la tête des manifestations avec les opposants au gouvernement de Yingluck en 2013-2014, gouvernement tombé par la suite et qui l'avait réjoui.

On revient donc au conflit de base entre chemises Rouges et Chemises Jaunes et on se demande bien comment le General Prayuth va pouvoir continuer à faire trainer les choses, à moins qu'il n'attende jusqu'au décès de Somdet Chuang, plutôt que de contrarier la clique de Phra Buddha Issara, lequel a depuis longtemps des relations étroites avec les militaires.

Dernière "question": est ce qu'une réforme administrative de l’organisation du Sangha, qui s'avère aux yeux de la plupart nécessaire, résoudrait-elle l’ensemble des problèmes affectant le Sangha thaïlandais ?

Ils sont nombreux à en douter car une des principales raisons de la dérive actuelle est aussi le fait que l’Etat thaïlandais a utilisé depuis plus d’un siècle la communauté monastique comme un instrument politique et, ce faisant, l’a évidé de toute autonomie qui lui aurait permis d’exercer un rôle de guide moral de la société...
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: SUDOKU le février 17, 2016, 10:19:50 pm

Violences entre moines et soldats  !


Affrontements entre moines et soldats”,  titre en une The Nation de Bangkok.

Alors que des milliers de personnes étaient réunies lundi 15 janvier à Nakhon Pathom dans le cadre d’un séminaire pour “éviter le renversement de la Sangha [le clergé boudhiste]”, des soldats ont tenté d’“empêcher un groupe de moines d’entrer” . Des escarmouches ont suivi entre les deux parties.

Ce rassemblement était organisé pour soutenir la nomination à la tête du clergé du révérend Somdej Phra Maha Ratchamangalacharn aussi connu sous le nom de Somdej Chuang.

Conflit politique

Ce dernier a été élu le 5 janvier dernier par le clergé, mais le Premier ministre Prayuth Chan-ocha tarde à présenter son nom au roi pour qu’il soit définitivement nommé comme patriarche suprême, au sommet de la hiérarchie bouddhiste.

“Prayuth a dit qu’il ne demanderait pas l’approbation royale tant que le conflit sur la nomination de Somdej Chuang n’est pas résolu”, précise The Nation.

Le choix de Somdej Chuang suscite des dissensions au sein du clergé. Certains l’accusent d’avoir soutenu un moine accusé de malversations.

Le pouvoir lui reproche surtout d’être proche de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, renversé en 2006 par un coup d’Etat et qui demeure depuis son exil la figure centrale de l’opposition.

http://www.courrierinternational.com/une/thailande-violences-entre-moines-et-soldats
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu de Chiang Mai le février 21, 2016, 09:08:24 am

Bouddhiste, vous avez dit bouddhiste ? Les dérives du Wat Phra Dhammakaya

Mouvement religieux urbain par excellence, le mouvement Dhammakaya fait parler de lui depuis plus de trente ans.

Aujourd'hui, Dhammakaya revient sous les feux de la rampe via l'élection imminente d'un patriarche suprême qui serait proche de cette mouvance controversée.

Lundi dernier, la télévision thaïlandaise a montré des images de moines de plusieurs temples sur le point d'en venir aux mains, après que des soldats aient essayé de les empêcher d'entrer dans le parc bouddhique Buddhamonthon, dans la province de Nakhon Pathom, à l'ouest de Bangkok.

Ils manifestaient pour soutenir l’élection de Somdej Phra Maha Ratchamangalacharn, un moine âgé de 90 ans, plus connu sous le nom de Somdej Chuang, qui est le candidat le mieux placé pour devenir le patriarche Suprême de la communauté bouddhique.


Le moine, la Mercedes et les taxes

Mais sa nomination est loin de faire l'unanimité : proche du mouvement Dhammakaya, Somdej Chuang, établi au Wat Paknam, est actuellement accusé par la DSI d'avoir importé clandestinement une voiture de collection pour ne pas avoir à payer de taxes.

La pratique frauduleuse mais assez répandue en Thaïlande consiste à démonter un véhicule pour importer les pièces séparément, pour ensuite le réassembler sur place : en effet les pièces détachées ne sont taxées à l'importation qu'à 30%, contre 200% pour les voitures de luxe.

En l’occurrence Somdej Chuang serait le propriétaire d'une Mercedes-Benz de la série 300B fabriqué en Allemagne en 1953 à seulement 100 unités, et d'une valeur évaluée entre 10 et 20 millions de baht selon le général Paisit Wongmuang, directeur général de la DSI, cité par le Bangkok Post lors d'une conférence de presse à Bangkok.

Par ailleurs, certains insinuent qu'il protège le moine en chef du Wat Phra Dhammakaha. Si certains aimeraient défroquer ce dernier, le conseil, sous la présidence intérimaire de Somdej Chuang, à voté il y a quelques jours le maintien de celui-ci dans l'ordre monastique.

A l’heure où la sélection du patriarche Suprême de la communauté bouddhique (Sangha) pourrait amener au pouvoir ce vieux moine très proche du mouvement Dhammakaya, revenons sur les spécificités de ce mouvement et les raisons pour lesquels il s’agit d’un temple vraiment à part en Thaïlande.


Un mouvement vieux d’une quarantaine d’années

Le début du mouvement Dhammakaya peut être retracé au début du 20ème siècle lorsque le moine Luang Por Sodh aurait redécouvert une technique de méditation utilisé par le dernier Bouddha il y a 2500 ans.

Devenu responsable du Wat Paknam à Thonburi, il devint célèbre pour ses enseignements. Après sa mort en 1959, sa technique, la méditation Dhammakaya, fut perpétuée par une nonne vénérée aujourd’hui sous le nom de Khun Yaï.

Bien qu’analphabète, elle était experte en méditation.

A cette époque, un jeune étudiant ambitieux du nom de Chaibul Sutthipol s’intéresse au bouddhisme et entend parler de Khun Yaï dont il devient vite l’étudiant le plus assidu et dévoué.

En 1969, tout juste lauréat d’une licence en économie de l’université Kasetsart, il se fait ordonner moine au Wat Paknam Phasicharoen sous le nom cérémoniel de Dhammachayo, ce qui signifie la victoire par le Dharma. Tout un programme.


Un temple qui combine démesure, gigantisme et richesse

Dès 1970, tout ce petit monde, sous la férule de Dhammachayo et Khun Yaï, déménage au nord de Bangkok sur un petit terrain pour construire leur propre temple, le Wat Phra Dhammakkaya (วัดพระธรรมกาย).

Rapidement, le temple s’agrandit jusqu’à devenir gigantesque aujourd’hui : les adeptes se déplacent d’un bâtiment à l’autre en vélo, voiture ou petit bus.

D’ordinaire, sur les photos, on observe un gigantesque dôme doré. En réalité, il n’y a pas un seul dôme mais trois assez similaires : un réservé aux moines, un autre régulièrement ouvert aux adeptes et un troisième, le plus majestueux de tous, dont le toit est recouvert de 300 000 petits bouddhas à acquérir si vous en avez les moyens.

A l’intérieur, où y pénétrer est mission impossible, il y en aurait 700 000. Par ailleurs, selon notre guide, ce Chedi à l’allure d’une soucoupe volante contiendrait une statue en or d’une dizaine de tonnes et un Bouddha en argent de 14 tonnes !

Toutefois, elle nous a confié ne jamais les avoir vus, n’étant jamais rentré à l’intérieur.

Autour de ce dôme censé représenter la paix universelle via la paix intérieure, plus de 400 000 personnes peuvent prier et méditer à l’unisson. Au total, ce temple à la capacité d’accueillir 1 millions de personnes.

Outre les dômes, le complexe abrite un hangar gigantesque pour méditer, un autre Chedi doré en l’honneur de Khun Yaï (décédée en 2000), et un Ubosot (salle d’ordination) datant de 1970 qui vaut le coup d’œil.


un Moine ? un Leader ? un Gourou ?

La spécificité première de ce temple revient inévitablement à son leader : Phra Dhammachayo. Admiré par les fidèles du temple, il est la clé de la réussite de ce mouvement.

Beaucoup d’anecdotes et légendes circulent à son sujet : Il souhaiterait changer le monde, il serait un admirateur d’Hitler, il aurait bien évidemment des pouvoirs occultes.

Si cela reste des supputations, force est de reconnaître qu’il est un personnage singulier. Sa voix posée, ses lunettes sombres, sa peau très blanche, ses traits fins, son apparence jeune (il a 71 ans), et sa silhouette efféminée lui donnent un charisme étrange.

Il semble obsédé par l’argent et la réussite matérielle. Dans ses sermons, on peut l’entendre régulièrement prononcer le mot riche (รวย Ruay), entre deux phrases, comme s’il s’agissait d’une incantation magique.

En somme, en tant que pilier de l’organisation, on l’adore ou on le déteste, mais ceux qui l’apprécient tendent à beaucoup l’aimer et se dévouent totalement à sa cause de faire grandir son mouvement.


La méditation Dhammakaya

Autre point singulier de cette mouvance, son style de méditation : Dhammakaya. Une des caractéristiques de cette approche est que contrairement aux méditations classiques dans le courant Theravada, avec de la rigueur, on peut la maîtriser en quelques semaines ou mois.

Surtout, ce qui marque lorsqu’on visite ce temple, c'est la prépondérance accordée à la méditation et la manière dont elle est pratiquée.

Lors d’un week-end classique, les croyants se regroupent par centaine devant les moines pour les plus chanceux (ou les plus riches), et dans le hangar pour les autres.

Comme un seul homme, ils commencent à méditer sous les paroles de Dhammachayo qui indique la marche à suivre. Sa voix est langoureuse, presque poétique dans sa manière de parler et par son rythme très lent mais continu.

Lors de la méditation, tout s’arrête, sauf les télés et les écrans géants qui projettent non-stop une image bleue d’un bouddha qui vient vers vous !

En arrivant de l’extérieur, on n’a plutôt l’impression d’assister à une séance d’hypnose collective qu’à une simple séance de méditation.


Les marchands sont dans le temple

Après la méditation du week-end, il faut avoir vu de ses propres yeux pour le croire plusieurs centaines de personnes se rendre près des moines pour faire une donation financière.

Les fidèles sont incités à donner, sous la forme de mérites, pour l’expansion et la gloire du mouvement, tout autant que pour leur propre Karma. Il serait même possible d’être prélevé sur son compte tous les mois.

S’asseoir près de Dhammachayo lors d’une cérémonie coute une coquette somme, tout comme si quelqu’un souhaite suivre des cours de méditation privés avec lui.

Plus vous donnez, plus vous serez respecté dans la hiérarchie du mouvement, aspect qui attire les nouveaux riches Thaïlandais et la classe moyenne en quête de reconnaissance et d’appartenance.

Tout cet argent a attiré les critiques et suspicions. Le temple a même eu des déboires judiciaires à plusieurs reprises, dernièrement en 2015. Dhammachayo sera même entendu dès mars 2016 par les policiers de la DSI dans une affaire de blanchiment lié à son temple.


Une armée de fidèles

Plus que le Nirvana, ce qui compte pour le moine est de vaincre les forces du mal. Selon Mano Mettanando Laohavanich, professeur de bouddhisme et ancien moine à ce temple, Dhammachayo se voit comme le sauveur du monde dans une guerre cosmique entre le bien et le mal.

En ce sens, Dhammachayo voit son mouvement comme une armée, ce qui est parfaitement visible à qui visite ce temple : tout le monde est en blanc, il y a des gardes disséminés partout, des caméras de surveillance, les règles pour tout le monde sont strictes, et sont régulièrement organisés de véritable défilés au style militaire pour démontrer la puissance du mouvement.

Paradoxalement, l’individualité recherchée au travers de la méditation s’efface devant l’organisation. Comme toute communauté, les liens entre les membres doivent être très forts pour durer.

La logique communautaire veut ainsi que lorsque certains insèrent dans l’urne devant les moines des billets de 500 ou 1000 bahts, on peut difficilement passer derrière pour donner 20 bahts, au risque de paraître peu impliqué et faible vis-à-vis de la communauté.

Par ailleurs, comme toute organisation hiérarchique de la sorte, pour s’engager derrière un tel leader, il faut avoir plus peur des répercussions du chef – Dhammachayo - que de l’ennemi, les forces du mal – les Maras.

Le pêché ultime revient ainsi à s’éloigner du mouvement. Ceux qui franchissent le pas seraient condamnés à perpétuer le cycle des renaissances – Samsara – et subir les mauvaises réincarnations.

Pour un non-croyant, cela prête à sourire mais lorsque vous êtes croyants et impliquez dans le mouvement, vous y réfléchissez à deux fois lorsque l’autorité religieuse dans laquelle vous avez confiance et que vous chérissez fait peser cette possibilité.


Dhammakaya et Politique

Pour étendre son influence, le mouvement Dhammakaya s’est inséré dans le jeu politique en soutenant ouvertement l’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra au milieu des années 2000.

Aujourd’hui, cet engagement est indirect et passe par le contrôle du Conseil de la Sangha qui devrait élire sous peu son nouveau patriarche suprême, traditionnellement le plus vieux membre.

Cela tombe bien pour eux, le plus ancien de cette institution n’est autre que le moine en chef du Wat Paknam (Somdej Chuang) et sa Mercedes, celui-là même qui a ordonné Dhammachayo comme moine il y a plus de 40 ans et dont il est toujours un proche.

Si cela venait à se concrétiser, nul doute que le mouvement Dhammakaya verrait ses adversaires religieux et politiques accentuer leurs critiques.

Ses détracteurs sont en effet nombreux et beaucoup de Thaïlandais avouent sans peine que pour eux ce mouvement est tout sauf bouddhiste.

Par ailleurs, suite à cette élection à la tête de la Sangha, sans cesse repoussée depuis décembre, le mythe de l’unité et le centralisme du bouddhisme thaï tel que pensé au début du 20ème siècle pourrait bien voler en éclat devant des différences théologiques insurmontables. Mais cela, seul l’avenir le dira. Satu.


Sources:

Edwin Zehner, "Reform Symbolism of a Thai-middle class sect: The growth and appeal of the Thammakai movement", Journal of Southeast Asian Studies, Cambridge University Press, Vol.21, N°2, 1990.

Mano Mettanando Laohavanich, "Esoteric teaching of Wat Phra Dhammakaya", Journal of Buddhist Ethics, Volume 19, 2012.

Read more at http://www.thailande-fr.com/culture/bouddhisme/44833-bouddhiste-avez-dit-bouddhiste-derives-wat-phra-dhammakaya#1OsC4MHlgdpP7iWy.99
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le mars 13, 2016, 10:00:58 pm

super avec les lunettes de soleil... Ray-Ban ou quoi...  ;)
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le mars 13, 2016, 10:08:57 pm
http://www.phuket.fr/actualite-phuket/un-monk-sur-phuket-arrete-1670


Un monk sur Phuket arrêté...


La police a arrêté un monk dévêtu entrain de revêtir le vêtement sacré et pour collecter des aumônes, à Phuket hier matin... :(

La police a été alertée que Somsak Donlakorn, 54 ans, par le monk local, Phra Kru Mettapirom,

"Au moment où nous sommes arrivés, M. Somsak avait déjà recueilli 4.200 bahts, » , a expliqué le Lt Preechaphat Sangnoi de la police de Phuket town. "Nous avons demandé à voir son inscription monastère, mais il a été incapable de le fournir.»

M. Somsak a été emmené au Wat Mongkhon Nimit pour être remis en question par l'abbé.

"Il a avoué qu'il avait été chassé du monastère en décembre l' année dernière, pour un comportement inapproprié.

On lui avait apparemment demandé à plusieurs reprises d'améliorer la façon de se conduire, mais il n'a pas réussi à le faire ", a déclaré le Lt Preechaphat.

M. Somsak a quitté l'île pour sa ville natale, mais il est revenu à Phuket il y a environ trois semaines pour recueillir des aumônes.

 Il a été emmené au poste de police de Phuket où la police l'a accusé de se faire passer pour un moine...
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le mars 18, 2016, 10:23:15 am
Français Ensemble dans le Club de Pattaya


Alerte aux moines obèses : en Thaïlande, le bouddhisme nuit gravement à la santé...  :(


Près de la moitié des moines thaïlandais, 48% exactement, souffrent d'obésité. C'est ce que révèle une étude menée par le département des sciences de la santé de l'université Chulalongkorn.

Il en ressort aussi que 42% des moines ont trop de cholestérol et que plus d'un sur dix souffre de diabète...  >:(

Ces chiffres inquiètent les scientifiques et les responsables de la santé qui parlent d'une véritable "bombe à retardement". 

Le Bangkok Post, qui attire l'attention sur cette étude, explique qu'il ne faut pas chercher très loin les causes de cette prise de poids excessive.

Les moines reçoivent des offrandes trop grasses et trop sucrées des fidèles, et il leur est interdit de refuser ces présents. S'y ajoute le caractère éminemment sédentaire de la vie monacale... 

Les autorités locales ont réagi, préoccupées notamment par l'envolée du coût des soins de santé associés à cette prise de poids collective.

Elles mènent campagne pour promouvoir des régimes équilibrés, et conseillent aux moines l'usage d'un accessoire bien utile : le port d'une ceinture destinée à leur rappeler en permanence la nécessité de surveiller leur tour de taille...  :D
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 19, 2016, 08:04:33 am

Thaïlande: un voleur de bijoux devient moine !

Un Thaïlandais qui avait causé une crise diplomatique entre Bangkok et Ryad en volant les bijoux de la famille royale saoudienne est devenu moine aujourd'hui, disant vouloir améliorer son "karma" entaché par ce vol. L'affaire remonte à 1989 lorsque cet homme, alors employé du palais d'un prince saoudien, avait été arrêté pour le vol de bijoux d'une valeur de 20 millions de dollars.

Le scandale s'était épaissi lorsque Ryad avait accusé la Thaïlande de n'avoir rendu que des copies des bijoux volés. Trois diplomates saoudiens avaient ensuite été abattus à Bangkok en une journée. Parmi les bijoux jamais retrouvés, un diamant bleu de 50 carats très rare. "Je pense que tous mes malheurs viennent d'une malédiction venue du diamant saoudien que j'ai volé", a confié Kriangkrai Techamong au journal thaïlandais Thairath.

Les télévisions locales ont montré aujourd'hui des images de cet homme s'apprêtant à entrer dans les ordres bouddhistes, lors d'une cérémonie d'ordination dans la province de Lampang (nord), après avoir purgé une peine de cinq ans pour ce vol. Son nom de moine est désormais "celui-qui-a-la-connaissance-du-diamant", selon Channel 7. Cette affaire des bijoux de la famille royale saoudienne reste un mystère et empoisonne toujours les relations bilatérales entre Bangkok et Ryad.

L'Arabie saoudite n'a pas d'ambassadeur en Thaïlande en raison de la non-restitution d'une partie des bijoux, dont le fameux diamant bleu, et des meurtres non résolus. Des policiers thaïlandais, arrêtés dans cette affaire, ont bénéficié d'un non-lieu en 2014, faute de preuves.


AFP
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le avril 23, 2016, 07:49:01 am
Français Ensemble dans le Club de Pattaya


Plus de 10.000 moines ont participé à la Journée de la Terre, qui correspond également à l’anniversaire de l’abbé Phra Dhammajayo, au Wat Dhammakaya dans le district de Khlong Luang - Pathum Thani.
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le avril 26, 2016, 12:41:48 pm
http://www.phuket.fr/actualite-phuket/la-dsi-est-allee-chercher-un-mandat-d-arret-pour-dhammajayo-1847


La DSI est allée chercher un mandat d'arrêt pour Dhammajayo...

Les fonctionnaires d'enquêtes spéciales sont allés chercher un mandat pour l'arrestation de Phra Dhammajayo ce matin (26 avril),  après que le monk supérieur n'a pas réussi à aller entendre les charges contre lui, hier (25 avril) date limite.

Le directeur général Pol Col Paisit Wongmuang a dit que le monk du Wat Dhammakaya avait échoué pour la deuxième fois à aller au Département des enquêtes spéciales pour entendre les accusations portées contre lui impliquant un détournement au Klongchan Credit Union Cooperative.

Phra Dhammajayo, dont le titre monastique est Phrathepyanmahamuni, a été accusé de complot et de collaborer pour blanchir de l'argent et d'accepter des biens volés.


En 2015, Supachai Srisup-aksorn, président de la coopérative, a été arrêté pour détournement de fonds. Il aurait siphonné B21 milliards des fonds de la coopérative et a fait don de B2 milliards à Dhammachayo.

Le Col Paisit a dit que Samphan Sermcheep, un avocat représentant de Dhammajayo hier matin a présenté la lettre du temple à la DSI, demandant de retarder la rencontre, en disant qu'il était malade et que les médecins lui ont prescrit le repos pendant 15 jours.

Les fonctionnaires de la DSI en charge de l'affaire par la suite , ont tenu une réunion pour discuter de la demande.

"Après la réunion, l'équipe d'enquête a décidé qu'il n'y avait rien dans son raisonnement pour retarder la rencontre encore une fois parce qu'ils l'avaient déjà fait deux fois. Il a cité, qu'il utilisé les devoirs religieux et les maladies et utilisé des certificats de médecin d'une clinique privée, alors qu'en réalité il remplit toujours ses devoirs religieux normalement ", a déclaré le Col Paisit.

Ces comportements ont trahi l'intention de ne pas entrer dans le processus judiciaire. Étant donné que les infractions sont passibles d'une peine d'emprisonnement de plus de trois ans et il y a suffisamment de preuves, l'assemblée a décidé de demander le mandat d'arrêt.

Les responsables du DSI sont allés à la Cour pénale pour demander le mandat à 10h aujourd'hui.

Le temple a publié une déclaration hier soir indiquant que Dhammajayo se sent étourdi et a de la difficulté à maintenir l'équilibre. Il a aussi des douleurs dans le dos et la jambe gauche en raison d'une inflammation musculaire aiguë, ainsi que des symptômes de diabéte chronique et graves.

Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le avril 27, 2016, 07:45:20 am
Français Ensemble dans le Club de Pattaya


Le pélerinage bouddhiste de Pathum Thani...


L’image est impressionnante. Vêtus de leur traditionnel habit orange, plus de 100 000 moines bouddhistes et des milliers de novices sont réunis au temple de Wat Phra Dhammakaya à Pathum Thani, non loin de Bangkok, la capitale de la Thaïlande, pour recevoir l’aumône.

A perte de vue, des crânes rasés où l’on se dit qu’il ne ferait sans doute pas bon se perdre. Vertigineux...  ::)

Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le mai 18, 2016, 05:02:09 pm
Français Ensemble dans le Club de Pattaya


Mandat d'arrêt contre l'abbé Phra Dhammachayo...


 Le ministère de la Justice a confirmé hier la délivrance d'un mandat d'arrêt contre Phra Dhammachayo, le très influent abbé du Wat Phra Dhammakaya, accusé de blanchiment d'argent et de recel de dons illégaux.

C'est l'un des scandales les plus récents qui émaillent depuis plusieurs années le clergé bouddhiste thaïlandais, impliqué à de multiples reprises dans des affaires financières douteuses et de moeurs...  >:(

Le principal candidat au poste de de patriarche suprême, vacant depuis le décès du titulaire, a des liens avec la secte Dhammakaya...  (http://img15.hostingpics.net/pics/843560pascontent.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=843560pascontent.jpg)
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu de Chiang Mai le juin 03, 2016, 11:36:34 am

Thaïlande: des moines pris en flagrant délit de trafic illicite !

Il s'est avéré que les moines tuaient illicitement les tigres confiés à leurs soins pour fabriquer ensuite des souvenirs très en demande parmi les visiteurs du Temple.

Les autorités thaïlandaises ont arrêté trois moines ainsi que leurs deux assistants du Temple des tigres, les accusant de tuer les tigres qu'ils devaient entretenir et de vendre des souvenirs fabriqués à partir de peaux et d'os de ces animaux, annonce l'agence Reuters.

Lors de l'enquête, il s'est avéré que les moines tuaient illicitement les tigres confiés à leurs soins pour fabriquer ensuite des souvenirs très en demande parmi les visiteurs du Temple. Les moines faisaient également le commerce de peaux de tigres.

Auparavant, il a été annoncé que les autorités avaient confisqué 137 tigres qui habitaient le territoire du Temple, nourris et photographiés par les touristes. Jeudi 2 juin, les policiers ont réussi à attraper 84 tigres pour les  expédier dans les réserves naturelles du pays.

Lors d'une opération sanctionnée par un tribunal, les policiers ont découvert 20 bocaux en verre contenant les dépouilles de tigreaux, ainsi que les corps congelés de 40 tigreaux.

Selon un responsable thaïlandais, "les moines avaient découvert un business très lucratif, pouvant rapporter des millions de dollars".

Les trois moines ont été pris en flagrant délit, alors qu'ils chargeaient des peaux de tigre sur une camionnette.


https://fr.sputniknews.com/international/201606021025516598-thailande-tigres-trafic/
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le juin 03, 2016, 01:03:14 pm

Thaïlande: des moines pris en flagrant délit de trafic illicite !

Il s'est avéré que les moines tuaient illicitement les tigres confiés à leurs soins pour fabriquer ensuite des souvenirs très en demande parmi les visiteurs du Temple.


grrrrrrrrrrrrrrrrrrrr... ah oui quand même...  >:(
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le juin 05, 2016, 08:05:05 pm
http://siamlife.blog4ever.com/actualites-du-1-au-30-juin-2016


une nouvelle affaire véreuse...  >:(

Encore une affaire de pédophilie ...  (http://img15.hostingpics.net/pics/136969pascCopieCopie.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=136969pascCopieCopie.jpg)


La police vient d'arrêter un moine âgé de 53 ans dans le  village de Huay Paduk  (province de Loeï) alors que ce dernier se faisait battre par une foule en colère après que ce dernier, ivre, ait pris de force une fillette de 4 ans à sa grand-mère en lui expliquant qu'il voulait qu'elle devienne sa femme  !

C'est alors qu'il avait regagné son temple jeudi vers 22h00 que la police est venu le cueillir après qu'il ait subit des blessures au visage et des ecchymoses sur tout le corps.

La mère de la petite fille à expliqué par la suite aux policiers que le moine était venu jeudi soir pendant que sa fille jouait avec sa grand-mère et d'autres parents en face de la maison. C'est alors que le moine lui a soudainement attrapé les mains en la serrant contre lui !

Les parents se mirent en colère et ont demandé au moine de quitter les lieux mais ce dernier saisit la jeune fille et s'est enfui en courant vers le temple où il réside.

C'est a ce moment que la maman s'est mise à crier "au secours" en appelant des voisins qui ont réussit à le rattraper après qu'il ai fait une chute en blessant légèrement la jeune fille aux mains.

Les "chasseurs" l'ont entourés et comme il refusait toujours de la lâcher , ils se sont mis à lui infliger des coups de pieds pendant que d'autres ont contacter la police.

Phra Thongsuk à donc été défroqué par le responsable du temple et il est actuellement en garde à vue en attendant de savoir ce que la justice décidera... 


En espérant qu'ils ne vont pas le relâcher comme çà (ou sous caution ou sous dessous de table...)  >:(

Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu de Chiang Mai le juin 17, 2016, 08:34:35 am

En Thaïlande, rempart humain contre l'arrestation d'un moine controversé

Des milliers de partisans d'un puissant moine bouddhiste, accusé d'avoir détourné des millions d'euros de dons, se sont mobilisés jeudi en Thaïlande en un rempart humain pour empêcher la police de l'arrêter.

Vêtus de blanc, ils se sont massés à l'intérieur du temple Dhammakaya, gigantesque temple en forme de soucoupe volante, dans la banlieue nord de Bangkok, épicentre d'un mouvement ayant essaimé à travers le monde.

"Si qui que ce soit a enfreint la loi, des actions légales doivent être prises contre lui", s'est justifié sur place Suriya Singhakamol, du Département des enquêtes spéciales de la police.

La police, munie d'un mandat de perquisition, a cependant été empêchée d'accéder à certaines parties du temple et n'a pas pu interpeller le moine Dhammachayo, introuvable.

"Il est dans le temple et se repose, car il est très malade, souffrant de huit maladies", a assuré Sanitwong Wuttiwangso, moine en charge de la très efficace communication du mouvement Dhammakaya.

Il lui est notamment reproché d'avoir détourné des millions d'euros de dons faits par ses fidèles bouddhistes. Mais ses partisans dénoncent des poursuites politiques contre un mouvement que ses détracteurs disent soutenu par l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, renversé en 2006 et bête noire des élites conservatrices, nombreuses au sein de l'armée au pouvoir et des instances judiciaires.

Le mouvement Dhammakaya, fondé dans les années 1970, est l'un des temples les plus riches du royaume. Et la question de l'arrestation imminente de son fondateur et figure de proue fait la Une des journaux depuis des semaines. Jeudi, les chaînes locales ont réalisé des "live" depuis le temple, avec des drones survolant l'impressionnante assemblée de fidèles.

En mars 2015, ses dirigeants ont accepté de rendre près de 20 millions d'euros qui avaient été versés par un chef d'entreprise accusé d'avoir détourné cet argent.

L'affaire a suscité un débat plus large en Thaïlande sur le penchant au mercantilisme des temples bouddhistes et l'absence de contrôle des autorités sur l'emploi des dons conséquents faits aux temples, sur la promesse que la qualité de la prochaine vie du donateur serait proportionnelle à l'importance de ses dons.

AFP


http://www.lejdc.fr/france-monde/actualites/a-la-une/international/2016/06/16/en-thailande-rempart-humain-contre-l-arrestation-d-un-moine-controverse_11962980.html
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le juillet 14, 2016, 01:13:51 pm

Français Ensemble dans le Club de Pattaya


Le Premier ministre et chef de la junte Prayuth Chan-ocha tarde à soumettre la candidature du moine Somdet Phra Maha Ratchamangalacharn à l’approbation royale – pourtant entérinée par le Conseil suprême de la Sangha (clergé bouddhique).

Hier mardi 12 juillet, Prayuth Chan-ocha a ainsi déclaré sur Facebook qu’il ne souhaitait pas "se presser" pour désigner le nouveau chef du clergé.

Somdet Chuang est en effet soutenu par les Chemises rouges, proches de l’ex-Premier ministre Yingluck Shinawatra renversée lors du coup d’État de Prayuth Chan-ocha en mai 2014.

Le "Buddhism Protection Centre of Thailand (BPCT)" menace de lancer une campagne nationale pour obtenir la ratification du choix de l'abbé du temple Wat Pak Nam Phasi Charoen...

Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le décembre 09, 2016, 08:48:26 am
http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/thailande-suspension-de-la-chaine-de-television-d-un-temple-bouddhiste_1858260.html


Thaïlande: suspension de la chaîne de télévision d'un temple bouddhiste ...

Bangkok - Les autorités thaïlandaises ont ordonné la suspension de la chaîne de télévision d'un temple bouddhiste controversé dont le chef spirituel, accusé d'avoir détourné des millions d'euros de dons, est recherché actuellement.

L'affaire dure depuis plusieurs mois et s'affiche régulièrement à la une des journaux en Thaïlande. En juin, la police s'était rendue dans l'enceinte du temple Dhammakaya, gigantesque édifice en forme de soucoupe volante, dans la banlieue nord de Bangkok, pour arrêter le moine Dhammachayo mais avait échoué. Depuis, il demeure introuvable.

A chaque fois que la police annonce vouloir appréhender le moine de 72 ans, des milliers de fidèles se massent à l'intérieur du temple pour servir de rempart humain...  ??? 

Il lui est notamment reproché d'avoir détourné des millions d'euros de dons faits par ses fidèles bouddhistes, dont plus de 31 millions d'euros versés par un chef d'entreprise accusé d'avoir détourné cet argent.

Évoquant des "contenus inappropriés", les autorités ont ordonné mercredi la suspension de la chaîne pour 15 jours. Jeudi, tous les programmes étaient suspendus.

"Nous avons constaté que le temple utilisait sa télévision comme une arme de propagande. Elle attire les gens pour des raisons religieuses mais s'en sert ensuite pour qu'ils viennent bloquer les portes du temple", a expliqué Paisit Wongmuang, en charge de l'enquête autour du temple.

Dhammakaya Media Channel (DMC), qui a des programmes 24h/24, diffuse sur plusieurs continents et fait partie du large ensemble médiatique du temple souvent considéré comme une secte.

Dans un communiqué publié mercredi soir, le temple a nié les allégations de la police et entend contester la suspension de sa chaîne.

Le mouvement Dhammakaya, fondé dans les années 1970, est l'un des temples les plus riches du royaume et a essaimé dans le monde.

L'affaire a suscité un débat plus large en Thaïlande sur le penchant au mercantilisme des temples bouddhistes. Mais aussi sur l'absence de contrôle des autorités sur l'emploi des dons conséquents faits aux temples, sur la promesse que la qualité de la prochaine vie du donateur serait proportionnelle à l'importance de ses dons.
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le janvier 04, 2017, 09:42:42 am
Français ensemble dans le Club de Pattaya


La junte amende la loi monastique pour écarter Somdet Chuang de la direction de l’Eglise bouddhique...

Le 29 décembre, l’Assemblée législative nationale, une assemblée parlementaire de 250 membres entièrement nommée par la junte qui a pris le pouvoir le 22 mai 2014, a voté à l’unanimité un amendement à la loi monastique de 1962, portant sur la procédure de nomination du patriarche suprême.

Les trois votes nécessaires pour le passage de la loi ont été faits en moins d’une heure, sans débat, avec apparemment l’intention de "boucler l’affaire" rapidement...

Jusqu’alors, le Conseil suprême du Sangha (la Communauté monastique), composé de 20 moines ayant reçu des titres ecclésiastiques élevés, suggérait un nom pour le poste au Premier ministre, qui devait le transmettre au roi pour approbation.

Des conditions strictes régissaient le choix du candidat : celui-ci devait être le moine ayant reçu le rang de somdet-phra-ratcha-khana (titre ecclésiastique le plus élevé octroyé par le roi) depuis le plus longtemps...
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu de Chiang Mai le janvier 07, 2017, 08:35:59 am

Thaïlande: le temple Dhammakaya, une influence qui inquiète le pouvoir

En Thaïlande, la junte au pouvoir essaie de mettre au pas depuis plusieurs mois un puissant temple bouddhique, le temple Dhammakaya, qui est soutenu par des centaines de milliers de fidèles. Plusieurs opérations de police ont été lancées contre ce temple pour en arrêter l’abbé qui est l’objet de multiples mandats d’arrêt, mais ces opérations ont échoué devant la résistance des partisans du temple.

Le temple Dhammakaya est un temple situé juste au nord de Bangkok qui utilise des techniques marketing agressives pour attirer les donations des fidèles laïques. C’est un peu comme le système des indulgences en Europe au Moyen-Age : on peut acheter des parts de nirvana, le paradis bouddhique, si l’on fait des donations importantes.

Mais le temple enseigne aussi une version hétérodoxe du bouddhisme, une version où la réussite matérielle personnelle tient une place centrale. Ce temple dispose de près de 2 000 branches à travers le pays. Il est aussi présent dans 33 pays du monde. Sa puissance politique et financière est considérable, ce qui explique pourquoi les autorités thaïlandaises rencontrent des difficultés pour le neutraliser.


Une structure qui inquiète

L’abbé du temple, âgé de 72 ans, qui s’appelle Dhammachayo, est accusé de nombreuses malversations financières. Mais la raison essentielle est que le temple Thammakai est apparemment lié au mouvement des Chemises rouges, un mouvement politique formé par les partisans du changement social et opposé à la junte.

Le temple dispose d’un tel réseau à travers le pays qu’il est devenu une menace politique. Il constitue le seul mouvement existant bien organisé et structuré à l’échelle nationale qui ne dépend pas de l’Etat. Outre le régime militaire, beaucoup de personnalités thaïlandaises craignent que le temple ne prenne tout simplement le contrôle de l’église bouddhique thaïlandaise.


Démesure, influence et sens du spectacle

Il y a eu deux opérations, une en juin dernier et une le mois dernier. Dans les deux cas, près d’un millier de policiers ont lancé un raid pour arrêter l’abbé du temple Dhammachayo. Mais à chaque fois les fidèles ont formé une barrière humaine et les policiers ont dû renoncer. Il est étonnant de voir que toute la puissance de l’Etat thaïlandais soit réduite à néant devant ce temple.

Le pouvoir financier du temple Dhammakaya est tel qu’il n’est pas à écarter que des arrangements soient passés en sous-main avec les autorités, notamment la police, et que ces raids tiennent plus du spectacle que de la réalité. En tout état de cause, le temple est devenu si influent, notamment parmi les classes moyennes thaïlandaises, qu’on voit mal comment le pouvoir central pourrait désormais totalement le neutraliser.


http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20170106-thailande-temple-dhammakaya-bouddhisme
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu de Chiang Mai le février 04, 2017, 07:21:14 am

Thaïlande : L’empire des bonzes attaqué

Près de Bangkok, le temple Dhammakaya inquiète la junte par son influence. Fréquentée par des centaines de milliers de fidèles pour son bouddhisme moderne, l’institution génère également la controverse par son matérialisme et les soupçons de malversations qui pèsent sur elle.

« Un bouclier humain ? Comment pouvez-vous appeler cela un bouclier humain ? Les fidèles étaient simplement assis sur le bitume et chantaient des versets bouddhiques, comme ceux qui sont ici», lance le moine Phra Pasura Dantamano, massif et jovial dans sa robe safran, en désignant une centaine de fidèles vêtus de blanc qui psalmodient devant une rangée d’autres bonzes. Guidant le visiteur à travers l’immense enceinte du temple Dhammakaya, dans la province de Pathum Thani, à une trentaine de kilomètres au nord de Bangkok, il évoque entre pointe d’agacement et sourires les deux opérations massives lancées par la police thaïlandaise contre le temple en juin et décembre.

« Nos fidèles ne parlaient même pas, ils n’avaient aucun moyen de défense ; nous n’utilisons pas la violence. La présence des policiers avec leurs boucliers et leurs matraques était suffisante pour les effrayer», dit ce bonze chargé des relations publiques du temple. Depuis des mois, l’affaire tient la Thaïlande en haleine. Pour arrêter l’abbé, le très controversé Phra Dhammachayo, accusé entre autres de malversations financières, un millier de policiers ont tenté de lancer un raid. Mais, par deux fois, la puissance de l’Etat thaïlandais a fondu devant quelques centaines de fidèles vêtus de blanc, priant et méditant à même la chaussée. Après un face-à-face de plusieurs heures, les policiers antiémeute ont finalement battu en retraite.

C’est que le temple Dhammakaya est loin d’être une pagode bouddhique comme les autres. Pour commencer, il est, avec ses 3 000 moines, sa fortune colossale et ses branches dans 33 pays dont la France, le plus influent du royaume. Le fondateur et leader du temple, Phra Dhammachayo, 72 ans, est considéré comme un saint bouddhiste par les fidèles de Dhammakaya. Le temple a par ailleurs des parts dans une banque et dans plusieurs entreprises. Il est aussi soutenu par des hommes d’affaires de premier plan. Son influence est devenue telle à travers le pays que certains craignent qu’il prenne tout simplement le contrôle du bouddhisme thaïlandais.

« J’avoue ne pas comprendre pourquoi on s’acharne sur nous. Peut-être avons-nous trop de succès », explique Dantamano en poursuivant la visite à travers l’immense espace de 30 hectares ponctué de grandes stûpas et d’un hall de prière qui peut accueillir jusqu’à 300 000 personnes. « A chaque fois qu’il y a des troubles politiques, nous sommes ciblés. Dans les années 70, on nous accusait d’être communistes parce que nous formions des étudiants », s’agace-t-il.

Ce succès, le temple Dhammakaya le doit à une combinaison de facteurs : utilisation habile de méthodes marketing pour attirer les fidèles et les donations, valorisation d’une technique de méditation qui produirait des effets psychiques bénéfiques tangibles, gestion moderne du temple qui plaît aux classes moyennes aisées… Par comparaison, les temples de province, avec leurs rituels répétitifs et mécaniques, paraissent figés dans un passé révolu. Avec son impressionnant département financier, ses monuments futuristes et ses moines diplômés d’université, Dhammakaya offre une version matérialiste et accessible du bouddhisme, en phase avec le consumérisme qui domine la société thaïlandaise.

« Lors de certaines séances de méditation centrées sur le contrôle de la respiration, l’abbé Dhammachayo remplace les habituels "inspirez, expirez", par des injonctions comme "enrichissez-vous" », raconte Suwanna Satha-Anand, professeure de religions à l’université Chulalongkorn de Bangkok. Loin d’être embarrassés par ce qui peut apparaître comme une confusion malsaine entre le spirituel et le matériel, les bonzes de Dhammakaya mettent en avant leur pragmatisme. «Le bouddhisme est un excellent produit, mais avec le plus souvent un très mauvais marketing», aime à répéter le moine Thattachivo, abbé-adjoint du temple.


Mercedes de collection

La perspective d’une domination du bouddhisme national par ce temple a commencé à véritablement inquiéter les autorités lorsqu’un bonze âgé de 90 ans et très proche du temple Dhammakaya est apparu comme le seul candidat répondant aux conditions pour être nommé chef de l’Eglise bouddhique thaïlandaise. Rompant avec la tradition, le leader de la junte et Premier ministre, le général Prayuth Chan-ocha, a préféré refuser de soumettre le nom du bonze au roi pour approbation, prenant prétexte d’une obscure affaire d’évasion fiscale liée à l’importation d’une Mercedes de collection.

Mais dans une société où le pouvoir véritable repose sur les réseaux et où les péripéties judiciaires ne sont le plus souvent qu’une façade, l’image d’un Etat thaïlandais unifié dans sa résolution à mettre au pas une institution religieuse atypique et menaçante ne reflète probablement pas toute la réalité. Le temple Dhammakaya est simplement trop influent pour ne pas avoir ses propres soutiens au sein même de l’appareil d’Etat thaïlandais. «Quand il s’agit de préparer des cérémonies bouddhiques officielles de grande envergure, le gouvernement fait souvent appel au temple Dhammakaya, car c’est le seul qui a la capacité d’organisation pour cela», indique Vichak Panich, un expert du bouddhisme.

Dans les années 80, des unités de l’armée, notamment les forces spéciales, prêtaient main-forte au temple, alors au début de son expansion, pour préparer les jeunes aux stages intensifs de méditation. Ce n’est qu’à partir du milieu des années 90, lorsque les premiers scandales, liés à des litiges fonciers, sont apparus, que certains secteurs de l’Etat thaïlandais ont pris leurs distances. Beaucoup a également été écrit sur les liens entre le temple et les «Chemises rouges» (les partisans de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra) qui militent pour un rééquilibrage politique et social de la société thaïlandaise et s’opposent à la junte qui a pris le pouvoir en mai 2014. Les dirigeants du temple nient l’existence de tels liens et, de fait, peu d’éléments tangibles en attestent. Mais il est clair que le temple, que certains disent exercer une influence sur près de 2 000 autres pagodes à travers le pays, constitue le seul mouvement organisé et structuré à l’échelle nationale qui échappe au contrôle de l’Etat.

Le dynamisme du temple Dhammakaya et sa faculté d’utiliser à son avantage le système - une bonne partie de la hiérarchie bouddhique officielle lui est acquise - mettent en évidence, par simple effet de contraste, l’état de déliquescence du reste de l’Eglise bouddhique thaïlandaise. Asservie à l’Etat depuis la fin du XIXe siècle, la communauté monastique est devenue une institution fossilisée, de plus en plus coupée de ce qu’est la Thaïlande du XXIe siècle. «Le mouvement Dhammakaya - en intégrant le capitalisme dans sa structure - est devenu populaire grâce aux Thaïlandais urbains pour qui l’efficacité, l’ordre, la propreté, l’élégance, la grandeur, le spectacle, la compétition et la réussite matérielle équivalent au bien», écrit Apinya Feungfusakul dans un article universitaire sur le mouvement.


« Endoctrinement des fidèles »

Au-delà de ces aspects sociaux et politiques, certains accusent le temple Dhammakaya de dénaturer l’essence du bouddhisme theravada (ou du Petit Véhicule) thaïlandais. « Leurs enseignements sont en contradiction avec ceux du Bouddha à tous les niveaux, de la notion de mérite jusqu’au concept du Nibhana - ou Nirvana en sanskrit -, s’indigne le très respecté moine Phra Paisal Visalo, qui dirige un temple de la forêt dans le nord-est du pays. Leurs méthodes n’essaient pas seulement d’endoctriner les gens subrepticement, mais elles visent tout simplement à les tromper.» Mano Laohavanich, un ancien moine qui a passé plus de dix ans au temple Dhammakaya avant d’en devenir un des principaux détracteurs.

Le temple Dhammakaya rejette toutes ces accusations d’hétérodoxie, tout en reconnaissant que les cérémonies massives qu’il organise - avec souvent des dizaines de milliers de moines et des centaines de milliers de fidèles, du jamais vu dans le pays - peuvent choquer. «Nous sommes le plus grand temple de Thaïlande. Notre force est de savoir travailler comme une équipe, ce que ne savent pas faire les petites pagodes au sein des communautés. Beaucoup de gens ne sont pas habitués à voir autant de monde dans un temple, à voir des projets aussi nombreux et d’une telle envergure. C’est peut-être cela qui les effraie», estime Phra Pasura Dantamano.


http://www.liberation.fr/planete/2017/02/03/thailande-l-empire-des-bonzes-attaque_1546196
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le février 15, 2017, 09:02:25 pm
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Encore un jeune moine défroqué... >:(

Un moine âge de 35 ans a été défroqué après avoir été surpris dans une chambre de motel en compagnie d'une prostituée. La police a également découvert des comprimés de yaba dans la salle de bains...

Les deux personnes interpellées ont subi des tests d'urine qui se sont avérés positifs.

Tout a commencé par un contrôle de routine. Des policiers ont aperçu une robe de safran et un sac de moine dans une Honda garée à l'extérieur de la chambre d'un motel situé dans la province de Phitsanulok situé à environ 350 km au Nord de Bangkok.

Il ont frappé à la porte et découvert un homme au crâne rasé en compagnie d'une jeune fille âgée de 19 ans. Wutthichai Promma a été placé en détention...
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le février 16, 2017, 01:01:40 pm
Français Ensemble dans le Club de Pattaya


Assaut imminent du Wat Phra Dhammakaya...

Le Premier ministre Prayut Chan-o-cha exerce légalement l'autorité du Wat Phra Dhammakaya, après avoir signé un décret au nom de l'article 44 qui lui accorde les pleins pouvoirs.

L'assaut est imminent. Phra Dhammajayo, le fondateur de la secte Dhammakaya, se cacherait à l'intérieur du temple. Il est sous le coup de plusieurs mandats d'arrêt dans des procédures de détournements de fonds, de blanchiment d'argent, et d'empiétement sur le domaine public ...

Une source militaire a déclaré que le raid pourrait commencer tôt jeudi.

L'armée serait chargée de mettre en place un cordon pour empêcher les partisans de Phra Dhammajayo d'intervenir et de bloquer les accès...


Aux dernières nouvelles :

Des officiers du "Department of Special Investigation (DSI)" ont pénétré dans le vaste complexe du Wat Phra Dhammakaya, situé dans le Khlong Luang, afin de procéder à des perquisitions. Des centaines de policiers anti-émeute non armés sont postés devant toutes les portes d'accès au temple.

Le fondateur et ancien abbé de la secte, Phra Dhammajayo, aujourd'hui âgé de 72 ans, est sous le coup de plusieurs mandats d'arrêt. On lui reproche de nombreuses malversations financières.
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu de Chiang Mai le février 17, 2017, 08:23:21 am

Le plus célèbre temple de Thaïlande investi par la police

La police thaïlandaise n'a pas réussi jeudi, malgré des milliers de policiers mobilisés pour investir le plus célèbre temple du pays, à mettre la main sur un moine au coeur d'un vaste scandale financier qui tient le pays en haleine depuis des mois.

Dès les premières heures du jour, plus de 4.000 policiers et militaires avaient été déployés aux abords du temple de Dhammakaya, immense complexe dans la province de Pathum Thani à une trentaine de kilomètres au nord de Bangkok.

Lors de précédentes tentatives de raid restées vaines, des milliers de dévots avaient fait barrage pour empêcher la police d'entrer dans le temple afin d'arrêter Phra Dhammachayo, moine septuagénaire qui a fondé en 1970 le mouvement bouddhiste Dhammakaya.

Il lui est notamment reproché d'avoir détourné des millions d'euros de dons faits par ses fidèles, dont plus de 31 millions d'euros versés par un chef d'entreprise accusé d'avoir détourné cet argent.

"Nous avons pu fouiller environ 15-20% de la superficie du temple. Nous ne l'avons pas trouvé", a déclaré à la presse Woranun Srilam, porte-parole du Département des enquêtes spéciales (DSI) du ministère de la Justice.

Ce dernier a ajouté que les recherches reprendraient vendredi.

Toute la journée, des dizaines de moines et de fidèles ont fait face aux colonnes de policiers rassemblés à l'extérieur alors qu'en fond sonore les hauts-parleurs diffusaient des chants bouddhiques.

De son côté, le porte-parole du temple avait expliqué qu'il ne pouvait pas confirmer la présence du chef spirituel à l'intérieur.

"Je ne sais pas où il se trouve - je ne l'ai pas vu depuis neuf mois environ", a déclaré Phra Sanitwong Wutthiwangso.

Le mouvement Dhammakaya, qui compte 3.000 moines, une fortune colossale et des ramifications dans plus de 30 pays, dont la France, est l'un des temples les plus riches du royaume.

Il est également souvent vu comme proche du milliardaire Thaksin Shinawatra, l'ancien Premier ministre en exil, bête noire des militaires au pouvoir.


16/02/2017 14 :16 :47 -  Bangkok (AFP) -  © 2017 AFP

http://www.lepoint.fr/monde/le-plus-celebre-temple-de-thailande-investi-par-la-police-16-02-2017-2105351_24.php
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le juin 13, 2017, 08:26:07 am
Ensemble dans le Club de Pattaya


Le DSI et l’armée traquent un moine dans des villas de luxe de Phang Nga...

PHUKET : La traque de Phra Dhammajayo, le moine recherché dans le cadre d’un scandale de détournement de fonds de plusieurs milliards de baths auprès de Klongchan Credit Union Cooperative, s’oriente vers la province voisine de Phuket, Phang Nga, les officiels du département spécial d’investigation et des militaires perquisitionnant deux villas de luxe dans la province.

Les officiels du DSI accompagnés de soldats ont mené un raid dans deux propriétés  dans les collines du district de Takua Thung dans la province de Phang Nga, dans l’espoir d’attraper le moine en fuite. Mais le raid s’est avéré infructueux.

Le directeur général du département spécial d’investigation (DSI) le colonel Paisit Wongmuang a confirmé à The Phuket News que les propriétés perquisitionnées, située dans la montagne à Khlong Khian appartiennent à un promoteur de Phuket. Il n’a pas divulgué plus d’informations.

Les propriétés sont situées dans la réserve forestière de Khuan Toh La.

Cette intervention faisait suite à des suspicions des officiels du DSI qui pensaient que Phra Dhammajayo, 72 ans, ancien moine du temple Wat Phra Dhammakaya utilisait ces propriétés comme planques depuis le début de sa cavale en début d’année...
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: SUDOKU le juillet 16, 2017, 11:23:12 pm

Suite de cette affaire dévoilée il y a 14 mois !


La justice américaine approuve l'extradition du "bonze jet-set"
 
Le bureau du procureur général est prêt à envoyer une équipe d'avocats aux États-Unis pour escorter "l'infâme" ancien moine Luang Pu Nen Kham afin de le ramener en Thaïlande pour faire face à des accusations après qu'un tribunal américain a accepté et même ordonné son extradition à la demande des autorités thaïlandaises.

En effet, le ministère de la justice a été informé du verdict d'un tribunal de Californie, USA : l'ancien moine, maintenant M. Wirapol Sukphol sera extradé.

Cependant, il faut attendre de savoir si le moine fugitif exerce son droit à faire appel de l'extradition.

L'ancien moine, appelé de "bonze jet-set" est recherché par le SDI pour des accusations d'agression sexuelle sur une mineure, blanchiment d'argent et violation de la Loi sur les crimes numériques.

Ancien bonze à Si Sa Ket, dans un monastère en pleine foret, il a attiré l'attention des autorités en 2013 après que des images l'ont montré à bord d'un jet privé, portant un sac Louis Vuitton et portant des lunettes de soleil de marque. A la suite des allégations et révélations contre lui, il a fui vers la France puis les États-Unis.

Il a été arrêté l'année dernière par les autorités américaines sur demande du DSI trois ans après avoir fui la Thaïlande.



https://www.thaivisa.com/forum/topic/992625-jet-setting-former-monk-now-ordered-extradited-to-thailand/
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: SUDOKU le juillet 21, 2017, 01:23:24 am

L'ex-bonze "jet-set" est arrivé à Bangkok hier. Sous bonne escorte !

Un ancien moine bouddhiste recherché pour les accusations de délits à caractère sexuel infligés à des mineures est arrivé mercredi à Bangkok après avoir été extradé des États-Unis où il avait fui.

Wirapol Sukphol a attiré l'attention du public en 2013 quand une vidéo YouTube le montrait, en bonze, sur un jet privé avec un sac Louis Vuitton et portant des lunettes de soleil, un comportement jugé contraire aux enseignements bouddhistes et au vœu de pauvreté des moines.

Plus tard dans la même année, il a été accusé d'avoir eu des rapports sexuels - une infraction grave pour les moines - avec une mineure.

Il s'est ensuite enfui vers les États-Unis.

Des millions de bahts ont été découverts sur ses comptes en banque.

Le Département d'enquête spéciale (DSI) de Thaïlande l'a finalement poursuivi pour violences sur enfants, enlèvements d'enfants, fraude publique, blanchiment d'argent et crime informatique.

Son cas fait partie d'une série de scandales qui ont secoué le clergé bouddhiste thaïlandais ces dernières années. D'autres exemples incluent les moines arrêtés pour trafic de drogue et relations sexuelles avec des disciples et autres comportements considérés comme inappropriés.

Préoccupé par le déclin du bouddhisme thaïlandais, certains ont appelé à des réformes audacieuses des institutions religieuses du pays et de leurs organes directeurs.

Le gouvernement militaire, qui a pris le pouvoir après un coup d’État de 2014, a présenté un projet de loi qui réduira considérablement l'influence du conseil suprême du bouddhisme, jugé lénifiant.

Wirapol n'a pas parlé à la presse mercredi après son arrivée à Bangkok.

Il a été officiellement accusé à son arrivée en Thaïlande, ont déclaré les procureurs. Les officiers de police qui sont allés le quérir aux USA l'ont confié à des collègues et il a été interrogé toute la nuit et sera présenté au tribunal ce matin pour une possible incarcération.

Cette affaire est reprise par les médias anglo-saxons (ici Reuters mais aussi la BBC et autres). Bizarrement il est arrivé à Bangkok habillé en bonze alors qu'il devrait être défroqué depuis longtemps.



https://www.thaivisa.com/forum/topic/993315-jet-set-monk-arrives-in thailand after-extradition-from-us/
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: SUDOKU le juillet 21, 2017, 11:48:55 pm


Dernières nouvelles concernant l'ex-moine Wirapol Sukphol


Le Tribunal Civil ordonne que les biens de l'ex-bonze "jet set" soient transférés à l’État, 43 millions de thb !


https://fr.thaivisa.com/forum/topic/8468-
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le septembre 08, 2017, 03:33:07 pm
Français Ensemble dans le Club de Pattaya


Un moine récidiviste arrêté à Nakhon Nayok...  :(

La police a interpellé Suwan Wongsricha (Phra Khru Opasthamchote), un abbé du Wat Khao Permsawang à Nakhon Nayok, et Suwanchote Imsamai, son assistant...

L'intervention a été sollicitée par les riverains qui se plaignaient que le centre de réadaptation dirigé par les suspects commercialisait un mélange de médicament traditionnel et de stupéfiants.

Le "Office of Narcotics Control Board (ONCB)" a envoyé sur place un agent prétendant être toxicomane voulant renoncer à la drogue. On lui a demandé de verser 500 bahts de frais d'inscription et d'acheter un médicament vendue 100 bahts le flacon .

Il en a acheté 6 ou 7. Les analyses de laboratoire ont démontré que le liquide contenait de la caféiné mélangée avec des méthamphétamines...  >:(

Selon Sitthisak Vajjanarat, directeur du "Narcotic Drugs Suppression Office", Suwan est un récidiviste sorti de prison.

Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: SUDOKU le octobre 27, 2017, 09:48:57 pm

Fait divers : ivre, un bonze tue un homme dans un temple avec l'aide de novices !

La police a lancé un mandat d’arrêt contre un ancien –vice abbé d’un temple à Udon Thani qui aurait frappé un homme à mort dans les limites du temple. Cet homme a été finalement arrêté à Pattaya.

La police a aussi arrêté deux garçons de quinze ans qui auraient aidé le moine à cacher le corps. Un garçon de 11 ans, ancien novice du temple, a alerté la police sur ce meurtre et devient ainsi un témoin important.

Il a révélé que Phra Songran buvait dans ses quartiers lorsque Wicharn est venu lui demander de l’argent pour un coq de combat que le moine lui avait acheté.

Le témoin avoue que le moine s’est fâché et a frappé le garçon, puis a demandé aux deux garçons adolescents de le battre jusqu’à ce qu’il soit inconscient. Le moine aurait alors frappé la figure et le cou de cet homme avec une hache.

Phra Songkran aurait ensuite ordonné aux deux garçons et au témoin de creuser un trou pour enterrer le corps. Puis a ordonné aux trois garçons de se taire sinon il les tuerait tous les trois. Le témoin affirme que la robe safran du moine était tachée de sang. Et aurait été enterrée avec le corps.


https://www.thaivisa.com/forum/topic/1008192-hunt-for-monk-who-allegedly-hacked-man-to-death/
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le novembre 12, 2017, 07:58:31 am
Français Ensemble dans le Club de Pattaya

Moines et pédophilie...  (https://img4.hostingpics.net/pics/129328pasc.jpg) (https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=129328pasc.jpg)


 Trois moines de la province de Nan sont poursuivis pour avoir sodomisé des adolescents au cours d'une période de six ans. Phrasamu Udon Shinwangso, un adjoint de l'abbé du Wat Phayawat, est accusé d'avoir abusé d'enfants de moins de 15 ans. Il devrait être défroqué, selon Pol Prayoon Chamnankong, chef du poste de police du district.

Ce dernier a précisé que la police des districts de Phu Phiang et Wiang Sa porteront des accusations similaires contre Phrakhru Kittinantapreecha, l'abbé du Wat Shae Phlang à Phu Phiang et Phra Phisutthisak du Wat Lab Muentai à Wiang Sa.

Ces poursuites découlent de plaintes déposées par des frères et sœurs âgés de 19 et 15 ans.

Selon eux, Phra Phisutthisak les aurait connus via Facebook et rétribués à cinq reprises pour avoir des relations sexuelles, la dernière fois aux alentours du mois de juin avec le plus jeune garçon.

Phrakhru Kittinantapreecha aurait rémunéré à deux reprises des relations sexuelles à la fin de l'année dernière, et Phrasamu Udon Shinwangso est accusé d'avoir eu des relations sexuelles avec le jeune garçon deux fois dans son temple cette année...
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le décembre 04, 2017, 08:55:04 am
Français Ensemble dans le Club de Pattaya


En Thaïlande, des funérailles bouddhistes pour les animaux...  (https://img15.hostingpics.net/pics/585936dubitatif.jpg) (https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=585936dubitatif.jpg)

Dans un temple de Bangkok, une banquière jette un dernier regard à son petit chien bien-aimé, Dollar, avant de mettre une guirlande de jasmin sur sa dépouille, comme le veut la tradition des funérailles bouddhistes.

"C'est mon dernier moment avec elle. Et je veux que Dollar reçoive des choses positives", explique Pimrachaya Worakijmanotham à l'AFP, décrivant Dollar comme son "enfant".

Le petit chien sera incinéré au funérarium spécialement construit pour les animaux dans ce temple, Krathum Suea Pla. Seule fantaisie dans ce rituel: le cercueil est rose.

Dollar n'est pas un cas isolé à Bangkok, où des magasins proposent toute une gamme de vêtements pour animaux, mais aussi des poussettes ou des piscines pour chiens. Face à la demande d'une classe moyenne ayant de l'argent à dépenser pour ses animaux de compagnie, plusieurs temples bouddhistes proposent des funérailles en tout genre.

La tendance vient du Japon, où des funérailles de poupées ou de peluches sont également organisées. L'équivalent se trouve en Europe avec des cimetières d'animaux.

Au temple bouddhiste Krathum Suea Pla, l'offre va de la crémation simple (l'animal posé à même la plaque du crématorium) à l'intervention de moines pour chanter et prier pour l'esprit de l'animal défunt.

Des sorties en bateau sont même organisées sur le grand fleuve traversant Bangkok, la Chao Praya, pour que les propriétaires d'animaux puissent disperser leurs cendres dans les flots, comme ils le feraient pour un proche parent.

- 'Ma fille' -

"Si la réincarnation existe, reviens comme ma fille, pas sous la forme d'un animal", pleure lors d'une de ces sorties en bateau Tipaporn Ounsiri, dont le husky est mort.

Avant cette ultime étape d'adieux, dans la salle dédiée aux funérailles animales dans le temple, à côté de celle réservée aux humains, des moines en robe orange psalmodient pour accompagner les plus privilégiés vers leur prochaine vie.

Pour les funérailles de Dollar, des couronnes mortuaires de fleurs fraîches ont été disposées, avec au milieu une photo encadrée de la petite chienne. 

Selon le principe bouddhiste de la réincarnation, une personne peut se réincarner en animal dans ses vies ultérieures, et vice versa.

"Dans cette vie, elle ne pouvait pas aller au temple pour faire des offrandes", tradition très pratiquée en Thaïlande, censée porter chance pour sa prochaine vie, explique la maîtresse de Dollar.

- Chiens, chats, serpents, singes et coqs -

Theerawat Sae-Han est l'heureux fondateur de la société "Pet Funeral Thailand", lancée il y a quatre ans. Il organise plus de 200 funérailles d'animaux de compagnie par mois.

Chats et chiens figurent en bonne place, mais aussi serpents et singes. Même des coqs de combat, tués en affrontant leur adversaire lors de ces joutes très populaires en Thaïlande, sont récompensés de leurs loyaux services avec une crémation bouddhiste en bonne et due forme, explique-t-il.

Son entreprise marche si bien que Theerawat Sae-Han a mis en place un partenariat avec le temple Krathum Suea Pla, où des moines sont en charge de gérer le "Centre des funérailles pour animaux".

"Avant, nous les enterrions dans les parcs. Mais aujourd'hui il est devenu difficile de trouver de l'espace à Bangkok", explique le moine Samu Jumpol, l'un des responsables du temple.

La facturation des funérailles les plus somptueuses peut monter jusqu'à 100.000 bahts (2.600 euros), contre 3.000 bahts (80 euros) pour une cérémonie simple, avec un seule moine, explique le religieux.

Dans ce pays très majoritairement bouddhiste, les temples sont régulièrement accusés de mercantilisme, multipliant les moyens d'obtenir des dons de leurs ouailles.

Mais pour le moine Samu Jumpol, marquer les funérailles de son animal de compagnie dans un temple bouddhiste est un bon moyen pour les propriétaires de se souvenir que "rien n'est permanent" dans la vie...

Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: SUDOKU le avril 18, 2018, 09:47:07 pm

Cinq moines importants impliqués dans des détournements de fonds !   :What? :hang

Trois membres du Conseil Sangha (sorte de concile national) et deux autres moines supérieurs sont impliqués dans des allégations de participation au détournement de fonds destiné à des temples par l'Office national du bouddhisme (ONB).

Pongporn Pramsaneh, directeur de l'ONB, a déjà déposé une plainte auprès de la Division de la lutte contre la corruption (CCPD) contre les cinq principaux moines soupçonnés de détournement de fonds destinés à la rénovation d'écoles religieuses dans trois temples de Bangkok.

Les cinq moines supérieurs comprennent trois membres du Conseil de la Sangha, à savoir Phra Promdilok, abbé de Wat Sam Phraya; Phra Prommethi, l'abbé adjoint de Wat Samphanthawong; et Phra Promsit, abbé de Wat Saket; Phra Methisuthikorn, l'abbé adjoint de Wat Saket; et Phra Vichitthammaporn, l'abbé adjoint de Wat Saket.

Le général de division Kamon Rienracha, commandant du CCPD, a déclaré le 16 avril que l'affaire contre les cinq moines supérieurs avait été transmise à la Commission nationale anticorruption et qu'il avait lui-même demandé des informations supplémentaires sur l'affaire.

Une équipe du média d'état PBS est allée à Wat Saket mardi, mais n'a pas pu rencontrer l'abbé et ses deux assistants. Les quartiers d'habitation des trois moines étaient fermés et une voiture de l'abbé garée dans le garage.

Une école religieuse sur le terrain du temple est en cours de rénovation car les locaux ont plus de 60 ans.

Le secrétaire général du NACC, Worawit Sukboon, a déclaré avoir demandé à un panel juridique de savoir si le NACC avait le pouvoir d'enquêter sur les moines ou non, soulignant que les moines ne sont pas considérés comme des fonctionnaires de l’État.



https://www.thaivisa.com/forum/topic/1034199-five-senior-monks-implicated-in-temple-fund-scandal/


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Il faut se souvenir de Phra Dhammachayo dont le cas est différent (simple blanchiment mais les sommes sont 1000 fois supérieures) est toujours en fuite et le DSI ne "l'a jamais trouvé", en tous cas ne l'a jamais arrêté.
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu de Chiang Mai le avril 22, 2018, 08:14:09 am

Pour comprendre, il faut considérer que 3 de ces moines seraient cardinaux en chrétienté. Et les deux autres évêques. Par ailleurs, la religion est un pilier du pays, la police et la justice doivent donc avancer sur des œufs.


Présomption d'innocence pour les 5 moines importants suspects de détournement

Les cinq moines supérieurs, dont trois membres du Conseil suprême de la Sangha (SSC), impliqués dans le détournement de fonds alloués par l'Office national du bouddhisme (NOB) à trois écoles de temples de Bangkok, sont «accusés» et innocents jusqu'à preuve du contraire, a déclaré le secrétaire général de SSC, Pol Lt-Colonel Pongporn Parmsneh.
 
En effet, la Commission nationale anti-corruption (NACC) n'a pas encore jugé leurs fautes présumées susceptibles de poursuites.

Pongporn, en sa qualité de directeur de la NOB, avait porté l'affaire devant la Division de lutte contre la corruption de la police (CCD), qui a ensuite enquêté et transmis l'affaire contre les cinq moines le 11 avril au NACC.
 
Interrogé sur le moment où il déposerait plus de plaintes pour détournement de fonds contre sept autres temples, Pongporn a déclaré que les journalistes devraient poser cette question à la CCD ou au NACC et non à lui.

Par ailleurs, le numéro 1 de la police Pol General Chakthip Chaijinda a déclaré que la police ne s'inquiétait pas de poursuivre les moines accusés d'actes répréhensibles dans l'affaire.

La police agit selon les preuves et les mesures légales, a déclaré Chakthip, et il n'y a pas besoin de s'inquiéter.

"Il n'y a pas de loi interdisant à la police d'arrêter un moine impliqué dans un acte répréhensible. La police qui enquête sur cette affaire aurait de quoi s'inquiéter si elle s'attaquait à de bons moines, mais on ne s'inquiète pas d'enquêter et de poursuivre les mauvais moines. Tout se fait selon la procédure habituelle ", a-t-il dit.

Si l'accusé n'a rien fait de mal, il n'a pas à s'inquiéter, a dit Chakthip, refusant d'élaborer sur les détails. On remarque qu'il utilise beaucoup le verbe "s'inquiéter" et le souci sous-jacent arrive enfin lorsque Chaktip déclare : "Si d'autres moines manifestent contre l'accusation de la police envers les moines supérieurs, un tel rassemblement sera traité par les forces de l'ordre", a déclaré Chakthip. Pour résumer les moines menacent de manifester si la police continue de dire que les 5 "grands moines" sont corrompus.

Cependant, Phra Dhammakittimethee, le président du Centre de Protection Bouddhiste de Thaïlande, l'abbé adjoint de Wat Ratchathiwat Ratchaworawihan à Bangkok, a averti que cela pourrait dégénérer en un conflit et un incident "incontrôlable" parce que de nombreux disciples des trois "grands moines" étaient contrariés. Donc on ferait face alors à une manifestation de moines ET de disciples comme dans l'affaire Dhamachayo où le pouvoir a baissé les bras.

Il a également exprimé son opinion personnelle : un temple peut dépenser les fonds alloués par la NOB pour d'autres choses en plus des projets soumis et approuvés, tant que cela bénéficie au bouddhisme. L'argent "en trop" aurait dû être retourné et ne pas le faire pourrait être un «défaut», mais ce n'était pas nécessairement une intention de tricher ou de détourner parce que le résultat final a également profité à la religion, a-t-il dit. Il ne précise pas comment les sommes "en trop" ont été dépensées par les "grands moines".

 

https://www.thaivisa.com/forum/topic/1034669-accused-monks-‘not-guilty-yet’/
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu de Chiang Mai le avril 27, 2018, 05:45:56 am

Article paru dans le journal The Nation...


"Les moines corrompus devraient être défroqués" disent les éditorialistes

N'importe qui en robe qui se comporte immoralement ne devrait pas être autorisé à rester dans des ordres.

De plus en plus de moines de haut niveau (équivalent cardinaux) ont été impliqués dans un scandale de détournement de fonds à grande échelle impliquant de nombreux temples à travers le pays. Ils comprennent trois membres du Conseil suprême de la Sangha, le corps dirigeant du bouddhisme thaïlandais, qui sont également responsables de certains des temples liés au scandale.

L'Office national du bouddhisme (ONB) a commencé son enquête sur ce scandale de corruption il y a presque deux ans. Beaucoup de fonctionnaires de l'agence sont accusés de travailler avec des moines supérieurs responsables d'au moins 45 temples à Bangkok et d'autres provinces qui auraient détourné plus de 270 millions de baht de fonds publics.

Cependant, les progrès de l'enquête de l'agence dans cette affaire sont ralentis. Après que son directeur général, Pongporn Parmsneh, a poursuivi en justice cinq grands moines au sujet de prétendus détournements de fonds de l'Etat, des groupes de bouddhistes ont demandé son renvoi et ont appelé à une action en justice contre lui.

Le chef du ONB a jusqu'à présent le soutien du Premier ministre Prayut Chan-o-cha et du ministre Suwaphan Tanyuvar-dhana, qui est en charge de l'agence. Nous (c'est The Nation) espérons que les patrons de Pongporn ne céderont pas à la pression de le renverser, comme ils l'ont fait l'année dernière suite à une campagne similaire menée par des moines. Heureusement, Pongporn a été réinstallé à la tête du ONB quelques semaines après avoir été transféré ailleurs.

[Si l'on veut être précis, le ministre en charge était un autre militaire. Quand Pongporn a dénoncé des moines de bas étage, le clergé a demandé et obtenu son renvoi. Scandale dans le pays. Prayut a été mis au courant : le ministre a été muté, Suwaphan a été nommé et Pongporn réinstallé mais on ne sait pas si sa nouvelle feuille de route est "continue comme avant" ou "calme toi"].

Les prêtres qui font du gain personnel malhonnêtement commettent un péché dans toutes les religions. Mais c'est exactement ce que font de nombreux moines thailandais importants, en prélevant des millions de bahts sur les fonds publics alloués au développement des temples et à l'éducation des novices, selon les enquêteurs. Il semble que, pour beaucoup de moines, plus ils restent longtemps dans la vie monastique et plus ils sont âgés, plus ils deviennent corrompus (sic). Ils enseignent à leurs disciples de refuser la cupidité et la malhonnêteté, mais il semble qu'ils ne pratiquent pas ce qu'ils prêchent.

Les moines qui ne peuvent pas se contrôler ne méritent pas de rester en robes. Ils n'ont plus la légitimité pour prêcher les principes éthiques et moraux.

Un problème majeur du monde monastique thaïlandais est que le pouvoir est centralisé. Les abbés ont le pouvoir de contrôler à eux seuls leurs temples et le Conseil Suprême de la Sangha a un contrôle total sur l'ensemble de la hiérarchie monastique dans tout le pays. Il n'y a pas de problèmes quand les bons moines ont le contrôle. Mais les scandales surgissent souvent lorsque les temples sont entre les mains d'abbés de moralité douteuse.

Ces moines doivent être «éliminés» du bouddhisme thaïlandais, il s'agit d'une réforme nécessaire. La question est de savoir pourquoi les gens qui se disent bouddhistes se prononcent contre ceux qui essaient de se débarrasser des mauvaises herbes (et pour les moines ripoux).

Les prêtres aux mœurs corrompues sont une menace non seulement pour leurs temples et leurs adeptes, mais aussi pour la communauté bouddhiste thaïlandaise dans son ensemble. Et comme le bouddhisme est un pilier de la Thaïlande...

Ils apportent une image négative des moines bouddhistes et déçoivent de nombreux fidèles. Pour vraiment protéger la religion, nous devons empêcher les prêtres avides et égoïstes de tirer un profit personnel de l'argent des contribuables. Nous ne pouvons pas défendre les personnes accusées d'avoir commis des actes répréhensibles.

https://www.thaivisa.com/forum/topic/1035430-editorial-the-mess-some-monks-create/

 

Contre attaque des laïques pro-moines corrompus. Ils ont envoyé une pétition à Prayut qui va se trouver dans une position très délicate, comme lors de l'affaire Dhammachayo où finalement le moine (possiblement) corrompu a vaincu toute la police thaïlandaise.

L'argument des défenseurs des bonzes corrompus est "Un civil est, par nature, inférieur à un bonze." Ils menacent d'actions si Prayut ne renvoie pas Pongporn. Les actions sont des manifestations. En effet, les bouddhistes radicaux ont le droit de manifester contrairement au commun des mortels.

Les Bouddhistes radicaux disent que s'il y a malversation, il faut porter plainte auprès de bonzes et non de civils. Mais les bonzes qui recevraient les plaintes sont justement les corrompus.

Argument des Bouddhistes pro-bonzes corrompus : les bonzes sont des saints hommes qui ne connaissent rien à l'argent, les vrais corrompus sont les civils du bureau (ceux-là le sont pour sûr et sont poursuivis) et non les moines.



https://www.thaivisa.com/forum/topic/1035240-buddhist-group-calls-for-pongporn-to-quit-over-case-of-monks’-alleged-fraud/
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: SUDOKU le mai 25, 2018, 02:48:15 pm

Phra Bouddha Isara à son tour arrêté après une opération commando dans son temple !

Ce retournement absolument imprévisible n'est pas lié, ou alors à moitié à arrestation d'autres bonzes à Bangkok hier.

Phra Buddha Isara, qui a été défroqué après que le tribunal criminel a rejeté sa demande de caution, est emmené à la prison de détention provisoire de Bangkok hier. Il a été arrêté pour association illégale.

Le moine a été accusé d'association illégale pour son rôle dans les manifestations du Comité de réforme démocratique du peuple (PDRC). On peut affirmer qu'avec ses méthodes de gangster, enfin reconnues, il a autant amené la junte au pouvoir que Suthep.

Il avait installé un camp retranché sur Chaeng Watana, utilisant des moyens illégaux et la violence pour fomenter des troubles pour "forcer" l'armée à prendre le pouvoir. Il avait ensuite violemment critiqué les moines corrompus.

Le tribunal criminel a rejeté sa demande de mise en liberté sous caution, craignant qu'il ne puisse altérer les preuves. Selon les règles monastiques, Phra Buddha Isara devait se déshabiller parce qu'il était envoyé en prison.

Les policiers étaient armés pendant l'opération car on pense certains des gardes de sécurité du Temple d'Onoi avaient des fusils.

La police a agi contre l'association illégale contre Phra Buddha Isara alors qu'il aurait mobilisé des manifestants pour attaquer deux policiers de la branche spéciale et arraché leurs armes lors du rassemblement du PDRC en 2014. Le PDRC tentait d'évincer le gouvernement de Yingluck Shinawatra et obliger l'armée à faire un coup d'état. Il l'exprimait à l'époque en ces termes.

Né en 1956, Phra Buddha Isara est entré au monastère à l'âge de 20 ans dans un temple du quartier de Klong Toei à Bangkok. Il a ensuite quitté les ordres pour faire son service militaire.

Cependant, en 1983, il est redevenu moine.

En 1989, il a établi le temple d'Onoi sur un terrain donné à Tambon Huai Khwang, district de Kamphaeng Saen, province de Nakhon Pathom. Six ans plus tard, il a été nommé son abbé. En 1999, il a été nommé chef monastique de Tambon Huai Kwang.

Entre 2013 et 2014, il s'est joint aux rallyes du CEDE. En 2016, il a demandé au Département des enquêtes spéciales (DSI) de saisir les biens de Phra Dhammachayo, l'ancien abbé controversé du Temple Dhammakaya.



https://www.thaivisa.com/forum/topic/1039760-phra-buddha-isara-arrested-after-commando-raid-of-temple/
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: SUDOKU le mai 26, 2018, 02:17:35 pm

Thaïlande. L’un des plus célèbres temples de Bangkok éclaboussé par une affaire de détournement de fonds !

Le chef religieux du Golden Mount Temple à Bangkok aurait détourné plus de trois millions d’euros de dons transférés sur une dizaine de comptes bancaires.
 
Un célèbre temple bouddhiste de Bangkok s’est retrouvé ce jeudi au cœur d’un nouveau scandale de détournement de fonds, après la découverte de plus de trois millions d’euros sur les comptes en banque de son chef.

« Nous sommes à sa recherche… Nous avons découvert qu’il avait dix comptes en banque sous son nom avec un total de 130 millions de bahts » - soit 3,4 millions d’euros, a expliqué devant la presse Maitri Chimcherd, haut responsable de la police.

« Il a été vu pour la dernière fois hier soir dans l’enceinte du temple », a précisé le policier. Deux autres moines du Wat Saket, connu des touristes sous le nom de « Golden Mount Temple », ont été conduits au poste pour interrogatoire et les comptes du principal religieux du temple ont été gelés.

Une affaire qui ravive le débat sur le contrôle des dons !

En 2015, le prestigieux Wat Saket avait déjà été éclaboussé par le détournement du budget colossal des funérailles du patriarche suprême.

L’affaire avait réveillé le débat du contrôle des dons faits aux temples, qui tiennent leur comptabilité en toute opacité.

Mais cette promesse de réformer le clergé bouddhiste laisse certains sceptiques, face à la puissance historique des moines dans le royaume.
 
 D’autres temples bouddhistes de la capitale thaïlandaise sont visés par des enquêtes sur le détournement de millions d’euros de dons du Bureau national du bouddhisme.



https://www.ouest-france.fr/monde/thailande/thailande-l-un-des-plus-celebres-temples-de-bangkok-eclabousse-par-une-affaire-de-detournement-de-5779372
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Line le août 09, 2018, 11:04:01 pm
Français Ensembme dans le Club de Pattaya


Condamnation d'un moine défroqué, extradé aux Etats Unis...

Wiraphon Sukphon, un moine thaïlandais défroqué, extradé des États-Unis il y a un an, a été condamné ce jeudi en Thaïlande à une peine de 114 ans de prison pour fraude et blanchiment d’argent.

La police a saisi des biens d’un montant total de 24 millions de bahts (620 000 €), trois voitures dont une Porsche et une Mercedes-

Ce jeudi, il a été reconnu coupable de blanchiment d’argent, de fraude et d’avoir violé la loi sur la criminalité informatique pour avoir collecté des fonds en ligne, a déclaré un fonctionnaire du tribunal. Conformément à la loi thaïlandaise, il ne restera toutefois pas plus de 20 ans en détention, a-t-il ajouté.

Wiraphon Sukphon, 39 ans, plus connu comme Luang Pu Nen Kham, son nom de moine, a également été condamné à restituer 28,6 millions de bahts, environ 743 000 €, à 29 donateurs ayant porté plainte.

Il avait été arrêté en juillet 2017 à sa descente d’avion après son extradition des États-Unis, où il avait fui en 2013 au moment où la police avait commencé à enquêter sur lui.

L’ancien moine est également accusé de viol sur mineure. Un verdict dans cette affaire doit être rendu en octobre.
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu de Chiang Mai le octobre 19, 2018, 08:01:56 am

L'ex "moine jet set" condamné à 16 ans de prison de plus pour le viol d'une mineure

Un ancien moine bouddhiste qui avait suscité l'indignation en Thaïlande à cause de son style de vie tapageur et purge une peine pour fraude financière a été condamné mercredi à 16 ans de prison pour avoir enlevé et violé une mineure.

Wirapol Sukphol, anciennement Luang Pu Nenkham, a été condamné en août à une peine de 114 ans d'emprisonnement pour fraude, blanchiment d'argent et délits informatiques.

Il ne purgera que 20 ans de prison pour ces accusations car c'est le maximum concernant ces chefs d'accusation.

L'ex-bonze a été vu dans une vidéo YouTube en 2013 tenant des liasses de billets dans un jet privé. La même année, il a été accusé d'avoir eu des relations sexuelles avec une fille mineure et a été expulsé du monastère.

Il s'est enfui aux États-Unis d'où il a été extradé en Thaïlande l'année dernière.

"Il a violé une enfant de 13 ans et l'a enlevée à sa grand-mère, mais il l'a nié", a déclaré à Reuters Thanyanit Nitikrainon, du bureau du procureur général qui a assisté à l'audience.

"Le tribunal l'a reconnu coupable des deux infractions (vol et enlèvement) et l'a condamné à huit ans d'emprisonnement pour chacune d'entre elles."

Ni Wirapol ni son avocat n'étaient disponibles pour commenter.

Les affaires très médiatisées de Wirapol ont mis en lumière une série de scandales sexuels et financiers qui ont ébranlé l'institution bouddhiste de Thaïlande ces dernières années, ce qui a entraîné des appels à des réformes des institutions religieuses.

Le gouvernement militaire qui est arrivé au pouvoir après le coup d'État de 2014 a intensifié ses efforts pour faire le ménage dans le bouddhisme en arrêtant des moines corrompus et en scrutant les finances du temple.


https://fr.thaivisa.com/forum/topic/12825-lex-moine-jet-set-condamn%C3%A9-%C3%A0-16-ans-de-prison-de-plus-pour-le-viol-dune-mineure/
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: SUDOKU le février 01, 2019, 04:53:01 pm

Un moine arrêté pour abus sexuels sur des enfants !

Un moine a été arrêté et défroqué pour avoir agressé sexuellement des garçons et avoir publié du contenu pornographique en ligne.

 «Il a avoué qu'il commettait ces crimes depuis plus de 10 ans. Chaque fois que son comportement était découvert dans un temple, il changeait simplement de lieu », a déclaré le célèbre Surachate Hakparn, ici avec sa casquette de répression de la criminalité des technologies de l'information.

Surachate a identifié le suspect, maintenant défroqué, comme Sikarin Klaisuwan, âgé de 40 ans.

«Il choisissait des temples qui organisaient des ordinations de masse pour les moines novices, car il y avait beaucoup de garçons à approcher», a déclaré Surachate.

Il a ajouté que Sikarin était accusé d'avoir abusé d'enfants de moins de 15 ans. Les accusations sont passibles d’une peine d’emprisonnement allant de quatre à vingt ans et d’une amende de 80 000 à 400 000 Bt.

Surachate a déclaré que la police avait découvert que Sikarin avait conservé de nombreuses vidéos de ses agressions sexuelles contre des garçons dans la province de Kanchanaburi.

Dans une autre affaire, la police a découvert qu'un moine de 30 ans de la province de Khon Kaen diffusait du contenu pornographique sur Line et Facebook. Le suspect, maintenant défroqué, a été identifié comme Danainat Saengphan.

"Il a apparemment attiré les filles pour lui parler et lui envoyer leurs photos nues sans qu'elles sachent qu'il était un moine", a déclaré Surachate.

 Il a ajouté que son agence avait également arrêté un Allemand de 82 ans pour possession de pédopornographie..!

"Il est passible d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à cinq ans et d'une amende de 100 000 Bt, s'il est reconnu coupable", a déclaré Surachate.

 

https://forum.thaivisa.com/topic/1081683-monk-arrested-for-child-abuse/
Titre: Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
Posté par: Manu de Chiang Mai le décembre 29, 2019, 09:06:18 am

L'ex-chef du Bureau du bouddhisme condamné à 20 ans de prison pour corruption

L'ancien directeur de l'Office national du bouddhisme (N.O.B.), Panom Sornsilp, a été condamné à 20 ans de prison vendredi, après avoir été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de corruption en lien avec les fonds destinés à la rénovation des temples.

M. Wasawat Kittithirasith, ancien directeur du Bureau de la rénovation des temples, a également été condamné à 20 ans, pour des charges similaires.

Deux autres personnes, M. Jesada Wongmek et M. Charin Mingkwan, qui ont servi d'intermédiaire dans l'approche des temples et leur ont proposé de les aider à obtenir un financement du Bureau du bouddhisme pour la rénovation des temples en échange d'une importante commission - dessous de table, ont été condamnées respectivement à six ans et huit mois et à un an et huit mois.

Le tribunal a également ordonné à M. Panom, à M. Wasawat et à M. Jesada de restituer au N.O.B. 12 millions de bahts des gains mal acquis.

Le scandale des fonds du temple remonte à 2017, lorsque l'abbé de Wat Takaela, dans la province de Phetchaburi, a déposé une plainte auprès de la police anti-corruption, demandant une enquête, après que son temple se soit vu attribuer 10 millions de bahts par le N.O.B. pour sa rénovation. Simultanément à l'octroi de cette subvention, "on" a dit à ce chef bonze de rendre la majeure partie de l'argent aux fonctionnaires qui ont aidé à obtenir le financement.

L'arnaque fonctionnait depuis des années grâce à des intermédiaires non officiels, ayant des liens avec le N.O.B. . Ils expliquaient aux abbés qu’ils pourraient obtenir le financement des rénovations, mais seulement à la condition de restituer 75% de l’argent aux fonctionnaires. Les bonzes pouvaient 25 % -ou moins- pour la rénovation.

Plusieurs abbés de temple ont été impliqués dans l'arnaque et ont empoché les fonds sans rien dépenser pour la rénovation des temples.

On comprend que tous les abbés, sauf un, acceptaient le système de corruption. Malheureusement pour les fonctionnaires et les abbés, un chef bonze a refusé de se laisser corrompre.

L'enquête a été entachée de différents scandales. Ainsi le fonctionnaire le plus obstiné luttant contre la corruption dans les temples a été mis à l'écart par un vice-premier ministre avant de retrouver son poste grâce au premier ministre.

Plus embêtant, le numéro deux du bureau où régnait cette corruption,  Phanom Sornsilp, a eu le temps de fuir à l'étranger.

L'un des chefs-bonze incriminés a été condamné à 26 ans de prison, en avril 2019.

On ne sait pas si cet abbé et les personnes condamnées hier sont en liberté sous caution en attendant l'appel ou en prison.



https://fr.thaivisa.com/forum/topic/14937-lex-chef-du-bureau-du-bouddhisme-condamn%C3%A9-%C3%A0-20-ans-de-prison-pour-corruption/?fbclid=IwAR0mPtTZFdLKU0TChEYa5QmpkwjRBZwYKtawUlJJALzqB9waEzGQAmL-ei8