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CULTURE => Culture Thailandaise => Discussion démarrée par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 11:15:47 am

Titre: POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 11:15:47 am

Evidement, je ne peux pas remettre les 2 ans d'articles politiques que comptait notre ancien forum...

Nous allons néanmoins tenter de résumer ce qu'il s'est passé durant cette période mouvementée avec les articles principaux puis reprendre le cours de notre rubrique... On commence par une petite chronologie...


 :)

Je rappelle en outre que de nombreux article de cette rubrique provienne de l'excellent site http://www.thailande-fr.com/ que je vous invite évidemment tous à consulter régulièrement !


Thaïlande: une chronologie des événements clés.


1782 - Début de la dynastie Chakri (dont l’actuel souverain est le représentant), sous le règne de Rama I. La Thaïlande est connue sous le nom de Siam. Bangkok est la nouvelle capitale du royaume.

1868-1910 - Règne du roi Chulalongkorn. Emploi de conseillers occidentaux pour moderniser l’administration et le commerce. Développement du réseau ferroviaire.

1917 - Le Siam devient allié de la Grande-Bretagne dans la Première Guerre mondiale

1932 - Coup d’État contre le roi Prajadhipok monarque absolu. La monarchie constitutionnelle est introduite par le gouvernement parlementaire.

1939 - Le Siam change de nom pour devenir la Thaïlande ( "Land of the Free»).

1941 - Les Japonais envahissent la Thailande. Après des négociations la Thaïlande autorise les Japonais à avancer vers  la péninsule malaise, Singapour et la Birmanie sous contrôle britannique.

1942 - La Thaïlande déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux États-Unis, mais l’ambassadeur thailandais à Washington refuse de délivrer la déclaration au gouvernement américain.

1945 - Fin de la Deuxième Guerre mondiale. La Thaïlande contrainte de retourner les territoires qu’elle avait pris au Laos, Cambodge et Malaisie. Le roi Ananda exilé rentre en Thailande.

1946 - Le roi Ananda est assassiné dans des conditions jamais élucidées.

1947 - Coup d’Etat militaire par le général pro-japonais Phibun Songkhram. Les militaires gardent le pouvoir jusqu’en 1973.

1965 - La Thaïlande permet devient une base américaine pendant la guerre du Vietnam. Des soldats thailandais combattent dans le Sud du Vietnam.

Éphémère régime civil:

1973 - Des émeutes étudiantes à Bangkok provoque la chute du gouvernement militaire. Des élections libres sont organisées, mais les gouvernements élus manquent de stabilité.

1976 - Les militaires reprennent à nouveau le pouvoir.

1978 - Nouvelle constitution promulguée.

1980 - Le général Prem Tinsulanonda au pouvoir.

1983 - Prem renonce à sa carrière militaire et prend la tête d’un gouvernement civil. Il est réélu en 1986.

1988 - Le général Chatichai Choonhaven remplace Prem après les élections.

1991 - Coup d’Etat militaire, le 17e depuis 1932. Un civil, Anand Panyarachun, devient premier ministre.

1992 - Nouvelles élections : Anand est remplacé par le général Suchinda Kraprayoon. Des manifestations contre lui, l’obligent à démissionner. Anand revient temporairement. Les élections en septembre designent Chuan Leekpai, chef du Parti démocratique, comme premier ministre.

1995 - Le gouvernement s’effondre. Banharn Silpa-archa élu premier ministre.

1996 - Banharn démissionne, accusé de corruption. Chavalit Yongchaiyudh remporte les élections.

Crise financière:

1997 - Crise financière asiatique: le baht s’effondre brusquement contre le dollar, ce qui conduit à des faillites et au chômage.  Le FMI intervient pour soutenir la Thailande, Chuan Leekpai devient premier ministre.

1998 - Des dizaines de milliers de travailleurs migrants sont renvoyés dans leur pays d’origine. Chuan implique l’opposition de son gouvernement pour mener leurs réformes économiques.

1999 - L’économie commence à reprendre. Les médias thaïlandais soulignent le coût élevé des traitements médicamenteux contre le VIH et le sida.  La Thaïlande commence à faire pression sur les sociétés pharmaceutiques pour trouver des moyens de rendre les médicaments moins chers.

2001 Janvier - Elections remportées par  Thaksin Shinawatra Thai et le TRT (les Thais aiment les Thais). Thaksin forme un gouvernement de coalition.

2001 Mars - Un avion où s’apprête à embarquer Thaksin explose.

2002 Mai - La Birmanie ferme la frontière avec la Thaïlande, après des tirs d’ obus de l’armée thaïlandaise en Birmanie au cours d’une bataille entre l’armée birmane et les rebelles Shan. Réouverture de la frontière en octobre.

2003 - Sérieux incident diplomatique avec le Cambodge après le commentaire attribués à une actrice thaïlandaise qui suppose que Angkor Wat, a été volé à la Thaïlande par le Cambodge.  Des foules en colère attaquent l’ambassade de Thaïlande dans la capitale cambodgienne. Plus de 500 ressortissants thaïlandais sont évacués.

2003 Février - La répression contre la drogue commence, et plus de 2000 suspects sont tués d’ici la fin avril dans des conditions souvent peu claires. Les pouvoirs publics attribuent de nombreux meurtres à des règlements de compte entre bandes de criminels rivales; mais les groupes de défense des droits de l’homme disent que des assassinats extra-judiciaires ont été encouragés par les autorités.

2004 Janvier-Mars - Plus de 100 personnes sont tuées dans une vague d’attentats dans le sud musulman. Le gouvernement accuse les militants islamistes. La loi martiale est imposée.

2004 avril - Plus de 100 insurgés présumés extrémistes islamiques sont tués après avoir lancé des attaques coordonnées sur des bases de la police dans le sud.

2004 octobre - 85 manifestants musulmans meurent, beaucoup de suffocation, après avoir été capturés par l’armée lors d’un rassemblement violent dans le sud. Une enquête conclut qu’ils n’ont pas été tués délibérément.

Tsunami:

2004 décembre - Des milliers de personnes sont tuées quand des vagues massives, causé par un puissant séisme au large des côtes indonésienne, dévastent  la côte sud-ouest, y compris la station de Phuket.

2005 Mars - Thaksin Shinawatra commence un deuxième mandat avoir remporté largement les élections de février.

Juillet 2005 - Les troubles violents se poursuivent dans le sud, le Premier ministre Thaksin obtient de nouveaux pouvoirs pour lutter contre les militants suspectés d’islamisme dans la région.  En novembre, le nombre de morts dans les violences depuis janvier 2004 attient les 1000 victimes.

2005 - La Thaïlande redouble d’efforts pour lutter contre la grippe aviaire.

2006 Avril-Mai - Des élections surprises, appelées par Thaksin au milieu de rassemblements de masse contre lui, sont boycottés par l’opposition et est par la suite annulées, ce qui débouche sur un vide politique.

2006 août - Le Premier ministre Thaksin Shinawatra, accuse plusieurs officiers de l’armée de comploter pour le tuer après que la police ait trouvé une voiture contenant des explosifs près de sa maison.

2006 Septembre - Six bombes tuent simultanée trois personnes et  blessent plus de 60 dans une rue animée dans la ville du sud musulman de Hat Yai.

2006 19 septembre - Coup d’Etat militaire alors que le Premier ministre Thaksin Shinawatra est à l’Assemblée générale des Nations unies. Le général à la retraite Surayud Chulanont est nommé premier ministre en octobre.

2006 31 décembre - Série d’attentat à la bombe non revndiqués à Bangkok tue trois personnes.

2007 avril - Un premier projet d’une nouvelle constitution est approuvée par un comité nommé par l’administration militaire.

2007 Mai - Le parti Thai Rak Thai est interdit. Des milliers de soldats sont mis en alerte.

2007 août - Les électeurs approuvent par référendum une nouvelle constitution rédigée par les militaires.

2007 décembre - Des élections générales marquent la première étape importante vers un retour à un régime civil. Le Parti du pouvoir du peuple (PPP), considéré comme la réincarnation du Thai Rak Thai (les Thaïlandais aiment lesThaïlandais) de Thaksin remporte le plus de voix.

2008 Janvier - Un parlement élu se réunit pour la première fois depuis que les militaires ont pris le pouvoir en septembre 2006.

2008 Février - Retour au régime civil. Samak Sundaravej est nommé premier ministre. L’ex premier ministre Thaksin Shinawatra rentre d’exil.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 11:20:01 am

Comment est administrée la Thailande de nos jours ?
         

La Thaïlande est découpée en 76 provinces (Jang-waat), elles-mêmes subdivisées en districts (Ampher), puis en sous districts (Kangampher), et enfin en communes (Tambun), qui comportent plusieurs villages (Moubaan).

Les villes de moins de 50 000 habitants sont appelées Muang, celles qui dépassent cette population sont appelées Nakhorn.
         
Les provinces sont dirigées par un gouverneur nommé par le gouvernement central. L’agglomération de Bangkok dispose d’un statut particulier, puisque son gouverneur est élu au suffrage universel. Les chefs de districts sont désignés par les autorités centrales. Par contre, les maires des villes et les chefs de communes et de villages sont élus par leurs administrés.
         
L’autorité suprême est le roi, mais la constitution thaïlandaise, très inspirée de l’anglaise, ne lui accorde pas de réels pouvoirs exécutifs. 
         
Le pouvoir législatif est détenu par l’Assemblée Nationale (Rathasapha), elle-même divisée en deux chambres :

- la Chambre des Représentants (Sapha Phuthaen Ratsadon), qui compte 500 sièges. Les membres de cette Chambre sont désignés par vote populaire tous les quatre ans.

- le Sénat (Wuthisapha) qui compte 200 sièges. Les sénateurs sont élus par le peuple et la durée de leur mandat est de six ans. Le Sénat est seul habilité à modifier la constitution du pays.
         
Sur le plan judiciaire, la Cour Suprême (Sandika) est composée de juges nommés par le roi.
         
Quant au pouvoir exécutif, il est placé sous l’autorité d’un premier ministre. Celui-ci est désigné par le roi parmi les membres de la Chambre des Représentants. Il s’agit le plus souvent du chef du parti qui détient la majorité au sein de cette Chambre.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 11:26:18 am

La situation politique thaïlandaise entre 2000 et 2006 (coup d'état militaire du 20 Septembre).    


1/ Les partis.
          
Les partis politiques thaïlandais ne peuvent pas être comparés à leurs homologues occidentaux. Le plus souvent, ils dépendent totalement des hommes qui les ont fondés. Ceci explique la brièveté de leur existence, liée aux aléas de la carrière de leur leader. Ainsi, sur plus de 155 partis fondés depuis 1946, seuls une petite douzaine existent encore de nos jours.

Ces partis sont divisés en factions très indépendantes, les Klums. Ceux-ci ont leurs chefs, leurs financements, souvent leurs propres journaux périodiques, mais ne sont pas assez puissants ou trop limités dans leur implantation géographique pour devenir de véritables partis. Les chefs des Klums essaient donc de rallier le parti politique le plus apte à remporter les élections en mesure de leur assurer des avantages comme une participation au gouvernement.

  
3/ « Thaï rak Thaï ».
          
De 2001 à 2006, le parti au pouvoir est encore le Thaï rak Thaï, (« les Thaïlandais aiment les Thaïlandais »).  Il a été fondé par Mr Thaksin Shinawatra, qui devint premier ministre du pays en 2001. Né le 26 juillet 1949 à Sankamphaeng dans la province de Chiang Mai, ce dernier est sorti diplômé de l’école des cadets de la police nationale, puis a obtenu un doctorat en justice criminelle à l’université de Houston, aux Etats-Unis. Après avoir servi dans la police de Bangkok, il démissionna en 1987, et fonda une compagnie active dans le secteur informatique et les télécommunications, le « Shinawatra Computer and Com-munication Group ». Il devint rapidement l’un des hommes les plus riches du pays, puis entra sur la scène politique en 1994, année où il fut nommé ministre des affaire étrangères sous les couleurs du parti du « Dhamma ».

En 1998, il fonda son propre parti, le Thaï rak Thaï, avec lequel il remporta les élections législatives de février 2001. Il devint alors chef d’un gouvernement de coalition. En février 2005, le Thaï rak Thaï et son leader obtinrent un véritable triomphe éléctoral, remportant 374 sièges sur 500 au parlement, soit 126 sièges de plus qu’aux élections de 2001.


3/ L’opposition.
          
De 2001 à 2006, la plus grande formation d’opposition au gouvernement est le parti démocrate (Pak Prachatipat), créé en 1946. A l’origine conservateur et monarchiste, comptant de nombreux nobles parmi ses fondateurs, il s’opposa aux différentes dictatures militaires qui dirigèrent le pays durant les décennies suivant la seconde guerre mondiale. A plusieurs reprises, ses leaders du moment furent premiers ministres. A l’heure actuelle, Il est encore le parti qui exerça le plus longtemps le pouvoir. Au cours de sa longue histoire, ce mouvement connu de nombreuses scissions et dissidences auxquelles il survécu, prouvant que contrairement à la plupart des autres formations politiques, son destin n’était pas lié à la personnalité de son chef.


4/ La crise politique et le coup d’état du 20 septembre 2006.
          
Au début de l’année 2006, le royaume entra dans une crise politique profonde, le gouvernement de Thaksin Shinawatra s’étant rendu progressivement impopulaire auprès des classes moyennes de la capitale. Des manifestations régulières contestaient, depuis plusieurs mois, sa politique gouvernementale, perçue comme populiste, ainsi qu’une corruption toujours grandissante.
        
Voyant la situation empirer, le premier ministre décida de convoquer des élections législatives anticipées, que l’opposition choisit de boycotter. Malgré une victoire remportée de justesse lors de celles-ci, M. Thaksin Shinawatra pris la décision de  démissionner le 4 avril 2006.
          
La cour constitutionnelle invalida finalement le scrutin et de nouvelles élections furent prévues pour le mois d’octobre, laissant la Thaïlande dans une situation momentanée de totale désorganisation politique.  
          
Le 20 Septembre 2006, contre toute attente, quatre généraux dirigés par Sonthi Boonyaratgalin, chef d’état major des armées, décidèrent alors de rétablir l’ordre et de faire cesser les problèmes de corruption et d’insécurité (sud du pays). Ils s’emparèrent du pouvoir sans violence, lors d’un coup d’état éclair, qui fût dès le lendemain approuvé par 83,99 % de la population. Ils se fixèrent pour objectif d’amender la constitution et de désigner rapidement un nouveau premier ministre, ce qui fût fait le 1er octobre 2006, avec la nomination de Surayud Chulanont, général en retraite très respecté et ancien chef du conseil privé du roi.


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20 Aout 2007


Thaïlande: nouvelle Constitution approuvée.


Les Thaïlandais, convoqués au premier référendum de l'histoire de leur pays, ont approuvé à une large majorité dimanche une nouvelle Constitution qui, selon la junte, devrait permettre la tenue d'élections législatives et le retour de la démocratie en décembre.


La nouvelle Constitution thaïlandaise rédigée par les militaires a obtenu 57,81% de "oui" lors du référendum tenu ce week-end, a déclaré la commission électorale après dépouillement de la totalité des bulletins.

Cependant, 42,19% des votants l'ont rejetée, signifiant aux généraux qui ont renversé le Premier ministre Thaksin Shinawatra en septembre dernier qu'ils auront une certaine difficulté à contrôler la composition du prochain gouvernement.

"Cela veut dire que la junte aura du fil à retordre aux prochaines élections, ce qui pourrait entraîner tous les tentatives possibles pour influer sur le résultat - et ça, c'est inquiétant", a estimé le politologue Chris Baker, biographe de Thaksin.

Le gouvernement actuel, nommé par les militaires après le putsch, espérait une participation d'au moins 60% - elle s'est élevée en fait à 57,61% des 45 millions d'électeurs inscrits - pour cette consultation sur la 18e constitution en 75 ans de pratique démocratique en Thaïlande.

Après la publication des sondages sortie des urnes donnant la victoire du "oui" - tendance qui n'avait jamais été mise en doute -, l'actuel Premier ministre, Surayud Chulanont, a annoncé que des élections législatives auraient lieu à la fin de l'année, les dates les plus probables étant le 16 ou le 23 décembre.

Bien que le parti de Thaksin, Thai Rak Thai, ait été démantelé et que ses 111 plus hauts responsables aient été interdits d'activités politiques, ses anciens dirigeants ont bon espoir que le soutien des campagnes, qui a porté au pouvoir à deux reprises cette formation, se reportera sur un nouveau parti, sous une nouvelle bannière.

Thaksin, qui a 58 ans, vit en exil en Grande-Bretagne depuis son renversement. Il a passé l'après-midi de dimanche à regarder jouer le club de Premier league de football qu'il vient d'acquérir, Manchester City, qui a battu Manchester United 1-0.

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 11:37:07 am
6 Juillet 2008


Thaïlande : à quand le prochain coup d’État ?


À leur arriver au pouvoir le 19 septembre 2006, les militaires avaient promis de tenir des élections avant la fin de 2007.  Entre-temps, ils en ont profité pour augmenter leur influence  en instaurant une nouvelle constitution.  Le 20 août 2007, près de 56% des Thaïlandais votaient en faveur de cette constitution qui donnait plus de pouvoirs aux militaires, et diminuait le pouvoir de l’exécutif [1]. De plus, quelques jours avant les élections, les militaires faisaient adopter par l’Assemblée nationale, une nouvelle loi sur la sécurité intérieure.  Cette loi permet aux militaires de décréter des couvre-feux, de limiter la liberté de déplacement et d’encadrer les pouvoirs des responsables gouvernementaux quand ils jugent la sécurité nationale menacée. « Cette loi c’est leur police d’assurance contre la victoire du PPP.  Ils n’ont même plus besoin d’organiser un nouveau coup d’État » estime Thitinan Pongsudhirak, analyste politique et éditorialiste du Bangkok Post.


Le 23 décembre 2007, un peu plus d’un an après le coup d’État, le Parti du Pouvoir au Peuple, le PPP, remportait les élections avec à sa tête Samak Sundaravej.  Le PPP est constitué des anciens du Thai Rak Thai, TRT, qui était dirigé par Thaksin Shinawatra.  Samak se présentait lui-même comme étant « l’homme de paille » de Thaksin [4].   Donc pour les militaires qui voulaient, par le coup d’État de 2006, débarrasser le pays des hommes corrompus qui le dirigeaient, ce fut un échec.

Maintenant au pouvoir, le PPP veut faire amender la Constitution.  Le but visé serait de supprimer 2 articles qui ont servi de bases légales pour lancer des poursuites judiciaires contre Thaksin et certains ex-membres du TRT [5].   Le mardi 27 mai 2008, Samak a annoncé que son cabinet avait approuvé la tenue d’un référendum national, nécessaire pour amender la constitution [6].   24 heures auparavant, l’Alliance du peuple pour la démocratie, PAD, qui forme l’opposition, avait lancé un nouveau cycle de protestation au centre de Bangkok pour protester contre tout changement à la constitution de 2006 [7].

Ces manifestations ont relancé les rumeurs qu’un coup d’État se préparait, et quelques jours plus tard, le 29 mai, le général Boonsrang Niumpradit, commandant en chef de l’armée Thaïlandaise, a déclaré qu’à sa connaissance, aucun coup d’État ne se préparait : « J’ai simplement dit que celui qui prépare un coup d’État ne prévient pas avant. Mais d’après de que je sais, personne n’y songe. Ce n’est pas opportun. Je ne crois pas qu’il va y avoir un coup d’État [8]».

Pour Manuel Litalien, membre du Groupe de recherche sur la gouvernance démocratique et l’ethnicité à l’UQAM, les militaires se mettraient la communauté internationale à dos s’ils déclenchaient un nouveau coup d’État immédiatement.  Ils vont plutôt continuer d’agir dans l’ombre comme ils l’ont toujours fait [9].

D’ailleurs, le lendemain de la déclaration du général Boonsrang Niumpradit, Jakrapob Penkair, ministre auprès du Premier ministre thaïlandais, s’est vu dans l’obligation de démissionner sous les pressions de l’armée et de l’opposition. La police thaïlandaise l’a accusé de crime de lèse-majesté pour des propos tenus dans l’un de ces discours prononcé le 29 août 2007 [10].

Encore une fois, les militaires ont senti le besoin de mentionner qu’il n’était pas dans leur intention de préparer un nouveau coup d’État. Cette fois, c’est le chef de la force aérienne, le maréchal Chalit Phukphasuk qui s’en ait chargé, le dimanche 8 juin, clarifiant au passage la position de l’Armée.

Selon lui, les militaires ne font qu’observer la situation; l’armée ne doit pas s’ingérer dans les chicanes entre les dirigeants politiques et les membres de l’opposition. Toutefois, il a tout de même tenu à préciser que l’armée n’exécuterait que les ordres du gouvernement qui lui paraîtrait « légitime » et qu’elle « se rangerait du côté vertueux ». La bataille entre les militaires et les dirigeants du PPP est donc loin d’être terminée. L’issue est toujours incertaine.


http://asiesudest.wordpress.com/


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20 septembre 2008


Somchai Wongsawat le beau-frère de Thaksin est élu Premier Ministre en Thaïlande.
 
Somchai Wongsawat, le candidat du Parti du pouvoir du peuple (PPP) et beau-frère de l'ancien Premier ministre Thaksin qui avait été chassé du pouvoir par un coup d’état en septembre 2006, a recueilli les voix de 298 sur 466 députés tandis que le chef de l'opposition, Abhisit Vejjajiva, a recueilli 163 voix.

Juste après son élection le Premier Ministre Thaïlandais a appelé à la réconciliation de son pays qui est particulièrement instable depuis ces dernières années. Voici ce qu’il a déclaré : "Il est temps pour la Thaïlande de se réconcilier. Ne laissons par la haine s’emparer de notre pays. Nous devons en faire un lieu où il fait bon vivre».

M. Somchai Wongsawat, 61 ans, juriste de formation, a remplacé Samak Sundaravej qui a dû quitter son poste suite à une décision de justice de la cours constitutionnelle car il a animé une émission culinaire et a été rétribué pour cela alors qu’il était en fonction ce qui est interdit par la loi.

Le pays est en proie à des troubles notamment à Bangkok ou persistent des manifestations anti-gouvernementales qui sont organisées par le PAD (L'Alliance du peuple pour la démocratie). Le PAD occupe le siège du gouvernement depuis près de 2 semaine et reproche au gouvernement actuel sa trop grande connivence avec l’ancien Premier Ministre Thaksin Shinawatra exilé en Grande-Bretagne cause de plusieurs affaires de corruption. Le fait que le nouveau Premier Ministre soit le beau-frère de Thaksin ne pas certainement pas calmer les esprits.


http://thailande-actu.blogspot.com/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 11:42:15 am

Deux ans d’instabilité politique en Thaïlande !


Le 23 décembre 2007, Samak Sundaravej remporte les législatives à la tête du Parti du pouvoir du peuple (PPP) après quinze mois d’administration militaire.

Le 26 août 2008, 35 000 manifestants de l’Alliance du peuple pour la démocratie (PAD, opposition) réclament la démission de Samak. Il est remplacé le 17 septembre par Somchai Wongsawat, beau-frère de l’ex-Premier ministre en exil, Thaksin Shinawatra.

La Cour constitutionnelle ordonne la dissolution du parti pro-Thaksin au pouvoir le 2 décembre 2008.

Le 15 décembre 2008, Abhisit Vejjajiva, chef de l’opposition, est désigné Premier ministre.

Le 26 mars 2009, des dizaines de milliers de partisans de Thaksin - vêtus de chemises rouges - accentuent la pression sur Vejjajiva.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 11:45:51 am
25 novembre 2008


Blocage général en Thaïlande !


La situation s'envenime en Thaïlande. Avec près de 10 000 manifestants, l'opposition menée par l'Alliance du Peuple pour la Démocratie continue de bloquer les centres du pouvoir. Elle réclame la démission du Premier ministre en place, qui serait l'homme de paille de Thaksin Shinawatra, le précédent chef de gouvernement accusé de corruption et exilé.

Ils partirent quelques centaines pour arriver à 10 000 manifestants à l'aéroport de Bangkok. En Thaïlande, l'opposition menée par l'Alliance du Peuple pour la Démocratie (PAD) grossit ses rangs de jour en jour. Lundi, ils avaient réussi le coup de force de verrouiller le parlement. Mardi, grâce à l'afflux de nouveaux manifestants, ils veulent bloquer les autres centres du pouvoir. Depuis le 26 août dernier, les partisans du PAD occupent le siège du gouvernement, qui s'est réfugié dans l'ancien aéroport central de Bangkok. C'est désormais ce lieu que veulent investir les manifestants.

Le Premier ministre Somchai Wongsawat exclut de démissionner et a appelé au dialogue. Les syndicats du secteur public ont, quant à eux, appelé à une grève générale mardi, un mouvement qui risque d'aggraver l'impact économique d'une crise politique qui dure maintenant depuis plus de trois ans. L'opposition réclame la démission de Somchai, accusé d'être l'homme de paille de son beau-frère Thaksin Shinawatra, ancien Premier ministre en exil. Ce dernier est accusé de corruption, mais a profité d'une libération sous caution pour prendre la fuite. Sa formation politique, le Parti du Pouvoir du peuple (PPP), a été reconnu coupable par la commission électorale d'achats de voix.


L'issue impossible ?

Si l'impact de la grève semblait peu important mardi en début de journée, le PAD met la pression au pouvoir en place. Le parti d'opposition bénéficie du soutien des classes moyennes et supérieures citadines. En revanche, le gouvernement a été élu grâce aux populations rurales, sur lequel il peut compter si la situation se détériore. En octobre, une manifestation devant le parlement avait dégénéré en des affrontements qui avaient fait deux morts et des centaines de blessés, dont de nombreux policiers. Des violences qui avaient déjà eu lieu fin août.

Ces incidents graves augmentent les risques d'un nouveau putsch, deux ans seulement après le renversement de Thaksin Shinawatra par l'armée. Seule la Cour suprême peut désormais calmer le jeu, en reconnaissant au plus tôt la culpabilité du PPP pour fraude électorale. Un gouvernement de coalition devra alors se mettre en place, en attendant la tenue de nouvelles élections. Mais selon l'opposition, un tel scénario n'arrivera pas, accusant la Cour suprême d'être corrompue par le pouvoir en place.

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 12:02:42 pm
1er décembre 2008


L'économie thaïlandaise affectée par le blocage de Bangkok.


La crise thaïlandaise a d'ores et déjà porté un rude coup à l'industrie touristique du pays – dont elle attendait à l'origine un revenu de 12 milliards d'euros en 2008 – pour l'année 2009. Un million d'emplois serait menacé. Ce bilan provisoire est le premier à émerger cinq jours après le début du blocus complet des deux aéroports internationaux de Bangkok, depuis le 25 novembre au soir.

Les experts gouvernementaux sont également pessimistes pour le reste de l'économie du pays même si, dans un premier temps, le centre de prévisions de l'université des chambres de commerce a maintenu une estimation de croissance nationale de 4,5% à 4,8% pour 2008. Deux secteurs sont particulièrement affectés par ce blocus sans précédent pour une capitale qui dépend fortement de ses exportations : l'électronique et l'agroalimentaire.

Le secteur électronique, qui rapporte environ 14 milliards d'euros par an, perdrait 20 millions d'euros par jour. En raison de l'organisation en flux tendu de cette industrie, les entreprises thaïlandaises incapables d'honorer leurs commandes à temps pour des clients de l'étranger font face à des pénalités de retard pouvant atteindre 100000 dollars par heure. Une bonne part des 200000 travailleurs thaïlandais de ce secteur pourrait se retrouver au chômage avec la mise en faillite d'entreprise ou la fermeture de lignes de production pour un à deux ans.

L'agroalimentaire thaïlandais exporte 250 tonnes de produits frais (non congelés) par jour à partir des deux aéroports fermés. La perte sèche quotidienne est évaluée à 4 millions d'euros, et les exploitants, agriculteurs ou pisciculteurs de la région de Bangkok sont incapables de payer une partie de leurs 10000 travailleurs, eux-mêmes difficilement reclassables dans d'autres secteurs demandeurs de main-d'œuvre, dont le textile.

Les chambres de commerce de ces deux secteurs ont demandé à l'armée, devant la poursuite du blocus en fin de semaine, de prendre en charge leurs livraisons les plus urgentes à l'étranger à bord d'appareils militaires spécialement affrétés, au départ de l'aéroport de U-tapao, partiellement ouvert au trafic civil international.

LES OPÉRATIONS DE RAPATRIEMENT POURRAIENT PRENDRE "JUSQU'À UN MOIS"

Cet aéroport, situé au sud-est de la capitale, jadis employé pour le transport de troupes américaines pendant la guerre du Vietnam, est aujourd'hui la seule porte d'évacuation. Des tentes et une "sono" provisoire y ont été installées pour accueillir et faire patienter les milliers de touristes étrangers qui se sont retrouvés bloqués sans vol de retour chez eux. Samedi 29 novembre, les autorités évaluaient à 700 le nombre de vols internationaux et intérieurs annulés depuis la "prise" des aéroports.

Dans la capitale, plus de 100 000 passagers attendent toujours un vol et près de 30 000 passagers viennent s'ajouter à ce total chaque jour. Le vice-premier Olarn Chaiprawat a indiqué dimanche que les opérations de rapatriement des étrangers pourraient prendre "jusqu'à un mois". D'autre part, 50 000 Thaïlandais seraient retenus à l'étranger. Une partie d'entre-eux aurait réussi à regagner le pays par l'un des aéroports de taille moyenne ouverts aux vols internationaux (Chiangmai dans le nord, Phuket dans le sud et quelques installations mineures).

Paniqués, les responsables de la Tourism Authority of Thailand ont obtenu du gouvernement un accord de principe pour débloquer en urgence 20 millions d'euros afin de venir au secours des compagnies aériennes qui doivent héberger leurs passagers immobilisés. Outre l'hôtel, les touristes qui parviennent à s'entendre avec des fonctionnaires thaïlandais débordés peuvent obtenir une allocation alimentaire de quelque 40 euros par jour et par personne, versée en espèces.

Dans un quartier très fréquenté de Bangkok, l'avenue Sukhumvit, on n'a jamais vu, de mémoire de résident, des restaurateurs faire autant grise mine devant leur salle pourtant pleine. "En réalité, c'est un désastre complet, dit le patron du Green Garden, petit établissement comme Bangkok en compte des milliers à côté des grands hôtels. Qui va revenir pour des vacances en Thaïlande après ce coup-là ?"

Le royaume comptait enregistrer 14,5 millions d'entrées de visiteurs étrangers en 2008 et a déjà révisé ce chiffre à 13,5 millions si le blocus était levé incessamment. L'objectif le plus optimiste est fixé provisoirement à 6 ou 7 millions d'entrées pour 2009. En outre, le manque à gagner devra inclure toute l'industrie paratouristique des conférences, colloques ou séjours offerts par les entreprises à leur personnel dans le cadre légendaire du "pays du sourire".

Seul secteur à afficher un certain optimisme ces derniers jours, celui des compagnies aériennes privées. Louer un avion de 6 à 14 places pour un vol d'une heure ou deux vers un autre aéroport de la région, tout à coup, a paru une alternative à une clientèle fortunée.

Reste à estimer les répercussions du blocus de Bangkok pour l'ensemble du trafic aérien d'une région d'Asie du Sud-Est dépendant fortement des liaisons aériennes en raison de sa géographie.


lemonde.fr
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 12:16:02 pm
1 Décembre 2008


La France rapatrie les touristes bloqués en Thaïlande !


Un avion gros porteur a été affrété pour commencer à aider les 1.600 Français qui attendent de pouvoir rentrer. Les antigouvernementaux évacuent le siège du pouvoir pour se concentrer sur le blocage des aéroports.
 
Au lendemain de la démonstration de force des partisans du gouvernement, les manifestants antigouvernementaux ont décidé de quitter le siège du pouvoir qu'ils occupent depuis le 26 août dernier.

Un campement qui avait forcé le premier ministre contesté Somchai Wongsawat à aménager des bureaux temporaires à l'aéroport domestique de Don Mueang.

« C'est trop risqué de rester au siège du gouvernement en raison des attaques répétées contre nous», a expliqué une porte-parole de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD). Dans la nuit de samedi à dimanche, une attaque à la grenade à «Government House» a ainsi fait 49 blessés.

Ce groupe d'opposants, vêtus de jaune en signe d'allégeance au roi, a donc appelé ses partisans à soutenir les manifestants qui occupent les aéroports de Don Mueang et Suvanabhumi (vols internationaux), depuis la semaine dernière.

Dimanche, quelque 15.000 partisans du pouvoir vêtus de rouge se sont rassemblés devant le siège de l'administration métropolitaine de Bangkok et 1.500 d'entre eux étaient toujours là lundi matin. Une présence qui alimente des craintes de violences. Les pro-gouvernementaux, qui se rassembleront de nouveau lundi après-midi, n'ont pas encore décidé s'ils organiseront ou non une manifestation à la Cour constitutionnelle qui doit boucler mardi un dossier susceptible d'aboutir à un ordre de dissolution du parti au pouvoir et de deux formations alliées pour fraude électorale.

Redoutant un verdict négatif de la cour, ils ont d'ores et déjà mis en garde contre cet éventuel «coup d'Etat déguisé» qui pourrait aboutir à l'éviction politique du premier ministre et d'autres responsables de la coalition au pouvoir. Somchai Wongsawat est le beau-frère de l'ancien homme fort, Thaksin Shinawatra, renversé par l'armée en septembre 2006, à la suite d'accusations de corruption. Ses lieutenants sont revenus au pouvoir à la faveur de législatives qui ont mis fin à 15 mois d'administration militaire, en décembre 2007. Les plaintes pour fraude électorale concernent le scrutin d'il y a un an et la Cour constitutionnelle pourrait annoncer un verdict cette semaine.


Pas de risques pour la sécurité des Français.

Depuis des mois, la Thaïlande s'enfonce dans une grave crise politique qui a pris une tournure violente après une série d'affrontements ayant fait au total 6 morts et plusieurs centaines de blessés. Un climat insurrectionnel qui a poussé le premier ministre à se réfugier «indéfiniment» dans son fief électoral de Chiang Mai, à 700 km au nord de la capitale.

Seul signe de compromis dans un climat très tendu : le PAD a tout de même autorisé 37 avions commerciaux vides à quitter l'aéroport international. Mais à cause de ses protestations, plus de 100.000 passagers se sont retrouvés bloqués dans les terminaux. Seules d'autres plateformes aériennes, plus petites, sont utilisées pour les évacuer au compte-gouttes.

De nombreux gouvernements étrangers ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre en Thaïlande, où il est encore possible d'atterrir et de décoller, notamment à Phuket et Chiang Mai, ainsi que sur une base navale dans le sud-est du pays. Plusieurs compagnies aériennes affrètent des vols spéciaux pour des opérations d'évacuation. Plus de 1.600 Français sont ainsi dans l'attente d'un départ «dans les prochains jours». L'ambassade de France, qui a mis en place une cellule de crise, a toutefois indiqué « qu'il n'y a pas de risques pour leur sécurité pour le moment». Paris a décidé d'affréter un avion gros porteur pour aider ses ressortissants, en complément des efforts des compagnies aériennes. Un vol qui pourrait permettre d'emporter plus de 500 passagers, mais «différentes options» sont à l'étude pour le choix de l'aéroport thaïlandais qui «doit offrir toutes les garanties de sécurité», selon l'ambassade.


http://www.lefigaro.fr/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 12:21:32 pm
3 décembre 2008


Thaïlande: les opposants évacuent l'aéroport de Bangkok !


Au lendemain du départ forcé du Premier ministre thaïlandais Somchai Wongsawat, des centaines d'opposants ont évacué mercredi matin l'aéroport international de Bangkok qui devrait reprendre ses vols vers l'étranger jeudi.

A l'issue d'une cérémonie marquant officiellement la restitution des lieux aux autorités aéroportuaires de Suvarnabhumi, les protestataires sont partis à bord de véhicules affrétés par leur mouvement peu après 10H00 (03H00 GMT), a constaté une journaliste de l'AFP.

"Nous reviendrons lorsque la nation aura besoin de nous", a toutefois déclaré un des animateurs du mouvement, Somkiat Pongpaibul.

Les opposants royalistes de "l'Alliance du peuple pour la démocratie" (PAD) avaient annoncé mardi la fin de toutes leurs actions dans Bangkok, y compris le blocage des aéroports commerciaux, après un verdict fracassant de la Cour constitutionnelle ordonnant la dissolution du parti au pouvoir et l'exclusion immédiate du Premier ministre Somchai Wongsawat de la scène politique.

Les partisans du gouvernement ont dénoncé ce "coup d'Etat judiciaire" alors que l'armée refusait déjà de prêter main forte au pouvoir civil pour déloger les opposants.

"J'ai hâte de dormir dans mon lit, mais tout le monde était venu par amour du roi", a affirmé mercredi la manifestante Neepirom Kunniam, 58 ans, vêtue d'une chemise jaune en signe d'allégeance au monarque Bhumibol Adulyadej.

C'est très symboliquement deux jours avant le 81e anniversaire du roi que les manifestants ont fait place nette, mettant fin à une action qui a plongé des milliers de touristes dans le désarroi et entraîné des pertes de plusieurs milliards de dollars depuis le 25 novembre.

Dans une ambiance bon enfant, tranchant avec les violences qui ont émaillé la crise, des centaines de membres de la PAD ont fait la queue pour décrocher un autographe des deux grands leaders, le patron de presse Sondhi Limthongkul (60 ans) et le général de réserve Chamlong Srimuang (73 ans).

La fermeture de Suvarnabhumi et de l'aéroport Don Mueang (vols intérieurs) a bloqué en Thaïlande plus de 350.000 passagers, dont de nombreux touristes, et des gouvernements à travers le monde se sont mobilisés pour organiser des opérations d'évacuation.

Les vols internationaux au départ de Bangkok devraient reprendre jeudi, a annoncé le président du conseil des Aéroports de Thaïlande (AOT).

"Nous prévoyons un premier vol à l'arrivée dès cet après-midi (mercredi). C'est un vol (intérieur) de la Thai Airways en provenance de Phuket (sud)", a déclaré à la presse Vudhihaandhu Vichairatama.

"Nous espérons reprendre les vols (internationaux) le 4 décembre (jeudi)" et "le premier vol au départ, affrété par la Thai Airways, assurera la liaison Bangkok-Rome", a-t-il ajouté.

"Nous essaierons d'obtenir un retour à la normale dès que possible", a assuré le président d'AOT.

Les dégâts éventuels causés par les manifestants à Suvarnabhumi --structure futuriste flambant neuve de 3 milliards de dollars-- n'ont pas été évalués immédiatement.

Cette évacuation est intervenue au lendemain d'un ordre de dissolution du parti au pouvoir émanant de la Cour constitutionnelle qui a également exclu le Premier ministre de la vie publique pendant cinq ans.

Le Parti du pouvoir du peuple (PPP) et deux formations alliées ont été sanctionnés car certains de leurs responsables ont été reconnus coupables de fraude électorale, notamment "d'achats de voix", pendant les législatives de décembre 2007 qui avaient mis fin à quinze mois de gouvernement militaire.

En vertu de la Constitution adoptée en août 2007, sous l'impulsion d'une junte, un parti peut être dissout en Thaïlande si un seul de ses responsables est coupable de fraude électorale.

Le parti au pouvoir regroupait les lieutenants de l'ex-Premier ministre et homme d'affaires Thaksin Shinawatra, renversé en septembre 2006 par l'armée. M. Somchai est le beau-frère de M. Thaksin, en exil.

Le clan Thaksin, populaire parmi les masses rurales du nord de la Thaïlande, est honni par une bonne partie de l'aristocratie et des classes moyennes de Bangkok.


http://www.rtlinfo.be/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 12:24:49 pm
4 décembre 2008


Fin de la crise... pour le moment.


La crise politique semble enfin être terminée après 192 jours de confrontation entre les militants du PAD (Alliance du peuple pour la démocratie) et le gouvernement de Somchai Wongsawat. Ce dernier a été forcé de démissionner mardi et nombre de ses colistiers écartés de l'arène politique pour au moins cinq ans. Une victoire pour les leaders de l'opposition qui ont immédiatement annoncé la fin de l'occupation des aéroports de Bangkok.

Un geste que tout le monde attendait désespérément. L'aéroport de Suvarnabhumi (le quatrième en Asie) gère en effet 700 vols par jour. La fermeture d'une semaine a ont donc provoqué un retard sans précédent. Les autorités thaïlandaises ont bien tenté de réagir à la crise en ouvrant un ancien aéroport militaire (datant de la Seconde Guerre mondiale), près de la ville de Pattaya, mais ce lieu ne permettait l'arrivée et le départ que de trente avions par jour. Un nombre bien trop limité par rapport aux besoins des 350 000 touristes pris au piège des affrontements politiques dans la capitale thaïlandaise.

Bonne nouvelle, certains vols exceptionnels ont commencé à partir et arriver à Suvarnabhumi, dès hier après-midi, et l'aéroport devrait connaître « une reprise partielle de ses services dès aujourd'hui », affirme sa direction.


http://www.20minutes.fr/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 12:30:22 pm
15 Décembre 2008


Les opposants au pouvoir

En Thaïlande, le chef du principal parti d'opposition, Abhisit Vejjajiva, a été élu premier ministre du pays lundi. Son élection survient deux semaines après que son prédécesseur, Somchai Wongsawat, a été démis de ses fonctions par la Cour constitutionnelle au moment où les partisans de l'opposition occupaient deux aéroports pour obtenir sa démission.

Abhisit Vejjajiva, âgé de 44 ans, a été élu par 235 votes contre 198 pour le candidat du Parti du pouvoir du peuple (PPP), Pracha Promnok.

L'économiste diplômé de l'Université britannique d'Oxford devient le troisième premier ministre du pays en trois mois, et le premier issu du Parti démocrate à prendre les rênes du pouvoir en huit ans.

Son élection ne mettra pas nécessairement un terme aux profondes divisions que connaît le pays. Plusieurs dizaines de partisans du PPP, vêtus de leur caractéristique chandail rouge, se sont livrés à du vandalisme à l'extérieur du parlement thaïlandais lorsqu'ils ont appris la nouvelle de l'élection de M. Vejjajiva. Ils dénoncent « un coup d'État silencieux ».

L'élection de M. Vejjajiva a été rendue possible par la défection de petits partis de la précédente coalition gouvernementale dirigée par le PPP. Le parti autrefois dirigé par Thaksin Shinawatra, en exil depuis qu'il a été démis de ses fonctions par l'armée en décembre 2006, a été dissous par la Cour constitutionnelle, mais ses députés se sont réunis sous une nouvelle bannière, Puea Thai.

Le 2 décembre dernier, la Cour constitutionnelle a non seulement banni le premier ministre Wongsawat de la scène politique pour une période de cinq ans, mais a aussi dissous trois formations politiques, dont le PPP. Le tribunal juge que ces trois partis se sont livrés à des fraudes électorales lors du scrutin de décembre 2007, le premier organisé depuis le renversement de M. Shinawatra.

Pas moins de 29 députés du PPP ont été bannis de la vie politique au même moment. Ces sièges seront pourvus le 11 janvier prochain lors d'élections partielles. Selon plusieurs analystes, cette élection pourrait causer des maux de tête au nouveau premier ministre Vejjajiva, porté au pouvoir par une nouvelle coalition jugée bancale.

Même en exil, l'ex-premier ministre Shinawatra continue de se mêler de la vie politique thaïlandaise. Samedi, un message vidéo qu'il a enregistré a été diffusé devant plus de 40 000 partisans rassemblés dans un stade de Bangkok. M. Shinawatra, qui fait face à des accusations de corruption, a dénoncé « l'ingérence » de l'armée dans le jeu politique et dans la formation d'un nouveau gouvernement.

Les troubles politiques qui secouent la Thaïlande sont un reflet des profondes fractures qui traversent la société. M. Shinawatra et son parti demeurent très populaires auprès des Thaïlandais dans les régions rurales, notamment dans le nord et le nord-est du pays, ainsi qu'auprès des citadins les plus pauvres. Le Parti démocrate est plutôt populaire auprès des classes moyennes et des élites.


http://www.radio-canada.ca/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 01:31:42 pm

23 janvier 2008

Manifestation monstre le 23 janvier à Bangkok de la part des "Rouges" afin de demander le retout de l'ex-premier ministre Thaksin...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 01:34:36 pm

Thaksin galvanise les foules par téléphone !


L’ancien Premier ministre, en exil en Grande-Bretagne, a passé un coup de fil à ses partisans, depuis un lieu indéterminé. Ils étaient des milliers, rassemblés dans un stade de la capitale, à renouveler leur confiance à l’ancien chef de gouvernement condamné dans son pays pour évasion fiscale.

Tout était rouge au stade de football de Rajamangala à Bangkok. Rouge, comme la couleur emblématique des partisans de l'ancien Premier ministre. Environ 60 000 de ses fidèles remplissaient les gradins du stade. Leur slogan : résister au coup d'Etat et protéger la démocratie.

Quand la voix de Thaksin se fait entendre sur les haut-parleurs, la foule scande son nom et agite frénétiquement des applaudisseurs en plastique. Comme à son habitude, Thaksin ne parle que de lui-même. Il se plaint de l'acharnement de ses ennemis politiques contre sa famille. Mais l'homme a conservé son charisme, ses mots portent, et la foule se lève, galvanisée.

Dans son discours, Thaksin déclare que seul le pouvoir du peuple ou la sympathie du roi Bhumibol de Thaïlande pourrait lui permettre de rentrer en Thaïlande. Ce qui doit vouloir dire qu'il espère que les tribunaux effacent sa condamnation pour abus de pouvoir.

Mais cette grand-messe rouge est un signe de plus de la polarisation extrême de la société thaïlandaise irrémédiablement divisée en son milieu.

Dans une telle atmosphère, tout compromis entre les Jaunes --les militants anti-Thaksin-- et les Rouges semble difficile à concevoir. Ces grandes manifestations des pro et des anti-Thaksin ces derniers jours donne l'impression que chaque côté passe ses forces en revue avant la bataille.


http://www.rfi.fr/


la vidéo du discours de Thaksin au téléphone:  http://www.youtube.com/watch?v=yDqV9oTMb8U
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 01:40:27 pm

Re-belotte: nouvelle manifestation de 30 000 Rouges à Bangkok ce mardi 24 février 2009...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 01:45:08 pm

26 Mars 2009, grosse opération promotionnelle pour le gouvernement... Le 1er ministre Abhisit Vejjajiva fait distribuer la somme de 2000 bahts à toutes les travailleurs bénéficiant de la Sécurité socilae (ils ne sont hélas pas majoritaires !)...

Pendant ce temps là, les opposants ("Rouges") continuent de bruler des effigies du 1er ministre (photo 3)...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 01:58:17 pm
6 avril 2009

Le Parti Démocrate a fêté aujourd'hui son 63e anniversaire à Bangkok... Ses principaux leader étaient présent: le 1er ministre de Thaïlande Abhisit Vejjajiva, le vice 1er ministre et chef du Parti Chuan Leekpai et le ministre des Affaires Etrangères Kasit Piromya...

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 02:04:08 pm
8 Avril 2009

Cette fois-ci, les Rouges sont 100 000 manifestants. ils demandent le départ du 1er ministre Abhisit Vejjajiva et le retour du Thaksin...

Ils ont même réussis à bloquer la voiture du 1er ministre durant quelques minutes (photos 4 et 5)...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 02:19:15 pm
11 Avril 2009


Les « chemises rouges » font capoter le sommet de Pattaya !


Le sommet de l'Asean à Pattaya qui rassemblait les dirigeants de seize pays d'Asie-Pacifique, a été brusquement reporté sine die ce samedi après la prise d'assaut, par des centaines de manifestants antigouvernementaux thaïlandais, de l'hôtel de luxe où il se déroulait. Les dirigeants participants ont tous été évacués par hélicoptère alors que l'état d'urgence était décrété à Pattaya, pour être finalement levé en fin de journée.

Les « chemises rouges » ont atteint leurs objectifs : faire capoter le sommet élargi de l’association des Nations de l’Asie du sud-est à Pattaya et humilier le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva.

La décision été prise de concert par tous les leaders de l’Asean lors du déjeuner : des hélicoptères ont évacué les seize chefs d’Etat et de gouvernement qui devaient participer au sommet y compris ceux de la Chine, de l’Inde et du Japon.

L’état d’urgence a été décrété par conséquent sur Pattaya et sur la province de Chonburi située à une centaine de kilomètres au sud-est de Bangkok. Concrètement, l’armée prend les choses en main et peut arrêter et détenir arbitrairement toute personne soupçonnée de créer des troubles. Cependant, il n’est pas question pour l’instant de couvre-feu et environ 500 « chemises rouges » qui avaient pénétré de force dans l’hôtel ce samedi matin continuent à manifester devant ce complexe de luxe où aurait dû se tenir le sommet.


Un très sérieux camouflet pour le Premier ministre.

C’est un très sérieux camouflet pour le Premier ministre Abhisit Vejjajiva. Mais il est clair qu’il n’a pas voulu que la police et l’armée utilisent la force pour disperser les manifestants. Des questions se posent toutefois quant à leur incapacité totale à contrôler et contenir ces manifestants dont le nombre à Pattaya n’a jamais dépassé le millier de personnes.

Les longues vacances du Nouvel an thaï vont commencer à partir de demain dimanche, ce qui va calmer quelque peu les tensions, mais il est toutefois probable qu’après cette victoire, les « chemises rouges » reprendront dans une dizaine de jours, leur campagne pour faire tomber le gouvernement.


http://www.rfi.fr/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 02:21:47 pm
Citer

Qui sont ces « chemises rouges » ?

Dans leur majorité, les « chemises rouges » sont les partisans de l’ancien Premier ministre, Thaksin Shinawatra, renversé par un coup d’Etat en septembre 2006. Issues des classes modestes de la population, travailleurs migrants venus des provinces ou jeunes désœuvrés, ils avaient grandement bénéficié des politiques populistes de Thaksin, notamment de la couverture sociale universelle et des prêts revolving.

Depuis que Thaksin s’est exilé à l’étranger et qu’il a été condamné pour abus de pouvoir, il a utilisé cette masse informelle pour atteindre son objectif : récupérer environ deux milliards d’euros, gelés dans les banques thaïlandaises et éventuellement reconquérir le pouvoir.

Les « chemises rouges » qui ont fait capoter le sommet, ont été recrutés dans les bas fonds de Pattaya et Chonburi. Leurs revendications démocratiques sonnent un peu creux, comme un discours soigneusement appris, puis ânonné pour satisfaire le journaliste.

Au-delà de cette manipulation par des politiciens cyniques et sans scrupules, comme Thaksin, la révolte des « chemises rouges » reflète un profond malaise social qui ne date pas d’aujourd’hui. Ce sont surtout les classes moyennes urbaines, souvent sino-thaïlandaises qui ont profité des vingt années de croissance économique accélérée qu’a connues la Thaïlande.

Les « chemises rouges », souvent des provinciaux, souvent munis d’une simple éducation primaire, ont été les « laissés-pour-compte » de cette croissance. Leur colère actuelle exprime ce trop plein de frustration.



A Pattaya, les "Chemises Rouges" ont réussis à pénétrer dans les locaux du sommet de l'ASEAN...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 02:31:58 pm

Durant les affrontements de Pattaya, l'Armée, comme on peut le voir sur la 1ere photo, est restée "l'arme au pied"...

On a par contre vu l'apparition d'une nouvelle force: les "Chemises Bleues", constituées par des Thaïlandais exaspérés par les successifs blocages que les "Chemises Rouges" font subir aux pays...

Armés de gourdins, de couteaux, etc, les "Bleus" ont attaqués les "Rouges" et de violents combats de rue se sont déroulés...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 02:41:44 pm

Le 12 avril, les "Chemises Rouges" s'en sont pris violamment à la voiture d'un officiel gouvernemental à Bangkok (photos 1 et 2)...

Le 14 Avril, l'Etat d'Urgence a été déclenché dans la capitale l'Armée a du cette fois intervenir et chasser les manifestants (photos 3 et 4)...

Les cartes d'identité de tous les manifestants "Rouges" ont été controlé par la Police (photos 5 et 6)... Ils ont ensuite été encadrés et redirigés vers leur provinces d'origines (une grande partie de ses manifestants auraient tout simplement été payés entre 200 et 500 bahts par personnes par les pro-Thaksin pour venir manifester à Bangkok)...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 02:45:04 pm

Sondhi Limthongkul, mitraillé à Bangkok !


Les assaillants qui suivaient le militant royaliste thaïlandais Sondhi Limthongkul n’y sont pas allés de main morte, vendredi à Bangkok : ils ont immobilisé le véhicule de l’homme d’affaires et patron de presse et l’ont arrosé au fusil-mitrailleur.

Sur place, la police a retrouvé plus d’une centaine de douilles. Grièvement blessé, Sondhi Limthongkul a été opéré, mais ses jours ne seraient pas en danger. Limthongkul est le fondateur du mouvement royaliste thaïlandais des «chemises jaunes», farouchement hostile à l’ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, dont les supporteurs sont surnommés les «chemises rouges».

Limthongkul, 61 ans, avait créé en 2006 l’Alliance du peuple pour la démocratie (PAD), afin de «sauver la Thaïlande de la corruption généralisée sous Thaksin». La PAD avait organisé d’importantes manifestations qui avaient déstabilisé Thaksin avant son renversement par des généraux légitimistes.

Cette embuscade intervient quelques jours après la répression par l’armée thaïlandaise d’importantes manifestations de «chemises rouges» à Bangkok. Ces violences ont fait deux morts et 123 blessés.


http://www.liberation.fr/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 03:10:34 pm
1er Juin 2009

Le 1er Juin 2009, les responsables de l'Alliance pour la Démocratie (PAD: Alliance for Democracy ) se sont réunis afin de créer leur nouveau parti politique, nommé "Karn Muang Mai" ce qui signifie "Nouvelle Politique"...

L'enregistrement auprès du gouvernement de ses statuts se fera cette semaine...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 03:27:10 pm
16 Juillet 2009

Le leader du PAD Chamlong Srimuang ainsi que 35 autres "Chemise Jaunes" qui étaient accusé d'avoir bloqué les aéroports de Bangkok en Décembre 2008 et risquaient de lourdes peines de prison pour les motifs de "terrorisme" et de "trouble de l'ordre public" ont vu la cour prononcer un non lieu à leur encontre...

L'annonce de la nouvelle adonné lieu à une manifestation pacifique des "Jaunes"...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 03:32:41 pm
18 Aout 2009

30 000 «chemises rouges» pro-Thaksin manifestent à Bangkok.

Plus de 30 000 «chemises rouges», surnom des partisans de l'ex-Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, ont manifesté lundi à Bangkok.

Elles ont demandé au roi de gracier leur dirigeant en exil condamné pour corruption.

M. Thaksin, homme d'affaires de 60 ans qui a gouverné la Thaïlande de 2001 à 2006 avant d'être renversé par des généraux royalistes, s'est adressé à ses supporters, grâce à une liaison par vidéo, pour souligner qu'il restait «loyal» à la monarchie et au souverain Bhumibol Adulyadej, âgé de 81 ans.

La manifestation s'est déroulée près du Grand Palais, où d'importantes forces de sécurité avaient été déployées pour parer à toute éventualité.


Pétition pour le roi.

Les organisateurs ont affirmé disposer d'une pétition rassemblant plus de 3,5 millions de signatures demandant au roi Bhumibol d'accorder sa grâce à M. Thaksin, condamné par contumace en octobre dernier à deux ans de prison pour «conflit d'intérêt».

«Nous sommes ici aujourd'hui pour informer notre père, le roi de tous les Thaïlandais, que nous souhaitons l'unité et la réconciliation», a déclaré M. Thaksin qui portait lui-même une chemise rouge sur les images retransmises par un site web de l'opposition.

Le mouvement des «chemises rouges» avait été réprimé par l'armée en avril dernier à la suite de violentes manifestations lors d'un sommet asiatique à Pattaya, puis à Bangkok. Il a repris depuis sous une forme pacifique avec des rassemblements réguliers et la pétition qui a finalement été déposée lundi après-midi dans un bureau du Grand Palais.


Pas de fondement légal.

Abhisit Vejjajiva, devenu Premier ministre en décembre dernier à la faveur d'un renversement d'alliance au Parlement, a averti les «chemises rouges» que leur campagne n'avait aucun fondement légal et que seuls M. Thaksin et des membres de sa famille étaient en mesure de demander en personne la grâce du roi.

Depuis début 2006, la Thaïlande est secouée par d'incessantes manifestations entre partisans et adversaires de M. Thaksin qui reste populaire dans les régions rurales du nord d'où il est originaire. Il est, en revanche, détesté par une bonne partie des élites de Bangkok.


http://www.20min.ch/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 27, 2009, 10:34:36 am

Hier, le 1er ministre Abhisit Vejjajiva était invité au  TAN Network (Thai-Asean News Network), la 1ere chaine de télévison thaï en englais émettant 24 heures sur 24.

Il y a prononcé un discours expliquant que l'audi-visuel et l'Internet (le résau thai est parfois saturé) était au centre de ses préocupations...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 28, 2009, 08:16:48 am

L'énorme dilemne pour les Thaïlandais est là: choisir entre un gouvernement honnête mais qui n'a pas été "réellement" élu par le peuple (l'actuel !) et un gouvernement qui gagne chaque élection avec plus de 70 % des voix mais qui est ultra corrompu (celui de Thaksin !)...

???!!!
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le août 28, 2009, 11:54:27 am

Le député démocrate, Thepthai Senpong, a affirmé hier que Thaksin Shinawatra avait été expulsé mardi de Dubaï et avait fui vers le Monténégro,


Expulsé de Grande Bretagne, puis de Dubai, un jour du Monténégro. Il va finir en France Thaksin !  ;D
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 29, 2009, 08:47:22 am

Hier 28 Aout 2009, Daranee Charncherngsilapakul, une activiste appartenant aux "Chemises Rouges" supportant l'ancien 1er ministre Thaksin a été condamné à 18 ans de prison pour avoir insulté la monarchie durant les manifestation anti-gouvernemental !

Ouille, ça fait mal !...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 30, 2009, 01:35:07 pm

Depuis hier 29 Aout, des soldats stationnent devant le Palais du 1er ministre à Bangkok, en prévision de la grande manifestation que doivent organiser bientôt les suporters de Thaksin Shinawatra...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 31, 2009, 10:57:59 am

L’instabilité politique reste un problème crucial en Thaïlande.


Près de trois ans après la coup d’État qui a mis fin au gouvernement de Thaksin, la Thaïlande n’a pas réussi à retrouver une véritable stabilité politique, et reste un pays profondément divisé, toujours dans l’attente d’une solution durable qui permette de réconcilier les deux camps en présence.

L’annulation de la manifestation de l’UDD (Front uni de la démocratie contre la dictature), plus connu sous le nom de “chemises rouges” apporte un peu de répit dans le calendrier, déjà bien fourni, des manifestations de rue à Bangkok. Mais il s’agit plus d’un report temporaire que d’une véritable annulation. Le déploiement massif des forces de sécurité encadrées par l’armée dans le cadre de l’ISA (internal security act) semble avoir joué un rôle dissuasif.

L’application de la loi sur sécurité intérieure, qui donne à l’armée de larges pouvoirs pour le maintien de l’ordre, a conduit cette fois à reporter cette nouvelle manifestation prévue hier devant les bureaux du chef du gouvernement. Le Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD) a déclaré qu’il tiendrait un nouveau  rassemblement entre le 5 septembre et le 19 septembre.

Il est très probable que cette énième manifestation aurait donné lieu à des débordements plus ou moins violents, puisque depuis quelques jours circule sur Internet un enregistrement falsifié d’une conversation du Premier ministre appelant à réprimer durement les manifestants pro Thaksin. Une première enquête à démontré que la source probable de cet enregistrement est la société SC Asset Corporation, dont la principale dirigeante n’est autre que Yingluck Shinawatra, la plus jeune sœur de Thaksin.

L’UDD a déjà organisé quatre manifestations depuis les émeutes d’avril 2009, et la perspective de nouveaux mouvements fait redouter une nouvelle période d’instabilité après par quatre ans de crise politique continue. Les chemises rouges sont aussi à l’origine d’une pétition qui a recueilli 3,5 millions signatures demandant un pardon royal pour Thaksin Shinawatra, condamné à deux ans de prison pour corruption.

L’ancien Premier ministre, a beau être en exil et condamné à deux ans de prison pour corruption, il montre qu’il peut encore mobiliser ses partisans et  déranger la coalition au pouvoir.

Selon le politologue Pitch Pongsawat de l”université de Chulalongkorn (Bangkok) :

"Il y a peu d’hommes politiques en Thaïlande qui ont atteint le niveau de célébrité de Thaksin. Thaksin est peut être, de fait, en dehors du jeu politique et de la Thaïlande, mais il est tous les jours dans les médias. Nous sommes entrés dans une sorte d’ère “post Thaksin”, avec un gouvernement conservateur qui se définit comme anti Thaksin. C’est une sorte de coalition assez souple (loose coalition) qui n’a pas d’autre véritable cohésion que la volonté d’empêcher le retour de Thaksin au pouvoir"

De fait les activités incessantes des partisans de l’ex premier ministre constituent un frein important pour la reprise en Thaïlande. Un rapport de la Banque Mondiale, rendu public la semaine dernière, insiste sur une variable clé de la reprise : la stabilité politique.

Utilisant une enquête auprès de 1043 entreprises effectuée entre avril et novembre 2007, le rapport, Thailand Investment Climate Assessment Update 2008, montre que plus des deux tiers des entreprises intérrogées ont jugé le climat d’incertitude économique et politique comme des obstacles majeurs ou sévères pour investir en Thaïlande.

"Quand il y a une forte incertitude sur l’environnement politique, les investisseurs et les gestionnaires d’entreprises ont tendance à craindre que tout changement de gouvernement pourrait conduire à des changements dans les politiques gouvernementales et dans les règlements qui touchent les entreprises. Et ces préoccupations ont naturellement été reflétées dans l’enquête."

a noté Kirida Bhaopichitr, économiste principal pour la Thaïlande, et co-auteur de l’Investment Climate Assessment Update pour la Banque Mondiale

Mais cette instabilité a aussi un coût qui commence à peser lourdement sur certains secteurs de l’économie thaïlandaise, à commencer par le tourisme. Les statistiques publiées la semaine dernière par le Smith Travel Research indiquent que Bangkok et Phuket ont été parmi les villes de la région Asie-Pacifique les plus touchées par les baisses de fréquentation hôtelières.

De Juin 2008 à Juin 2009 sur les quatre marchés régionaux qui ont signalé une diminution de leur occupation de plus de 20%, Bangkok était en tête avec un recul de -31,6% à 46,3%, suivie par Hong Kong (-24,8% à 59,7%), Phuket (-24,8% à 36,4%); et  Osaka (-21,5% à 58,5%).

La crise qui touche actuellement le secteur de l’hôtellerie en Thaïlande, est loin d’être terminée, et pourrait encore durer, selon une étude publiée récemment par Jones Lang LaSalle Hotels.

Selon cette étude, le taux d”occupation moyen à Bangkok dans les hôtels haut de gamme restera anémique, aux alentours d’ environ 50% à 60% pour les deux prochaines années. Bangkok a enregistré la baisse la plus importante dans la moyenne des occupations de ses chambres d’hôtel dans toute l’Asie, avec le segment des cinq-étoiles segment qui enregistre une diminution de 33,3% en glissement annuel au premier semestre.

Selon un responsable d’une grande chaîne hôtelière basée en Thaïlande

"La situation politique a fait beaucoup de dégâts sur le marché du MICE (Meetings, Incentive Travel, Conventions and Exhibitions), c’est à dire sur des réservations qui s’effectuent 6 mois ou un an à l’avance. Ce marché est actuellement en baisse de 70% à Bangkok, car il est beaucoup plus sensible aux troubles politiques que le marché du loisirs, et le marché du 5 étoiles s’en ressent fortement à Bangkok en particulier."

A plus long terme, on peut aussi s’interroger sur les motivations de Thaksin, dont la stratégie semble privilégier le harcèlement, au détriment de la cohérence. Demander à la fois le pardon royal, tout en appelant à manifester devant le palais royal, et à proximité des locaux du gouvernement semble répondre à des objectifs contradictoires.

Soit Thaksin est décidé à déstabiliser le gouvernement Abhisit en utilisant tous les moyens possibles (manifestations violentes, occupation de locaux gouvernementaux, enregistrements falsifiés) et en privilégiant une stratégie de rupture. Soit il estime réaliste son retour en Thaïlande dans le cadre d’une réconciliation nationale et d’un retour à l’unité.

En définitive, et quelque soit l’issue du conflit qui divise en ce moment les thaïlandais, il revient à la classe politique dans son ensemble de trouver une manière pacifique de résoudre une situation qui commence à tourner à la tragi comédie. Depuis l’intervention de l’armée en avril dernier, Thaksin ne peut plus sérieusement envisager une solution extra parlementaire à son exil, et un retour par la pression de la rue. Seule une solution négociée semble être en mesure de sortir la Thaïlande de l’impasse politique dans laquelle elle se trouve.


http://www.thailande-fr.com/politique/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 02, 2009, 10:19:01 am

L'ex-premier ministre Thaksin Shinawatra continue son tour du Monde... Ces jours derniers, il était au Zwaziland où le roi Mswati III l'a reçu en grandes pompes...

...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 09, 2009, 10:28:33 am

BING BANG: perte de sang froid !

Hier l'acteur Adisaraj très connu en Thaïlande, a pété les plombs et a "cassé la figure" devant les journalistes de Methee Amornwuthikul, le leader du parti politique Pheu Thai ("Chemises Rouges") pour la région de Surat Thani. ce dernier lui aurait emprunté 700 000 bahts durant la dernière campagne électorale...

On rit parfois jaune au "Pays du sourire"...  :D
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le septembre 09, 2009, 01:42:29 pm
Sur ce coup là il est certain qu'il a perdu 700 000 baths .  :-X
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le septembre 10, 2009, 12:35:38 pm
Si l'autre porte plainte, c'est lui qui va devoir les lacher les 700 000 bahts.  :-X
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le septembre 10, 2009, 12:52:30 pm

Si l'autre porte plainte, c'est lui qui va devoir les lacher les 700 000 bahts.  :-X


Pour le peu qu'il réclame 700 000 baths d'intérêts ça lui fera 1 400 000 baths .  :D
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le septembre 11, 2009, 12:18:52 pm

Le gouvernement a maintenant des raisons de craindre un ébranlement de l’engagement des forces de sécurité pour assurer le maintien de l’ordre lors des manifestations des “Chemises rouges” prévues le 19 septembre par le mouvement anti-gouvernemental des "Chemises rouges" à l’occasion du troisième anniversaire du coup d’Etat qui avait fait tomber leur leader, l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra. Thaksin lui-même est un ancien officier de police.


Tu m'étonnes !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le septembre 19, 2009, 01:29:27 pm
19 septembre 2009


Journée sous tension pour le pouvoir



Ce 19 septembre deux rassemblements distincts sont prévus dans le pays. L’un des « chemises jaunes » de l’Alliance populaire pour la démocratie près de la frontière cambodgienne, l’autre des « chemises rouges », mouvement antigouvernemental, à Bangkok. Les autorités ont pris d’importantes mesures de sécurité pour éviter les débordements. Cette journée démontre une nouvelle fois les profondes divisions du royaume et souligne les difficultés actuelles du gouvernement démocrate.


C’est une journée potentiellement explosive pour le gouvernement Abhisit, pris en tenaille entre « chemises rouges » et « chemises jaunes ».


D’un côté les « chemises rouges » donc, qui demandent la démission du gouvernement, avec un nouveau rassemblement massif ce samedi à Bangkok. La date est symbolique : ils commémorent l’anniversaire, il y a trois ans, du coup d’Etat qui a renversé l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra.


Les manifestants seront encadrés par 6500 policiers. De plus, la loi sur la sécurité intérieure, une mesure controversée, a été mise en vigueur vendredi. Elle permet au gouvernement de faire appel à l’armée et d’imposer, si besoin, un couvre-feu.


Toujours ce samedi, mais près de la frontière cambodgienne, une autre manifestation, celle des « chemises jaunes ». Ces derniers étaient pourtant restés assez discrets ces derniers mois. Deux cents policiers anti-émeutes côté thaïlandais et une cinquantaine d’hommes côté cambodgien ont été déployés autour du temple de Preah Vihar.


Le site est entouré de barbelés pour empêcher les manifestants de pénétrer sur ce bout de terre adjacent au temple, une zone disputée depuis plus de quarante ans. Les chemises jaunes accusent le gouvernement d’avoir laissé des « colons cambodgiens » s’installer sur ces terres aux frontières non définies.


Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, qui quitte Bangkok ce samedi pour assister à l'assemblée générale de l’ONU à New York, est en difficulté depuis plusieurs semaines. La coalition bancale qu’il dirige est critiquée jusque dans les rangs de son parti, ce qui relance encore des rumeurs de coup d’Etat durant son absence.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 20, 2009, 10:05:41 am

19 Septembre 2009, encore une date noire... Et on dit que les Thaïlandais sont des gens pondérés !!!


Thaïlande: manifestations croisées des "rouges" et des "jaunes"!

Les "chemises rouges" et "chemises jaunes", qui s'affrontent depuis des années dans la rue et sur l'échiquier politique thaïlandais, ont organisé samedi des manifestations croisées à Bangkok et dans le nord-est du pays, à la frontière cambodgienne.

Selon les forces de l'ordre, les "rouges", favorables à l'ex-Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, étaient entre 18.000 et 20.000 dans le centre de la capitale pour commémorer le 3e anniversaire du coup d'Etat contre leur leader aujourd'hui en exil, et réclamer le départ du Premier ministre, Abhisit Vejjajiva.

Quelque 5.000 "jaunes" ont tenté quant à eux d'accéder au temple de Preah Vihear, dans une zone disputée par la Thaïlande et le Cambodge, où les dernières tensions en avril avaient fait au moins deux morts et dix blessés entre soldats des deux pays.

Des dizaines de personnes ont été blessées, dont au moins 20 hospitalisées, après des affrontements entre villageois et membres de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD, royalistes), à quelques kilomètres du site.

Les autorités voulaient les empêcher d'accéder à ce temple du XIe siècle de peur de relancer avec Phnom Penh des tensions qui ont éclaté en juillet 2008, lorsqu'il a été inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

A la nuit tombée, un accord a pu mettre fin à la manifestation, selon lequel trente manifestants liraient dimanche une déclaration à proximité du temple.

Le coup d'Etat du 19 septembre 2006 a plongé la Thaïlande dans une crise politique sans fond, chaque camp tentant depuis de renverser dans la rue le gouvernement issu de la coalition adverse.

Le Premier ministre a fait appel à environ 9.000 soldats et policiers pour protéger les bâtiments-clés du pouvoir.

Une manifestation des "rouges" avait dégénéré en avril dernier, provoquant la mort de deux personnes. Cette fois, ils ont promis un rassemblement pacifique.

Thaksin doit s'adresser à eux depuis l'étranger par téléphone ou télé-conférence, aux alentours de 20h30 (13h30 GMT), après avoir appelé au calme ces derniers jours.

Mais le gouvernement a exprimé des craintes que les deux rassemblements dégénèrent, évoquant le risque posé par des groupuscules non identifiés, notamment après la nuit tombée.

"J'ai demandé aux responsables de (...) contrôler étroitement les mouvements de ces groupes. Je suis inquiet pour ce soir et j'ai prévenu les agences de renseignement", a-t-il déclaré aux journalistes.

Il a aussi évoqué des risques d'attentats organisés par une tierce partie dans la capitale, dans la nuit de samedi à dimanche.

Abhisit doit quitter le pays dimanche pour assister à l'Assemblée générale des Nations unies, une situation qui rappelle celle de Thaksin en 2006, renversé par un coup d'Etat militaire alors qu'il était précisément à l'ONU.

Le puissant chef de l'armée de terre, Anupong Paojinda, a dû nier vendredi les rumeurs de coup d'Etat contre l'actuel chef du gouvernement.

Ce dernier a vu sa position politique très affaiblie depuis plusieurs semaines par une controverse au sein de son propre camp sur la nomination d'un nouveau chef de la police. La décision a finalement été reportée sine die.


http://www.rtlinfo.be/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le septembre 20, 2009, 12:16:31 pm
Pffff... Ils en ont pas marre avec leurs conneries. J'vois pas en quoi ce genre de manifs peut faire avancer les choses ! J'ai vu les images des bagarres des Jaunes et de la Police au preah Vihear  :-X s'ils ont un trop plein d'énergie, ils ont qu'à se mettre au Rugby, ça les calmera !  :o
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 20, 2009, 11:47:43 pm

Le fond du problème est le Pouvoir... comme toujours...  :(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 21, 2009, 09:17:49 am

Un texte qui propose une bonne analyse des évènements des dernières années...


Thaïlande : les leçons amères d’un coup d’Etat raté !


Trois ans après le coup d’Etat sans effusion de sang qui a renversé Thaksin Shinawatra, l’impasse politique persiste en Thailande ou règne un sentiment diffus mais durable de malaise, sur fond de rumeurs de nouveau coup d’Etat.

Le coup d’État du 19 septembre 2006 était censé mettre fin à des mois d’agitation politique et rétablir la stabilité en la Thaïlande, mais trois années plus tard le royaume est aussi divisé et instable que jamais.

Les militaires qui avaient renversé le Premier ministre Thaksin Shinawatra ont été dans un premier temps, accueillis avec soulagement par de nombreux Thaïlandais, en particulier ceux qui manifestaient contre les abus de pouvoir de l’administration de Thaksin. Mais l’illusion d’un retour à la normale dans le sillage des chars de l’armée sera de courte durée.

"Que la Thaïlande soit toujours enfermée dans une crise politique prolongée, trois ans après son dernier coup d’État militaire, suggère les généraux n’ont pas réussi dans leurs objectifs. Le coup est apparu comme ayant été plus facile à exécuter que de gérer la suite. La vie politique thaïlandaise est devenue plus compliquée, et les enjeux sont plus importants."

estime Thitinan Pongsudhirak directeur des études internationales, Faculté de science politique, Université de Chulalongkorn.

Trois ans après le retour en force des militaires dans la vie politique thaïlandaise, certaines conclusions semblent déjà installées de manière irréversible.

La première c’est l’incroyable résilience de Thaksin et du mouvement qu’il a crée dans la société thaïlandaise. Non seulement il occupe toujours le devant de la scène, mais ses adversaires n’ont pas eu d’autres choix que de copier ses politiques “populistes”, sans pour autant réussir à convaincre. C’est aussi le première fois qu’un homme politique évincé par les militaires  ne sombre pas plus ou moins rapidement dans l’oubli.

La deuxième conclusion que l’on peut tirer de l’actuelle situation, c’est l’impossibilité pour l’actuel gouvernement de revenir à la situation d’avant Thaksin. Les généraux avaient pour but affiché de se débarrasser de Thaksin Shinawatra, accusé de corruption.  Mais ils avaient aussi semble t-il une autre mission, moins facile à assumer : défaire son héritage dans l’éveil des masses rurales thaïlandaises.

Entre 2001 et 2006 Thaksin a réveillé l’électorat rural jusqu’alors délaissé par les élites traditionnelles, qui se sent maintenant partie prenante à l’avenir de la Nation. Ces sections trop souvent négligées de l’électorat sont devenues des intervenants clés au cours des années Thaksin. Leur conscience politique s’est éveillée de façon irréversible, et après avoir imposé leur participation dans le système, ils ne veulent plus retomber dans l’oubli.

Si les militaires avait simplement tenu leur promesse de s’en prendre uniquement aux excès de Thaksin et à ses abus, par ailleurs incontestables, la solution aurait été beaucoup plus acceptable pour toute une partie de la population. La principale erreur de l’actuelle coalition est de vouloir absolument remonter le temps et revenir au statu quo ante de la période  pré-Thaksin en Thaïlande. Tant que cette zone d’ombre de l’actuel pouvoir ne sera pas éclaircie, les campagnes de pacification mettant l’accent sur l’unité nationale comme la  “société de modération”  (mo so) ou “I Love Thailand” lancée par le Premier ministre Abhisit Vejjajiva seront incapables de mettre fin aux actuelles divisions.

Les opposants à l’actuel gouvernement jouent aussi sur une vision plus moderne de la démocratie, et critiquant l’ingérence des militaires dans la politique, ils s’estiment victime d’un conflit de classe, et décrivent leurs ennemis comme «l’aristocratie».

La Thailande semble ainsi être enfermée dans un cycle sans fin de protestations et de contre- manifestations, mais qui a aussi un prix pour tous les Thaïlandais, quelques soient la couleur de leurs chemises. La crise politique a effarouché les touristes et les investisseurs étrangers à un moment où l’économie est confronté à la récession mondiale.

L’actuelle situation est aussi rendue plus délicate par une inquiétude croissante quant à la question taboue de la succession éventuelle du roi Bhumibol Adulyadej, 81 ans et de santé fragile, qui incarne traditionnellement le rôle du personnage unificateur du pays. Les efforts incessants du gouvernement pour étouffer toute forme de débat sur l’avenir de la monarchie  – par des arrestations suivies de très lourdes peines,  et la censure de l’Internet – n’ont fait que renforcer le problème.

Récemment les attaques des chemises rouges se sont dirigées de façon systématique contre l’ex général Prem, accusé d’avoir organisé le coup d’Etat de 2006. Mais Prem est aussi le plus proche conseiller du roi, et d’une certaine façon s’en prendre à lui est une façon indirecte de s’en prendre à la monarchie.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 21, 2009, 06:33:46 pm

Je n'ai pas l'impression que la situation de la Thaïlande se soit tant détériorée que cela hormis le fait que la crise économique sévit comme partout...

Par contre, je pense que les manigances de Thaksin, elles, détériorent la situation politique, c'est un fait !...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le septembre 21, 2009, 09:34:19 pm

Je n'ai pas l'impression que la situation de la Thaïlande se soit tant détériorée que cela hormis le fait que la crise économique sévit comme partout...

Par contre, je pense que les manigances de Thaksin, elles, détériorent la situation politique, c'est un fait !...



Bien sur il fait tout pour , il a tout perdu donc plus rien à perdre .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 26, 2009, 07:38:21 pm

Le président des Etats Unis Barack Obama et son épouse Michelle Obama ont acceuilli hier le premier ministre de Thaïlande Abhisit Vejjajiva et son épouse Pimpen Sakuntabhai à Pittsburgh (Pennsylvania) pour la tenue prochaine du G20.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 06, 2009, 07:16:45 pm
Je serais quand même étonné qu'il prenne de la prison ferme...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 08, 2009, 07:23:54 am

Hier 7 octobre 2009, s'est donc déroulée la grande manifestation des "Jaunes" dans Bangkok et tout s'est passé dans le calme...

En tête de cortège étaient les miltiants blessé le 7 octobre 2008 (photo 1) puis suivaient plusieurs milliers de personnes arborant les portraits des personnes qui étaient mortes ce même jour (photo 2)...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le octobre 08, 2009, 01:20:12 pm
Les mecs en fauteuils roulant, ça fait un peu ancien combattant. Faut pas se foutre de la gueule du monde, s'ils avaient pas foutu le bordel l'année dernière dans la rue, ils auraient encore leur guibole !
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Bip Bip le octobre 08, 2009, 08:14:29 pm

Les mecs en fauteuils roulant, ça fait un peu ancien combattant. Faut pas se foutre de la gueule du monde, s'ils avaient pas foutu le bordel l'année dernière dans la rue, ils auraient encore leur guibole !


Je ne suis pas d'accord. Si l'action politique ou syndicale doit mener à ce genre d'extrémité, c'est quand même bien triste.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 09, 2009, 01:25:25 pm

Le compte rendu de cette manif "jaune" du 7 octobre 2009...


Des milliers de "chemises jaunes" dans les rues de Bangkok !

Quelques milliers de "chemises jaunes", mouvement royaliste hétéroclite hostile à l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, ont manifesté mercredi à Bangkok pour commémorer un rassemblement il y a un an qui avait dégénéré en affrontements.
 
Selon la police, quelque 5.000 membres de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD) étaient rassemblées autour de la Royal Plaza, près du parlement.
 
L'homme d'affaires et patron de presse Sondhi Limthongkul était présent, auréolé de sa désignation mardi comme patron du Parti de la Nouvelle Politique, parti issu des "chemises jaunes" par lequel il entend s'inscrire dans le combat parlementaire.
 
En 2006, les "chemises jaunes" avaient largement contribué par d'incessantes manifestations à déstabiliser Thaksin, alors chef du gouvernement, avant son renversement par l'armée.
 
Le mouvement s'était de nouveau mobilisé à de nombreuses reprises en 2008, contre un gouvernement d'alliés de Thaksin, revenus aux affaires par les urnes. Début octobre 2008, les "jaunes" avaient tenté de bloquer l'entrée du parlement. Les affrontements avec la police avaient fait deux morts et 400 blessés.
 
La scène politique du royaume est très instable depuis trois ans, avec une bipolarisation croissante entre les "chemises rouges" pro-Thaksin et les "jaunes" de Sondhi, deux hommes jadis alliés et aujourd'hui ennemis et autour desquels se font et se défont de fragiles et complexes alliances parlementaires.


http://www.7sur7.be/
Titre: Obama prix Nobel de la paix
Posté par: stommy le octobre 09, 2009, 04:24:41 pm
Barack Obama vient de recevoir le prix Nobel de la paix  :hang
d'après ce que je viens d'entendre il ferait énormément pour limiter la prolifération des armes nucléaire (Iran ? Corée du nord ?) et pour instaurer le dialogue entre divers pays tourmenté...
il recevra 1.000.000 de dollars...pour le cas où il en aurait besoin ?
Titre: Re : Obama prix Nobel de la paix
Posté par: Line le octobre 09, 2009, 05:16:43 pm

Barack Obama vient de recevoir le prix Nobel de la paix  :hang
d'après ce que je viens d'entendre il ferait énormément pour limiter la prolifération des armes nucléaire (Iran ? Corée du nord ?) et pour instaurer le dialogue entre divers pays tourmenté...
il recevra 1.000.000 de dollars...pour le cas où il en aurait besoin ?




tiens, stommy, j'ai chopé cet article sur le Net   :smile


Le Nobel de la paix au président américain Barack Obama


Le prix Nobel de la paix a été attribué vendredi au président américain Barack Obama "pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples",  a annoncé le comité Nobel norvégien.


"Le comité a attaché beaucoup d'importance à la vision et aux efforts d'Obama en vue d'un monde sans armes nucléaires", a déclaré le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland.


Le prix sera remis à Oslo le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de son fondateur, l'industriel et philanthrope suédois Alfred Nobel. Il consiste en une médaille, un diplôme et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (près d'un million d'euros).



Bon... je me trompe sûrement mais je pensais et je pense toujours que le Prix Nobel de la Paix doit récompenser des individus qui ont n'ont pas seulement fait des efforts... mais qui ont réalisé d'un point de vue concret quelque chose d'extrêmement important se rapportant à la Paix dans le Monde, ou dans un un pays plus spécifiquement...

Ceci n'ôte pas le fait que l'élection d'Obama ait été une très bonne chose par le fait qu'il s'agisse d'un homme de couleur...et encore mieux aux Etats Unis...  :clap

Maintenant, en ce qui concerne les résultats, malheureusement, il faudra, à mon avis encore attendre, surtout qu'en ce moment, le "pauvre homme" tourne un peu en rond et rencontre semble t'il quelques difficultés...


Et a t'on les réactions des pays asiatiques ?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 10, 2009, 09:41:26 am

Obama, prix Nobel de la paix... Là, je tombe sur le cul... Si on commence a refiler ce prix à tous les hommes d'états qui finalement ne font que leur travail, on a pas finit !...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 10, 2009, 07:05:56 pm
Au fait, vous êtes au courant qu'il y a déjà eu 5 complots d'assassinat d'Obama depuis sa prise de pouvoir, tous heureusement déjoués par les services de renseignements et de police US.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 13, 2009, 10:09:25 am

Et re-manifestation des "Rouges" à Bangkok avant-hier (11 octobre)... Ils sont pas fatigués !!!...  :o
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le octobre 18, 2009, 10:49:11 pm

"Nous lutterons pacifiquement. Nous devons être calmes, ce qui permettra à sa majesté de se remettre plus rapidement", a ajouté M. Thaksin.


ca s'appelle être "faux-cul" ou je ne m'y connais pas... (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Confus/3d-yeux-zarbi.gif)
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le octobre 27, 2009, 01:25:58 pm

Hun Sen a même évoqué la possibilité que Thaksin devienne son conseiller économique à Phnom Penh. "J'ai l'intention de nommer Thaksin comme mon conseiller économique.


le cambodgien il a trop fumé la moquette ce me semble, il va s'attirer des blèmes à mon avis  :P
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 27, 2009, 07:13:33 pm

je crois que son objectif, c'est uniquement de faire un peu chier le gouvernement thaïlandais !  :o
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 28, 2009, 08:56:51 am

Et voilà, la protestation ne s'est pas fait attendre...

Hier à Bangkok, plusieurs centaines d'opposants à Thaksin ont manifesté devant l'ambassade du Cambodge pour protester contre l'annonce qu'à faite Hun Sen il y a quelques jours...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 03, 2009, 09:36:06 am

Rakesh Saxena à son arrivée à Bangkok...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 04, 2009, 08:36:01 am

Un procès à haut risque en Thaïlande !

Avec l’arrestation du banquier Rakesh Saxena, qui avait été mêlé à la faillite de la Bangkok Bank of Commerce en 1995, la Thaïlande va devoir se pencher sur un passé à haut risques, où hommes d’affaires douteux et hommes politiques en mal de financement étaient souvent très proches.

L’affaire Saxena pourrait aussi se révéler embarrassante pour la coalition au pouvoir puisqu’un des bénéficiaires des prêts douteux la BCC n’est autre que Newin Chidchob, qui dirige un des partis dont le soutien est indispensable au Parti Démocrate pour conserver la majorité.

Saxena était conseiller financier à la BCC, et avait prêté des millions de dollars à des personnalités proche de la direction : une pratique qui était en réalité assez répandue avant la crise de 1997. La faillite de la BCC a révélé au grand jour les failles du système financier thaïlandais, qui avait prospéré sans contrôle de régulateurs.

La BBC avait accumulé une liste de clients à risque, dont le marchand d’armes Adnan Khashoggi.  Saxena et d’autres hauts dirigeants de la BBC ont été aussi accusés d’avoir accordé d’énormes emprunts non garantis à des politiciens influents.

La faillite de la BCC intervient peu de temps avant la crise de 1997, mais elle ne l’a pas véritablement déclenchée : elle est plus une conséquence de la collusion entre les milieux d’affaires et politiques qui régnait à l’époque.

Les banques et les sociétés de financement ont historiquement joué un rôle clé dans le financement des élections en Thaïlande. Au moins 1 milliard de dollars ont été dépensés dans les élections de 1996, plus du double du montant dépensé par le Président Clinton dans sa campagne de réélection 1995-96.

La restructuration du système financier de la Thaïlande sera complexe, et douloureuse après la crise de 1997. En Thaïlande – comme dans beaucoup d’économies émergentes de l’époque – une relation intime a longtemps existé entre les dirigeants politiques, les principales banques et les puissantes familles qui dominent l’économie.

Cette collusion est en partie responsable du déclenchement de la crise de 1997 : l’alignement du baht sur le dollar a été prolongé au delà du raisonnable pour des raisons politiques. En 1997, les difficultés de l’économie thaïlandaise étaient visibles : avec un déficit des paiements courants important, le pays était vulnérable aux attaques spéculatives, et le FMI avait recommandé plus de souplesse dans les taux de change. La Thaïlande avait alors refusé.

La perte de confiance des prêteurs étrangers entraîne alors une inversion des flux de capitaux dramatique. En Thaïlande, les sorties de capitaux courts atteignent 12,6% du PIB en 1997. Le baht ne pouvait donc plus rester accroché au dollar comme il l’était : le mécanisme est connu car dès lors que les prêteurs étrangers ont acquis la conviction qu’un taux de change est insoutenable, les sorties de capitaux s’accélèrent et la crise est inévitable.

Certaines grandes familles thaïlandaises qui s’étaient endettées en devises sur les marché étrangers se sont retrouvées prises au piège.

Dix ans plus tard la situation est exactement inversée : durant l’été 2007, le système financier américain, perclus de créances douteuses, s’effondre, tandis que jusqu’à présent l’économie thaïlandaise a fait preuve d’une certaine résilience par rapport à l’effondrement du secteur bancaire américain.


http://www.thailande-fr.com/actu/3758-un-proces-a-haut-risques-en-thailande
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Pierre le novembre 05, 2009, 04:18:55 pm
Et pendant ce temps là les fermiers du Nord et autres vendent à perte leur longjais aux Borisam (compagnies):

2 B/kg les C (petits)
4 B les B (moyens)
et entre 7 et 10 B les jumbos (gros)
espérons que le riz s'est bien vendu... :(
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le novembre 05, 2009, 10:23:40 pm

Et pendant ce temps là les fermiers du Nord et autres vendent à perte leur longjais aux Borisam (compagnies)entre 7
2B/kg les C (petits)
4 B les B (moyens)
et entre 7 et 10 B les jumbos (gros)
espérons que le riz s'est bien vendu...
:(



quelle tristesse...  :'(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 06, 2009, 10:21:43 am

Les prix à la vente des produits agricoles qui baissent dramatiquement, ce n'est pas spécifique à la Thaïlande !

N'oublions pas qu'en Europe et en France en particulier, nos agriculteurs produisent depuis bien longtemps de nombreuses denrées à perte... Pour un paysan français, le litre de lait ou le kilo de porc coute plus cher à la production qu'à la vente !...

La seule différence est que nos paysans touchent des subventions, pas les Thaïs (ou très peu dans ceratins secteurs) !...

 :o

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 07, 2009, 06:20:56 am

Thaïlandais et Cambodgiens ne perdent pas une occasion pour se chamailler...

Et Thaksin avec son "j'aurais plus de plaisir si je pouvais aider les Thaïlandais à sortir de la pauvreté"... Trop drôle !

Il ferait mieux d'aider les Cambodgiens à "sortir de leur pauvreté"... Ils en ont autrement plus besoin que les Thaïlandais...

...

Photo: Prasas Prasavinitchai, l'ambassadeur thaïlandais au Cambodge rappelé hier par son gouvernement...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 08, 2009, 09:04:52 am

Les relations entre la Thaïlande et le Cambodge se détériorent une fois de plus...

Et pendant ce temps, celles entre la Thaïlande et le Japon s'améliorent... Le premier ministre Abhisit Vejjajiva a rencontré avant-hier à Tokyo son homologue japonais Yukio Hatoyama (photo 1) et des étudiants thaïs et japonais ont symboliquement tirés ensembre un avion dur l'aéroport de Bangkok afin de renforcer les liens qui les unissent...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: silas le novembre 09, 2009, 05:53:32 pm
Le mouvement anti-Thaksin, l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD), ou "Chemises jaunes", a pour sa part exigé hier l’arrêt pur et simple de tous les projets d'aides avec le Cambodge et l'expulsion de tous les cambodgiens installés "illégalement" dans les zones frontalières contestées.  Ils y vont peut être un peu fort là, les chemise jaune... >:(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 10, 2009, 11:33:20 am

Les problèmes du Preah Vihear commençaient tout juste à se dissiper et voilà l'affaire Thaksin qui arrive... Quoiqu'on en dise, les Cambodgiens sur ce coup là sont les provocateurs...

Je ne comprends pas vraiment leur attitude... D'un coté, ils cherchent à normaliser leur situation en particulier depuis leur entrée dans l'ASEAN, de l'autre, ils provoquent des clash politiques qui ne peuvent rien leur rapporter...

 :o
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 11, 2009, 10:11:39 am

Ca y est... Thaksin a rencontré Hun Sen hier (10 Novembre) à Phnom Penh...

"Réunion familiale chaleureuse" ont dit les Messieurs...  :D

Il va commencer dès aujourd'hui la formation de 300 conseillers travaillant au ministère des Finances cambodgien...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le novembre 11, 2009, 11:48:42 am

AFP : 11 novembre 2009

"Le Cambodge a formellement refusé mercredi d'extrader l'ex-Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, présent à Phnom Penh depuis mardi et qui vit en exil pour échapper à une condamnation à deux ans de prison dans son pays, selon le chef de la diplomatie cambodgienne.

L'ambassade de Thaïlande à Phnom Penh a déposé une lettre diplomatique au ministère cambodgien des Affaires étrangères, qui lui a remis en échange quelques minutes plus tard son refus officiel d'accéder à sa demande, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Notre note diplomatique ne fait rien d'autre que rejeter cette demande d'extradition", a indiqué à l'AFP le ministre des Affaires étrangères, Hor Namhong.

Le Cambodge avait averti depuis longtemps qu'il refuserait cette extradition, estimant que la condamnation de Thaksin était "politiquement motivée".

"La condamnation de Thaksin est provoquée par le coup d'Etat de septembre 2006, lorsqu'il était le Premier ministre élu par les Thaïlandais à une écrasante majorité, dans le respect de la démocratie", a ajouté Hor Namhong.

Mercredi, un responsable du ministère thaïlandais des Affaires étrangères a indiqué pour sa part qu'il attendait confirmation du refus cambodgien avant de "réfléchir aux prochaines mesures".

Lundi, Thaksin avait rajouté de l'huile sur le feu lundi dans un entretien au quotidien britannique The Times, estimant que si le révéré roi Bhumibol, 81 ans, se maintenait "au dessus" des querelles politiques, des "cercles" du palais royal agissaient constamment autour du monarque.

Le gouvernement l'a aussitôt accusé d'outrage à la monarchie, protégée en Thaïlande par une des lois les plus sévères au monde contre le crime de lèse-majesté, passible de 15 ans de prison.

"Je suis loyal. je réaffirme que je ne trahirai pas ma nation ou la monarchie", a-t-il pris soin de préciser mardi soir, dans un discours à ses partisans par vidéo-conférence."
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le novembre 11, 2009, 12:05:58 pm
fort sur ce coup les cambodgiens pour foutre la merde !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le novembre 13, 2009, 11:47:48 am
Depuis Phnom Penh, Thaksin sème la zizanie entre le Cambodge et la Thaïlande .

Voir l'article : http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/11/12/depuis-phnom-penh-thaksin-seme-la-zizanie-entre-le-cambodge-et-la-thailande_1266211_3216.html
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 15, 2009, 09:32:53 am

Les périgrinations de Thaksin au Cambodge...  :)

1/ et 2/ avec Hun Sen, 1er ministre du cambodge et ancien Khmer Rouge !!!

3/ A Anghkor...

4/ avec des touristes qui visitent Angkhor... Celle là, je l'adore !  :D
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le novembre 15, 2009, 04:10:37 pm
Ha oui alors il la tient très bien par la taille le coquin .  :SHY
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 16, 2009, 01:28:13 pm

La nouvelle politique asiatique d’Obama


Le voyage en Asie du président des États-Unis, Barak Obama, fera certainement date dans l’histoire des relations entre les deux continents. Même si Barak Obama a décidé de ne pas passer par la Thaïlande, il a bien tracé les grandes lignes d’une nouvelle politique américaine à l’égard du continent asiatique. La rupture avec l’administration précédente est sensible, car elle met fin à une quasi décennie d’incompréhensions, dominée par des objectifs sécuritaires.

Le président sortant George W. Bush aura consacré beaucoup de temps, et d’argent, a sa "guerre contre le terrorisme", entrainant un cout élevé, y compris pour ses alliés stratégiques en Asie du Sud-Est, dont la Thaïlande fait partie. Bangkok aura été un allié réticent des campagnes militaires américaines, en fournissant un petit nombre de troupes à la coalition des volontaires en Irak, tout en permettant l’accès des avions américains a ses base aériennes pour la campagne d’Afghanistan. La Thaïlande a aussi participé aux aspects les plus discutables de cette guerre en prêtant ses bases aux missions secrètes de la CIA, où des agents du renseignement thaïlandais ont travaillé avec leurs homologues des États-Unis.

Évoquant les relations des États-Unis avec leurs alliés traditionnels en Asie, notamment la Corée du Sud, le Japon, les Philippines et la Thaïlande, M. Obama a indiqué :

"Ces alliances continuent à constituer la pierre angulaire de la sécurité et de la stabilité qui ont permis aux nations et aux peuples de cette région de poursuivre l’opportunité et la prospérité".

M. Obama a également affirmé souhaiter voir les États-Unis jouer leur rôle dans tous les projets d’intégration en cours en Asie. "Nous somme également persuadés que la croissance des organisations multilatérales peut faire avancer la sécurité et la prospérité de la région", a-t-il déclaré.

"Je sais que les États-Unis se sont désengagés d’une grande partie de ces organisations ces dernières années, donc permettez moi d’être clair : ces jours-là sont passés. C’est ici (en Asie) que nous réalisons la majeure partie de notre commerce et achetons un nombre important de nos biens. C’est ici que nous pouvons exporter nos propres produits et créer des emplois chez nous en retour."

Barack Obama a souligné son désir de voir les États-Unis s’impliquer davantage dans les instances internationales asiatiques, comme l’Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) dont la Thaïlande est la seconde économie, ou le Forum de coopération Asie-Pacifique (APEC). Obama a symboliquement été le premier président américain à participer à un sommet de l’APEC à Singapour.

Le voyage d’Obama fait suite à la visite d’ Hillary Clinton en Indonésie et en Thaïlande, et vient juste après celui de Kurt Campbell,  secrétaire d’État adjoint, la semaine dernière  en tant que représentant des États-Unis pour engager des pourparlers avec la Birmanie. En comparaison, Condoleezza Rice n’avait assisté qu’à deux des quatre réunions de l’ASEAN de son mandat à la tête de la diplomatie américaine.

Rappelant qu’il était né à Hawaï et qu’il avait grandi en Indonésie, Barak Obama s’est présenté comme le premier président américain issu du Pacifique. Il a estimé que les États-Unis et la zone Asie-Pacifique étaient “plus étroitement liés que jamais par le passé”.

Sur le plan économique, Barak Obama a réitéré son appel à une croissance mondiale plus équilibrée:

"Nous devons d’abord renforcer notre reprise économique et mettre en oeuvre une croissance qui soit à la fois durable et équilibrée. Nous ne pouvons pas revenir aux mêmes cycles de croissance et d’éclatement de bulle qui nous ont menés à la récession mondiale. Nous ne pouvons poursuivre les mêmes politiques qui ont conduit à une croissance aussi déséquilibrée."

Mais sur le plan économique, la Thaïlande reste fortement dépendante des exportations vers son principal partenaire commercial, les États Unis. La crise, devrait logiquement aboutir a une certaine remise de ce modèle de croissance car cette fois le mauvais vent est arrivé en provenance des États Unis. Le modèle de croissance mondiale des années Bush reposait sur des excédents en devises des pays asiatiques, et un déficit commercial et un endettement américain croissant des Etats Unis.

Les politiques américaine et asiatique étaient devenues dangereusement complémentaires. La consommation et les déficits commerciaux des Américains trouvant leur contrepartie dans l’accumulation des réserves et des excédents commerciaux des pays asiatiques. Mais la transition vers un modèle qui donne une plus large place au marché intérieur sera sans doute plus facile pour des pays comme la Chine ou l’Indonésie que pour la Thaïlande.

Le commerce a contribué de manière significative à la croissance dans la région Asie-Pacifique, mais il y a des signes de protectionnisme rampant avec le ralentissement économique, a prévenu le président sud-coréen Lee Myung-bak.

Barack Obama a  pourtant tenté de faire renaître l’espoir de créer une région Asie-Pacifique de libre-échange en annonçant que les Etats-Unis cherchent à rejoindre un petit groupe considéré comme un précurseur d’un accord plus large autour du Pacifique. Les Etats-Unis devrait participer au Trans-Pacific Partnership, rejoignant le Chili, la Nouvelle-Zélande, Singapour et Brunei, dans un accord de partenariat commercial. L’objectif à plus long terme est d’étendre cet un accord à tous les 21 membres de l’APEC, surnommée la Zone de libre échange de l’Asie-Pacifique.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 17, 2009, 09:01:57 am

Avant-hier, lors d'un meeting organisé par les "Jaunes" pour manifester contre l'arrivée de Thaksin au cambodge, une grenade a été lancé par un inconnu faisant plusieurs blessés...

ils ne se calmeront donc jamais !...  :(
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 18, 2009, 05:51:11 pm

Thaïlande: Mobilisation pour Thaksin

"Le gouvernement est incompétent et ne sert que ses propres intérêts."


Ce qui est bien, c'est que Thaksin est "super compétent" et "ne sert pas du tout ses intérêts (et ceux de sa famille) !"...  :D

Mais de qui se moque-t-on !?!...  :(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 26, 2009, 07:13:24 am

Il est vrai que le gouvernement de Samak avait laissé un mauvais souvenir au Thaïlandais...

Depuis hier a commencé la cérémonie des respects qui précède l'incinération du corps...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 26, 2009, 07:19:33 am

Et pendant ce temps là...

Pantongtae and Pintongta Shinawatra, le fils et la fille de l'ex-premier ministre Thaksin viennent de lancer la nouvelle chaine internet "voice TV" au "Voice TV Building" près du club de l'armée à Vibhavadi Rangsit road (Bangkok).

Comme cela, Papa va pouvoir s'exprimer !...  :-X
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DocTournesol le novembre 28, 2009, 07:02:08 pm
Je finis par ne plus comprendre grand chose à cette histoire de rouges et jaunes. Je choisirai bien les bleus comme au jeu des petits chevaux !
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le novembre 28, 2009, 07:20:16 pm

Je finis par ne plus comprendre grand chose à cette histoire de rouges et jaunes. Je choisirai bien les bleus comme au jeu des petits chevaux !


Bah finalement c'est sanouk , il y a quand Thaïlande qu'on peut voir ça perso je les aime pour aussi pour ça ils changeront jamais et surtout il faut pas qu'ils changent .  8)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 29, 2009, 10:30:29 am

En fait, nous assistons à une lutte pour le pouvoir, rien d'autre !...

Personne ne propose de réel programme... Chaque parti se contente de critiquer l'adversaire... c'est tout !
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le novembre 29, 2009, 10:50:19 am

En fait, nous assistons à une lutte pour le pouvoir, rien d'autre !...

Personne ne propose de réel programme... Chaque parti se contente de critiquer l'adversaire... c'est tout !



Bien vrai ça , +1 .  8)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le décembre 11, 2009, 10:04:25 am

Hier 10 Décembre, c'était le Jour de la Constitution en Thaïlande... Les "Rouges" en ont profité pour nous refaire une manif au "Democraty Monument" à Bangkok...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le décembre 19, 2009, 09:01:50 am

Sommet de Copenhague

Comme de nombreux autre chef d'état, le premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva s'est rendu à Copenhague pour les dernières du sommet sur l'environnement (sur la photo, son retour)...

Difficile de trancher aujourd'hui... Les objectifs fixés avant le sommet n'ont pas été atteints mais d'un autre coté, les spécialistes s'accorde à dire que de véritables progrès ont été effectués...


Compre rendu...


Le Parisien - Sommet de Copenhague : un accord à l'arraché et au rabais !

La fin du sommet sur le climat, vendredi à Copenhague, a été laborieuse. La déclaration finale, qui n'a pas encore été votée, prévoit de limiter le réchauffement planétaire à 2°C d'ici à 2050, l'objectif majeur et annoncé du sommet. Mais elle ne fixe pas pas d'objectifs à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et n'envisage pas de sanctions pour le pays qui ne respecterait pas le protocole.

De l'aveu même du président des Etats-Unis, Barack Obama, un accord légalement contraignant sera «très difficile» et prendra du temps.

Ces compromis ont pu être intégrés in extremis à la déclaration politique de Copenhague, où les chefs d'Etat de la planète ont dû jouer les prolongations. Le document final est qualifié de «significatif» et «sans précédent» par Barack Obama, qui juge néanmoins les progrès «insuffisants».

Gaz à effet de serre : Sarkozy compte sur les négociations de Bonn.

Les Etats-Unis sont parvenus à un accord avec les dirigeants des grands pays émergents que sont l'Inde, l'Afrique du Sud et surtout la Chine. Mais ce compromis s'est fait au détriment de l'objectif de réduire de 50% les émissions de gaz à effet de serre  d'ici 2050.

Si les pays industrialisés ont renvoyé à janvier 2010 l'adoption de leurs engagements de réduction d'émission de gaz à effet de serre à l'horizon 2020, tous ont déjà «accepté de donner par écrit» leur accord, a expliqué le président français. Ce dernier compte sur les négociations prévues à Bonn (en Allemagne) «dans six mois» destinées à préparer la prochaine conférence climat de Mexico fin 2010, pour remettre l'objectif de 50% de réduction des émissions d'ici 2050 en piste.

Les pays industrialisés se sont engagés à verser 100 milliards de dollars par an d'aide aux pays en développement à compter de 2020. Mais d'ici-là, les Etats-Unis accorderont une aide de 3,6 milliards de dollars aux pays les plus vulnérables au changement climatique. L'Union européenne versera, quant à elle, 10,6 milliards de dollars sur les années 2010, 2011 et 2012.

Les accords de Copenhague prendront en 2013 le relais de ceux de Kyoto, adoptés en 1997, qui n'avaient pas été ratifiés par le gouvernement de George W. Bush. Les discussions se sont poursuivies bien après l'horaire initialement prévu pour la cérémonie de clôture (18 heures). Dès la mi-journée, l'ONU avait prié les délégations de «ne pas partir vendredi soir».

Pas de photo de famille !

Signe d'un manque d'unité, aucune photo de famille n'a pu être prise. Les quelque 130 chefs d'Etat et de gouvernement n'ont pas réussi à se trouver dans la même pièce au même moment, ni surtout à sourire tous ensemble.

Une heure entière à la mi-journée - de 12 heures à 13 heures - avait été réservée à la pose pour immortaliser ce sommet de Copenhague. Ceux qui n'étaient pas déjà partis, comme le président russe Dmitri Medvedev, qui a toutefois laissé ses pouvoir à son conseiller climatique, étaient enfermés dans leur hôtel ou dans une salle de négociation pour sauver un accord de la dernière heure.

Leparisien.fr

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le décembre 21, 2009, 03:05:09 pm


Le "Takki" nouveau est arrivé !!    :huhu



Observer la vie politique en Thaïlande peut parfois procurer beaucoup de plaisir. Surtout quand "Takki"  rode dans les parages. Comment, vous ne connaissez pas encore Takki Shinegra ? Si je vous dis qu'il est recherché par son pays ? Que c'est un ancien Premier ministre ?


Mais oui, c'est bien lui : Thaksin ! C'est en tout cas le nom qui figurerait sur les passeports que le Nicaragua, le Monténégro ou encore l'Uganda, pour ne citer que ces pays "amis" du fugitif, lui ont accordé, a annoncé le ministère des Affaires étrangères thaïlandais.


Ce qui a valu une réponse sarcastique de l'intéressé sur son blog : "Je suis trop connu pour me cacher [sous une fausse identité]. J'utilise toujours mon vrai nom, mais ne leur dites pas que je vais changer de sexe ...". Le pauvre "Abhisito" en est devenu tout pâlot. Takki lui en fait pourtant voir de toutes les couleurs ! Il a même vu rouge quand "Hun Senegra", son homologue cambodgien, a accueilli sa bête noire à bras ouverts.


Non mais, imaginez l'affront quand on pense à toute l'énergie déployée par le gouvernement thaïlandais pour mettre le grappin sur le fugitif le plus recherché du royaume ! Se faire emboucaner de la sorte par son propre voisin, il y a de quoi péter un plomb ! Hun Senegra et Abhisito, qui ne pouvaient déjà pas se souffrir, ont fini par se tourner le dos.


"De quoi faire passer le dalaï-lama pour un figurant"
 
D'autant que le maître de Phnom Penh en a profité pour régler quelques comptes avec son voisin. Fascinant ! Et tellement plus excitant qu'un soap-opéra thaïlandais. Je ne vous explique pas la tête qu'ont dû faire les généraux qui ont renversé Takki en 2006 quand ils ont appris sa nomination comme conseiller économique du gouvernement cambodgien ! Ça a dû jaser dans les mess...


Surtout que c'est un ancien des leurs, l'indécrottable "Chavalito", qui a préparé la visite de Takki Shinegra au Cambodge. Et que dire de ces dizaines de parlementaires thaïlandais partis en tour organisé pour saluer leur chef spirituel à Siem Reap ? De quoi faire passer le dalaï-lama pour un figurant...


Si la politique n'était pas un sujet aussi sérieux, on en redemanderait presque. Joyeux Noël !    (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/F%EAtes/basnoel.gif)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le décembre 24, 2009, 08:44:16 am

Hier, le premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a donné une conférence afin d'expliquer à tous son programme ainsi que l'évolution économique qu'il espérait pour le pays...

Ses objectifs prévoient d'attendre une croissance allant de 2,7 à 3,2 point de croissance pour l'année 2010...

Si seulement nos politiciens français pouvaient en prendre de la graine et arrêter de nous prendre pour des truffes !...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 06, 2010, 07:12:18 pm

Ca doit faire cher le bouclier !...  :D
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le janvier 10, 2010, 01:22:03 pm
J'espère seulement que les Rouges vont pas refoutre le bordel cette année, ça commence à bien faire leurs conneries !  >:(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 13, 2010, 01:57:31 am

Soyons sérieux... 6000 manifestants, c'est quedale...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PRINCE le janvier 13, 2010, 02:20:28 pm
bonjour tout le monde

j adore la politique Thaïlandaise, des fois c est un paradoxe si je puis dire :hang

ce qui m a donné envie de jeter un œil a la politique thaïlandaise ?

Toute chose a donc un début (je vous rassure je vais faire pas trop long : il y a beaucoup a dire  :wonder )

http://fr.wikipedia.org/wiki/Taksin

Taksin le Grand (Thaï สมเด็จพระเจ้าตากสินมหาราช Prononciation du titre dans sa version originale) 17 avril 1734 - 6 avril 1782, fut un roi de Thaïlande, qui régna à Thonburi (ouest de Bangkok) après la destruction du Royaume d'Ayutthaya par les Birmans en 1767. Seul roi de Thonburi, il fut renversé et exécuté en 1782 par un de ses généraux (fondateur de la nouvelle dynastie Chakri sous le nom de Rama Ier). Il est considéré comme un des plus grands souverains thaïs, pour ses prouesses militaires et sa capacité à réunifier le pays en seulement quinze ans.

Le gouvernement thaï a déclaré le 28 décembre jour de son couronnement, jour national d'hommage à sa mémoire. Depuis 1954, une cérémonie en son honneur a lieu annuellement à cette date place Wongwian Yai à Bangkok. Le 27 octobre 1981, le gouvernement a passé une résolution pour l'honorer sous le nom de « roi Taksin le Grand ».


*******Au sujet de cet illustre personnage ne pas confondre avec :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Thaksin_Shinawatra

une petite anecdote politique récente ici :
http://www.2bangkok.com/10/RedPublications1001.shtml

on ne parle pas anglais ? il y a ceci  http://translate.google.com/# :clap (bonne traduction a 80% du moment que le texte original est assez bien écrit et qu on prenne la peine de comprendre et de s intéresser un minimum a la politique thaïlandaise)******

Puis un jour de 2006 je suis tombé sur cela, un très très bon article ! : Les suites du coup d’état : une spirale sans fin ?

http://www.alterinter.org/article393.html

original du texte en français ici : http://www.europe-solidaire.org/spip.php?auteur1032&lang=fr

















Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PRINCE le janvier 13, 2010, 02:48:03 pm
traduction google :



Defence Minister General Prawit Wongsuwan has assigned an order to suspend Army specialist Maj-General Khattiya Sawatdiphol from duty, a source said yesterday. Ministre de la défense générale Prawit Wongsuwan, a assigné l'ordre de suspendre l'Armée spécialiste Maj général Khattiya Sawatdiphol de ses fonctions, a indiqué une source hier.

The defence minister's order was issued two weeks ago at the recommendation of the permanent secretary for defence, General Apichart Phenkitti, according to the source. L'ordonnance du ministre de la Défense a été délivré il ya deux semaines à la recommandation du secrétaire permanent de la défense, le général Apichart Phenkitti, selon la source. A disciplinary investigative committee had found that Khattiya, an avid supporter of fugitive ex-premier Thaksin Shinawatra, had taken a leave for an overseas trip without permission and had acted in contempt of his supervisors. Un comité d'enquête disciplinaire avait constaté que Khattiya, un fervent partisan d'un fugitif Shinawatra, ex-Premier ministre Thaksin, avait pris un congé pour un voyage à l'étranger sans autorisation et qu'il avait agi au mépris de ses supérieurs hiérarchiques.

Khattiya, better known as Seh Daeng, yesterday threatened to "get even" with his bosses for suspending him from duty. Khattiya, mieux connu comme Seh Daeng, hier, a menacé de «se venger» avec ses patrons pour la suspension de ses fonctions. "A suspension means I become a civilian. So I will be ready to wage a guerrilla warfare in fighting against the powers-that-be," he said. «La suspension signifie que je devenu un civil. Alors, je serai prêt à mener une guerre de guérilla dans la lutte contre les puissances-que-être, dit-il.

The Nation The Nation

C est qui ce mec ? on tape sur google ou alors un léger aperçu ici :

http://blogs.straitstimes.com/2008/10/23/nobody-messes-with-seh-daeng


Pour l affaire thaksin et son pognon c est : la fin le 26/02/2010 ? vraiment ?  :huhu

Verdict sur les actifs saisis de M. Thaksin prévu en Février 26


The Supreme Court on Tuesday completed its inquiry into the Bt76 billion in impounded assets of fugitive ex-premier Thaksin Shinawatra and scheduled the verdict session on February 26 at 1.00 pm. La Cour suprême mardi terminé son enquête sur le BT76 de dollars d'actifs mis en fourrière d'un fugitif Shinawatra, ex-Premier ministre Thaksin et planifié la session verdict sur Février 26 à 1.00 pm.

The high court instructed the defence and the prosecution to file their respective closing statements within 30 days. La haute cour a chargé la défense et l'accusation de déposer leurs déclarations de clôture respective dans les 30 jours.

The Nation The Nation

Par contre qui a des nouvelles pour les chefs du PAD ? : soit disant ils devaient être jugés et tout et tout et plus rien sur bangkokpost et thenation et autres, je ne suis pas étonné du tout !  :SHY (beaucoup trop de rumeur et manipulation sur ces 2 journaux : certains journalistes essayent de faire leur boulot : mais il y a des ordres donnés de très très haut......) A une époque ces 2 journaux étaient *proche* de thaksin.......ils ont retourné leur veste et la retourneront un autre jour :juju
un ancien de thenation : http://www.notthenation.com/ (humour  :) )

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PRINCE le janvier 13, 2010, 03:30:46 pm
High tension in Thailand  :announce

http://www.2bangkok.com/high.shtml

FIN 2005 A NOS JOURS ;-)



Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PRINCE le janvier 13, 2010, 03:49:36 pm

J'espère seulement que les Rouges vont pas refoutre le bordel cette année, ça commence à bien faire leurs conneries !    >:(


Espérons que les jaunes (PAD) vont pas refoutre le bordel cette année, ça commence à bien faire leurs conneries !  :SHY

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 14, 2010, 12:45:28 pm

Logiquement, les "Jaunes" ne devraient pas mettre le bordel car ils détiennent actuellement le pouvoir...

Les "Rouges" téléguidés de l'étranger par Thaksin et sa clique devraient par contre causer des problèmes...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PRINCE le janvier 14, 2010, 02:22:04 pm
Les rouges ont comme grand copain thaksin cela est une évidence et dans les rouges il y en a qui continueront le mouvement même si thaksin est hors jeu.....(pour certains rouge et non rouge il est devenu un symbole.........).
Des manifestations a venir sont prévues par les rouges et en janvier ils vont aller voir ceux qu il doivent aller voir et puis vers la fin janvier et février et voir mars la Thaïlande devrait être chaude en manifestations rouge  :) et si on arrive pas a ses fins avant le 26/02 ou avant fin mars 2010 et bien normalement une petite pose pour avril (songkran  :huhu )

http://fr.wikipedia.org/wiki/Songkran  :hot

Le PAD lui est protégé par certains militaires dont 2 grands chefs très connus qui ont fait parti du coup de 2006 dont un qui va laisser sa place ( a un pote a lui) :juju  et protégé d une certaine façon par des conseillers du roi  :juju) et la monarchie surveille tout cela. (la reine de Thaïlande a donné son soutien a sa façon au pad....tout le monde se souvient quand une jeune fille manifestante du pad est morte de ses blessures pendant la manifestation de octobre 2008 et la reine de Thaïlande était a ses obsèques et a dit qu elle était morte pour la monarchie entre autre........beaucoup d analyste en Thaïlande ont été un peu étonnés.....). Qui a pu se permettre de payer toutes les manifestations du pad qui ont duré plusieurs mois a votre avis  :wonder :huhu.........(même le pad en lui même ses chefs et manifestants ne peuvent payer tout cela)
 
les manifestants jaunes sont des pions comme les rouges : a la différence que certains sont la pour une certaine démocratie en Thaïlande....... (j ai enlevé mon texte)

Pour info : soit disant en 7 jours maxi   :huhu

Citer

La polémique Khao Yai Thiang à résoudre en sept jours: PM

La controverse liée à la maison de vacances conseiller privé Surayud Chulanont est situé au coeur de la réserve forestière de Khao Yai Thiang à Nakhon Ratchasima devrait être résolues dans une semaine, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva jeudi.

Le Département des forêts est en attente juste pour les procureurs de transmettre le cas pour son contrôle et n'auront pas besoin de plus de sept jours pour tirer des conclusion", dit-il.[/b]

Source: The Nation



Citer

Le PM pousse à la décision sur les terres Surayud

    * Publié le14/01/2010

Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva fait pression sur le Royal Forestry Department de se déplacer rapidement sur le différend sur les terres détenues par le conseiller privé Surayud Chulanont à Khao Yai Thiang réserve forestière.

Le Premier ministre a déclaré hier que le ministère devrait régler l'affaire dès que possible, le Bureau du Procureur général (BVG) a fourni des directives sur la façon de traiter avec elle.

M. Abhisit a dit qu'il voulait pour désamorcer les tensions politiques entre Gen Surayud et les forces chemise rouge parce qu'il ne voulait pas voir un conflit portant sur un seul bloc de terre.

Le BVG a conclu Gen Surayud n'avait pas violé la loi réserve forestière. Mais elle a suggéré le terrain est retourné aux villageois qui avaient le droit de l'utiliser, mais pas le vendre.

Gen Surayud a déclaré mardi qu'il ne ferait renoncer au contrôle sur la terre dans le district de Sikhiu à Nakhon Ratchasima, après une décision rendue par le Département des forêts royales.

Le ministère public dans le district de Sikhiu décidé en Janvier l'année dernière à abandonner son procès contre le général Surayud comme ils pensaient qu'il ne savait pas qu'il avait enfreint la loi quand il a acheté la terre.

Mais le Front uni pour la démocratie contre la dictature a accumulé la pression sur Gen Surayud de démissionner de son siège de conseiller privé.

Le gouvernement et les députés de l'opposition sur le panneau de la chambre basse sur le droit, la justice et des droits de l'homme interrogé hier avoirs fonciers Gen Surayud après il a été constaté qu'il possédait plus de terres que le raï 20 ans il déclaré.

Gen Surayud et des représentants d'organismes tels que le Royal Forestry Department, le BVG et les autorités locales et Sikhiu dhResources naturelles et ministre de l'environnement Suwit Khunkitti ont été invités hier à témoigner devant le comité.

Gen Surayud et M. Suwit ne s'est pas présenté.

Le député démocrate et membre du panel Suthas Ngernmuen déclaré le Général Surayud appartenant à environ 30 RAI.

Il a demandé pourquoi les procureurs n'avaient pas ordonné une enquête sur l'acquisition Gen Surayud des terres supplémentaires et pourquoi le ministère ne l'a pas interrogés.

Puea Thai Party MP Manit Jitjanklab demandé si la poursuite avait dhinspected terres Gen Surayud avant de décider de classer l'affaire.

Ittiporn Saengpradap, chef adjoint de la zone de poursuites 3, qui comprend Sikhiu district, a admis parquet n'a pas inspecté la propriété, a indiqué la police, le ministère avait indiqué, la terre couverte seulement 20 RAI.

Le député démocrate Suwarot Palang, un membre d'un comité interne de suivi sur la gestion du budget, a déclaré que son groupe serait d'inviter le chef forestier royal Departdhment et d'autres organismes à témoigner au sujet de Khao Yai Thiang le Jan 19 et sur le détournement présumé de fonds, prévue pour la forêt enquêtes de réserve, d'acheter 45 véhicules

M. Suwarot demandé pourquoi le ministère, qui a été alloué 700 millions de bahts pour les années financières 2002-2009 à l'enquête de l'empiètement des forêts, n'avait pas examiné plusieurs réserves forestières."



Pour thaksin on sait deja qu on le fait payer.......
Et pour Gen Surayud : il va se passer quoi ? prison ? faut pas plaisanter non plus pour cela !  :huhu il va vraiment laisser la terre et puis tout le monde est content  :wonder  Commdirait machin : 2 poids 2 mesures  :)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PRINCE le janvier 15, 2010, 01:49:50 am
salut sudoku et merci  

une petite news au passage :  :What?

Citer

CE a demandé d'accélérer les dons !

    * Publié le 14/01/2010

L'opposition Puea Thai Party a appelé jeudi à la Commission électorale de statuer sur les 258 millions de cas de don baht contre le Parti démocrate dès que possible, et d'une manière directe, sans aucun agenda caché.

La CE a également été demandé d'appliquer la même norme dans dealaing avec le Parti démocrate qui a servi à juger les affaires de dissolution contre le Thai Rak Thai et des Personnes parties Power.

L'appel a été faite par le porte-parole Puea Thai Nopparit Prompong après CE Apichart Sukhagghanond président a déclaré mercredi qu'il pourrait ne pas être en mesure de juger l'affaire contre le Parti démocrate de ce mois.

La CE a décidé l'an dernier que M. Apichart, en sa qualité de registraire des partis politiques, devrait décider de l'opportunité de recommander la dissolution du Parti démocrate ou de rejeter la pétition contre elle.

Le Parti démocrate est accusé d'avoir illégalement un don de 258 millions de baht Polene TPI, une société cotée, par l'intermédiaire d'un tiers au mépris de la Constitution, qui interdit à une entreprise ou un particulier qui donne plus de 10 millions de bahts par an à un parti politique , et un détournement du baht 29 millions pour le développement politique alloués par la CE.

Les infractions auraient eu lieu en 2005.

M. Prompong a déclaré M. Apichart ne cherchait qu'à Drage l'affaire en disant qu'il mettrait en place un autre groupe de travail pour réexaminer et viennent à une conclusion, alors qu'il se passerait dans les 7000-rapport d'enquête page.

S'il est jugé pour avoir contrevenu à la Constitution, le Parti démocrate pourrait être dissout.



cela me fait re-penser au T.R.T de thaksin a l époque ou il a été dissout  :huhu

en fait il n y avait pas que le TRT qui devait être dissout mais aussi le parti démocrate (plus vieux parti de Thaïlande et proche de certains militaire et dans le sens de la monarchie si je puis dire)

il a fallut une intervention indirect du roi de Thaïlande pour dire : qu il fallait des partis politique en Thaïlande comme dans toutpays démocratique.

on a donc évidemment viré que le T.R.T.  du gênant thaksin (et oui même a l époque il était la bête noir ) c est logique non ?  :huhu

........... (j ai enlevé mon texte)

En tout cas thaksin est le seul premier ministre a avoir été élu par le peuple thaïlandais 2 fois !!!!! et viré en 2006 comme tout le monde le sait !  :) :huhu
le pire c est qu il c est fait virer (entre autre) par le général a qui il avait accordé sa confiance......plus tard thaksin a reconnu une des ses erreurs (suite au coup de 2006) et aussi d avoir fait confiance au monsieur qui a retourné sa veste contre thaksin  pour aller chez les démocrates et qui se même monsieur la retournera très bientôt, si si  :) ben oui, je parle du monsieur chemise bleue  :huhu  alias : Newin Chidchob

ces derniers jours je vois des rumeurs sur thaksin du style : il aurait des dettes......avec un sous entendu : le 26/02 il a plus d argent et terminé le mouvement rouge....au pire ceux avec qui il aurait des dettes = on va te niquer la gueule  :) vive thenation !  :)

ce qui me fait rire aussi : c est la loterie thai avec ces fameux distributeurs sans oublier les fameux bus/location et leur GPS !  :)  :huhu yen d autres aussi mais bon faut en garder un peu  :hang
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PRINCE le janvier 15, 2010, 02:07:30 am
je vous conseil de suivre la  série thaï politique  : Qui sera le chef de la police  :wonder

Des rebondissements.....des trahisons......des rumeurs.......de la manipulation....

pas de sexe c est pas marrant  >:(

Policiers à la retraite menacer de déposer plainte contre Abhisit

Citer

Un groupe de policiers à la retraite menacent de déposer une plainte contre le Premier ministre Abhisit Vejjajiva pour avoir omis de nommer un nouveau commissaire de police nationale.[/b]

Si la nomination n'a pas lieu avant la fin de ce mois, nous allons déposer une plainte contre le premier ministre sur le motif qu'il ne remplit pas son devoir," Pol Col Banjob Sudjai a déclaré jeudi en sa qualité de chef de policiers à la retraite Club.

Il parlait comme il l'a appelé Abhisit d'exiger que le premier ministre le nom d'urgence d'un nouveau chef de police.

Il était accompagné Pheu Thai MP Pol Lt Col Surathin Pimanmekkhin.

Banjob a déclaré la sécurité du public était en jeu alors que le pays n'avait pas de chef de la police nationale, qui supervisera directement les opérations de police partout au pays.

Actuellement, la police a Pol générale Patheep Tanprasert à la barre que le chef de police agissant uniquement.

Souce: The Nation



Normalement on aurait du mettre comme chef de police en suivant la logique de l ancienneté et autre : un flic qui est cousin de thaksin.......
ben non pas lui  :) (du temps de thaksin il a eu ce genre de problème aussi )

un conseiller du roi (vous le connaissez tous) a voulu que ce soit un autre et pas de bol : personne ne se met d accord !  :) :huhu
de plus  Suthep Thaugsuban avait son chouchou = bras de fer avec Abhisit le pion
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: stommy le janvier 15, 2010, 03:44:02 am
par contre ça serait bien d'éviter les textes en anglais et de faire une vrai traduction plutôt que ces traduction gogole  :)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 15, 2010, 10:25:13 am

Tout est bon...   :o
 

Les « chemises rouges » veulent faire déménager Surayud Chulanont !


Lundi 11 janvier 2553, quelques 10 000 « chemises rouges » ont ainsi manifesté devant la propriété de Surayud Chulanont, l’ancien chef du gouvernement mis en place juste après le coup d’état de 2006, et aujourd’hui conseiller privé du Roi Bhumibol Adulyadej.

La raison ? Sa demeure empièterait sur un parc naturel protégé, dans la forêt de Khao Yai Thieng, qui est une des plus vastes d’Asie et classée au patrimoine de l’ASEAN.  Ce qui fait dire aux leaders de l’opposition que Surayud a bénéficié de passe-droits.

Et pour l’occasion, Thaksin Shinawatra y est allé de sa petite déclaration par vidéo : « Nous sommes venus ici aujourd’hui car nous ne pouvons supporter les traitements injustes. Nous allons nous battre jusqu’à ce que la vérité éclate. Nous ne lâcherons pas tant qu’il n’y aura pas de justice dans cette société » a-t-il lancé aux manifestants.

Alors, Surayud devra-t-il abandonner sa résidence face à la pression ? L’intéressé attend pour le moment un verdict du Forestry Department, et a en tout cas assuré qu’il ne quitterait pas son poste de conseiller privé.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PRINCE le janvier 15, 2010, 11:16:49 am

par contre ça serait bien d'éviter les textes en anglais et de faire une vrai traduction plutôt que ces traduction gogole  :)


Je suis vraiment désole mais je ne suis pas traducteur anglais/français et mon anglais ne me permet pas de traduire......google translate traduit correctement pour une bonne compréhension du texte je pense (du moment que le texte original est au mini assez bien écrit et que l on s intéresse un minimum a la politique thaïlandaise et qu on prenne la peine de réfléchir un peu  sur la traduction google du texte qui a été traduit ,si je puis dire, et de ce fait on comprendra le sens du texte.....Pour éviter toute confusion je suis donc obligé de donner ma source en anglais  8)) et de toute façon avoir la source est une bonne chose)

Je dois dire aussi que pour trouver de bonnes informations sur la politique thaïlandaise : il faut aller sur des sites en thaïlandais !

Bangkokpost et thenation sont en anglais et ne font , pour le moment, que rapporter ce que les autres disent : ils ne sont pas très fiable tout le temps (trop de rumeur et de conneries....il y a des ordres donnés d en haut et ils vont dans le sens de celui qui gouverne en général..... heureusement que certains journalistes résistent comme il peuvent....)

Par contre ce site en anglais est très bien : http://www.2bangkok.com/  (a un moment donné il allait dans le sens du pad mais dans l ensemble c est une petite mine d or dans son genre en terme d informations récentes et anciennes et très anciennes  :What? on y trouve même des photos de Hitler et d un roi thaïlandais (pas ce roi actuel) sous un régime de dictature militaire )

lepetitjournal.com en francais c est vraiment sans plus (et je garderai ce que j en pense vraiment  :juju)

ce site en français est pas mal : http://www.thailande-fr.com/categorie/actu

Si vraiment cela gêne beaucoup de personnes ici et bien il suffit de m envoyer un MP et je ne ferai plus..........





Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PRINCE le janvier 15, 2010, 12:11:13 pm
(http://www.bangkokpost.com/media/content/20100115/103822.jpg)

(http://www.bangkokpost.com/media/content/20100115/103821.jpg)


Le gouvernement et le concessionnaire de loterie Loxley GTech Technology (LGT)  ont convenu de régler leur différend par la négociation, la paire a dit hier.
L'accord a été atteint dans les discussions entre GTech Donald Sweitzer président et son vice-président, Brian Sheehan, et le Premier ministre Abhisit Vejjajiva .

GTech a abandonné le projet de poursuivre le gouvernement pour son investissement à la loterie en ligne qui a été interrompu par le gouvernement..... Le gouvernement devrait indemniser l'entreprise.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PRINCE le janvier 15, 2010, 12:32:37 pm
Citer

Abhisit Met en place le Comité consultatif sur les affaires nationales de sécurité impliquant la monarchie !

14/01/2010

Le 12 Janvier 2010, la Thaïlande a rapporté l'agence Nouvelles que le Premier ministre a ordonné la création d'un Comité consultatif pour les affaires nationales de sécurité impliquant la monarchie, avec le Secrétaire permanent du Ministère de la Justice à titre de président.

Le comité a la responsabilité de conseiller la police, des DSI et des TIC du ministère sur la Attention, approprié et juste conduite des affaires de crime de lèse-majesté.

Le rapport a révélé que le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a ordonné la création du Comité consultatif pour les affaires nationales de sécurité impliquant la monarchie, portant nomination de M. Kittipong Kittayarak, Secrétaire permanent du Ministère de la Justice, comme président et les secrétaires permanents de tous les ministères en tant que membres.

M. Tharit Pengdit, Directeur général du Département des enquêtes spéciales, est le secrétaire.

La première réunion officielle à 2 heures, le 12 Janvier devait être assisté par le Premier ministre.

Le Comité consultatif sur les affaires nationales de sécurité impliquant la monarchie a le devoir de conseiller les fonctionnaires de la police, le DSI et le ministère de l'Information et de la communication sur la conduite des affaires de sécurité nationale impliquant la monarchie de veiller à ce que ces affaires soient traitées avec précaution et la justice dans de manière appropriée.



http://news.mcot.net/politic/inside.php?value=bmlkPTEzNDE2NyZudHlwZT10ZXh0
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le janvier 15, 2010, 12:36:49 pm
Mon bon PRINCE, c'est cool tes articles mais faudrait que tu joues un peu la clareté (je crois que c'est la force du forum de Manu) parceque là, on comprends QUEDALE !

J'sais pas, vire les textes en english et mets que les traductions ! Et puis explique un peu, ton dernier texte sur Loxley GTech Technology, on sait même pas de quoi tu parles !

Allez, ça va venir, t'inquiètes-pas, on sent déjà le gars passionné !  :What?

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PRINCE le janvier 15, 2010, 12:43:26 pm
http://www.bangkokpost.com/news/local/31018/gtech-drops-legal-action-bid

pour le loto.......j avais oublié le lien.......
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 15, 2010, 01:48:51 pm

A la demande générale, je fais un peu de nettoyage dans les intéressants textes de Prince en supprimant les phrases en Anglais...

Je souhaite (d'ailleurs comme beaucoup) que Thailandeinfo.com reste un forum francophone...

j'en profite enfin pour demander à Prince de ne plus mettre de traductions automatiques de GOOGLE (car pas vraiment compréhensibles !) et de faire de vraies traductions s'il le souhaite...

Merci !

 :)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 16, 2010, 09:40:33 am

Les "Tee shirt rouge" pro-Taksin ont encore fait une manif à Bangkok hier 15 janvier 2010...

Je rappelle tout de même qu'ils ne sont jamais plus de 15 000 personnes (à titre de comparaison, le Parc des Princes contient à lui-seul 50 000 âmes !)... et que les 3 quarts de ces personnes sont des paysans payés par les organisateurs...

C'est grotesque...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le janvier 19, 2010, 01:11:39 pm

1 million de fouteurs de bordel, j'crois qu'ils rêvent les Reds ! Ils ont jamais pu faire mieux que 25000, ya de la marge !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 19, 2010, 04:44:05 pm

Nouveau cabinet en Thaïlande...

Le nouveau cabinet thaïlandais a reçu hier 18 janvier 2010, l'assermention officielle du Roi Bhumibol Adulyadej lors d'une cérémonie au Palais Gouvernemental de Bangkok...

On reconnait sur la photo 1 de gauche à droite, le ministre des transports Suchart Chokechaiwattanakorn, le Ministre de l'Education Chinnaworn Boonyakiat, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, le Vice-premier ministre Trairong Suwankhiri, le Ministre de la Santé publique Jurin Laksanawisit et le Ministre adjoint de la Santé publique Phansiri Kullanartsiri....
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Seba le janvier 19, 2010, 07:39:56 pm
Décidemment, quand est-ce qu'ils vont se stabiliser ?
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le janvier 20, 2010, 12:49:32 pm

Décidemment, quand est-ce qu'ils vont se stabiliser ?


jamais !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le janvier 21, 2010, 10:56:16 pm

Janvier 2010


Sortez vos FLINGUES !  (http://www.icone-gif.com/gif/film/james_bond/james_bond001.gif)



Qui a dit que faire de la politique en Thaïlande n’était pas un métier dangereux ? Près de deux cents députés (soit les deux tiers de la Chambre Haute) ont commandé une arme de poing après que le Ministère de l’Intérieur leur a proposé une réduction de 50%. (La mitraillette, ça sera pour l’année prochaine...).  


Principale motivation des parlementaires : éviter de se faire descendre lorsqu’ils se baladent dans leur circonscription, « surtout la nuit », a précisé l’un d’entre eux. Un député, qui a confié à un journaliste du Nation en avoir « commandé trois » (à ce prix là, tant qu’à faire...) a même suggéré au gouvernement d’en faire profiter les « gens ordinaires ».


« Nous ne savons jamais qui sont nos ennemis » a ajouté, prêt à dégainer, Anan « Wayne » Sripan, député d’Udon Thani. Pincez-vous fort, vous êtes bien en Thaïlande, pays « exotique » s’il en est.


Reste à savoir si les débats dans l’hémicycle ne se règleront pas à coups de pétards... Pan Pan !   (http://www.icone-gif.com/gif/cartoons/lucky_luke/luckyluke01.gif)  
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 25, 2010, 12:17:09 pm

Tant que les dirigeants thaïlandais régleront leur problème à coup d'attentat ou de coups d'état, on ne pourra pas parler de Démocratie en Thaïlande !...

 :o
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le janvier 25, 2010, 12:21:45 pm

Tant que les dirigeants thaïlandais régleront leur problème à coup d'attentat ou de coups d'état, on ne pourra pas parler de Démocratie en Thaïlande !...

 :o

Parfois je me demande si ils sont près pour la démocratie , perso je ne pense pas du tout .  8)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 25, 2010, 12:41:55 pm

Il est vrai qu'à tous les niveaux et depuis des siècles, la société thaïe est strictement hiérachisée...

Déjà, au niveau familiale et amicale, chaque Thaï se place dans une hiérarchie stricte par rapport à l'autre qu'il appelle respectivement "pi" ("ainé) ou "nang" (cadet) en fonction de son âge plus ou moins élevé... Que dire alors du monde social (influence des "klums") et politique où la hierarchie est encore plus sévère...

Dans la mesure ou la Démocratie s'appuie sur les principes forts de Liberté et surtout d'Egalité, notions qui restent relativement abstraites dans une culture aussi hiérarchisée que celle des thaïs, il n'est pas étonnant de constater que les citoyens de ce pays supportent assez facilement les graves entorses qui lui sont régulièrement faites (coup d'états, corruption généralisée, abuts de pouvoir, etc...).

...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 30, 2010, 11:53:56 am

Combien de fois devrai-je le démentir ?


Le général Anupong commence à en avoir assez de répondre aux questions des journalistes sur l’éventualité d’un nouveau coup d’État en Thaïlande. “Il n’y a rien, et l’armée n’est pas divisée, comme certains pourraient le croire.” a t-il ajouté. Cependant, toute l’agitation déployée par les militaires autour du général dissident Khattiya, pourrait laisser penser le contraire.

"Combien de fois devrai-je le dénier ? Vous reporters feriez mieux de m’aider. Vous avez posé la question hier au commandant en chef adjoint de l’Armée Prayuth [Chanocha] et vous me le demandez encore aujourd’hui, et vous allez certainement me le demander de nouveau demain. Si ça continue le climat économique va finir par se dégrader"

Mais l’attention des médias a été récemment attirée par des rassemblements sans précédent des unités les plus importantes de l’armée à travers le pays afin de soutenir le général Anupong dans sa confrontation avec l’officier rebelle pro Thaksin, le général Khattiya Sawasdipol. Bon nombre d’observateurs  pensent que ces réunions avaient pour but de vérifier, ou de confirmer la fidélité de ces unités au commandement en chef de l’armée.

Ces rassemblements ont également été considérés par certains comme une mise en garde voilée  aux  chemises rouges pro-Thaksin qui prévoient des manifestations dans les jours à venir. Le général Anupong a insisté sur le fait qu’il peut y avoir des «problèmes individuels», mais que l’armée reste unie derrière le système démocratique.

Comment alors expliquer la nécessité de ces rassemblements suivant tous le même schéma, avec des soldats prêtant allégeance aux chefs des forces armées et dénonçant les activités du général Khattiya ? Des doutes sont apparus sur la nécessité de donner trop d’importance à un seul général dissident, que le commandement décrit comme un combattant isolé.

Au siège de la 11ème armée de terre, qui regroupe les principales unités de combat de la capitale et de ses banlieues, les soldats se sont rassemblés pour dénoncer Khattiya comme une stratégie visant à impliquer l’armée dans la politique, provoquant des divisions et nuisant à sa réputation. «Nous voulons simplement montrer que la majorité des soldats sont disciplinés et prêts à protéger l’honneur et la dignité de l’armée», a déclaré le Maj général Ukrit Narongwit, qui dirige la région de la 11e armée.

Pendant ce temps, au 11e régiment de l’armée de l’Infanterie de siège, un séminaire sur la discipline a été suivi par de nombreux commandants de bataillon, durant lequel les activités de Khattiya ont été largement et sévèrement condamnés.


http://www.thailande-fr.com/


Photos:

1/ et 2/ La sécurité est renforcé devant la maison du général Anupong

3/ Le colonel Apirat Kongsompong a prit récemment la défense du général Anupong

4/ Le colonel Apirat Kongsompong
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le février 09, 2010, 12:14:29 pm
Ca va finir en baston !   :(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 11, 2010, 09:47:37 am

Les chemises rouges manifestent à Bangkok avant-hier !

Comme prévu quelques centaines de chemises rouges ont occupé une partie de la rue Rama I entre les stations de BTS Chitlom et Siam, en face du quartier général de la police thaïlandaise.

La manifestation s’est déroulé de manière pacifique, alors que l’ex général Chavalit (Pheu Thai) a démenti plus tôt avoir pris le commandement d’une “armée populaire” destinée à préparer le retour de Thaksin au pouvoir.

 :o

Entre-nous, tant qu'ils ne sont que quelques centaines, ça va !... en France, une grosse journée de manif, c'est 1 million de personnes dans les rues !

 :)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Bip Bip le février 13, 2010, 03:32:08 pm
Vous pensez que cette année va être pire que la précédente en Thailande au niveau politique ?
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le février 13, 2010, 03:37:15 pm

Vous pensez que cette année va être pire que la précédente en Thailande au niveau politique ?


D'ici la fin du mois on y verra plus clair .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 16, 2010, 10:42:50 am

Hier 15 février 2010, 400 "chemises rouges" (entre nous, ça reste vraiment pas grand chose !) ont manifesté devant la commission électorale de Bangkok afin de soutenir l'ancien premier ministre Thaksin Shinawatra...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le février 16, 2010, 12:04:25 pm

Hier 15 février 2010, 400 "chemises rouges" (entre nous, ça reste vraiment pas grand chose !) ont manifesté devant la commission électorale de Bangkok afin de soutenir l'ancien premier ministre Thaksin Shinawatra...


Comme je disais dans un ancien post ça s'essoufle l'ardeur des rouges , faut dire aussi que Taksin leur avait promis son retour surprise en Thaïlande à plusieurs reprises , hé bé non il a pas trouver mieux de s'allier avec le Cambodge et à mon avis il y en a qui l'ont en travers .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le février 18, 2010, 03:54:19 pm

oui, Malco, et puis attend, c'est quand même bien la 1ère fois que l'on va en Thaïlande, de s'arrêter au moins 2 jours à BANGKOK. Il y a plein de choses à voir dans cette ville et aller dans un nouveau pays sans s'arrêter dans la capitale, je trouve que c'est un peu nul...  

Et puis, ca fait des années qu'il y a le bazar à BANGKOK et nous, les fidèles, nous y retournons sans problème...

Alors, j'ai envie de dire "OU EST LE PROBLEME" ?  :What?

Quant à zapper complètement le pays pour raisons politiques, ils exagèrent un tantinet, tous les ans, ils nous font le même cirque...  :(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 18, 2010, 06:12:10 pm

Relativisons tout de même... Bangkok est une énorme mégalopole de 11 millions d'habitants et les manifestations se déroulent toujours dans le quartier très localisé des ministères et de "Démocraty monument"...

J'étais à Bangkok pour affaires lors de la dernière grande manif "rouge..." Et bien, je n'ai strictement rien vu...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 22, 2010, 10:35:39 am

21 février, une journée sportive...   :)

Hier, la journée fut placée sous le coup de l'action: pendant que le 1er ministre Abhisit Vejjajiva jouait une partie de football endiablée (un match de charitée contre l'équipe nationale de Thaïlande féminine), les forces de l'ordre menaient un exercice grandeur nature pour se péparer à lutter contre les futures manifestations des "Rouges"...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 26, 2010, 09:20:45 am

Effectivement, d'ailleurs la sécurité a été renforcé autours de la cour suprème et des caméras ont été installées dans les environs...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 26, 2010, 05:18:22 pm

Depuis quelques jours, dans les cinémas de Thaïlande, on peut voir avant le clip de l'hymne royal, un court métrage très émouvant...

Il commencent par des scènes d'affrontements entre les Rouges et les Jaunes, on peut voir les morts et les blessés de l'année dernière, des femmes qui pleurent, etc... puis l'on passe à des images du Roi et de conciliation avec pour slogan "tous les Thais sont frères"... Musique triste et efficace en BO...

De la GROSSE promo populiste mais qui doit fonctionner avec les Thaïs, connaissant leur fibre patriotique...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le février 26, 2010, 11:58:50 pm

"La majorité des juges ont décidé que la richesse confisquée de Thaksin, provenant des dividendes de ses parts et de la vente d'une partie de ses parts, s'élève à 46,73 milliards de bahts", soit environ 1,4 milliard de dollars, ont-ils déclaré.


on va pas pleurer, il lui en reste encore pas mal...  :(  Mais quest-ce qu'on peut faire avec autant de fric, alors qu'il y en a qui en a qui en ont tellement besoin tout simplement pour manger...  :'(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le février 27, 2010, 12:58:18 am
Ne pas tout lui confisquer semble vouloir montrer que l'on cherche à trouver un compromis qui satisfasse les deux parties sans que personne ne perde la face et que l'on sorte peu à peu de ce marasme politique. Je crois me rappeler que Taksin était prêt à négocier le montant de la saisie, je suppose que cela a du être fait de manière discrète bien avant le jugement.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PHILGOOD le février 27, 2010, 05:42:18 am
Heu, je peu dire une connerie ? non mais c'est juste une connerie !...
Peu être que si le nouveau premier ministre proposait que tout l'argent saisi à thaksin serait immédiatement reversé au peuple Thaïlandais, les rouges changeraient de couleur !... Bon enfin, moi c'que j'dis ...
Amicalement,
Philgood ...  :juju
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le février 27, 2010, 03:42:43 pm

les rouges changeraient de couleur !...


 :huhu

P.S. Voilà qu'idée qu'elle est bonne, Phil...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 28, 2010, 12:29:38 pm

Des tanks, Thaksin et 2 milliards de dollars: l’armée dans la crise thaïlandaise !


Une tempête politique se prépare t-elle autour de la décision de justice à venir sur les avoirs gelés de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra ? Aucun scénario ne semble pour le moment exclu, soulevant des inquiétudes quant à la façon dont les événements se dérouleront jusqu’à la date du 26 février, et comment l’armée va réagir.

Une nouvelle vague de tension politique est en cours avec la tenue des manifestations quasi-quotidienne du Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD) qui demande un retour à la Constitution de 1997, et aux militaires de rester en dehors de la vie politique thaïlandaise.

"La situation me parait anormalement calme, je me demande s’il n’y a pas en ce moment des négociations en coulisse sur le montant des capitaux que Thaksin pourrait récupérer à la suite du verdict.  Une confiscation à 100% serait une déclaration de guerre à l’opposition."

Estime un diplomate en poste à Bangkok .

De fait la menace d’un coup de force plane toujours sur la vie politique thaïlandaise, même si le général Anupong apporte son démenti quasi quotidien aux questions des journalistes sur l’éventualité d’un nouveau coup d’État en Thaïlande. Tous les regards sont maintenant tournés vers la Cour Suprême et le 26 février, le jour du verdict sur la saisie éventuelle des 2,3 milliards de dollars d’actifs saisis appartenant à Thaksin et à sa famille.

À l’heure actuelle, de nombreux observateurs croient que le scénario libérant les actifs en faveur de Thaksin est presque impossible. Mais il existe aussi deux scénarios pour la décision contraire : saisir tous les 76 milliards de baht (2,3 milliards de dollars) , ou seulement une partie de cette somme. C’est probablement cette deuxième possibilité qui est en ce moment l’objet d’intenses spéculations. Juridiquement, la cour suprême pourrait s’appuyer sur plusieurs faits tangibles qui pourraient justifier une confiscation, au moins partielle de la fortune de Thaksin :

En novembre 2003, le gouvernement Thaksin a octroyé une licence à Shin Satellite pour lancer le satellite IPSTAR. Quelques mois plus tard, en 2004, le gouvernement Thaksin a aussi approuvé un prêt de 4 milliards de baht  par la Exim Bank à la Birmanie, principal client de Shin Sat.

Le 23 Janvier 2006, la nouvelle loi sur les télécommunications augmentait la limite sur les avoirs étrangers dans les entreprises de télécommunication à 49 % (contre 25% auparavant) : le lendemain la famille Shinawatra a vendu sa participation de 49% dans Shin Corp à la Temasek Holdings de Singapour pour un montant de 73 milliards de baht (1,88 milliard de dollars) grâce à un montage juridique complexe lui permettant de ne pas payer un satang d’impôts.

Plusieurs de ces attendus paraissent effectivement jouer en défaveur de l’ex premier ministre. Mais son rôle politique reste important, comme le démontre les actuelles spéculations sur son retour dans la vie politique thaïlandaise.

Dans un sondage réalisé par le quotidien "The Nation", une étonnante majorité de sondés prévoit un avenir politique à Thaksin en 2010. 60% pensent qu’il rentrera en Thaïlande pour purger sa peine de prison, et 26% qu’il reviendra au pouvoir en Thaïlande.  Un résultat d’autant plus significatif que le quotidien est plutôt considéré comme éloigné des positions de Thaksin. De fait l’actuel gouvernement sait très bien qu’il ne doit sa survie qu’à l’appui des militaires, sans lesquels il n’aurait qu’une espérance de vie assez réduite.

"Le gouvernement d’Abhisit Vejjajiva souffre d’un manque de légitimité électorale. Issu de l’opposition parlementaire, arrivé au pouvoir en décembre 2008 à la faveur d’un renversement d’alliance au sein de la majorité d’alors favorable à l’ex-Premier Ministre en exil Thaksin Shinawatra, l’actuel gouvernement devra tôt ou tard organiser de nouvelles élections générales."

estime Paul Dumont, Conseiller du Commerce extérieur à Bangkok. Une opinion que partage aussi Arnaud Dubus ( voir Un recueil d’articles pour mieux comprendre l’Asie du Sud-Est )

"Le parti Démocrate est conscient qu’une nouvelle élection risquerait de donner le pouvoir au parti Phuea Thai (Parti pour les Thaïlandais), dernier avatar du Thai Rak Thai fondé en 1998 par Thaksin. Soucieux de voir les fruits de son coûteux plan de relance économique (trente milliards d’euros), le gouvernement semble enclin à laisser traîner la réforme de la Constitution anti-parlementaire de 2007, prélude indispensable à un nouveau scrutin."

Juridiquement la confiscation des avoirs de Thaksin semble apparement ne pas manquer de fondement, mais est-elle souhaitable politiquement ? Rien n’est moins sûr. Car au cours des quatre dernières élections de 2001 à 2007, les électeurs ont à chaque fois renvoyé, avec de confortables majorités, des gouvernements pro-Thaksin. Sur les trois dernières élections, les gouvernements élus ont à chaque fois été démis de leurs fonctions par un ensemble conjugué de manifestations, de pression militaire, et de décisions prises par les tribunaux.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 28, 2010, 12:30:38 pm

Thaksin se fait taxer un milliard par la justice !


La cour suprême ayant décidé de confisquer une partie de ses avoirs gelés dans des banques locales depuis 2007, l’ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra s’est retrouvé vendredi plus pauvre d’un milliard d’euros. Les juges ont estimé qu’il avait illégalement conservé des parts dans le conglomérat de télécommunications Shin Corp alors qu’il dirigeait le gouvernement entre 2001 et 2006.

Au cours du verdict, dont la lecture a duré plus de huit heures, les magistrats ont aussi jugé que l’homme d’affaires devenu politicien avait manipulé les décisions de son gouvernement de manière à avantager ses entreprises. La cour a toutefois estimé qu’il fallait restituer au magnat l’argent qu’il avait accumulé avant de devenir Premier ministre.

Thaksin a réagi immédiatement à la décision des juges depuis Dubaï, où il vit en exil depuis 2008 afin d’échapper à une condamnation de deux ans de prison pour des malversations financières dans un autre dossier. Par vidéo, il a déclaré à ses partisans que la cour « a été utilisée pour se débarrasser d’un homme politique » et que le verdict était «très politique». Le jugement peut néanmoins être vu comme un compromis : beaucoup s’attendaient à ce que l’ensemble des avoirs gelés (1,7 milliard d’euros) de Thaksin soit confisqué.

La décision a toutefois peu de chance d’apaiser la crise politique qui déstabilise la Thaïlande depuis le coup d’Etat de 2006, et qui a permis d’évincer Thaksin du pouvoir. Celui-ci n’est en effet pas le genre d’homme à se satisfaire de ne récupérer qu’un peu moins de la moitié de sa fortune. Il est peu probable dès lors qu’il se fasse oublier. D’autant plus qu’il a provoqué, lors de ses mandats à la tête du gouvernement, le réveil politique des couches les plus démunies de la population en mettant en place des programmes populistes. Depuis, un mouvement social important a pris naissance : les «chemises rouges», qui affirment se battre pour l’établissement d’une société plus équitable.

« La crise va continuer. Le mouvement des chemises rouges essaie maintenant de se distancer de Thaksin pour des raisons tactiques. Elles veulent convaincre le public qu’elles se battent pour un retour de la démocratie en Thaïlande », estime Puanthong Pakawapan, politologue à l’université Chulalongkorn. Déjà, les chemises rouges annoncent une manifestation massive le 14 mars à Bangkok, avec pour objectif de forcer le gouvernement à convoquer de nouvelles élections.

http://www.liberation.fr/


Photos:

1/ Thaksin a dénoncé le verdict en vidéo-conférence...

2/ Larmes des supporters de Thaksin... Pleurer sur la fortune d'un homme politique, c'est un comble, non ?!!...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 03, 2010, 11:19:01 am

La Thaïlande divisée face au jugement Thaksin

Maintenant que le « jour du jugement » est passé, et que les « chemises rouges » n’ont pas mis la Thaïlande à feu et à sang, il est peut-être temps de prendre un peu de recul. La décision de la Cour Suprême mérite d’abord d’être saluée, dans le sens que ses motivations sont clairement juridiques, ce qui permet ainsi à Thaksin et à sa famille de préserver une partie de son capital, et de sauver la face.

De fait, la mobilisation des pro-Thaksin ne se limite pas à l’attente et aux conséquences de ce verdict, et il est peut être temps de considérer les « chemises rouges » comme autre chose qu’une bande de paysans analphabètes à qui on a donné 500 baht pour aller vociférer devant les grilles du palais. Le Bangkok Post a justement déclaré dans un éditorial samedi que

"Maintenant que la question des milliards de M. Thaksin a été légalement réglée, il est temps de donner  une chance aux plaies de guérir. Toute autre solution serait intolérable."

Certaines des aspirations de l’opposition sont légitimes, et doivent être entendues sous peine de pénaliser la société thaïlandaise dans son ensemble. Cette frustration s’exprime pour l’instant par les attaques incessantes contre le Président du Conseil privé du roi, le général Prem Tinsulanonda, les autres membres du Conseil privé et leurs partisans – ou ce qu’on appelle le Groupe des 11.

"Ce que les Thaïlandais sentent en ce moment, c’est que la justice dans cette société est train de disparaître. La Thaïlande a attendu pendant 78 ans pour voir le pouvoir appartenir réellement à la population"

a déclaré Chavalit Yongchaiyudh, président du parti pro-Thaksin Pheua Thai (Pour les Thaïs), se référant à l’avènement de la monarchie constitutionnelle en 1932.


Situation inconfortable pour Abhisit

De fait le gouvernement d’Abhisit, mis en place à la faveur d’un retournement d’alliance au Parlement, manque cruellement de légitimité. Avec son physique de jeune premier, et son anglais impeccable, M. Abhisit apparait, sans doute bien malgré lui, comme un parfait représentant de cette « élite oligarchique » intouchable (désigné comme « Amartya» en thaï) qui est devenu la cible principale des attaques du Pheu Thai, et de son bras armé l’UDD . Force est de constater que malgré sa bonne volonté, le gouvernement Abhisit n’a pas rencontré les résultats attendus dans son effort de réconciliation de la société thaïlandaise.

Une année de mandat n’a produit aucune marge de manœuvre pour amorcer une tentative de réconciliation nationale. Au contraire, le gouvernement a choisi de devenir partie au conflit plutôt que médiateur. Donc, même avec la poursuite des politiques «populistes» et toutes sortes de campagnes encourageant les Thaïlandais à faire preuve de “modération” et d’unité, le gouvernement a été incapable de créer la confiance de base nécessaire qui permettrait une politique d’ouverture. Le gouvernement est donc considéré par les chemises rouges comme la marionnette des “Amartya”. Il a manqué à son mandat une véritable volonté de négociation avec ses adversaires, qui a eu pour résultat une intransigeance croissante des deux cotés.


Le parti démocrate, paravent de l’Amartya ?

M. Abhisit se retrouve dans la situation inconfortable du héros de Tomasi di Lampedusa dans “Le Guepard”, Tancredi Falconeri, neveu de don Fabrizio Salina, un prince sicilien, au milieu des tourments révolutionnaires italiens du Risorgimento, et dont la pensée se résume à une fameuse citation « pour que tout reste comme avant, il faut que tout change ». Tancredi épouse en apparence la cause nationaliste et révolutionnaire, mais son objectif est en fait de sauver ce qui peut l’être des privilèges de l’aristocratie. Abhisit cherchant à faire du Thaksin sans Thaksin se retrouve un peu dans la même situation, sans se trouver beaucoup plus convaincant. Comment en effet convaincre la population que l’on est en mesure de remplacer Thaksin, sans toucher à un seul des privilèges de ses adversaires.

En d’autres termes le Parti Démocrate et son incarnation jeune et moderne, M. Abhisit, ne serait que le faux nez d’une élite constituée d’oligarques et de hauts gradés, ayant besoin d’une façade démocratique et réformatrice pour mieux préserver leurs privilèges. Un peu caricatural, ce point de vue est néanmoins assez répandu dans une partie de la population, dont la motivation va bien au-delà de la préservation des milliards de Thaksin et de sa progéniture.

Thaksin restera presque certainement une force déterminante dans l’arène politique thaïlandaise, et même sans Thaksin, les turbulences qui agitent le royaume ont des chances de se poursuivre en raison des injustices profondément enracinées dans la société thaïlandaise.

"Les Chemises rouges sont auto-organisés et autofinancée et luttent pour la démocratie, pas pour M. Thaksin. Oui, la majorité vénère Thaksin, mais ils l’aiment parce qu’il avait mis en place des politiques favorables aux pauvres."

estime Giles Ji Ungpakorn, professeur de sciences politiques exilé en Angleterre pour échapper à une accusation de lèse-majesté.


Le jugement

La Cour suprême a statué que, dans quatre des cinq cas qui lui ont été  présenté, l’ex Premier ministre avait usé de son autorité en tant que dirigeant, pour mettre en œuvre des politiques qui lui ont bénéficié personnellement, parfois au détriment de l’Etat. Avec les autres affaires en cours contre lui et sa famille, il est difficile de savoir quand les actifs non saisis par la Cour pourraient être libéré.

Un des avocats de M. Thaksin a déclaré que son équipe juridique étudie les possibilités d’un appel. Un appel peut être déposé dans les 30 jours, mais seulement pour  présenter de nouvelles preuves, et non pour des raisons de procédure.

Voici  un extrait des conclusions de la chambre criminelle de la Cour suprême dans les cas impliquant un abus de pouvoir commis par l’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra


Détention des parts de Shin Corp à travers des « nominee » (prête nom)

Les neuf juges ont statué à l’unanimité que M. Thaksin a dissimulé son exploitation de 1,41 million d’actions de Shin Corp à travers des « nominees », dont ses enfants et d’autres parents. Le tribunal a jugé que M. Thaksin après être devenu Premier ministre en 2001, a toujours maintenu son autorité sur la nomination des membres du conseil de la société, ce qui constitue un conflit d’intérêts.


La conversion des frais de concession de télécommunications en une taxe d’accise

La majorité des juges a  statué que M. Thaksin a utilisé son autorité à travers le Gouvernement pour  adopter des lois qui ont converti les droits de concession de télécommunication en taxe d’accise,  ce qui a directement bénéficié à  Shin Corp, le propriétaire d’Advanced Info Service (AIS).   La cour a déclaré que la résolution du Cabinet a porté préjudice à TOT  l’entreprise publique qui avait accordé la concession de téléphonie mobile à AIS. La nouvelle réglementation a également rendu plus difficile pour les nouveaux opérateurs de concurrencer les opérateurs originaux comme AIS.


Le prêt à la Birmanie pour l’achat d’un satelitte

Le tribunal a statué à la majorité que M. Thaksin avait abusé de son pouvoir en fournissant un prêt de 4 milliards de baht à la Birmanie pour financer un contrat bénéficiant à Shin Corp et Shin Satellite. M. Thaksin avait donné instruction à l’Export-Import Bank (EXIM) d’ouvrir une ligne de crédit à la Birmanie à un taux d’intérêt réduit. Le tribunal a déclaré qu’il n’était pas nécessaire pour la Thaïlande d’accorder le prêt à la Birmanie.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 04, 2010, 08:28:02 am

Depuis quelques temps, de petites figurines représentant l'ancien premier ministre Thaksin sont en vente à Bangkok...

Vous avez dit culte de la personnalité !!!...  :D
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le mars 04, 2010, 11:43:33 am

Depuis quelques temps, de petites figurines représentant l'ancien premier ministre Thaksin sont en vente à Bangkok...

Vous avez dit culte de la personnalité !!!...  :D



Je vais offrir ça à Moman, elle va trop aimer !  :What?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 09, 2010, 09:02:32 am

FAIT DIVERS:

Escorté et gardé par les Forces spéciales de Police thaîlandaises, le général Khattiya Sawasdipol (aussi appelé Seh Daeng), un farouche partisan de l'ex-Premier Thaksin Shinawatra, est amené à la Cour de justice de Bangkok lundi 8 mars 2010...

Khattiya et sept associés ont été arrêté samedi sur les charges de possession illégale d'armes à feu. La Cour criminelle après délibérations, a remis le général Khattiya Sawasdipol et six de ses subordonnés en liberté après que son avocat ait versé 1.6 millions de baht comme caution...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 10, 2010, 09:57:31 am

Hier 9 mars 2010, le roi Rama IX et le premier ministre Abhisit Vejjajiva ont eu un long entretien afin d'évoquer la situation du pays et de trouver des solutions aux problèmes récents politiques et économiques...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 10, 2010, 11:00:00 am

Je crois que le 14 mars, on ira au cinéma... Quoique, à Chiang Mai, il n'y a jamais une manif...


Les chemises rouges préparent le siège de Bangkok !

Cette fois il n’y a pas de doute, l’épreuve de force aura bien lieu. Le gouvernement thaïlandais a fermement exclu de négocier avec Thaksin Shinawatra, dont les partisans promettent une manifestation massive à Bangkok à partir de samedi, après la saisie par la justice de plus de la moitié de la fortune de l’ex-Premier ministre.

Les “chemises rouges” affirment attendre entre 600.000 et 1 million de personnes dans les rues de la capitale le 14 mars, après une mobilisation de toutes les provinces à partir du 12, dans l’espoir d’obtenir des élections anticipées et la démission du gouvernement.

Mais le vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban, en charge de la sécurité, a exclu des négociations avec les organisateurs de la manifestation (UDD) et a décidé d’invoquer la loi sur la sécurité intérieure pour permettre à l’armée de prendre le contrôle de la situation en cas de désordres ou de violences dans la capitale et ses environs.

A l’approche de manifestations prévues à Bangkok autour du 14 mars, l’Ambassade de France recommande aux ressortissants français de se tenir à l’écart de tout rassemblement à caractère politique, en province comme à Bangkok, en particulier dans les lieux habituels de manifestations (à Bangkok, notamment le quartier Dusit : avenue Ratchadamnoen, siège du gouvernement, Parlement, et place Sanam Luang). Les ressortissants français, de passage ou résidents, sont invités à consulter régulièrement les médias et le site Internet de l’Ambassade pour s’informer de l’évolution de la situation durant leur séjour.


http://www.thailande-fr.com/actu/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 10, 2010, 02:04:46 pm
Le cartooniste Stephff nous fait partager son regard sur l’actualité thaïlandaise marquée ces jours-ci par la saisie le 26 février dernier de 1,4 milliard de dollars de la fortune de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra. Les avocats de ce dernier avaient alors évoqué la possibilité de porter l’affaire devant la Cour Internationale de justice
.
(http://img38.imagefra.me/img/img38/2/3/10/malco/f_1grjac37ex0m_be85de1.jpg) (http://imagefra.me/)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mars 10, 2010, 04:35:35 pm

Je trouve qu'il y a de part et d'autre un certain sang froid.

Dans d'autres pays, dans un tel contexte politique il y a longtemps qu'une guerre civile aurait éclaté...



Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mars 10, 2010, 05:50:31 pm

Un opposant au gouvernement thaïlandais a lancé mardi des excréments d'animal sur la résidence du Premier ministre Abhisit Vejjajiva, la deuxième attaque de ce type en cinq semaines. Khamphong Samart, 56 ans, a été arrêté alors qu'il se préparait à lancer un deuxième sac de fumier sur la résidence du Premier ministre, dans le centre de Bangkok, après que son premier sac avait atterri sur la clôture. Il a été accusé de dégradation de propriété et de trouble de l'ordre public.


C'est vraiment cochon, ca...   (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0008.gif)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mars 11, 2010, 07:41:24 am

"Nous pouvons facilement  neutraliser une intervention de l’armée, car les soldats sont à 70% des supporters de Thaksin".

a déclaré un dirigeant de l'UDD.

Intéressant, si c'est vrai.... Celà signifie qu'il y aurait une possibilité de fracture au sein de l'armée et un possible basculement d'une partie de l'armée du côté de l'opposition.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 11, 2010, 07:47:14 am

La question est qu'est-ce que l'Armée en Thaïlande ?

Le corps des officiers professionnels majoritairement royalistes et pro-Abhisit ou les appelés majoritaires mais issus des couches les moins aisés et plutôt pro-Thaksin ?

 :-\
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 11, 2010, 08:03:18 am

Ce que veulent les "rouges" de l’opposition thaïlandaise !


Cette fois il n’y a pas de doute, l’épreuve de force aura bien lieu, même si d’après les déclarations des principaux dirigeants de l’UDD (Union pour la democratie contre la dictature) , elle devrait être non violente. Le gouvernement thaïlandais a exclu de négocier avec Thaksin Shinawatra, dont les partisans promettent une manifestation massive à Bangkok avec entre 600.000 et 1 million de personnes dans les rues de la capitale le 14 mars, après une mobilisation de toutes les provinces à partir du 12, dans l’espoir d’obtenir des élections anticipées.

Le vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban, en charge de la sécurité, a reçu la permission du gouvernement pour invoquer la loi sur la sécurité intérieure qui autorise l’armée à prendre le contrôle du maintien de l’ordre en cas de nécessité.

Suthep Thaugsuban a reconnu qu’un rapport des renseignements mettait en garde contre  la présence possible de 30 à 40 petits engins explosifs à travers la capitale thaïlandaise ce week-end, mais il a promis que le gouvernement ne permettra pas aux manifestants anti-gouvernementaux d’occuper des bâtiments officiels, ou l’aéroport de Bangkok.

Pour empêcher qu’une situation identique à celle de décembre 2008 ne se reproduise, lorsque les "chemises jaunes" avaient bloqué le trafic aérien dans la capitale, le gouvernement a approuvé l’utilisation de la loi de sécurité intérieure (ISA), à partir du jeudi 11 mars pour près de deux semaines, dans tout Bangkok et Nonthaburi, plus un certain nombre de districts dans six autres provinces entourant la capitale.

Le risque de débordements plus ou moins violents est réel, même si l’UDD affirme que ses intentions sont pacifiques. Visiblement le coup d’État de 2006 a réouvert des plaies mal cicatrisées, si l’on en croit une partie des dirigeants pro Thaksin qui se réclament de la génération 1976, en référence aux manifestations réprimées par l’armée et qui avaient plusieurs dizaines de morts.

En 1976, le Dr Weng Tojirakarn était un jeune dirigeant du mouvement étudiant et participait à une manifestation qui s’est terminée par des tirs de l’armée, tuant plusieurs de ses collègues manifestants. Comme beaucoup d’autres militants de l’époque, il a fui vers la campagne, où le Parti communiste offrait un refuge pour de nombreux membres de l’intelligentsia radicale de l’époque. Weng est aujourd’hui un des responsables de l’UDD. Plusieurs de ces militants sont devenus des  leaders des chemises rouges, comme le Dr Weng. Certains, comme Chaturon Chaisang, étaient membres du gouvernement de l’ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra.

"Le passé c’est le passé et aujourd’hui nous avons rompu avec les parties violentes du mouvement des chemises rouges. L’UDD rassemble des mouvements qui veulent une vraie démocratie avec sa majesté le roi comme chef de l’État. Actuellement l’élite bureaucratique est un obstacle à la démocratie, et c’est contre cela que nous luttons, et rien que cela. Nous voulons la même justice pour tout le monde, pas de double standard et le retour de la constitution de 1997."

précise Weng Tojirakarn

L’UDD a tenu une conférence de presse pour expliquer sa stratégie en ce qui concerne la tenue de la manifestation du 14 mars à Bangkok. L’objectif de 1 million de personnes est maintenu, même si les organisateurs reconnaissent qu’il ne sera pas facile à atteindre, en raison des restrictions et des pressions imposées par le gouvernement. Les responsables de l’UDD ont réaffirmé vouloir tenir une manifestation pacifique, dont le but est d’obtenir des élections anticipées.

"Certains essayent de nous faire passer pour des adeptes de la violence, mais c’est faux. Notre mouvement est avant tout pacifique et demande le retour de la démocratie. Nous avons crée des écoles de la démocratie partout dans le pays, et nous avons formé plus de 20000 diplômés qui se chargent de porter notre message dans les villages. Il y a eu une rupture avec la fraction violente des chemises rouges représentée par des gens comme Sae Deng."

a notamment déclaré Sean Boonpracong, le porte parole de l’UDD

Les membres de l’UDD ont prévu de converger vers Bangkok à partir du 13 mars avec plus de 50000 pickup et minibus. La circulation devrait être totalement paralysée dans certaines partie de la ville comme les abords de la place Sanam Luang. L’UDD a déclaré voir recours à ce moyen de transport car le gouvernement aurait fait pression sur les compagnies de transport pour les dissuader d’offrir leurs services aux représentants des “chemises rouges”.

"Nous allons occuper toute la rue Radjadamoen et les environs et ce sera bien organisé. Si il y a des violences ce sera à cause des provocations du gouvernement. Si il y a eu de la violence lors du sommet de l’Asean à Pattaya et dans Bangkok en avril dernier, c ‘est à cause du gouvernement et de la police. J’étais à Pattaya et j’ai vu des policiers en civil lancer des pierres sur nous."

a ajouté Sean Boonpracong, porte parole de l’UDD.

Jaran Ditthapichai, un des responsables de l’organisation de la manifestation de dimanche prochain a précisé que l’UDD disposera de son propre service d’ordre, constitué pour l’essentiel de volontaires dont les membres seront porteur d’une carte officielle officielle du mouvement.

"Nous avons tiré les leçons du passé et nous ne laisseront pas des petits groupes transformer un mouvement pacifique en affrontement violent. Notre but est modeste : nous voulons obtenir la dissolution du Parlement et de nouvelles élections par des moyens pacifiques. En faisant venir 1 million de personnes dans Bangkok nous allons obliger le gouvernement Abhisit a choisir entre la dissolution et la suppression de notre mouvement. Nous n’avons pas l’intention de déclarer la guerre au gouvernement ou de provoquer une guerre civile. Mais si le gouvernement utilise la force contre nous, personne ne sait ce qui pourrait arriver. Nous pouvons facilement  neutraliser une intervention de l’armée, car les soldats sont à 70% des supporters de Thaksin."

a mis en garde Jaran Ditthapichai.


http://www.thailande-fr.com/


Photos:

1/ La sécurité a été renforcé dans Bangkok et les boulevard de la prochaine manifestation "rouge" sont déjà canalisé...

2/ Weng Tojirakarn, un des responsables de l'UDD.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le mars 11, 2010, 09:20:39 am

J'espère que ça va pas trop chauffer. déjà que la réputation de la Thailande est pas au mieux !
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mars 11, 2010, 10:13:25 am

J'espère que ça va pas trop chauffer. déjà que la réputation de la Thailande est pas au mieux !


Moi aussi j'espère que la situation ne dégénèrera pas... (quand il y a de tels rasemblements de masse avec une armée en état d'alerte tout est possible).
La Thaïlande est sur le point de se tirer une balle dans le pied, pourvu que ce soit une balle à blanc !

Et à ce sujet, je ne sais pas comment les touristes vont réagir (situation politique inquiétante + euro très bas : 44 thb).
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PHILGOOD le mars 11, 2010, 05:53:30 pm
J'espère également que ce ne sera pas trop le bordel ! Quoi qu'il en soit, sauf s'il n'y avait pas de vols, je viendrais quand même le 09 Avril pour mes vacances ! J'espère que les autres touristes en feront de même !...
Amicalement,
Philgood ...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 12, 2010, 09:02:52 am

Dans tous les cas de figure, le "bordel" restera localisé à un quartier de Bangkok et comme cette fois, les aéroports seront protégés par les forces de l'ordre, je ne pense pas qu'il y aura de problème pour les touristes...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 12, 2010, 01:34:38 pm

Le cartooniste Stephff nous fait partager son regard sur l’actualité thaïlandaise marquée ces jours-ci par l’annonce de manifestations antigouvernementales de masse ce week-end à Bangkok. Le camp des protestataires espère voir entre 500.000 et un million de personnes, les autorités estiment que les chemises rouges ne seront pas plus de 100.000
.
(http://img40.imagefra.me/img/img40/2/3/12/malco/f_hpq151vmdctm_9d19b53.jpg) (http://imagefra.me/)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 12, 2010, 02:31:51 pm

MANIFS – Bangkok privé de carburant jusqu'à nouvel ordre, 50.000 hommes déployés.

Les livraisons de carburant, les télévisions et les radios communautaires sont aussi concernés par le dispositif de sécurité du gouvernement thaïlandais, en vue des prochaines manifestations de masse qui devraient démarrer aujourd'hui. Selon une information du site ThaiVisa, la société pétrolière thaïlandaise (PTT) a annoncé hier la suspension de toutes les livraisons et les ventes de carburant dans Bangkok et dans les provinces environnantes. Une information confirmée dans l'après-midi par des sympathisants des chemises rouges.

Par ailleurs, la Cour Suprême a voté hier matin la fermeture des radios et chaînes de télévision affiliées de près ou de loin au Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD). Un porte-parole pour la chaîne rattachée au mouvement des chemises rouges, PTV ("People Television"), a indiqué avoir déjà retiré une partie de l'équipement de leurs studios situés à Ladprao, car ils s'attendaient à voir venir la police avec une ordonnance de cesser toute diffusion.

Néanmoins, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a démenti vouloir fermer PTV, mais il n'a pas fait de commentaire au sujet des autres chaînes et radios. Un important dispositif de sécurité a aussi été mis en place, avec le déploiement dans la capitale de 30.000 soldats, 10.000 policiers et 10.000 volontaires civils. Le Vice-premier ministre, Suthep Thaugsuban, a néanmoins précisé que les forces de maintien de la paix seront désarmées.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 13, 2010, 08:22:22 am

ca y est, les "Rouges" commencent à arriver à Bangkok pour la manif de demain...

Et quand je pense que tout cela n'est fait que pour rétablir au gouvernement un type corrompu jusqu'à l'os !...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Cat le mars 13, 2010, 01:14:01 pm
Juste une petite intervention.........
La "revolution" des chemises rouges me semble etre tres anachronique.....
C'est comme si, la "revolution francaise" avait eu pour motif la revocation de Nicolas Fouquet!!!!!
Bien sur c'est un raccourci.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 13, 2010, 01:36:18 pm
Pour le moment ils ne sont que 6500 à Bangkok et 30 000 en province à différents endroits , à voir demain ? .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 13, 2010, 02:38:02 pm
Thaïlande: les manifestants de l'opposition convergent sur Bangkok .

Des sondages conduits récemment laissent penser qu'une bonne part de la population est lasse des manifestations, qui ont mis à bas l'économie et découragent les touristes. AP


Des milliers de chemises rouges, manifestants contre le pouvoir thaïlandais ont convergé ce samedi vers Bangkok depuis le nord et le nord-est du pays, en espérant chasser le Premier ministre Abhisit Vejjajiva.
Les opposants ont promis de ne pas recourir à la force, mais de nombreuses entreprises ont préféré fermer leurs portes, les sorties étaient annulées, et le trafic d'ordinaire dense de la capitale est devenu fluide.

La marche d'"un million d'hommes" qui doit culminer dimanche est perçue par certains comme la dernière chance de ramener aux affaires l'ex-Premier ministre en fuite Thaksin Shinawatra.
Les chemises rouges, de leur vraie nom "Front uni pour la démocratie et contre la dictature" est un rassemblement de partisans de Thaksin, avec d'autres opposants au coup d'Etat militaire de 2006.

Les partisans du Premier ministre évincé veulent le voir absout et de retour. Thaksin, qui habite maintenant Dubai, est passible de sanctions pour abus de pouvoir. Des milliers de ses partisans ont commencé à se réunir dans la capitale vendredi, pacifiquement. Samedi matin, ils étaient beaucoup plus nombreux dans les périphéries de la capitale, arrivant sur des camions et des motos des provinces rurales acquises à Thaksin, le nord et le nord-est pauvres, d'où est originaire leur champion.

Un photographe d'Associated Press à Wang Noi a vu une file de sept kilomètres sur l'autoroute, filtré par les barrages de la sécurité.



http://fr.news.yahoo.com/3/20100313/twl-thailande-gouvernement-manifestation-2f4e741.html
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 14, 2010, 08:32:31 am

Hier, les "Rouges" continuaient à arriver sur Bangkok...

Je me demande si le fait que l'on soit en pleine saison chaude et que les paysans n'aient strictement rien à faire en ce moment dans les champs n'est pas étranger à l'affaire...

Rappelons-nous que lors des dernières grandes manifs, les paysans étaient payés 500 bahts/jour par les dirigeants de l'UDD pour venir manifester dans les grandes villes...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mars 14, 2010, 07:42:24 pm
40 000 (Gavroche), 100 000 (The Nation)... difficile d'estimer le nombre précis de manifestants aujourd'hui à BKK.

Nous sommes cependant loin du million annoncé par les "rouges". (A moins qu'il fallait entendre 1 million étalés sur plusieurs jours).
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mars 14, 2010, 08:29:37 pm
Les «chemises rouges» pro-Thaskin prennent la rue en Thaïlande
Manisfestation des partisans du Premier ministre, Thaksin Shinawatra dans le centre de Bangkok, le 14 mars 2010.
REUTERS/Damir Sagolj Par RFI


En Thaïlande, des dizaines de milliers de personnes manifestent contre le gouvernement et occupent le centre de la capitale Bangkok. Ces manifestants, les «chemises rouges», réclament la dissolution du parlement et la convocation de nouvelles élections. Pour la plupart, ils sont des partisans de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra condamné pour corruption et exilé. La mobilisation est toutefois bien en deçà du million de personnes qu'avaient annoncé les leaders des «chemises rouges».

Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus

L'avenue Ratdamnoen au coeur du quartier historique de Bangkok est en partie bloquée par une centaine de milliers de «chemises rouges». Sur une estrade surmontée du slogan «Abattons le régime oligarchique», un orateur appelle à la dissolution du Parlement et maudit le Premier ministre actuel Abhisit Vejjajiva, dans la clameur des applaudisseurs en plastique.

La mobilisation est cependant moins importante que prévu ce dimanche et on est très loin du million de personnes annoncé. Pour expliquer cette relativement faible mobilisation, on peut avancer la lassitude des «chemises rouges» dont la campagne dure depuis maintenant depuis un an sans avoir encore produit de résultats tangibles.

Par ailleurs de nombreux «chemises rouges» pensent que le mouvement s’est trop focalisé sur le cas personnel de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, condamné pour corruption, et voudraient un recentrage sur des revendications plus générales de justice sociale.

Le mouvement s'est aussi divisé en de nombreuses factions parfois en conflit les unes avec les autres.

Comment les chemises rouges vont-elles atteindre leur objectifs de faire tomber le pouvoir en place ?

Le nombre restreint de manifestants pousse les leaders à adopter une tactique plus vigoureuse : ils ont annoncé que si le Parlement n'était pas dissous d'ici ce dimanche soir, ils donneraient un ordre de dispersion des manifestants dans la ville et on peut craindre alors des incidents.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mars 14, 2010, 08:42:39 pm
Il y a tout lieu de penser que le Parlement ne sera pas dissous donc il se peut que ça chauffe cette nuit...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le mars 15, 2010, 01:18:37 pm
Ya le frangin de Moman qu'est allé manifester à Bangkok. Je lui ai dit que c'était un gros con !  :-X
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 16, 2010, 09:24:37 am

Lundi 15 mars 2010: L’opposition thaïlandaise dans la rue !

Les forces de sécurité sont sur les dents en Thaïlande, alors que les manifestations de l’opposition s’ancrent dans la durée.

Deux soldats ont été blessés ce lundi par des tirs de grenades sur une base militaire de Bangkok. Les autorités ne sont pas en mesure de dire si cette attaque a un lien avec le mouvement lancé vendredi par les fameuses chemises rouges. Ces partisans de l’ex-premier ministre Thaksin Shinawatra avaient donné jusqu‘à ce lundi midi à l’actuel gouvernement pour démissionner et convoquer des élections anticipées.

Depuis une base militaire d’où il coordonne les opérations de sécurité, le premier ministre, Abhisit Vejjajiva, a rejeté cet ultimatum dans la matinée dans une allocution télévisée.

Les chemises rouges ont rétorqué en annonçant leur l’intention de verser symboliquement leur sang devant le siège de sa formation, le parti démocrate, ce mardi.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 17, 2010, 09:16:12 am

Là, on frole le GROTESQUE...

Hier, les Rouges pour protester, se sont tous soumis à une prise de sang... Ce sang humain a ensuite été déversé devant le Palais gouvernemental par un Brahman acquis à leur cause...

On leur fait vraiment faire ce que l'on veut, aux paysans thaïlandais !... :-X

Et je ne vous dis pas ensuite le travail de l'équipe de nettoyage et de désinfection...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 17, 2010, 09:24:33 am

J'oubliais le principal...

Hormis les tergiversations des "Rouges" dans un quartier de Bangkok, il ne se passe rien dans le reste du pays: ici à Chiang Mai, tout est parfaitement calme !...

 :)

Peut être que les copains du forum habitant les autres régions peuvent nous donner des nouvelles...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: letirailleur le mars 17, 2010, 09:46:10 am
Exact, Ici à Udonthani tout est calme aussi. Les rouges sont partis à Bkk.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le mars 17, 2010, 02:44:21 pm
A Sukhothai, pareil, tout est tranquile. On sait même pas que les rouges existent !
Titre: Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 17, 2010, 02:50:47 pm


Là, on frole le GROTESQUE...
Hier, les Rouges pour protester, se sont tous soumis à une prise de sang... Ce sang humain a ensuite été déversé devant le Palais gouvernemental par un Brahman acquis à leur cause...
On leur fait vraiment faire ce que l'on veut, aux paysans thaïlandais !... :-X
Et je ne vous dis pas ensuite le travail de l'équipe de nettoyage et de désinfection...



un peu cinglés les copains thailandais ! feraient mieux de donnerr leur sang à ceux qui ont besoin !


Oui là je crois que c'est unique au monde ce genre de protestation .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mars 17, 2010, 02:58:26 pm

franchement, mais quelle idée... c'est vraiment pas malin   :(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 17, 2010, 03:47:38 pm
Après les 100 000 manifestants de dimanche soir, sommet de la manifestation, le mouvement commence à s'essouffler sérieusement  : moins de 50 000 personnes ont manifesté dans la soirée de mardi. Une partie des "rouges", dont beaucoup viennent des zones rurales du nord et du nord-est du pays, n'ont pas pu rester très au-delà du week-end. Ils ne sont que 10 000 mercredi matin à parcourir la grande avenue centrale de Sukhumvit, un nombre suffisant pour bloquer complètement cette artère essentielle de Bangkok .
Voir l'article compet dans le journal ""Le Monde"" http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/03/17/thailande-les-chemises-rouges-devant-la-residence-du-premier-ministre_1320309_3216.html#xtor=AL-32280184
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PhilippeB le mars 17, 2010, 06:00:29 pm
A bangkok, c'est calme mis a part les lieux des manifs ..., je dirai meme que ca roule super bien, un vraie plaisir ...

Et pour revenir au prise de sang, je trouve cela lamentable et j'espere qu'ils ont pris soin de changer les seringues a chaque prise car bonjour les degats ....
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 18, 2010, 08:20:47 am

On poursuit dans la Connerie sans nom...

Hier, les "Rouges" sont allés derverser les derniers litres de sang qui leur restait sur les grille de la maison personnelle du premier ministre Abhisit Vejjajiva...

Et comme ils ne savaient plus quoi faire, que leur mouvement est totalement essouflé et que la grande majorité des Thaïlandais ne leur portent aucun intérêt, ils sont allés défier la Police devant l'ambassade des Etats Unis (le soutien du gouvernement actuel d'après eux !)... On peut voir sur la dernière photo Jatuporn Promporn, un des leaders "rouges" totalement cerné par les forces de l'ordre...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 19, 2010, 09:15:25 am

Les premières photos de Thaksin au Monténégro... Ca doit lui changer du Cambodge niveau climat...  :D
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mars 19, 2010, 09:55:35 am
C'est quoi les prérequis pour devenir Monténégrin (Monténégrier?) ?
 ;D
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mars 19, 2010, 02:26:02 pm

du friccccccccccccccccccccccccccccccccccccc...   :juju
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Cat le mars 19, 2010, 05:11:13 pm
Bonjour a tous,

Je ne suis pas sure d'etre dans le bon sujet........mais peu importe!
J'ai du renouveler mon visa (apres 10 ans de mariage avec un thai).....j'ai eu la surprise de devoir fournir un plan de ma maison (version carte d'etat major),  des photos de vie commune puis une enquete (possible dans le Moo Baan ou je vis)..... et une eventuelle inspection de la maison sous 30 jours!
C'est a dire des lois qui existent pour les mariages blancs en Europe..... mais impossible apres 10 ans de mariage............. Je ne comprends pas bien.
Bon finalement, avec un mari Thai (bien place) tout c'est bien passe, mais j'ai vu a l'immigration une foule de jeunes couples (bebes dans les bras) completement ahuris!!!!!
Les jeunes hommes devaient fournir un max de papiers pour prouver leur legitimite ici...maries ou non!!!???
Pour moi, pas trop de problemes, je suis une femme donc seul mon mari thai peut parler.....les femmes (meme etrangeres)  sont peu de choses ici!
Cette experience est sur CM.
Je soutiens fortement notre actuel premier ministre mais je ne comprends pas bien la nouvelle politique.
D'autant que j'ai vu que les retraites (de toutes nationalites) n'avaient pas grand souci (hors mis les photos) si ils avaient autour de 100.000 bahts par mois.....
Puis, j'ai vu un nombre de personnes detenteur d'un passeport chinois n'avoir que fort peu de questions et ne parlant ni thai ni anglais...... mais bien recu, je veux dire avant tout le monde!
Bref, je confie a ce forum une inquietude.
Cela dit, pour changer de sujet, sans que je ne dise ou ne conseille quoique que ce soit ou qui que ce soit....un couple d'amis a passe 1 nuit chez GM Bungalows a Chiangmai...........
Ce couple d'amis est reparti avec un vrai amour de la Thailande (because les frangins, Manu et Ludo) et un vrai respect pour ceux d'entre nous qui l'aiment......
Pas trop moi pour l'amour inconditionnel de la Thailande (je ne l'ai pas)  mais, faux cul, j'ai encourage un prompt retour!
Je suis surement hors sujet sauf pour la nouvelle politique en Thailande......due aux pressions des rouges.
Cela dit, notre actuel ambassadeur nomme en Thailande apres de differents postes a risques (comme quoi!) a decide d'intervenir, enfin, en notre faveur........ C'est un breton decide (espoir, espoir!).
Je ne suis pas bretonne mais catalane et basque donc pas si loin dans le caractere!
Bon, je ne suis pas dans le bon sujet mais finalement tout se rejoint......la politique avec ses aleas pour les uns et les autres, le perte des annulations touristiques et les nouvelles regles du systeme thai....
Pardon d'avoir ete un peu hors sujet mais franchement l'ensemble me gave!

A bientot peut-etre.....
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mars 19, 2010, 07:22:48 pm
Heu... ???
Je ne comprends pas grand chose.
C'est quoi cette histoire avec l'immigration?
Et ca existe les visas valable 10 ans?

Je vais à l'immigration lundi, je verrais bien ce qu'il en est mais bon à ma connaissance, pour prouver que t'es marié y'a pas 36 000 solutions en Thailande: le certificat de mariage fournit lors... du mariage (pas le diplôme avec les jolies fleurs, l'autre).
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: silas le mars 19, 2010, 07:54:39 pm
Citer

Thaksin a même fait des comparaisons hasardeuses avec Adolf Hitler


C'étais pas thaksin qu'on avais vu serrer la main et travailler pour Hun sen : premier ministre cambodgiens et ancien khmer rouge bien placé et l'un des responsables de la mort de millions de personnes? :o  thaksin est un imbecile qui ne sais plus quoi raconter... :-X
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 19, 2010, 08:20:54 pm
Citer

Thaksin a même fait des comparaisons hasardeuses avec Adolf Hitler


C'étais pas thaksin qu'on avais vu serrer la main et travailler pour hun sen : premier ministre cambodgiens et ancien khmer rouge bien placé et l'un des responsables de la mort de millions de personnes? :o  thaksin est un imbecile qui ne sais plus quoi raconter... :-X


Salut Jonathan ,

A mon avis Thaksin il est aux abois là , c'est fini pour lui .
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mars 19, 2010, 09:10:34 pm

Bonjour a tous,
Je ne suis pas sure d'etre dans le bon sujet........mais peu importe!
J'ai du renouveler mon visa (apres 10 ans de mariage avec un thai).....j'ai eu la surprise de devoir fournir un plan de ma maison (version carte d'etat major),  des photos de vie commune puis une enquete (possible dans le Moo Baan ou je vis)..... et une eventuelle inspection de la maison sous 30 jours!




Bonjour, Cat

quelle histoire... Je ne sais quoi te dire, ne connaissant pas assez les lois thaïs.

Mais ne pense-tu au contraire que c'est parce que ton mari "est bien placé" qu'ils ont fait ca pour t'em...... ? Quelquefois, la jalousie fait complètement disjoncter...


Puis, j'ai vu un nombre de personnes detenteur d'un passeport chinois n'avoir que fort peu de questions et ne parlant ni thai ni anglais...... mais bien recu, je veux dire avant tout le monde!


Pour ce qui est des Chinois, ils faut reconnaître qu'ils sont bien vus en Thaïlande... because fric et tout le reste...


P.S. Je t'ai envoyé un MP   :-*
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 20, 2010, 08:28:53 am

Effectivement Cat, tu peux peux poster ce genre d'information dans la partie "Information générales - Visas", ici:

http://www.forumthailandeinfo.com/index.php?topic=61.15
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 20, 2010, 08:32:42 am

Pour en revenir à nos moutons "politiques", les Rouges dont le mouvement s'est complètement dégonflé, font de la résistance !...

Les quelques paysans n'étant pas encore rentrés chez eux, ont installé un "squat" en face du Palais gouvernemental de Bangkok; Matelas, distribution de nourriture, une belle soupe populaire comme seule l'Huma savait la faire, il n'y a pas si longtemps chez nous !...

 :D

PS: Jaime bien l'affiche de gauche sur la 1ère photo (en Anglais s'il vous plait !): "Aidez-nous à faire revenir le meilleur 1er ministre que l'on ait jamais eu: Dr Thaksin Shinawatra !"... Pas du tout démago !!!...  ;D
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 20, 2010, 09:33:22 am
Citer

PS: Jaime bien l'affiche de gauche sur la 1ère photo (en Anglais s'il vous plait !): "Aidez-nous à faire revenir le meilleur 1er ministre que l'on ait jamais eu: Dr Thaksin Shinawatra !"... Pas du tout démago !!!...   



mouais là je crois qu'ils rêvent un peu , même beaucoup .  8)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 20, 2010, 01:40:03 pm
Pour ceux qu'ils veulent suivre les évènements en direct . >> http://redshirttv.com/ .  8)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DocTournesol le mars 20, 2010, 06:04:03 pm
Je me demande quand les Thaïlandais régleront leurs problèmes politiques ? Il faudrait qu'ils commençent par respecter le résultat des urnes électorales et cessent leurs coups d'états militaires à répétition. Pas simple !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PHILGOOD le mars 20, 2010, 06:34:24 pm
Faudrait surtout qu'ils arrivent à se débarrasser de Taksin avant que le Roi ne tire sa réverance ! Sinon, il pourrait bien revenir avec les rouges !...
Amicalement,
Philgood ... ;D
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 22, 2010, 08:28:05 am

Après la manifestation d'hier, les "Rouges" ont repris leur activité "travaux manuel"... Au programme, dessin et poème avec le sang prélevé sur les manifestants...

 :o
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 24, 2010, 08:32:07 am

Après le sang, les autocollants...  

Voilà la nouvelle grande idée des "Rouges", les autocollants avec inscrit "dissoudre le parlement" qu'il distribue dans tout Bangkok...

 :o

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 26, 2010, 06:19:57 pm

Je me faisais une petire réflexion... Les "Rouges" sont 10 000 à manifester à Bangkok et ils ont réussi à réunir 25 000 personnes Dimanche dernier, plus gros jour de mobilisation...

En France, Mardi, il y avait 800 000 personnes dans les rues à l'appel des syndicats !... Cherchez l'erreur...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PHILGOOD le mars 26, 2010, 06:26:13 pm
Petite Question : Leur mouvement s'est il complètement éssouflé ? Ou, reste il encore des manifestations à Bangkok ?!
Amicalement,
Philgood ...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 27, 2010, 08:13:23 am

Il y a encore un "squat rouge" dans le quartier des ministère entre Dusit et le Sanam Luang... mais le reste de la ville de Bangkok est RAS...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 27, 2010, 08:17:27 am

Après le sang, les cheveux...

Voilà la dernière lubie des rouges... Après avoir prélevé leur sang, ils ont décidé de se couper les cheveux hier, en signe de protestation...

J'espère que cela ne va pas finir par des récupérations de sperme donnant lieu à d'immenses "branlettes collectives"... Ca ferait désordre... ;D
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 27, 2010, 10:50:51 am

Après le sang, les cheveux...

Voilà la dernière lubie des rouges... Après avoir prélevé leur sang, ils ont décidé de se couper les cheveux hier, en signe de protestation...

J'espère que cela ne va pas finir par des récupérations de sperme donnant lieu à d'immenses "branlettes collectives"... Ca ferait désordre... ;D



Ce serait une toute première mondiale . MDR .  ;D ;D

Pour les cheveux c'est les coiffeurs qui seront pas content .  :(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Cat le mars 27, 2010, 11:28:59 am
Petit bemol sur les "rouges" ..........que je n'apprecie pas!
Mais hier, lors d'un forum, ils ont violemment critique un projet de l'actuel gouvernement de generaliser et faciliter les WP entre le Laos, le Cambodge et la Birmanie.
Les rouges ont explique que cet accord est totalement stupide car les beneficiaires de ses avantages enverront tous leurs sous "au pays" et ont suggere avec force de simplifier considerablement plutot les WP pour les occidentaux car ceux-ci n'envoient pas leurs sous "au pays" mais les depensent entierement sur le territoire....
Je deviens "rose" !!!!

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Cat le mars 27, 2010, 03:07:27 pm
Re-special news!!!!
Hors mis la flopee d'helicos qui viennent de me passer au dessus de la tete.....
Il semblerait que le cabinet de la Reine ait pris certains contacts et que le prince heritier (blanchi de toutes ses derives passees par son pere) souhaite reprendre en main l'armee.
Ce que ne peut faire notre actuel premier ministre tant il est entre leurs mains....
Je ne souhaites pas etre le "cafe du commerce" du coin...mais c'est vraiment une vraie nouvelle.
L'armee semble se degager des points strategiques.
A suivre........
Vraiment a suivre........tant je livre des infos venant de journalistes, de membres politiques et d'analystes......
Cela dit, je ne suis pas stupide et connais le pouvoir de la desinformation et/ou de la manipulation.
Mais bon, c'est un forum..........je transmets!

Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DocTournesol le mars 27, 2010, 03:26:12 pm

Mais hier, lors d'un forum, ils ont violemment critique un projet de l'actuel gouvernement de generaliser et faciliter les WP entre le Laos, le Cambodge et la Birmanie.


Qu'est-ce que tu entends par WP, Cat ?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Cat le mars 27, 2010, 03:55:43 pm
WP veut dire  work permit (permis de travail).............. avec tous les avantages, bien sur sans les retraites.
J'ai bien aime. Voire beaucoup!
Je suis un peu rose aujourd'hui!

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Bip Bip le mars 27, 2010, 06:18:17 pm
Pour ceux qui habitent sur place: croyez-vous que la situation risque de se dégrader pour les étrangers par rapports aux troubles politiques du moment ?
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 27, 2010, 06:45:28 pm

Pour ceux qui habitent sur place: croyez-vous que la situation risque de se dégrader pour les étrangers par rapports aux troubles politiques du moment ?


Non pas du tout , pour la bonne raison c'est que les étrangers n'ont jamais étaient pris en partie .  8)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mars 27, 2010, 07:06:03 pm
Exactement. Être "falang en Thailande n'a pas que des désavantages.
Des chemise rouge ont bloqué la route qui mène a l'ampoe pas loin de chez moi, je pouvais plus aller bosser.
Je suis sortis de ma caisse, j'ai négocié au barrage en leur disant que je comprenais mais que je devais aller bosser: il m'ont ouvert.

Je dis pas que ca ce passe toujours comme ca mais je n'ai personnellement jamais vu de Falang pris a partie que ce soit par les jaunes ou par les rouges.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 28, 2010, 12:29:22 am

Après le sang, les cheveux...

Voilà la dernière lubie des rouges... Après avoir prélevé leur sang, ils ont décidé de se couper les cheveux hier, en signe de protestation !!


Pour les cheveux en vidéo . http://www.youtube.com/watch?gl=GB&hl=en-GB&v=xs0JTYs6iOo .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mars 28, 2010, 01:44:13 am

Heureusement que le ridicule ne tue pas...

Je vais un peu dériver... mais c'est quand qu'ils se coupent "autre chose"...    :SHY
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 28, 2010, 09:13:52 am

Hier 27 mars, grosse manifestation des Rouges à Bangkok... L'intervention de la troupe (pacifique je précise) a provoquer un mouvement vers le Palais gouvernmental en soirée...

Aujourd'hui 28 mars, 9H30 en Thaïlande, je viens à l'instant d'assister à l'allocution télévisée du 1er ministre Abhisit Vejjajiva qui vient d'annoncer qu'il était près à rencontrer les dirigeants de l'opposition pour dialoguer mais que cela ne pourrait pas se faire tant que la situation ne sera pas redevnue plus calme dans la rue...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mars 28, 2010, 06:54:57 pm
Aujourd'hui 28 mars, 19h, ils sont tous attablé en direct pour une petite discussion entre amis  :smile ...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Cat le mars 28, 2010, 08:08:29 pm
Je re-formule mon info......le prince heritier est passe 2 fois en voiture officiel parmi les rouges (il n'en avait pas besoin)..................avec quelques "coucous de la main" la 2eme fois ! Les rouges ont repondu "au coucou" avec ferveur!
Puis un pseudo silence thaksinien...et pour cause.
Bon voila.
Les thais n'aiment pas trop le prince mais adore son dernier fils heritier du trone .........attendre 20 ans n'est rien en Asie!
Bref soyons sages comme nos anciens l'etaient et qui recuperaient Moulay Hassan (Futur Roi du Maroc, Hassan 2) ivre mort dans les caniveaux de Rabat.....Il a su faire de son pays (avec une poigne de fer et plus que cela, certes, mais jamais contre les etrangers et les sujets juifs de son royaume) un pays incontournable en Afrique du Nord. Son fils, bien plus moderne, liberalise beaucoup de chose.
Bref, malgre mon amour filiale de la republique. je nourris quelques espoirs en Thailande.

Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 29, 2010, 08:56:27 am

Aujourd'hui 28 mars, 19h, ils sont tous attablé en direct pour une petite discussion entre amis  :smile ...


Echec des premiers pourparlers qui reprendront lundi !

Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva et des représentants des manifestants qui réclament des élections anticipées se sont entretenus dimanche à Bangkok, mais n'ont pas réussi à trouver un accord mettant fin à deux semaines de crise politique.

Le Premier ministre a rejeté la demande des Chemises rouges, partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, d'organiser rapidement des élections, mais les deux parties sont convenues de reprendre les discussions lundi à 18H00 (11H00 GMT).

"La dissolution de la Chambre ne pourra survenir que si nous estimons que c'est la seule issue possible pour le pays tout entier et pas seulement pour les Rouges", a déclaré Abhisit Vejjajiva, à l'adresse des trois responsables des Chemises rouges, assis à la table des négociations.

Les pourparlers, qui ont duré trois heures dans un établissement de l'Education nationale de la capitale, étaient retransmis en direct à la télévision.

"Nous vous demandons de dissoudre la Chambre d'ici à deux semaines. Quelle que soit votre décision, si nous discutons demain, je veux que vous preniez en compte cette condition", lui a dit Jatuporn Prompana, l'un des dirigeants du mouvement contestataire.

"Si vous êtes confiant dans l'issue du scrutin, vous devez redonner le pouvoir au peuple", a poursuivi Jatuporn.

M. Thaksin s'est adressé un peu plus tard par liaison vidéo à ses partisans, leur demandant de s'unir derrière les dirigeants des Chemises rouges.

"Certains disent que cela a été négatif pour les Rouges parce qu'Abhisit est un bon orateur, mais il manque de sincérité", a déclaré M. Thaksin qui est en exil à Dubaï pour échapper à la prison.

"Nous devons nous unir, continuer à nous battre et à nous soutenir mutuellement", a-t-il ajouté.

Des dizaines de milliers de manifestants, rassemblés près du siège du gouvernement, ont suivi le débat sur un écran géant.

"Le gouvernement souhaite calmer le jeu", avait assuré plus tôt Satit Wongnongtoey, un membre du gouvernement.

"Ca ne devrait pas durer trop longtemps car l'atmosphère est bonne. Tout le monde fait preuve de bonne volonté pour le bien du pays", avait déclaré de son côté Weng Tojirakarn, l'un des trois représentants des manifestants.

Le commentateur politique Chris Baker, coauteur de plusieurs ouvrages sur la Thaïlande, ne voit pourtant pas ces discussions "se terminer de sitôt". "Au final, je ne serais pas étonné qu'on aboutisse à des élections au mois de novembre", a-t-il estimé.

Installées depuis le 14 mars dans le centre de Bangkok, les "Chemises rouges", qui représentent la Thaïlande rurale et pauvre, jugent Abhisit illégitime et lui reprochent de servir les élites traditionnelles royalistes de Bangkok. Elles exigent son départ, refusant d'attendre les prochaines élections prévues en principe en décembre 2011, arguant que Thaksin a été renversé par un putsch en 2006 après avoir été réélu.

Beaucoup espèrent le retour du magnat des télécommunications en exil depuis deux ans. Les "Rouges" le considèrent comme le seul homme politique à s'être jamais préoccupé de leur sort, tandis que les élites de la capitale lui reprochent son populisme, son affairisme et la menace qu'il représente, selon elles, contre la monarchie.

Le camp des "Rouges" avait beaucoup perdu de sa crédibilité en avril 2009, lorsque des manifestations avaient dégénéré, faisant deux morts. Ils ont jusqu'ici démontré que leurs rassemblements dans les rues de la capitale étaient pacifiques, malgré une série d'attaques à la grenade non revendiquées.

AFP

Photos: Le Premier ministre thaï Abhisit Vejjajiva (2ème à gauche) serre la main au leader du Front Uni pour la Démocratie Contre la Dictature (UDD) Veera Musikapong pendant une réunion à un institut universitaire à Bangkok le 28 mars 2010.

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mars 29, 2010, 05:39:53 pm
Bon bah, un coup pour rien?
La suite au prochaine épisode?
 :What?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 30, 2010, 09:19:52 am

Pour une fois, les Thaïlandais dérogent à leurs habitudes... car en général, ils ne sont pas "tagger" dans l'âme (la dégradation des lieux public est ici très mal vu !)...

Et bien, ce coup-ci, les "Rouges" ne se sont pas génés et sont aller badigeonner le "Democraty monument" à Bangkok... On peut voir sur la photo un de leur partisant écrivant en kham muang (langue du Nord) la phrase "dissolution du parlement"...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mars 30, 2010, 10:01:33 am
Bon, j'ai regardé hier les négociations entre les "rouges" et les "blancs".
Je n'ai pas tous saisie, j'ai du me faire traduire une bonne partie des interventions mais de toute manière, d'un coté comme de l'autre tous cela sonne bien creux, beaucoup de généralité, de belle phrase mais aucun contenu.

Une seule chose que je retiens et qu'y ma bien surpris (je ne l'écoute que peu habituellement): Abhisit semble réellement persuadé qu'il est le sauveur et qu'il n'y aurait pas d'issue politique en Thailande sans son gouvernement.
Un politique qui se croit indispensable ca fait un peu peur.

Un grand moment: lorsque le t-shirt rouge à lunette, avec son allure de maître d'école pas vraiment fin, lui a expliqué qu'une démocratie à un moment ou un autre nécessitait des élections pour rester une démocratie.

Edit:

Citer
CRISE POLITIQUE – Les Rouges rejettent l’offre d’Abhisit, possible poursuite des discussions jeudi

Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a proposé hier aux représentants des “Chemises Rouges” d'organiser des élections un an avant la fin de son mandat, soutenant que leur demande de dissolution dans un délai de 15 jours était irréalisable et de toute façon néfaste pour le pays. Les opposants ont refusé l’offre. Ils doivent étudier la proposition d’Abhisit de poursuivre les négociations jeudi

Le deuxième acte des négociations télévisées, destinées à mettre fin à plusieurs semaines de manifestations dans Bangkok, marquées par plusieurs défilés en ville et des rituels morbides, aura duré deux heures au cours desquelles le ton s’est raffermi, avec néanmoins une offre de compromis de la part du Premier ministre.
Abhisit a affirmé qu’il était prêt à organiser des élections d’ici la fin de cette année, soit un an avant la fin de la date légale, mais les deux parties se sont finalement quittées sans conclure le moindre accord. Le Premier ministre a toutefois proposé de poursuivre les discussions jeudi. Les représentants des Chemises rouges ont fait savoir qu’ils allaient se concerter pour décider d’accepter l’offre ou non.
"Si vous voulez que mon gouvernement... appelle de nouvelles élections avant la fin du mandat, pas de problème. Mais nous devons discuter...", leur a lancé Abhisit.
"J’ai encore un an et neuf mois, je veux voir l’économie s’améliorer, je veux voir les règles de conduite et l’atmosphère dans le pays s’améliorer," a-t-il ajouté un peu plus tard.
Il a insisté de nouveau sur le fait qu’avant toute élection, il souhaitait proposer un référendum sur les amendements à la Constitution controversée de 2007 mise en place sous le gouvernement militaire après le coup d’Etat de 2006 contre Thaksin Shinawatra.
"Disons simplement que le gouvernement n’accepte pas notre demande et que nous refusons l’offre du gouvernement," a déclaré Jatuporn Prompan l’un des leaders des Rouges parmi les plus véhéments.
Alors que les discussions se déroulaient comme dimanche dans l’Institut du Roi Prachadipok, sur l’avenue Chaeng Wattana, deux bombes artisanales légères ont été jetées dans l’enceinte du siège du gouvernement, où se trouve le bureau du Premier ministre, sans faire de victime.
Depuis deux semaines, les Chemises rouges ont cherché à mener une série de coups médiatiques en vue de forcer Abhisit à remettre le pouvoir en jeu. Installés sur plus de trois kilomètres d’avenue et des rues adjacentes sur un périmètre allant de Sanam Luang à l’avenue Phitsanulok, les manifestants venus pour la plupart des provinces du Nord et du Nord-est rassemblent chaque week-end au moins 100.000 personnes. La police estimait hier leur nombre à 16.000.
Abhisit avait dans un premier temps refusé d’engager des négociations, avant de faire volte-face dimanche matin.
Bien que la manifestation se déroule de manière pacifique, le plus souvent dans une ambiance festive, plusieurs explosions ont eu lieu depuis le 15 mars, avec une accélération ces derniers jours du nombre d’attaques visant la plupart du temps des sites militaires ou en lien avec la politique.



Et un commentaire intéressant:

Citer

Abhisit Vejjajiva "n'est pas important. Pourquoi a-t-il soudainement changé d'avis (sur les négociations)? Quelqu'un l'a poussé", estime Chris Baker, politologue spécialiste de la Thaïlande.

Depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2008, "les événements ont témoigné d'une intimité jamais vue auparavant" entre l'armée et le Parti démocrate du Premier ministre, souligne pour sa part Paul Chambers, de l'université allemande de Heidelberg.

Abhisit n'aurait donc pas toutes les clés dans la négociation. Selon les deux experts, aucune élection anticipée n'est envisageable avant octobre, date du prochain remaniement de la haute hiérarchie militaire.



Comment on appelle un gouvernement ou ce sont les militaires qui décide quant ont lieu les élections? :wonder
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 30, 2010, 10:55:39 am

Un grand moment: lorsque le t-shirt rouge à lunette, avec son allure de maître d'école pas vraiment fin, lui a expliqué qu'une démocratie à un moment ou un autre nécessitait des élections pour rester une démocratie.


En fait, tout le problème est là... et c'est pour cette raison que je ne vois pas de solution possible actuellement en Thaïlande...

- D'un coté des "Rouges" très majoritaires (quelque soit le nom de leur parti: "Thaï rak Thaï", PPP, etc..) qui gagnent systématiquement toute les élections avec 70 % des voix... Ils ont les paysans avec eux !

- De l'autre, les "Jaunes" très minoritaires, constitués des intellectuels et de la classe moyenne citadine, qui ne dépassent pas les 20 % à chaque élection mais qui disent que comme les "Rouges" sont peu instruits et ne comprenent donc rien à la politique, ils ne devraient pas avoir le droit de vote !...
 
Bref, les "Jaunes" veulent un changement de constitution avec l'abandon du suffrage universel (où tout le monde vote) et l'instauration d'un suffrage censitaire avec 30 % de députés élus et 70 % de députés nommés (mais nommés par qui ?)... Bref, un système qui ressemblerait à celui qui était en vigueur en France sous les 1ère et seconde Répubiques !!!...

 :o

Et s'il y a des élections en octobre sans changement de système de suffrage, rebelotte, c'est les "Rouges" qui regagnent à coup sûr puisqu'ils sont de très loin les plus nombreux dans le pays...

Alors les "Jaunes" feront quoi ?... L'Armée fera quoi ?... un énième coup d'état sans plus de résultat que le dernier ?...

 :-\

Et oui, la Démocratie, c'est le respect du résultat des urnes, qu'on le veuille ou non !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mars 30, 2010, 11:09:44 am
C'est précisément ca qui était drôle.
Le petit prof de campagne "Kru Bannok" qui donne une leçon de suffrage universel au jeune énarque débarquer d'Harvard.

Un truc qui m'échappe. Pourquoi tout le monde s'abstient dans le cas thaïlandais de  parler de "lutte des classes"?

La superstition stupide de revoir les communistes débarquer?
Le fait que le systéme de classes est tellement ancré en Asie qu'il serait vain d'imaginer une démocratie qui s'en débarrasse et donc vain d'en parler?

Si quelqu'un a de la lecture sur le sujet, je suis preneur.

Edit: je me réponds moi même. j'ai trouvé une rubrique de l'Acadie Nouvelle qui apporte un léger éclairage sur ma question:



Citer
La Thaïlande en proie à une lutte des classes
dimanche 19 avril, 2009
Par: Gwynne Dyer

Le calme est revenu dans la ville de Bangkok après plusieurs jours de manifestation.

La semaine dernière, le premier ministre thaïlandais, Abhisit Vejjajiva, a été humilié alors que les manifestants en chemise rouge bloquaient le sommet des dirigeants asiatiques qu'il avait organisé. Les chefs d'État ont même dû être évacués par hélicoptère. Mais, désormais, il a repris le contrôle du pays. L'armée a chassé les «chemises rouges» des rues de Bangkok. De leur côté, les «chemises jaunes», qui les avaient affrontés l'an dernier, n'ont pas investi les rues de force. Pour le moment, le calme est revenu.

Cette situation semble aussi mystérieuse que les combats de rue qui eurent lieu, il y a quinze siècles, entre les bleus et les verts à Byzance. En tout cas, cela ne ressemble pas à de la politique moderne comme celle qui a cours dans les pays où la démocratie est bien implantée, tels que la France ou l'Inde. En revanche, cet épisode ressemble franchement à la politique européenne du 19e siècle (mis à part les chemises de couleur).

La démocratie thaïlandaise a moins de 20 ans. C'est grâce à la classe moyenne du pays qui a pris de l'ampleur qu'elle s'est imposée. De la même manière qu'en Europe, ce sont les classes moyennes qui ont impulsé les révolutions des années 1800. Dans les deux cas, c'est dans leur propre intérêt qu'elles ont agi de la sorte, pas dans celui des populations pauvres.

L'histoire d'une centaine d'anciens empires le montre: les populations pauvres et opprimées n'ont jamais fait de révolution démocratique. Cela ne leur venait pas à l'idée de revendiquer leurs droits démocratiques, car elles n'avaient pas l'éducation ou l'ouverture pour pouvoir envisager ce genre de choses. C'est avec l'avènement d'une large classe moyenne instruite que la démocratie est devenue un objectif politique.

Ayant déjà plutôt réussi sur le plan économique, les classes moyennes recherchaient surtout l'égalité politique. Mais à peine l'avaient-elles acquise, qu'elles découvrirent avec horreur que les pauvres avaient eux aussi été contaminés par cette idée d'égalité. Les classes moyennes, qui venaient d'accéder au pouvoir, se sont retrouvées face à un terrible dilemme.

Soit elles concluaient un accord politique intégrant les pauvres dans le système économique, soit elles vivaient éternellement dans la peur qu'un beau jour, les pauvres ne contiennent plus leur colère et attaquent leur maison. En Europe, il a fallu presque tout le 19e siècle et une bonne partie du 20e siècle pour trouver un accord qui fonctionne. Mais, au final, différentes versions de l'État providence ont fait l'affaire.

La plupart des anciennes colonies ont hérité d'un système démocratique. Elles n'ont pas toutes fait bon usage de ce système, mais elles en connaissaient au moins les règles (elles savaient aussi comment s'assurer que les pauvres l'acceptent). La Thaïlande est un cas à part: il est quasiment le seul pays d'Asie du Sud à ne jamais avoir été colonisé.

En 1992, les Thaïlandais de la classe moyenne, vivant essentiellement dans la capitale (Bangkok), ont chassé l'armée du pouvoir en menant une révolution pacifique. La démocratie s'est alors installée pour la première fois dans le pays. Si ce fait historique exaltant avait déjà dû se produire depuis longtemps, il semble que la classe moyenne thaïlandaise n'avait pas du tout anticipé la suite des événements.

Quand un pays se voit attribuer un système démocratique, les plus démunis comprennent vite comment l'exploiter pour leur propre bénéfice. Leur chef et leur voix en Thaïlande, c'était Thaksin Shinawatra, un ancien policier d'origine modeste devenu un magnat milliardaire des télécommunications. Il était démagogue et prenait autant de raccourcis en politique qu'en affaires. Mais il avait le mérite de représenter véritablement les pauvres, aussi bien ceux des villes que des campagnes. Les pauvres, c'est-à-dire plusieurs millions de Thaïlandais, votaient massivement pour lui.

Thaksin Shinawatra a accédé au pouvoir en 2001. Il a fait voter des mesures visant à donner aux pauvres l'accès à des prêts à faible taux d'intérêt, à des soins médicaux et à d'autres avantages que les classes moyennes prenaient pour acquis. Si les pauvres lui en étaient extrêmement reconnaissants, les classes moyennes urbaines, elles, étaient scandalisées. Elles avaient perdu le contrôle de la politique et on dépensait leur argent pour d'ignorants paysans.

Thaksin Shinawatra a été renversé par l'armée en 2006; son parti a été interdit. Mais dès que la démocratie est revenue, les pauvres ont voté en faveur de ses alliées et du nouveau parti qu'ils avaient formé. Le nouveau gouvernement devait donc lui aussi être renversé, une mission accomplie l'an dernier par les partisans en chemise jaune de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD).

À de nombreux égards, le PAD est typique des partis conservateurs et cherche à brider les exigences des pauvres. Il est soutenu par l'armée, la haute bureaucratie et la classe moyenne aisée. Toutefois, ses combattants de rue sont essentiellement issus des populations qui ambitionnent de faire partie de la «petite» classe moyenne. Mais, comme il s'agit de la Thaïlande, il existe une différence majeure: le PAD veut en fait récupérer la démocratie auprès des pauvres.

Dans des régions du monde plus habituées à la démocratie, l'idée qu'on peut régler le problème des revendications des pauvres en les privant simplement du droit électoral semble folle (d'ailleurs, l'histoire le prouve). En ce moment, néanmoins, de nombreux Thaïlandais de la classe moyenne ne trouvent pas cette idée si folle.

Devant cette impasse, des résultats franchement graves sont possibles, y compris un retour au règne militaire permanent, bien que cela impliquerait une répression comparable à celle de la Birmanie. Mais le plus probable est que les Thaïlandais trouveront un moyen de sortir de ce cul-de-sac et d'assurer le retour à la démocratie.

L'ensemble de l'histoire de ces deux derniers siècles montre qu'il faut faire des compromis avec les catégories de population pauvres. Il ne s'agit pas de leur donner toutes les richesses, mais si on aspire à vivre dans un pays stable et prospère, alors il faut les partager.



L'auteur, même s'il n'est pas très clair et précis sur le sujet, parle d'une chose que j'ai moi même observé en Thailande: la division de la "petite" classe-moyenne.
Une partie, ayant complétement intégré le modèle d'ascension social, aspire à faire partie de la classe dirigeante actuel et se retrouve ainsi chez les "jaunes".
Une autre partie, d'une manière très démagogique, se verrait bien en futur "dirigeant des masses populaires" façons "Taksin" et se retrouve donc chez les "rouges".
La dernière partie, le cul entre deux chaise, ne sait pas trop comment aborder le sujet et regarde les autres défiler dans la rue en ce demandant ou cela va finir...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 01, 2010, 10:37:00 am

J'espère que cela ne va pas finir par des récupérations de sperme donnant lieu à d'immenses "branlettes collectives"... Ca ferait désordre... ;D


On y arrive petit à petit , nouvelle lubie voir l'article du Petit journal de Bangkok .  :D :huhu


MANIFS – A court d'idées, les rouges décident de déverser leurs excréments.

Après avoir rappelé le rejet de toutes nouvelles négociations, les manifestants anti-gouvernementaux des "Chemises rouges" vont faire une nouvelle démonstration de force en déversant aujourd'hui leurs excréments sur trois endroits stratégiques à Bangkok dans les quartiers de Suan Phlu, Silom et Sukhumvit.

"Nous voulons que le mouvement reste non-violent. Après deux semaines de manifestations quotidiennes, les latrines mobiles nous ont permis de collecter près de 300 tonnes d'excréments humains que nous comptons déverser chez ceux que nous considérons comme les ennemis du peuple", a annoncé Jatuporn Prompan, un des leaders du mouvement, devant les acclamations d'une foule de quelques milliers de manifestants toujours réunis au pont Phan Fa.

Les cantines gratuites installées sur le lieu de rassemblement servent depuis cinq jours du Somtam agrémenté de sauce Pala, afin de renforcer l'impact de leur action. Les rouges devraient se diriger en fin de matinée vers les rues de… Lire la suite en page 2

http://www.lepetitjournal.com/bangkok/actu-en-bref/55304-en-bref.html
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le avril 01, 2010, 12:18:36 pm
y a conflit à la casba avec mon bof je lui ai vraiment dit qu'il était trop con
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 01, 2010, 05:51:38 pm

"grosse tête" et il présente pas mal, Mr Abhisit Vejjajiva, mais il ferait bien de faire quelque chose de concret et rapidos afin que je n'ai pas "le bordel" dans un mois...  :huhu
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le avril 01, 2010, 08:14:05 pm
Sudoku, qui est l'auteur de cette hagiographie?
 :smile
Titre: Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le avril 02, 2010, 02:12:22 pm

voici le lien =  http://www.courrierinternational.com/article/2010/03/31/le-premier-ministre-s-impose-enfin


un ange passe!
 :What?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le avril 02, 2010, 08:34:40 pm
Non, j'ai pas l'impression qu'il y ai tant que ça de conneries c'est juste que c'est très élogieux et très optimistes quant à la popularité supposé du monsieur.
Le seul truc que je ne comprends pas  c'est en quoi le fait qu'il ne tombe pas suite aux crises est censé prouver son indépendance vis à vis de l'armée et de l'aristocratie?
Bizarrement moi j'aurais fait l'analyse inverse.
Mais bon je suis pas spécialiste de la chose ...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 03, 2010, 08:20:36 am

Après les Rouges, les Jaunes, les Bleus... voilà les Roses !

Hier 2 avril, un petit millier de professeurs, d'étudiants de fac, d'employés de bureaux se sont réunis dans un parc de Bangkok afin de réafirmer leur soutien au gouvernement en place et pour signifier leur opposition aux revendications des Rouges...

Ils étaient vêtus de rose... Surement des anciens Jaunes...  :)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: banedon le avril 03, 2010, 09:28:06 am
Je pense que c'était des jaunes mais ils ne doivent pas avoir la dernière lessive "BONUX"  :huhu
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 05, 2010, 09:19:15 am

Les Rouges en ce moment multiplient les actions médiatiques car ils savent que le temps joue contre eux...

Dans 10 jours, c'est Le Nouvel An thaï et le gros de leurs forces vives, c'est à dire les paysans (chao na), va retourner faire la fête à la maison...

Ensuite à partir du mois de juin, c'est le début du repiquage du riz, c'est à dire le début du travail annuel pour ces mêmes paysans qui n'auront plus le temps de se mobiliser pour manifester à Bangkok...

Les Rouges sont cuits... jusqu'à l'hiver prochain... mais d'ici là, le gouvernement aura peut être eu le temps de faire passer sa réforme de la constitution avec passage au suffrage censitaire ?!...

...

Photos: les Rouges à Sukhumvit... Franchement, c'est pas en occupant un unique boulevard de Bangkok qu'il vont faire céder le gouvernement... 20 000 "manifestants" fauchés pour 67 millions de Thaïlandais, c'est pas vraiment sérieux !... Cela donne juste du grain à moudre pour les chaines de télévision internationales...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 05, 2010, 10:53:55 am

Un Excellent texte récapitulatif pour bien comprendre ce qui se passe en Thaïlande... Comme l'a rappelé DV8 il y a peu, c'est une lutte des classes tout simplement...

Le rouge et le jaune : les clés de l’impasse thaïlandaise  

Pourquoi la Thaïlande a t-elle si précipitamment enterré la constitution progressiste de 1997, mise en place après la disparition du précédent régime militaire, et alors que le royaume semblait avoir construit une démocratie relativement stable ? Depuis lors, les manifestations de rue plus ou moins violentes  en sont venues à dominer la vie à Bangkok. La dernière en date menace de paralyser pour plusieurs jours le centre ville de Bangkok, pour obtenir la démission du gouvernement.

En Septembre 2006, après des mois de manifestations de rue, l’armée a lancé un coup d’Etat contre un gouvernement élu,  une première en 15 ans, provoquant un retour de l’armée comme une force durable et puissante dans la politique, alors qu’elle était sur le déclin. Au printemps de l’an dernier, des manifestants armés de cocktails Molotov et de fusils ont affronté la police dans toute la capitale, mettant le feu aux bâtiments et causant au moins six morts et des centaines de blessés. A peu près au même moment dans la station balnéaire de Pattaya, à l’est de Bangkok, des manifestants ont attaqué la voiture du Premier ministre, puis forcé le passage dans un sommet régional majeur, obligeant les dirigeants qui y participaient à fuir.

Que se passe t-il en Thaïlande, où on a l’habitude de cultiver l’art du compromis et des arrangements en coulisse ?

Du point de vue des élites de Bangkok, le problème a commencé au début de 2001, avec l’élection comme premier ministre de Thaksin Shinawatra, un homme d’affaire et un homme politique différent de tous ceux qui avaient exercé le pouvoir auparavant en Thaïlande. Avec des promesses d’aides massives aux pauvres et une campagne de publicité sophistiquée le présentant comme un homme d’affaires milliardaire qui a su faire bouger les choses, le parti de M. Thaksin a remporté les élections avec l’une des plus importantes marges dans l’histoire du pays.

De fait, il a rempli une partie de ses promesses envers les pauvres ruraux, qui sont concentrés dans le nord et le nord-est, et constituent une majorité de la population, celle qui a voté massivement pour son parti, le Thai Rak Thai (les Thaïs aiment les Thaïs). Il a institué un programme de soins de santé bon marché et a supervisé un programme de distribution des micro-prêts à tous les villages, pour aider le début de petites entreprises.


Les ruraux ont peu bénéficié de l’essor économique de la Thaïlande

Ces politiques ont été une avancée  importantes car les ruraux ont peu bénéficié de l’essor économique des années 1980 et 1990, qui ont transformé Bangkok d’ une ville de canaux et de marchés flottants en une capitale de tours de bureaux, de mega shopping center et de cafés internet. Ce n’est donc pas complètement un hasard si l’assaut final des chemises rouges se déroule précisément au coeur du quartier ou se trouvent les shopping Center les plus luxueux et les plus chers de Bangkok.

En 2007 le revenu des ménages à Bangkok était environ trois fois supérieur à celui des ménages des régions rurales du nord-est. Tandis que les classes moyennes urbaines ont bénéficié de la libéralisation du commerce et de la mondialisation, les ruraux défavorisés ont du encaisser le déclin du secteur agricole face à la concurrence de la Chine, et des géants de l’agro-industrie occidentale.

Thaksin a un discours démagogique et un certain charisme, il faut le reconnaitre, qui lui permet de communiquer efficacement avec les pauvres urbanisés et les agriculteurs, souvent issus des mêmes régions. Contrairement aux politiciens traditionnels thaïlandais, qui s’attendent à voir les gens se prosterner devant eux, Thaksin, en dépit de sa fortune, a réussi à se donner une image proche du peuple. En arrivant dans les villages dans le nord, sa région natale, il se fendait toujours d’un humble wai, avant d’écouter les plaintes les plus triviales. Résultat : en 2005, les électeurs ont donné à son parti une majorité encore plus grande qu’en 2001, lui et ses alliés contrôlant 374 des 500 sièges au parlement.


Le système Thaksin : un népotisme autocratique

Au cours de sa deuxième année au pouvoir, M. Thaksin avait plus que triplé les dépenses publiques sur les programmes de lutte contre la pauvreté, et le pourcentage de la population vivant dans la pauvreté a chuté de près de moitié. Mais sa politique a également eu un côté plus sombre. A bien des égards Thaksin ressemblait plus à un caudillo latino-américain qu’à un homme politique thaïlandais issu du sérail. Peu de temps après son élection en 2001, il a commencé à démanteler les institutions démocratiques du pays, ou à les utiliser pour défendre ses intérêts personnels.

Ses alliés ont acheté des participations dans bon nombre des plus grands groupes d’édition et stations de télévision. De nombreux journaux se sont soudain retrouvés servilement pro-Thaksin, et les rares journalistes désireux de poursuivre des enquêtes qui risquaient de le critiquer, se sont souvent trouvés en difficulté ou marginalisés. L’administration de M. Thaksin a distribué de nombreux postes importants à des proches, et certains de ses proches ont été nommés à des postes clefs dans les forces armées – son cousin est devenu commandant suprême des forces armées.


Thaksin a empiété sur le territoire des monarchistes et de l’armée

Face à une accusation d’avoir dissimulé ses avoirs illégalement, M. Thaksin a été acquitté de justesse par la Cour constitutionnelle, mais ensuite plusieurs juges ont affirmé que la pression politique intense avait fait pencher la décision. Avec son encouragement, un culte de la personnalité a été construit autour de Thaksin : panneaux d’affichage sur les routes et les bâtiments à travers le pays, en prenant un espace habituellement réservé pour des portraits du monarque bien-aimé, Bhumibol Adulyadej.

Thaksin a provoqué  la colère parmi les élites traditionnelles de la Thaïlande – monarchistes et grands hommes d’affaires à cause de son style autocratique. D’autres ne supportaient pas ses méthodes de confrontation:  Thaksin n’affrontait pas les problèmes de la façon traditionnelle thaïlandaise, par le biais d’accords secrets qui permettent à chacun de sauver la face.

En 2006, les classes supérieures de Bangkok ont lancé des manifestations de rue sous la bannière de l’Alliance populaire pour la démocratie. La PAD s’est elle-même auto proclamée démocratique, précisément parce qu’elle ne l’était pas. L’une de ses propositions était qu’un certain nombre de membres élus du Parlement doivent être remplacées par des responsables désignés. Vêtus de jaune, la couleur de la monarchie de la Thaïlande, les manifestants ont occupé le parlement et, plus tard, le principal aéroport de Bangkok. Sans surprise, l’agitation politique constante a nui à l’économie de la Thaïlande, déjà durement touchée par la crise financière mondiale.


Un développement économique inégalitaire, générateur de frustrations

Il est difficile de voir un retour à la stabilité dans un futur proche. Même une nouvelle élection comme le demande l’UDD, ne serait pas susceptible de calmer les choses. Elle provoquerait sans doute le retour de Thaksin ou de ses mandataires au pouvoir, ce qui provoquerait ses ennemis à tout recommencer. Si certaines des revendications de l’opposition sont légitimes, elle doit maintenant prendre ses distances avec son mentor, sous peine de rencontrer un blocage insurmontable.

Il faut maintenant intégrer le fait que les ruraux pauvres ne retourneront plus jamais à l’époque où ils ont simplement accepté la loi de Bangkok sans broncher. Les forces anti-Thaksin ne font rien pour aider à calmer la situation, accréditant l’opinion assez répandue qu’il existe une justice a plusieurs vitesses selon les rang social et les origines du prévenu. Ces dernières années, les tribunaux de la Thaïlande ont été mis sur l’offensive contre l’ancien premier ministre. Les tribunaux ont rendu des décisions qui ont aboutit à la saisie des biens de Thaksin, et surtout à l’annulation coup sur coup de scrutins gagnés par les partisans de l’ex Premier Ministre.

Économie mondialisée, la Thaïlande s’est rapidement développée au prix d’une plus grande inégalité entre ceux qui profitent du commerce et des investissements et ceux, dans la campagne, qui en sont tenu à l’écart. Les Thaïlandais sont également partagés par la religion: la violence dans le sud a tourné les musulmans contre les bouddhistes, générant des tensions entre les deux groupes dans d’autres parties du pays.

Pendant ce temps, la santé du roi est sur le déclin. A des moments critiques, Bhumibol a servi de médiateur entre les forces politiques opposées, il a aidé à mettre fin à des manifestations contre les militaires en 1973 et 1992 avant que trop de sang ne soit versé. De nombreux Thaïlandais l’adorent presque comme un dieu, mais ces derniers mois, usé par les fièvres fréquentes, il s’est rarement aventuré en public. Pourtant certains espèrent encore que le roi pourrait encore intervenir pour rétablir une situation pacifique dans le royaume.


http://www.thailande-fr.com/

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 06, 2010, 09:27:36 am

Je trouve ce dernier texte particulièrement intéressant... On comprend bien que certains leaders "rouges", sachant leur temps compté, visent à tout prix l'affrontement avec les forces de l'ordre afin de donner un caractère dramatique et irréversible à leur action...

Le premier ministre Abhisit, en homme intelligent qu'il est, l'a parfaitement compris et renonce à l'utilisation de la force s'en tenant aux mesures légales de rétorsion...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 07, 2010, 10:02:23 am

Comme, je le disais hier, les "Rouges" essayent de faire monter d'un cran la pression, se sachant probablement sur la fin (Songkran commence dans 5 jours et on va surement pas se battre avec les Bouddhas qui sortent en procession dans les rues !)...

Résultat, ils ont joué à pousse-pousse hier avec les policiers de Bangkok, qui intelligement, avaient reçu les ordres du gouvernement de ne pas riposter...

Truc incroyable (photo 2), Les militaires s'étaient installés en position de "sitting" pour que les "Rouges" ne puissent pas progresser !!!... D'habitude, ce sont les manifestants qui font ça, non ?!?...

Personnellement, c'est la 1ère fois que je vois cela de toute ma vie !...C'est vraiment ce qu'on appelle de la riposte non violente !...
 

:)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 07, 2010, 04:00:52 pm

Franchement, ils nous saoulent...  >:(

Ils ne peuvent pas préparer Songkran, ca les occuperait...   (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Grands_Smileys/piscine-2492.gif)


Les «chemises rouges» quittent le Parlement


La pression est montée d’un cran encore à Bangkok, où les partisans de l’ancien premier ministre Shinawatra, qui occupent la rue depuis 3 semaines, ont réussi ce mercredi à pénétrer les locaux du Parlement. Ils ont finalement quitté les lieux après quelques heures.


Les «chemises rouges», qui réclament la démission du Premier ministre thaïlandais, ont accepté mercredi de se retirer de la cour du parlement, a indiqué un des cadres du mouvement peu après l’évacuation par hélicoptère de plusieurs personnalités du gouvernement.


Environ 5.000 «chemises rouges», favorables à l’ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, avaient fait irruption dans l’enceinte après avoir brisé une grille d’entrée avec un camion.


«Notre mission est accomplie et nous pouvons retourner à notre base», a déclaré Korkaew Pikulthong, un des leaders «rouges» tandis que la foule commençait à évacuer les lieux.


Quelques minutes auparavant, le vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban, en charge de la sécurité, et plusieurs autres responsables du gouvernement ont été évacués dans deux hélicoptères.


Les «rouges» manifestent depuis le 14 mars et exigent sa démission immédiate. Lundi, un tribunal avait refusé d’émettre un ordre d’évacuation des manifestants, estimant que le gouvernement disposait déjà des moyens légaux nécessaires. Le pouvoir et l’opposition ont depuis tous deux considéré que ce jugement leur était favorable.


Les «rouges», qui s’appuient notamment sur les paysans du nord et du nord-est de la Thaïlande, accusent l’actuel gouvernement de servir les élites traditionnelles de Bangkok à leurs dépens et exigent son départ immédiat. Le chef du gouvernement a accepté de négocier des élections anticipées, mais pas avant la fin de l’année.


L’opposition réclame aussi le retour à l’ordre constitutionnel en vigueur avant le putsch de 2006 contre Thaksin. L’homme d’affaires vit en exil depuis 2008 pour échapper à une peine de prison pour malversations financières et est accusé par Abhisit d’instrumentaliser les «rouges» à son profit.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PHILGOOD le avril 07, 2010, 05:17:25 pm
D'accord avec toi Line, ils pourraient préparer " Songkran " !...
Tout ce que je leur demande, c'est de ne pas bloquer l'Aéroprt ! Je part demain de Roissy CDG, et j'arrive donc à Bangkok Vendredi matin ! Ensuite : " Chiang Mai " !...
 J-1 : " C'est bon ça !..."
Amicalement,
Philgood ...  :smile
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 07, 2010, 05:27:43 pm
Te fais pas de soucis Philgood ils vont pas bloquer l'aéroport .  8)
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 07, 2010, 06:10:18 pm

Te fais pas de soucis Philgood ils vont pas bloquer l'aéroport.  8)



d'accord avec Malco...


BON VOYAGE, PHIL    (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Divers/000a1.gif)


http://www.dailymotion.com/video/xk14_desireless-voyage-voyage
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 08, 2010, 07:56:58 am

C'est parfois marrant la façon dont on appréhende les choses...

En France, avec les mêmes évènements, les CRS, les gendarmes seraient intervenus depuis longtemps et auraient affronté physiquement les manifestants... et cela n'aurait pas été rose, je vous le dis...

En Thaïlande, pas de bagarre, un peu de pousse-pousse, bref rien... deux quartiers touchés seulement à Bangkok, le calme plat dans le reste du pays, et pourtant, les médias nous présentent l'affaire comme une Révolution...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 08, 2010, 08:15:51 am

Partie de poker menteur en Thaïlande !

Il ne fait maintenant plus beaucoup de doutes que l’épreuve de force aura bien lieu entre les “chemises rouges” et l’actuel gouvernement thaïlandais, même si les déclarations des principaux dirigeants de l’UDD (Union pour la  démocratie contre la dictature) , ont toujours promis une issue non violente à leur mobilisation. Mais le gouvernement thaïlandais a pour le moment rompu les négociation avec les manifestants sur l’organisation d’élections anticipées, alors que l’occupation du quartier des affaires fait monter la tension.

Que cherchent vraiment l’UDD et les "chemises rouges" en prolongeant leur mouvement, et en occupant la position stratégique du quartier des affaires de Bangkok ? De la réponse à cette question dépend en grande partie l’issue de la partie de poker menteur qui se joue en ce moment en Thaïlande.

L’UDD a refusé la proposition du gouvernement d’organiser des élections anticipées dans neuf mois, et continue à réclamer un scrutin sous 15 jours. Mais elle sait très bien que cette revendication n’est pas acceptable, et ce pour personne : aucun gouvernement n’est capable d’organiser un scrutin en si peu temps, et celui-là serait beaucoup trop important pour être bâclé, ou organisé dans la précipitation et sous la pression de manifestations de rue.

L’attitude intransigeante de l’UDD laisse tout simplement penser qu’elle un autre objectif ou un “hidden agenda” comme on dit dans la presse anglo-saxone: obliger les forces de l’ordre à intervenir et provoquer l’affrontement. Mais a qui profiterait une dramatisation des évènements ? A personne sauf à Thaksin qui joue en ce moment ses dernières cartes.

Depuis le début Thaksin a voulu jouer la partie au bluff : 1 millions de manifestants, 50000 pick up, une marée de sang, et peut être une "guerre civile" si les choses tournaient mal. Mais en face de lui Abhisit est reste très "poker face" sans jamais céder a l’intimidation et aux chantages de l’UDD, encaissant tous les coups sans broncher et si possible avec le sourire. Sans perdre la face en somme. Aujourd’hui Thaksin se retrouve "all in" contre son adversaire (ou tapis) : il a mis tous ses jetons sur la table sans réussir a le faire abandonner, et le moment est venu de montrer son jeu.

Thaksin s’est déclaré à plusieurs reprises convaincu que l’actuelle mobilisation "est allée au-delà de Thaksin". Il a souligné que la lutte des chemises rouges dépasse les enjeux de sa personne, et est une lutte contre la dictature et pour la démocratie. Mais cet argument de fausse modestie pourrait aussi bien se retourner contre lui.

Si tel est le cas, on pourrait prédire un succès important aux chemises rouges car leur combat est légitime. Il pourrait regrouper pas seulement les "chemises rouges" dont les objectifs et le programme sont pour le moins un peu flous, mais aussi beaucoup de Thaïlandais qui aspirent à un mouvement de grande envergure pour transformer la Thaïlande en un pays avec un avenir fondé sur l’égalité, la démocratie, la bonne gouvernance et la transparence.

Mais Thaksin est-il vraiment l’homme adapté pour résoudre cette équation politique. Il est sans doute celui qui a réveillé les campagnes et injecté une bonne dose de populisme dans les zones rurales qui ont déclenché  le mouvement d’aujourd’hui. Mais il est aussi le symbole de l’abus de pouvoir, de la corruption et de machinations politiques visant à censurer la presse et à affaiblir ses adversaires par tous les moyens. Depuis le départ il s’est présenté comme une victime de la dictature des militaires et comme un défenseur de la démocratie, endossant sans problème le costume d’un protecteur des droits de l’homme offusqué par le comportement des militaires.

Un peu facile de se dire victime d’une machination alors que l’on a pas fait grand chose pour se pencher sur ses faiblesses, et ses erreurs. Sans vouloir justifier le coup d’Etat, la position de Thaksin serait plus facile a défendre s’il avait fait preuve d’un peu d’esprit critique envers lui-même, plutôt que de constamment rejeter la responsabilité des troubles sur ses adversaires.

L’ex Premier Ministre est devenu le symbole de dissensions profondes en Thaïlande, pas un symbole de la lutte pour la démocratie. S’il est sérieux au sujet de sa propre déclaration – alors il est temps qu’il se retire de la partie de poker qui se joue en ce moment.

Interrogé par un correspondant étranger s’il serait disposé à rencontrer M. Thaksin pour des entretiens, Abhisit a répondu assez franchement:

"Si les chemises rouges veulent parler d’une nouvelle élection, je suis prêt à discuter des sujets sur la démocratie. Mais s’ils veulent soulever la question de savoir comment permettre à Thaksin de récupérer les biens saisis par le tribunal, c’est hors de question. Je ne suis tout simplement pas en mesure de m’immiscer dans le processus judiciaire"

En ne prenant pas dès le départ la décision de se distancier de son mentor, l’UDD s’est condamné à rester un mouvement minoritaire qui ne peut pas rallier les classes moyennes, qui sont surement aussi très nombreuses a ne plus vouloir de l’influence occulte des militaires. Des lors le pari d’une mobilisation massive et "non violente" était perdu d’avance, et c’est pourtant le seul qui aurait sans pu obliger le gouvernement à négocier.

Il semble que le discours sur la non violence n’ait été pour les “chemises rouges” qu’un argument de communication publicitaire, désormais caduque compte tenu du rapport de forces défavorable dans lequel ils se trouvent en ce moment. Bon nombre d’entre eux ont d’ailleurs un long passé dans les rangs de la guérilla pro communiste qui a essaimé en Thaïlande après la répression de 1976. Qu’ont-ils appris pendant cette période ? Pas grand chose apparemment, puisqu’ils comptent visiblement encore sur un affrontement violent pour retourner la situation en leur faveur.

Lénine avait raison de décrire "Le gauchisme comme la maladie infantile du communisme", mais grâce à l’UDD, on sait maintenant que le gauchisme peut aussi être la dégénérescence sénile du communiste.

En fin de compte le grand gagnant des troubles pourrait bien être l’actuel Premier ministre qui a fait preuve jusqu’à présent d’un sang froid assez remarquable, même lorsque son propre domicile a été pris pour cible par les manifestants.

"Abhisit a incontestablement acquis de l’autorité au fil du temps. De source gouvernementale, il a refusé à de multiples reprises de prendre des ordres auprès des militaires et même du palais. Il n’est pas vraiment royaliste. Ce qu’il défend, c’est uniquement ses prérogatives. Si le chef du gouvernement affirme entretenir de bonnes relations avec l’armée, il traiterait, dit-on, lui-même certaines questions de sécurité. Les rumeurs d’une mésentente avec le commandant en chef, le général Anupong Paochinda, sont probablement fondées."

estime Pavin Chachavalpongpun, Chercheur à l’Institut des études sud-est asiatiques de Singapour. La stratégie jusque boutiste de l’UDD pourrait bien aussi se retourner contre ses propres dirigeants, déjà avec des menaces d’arrestation, et au delà en risquant de perdre les prochaines élections dont seule date fait débat, mais certainement pas la nécessité. Qui aura envie de voter pour un parti dont les intentions revanchardes et rancunières sont pour le moins inquiétantes, et de surcroit incapable de faire la moindre concession ? Les sondages montrent que les Thaïlandais commencent a se lasser de la partie de poker des rouges contre les jaunes, et ils attendent sans doute un peu plus de maturité de la part de leurs dirigeants politiques.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 09, 2010, 01:18:22 pm

Ca y est les "Rouges" commencent à être bloqués tout azimut par les forces de l'ordre...

C'est là qu'on se rend compte qu'ils ne sont finalement pas nombreux... et surtout qu'ils ne sont pas suivis par la population (ce qui est finalement la vraie cause de leur échec. En voulant être trop intransigeant, ils se sont coupés des masses) !

Je ne serai pas étonné qu'ils nous tente un petit baroud d'honneur...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le avril 09, 2010, 04:18:31 pm

"Thaïlande: des canons à eau et gaz lacrymogènes contre les manifestants" (AFP 09.04.2010, 10h35 )

"La tension est montée d'un cran à Bangkok vendredi avec, pour la première fois depuis le début des manifestations mi-mars, l'utilisation de gaz lacrymogènes et de canons à eau contre les "chemises rouges".

Près de 33.000 soldats et policiers supplémentaires ont été déployés vendredi matin dans et autour de la capitale, soit plus que le nombre de manifestants, qui étaient 60.000 personnes jeudi soir, selon la police.

Les "rouges", qui exigent la démission du Premier ministre Abhisit Vejjajiva au mépris de l'état d'urgence décrété il y a deux jours, ont organisé un convoi de quelque 12.000 personnes vers un centre de diffusion de la télévision satellitaire.

Ils entendaient rétablir le faisceau de la "Chaîne du Peuple" (PTV), leur principal outil de propagande, qui avait été coupé la veille par le pouvoir.

Le gouvernement entendait ainsi faire cesser "la désinformation" et rompre le lien entre les "rouges" manifestant dans le coeur de Bangkok et leur bastion, dans le nord et le nord-est du pays.

Selon une journaliste de l'AFP, les quelque 4.000 policiers et militaires ont fait usage de canons à eau et de grandes lacrymogènes pour les repousser. Des images en direct à la télévision montraient des manifestants dans l'enceinte du centre de diffusion, dont le bâtiment restait protégé par les forces de l'ordre.

Peu après, dans une scène surréaliste, manifestants et policiers partageaient des bouteilles d'eau et se réconfortaient les uns les autres, toute tension retombée.

"Nous maintiendrons la fermeture de PTV par tous les moyens", a prévenu Suthep Thaugsuban, vice-Premier ministre en charge de la sécurité. "Si les manifestants deviennent violents, les responsables de la sécurité sont prêts à répondre avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc".

Depuis l'instauration mercredi soir de l'état d'urgence, gouvernement et opposition multiplient les déclarations fracassantes et les menaces. Aucune violence n'avait jusqu'alors été constatée.

Par ailleurs, la justice a émis des mandats d'arrêts contre 24 responsables du mouvement: sept pour avoir pénétré dans la cour du Parlement, et 17 pour violation de l'état d'urgence et blocage d'un quartier touristique et commerçant de Bangkok.

"Nous ne craignons pas ces mandats d'arrêts", a déclaré Jatuporn Prompan, un des leaders "rouges", qui est aussi député de l'opposition et est protégé à ce titre par son immunité parlementaire.

"Le gouvernement craint que des vitres ne soient cassées dans les centres commerciaux. C'est pour ça qu'il n'a pas encore employé la force", a-t-il ajouté.

Abhisit, qui a dû renoncer à un sommet asiatique à Hanoï, est pressé par sa majorité de ramener le calme alors que le mouvement dure depuis presque un mois.

Mais il sait que tout bain de sang serait désastreux, alors que la Nation toute entière se souvient encore d'avril 2009, lorsque deux personnes avaient été tuées et plus de 120 blessées en marge de manifestations des "rouges".

"Le gouvernement est piégé. Il doit choisir entre foncer dans le tas, au risque d'un bain de sang, et ne rien faire, ce qui lui ferait perdre des voix dans son électorat", notait un diplomate étranger.

L'opposition accuse Abhisit de servir les élites traditionnelles de Bangkok aux dépens des masses rurales et populaires.
Le chef du gouvernement, au pouvoir depuis décembre 2008 à la faveur de décisions de justice et de renversements d'alliances parlementaires, a d'ores et déjà accepté de négocier des élections anticipées, mais pas avant la fin de l'année."
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 09, 2010, 10:47:48 pm

ca va s'arranger... enfin, espérons...   (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Reflexion/U_THIN%7E1.GIF)   


(http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/0023.gif)   Thaksin téléguide les chemises rouges "par Twitter et Facebook"      


http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/portfolio/2010/04/07/thailande-thaksin-teleguide-les-chemises-rouges-par-twitter-et-facebook_1330242_3216.html


vidéo du 7 avril...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 10, 2010, 08:49:34 am

Petit frittage entre les Rouges et la Police hier au "Thaicom Teleport and DTH Center" puis tout est rentré dans l'ordre (photos 1, 2, 3)...

Afin d'éclairer la lanterne de ceux qui suivent ces évènements de France, il faut bien comprendre qu'il s'agit de 10 000 manifestants seulement (c'est à dire le cinquième d'un stade comme le Parc des Princes !) en un seul point de Bangkok... Le mouvement des Rouges n'est absolument pas suivi par la population thaïlandaise qui prépare le "Nouvel An" et se moque de ce groupe d'irréductibles extrémistes !...

A noter le belle tenue des forces de l'ordre qui sont restées calmes et n'ont riposté qu'avec l'envoi de quelques grenades lacrymogènes et des tirs de canon à eau...

Les "Rouges" ont mis en place leur propre service de sécurité pour éviter tout nouveau débordement (vestes noires - photos 4)...

Les moines quant à eux, sont descendu dans la rue et ont formé un cordon infranchissable entre les manifestants et les policiers (photo 5)...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le avril 10, 2010, 10:51:24 pm
Et voilà, ceux qui voulaient semer le chaos sont arrivés à leurs fins...

"Thaïlande: quatre morts, près de 500 blessés à Bangkok :
Quatre personnes ont été tuées et près de 500 blessées samedi au cours des violents affrontements ayant opposé les forces de l'ordre aux manifestants anti-gouvernementaux à Bangkok, ont annoncé les secours.
Les autorités n'ont pas précisé les identités des quatre morts, à l'exception d'un manifestant de 43 ans.
Une chaîne de télévision thaïlandaise a annoncé qu'un caméraman japonais avait été tué au cours des violents heurts ayant opposé les "rouges", partisans de l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, et les forces de l'ordre. Celles-ci avaient entrepris de reconquérir un quartier de la capitale occupé depuis la mi-mars.
Le nombre de blessés, qui a fortement augmenté depuis la fin de l'après-midi, s'élevait à 486 vers 22H00 (15H00 GMT), ont indiqué les secours, sans préciser la gravité des blessures.
A la suite des affrontements, l'armée a appelé à une trêve.
Les "rouges" manifestent depuis près d'un mois pour obtenir des élections législatives anticipées et la démission du Premier ministre Abhisit Vejjajiva."
AFP : 10.04.2010, 10h42
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le avril 10, 2010, 10:56:54 pm
Et cela continue à s'aggraver : "Neuf personnes ont été tuées samedi, dont quatre soldats, au cours des violents affrontements ayant opposé les forces de l'ordre aux manifestants anti-gouvernementaux à Bangkok, a annoncé à l'AFP le vice-gouverneur de la capitale.
"Neuf personnes ont été tuées. Il s'agit de quatre soldats, de quatre civils et d'un journaliste", a déclaré Malinee Sukvechavorakit. Une télévision thaïlandaise avait déjà annoncé la mort d'un caméraman japonais, dans des conditions non précisées.
Selon les services de secours, au moins 500 personnes ont été blessées dans ces affrontements.
Samedi soir, l'armée a demandé une "trêve", constatant qu'elle ne parvenait pas à prendre le dessus sur les "chemises rouges", favorables à l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra.
"

D'après des personnes sur place il y aurait des touristes parmi les blessés. Voilà un coup qui va mettre la Thaïlande à genoux pour pas mal de temps. C'est à vômir...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le avril 10, 2010, 11:17:21 pm
C'est mal barré pour l'instant :
"Si l'armée parvient, comme il est probable, à disperser les manifestants dans Bangkok, la partie n'est pas forcément gagnée pour le gouvernement. Dans la seconde ville du pays, Chiang Mai, des manifestants ont pris le contrôle de la mairie. L'agitation a aussi gagné plusieurs provinces du Nord-Est, où l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, l'idole des « chemises rouges » est très populaire.
L'image du Premier ministre Abhisit Vejjajiva est d'ores et déjà ternie par la répression brutale. Nul doute que la colère des « chemises rouges » à son égard ne fera que s'intensifier."
 
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 10, 2010, 11:49:12 pm
C'est malheureux ce que je vais dire mais il y a quelques mois j'avais lu un article que Thaksin disait '' je mettrais le pays à feu et sang si il le faut "" j'espère que non et que les reds s'en rendrons compte à temps .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 10, 2010, 11:59:43 pm

Merci, Olivier de ces dernières nouvelles qui ne nous réjouissent pas...  :'(

Je suis assez catastrophée... mais INTELLIGENCE, INTELLIGENCE, INTELLIGENCE où es-tu ?

Et le Nouvel An Thaï dans tout ca ??  Je suis dégoutée...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 11, 2010, 12:01:42 am
Pour le moment à Bangkok c'est annuler .  :'(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le avril 11, 2010, 02:00:02 am
Je pense pour ma part que les élections ont déjà commencé... Elles étaient programmées depuis longtemps et auraient du voir une nouvelle victoire des rouges... Mais voilà que se dresse un obstacle inattendu, un premier ministre en fonction qui donne des résultats et qui a bien appris les techniques populistes de Thaksin. Même s'il n'a pas l'aura de son prédécesseur il faut avouer qu'il parvient à se rendre sympathique au fil du temps. Pourrait on même imaginer la présentation d'un bilan plus que positif surtout lorsque les élections initiales lui laissaient encore près d'un an et demi pour se forger une image ? J'ai pour ma part parfois l'impression que ces manifestations ont pour seuls buts de ternir une image naissante, d'empêcher un exercice serein du travail politique et de pousser le pouvoir dans de tels retranchements qu'il sera une fois de plus aisé de se présenter aux prochaines élections comme de sempiternelles victimes d'un gouvernement soi disant aveugle et répressif.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le avril 11, 2010, 10:49:13 am
" La situation restait tendue dimanche matin à Bangkok au lendemain de violents affrontements entre militaires et manifestants antigouvernementaux, qui ont tué au moins 19 personnes et blessé 800 autres.

Ces batailles de rue ont été les plus meurtrières en près de vingt ans en Thaïlande, un royaume secoué par des crises politiques à répétition depuis le milieu des années 2000.

«Guerre civile», «Bain de sang», «Notre heure la plus sombre», titraient les quotidiens publiés dimanche à Bangkok, sur fond de photos de manifestants ou de soldats ensanglantés.

Le dernier bilan des services de secours d'urgence faisaient état de la mort de 14 civils, dont un caméraman japonais de l'agence Reuters, et de cinq soldats. Au moins 825 personnes ont été blessées plus ou moins grièvement.

Les affrontements de samedi ont fait suite à près d'un mois de manifestations pacifiques organisées par «les chemises rouges», le nom donné aux partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, contraint de quitter le pouvoir en 2006 par un coup d'Etat militaire.

Les «rouges» du Front Uni pour la démocratie contre la dictature (UDD) réclament des élections législatives anticipées et considèrent Abhisit Vejjajiva, à la tête du gouvernement depuis décembre 2008, comme illégitime.

Ce dernier, jusqu'à présent soutenu par l'armée, a refusé de démissionner dans une brève intervention lue à la télévision tard samedi. «Moi et mon gouvernement continuerons de travailler pour régler la situation», a-t-il déclaré, évoquant une «une enquête indépendante» en vue de désigner les responsables du drame.

Un porte-parole du gouvernement, Panitan Wattanayagorn, a indiqué dimanche que les forces de l'ordre avaient reçu la consigne de «garder leurs distances avec les manifestants» afin que «la situation ne dégénère pas davantage».

Les rues de la capitale étaient calmes dans la matinée, notamment dans la vieille ville où s'étaient concentrés les heurts de la veille, a constaté une journaliste de l'AFP.

Mais des milliers de «rouges» continuaient à occuper le quartier commercial et touristique de Ratchaprasong, où les centres commerciaux sont fermés depuis huit jours. Ils affirmaient leur détermination à rester «tant qu'Abhisit n'est pas parti».

L'un de leurs leaders, Jatuporn Prompan, a appelé implicitement le roi Bhumibol, une personnalité immensément révérée dans le pays, à intervenir pour trouver une issue à la crise.

«Quelqu'un va-t-il informer le roi que ses enfants ont été tués au milieu de la route sans justice?», a-t-il proclamé.

Le plus ancien monarque en exercice dans le monde, âgé de 82 ans, est hospitalisé depuis septembre et n'est pas intervenu dans cette crise.

De son côté, la Maison Blanche a appelé à la retenue. «Nous déplorons cette explosion de violence (...) et demandons des négociations de bonne foi entre les parties pour résoudre les difficultés pacifiquement», a déclaré le porte-parole du Conseil de la sécurité nationale, Mike Hammer.

La situation s'est calmée samedi soir lorsque l'armée a décrété une trêve, après avoir conclu qu'elle ne pouvait gagner la bataille engagée quelques heures auparavant. «Il n'y a aucun endroit pour se protéger. On ne peut rien faire», a admis le général Anupong Paojinda, le chef de l'armée.

Les «rouges» ont accusé les militaires d'avoir utilisé des «armes de guerre» contre «des manifestants désarmés».

Mais des témoins ont indiqué que des manifestants avaient également eu recours à des armes à feu et à des engins incendiaires. La plupart des morts ont été atteints par des balles, selon les services de secours.

Associated Press
Bangkok"
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 11, 2010, 11:52:11 am

Et voilà, le "baroud d'honneur" des rouges a eu lieu comme je le prévoyais...

Politiquement parlant, ils se savent finis... Il ne leur reste plus que l'option violence...

Mais ils ne peuvent pas gagner car il n'ont pas de programme politique, les intellectuels, les militaires et la majorité des gens de pouvoir sont contre eux, et surtout, ils ne sont pas suivis par la population... D'ailleurs preuve en est, le reste du pays est parfaitement calme, pas une seule ville ne suit le mouvement de protestation !...

Bref, on est très loin de la situation de 1992 ou des millions Thaïlandais, d'étudiants, de travailleurs de toutes classes sociales, manifestaient dans les rues de toutes les villes du Royaumes...

 :(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 11, 2010, 12:00:51 pm

Neuf morts en Thaïlande : le Premier ministre en direct à la télévision !


Bangkok 23 h30. Au moins huit morts et 486 blessés ont été signalés dans des affrontements entre les forces de sécurité et des partisans du Front uni de la démocratie contre la dictature (UDD) pendant des opérations de dispersion à Bangkok.

Selon l’Institut médical d’urgence de l’Administration métropolitaine de Bangkok (BMA), la majorité des 486 blessures sont signalés du cote des manifestants des l’UDD tandis qu’au moins 64 sont des agents de sécurité. Au moins huit morts ont été recensés à ce jour.

La télévision thaïlandaise a retransmis des images des patients admis dans de nombreux hôpitaux à Bangkok, comme le Vajira Hospital, l’hôpital Siriraj, Hôpital de la police, l’hôpital de mission, et l’hôpital Chulalongkorn.

La plupart des blessures ont eu lieu lors des affrontements entre agents de sécurité et partisans de l’ UDD à Rachadamnoen avenue, et autour du carrefour Erawan, que les manifestants occupaient. Les autorités ont tenté de disperser la foule en tirant des grenades lacrymogènes et des balles à blanc.

Le correspondant japonais Hiroyuki Muramoto de Reuters, figure parmi les onze victimes.

Vers 23h30, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a annoncé samedi soir qu’il y aura une commission indépendante sur les décès survenus au cours de la répression contre les chemises rouges.

S’exprimant à la télévision, il a  dit que les morts ont été causées apparemment par des grenades M79, qui ont également été utilisées dans plusieurs cas de sabotage.

Il annoncé une suspension des opérations de police, et a déclaré que les deux parties s’étaient mises d’accord pour qu’il n’y ait plus de victimes.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 11, 2010, 01:05:02 pm

je suis écoeurée...  :'(

Tenez-nous au courant régulièrement comme vous le faites si bien, car les infos que l'on voit ici à la télé française ont toujours au moins 12 heures de retard...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 11, 2010, 01:08:12 pm
Bien triste tout ça , pas un bon dimanche pour moi .  :o
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Cat le avril 11, 2010, 01:17:14 pm
La situation est de 19 morts minimum et plus de 800 blesses...... et 5 otages militaires aux mains des chemises rouges!
Les rumeurs vont bon train...... "on" reparle de coup d'etat !
.......Si le Palais Royal ne reagit pas au plus vite...... On reparle du Prince Heritier!
Abhsisit semble avoir de serieux soucis avec le General Anupong.


Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Cat le avril 11, 2010, 01:54:54 pm
J'ai oublie un point...
Les thais ne comprennent pas l'attitude de la souveraine qui s'etait rendue au chevet et/ou aux funerailles des jaunes l'annee derniere...........elle ne fait rien pour les rouges !
Une souveraine doit faire et agir pour l'ensemble de ses sujets!!!
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le avril 11, 2010, 02:55:31 pm
"Après de violents heurts qui ont fait douze morts samedi à Bangkok, l'armée et les manifestants ont appelé au repli, les violences ayant gagné le quartier touristique de la capitale ainsi que deux villes du nord de la Thaïlande.

L'armée a tiré samedi des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc sur les manifestants favorables à l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, chassé par un coup d'Etat en 2006.

Ces derniers (les rouges) ont riposté avec des grenades, des armes à feu et des cocktails Molotov.

L'émeute, près du pont de Phan Fah et de Rajdumnoen Road, dans le vieux Bangkok, a fait douze morts, dont trois soldats et un cameraman de Reuters, et au moins 521 blessés, a-t-on indiqué de source médicale.

Il s'agit des violences les plus graves enregistrées à Bangkok depuis 18 ans.

Journaliste au bureau de Tokyo depuis plus de 15 ans, Hiro Muramoto, 43 ans, était arrivé jeudi dans la capitale thaïlandaise pour couvrir les évènements. Il a été atteint d'une balle en pleine poitrine.

Dans une déclaration télévisée, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a affirmé que les soldats avaient reçu pour consigne de n'utiliser des balles réelles que "pour tirer en l'air et dans une situation d'auto-défense".

Après plusieurs heures de violence, un porte-parole de l'armée a annoncé que les militaires se repliaient dans la vieille ville alors que les heurts se déplaçaient vers Khao San Road, quartier très touristique de la capitale.

Le porte-parole a également appelé les manifestants à se retirer mais ceux-ci ont lancé sur les soldats des bombes incendiaires et des grenades. Selon ses dires, plusieurs "chemises rouges" étaient armées de pistolets.

Plus tard, un dirigeant de l'opposition a appelé les manifestants à se replier vers les lieux des premières manifestations.
"ZONE DE GUERRE"

Le quartier de Khao San Road ressemble à une zone de guerre, a dit un photographe de Reuters. Vitrines brisées et voitures détruites entouraient plusieurs blessés couchés au sol. Selon la police, des manifestants ont enflammé des bonbonnes de gaz avant de les faire rouler vers les forces de l'ordre.

"Nous n'exigeons plus la dissolution du parlement dans les quinze jours mais sa dissolution immédiate. Et nous demandons à Abhisit de quitter le pays", a prévenu Veera Musikapong, l'un des chefs de file des "chemises rouges".

Le Premier ministre est actuellement retranché dans une caserne.

A deux reprises, l'armée a tenté sans succès de déloger les militants pro-Thaksin du secteur de Phan Fah et de Rajdumnoen Road en tirant des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes.

L'affrontement de la soirée a été particulièrement tendu et a fait de nombreux blessés. Après la tombée de la nuit, les militaires ont tiré des balles en caoutchouc à 500 mètres de distance depuis une intersection menant au quartier de Khao San Road.

Certains soldats ont tiré en l'air à balles réelles, et selon les médias thaïlandais, des gaz lacrymogènes ont été largués par hélicoptère. 

Le quartier commerçant de la ville est aux mains de plusieurs dizaines de milliers de manifestants qui ont bloqué les rues avec des taxis et des camionnettes et ont recouvert de drapeaux les objectifs des caméras de surveillance.

Plusieurs centaines de policiers en tenue anti-émeute, regroupés à une extrémité du quartier, ont dû battre en retraite après avoir été encerclés.

Dans la ville de Chiangmai, la deuxième du pays, dans le Nord, les "chemises rouges" ont envahi les bureaux du gouverneur sans rencontrer de résistance de la part des forces de l'ordre.

Les manifestants avaient promis de faire le siège des bâtiments administratifs en province en cas d'intervention armée contre les manifestants rassemblés depuis près d'un mois à Bangkok.

Six cents manifestants ont également pénétré à l'hôtel de ville d'Udon Thani, dans le Nord-Est, selon une chaîne de télévision."

Reuters

On voit que certains médias s'en donnent à coeur joie pour décrire une situation de guerre civile
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 11, 2010, 03:03:37 pm
On parle de 20 morts maintenant . :'(

Comme tu dis Amjo les médias s'en donne à coeur joie , à celui qui rapporte le plus de sensation forte .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Cat le avril 11, 2010, 03:10:53 pm
Copier les articles de journaux...........pas tres complique!
Repeter leurs erreurs aussi.
J'essaye depuis le debut d'avoir des news un peu "hot" .....pas toujours dans le ton mais mieux que la pensee unique!


Attention Cat, tu froles la discalification... Notre forum s'appelle Thailande-information et son objectif est d'informer y compris en faisant des recherches dans les journaux et sur les sites internet, vu qu'aucun d'entre nous n'est grand reporter... C'est au lecteur ensuite de se faire un avis !

Je te demande donc de mesurer tes propos vis à vis des autres participants qui documentent nos discussions !... tu n'as pas le monopole de la vérité !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 11, 2010, 03:19:15 pm
Tiens regarde ça si tu comprends l'anglais , attention photos choc.

http://www.boston.com/bigpicture/2010/04/unrest_in_thailand.html
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 11, 2010, 03:35:04 pm

oui, photos bien vivantes malheureusement, Malco...  :'(


P.S. Et toi, Cat, en qualité de "femme" comment ressens-tu les "choses aujourd'hui, toi qui vis au quotidien à Chiang Mai  depuis 10 ans ?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 11, 2010, 03:41:00 pm
Et cette petite fille au ruban rouge , bien triste comme photo elle n'a rien à faire là la pauvre .
.
(http://img189.imageshack.us/img189/7378/610xpt.jpg) (http://img189.imageshack.us/i/610xpt.jpg/)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le avril 11, 2010, 04:09:28 pm
De bien terribles photos sur cet article également...
http://www.bangkokpost.com/news/politics/174342/battle-for-bangkok

Désolé Cat de bêtement coller des articles que je glane sur le net à moins que j'essaye de faire bouger des choses et d'avoir des avis de la population de mon bled où les gens parlent plus de la sécheresse que des problèmes de Bangkok. Cette nuit, jusqu'à deux heure du matin il y avait des combats de boxe thaï sur l'emplacement du marché, combats qui ont lieu une fois par mois environ avec tous les boxeurs de tout age des villages environnants. Aujourd'hui c'est le marché et la routine se poursuit en attendant les festivités de Songkhran demain. Bref, ici que ce soit des jaunes, des rouges ou des martiens, rien n'évolue beaucoup, l'agriculture prime sur la culture (très mauvais jeu de mots désolé).
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Cat le avril 11, 2010, 04:10:21 pm

Cat, je suis obligé de retirer ton message, tes propos sont insultants vis à vis de la famille royale et je ne souhaite pas voir fermer notre beau forum pour des phrases lachées à la légère !

Je te rappelle par ailleurs que notre forum est là pour informer... Il n'est pas un défouloir... Merci !

Dernier avertissement avant ton renvoi du forum !

Manu



Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Cat le avril 11, 2010, 04:14:32 pm
Oui je comprends bien les problemes d'agriculture surtout au niveau du riz.
Je viens de prendre contact avec Maejo University pour obtenir un peu d'aide car je ne peux pas faire toute seule.
L'histoire est sur Chiangrai.
Puis mon amie Marianne qui lutte pour la sauvegarde des buffles dans l'agriculture en Thailande....mais un buffle, ca bouffe!!!!???
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: cib le avril 11, 2010, 06:06:52 pm
ça fait plusieurs fois que je lis l'info selon laquelle les Rouges auraient investi l'hôtel de ville de Chiang Mai. Pourtant ça a été démenti par quelques témoins sur Thaivisa. J'ai pas la télé et je comprend très mal le thai donc je ne peux que lire ce que je glane sur le net (et j'ai pas trop envie d'aller jeter un coup d'oeil par moi-même!), quelqu'un aurait-il un peu plus de détails là dessus?

Parce que j'ai la famille qui s'inquiète en France et j'aimerai pouvoir leur dire que tout est tranquille ici et qu'on s'apprête juste à célébrer Songkran dans la joie et la bonne humeur (ou bien je suis carrément trop optimiste?)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Cat le avril 11, 2010, 06:14:58 pm
J'habite a cote et effectivement les rouges ont pris possession du city hall.
L'armee n'avait deploye  que 200 ou 300 hommes donc facile de prendre possession du site en question.
Pour l'instant tout est calme car les rouges ont pris le deuil du "rouge de CM' mort a BKK.
Attendons demain.
Cela dit, ils ont tous leurs bouteilles remplies d'essence version cocktail Molotov.
Bref, il est urgent d'attendre mais la situation n'est pas vraiment sereine.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 11, 2010, 07:05:25 pm

Je suis passé tout à l'heure devant le "city hall" de Chiang Mai... La police est parfaitement installée (check point en béton, contrôle des entrées, etc...) et une cinquantaine de "rouges" campent sur le parking...

Bref, rien de rien à l'horizon !... D'autant plus qu'ici, la fête de l'eau a commencé cette après-midi (grosse rigolade autours des douves de la ville !)...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: cib le avril 11, 2010, 07:22:44 pm
Ok, merci pour ces informations! Espérons que les fêtes se passent sereinement pour tout le monde.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le avril 11, 2010, 08:28:01 pm
Ouai, difficile d'apercevoir un semblant de "vérité" dans ce merdier.
Moi ce que je vois c'est que c'est la combientième fois que l'armée tire sur une foule civile en Thailande? 5éme fois en moins de 50 ans? Drôle de pratique pour une sois-disant démocratie.

On a l'impression que les rouges comme les militaires attendaient la seule issue possible pour ne pas perdre la face: le sang  :'(

A Kalasin les rouges profite de Songkran pour installer un podium en face du city-hall. On verra combien de vacanciers vont s'y rendre maintenant que le sang à couler...


Edit: quelqu'un m'explique pourquoi les parlementaires Thaï ont accès à une armurerie remplies d'armes d'assaut? Ça ma fait halluciner quant j'ai vu ca à la télé...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 12, 2010, 07:43:24 am

Mon rapport du matin (12 avril 2010)...

Cela va peut être en rassurer quelqu'uns... Cette nuit, calme total à Bangkok et statu quo...

A Chiang Mai et dans le Nord, le fête de l'eau commence aujourd'hui...  :)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le avril 12, 2010, 08:30:22 am
Hier dimanche c'était le gros marché au bled, un des plus gros de la région. Mes beaux parents y ont un grand étal et ma Femme les a aidé toute la journée de par l'affluence exceptionnelle liée au rassemblement des Familles pour le Nouvel An. Comme il fallait s'en douter le sujet principal de conversation du jour a été... Songkhran. Personne ne parle de Bangkok et de ce qui s'y passe. Mauvaise information ? Non, les gens ici n'en ont rien à pèter. Pour eux, rien d'exceptionnel à la situation, ce n'est ni la première ni la dernière fois que cela se passe. Cela fait des décennies que cela se produit et pourtant le travail aux champs reste le même, la vie du village n'évolue pas et continue à s'écouler aux rythmes des fêtes traditionnelles, des mariages et des enterrements.
Je ne regarde pas la télévision et je dois avouer que si je ne suivais pas les infos sur le net il m'aurait été inimaginable de penser qu'il s'est passé des événements aussi tragiques à Bangkok où quelques marionnettes innocentes ont payé de leur vie les folles ambitions de quelques riches manipulateurs ivres de plus de pouvoir et de plus d'argent encore.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 12, 2010, 08:36:43 am

Même chose dans le Nord, j'ai essayé d'interroger quelques amis thaïs sur la situation politique, tout le monde s'en moque éperduement et pensent à Songkran (Nouvel An thaï)...

Hier, les gens regardaient les affrontements à bangkok comme si cela se passait dans un autre pays... Les moues étaient plutôt dubitatives...

Même ma femme qui est instruite et plutôt conciliante ma dit: "bua sua deng !", ce qui veut dire "y en a marre des Rouges !"...

 :o

Sinon, ce que je vois, c'est qu'une fois de plus, ce sont des pauvres paysans manipulés qui sont morts ou ont été blessés...

Avez-vous vu un seul dirigeant "rouge" injurié: non !!!...

Je pense au gars qui a été payé 400 bahts pour venir de son Isan manifester à Bangkok, qui est mort et laisse aujourd'hui une femme et des enfants en deuil... Quel gachis pour des soit-disant futurs avantages, que même avec un gouvernement "rouge", il n'aura jamais !

 :(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 12, 2010, 08:42:55 am

Donc récapitulons:

- Chiang Rai et Chiang Mai (nord du pays), tout va bien !

- Loei, chez Amjolianne, tout va bien !

Si les autres copains du forum installés dans le pays peuvent nous donner des nouvelles de chez eux, Merci d'avance...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le avril 12, 2010, 10:26:52 am
Sukhothai, rien à signaler.
Moi, je pige pas un truc. Les reds, qu'est-ce qu'ils veulent, plus d'égalité, c'est ça ? Mais un pauvre sera toujours au pauvre, en Thailande ou ailleurs. Ils imaginent que leur situation va changer, mais elle a déjà changé. Ils ont des gros pick up, des téléphones portables, leurs gamins peuvent aller à l'université, ils peuvent se soigner à l'hopital, et ça, il le doivent pas qu'à Thaksin. Alors quoi. Ils pensent qu'un mec comme Thaksin peut faire quoi de plus à part s'enrichir avec sa famille. C'est vraiment que de la démago, ce qui se passe dans ce pays. comme dit Manu, je commence à penser que les jaunes ont raison. Les paysans sont pas prêts pour la démocratie, beaucoup trop influençable, pas un gramme de jugeotte et de libre arbitre.
En tout cas, y en a vraiment raz le bol !  >:(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: letirailleur le avril 12, 2010, 02:57:50 pm
A Udonthani:
Il y a quelques jours, les rouges se sont tapés sur la “G……” avec les jaunes. La police est intervenue.
Aujourd’hui, je suis allé  en ville et entre autre dans un bâtiment d’administration. On se croirait en guerre. Barbelé de partout et gardes militaires.
Mais c'est connu, a Udonthani les rouges y vont fort.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 12, 2010, 08:28:56 pm

Ca la fait bien pour le 2ème pays le plus riche de l'ASEAN... La Thaïlande est en train de totalement se discréditer aux yeux du Monde...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le avril 12, 2010, 08:35:13 pm
Tiens tiens, ne manquait plus que la Cambodge dans tout cela... Si on part dans un scénario de "terroristes extérieurs" le Cambodge pourrait apparaitre sur la liste des suspects. On parle de mouvance communiste et de AK-47, pourquoi pas eux ? Le Cambodge est en froid avec la Thaïlande, il abrite une base arrière pour l'ancien homme d'affaires et a tout à gagner, tant au niveau touristique qu'économique, en déstabilisant le voisin thaïlandais.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le avril 12, 2010, 09:49:53 pm
Et bien on n'est pas sorti de l'auberge...

12/04/2010 14:52
BANGKOK (AFP) - Thaïlande: la Commission électorale veut la dissolution du parti d'Abhisit

"La Commission électorale en Thaïlande préconise de dissoudre le Parti démocrate (PD) du Premier ministre Abhisit Vejjajiva, accusé d'avoir bénéficié d'une donation illégale il y a plusieurs années, a-t-on appris lundi auprès du parti.

La Commission a estimé à la majorité de ses membres que le PD avait bien reçu une donation irrégulière de 258 millions de bahts (5,9 millions d'euros) en 2005, a indiqué un porte-parole du parti.

Elle doit désormais transmettre le dossier au procureur général, qui l'examinera avant une possible transmission à la Cour constitutionnelle. La décision finale devrait prendre plusieurs mois.

"Nous sommes informés de la décision de la Cour mais l'affaire n'est pas terminée. Elle doit encore franchir le cap du procureur et de la Cour constitutionnelle", a indiqué Buranaj Smutharaks, porte-parole du PD.

Cette décision était réclamée de longue date par les "chemises rouges", manifestants antigouvernementaux qui réclament la démission d'Abhisit.

Elle intervient alors que la situation politique est bloquée dans le pays, après des affrontements entre manifestants et militaires qui ont fait 21 morts et plus de 860 blessés au cours du week-end.

Les "chemises rouges", favorables à l'ancien Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, se plaignent notamment d'une justice à deux vitesses, selon elles entièrement au service des élites traditionnelles de Bangkok, dans lesquelles elles classent le PD d'Abhisit, le plus ancien parti du pays.

En 2007, le Thai Rak Thai, parti pro-Thaksin, avait été dissous par la cour constitutionnelle pour fraude électorale. Plusieurs autres décisions judiciaires avaient été par la suite prises contre Thaksin et ses alliés.

Les "rouges" exigent régulièrement en réponse une décision de la commission électorale sur l'affaire touchant le Parti démocrate.

En janvier dernier, Thaksin a été définitivement privé de la moitié de sa fortune par la Cour suprême, notamment pour abus de pouvoir. Un verdict là encore vécue par les "rouges" comme le signe que l'ensemble du système judiciaire du pays leur est défavorable."
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 12, 2010, 11:05:42 pm

Et bien on n'est pas sorti de l'auberge...


c'est le moins que l'on puisse dire... mais quel b....l    >:(



Tiens tiens, ne manquait plus que la Cambodge dans tout cela... Si on part dans un scénario de "terroristes extérieurs" le Cambodge pourrait apparaitre sur la liste des suspects. On parle de mouvance communiste et de AK-47, pourquoi pas eux ? Le Cambodge est en froid avec la Thaïlande, il abrite une base arrière pour l'ancien homme d'affaires et a tout à gagner, tant au niveau touristique qu'économique, en déstabilisant le voisin thaïlandais.


il manquait plus que ca...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 13, 2010, 09:21:19 am

Un monde absurde...   :o

Alors que la Fête de l'eau bat son plein dans tout le pays, les "Rouges" ont défilé hier dans Bangkok exibant les portraits des paysans tués lors des affrontements d'il y a deux jours...

Je vous le dis mes amis, la seule façon de lutter contre la violence sur cette Planète, c'est d'éduquer les masses... Pour une personne qui a arrêtée l'école à 13 ans, le dialogue ne durent pas longtemps et la violence est la plupart du temps la seule réponse dont il dispose... hélas...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 13, 2010, 09:59:19 am

Mon dernier message avant que je parte pour la fête de l'eau... Je viens de regarder les infos thaïes à la TV: Abhisit vient d'annoncer qu'il resterait ferme et il a dénoncé les fauteurs de trouble comme étant de vrais terroristes !...

Il annonce aussi des élections sous un an !...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 13, 2010, 09:33:58 pm
Thaïlande: le gouvernement accuse Thaksin de fomenter les violences.

(http://img72.imageshack.us/img72/3075/thaksin.jpg) (http://img72.imageshack.us/i/thaksin.jpg/)

AFP - Le gouvernement thaïlandais a accusé l'ancien Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra d'orchestrer le mouvement des "chemises rouges", ces manifestants qui occupaient toujours deux quartiers de Bangkok mardi après les violences du week-end.

Dans des accusations d'une rare intensité, le ministre des Affaires étrangères Kasit Piromya a qualifié Thaksin de "terroriste sanguinaire".

Il l'a accusé d'être "l'instigateur des violences" qui ont fait 21 morts, dont 17 civils, et plus de 860 blessés, samedi dans la capitale. Ces affrontements entre soldats et manifestants sont les plus meurtriers qu'a connu la Thaïlande depuis 18 ans.

Pour Kasit, l'homme d'affaires reconverti dans la politique finance en sous-main les "chemises rouges" à hauteur "d'environ 100 millions de bahts par jour" (environ trois millions de dollars). "Il ne fait pas de doute que Thaksin est l'un des leaders" des manifestants et "soutient les activités pour faire tomber le pouvoir", a renchéri Panitan Wattanayagorn, porte-parole du gouvernement.

En attendant, les Thaïlandais vont tenter d'oublier jusqu'à la fin de la semaine ce climat pesant en célébrant le nouvel an bouddhiste, appelé "Songkran", période festive durant laquelle il est de tradition de s'asperger d'eau.

Agé de 60 ans, Thaksin a dirigé la Thaïlande de 2001 à 2006 avant d'être renversé par un coup d'Etat militaire. Depuis son exil, en 2008, il reste vénéré des paysans du nord et du nord-est, la base des "chemises rouges", qui le considèrent comme le seul homme politique à s'être jamais préoccupé de leur sort.

Après avoir communiqué tous les soirs par vidéo-conférence avec ses partisans, il est resté relativement silencieux depuis deux semaines, se contentant d'envoyer quelques messages de soutien, notamment sur "twitter".

En public, les "rouges" se sont montrés soucieux de prendre leurs distances vis-à-vis de Thaksin pour montrer combien leur combat est avant tout celui pour une société plus juste, et non une opération au service d'un homme.

L'attaque contre l'homme d'affaires intervient alors que la pression s'accentue sur le Premier ministre Abhisit Vejjajiva pour trouver une issue à cette énième crise politique.

Anupong Paojinda, chef de l'armée, a enjoint lundi majorité et opposition d'entamer des négociations pour s'entendre sur les dates des prochaines législatives, estimant qu'un scrutin anticipé constituerait, à terme, une "issue" à l'impasse actuelle.

Les "rouges" réclament quant à eux la tenue du scrutin dès que possible. "Nous allons poursuivre notre mouvement pour faire tomber ce gouvernement" et "obtenir la dissolution du parlement", a averti un leader, Nattawut Saikuar.

Abhisit, au pouvoir depuis fin 2008, ne conçoit pas de nouvelles élections avant la fin de l'année. Mais sa position s'est encore fragilisée avec une décision surprise de la Commission électorale qui a préconisé lundi la dissolution de son Parti démocrate, accusé d'avoir bénéficié d'une donation illégale en 2005.

Le processus de dissolution du PD devrait prendre plusieurs mois. Mais comme le titrait mardi le quotidien The Nation, pourtant profondément anti-Thaksin, cette annonce "est un nouveau revers" pour Abhisit qui risque une peine d'inégibilité de cinq ans si son parti était dissous.

Kasit, son ministre des Affaires étrangères, s'est déclaré "optimiste" quant au fait "de voir réunis autour de la table, dans les prochains jours" tous les acteurs de la crise.

Il a également déclaré souhaiter que la société réfléchisse à une profonde "réforme" de la monarchie, abordant un sujet selon lui "tabou" dans un pays où le roi Bhumibol Adulyadej, 82 ans, est immensément révéré.

En attendant, les Thaïlandais vont tenter d'oublier jusqu'à la fin de la semaine ce climat pesant en célébrant le nouvel an bouddhiste, appelé "Songkran", période festive durant laquelle il est de tradition de s'asperger d'eau.

http://www.france24.com/fr/20100413-thailande-le-gouvernement-accuse-thaksin-fomenter-violences

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 14, 2010, 10:14:46 am

Je remets quelques éléments d'analyse que j'ai mentionné sur un autre forum... petit résumé:

- Tous les analystes politiques travaillant actuellement sur la Thaïlande, ont reconnu que nous assistons à une lutte des classes ! D'un coté, les tenants du pouvoir et de l'autre les ruraux...
Les classes moyennes, peu nombreuses (env. 25 % des actifs) mais en constante augmentation dans le Royaume, n'aspirent qu'à une chose: appartenir à la 1ere catégorie et prendre leur distance avec la seconde...

- Les "Rouges" ont commis l'erreur de se détacher de ces classes moyennes plutôt citadines (et éduquées) qui n'aspirent qu'au calme et au travail (source d'enrichissement !), en troublant l'ordre public et en commettant de nombreuses actions violentes qui ont culminées lors des affrontements d'il y a 4 jours... Or, seules ces classes moyennes auraient pu leur apporter une légitimité en intellectualisant leur combat et en élargissant leur spectre de mobilisation au delà d'une unique classe paysanne revancharde et sous-éduquée !

- Un constat doit cependant être fait: les "Rouges" ont systématiquement gagné toutes les élections entre 2001 et 2006 car ils sont numériquement plus nombreux.

Par contre sur le plan financier (excepté les Thaksin et consorts qui les ont manipulés par une politique populiste avérée !) et par la répartition des postes clefs, ils sont incroyablement moins puissants que les "Jaunes" ou pro-royalistes... Et tout le problème thaïlandais est là; une démocratie à l'Occidentale ne fonctionne qu'avec des classes moyennes beaucoup plus importantes en proportion que les deux extrêmes (riches et pauvres), ce qui n'est pas le cas dans le Royaume...

Voilà pourquoi, les "Jaunes" actuellement au pouvoir (ayant fait le même constat que moi) n'œuvrent plus aujourd'hui qu'à une chose: gagner un maximum de temps afin de changer le mode de scrutin (peut être la constitution ?!) afin de revenir à un suffrage censitaire qui est une autre forme de Démocratie mais la Démocratie quand même (la France a connu cela sous les 1ere et seconde Républiques)...

Rien ne dit qu'ils réussiront...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 14, 2010, 11:18:03 am

Triste Nouvel an en Thaïlande !

Quelque soit l’issue du conflit qui oppose l’opposition et le gouvernement thaïlandais en ce moment dans les rue de Bangkok, le Nouvel an Thaï (Songkran) qui doit débuter aujourd’hui, ne laissera pas le même souvenir que les autres années. Le royaume s’est réveillé en état de choc dimanche matin avec la une de tous les quotidiens montrant des photos de guerre civile dans les rue de la capitale.

Samedi soir vers 11 heures, le Premier ministre est apparu à la télévision l’air grave et très tendu pour adresser ses condoléances aux familles des victimes décédées dans la soirée, lorsque les forces de l’ordre ont chargé plusieurs regroupement des “chemises rouges”. Abhisit Vejjajiva a annoncé qu’il y aura une commission indépendante sur les décès survenus au cours de la répression contre les chemises rouges. S’exprimant à la télévision, il a  dit que les morts ont été causées apparemment par des grenades M79, qui ont également été utilisées dans plusieurs cas de sabotage.

Il annoncé une suspension des opérations de police, et déclaré que les deux parties s’étaient mises d’accord pour qu’il n’y ait plus de victimes. Le nombre de morts pourrait dépasser la vingtaine, soit le bilan le plus lourd depuis les émeutes de 1992.

Le nombre élevé des victimes montre que l’armée a perdu le contrôle de la situation, et fragilise donc le gouvernement d’Abhisit. Plusieurs membres de la coalition au Parlement ont déjà pris position pour réduire le délai prévu de 9 mois pour les prochaines élections.

Les généraux qui sont en charge de la situation à Bangkok savent bien que leur marge de manœuvre est limitée : la troupe est en partie constituée de recrues en provenance des régions du Nord, majoritairement favorables à Thaksin, ceux que l’on surnomme ” les pastèques” (vert à l’extérieur et rouge à l’intérieur).

Une autre option existe cependant pour sortir de la crise, mais elle implique la justice. La Cour suprême doit se prononcer le 20 avril sur l’interdiction du Parti Démocrate, qui est accusé d’avoir reçu plus de 7 millions de dollars d’un groupe industriel, alors que la loi fixe la limite à 220.000 dollars. Pour l’instant, une décision défavorable des juges de la Cour suprême semble peu probable, car les juges sont généralement enclins à se prononcer en faveur des milieux proche des élites de Bangkok. En septembre 2008 ils avaient destitué le Premier ministre Samak Sundaravej accusé d’avoir perçu 500 dollars pour animer des émissions culinaires à la télévision.

Lors d’une audience ouverte au public, la Cour constitutionnelle avait annoncé que les neuf juges étaient tombés d’accord sur le fait que M. Samak avait violé l’article 182 de la Constitution qui interdit au Premier ministre ou à tout membre du gouvernement de toucher une rémunération d’une société privée. M. Samak fut alors le premier Premier ministre dont le pouvoir avait été révoqué par une décision de justice dans l’histoire de la Thaïlande.

En décembre 2008 la justice avait également obtenu la démission du gouvernement de Somchai Wongsawat, en prononçant la dissolution de son parti, le PPP pour fraude électorale, ouvrant la voie à un règlement pacifique de la crise, et à l’évacuation des aéroports de Bangkok.

Cette mesure est rendue possible en vertu de la nouvelle Constitution adoptée en août 2007 par les militaires putschistes pour remplacer celle de 1997. Cette constitution comporte un article très controversé selon lequel l’ensemble d’un parti peut être dissous, si un seul de ses responsables est reconnu coupable de fraude électorale.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 15, 2010, 06:42:25 am

Après les évènements graves survenus à Bangkok Samedi dernier, beaucoup se demandent quelle va être l'attitude de l'Armée thaïlandaise... Dans le passée toute puissante, a-t-elle encore les moyens d'influer sur la situation ?... Quelques éléments de réponse...


A qui obéissent les généraux thaïlandais ?


Le général Anupong pense qu’il faudrait organiser des élections pour sortir de la crise en Thailande, et lors de la précédente crise dirigée par les “chemises jaunes”, il avait “conseillé” au Premier ministre de l’époque (Somchai Wongsawat) de démissioner. La couleur des chemises que portent les manifestants change en Thailande, mais en dernier ressort c’est le kaki qui semble toujours dominer la vie politique.

Depuis que la crise politique a débuté en 2006 en Thaïlande, plusieurs groupes ont tenté de s’opposer à la domination de Thaksin et de ses alliés sur la vie politique thaïlandaise. En vain.

Les grands gagnants de cette période d’instabilité chronique sont les généraux thaïlandais, qui ont pleinement profité de ces divisions pour retrouver une influence politique sur le déclin. Au début des années 90, le budget de l’armée thaïlandaise avoisinait les 20% du PIB, mais il était retombé à 6% sous Thaksin : il est maintenant plus proche de 10% depuis le coup de 2006.

Jusqu’où l’armée acceptera t-elle de défendre le gouvernement contre une insurrection populaire ? En juillet 2006, le général Prem, conseiller du roi,  avait fixé les limites et déclaré,

"les soldats appartiennent à Sa Majesté le Roi, et non pas à un gouvernement. Le gouvernement guide et supervise les soldats, mais leurs véritables propriétaires sont le pays et le Roi."

Mais à l’époque, les fauteurs de troubles étaient les "chemises jaunes" de la PAD, un groupe proche de l’armée, et opposé à Thaksin. Au cours de la longue confrontation entre la PAD et le gouvernement Samak puis Somchai, le général Anupong avait maintes fois insisté sur le fait que les militaires doivent rester "indépendants" et être "du côté du peuple", ce qui signifie essentiellement un refus d’agir en tant que bras armé du gouvernement. Une telle position pourrait aujourd’hui facilement se retourner contre lui. Saut à se contredire complètement, Anupong ne pourrait pas s’opposer par la force à la poursuite des manifestations qui paralysent les centre de Bangkok.

Paradoxalement c’est en ne faisant rien que le général Anupong a réussi à marquer les points décisifs qui ont jalonné son ascension. Son inaction délibérée pendant la crise provoquée par le PAD et l’occupation des aéroports de Bangkok lui a permis de se retrouver en position de force. Il n’a pas eu besoin de déployer ses tanks dans les rues pour se faire entendre. Anupong a abattu ses cartes une par une, jaugeant minutieusement la situation avant de prendre position, et sans lui, il est très probable qu’ Abhisit Vejjajiva ne serait jamais devenu Premier ministre. Son action, ou plutôt son inaction, a permis de rétablir la vie politique thaïlandaise avec Abhisit à la tête d’un gouvernement dirigé par le Parti démocrate.

Mais aujourd’hui Anupong se retrouve dans une situation un peu similaire à celle de 2008 : comment sortir d’une crise qui est avant tout politique sans compromettre la réputation de l’armée et la sienne ? Les généraux thaïlandais veulent se préserver, et intervenir le moins possible dans un conflit qui concerne la société dans son ensemble, et dans lequel les militaires n’ont pas de solution durable à proposer. Anupong a très bien compris que le conflit qui déchire la Thaïlande en ce moment ne se règlera pas à coup de matraque, ou pire encore à coup de fusil, dans les rues.

Anupong a eu l’intelligence ne pas tomber dans le piège tendu par le PAD, qui souhaitait un nouveau coup d’Etat militaire pour se débarrasser rapidement des alliés de Thaksin et de leur gouvernement. Il a laissé le Parti Démocrate affronter une situation inextricable et un pays qui n’a jamais été aussi profondement divisé. Aujourd’hui Anupong a choisi son camp : celui de l’ombre. Il préfère résoudre la crise par des moyens politiques, ayant bien compris qu’une répétition du coup de 2006 serait vouée à l’échec.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 16, 2010, 09:11:19 am

Alors que Taksin est soupçonné de financer les Forces "rouges" de son exil doré (il possède encore la moitié de sa fortune !), tout semble aller parfaitement bien pour lui...

Il vient en effet d'être reçu par plusieurs notables saoudiens qui lui ont demandé plusieurs séances de "consulting" dans le but de créer de nouveaux projets urbains...

Je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée émue pour les paysans "rouges" qui viennent de mourir dans les affrontements de Samedi... Ils doivent être bien loins des préoccupation de l'ex-premier ministre thaïlandais, qui d'ailleurs ne s'est pas exprimer sur ces événement tragiques...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 16, 2010, 09:17:15 am

Et pendant ce temps là, les Rouges ont quitté les quartiers de "Democraty Monument" et du "Sanam Luang" (place en face du Palais Royal) afin de s'installer dans le quartier commercial de Bangkok (boulevard Sukumvit) pour engager le dernier bras de fer contre le gouvernement...

...

Je me pose quand même la question... Et en admettant que les "Rouges" gagnent et que le gouvernement d'Abhisit démissionne, il se passe quoi après ?...

Les "Jaunes" à nouveau dans les rues ?...

Un nouveau coup d'état militaire ?

il est clair que tous ceux qui détiennent une parcelle de pouvoir dans ce pays (bref, le gros des Forces jaunes !) n'accepteront jamais d'être dirigés par les paysans et les chefs de "klum" (en particulier ceux entrés en politique !) qui les utilisent !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 17, 2010, 09:47:23 am

Hier 16 avril 2010, des milliers de personnes "vêtus" de tee-shirts roses se sont rassemblés devant la base militaire du 11ème bataillon (où le premier ministre Abhisit a établit son PC) afin de soutenir le gouvernement...

Ils ont tout particulièrement condamné les violences qui ont eu lieu samedi dernier et ont offerts des roses aux soldats...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 17, 2010, 09:54:16 am
INCROYABLE !

Afin d'échapper à la Police venue l'arrêter, le dirigeant "rouge" Arisman Pongruanrong s'est enfuit hier en descendant avec une corde la façade de son hôtel...

Plusieurs manifestant "rouges" l'ont aidé lors de cette rocambolesque "évasion"...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 17, 2010, 10:06:19 am

Thaïlande : le pouvoir charge l'armée de rétablir l'ordre à Bangkok
BANGKOK (AFP) - 16.04.2010 22:22

Le Premier ministre thaïlandais a chargé vendredi l'armée de rétablir l'ordre à Bangkok, où les manifestants antigouvernementaux ont renforcé la sécurité du quartier qu'ils occupent depuis plusieurs semaines.

Le Premier ministre thaïlandais a chargé vendredi l'armée de rétablir l'ordre à Bangkok, où les manifestants antigouvernementaux ont renforcé la sécurité du quartier qu'ils occupent depuis plusieurs semaines.

Le chef du gouvernement, Abhisit Vejjajiva, a haussé le ton quelques heures après un nouveau revers des forces de sécurité, qui ont tenté en vain d'interpeller des chefs des "chemises rouges", les opposants qui manifestent depuis plus d'un mois pour obtenir des élections anticipées.

Ces responsables ont réussi à échapper aux policiers ayant investi l'hôtel où ils se trouvaient dans la matinée.

L'un d'eux l'a fait de façon spectaculaire en enjambant un balcon, puis en descendant la façade de l'hôtel à l'aide d'une corde.

Cette opération "n'a pas été un succès, mais le gouvernement va continuer", a déclaré M. Abhisit dans une allocution télévisée, sa première intervention publique depuis quatre jours.

Il a annoncé que le chef de l'armée, Anupong Paojinda, allait être désormais "chargé de (gérer) la situation actuelle" à Bangkok, à la place du vice-Premier ministre, Suthep Thaugsuban.

Ce dernier avait notamment supervisé une tentative le 10 avril des forces de sécurité de reprendre un quartier occupé par les "chemises rouges" dans la vieille ville. Elles avaient dû reculer après de très violents affrontements avec les manifestants, qui avaient fait 23 morts et plus de 850 blessés.

Un porte-parole de l'armée a indiqué vendredi qu'une nouvelle opération était "planifiée" pour évacuer le seul quartier désormais occupé par les "rouges", dans le centre commercial et touristique. "Nous ne savons pas quand et comment" elle aura lieu, précisé Sunsern Kaewkumnerd.

Pour sa part, M. Abhisit a réaffirmé que les autorités s'engageaient à "faire revenir à la normale" la situation à Bangkok.

"Lorsque vous laissez les militaires prendre le contrôle de la situation, cela se termine rarement pacifiquement", a commenté Pavin Chachavalpongpun, un chercheur de l'institut pour les études sur l'Asie du sud-est à Singapour.

L'armée joue traditionnellement un rôle majeur dans la vie politique du royaume et certains observateurs n'excluent pas l'éventualité d'un coup d'Etat si la situation devenait incontrôlable.

Dans la perspective d'un assaut, les chefs des "chemises rouges" ont continué, ces derniers jours, à renforcer le blocus du quartier de Ratchaprasong, dont les accès sont bloqués par des camions et des véhicules et réglementés par un service d'ordre.

Sur le plan politique, l'impasse semble totale. Les "rouges", considérés comme proches de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, "refusent" toute négociation avec le pouvoir.

Ils affirment qu'ils ne quitteront Bangkok que lorsque sera annoncée la dissolution immédiate de la chambre basse du Parlement ainsi que le départ de M. Abhisit, arrivé au pouvoir de manière "illégitime", selon eux.

Le Premier ministre, qui a exclu de démissionner, n'envisage pas d'élections avant la fin de l'année, soit un an avant le terme de la législature.

Silencieux jusqu'ici, les partisans du pouvoir ont lancé vendredi dans la rue les "chemises roses", un nouveau mouvement qui a rassemblé environ 5.000 personnes réclamant une action déterminée pour que "l'ordre soit rétabli".

Les "roses" prennent en partie la place des "chemises jaunes", qui étaient descendues dans la rue en 2006 contre M. Thaksin, puis, deux ans plus tard, pour renverser ses partisans revenus au pouvoir.

La Bourse de Bangkok a perdu 3,25% vendredi, affectée par l'inquiétude des investisseurs.

...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le avril 17, 2010, 10:22:13 am
L'Armée reprend la main, les Reds vont déguster !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: banedon le avril 17, 2010, 10:26:28 am
Sacré lessive avec toutes ses chemises!  :D
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 17, 2010, 10:41:19 am

Sacré lessive avec toutes ses chemises!  :D


Avec Bonux la lessive qui lave deux fois plus blanc .  :D
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Bip Bip le avril 18, 2010, 07:02:47 pm
J'espère que tout cela va finir parceque en France, tous mes amis me disent que je suis fou de continuer d'aller dans ce pays. La Thaïlande noircit son visage d'une façon irrémédiable et c'est bien triste.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 19, 2010, 08:21:41 am

Je comprends l'exaspération des Jaunes et de pas mal d'autres Thaïlandais qui n'aspirent qu'au calme et au travail... Les Rouges n'ayant aucun programme d'avenir, ils ne s'attachent qu'à une seule revendication: des élections dans les 15 jours !

Or, aucun gouvernement d'aucun pays ne peut organiser un scrutin électoral dans des délais aussi courts ! D'autant plus que le premier ministre Abhisit a bien expliqué qu'il allait quand même organiser ces fameuses élections mais dans un délais normal, c'est à dire environ un an.

L'intrensigeance extrème des Rouges, leurs revendications irréalisables, les rend de plus en plus impopulaire auprès de la population du Royaume, à part dans certaines régions pauvres comme l'Isan où jusqu'à juillet (plantation du riz), les gens n'ont presque rien à faire (pas de tourisme, pas d'industrie, bref, aucun secteur économique qui souffre des manifestations)...

Alors toucher en plus un peu d'argent pour aller manifester à Bangkok, quelle bonne aubaine, vous imaginez !...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 19, 2010, 01:10:17 pm

Le quartier financier de Bangkok bouclé par l'armée

Des centaines de soldats thaïlandais se sont déployés dans la nuit de dimanche à lundi pour protéger le quartier financier de Bangkok d'éventuelles manifestations antigouvernementales, premières manœuvres importantes depuis les affrontements sanglants du 10 avril. Les militaires et policiers anti-émeutes, dont une partie en armes, se sont déployés et ont amassé des stocks de fils barbelés pour protéger le quartier de Silom, cœur économique et financier de la capitale, où les "chemises rouges" avaient promis de manifester.

"S'ils viennent à Silom, nous bloquerons les 'chemises rouges'. Nous ne les attaquons pas, nous les bloquons seulement", a indiqué un soldat sous couvert de l'anonymat aux agences. Les "rouges", partisans de l'ex-premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, réclament depuis plus d'un mois la démission du gouvernement d'Abhisit Vejjajiva et ont pris le contrôle d'un vaste quartier touristique et commercial de la capitale .

Suite de l'article : http://www.lemonde.fr/international/article/2010/04/19/le-quartier-financier-de-bangkok-boucle-par-l-armee_1335541_3210.html#xtor=AL-32280184
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 19, 2010, 01:47:01 pm
Voilà que l'armée se trouve à Patpong aujourd'hui , voir la photo insolite . Plus de photos là >>
http://www.daylife.com/photo/01AF9hSf2x1to?q=Patpong.
.
(http://img189.imageshack.us/img189/5506/patpong2.jpg) (http://img189.imageshack.us/i/patpong2.jpg/)
(http://img688.imageshack.us/img688/2335/patpong.jpg) (http://img688.imageshack.us/i/patpong.jpg/)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 19, 2010, 07:14:51 pm

extra, Malco...   :huhu
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 19, 2010, 07:15:36 pm

Thaksin Shinawatra demande des élections anticipées en Thaïlande


La dissolution du parlement et la tenue d'élections anticipées sont la seule issue à la crise politique thaïlandaise, affirme l'ancien Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra.
Le face-à-face tendu qui oppose à Bangkok depuis cinq semaines les chemises rouges, qui le soutiennent, à l'armée thaïlandaise a fait 25 morts le 10 avril.

"La crise politique doit être résolue par des moyens politiques. La seule issue pour (le Premier ministre) Abhisit (Vejjajiva) est de dissoudre le parlement et d'organiser des élections anticipées", a déclaré Thaksin lors d'un entretien par téléphone à Reuters, alors qu'il faisait étape au sultanat de Brunei, de retour des Fidji.

Selon Thaksin, le refus d'Abhisit de répondre aux demandes des chemises rouges signifie qu'il prévoit de réprimer le mouvement, voire de lancer un coup d'Etat.

"Organiser un coup d'Etat ne sera pas aussi facile qu'autrefois, car le peuple résistera beaucoup plus", a assuré le milliardaire de 60 ans, lui-même chassé du pouvoir par un putsch militaire en 2006.

Selon les analystes, les divisions au sein de l'armée sont une source d'inquiétude pour l'état-major, et les éléments les plus radicalisés pourraient être tentés de mettre fin à la crise avec un nouveau coup d'Etat.

"HEUREUX À L'ÉTRANGER"

Thaksin a assuré avoir cessé depuis plusieurs semaines de s'adresser par visioconférence aux rassemblements des chemises rouges, car selon lui, ce mouvement dépasse désormais nettement sa propre cause.

"Au départ, les gens se battaient pour moi, en estimant que j'avais été traité injustement. Mais maintenant, de plus en plus de gens se battent pour la justice et la démocratie. Ils refusent que les élites continuent de faire obstacle à la démocratie."

Depuis sa condamnation pour corruption en 2008, Thaksin n'est plus revenu en Thaïlande pour éviter d'être emprisonné. Ses partisans estiment qu'il a révolutionné la Thaïlande en introduisant des réformes libérales et en luttant contre la pauvreté.

Ses détracteurs l'accusent de dérives autoritaires, de népotisme et de tentatives de nuire à la monarchie, institution révérée par les Thaïlandais.

Thaksin a assuré ne pas avoir l'intention de rentrer en Thaïlande tant que ses opposants tenteraient de "l'abattre".

"Je n'ai aucune raison de rentrer en Thaïlande pour le moment. Je suis heureux à l'étranger, je gagne de l'argent avec des amis", a-t-il dit.

Il a également démenti les rumeurs relayées par les médias thaïlandais selon lesquelles il souffrirait d'un cancer. "Je suis en bonne santé. Je ne suis pas tombé gravement malade comme certaines personnes malfaisantes en ont propagé la rumeur."

Gregory Schwartz pour le service français, édité par Pascal Liétout
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DocTournesol le avril 19, 2010, 10:01:51 pm
Je crois que Thaksin prend ses désirs pour des réalités, pas vous ?
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 19, 2010, 11:03:41 pm

Je crois que Thaksin prend ses désirs pour des réalités, pas vous ?


Absolument , maintenant à voir çi l'info de ce journaliste est vrai , car ça me semble gros quand même .  8)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 20, 2010, 10:23:46 am

Thaïlande : où sont les terroristes ?


Une semaine s’est maintenant écoulée depuis la tragique soirée du 10 avril, qui a transformé une manifestation jusque là pacifique et plutôt bon enfant en un champ de bataille jonché de cadavres. Le gouvernement a aussitôt mis en cause la présence de « terroristes » infiltrés parmi les manifestants, mais à part quelques photos d’individus masqués et vêtus de noir, on n’en sait pour l’instant pas beaucoup plus sur ces fameux « terroristes ».

La violence qui a fait 24 morts et plus de 900 blessés dans les rues de Bangkok, samedi dernier, a eu en tous cas un effet palpable sur le conflit : elle a durci les divisions entre les opposants et le gouvernement, et laissé beaucoup moins de place à une solution négociée.

Elle a aussi consacrée un nouveau renforcement du rôle des militaires dans le bras de fer qui oppose les « chemises rouges » au gouvernement. Le vice premier ministre qui était jusqu’à présent aux commandes des opérations de sécurité, est remplacé par le général Anupong Paochinda.

Pour le moment l’autopsie a révélé que neuf des 18 manifestants morts ont été tués par des balles à haute vitesse tirées par des fusils de  longue portée, probablement par des tireurs d’élite, ce qui exclut d’emblée l’intervention d’amateurs. De même les militaires tués le 10 avril, dont le colonel en charge des opérations, ont été touché par des balles tirées de fusil à haute précision et guidage laser : pas vraiment l’attirail du manifestant ordinaire venu de sa campagne en pick up.

Parmi les personnes capables d’executer un tel contrat , le nom des unités spéciales de Rangers « Prahan Thahan » (littéralement “soldats chasseurs”) est souvent cité par les analystes. Les Rangers, ou certains de ses membres en dissidence, sont une des quelques unités militaires thaïlandaises avec la capacité, et la formation nécessaire pour  accomplir une opération aussi sophistiquée. Certains de ces Rangers ont manifesté ouvertement leur soutien pour les « chemises rouges » et sont apparu en uniforme aux cotés des dirigeants de l’UDD.


Questions sur un corps d’élite de l’armée

C’est le Général Chavalit Yongchaiyudh, qui a formé les Rangers à la fin des années 70 comme une unité spéciale chargé de lutter contre la guerilla communiste. Les Prahan Thahan ont eu une histoire mouvementée, avec des unités souvent accusées d’atrocités,  et d’implication dans le trafic de drogue. Certaines de ces unités comprenaient des repris de justice notoires, engagés en échange d’une réduction de peine.

Chavalit est aussi l’actuel président du principal parti d’opposition pro Thaksin, le Puea Thai. Il fait partie des possibles candidats au poste de Premier ministre, dans le cas ou des élections seraient remportées par le Puea Thai. Bien qu’étant à la retraite, il a conservé des connexions avec certaines unités de Rangers. Il a déclaré publiquement qu’ Abhisit devrait assumer la responsabilité intégrale des morts survenues le 10 avril.

L’apparition soudaine de « terroristes » dans les rangs des manifestants pourrait en fait bien être due à de sombres rivalités au sein de l’armée, elle-même traversée par les divisions qui agitent en ce moment la société thailandaise. Il y a donc peu de chances pour que l’identité de ces « terroristes » soit un jour connue, car les militaires préfereront surement laver leur linge sale  en famille, plutôt que d’exposer au grand jour leurs divisions.

Du coté du gouvernement, il semble que la tactique d’Abhisit consistant à jouer le pourrissement du mouvement sans utiliser la force, soit l’objet de critiques de plus en plus fréquentes.

La profondeur et l’intensité du mouvement des « chemises rouges » a surpris plus d’un observateur au cours du mois passé. L’endurance des manifestants a décimé l’ illusion qu’il s’agissait simplement d’une bande de paysans payés pour venir à Bangkok par les bailleurs de fonds locaux de Thaksin. Plus surprenant encore, le cortège défilant dans les rues de Bangkok a rallié  des habitants de la capitale, à la surprise de ceux qui ont un peu rapidement décrit ce mouvement comme un combat des « ruraux pauvres de province » contre les « classes moyennes de Bangkok ».

Les chemises rouges ont fait la preuve qu’ils sont  un mouvement exprimant une réelle demande de changement, qui ne se limite pas à la sauvegarde du portefeuille d’un ex Premier Ministre en exil. L’incapacité de leurs dirigeants à négocier une sortie de crise favorable d’un point de vue électoral (en acceptant de convoquer des élections dans 6 mois par exemple) laisse penser qu’ils font passer leurs intérêts personnels avant ceux de leur mandataires.

Pour le Parti Démocrate,  les options possibles sont chaque jour de moins en moins nombreuses, d’où les positions plus fermes défendues dans la presse ces derniers jours. Le Parti démocrate pouvait encore nourrir l’espoir de survivre à une élection, si celle-ci avait lieu dans suffisamment de temps pour lui laisser le temps de faire ses preuves.


Le scénario cauchemar pour le Parti Démocrate

Mais une dissolution rapide du Parlement, suivie d’ une probable victoire électorale des « rouges », ouvrirait la voie à un rétablissement de la Constitution de 1997 mise au rebut par les militaires, et à une nullification des mesures prises par les gouvernements précédents issus du coup de 2006. Un procès des généraux impliqués dans le coup d’Etat n’est pas à exclure, ni un retour de l’ex premier ministre Thaksin Shinawatra.

C’est le scénario cauchemar pour les fameuses « élites » qui ont soutenu le coup de force de 2006, mais pas forcément pour une partie de l’armée écartée du pouvoir depuis le coup d’Etat. Cette agitation dans le cercle des plus hautes tètes galonnées intervient avec comme toile de fond une fin de règne qui s’annonce difficile pour la dynastie des Rama. Symboliquement  la Reine Sirikit, s’est rendue aux funérailles du colonel Romklao Thuwatham, le commandant en chef des opérations tué dans la nuit du 10 avril, qui était également son ancien garde du corps. Le silence assourdissant qui entoure le rôle de la monarchie dans la crise thaïlandaise, fait aussi partie des inconnues qui rendent la vie politique presque indéchiffrable pour les observateurs étrangers, et la rédaction d’un article un exercice périlleux de slalom entre les portes étroites de la censure.


http://www.thailande-fr.com/


Photos: la sécurité est revenue à Bangkok. Des soldats montent la garde sur les points sensibles.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le avril 20, 2010, 10:37:17 am

ca s'embourbe ca s'embourbe, les roses les jaunes les rouges ! Ils vont pas nous faire le coup des maillots des couleurs royales de tte la semaine
Tiens Manu tu pourrais nous refaire un topo des couleurs du roi pour ceux qui connaissent pas  8)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 20, 2010, 10:45:49 am

En attendant, les "Jaunes" ont tenu un meeting hier 19 avril 2010... Les membres du PAD ("People's Alliance for Democracy") s'interroge sur la réponse qu'ils doivent donner aux récents événements dramatiques provoqués par leurs adversires "rouges"...

Une minute de silence a d'ailleurs été observée à la mémoire des 23 morts...

Je pense qu'il s'inquiète également d'une éventuelle dissolution du gouvernement et de futurs élections qui leur seraient forcément défavorables...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le avril 21, 2010, 11:36:06 am
Thaïlande: un chef de l'opposition demande une audition avec le roi


mon petit doigt me dit que c'est peut être avant que ce petit connard aurait du demander une audience au roi avant tout ce merdier
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 21, 2010, 01:47:21 pm
Salut Sudoku ,

Tu as oublier d'y ajouter ceci .  8)

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Des autocollants suspects promeuvent Thaksin comme "Président du nouvel Etat thaïlandais"
Plusieurs autocollants estampillés Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD) ont été bizarrement retrouvés hier dans l’avenue Silom, et non sur le site des manifestations, et promeuvent l’ancien Premier-ministre Thaksin Shinawatra "Président du nouvel Etat thaïlandais", a révélé hier le Bangkok Post. "Je voudrais condamner une telle compagne car elle est fausse et que c’est la pire accusation politique jamais faite contre moi", s’est offusqué Thaksin dans un communiqué, réitérant sa loyauté envers la famille royale et demandant aux autorités de retrouver et condamner les coupables. Par ailleurs, l’ancien Premier ministre et actuel chef du parti d’opposition Puea Thai, Chavalit Yongchaiyudh, a demandé lundi une audience au roi Bhumibol Adulyadej afin de mettre fin à la crise politique, suscitant l’indignation chez de nombreux politiciens et membres du gouvernement. "Cela ne serait pas approprié d’impliquer l’institution royale dans la politique", a notamment réagi le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, rejoint par le Vice-Premier ministre, Suthep Thaugsuban.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 22, 2010, 06:09:46 pm

Effectivement, ce qui devait arriver arrive... On commence à voir dans Bangkok des Thaïlandais, exaspérés par les "Rouges" et leur mouvement de protestation sans fin, commencer à les attaquer (photos ci-dessous)...

Je vous parie que sous peu, il ne va pas faire bon être "rouge" à Bangkok, d'autant plus que nos braves paysans manipulés sont bien loin de leur fief Isan...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 22, 2010, 06:31:47 pm

Les «chemises rouges» annulent leur manifestation à Bangkok !

Les «chemises rouges» semblent s’essouffler et perdre leur guerre contre le gouvernement du Premier ministre Abhisit Vejjajiva qui a décidé d’employer la force pour mettre fin à un mouvement de protestation paralysant la Thaïlande depuis cinq semaines.

Les manifestants «rouges», partisans de l’ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, renversé en 2006, ont été contraints hier d’annuler leur rassemblement dans la capitale Bangkok, suite aux menaces de l’armée qui aurait reçu l’ordre de tirer sur eux.

En effet, l’armée thaïlandaise a menacé hier d’ouvrir le feu sur les manifestants antigouvernementaux s’ils tentaient de forcer les barrages qui protègent le quartier financier de Bangkok, les poussant à renoncer à une nouvelle manifestation, ont rapporté les médias locaux et les agences de presse. «Les forces de sécurité commenceront avec des gaz lacrymogènes et s’ils ne peuvent stopper les manifestants, les soldats prendront des actions décisives avec des balles réelles», a déclaré le colonel Sunsern Kaewkumnerd, porte-parole de l’armée. «Nous avons des informations venant du terrain selon lesquelles des terroristes sont armés de grenades à main, de cocktails Molotov et d’acide», a-t-il justifié.

Les «chemises rouges» avaient appelé à une grande journée d’action contre le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, mais n’étaient que 6 500 à la mi-journée, selon l’AFP.

Depuis l’instauration de l’état d’urgence, M. Abhisit a durci le ton et paraît reprendre le contrôle de la situation, notamment après les violents affrontements de la semaine dernière qui ont fait au moins 25 morts et près de900 blessés. Le Premier ministre a même ordonné l’arrestation d’une vingtaine de personnes, considérées comme des figures importantes dans le mouvement des «rouges».

Ces derniers ont affirmé qu’ils compteraient se rendre aux autorités le 15 mai prochain, sans expliquer le choix de cette date. Jusqu’à maintenant, l’actuel Premier ministre refuse toujours de démissionner et d’évoquer des élections anticipées avant la fin de l’année.

http://www.latribune-online.com
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le avril 22, 2010, 09:21:40 pm
Ce n'est pas en demandant à des étrangers d'intervenir dans les affaires internes du Royaume que les rouges vont gagner la sympathie de la population
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 23, 2010, 07:58:03 am

Ce n'est pas en demandant à des étrangers d'intervenir dans les affaires internes du Royaume que les rouges vont gagner la sympathie de la population


Pas du tout , en voyant cette vidéo dont on devine qui parle ou plutôt qui à écrit ce texte . http://www.youtube.com/watch?v=4z6wguu-klA&feature=player_embedded
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le avril 23, 2010, 11:31:14 am

font chier ils arrêtent quand les mongols ?
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 23, 2010, 12:49:35 pm

flûte alors, ils sont enragés...   >:(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: silas le avril 23, 2010, 01:39:55 pm
ça deviens franchement lourd, à quand la fin?  :o :o :o    Les rouge font plus de dégât qu'autre chose dans Bangkok.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 23, 2010, 02:25:17 pm

ça deviens franchement lourd, à quand la fin?  :o :o :o    Les rouge font plus de dégât qu'autre chose dans Bangkok.


Salut Jonathan ,

Ils sont payer pour faire les dégâts , et on sait par qui .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 23, 2010, 05:14:17 pm

Entre nous, j'attends avec impatience une réaction forte du gouvernement...

C'est quand même fou, 20 000 manifestants (c'est à dire la moitié d'un stade de foot !) qui réussissent à mettre un tel bordel !...

Que va-t-il rester de l'image de la Thaïlande aux yeux du Monde !...

Quant à la demande des Rouges à l'ONU, elle est à la limite du grotesque parcequ'ils ne récoltent que ce qu'ils ont semé, parceque le reste du pays ne suit pas ces agités et parceque les Nations Unis ont autre chose à faire que gérer une manif de rue qui dégénère (il y a aussi des VRAIS conflits sur cette Planète) !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 24, 2010, 01:19:02 pm
Un bangkokois brandit une photo de Thaksin , les thaïs commencent en avoir assez de cette mascarade .  8)
.
(http://img215.imageshack.us/img215/5460/taksinterrorist.jpg) (http://img215.imageshack.us/i/taksinterrorist.jpg/)

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 26, 2010, 09:52:15 am

Voici d'ailleurs un extrait de l'interview qu'ont donné le Premier ministre Abhisit Vejjajiva et chef de l’armée, le général Anupong Paojinda à la télévision nationale thaïlandaise, exposant ensemble leurs points de vue pour régler les problèmes posés par le Front uni pour la démocratie contre la dictature.


Comment évaluez-vous la situation?

M. Abhisit: Après plus de 40 jours, les pièces du puzzle se mettent en place. Au début, les connexions entre les différentes factions et celles du Parlement n’étaient pas claires. Maintenant, les choses sont de plus en plus claire. Le parti d’opposition (NDLR : le parti pro Thaksin Phuea Thai) a été sur la scène [de l'UDD]. Cela montre qu’ils combattent ensemble. Dans le même temps, il ya eu deux incidents, le 10 avril et il ya trois jours [jeudi] à Silom, qui ont montré que des hommes armés avec des armes de guerre ont été présents dans les manifestations et ont cherché la violence.


Donc, vous faites le lien entre les actions des manifestants et celles des terroristes?

M. Abhisit: Je peux dire que ce n’est pas par hasard que certains noms ont été mentionnés et je ne peux pas dire qu’ils travaillent séparément. Des noms comme Seh Daeng [Maj Gen Khattiya] Sawasdipol, Gen Chavalit [Yongchaiyudh] et les principaux dirigeants de la manifestation sont reliés à des incidents clés.


En rétrospective, le gouvernement a t-il pris des décisions qui ont nui à la situation?

M. Abhisit: Je dois avouer que nous avons sous-estimé le mouvement de protestation et certains incidents, comme ce qui s’est passé le 10 avril. Je ne m’attendais pasà  la perte de vies humaines des forces de sécurité et des civils.

Puis est arrivé ce qui s’est passé à Silom. Nous étions inquiets lorsque les deux groupes [les chemises rouges et le groupe anti-UDD] se sont retrouvés si proches.  Mais je ne m’attendais pas à ce  qu’il y ait un groupe de personnes capables de tirer sur des gens innocents rassemblés sur place. Le gouvernement a été critiqué et des gens ont demandé combien de personnes innocentes allaient mourir. Je dois dire que personne ne veut voir cela se produire.

Permettez-moi de souligner que le problème n’est pas seulement à Ratchaprasong. Le but ultime est de rétablir la paix dans notre société. Tenter de récupérer cet espace pour le public est l’un de nos objectifs. Mais je ne peux pas dire quand nous le ferons.

Les manifestations sont en cours depuis un certain temps. Connaissez-vous ceux qui ont utilisé des armes de guerre? Les gens se sentent menacés et en insécurité en Thailande.

M. Abhisit: Quelqu’un s’est déjà fait clairement connaitre. Il a annoncé depuis la fin de l’année dernière qu’il effectuait la formation des personnes en relation avec le rassemblement politique. Un autre groupe a été arrêté en relation avec les incidents du 10 avril, et qui possédait des armes. L’enquête est en cours pour trouver plus de personnes.


Que fera l’armée si ces hommes sont liés à l’armée?

Gen Anupong: Je dois répondre à deux questions: les armes et les munitions, et le personnel. Nous avons vérifié les armes dans l’ensemble de nos unités et elles sont encore à leurs places. Les armes de guerre ne viennent pas de nous.

Sur la question du personnel, nous savons qu’il existe un groupe d’hommes armés, dont certains sont dans l’armée, mais ils ne détiennent pas tous de postes officiels. Le reste pourrait être d’anciens soldats et des fonctionnaires qui ont été formés à l’utilisation des armes.


L’armée a été critiquée pour son manque d’unité et certains disent qu’il y a des conflits entre les unités. Est-ce que c’est vrai?

Gen Anupong: Je peux vous assurer que l’armée est l’armée de la nation. C’est l’armée de Sa Majesté le Roi et c’est l’armée pour le peuple. Nous sommes unis dans nos opérations et feront tout pour servir la politique du gouvernement. S’il ya des désaccords, ils sont au niveau individuel. Je pense que c’est impossible d’éviter cela compte tenu de la taille de l’organisation.

M. Abhisit: Permettez-moi de vous expliquer une chose. Moi même et les gens qui travaillent ici au 11e régiment d’infanterie, avons des entretiens pour évaluer la situation au moins deux fois par jour. Au moins une réunion implique tous les commandants des forces armées en tant que membres du Centre pour la résolution des situations d’urgence.

Tous les officiers connaissent leur mission, qui consiste à protéger l’intérêt national et les institutions clés dans des situations d’urgence graves. En ce qui concerne les questions politiques, elles seront résolus par des moyens politiques.


Il semble que vous ne voulez pas démissionner ou dissoudre le Parlement dans les circonstances actuelles.

J’ai dit que le pays doit revenir à la normale pour tenir de nouvelles élections. Nous devons examiner tous les problèmes, y compris la création d’un climat propice à des élections équitables. La prochaine élection ne doit pas être sanglante. Tous les candidats doivent être en mesure de faire campagne librement de même que la façon dans une société démocratique.

Dans le même temps, le pays a des problèmes au-delà de la politique. Il ya un problème avec le budget, et c’est un grave problème si le processus budgétaire ne peut pas aller de l’avant comme prévu. Ce n’est qu’un exemple.

Le débat sur la dissolution de la Chambre dans les 15 jours, 30 jours, trois mois, six mois, peu importe.  Ce n’est pas le point essentiel. L’essentiel, c’est que nous avons besoin de réconciliation et d’un retour à la normale dans le pays. Nous devons utiliser ceci comme base de discussion pour trouver des solutions.


Que pensez-vous de la proposition de l’UDD de dissoudre le Parlement dans les 30 jours?

M. Abhisit: La dissolution de la Chambre dans les 30 jours pourrait-elle vraiment résoudre le problème? Je doute fort que ce soit le cas.C’est impossible. La dissolution dans 30 jours n’est pas la réponse.


Souhaitez-vous envisager un autre cycle de négociations avec l’UDD s’ils le propose ?

M. Abhisit: Le gouvernement et les manifestants ne sont pas les seuls qui peuvent tenter de trouver une solution politique. D’autres groupes ont commencé leurs rassemblements. Ils ont les mêmes droits que ceux de l’ UDD. Je dois écouter toutes les parties et pas seulement laisser les choses se régler entre le gouvernement et l’UDD.

Extrait d’une interview effectuée par la Télévision thailandaise, d’après une transcription en anglais publiée par le Bangkok Post


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Sinon, avant hier 23 avril 2010, une grande manifestation pacifique de soutien au gouvernement a été organisé dans Bangkok, expression de l'exaspération des Thaïlandais pour le mouvement "rouge"...

Les manifestants ont déployés un immense drapeau Thaïlandais...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 26, 2010, 11:12:00 am
Une jeune femme thaïlandaise s'adresse à Thaksin via par vidéo , assez émouvant .  8)
.
http://www.youtube.com/watch?v=fpEYsxazNRw&feature=related
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le avril 26, 2010, 08:45:04 pm
cela va se terminer par un bain de sang je pense .... :'(
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 26, 2010, 09:45:57 pm

cela va se terminer par un bain de sang je pense .... :'(



J'ai bien peur là malheureusement... la raison ne l'emporte plus...   :'(
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 27, 2010, 08:42:46 am

cela va se terminer par un bain de sang je pense .... :'(


Peut être... mais c'est loin d'être certain...

Les probalités d'affrontement localisés sont possibles, voir probables, mais je le redis, 20 000 manifestants, voir 50 000 en cas de mobilisation importante sont loin de représenter une force suffisante pour provoquer une "guerre civile", comme j'ai pu l'entendre sur certains médias....

Attendons, donc la semaine prochaine qui va être déterminante...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 27, 2010, 10:36:42 am

Le feuilleton Thaksin continue... Notre brave politicien, toujours réfugié au Montenegro, livre revue de presse sur revue de presse... Il vient d'annoncer qu'il allait peut être effectuer des investissements majeurs en Adriatique et au Monténégro, en particulier dans une île à fort potentiel immobilier...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le avril 28, 2010, 10:11:32 am

La Thaïlande est un pays assez imprévisible, on ne sait pas ce qui va se passer, s’inquiète Sai. Là, on a observé une évolution de la situation très rapide. Il faut dire qu’il y a un gros problème de communication entre "chemises jaunes" et "chemises rouges", ils ne se comprennent pas, ont beaucoup de mal à reconnaître leur échec. On risque la guerre civile», insiste-t-il...   (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Reflexion/U_THIN%7E1.GIF)



ouai!  serait bien malin celui qui pourra dire ce qui se passera demain , à part un gros coup de trafalgar je vois pas bien  :(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 28, 2010, 01:46:38 pm
A Bangkok, avec le général rebelle .

Il a, dans cette flamme qui brille au fond des yeux, l'air de l'homme qui croit que l'heure de changer le cours de l'Histoire est arrivée, et qu'il en sera l'artisan. Le général Khattiya Sawasdipol, alias "Seh Daeng", est entré en rébellion.

Rencontré dans la discrète arrière-salle d'un restaurant où il dîne avec des compagnons, dans ce quartier de Ratchaprasong occupé par les "chemises rouges" à Bangkok, Seh Daeng décrit la situation en Thaïlande comme étant "une insurrection", "presque la guerre" entre d'un côté les "rouges" et de l'autre le gouvernement, l'armée, et ces "jaunes" défenseurs de la monarchie et des élites conservatrices.

L'insurgé, qui se dit "soldat au service du peuple", confirme son opposition radicale au chef de l'armée royale, le général Anupong Paojinda, ainsi que son lien direct avec l'ex-premier ministre Thaksin Shinawatra, qui vit en exil entre Dubaï et le Monténégro et dont les partisans ont créé le mouvement "rouge". A chaque fois que les "chemises rouges" se sont signalées par des manifestations, comme en avril 2009 puis de nouveau depuis le 14 mars 2010, Bangkok se demande si Seh Daeng joue un rôle, et lequel.

Le général rebelle dit rarement "je" lorsqu'il évoque l'aspect opérationnel. Il fait mine de maintenir l'ambiguïté sur son rôle personnel. Quand il parle des militaires partisans des "rouges", il évoque "The Unknown Army", "l'armée inconnue", l'armée de l'ombre. "Suis-je le chef de l'armée inconnue ? Je le démens formellement !", clame-t-il dans un éclat de rire. Ses compagnons se lancent des sourires complices. Son statut de chef militaire "rouge" ne fait guère de doute.

"L'armée inconnue est déjà intervenue quatre fois en soutien des "rouges", raconte Seh Daeng. En 2008 quand les "jaunes" ont occupé l'aéroport, en avril puis en novembre 2009 quand elle a attaqué les partisans du gouvernement, et enfin le 10 avril contre l'armée." La Thaïlande a connu ce jour-là l'épisode le plus violent de la crise : alors que l'armée venait chasser les manifestants du quartier de Phan Faï, elle a été attaquée et a ouvert le feu (25 morts et environ 860 blessés).

De mystérieux paramilitaires vêtus de noir et masqués, aperçus par des témoins et des journalistes, auraient allumé la mèche. "Seh Daeng a entraîné le service de sécurité des "rouges" et est en train d'en faire une force paramilitaire. Ce sont ses hommes qui ont tiré au fusil lance-grenades M79 sur l'armée le 10 avril, puis de nouveau sur la manifestation progouvernementale le 22 avril", accuse un observateur occidental expert en questions militaires et de renseignement. Seh Daeng dément : "Les hommes en noir ont été déployés par le gouvernement pour donner un prétexte à l'armée pour tirer sur la foule. L'armée inconnue n'est intervenue qu'ensuite. L'armée inconnue a pour devoir de combattre l'armée thaïlandaise quand elle attaque le peuple."

Après la fusillade, les "rouges" ont quitté Phan Faï, la vieille ville touristique, pour occuper Ratchaprasong, le coeur commercial de Bangkok. "J'ai appelé Thaksin, confie Seh Daeng. Il nous a dit de changer de quartier et de venir à Ratchaprasong." Là, les "rouges" renforcent leur dispositif, plaçant des guetteurs et déployant un service de sécurité plus visible, contrôlant la circulation automobile et parfois les piétons, érigeant des barricades. Ces derniers jours, elles se sont enrichies de barbelés, de pneus et de roseaux affûtés. Une huile inflammable a été répandue sur la chaussée et des bidons d'essence ont été cachés entre les pneus, afin de dresser des murailles de feu en cas d'attaque. Pour l'armée thaïlandaise, il ne fait aucun doute que Seh Daeng est l'homme qui organise la défense "rouge" et la prépare à des combats urbains.

L'état des forces dont dispose Seh Daeng reste un mystère. Le chef de l'armée, Anupong, interrogé sur une scission au sein de l'institution militaire, a déclaré que "le nombre de gens qui ont des idées différentes est très faible, et ne pose pas de problème". Seh Daeng affirme de son côté que "l'armée inconnue n'est composée que de quatre ou cinq hommes". Fait-il référence uniquement aux militaires ayant, comme lui, clairement changé de camp ? Il reste flou. Le général rebelle aurait également autorité, selon des sources thaïlandaises et occidentales, sur d'anciens militaires et sur des membres du service de sécurité des "rouges". Est-il puissamment armé ? Seh Daeng prétend qu'"il n'y a aucune arme à Ratchaprasong", et ajoute en souriant que "les armes tomberont du ciel le jour où l'armée attaquera". De son côté, le gouvernement accuse les "rouges" d'avoir constitué des stocks secrets.

"Je ne crains pas une intervention militaire, clame Seh Daeng. Si l'armée inconnue entre en action, ce sera un désastre pour l'armée thaïlandaise, qui est faible et commandée par des gays. Anupong sait qu'il va perdre et n'attaquera pas. Anupong est un gay. Donc, tant que Seh Daeng sera ici, les soldats auront peur d'attaquer ! Moi, Seh Daeng, j'affirme qu'ils n'oseront pas attaquer !" Le général "rouge" ne cache pas l'ivresse que la situation lui procure. On a l'impression que, malgré la disproportion des forces entre l'armée royale et le service de sécurité des "rouges", il espère presque une attaque.

"Le temps de la révolution thaïlandaise est arrivé", dit encore Seh Daeng, qui évoque longuement, le visage illuminé, la Révolution française. Une révolution contre la monarchie ? "Non, je suis loyal au roi. Et puis, c'est un sujet trop sensible en Thaïlande, ça me fait peur d'en parler, murmure Seh Daeng. Mais je lutte contre les chefs de l'armée et les élites." Il reconnaît vouloir "écrire une page d'histoire" de la Thaïlande contemporaine. "C'est mon destin", dit-il.

Le général "rouge" donne le sentiment qu'il est allé très loin, trop loin, pour reculer. Même si Bangkok évite une flambée de violence, lui n'aura guère l'opportunité de revenir en arrière. "Si nous échouons, je suis un homme mort. Je devrai quitter le pays !", admet-il, toujours en riant. Il quitte le restaurant et, escorté par ses gardes et compagnons d'"insurrection", s'enfonce dans la nuit de Ratchaprasong.

Rémy Ourdan : http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/04/27/a-bangkok-avec-le-general-rebelle_1343239_3216.html
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 28, 2010, 07:11:18 pm

Et bien Lautony, tu as bien tort de ne pas venir visiter un des plus beaux pays du Monde !...

Il y a plus de 200 zones de non droit en France (où la Police n'ose même plus aller !) et cela n'empêche pas les touristes de venir visiter l'Héxagone !...

Les Rouges ne tiennent qu'un unique quartier à Bangkok qui de plus, n'est même pas intéressant pour les touristes (à part pour le shopping)... Tout le reste du pays est parfaitement calme... Chiang Mai, Chiang Rai, Sukhothai, les ïles dans le sud, même la région Isan (c'est le fief des Rouges) que je parcours en ce moment est parfaitement calme !

En plus d'ici juillet, le problème des manifestations aura été réglé, tu peux en être sûr ! La seule chose qui reste insoluble, c'est la lutte des classes et là, ça risque de durer quelques décennies...

...

D'ailleurs, je note un truc amusant.... Tu prévois depuis un an un voyage en Thaïlande ! Mais comment se fait-il que tu n'ais pas tenu compte de la guerre civile qui se déroule dans la Province sud de la Thaïlande depuis 10 ans ?... Elle a pourtant fait 4000 morts depuis 2001 !... Bref, c'est un problème autrement plus grave que les manifestations de 20 000 Rouges énervés...

Tout simplement parceque tu as compris qu'il peut y avoir des problèmes en un endroit sans que cela ne menace le reste du pays...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 28, 2010, 07:42:16 pm

Le nouveau visage de la Thaïlande


Qu’on le veuille ou non, l’image de la Thaïlande, celle d’un pays harmonieux et uni derrière son monarque bien aimé, appartient désormais à l’histoire. La violence du conflit, les armes, et la volonté d’en découdre des manifestants contraste brutalement avec l’image pacifique et paisible que la plupart des touristes conservent, malgré tout,  des Thaïlandais.

Peu importe que les troubles soient désormais circonscrits à une zone de Bangkok dont la surface ne dépasse pas quelques kilomètres carrés, et ne concerne plus que quelques milliers d’irréductibles : le prisme médiatique a renvoyé dans le monde entier l’image d’une guerre de classe sans merci.

La dimension de la classe est en effet un élément clé des événements, au moins dans le discours des protetataires. Nattawut Saikua, un des leaders UDD, a déclaré a plusieurs reprises dans ses discours que le mouvement commencé à partir du 18 Mars 2010,a été le début d’une “guerre de classe”. Cette analyse a été reprise par Thanet Aphornsuvan de l’Université de Thammasat

“La bataille qui se joue [est] entre l’armée qui soutient, le gouvernement et l’élite urbaine de Bangkok, contre le peuple des provinces … C’est une réelle guerre de classe. La répression de samedi le confirme."


Une guerre de classe ?

En fait cette expression ne semble pas tout à fait exacte, d’abord parce que de nombreuses classes moyennes de Bangkok ont témoigné leur soutien aux “chemises rouges”. Ensuite parce que malgré la présence de dizaines de milliers de manifestants, et leur farouche détermination à en découdre avec la police, leur colère ne s’est pas traduit par des attaques personnelles contre les riches Bangkokiens. La principale cible  des manifestants semble être le système lui même, c’est à dire  la perception que les bureaucrates et les militaires sont au service de l’élite au détriment des classes défavorisées.

Le mouvement de chemises rouges en Thaïlande participe davantage à une redéfinition du terrain de la politique qu’à une révolution, en évoquant le chemin des luttes autonomistes en Italie à la fin des années 1970 et des zapatistes au Mexique dans les années 1990. Cette redéfinition s’exprime notamment à travers l’utilisation de nouveaux termes par l’UDD, qui est à la fois un moyen de contester un Ancien Régime (en termes thaï, l’Amatya et les  Jao (seigneurs) et de modifier les conditions d’engagement dans lequel la politique est menée.

Dans leur refus, de l’ordre ancien et de certains de ses privilèges, “les chemises rouges” sont des agents d’une transformation profonde en Thaïlande, qui malgré son apparence de société modernisée, reste marquée par un passé récent quasi féodal.


La lutte des Phraï contre les élites au coeur du discours des “chemises rouges”.  

[/b]Ce point peut être développé en se référant au  mot thaï Phraï, qui est devenu une référence omniprésente dans le discours politique des dirigeants de l’UDD (et dans le discours médiatique). Phraï peut être approximativement traduit comme «peuple» ou “démuni”, dans le sens anglo-saxon des “have not” : il est une référence directe à l’époque féodale, qui a officiellement pris fin en 1932 avec la transformation de la Thaïlande en monarchie constitutionnelle.[/b]

Récemment, la dernière édition du journal de Thaksin affichait une couverture faite de caractères sanguinolents signifiant à peu près “Le sang des Phraï inonde la terre”. Malgré le coté rhétorique de cette affirmation, qui peut sembler jouer sur l’exagération, elle participe au fait que l’UDD est à la rechere d’une réorganisation de la politique de la Thaïlande. Pour ce faire, l’UDD a défini sa position en tant que Phraï en opposition à la Amatya (élite bureaucratique) – et implicitement aux Jaos (seigneurs) qui, traditionnellement représentent au niveau local les élites établies.

La voix de Taksin titre en une "Le sang des manants inonde la terre"
De fait à partir de 2001 le Thai Rak Thai (TRT) et le gouvernement de Thaksin a été considéré par beaucoup dans l’élite politique de la Thaïlande, et parmi la classe moyenne urbaine comme un défi à son hégémonie politique traditionnelle. Au début de 2006, Sondhi Limthongkul – un homme d’affaires millionnaire – a commencé à mobiliser ses partisans dans une campagne extra-parlementaire pour renverser le Premier ministre élu. Cette campagne a débouché sur le coup d’Etat de 2006, en remettant en cause définitivement la prévalence des institutions démocratiques, qui semblait acquise depuis 1992.


Un coup d’Etat pour rien ?  

Mais le coup n’a rien réglé : après avoir été dissous en tant que TRT, le parti de M. Thaksin s’est réinventé comme le Parti du pouvoir du peuple (PPP) – et  a remporté sans problème les premières élections d’après coup en décembre 2007. La polarisation extrême du conflit actuel est aussi le résultat de tous ces retournements de situation, qui ont paradoxalement prouvé la longévité de Thaksin. Près de 4 ans après son éviction, il domine toujours le débat politique, et il est le seul homme politique thaïlandais à ne pas avoir sombré dans l’oubli après avoir été évincé du pouvoir.

L’absence totale de débat autour du rôle institutionnel de la monarchie, rend la solution de l’équation thaïlandaise encore plus complexe. La crise actuelle engendre aussi une certaine lassitude comme le démontre un sondage du journal The Nation, dans lequel 65% des sondés se disent partisans de la manière forte (disperser les manifestants et arrêter les leader de l’UDD), contre 27% pour la dissolution du Parlement.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 28, 2010, 07:55:44 pm

Je voudrais insister sur un point qu'éclaire ce texte, c'est l'exaspération de la majorité des Thaïlandais pour le mouvement des Rouges... Ceux qui résident en France ne mesurent peut être pas à travers les courts reportages du journal de 20H00 (1minutes 10 secondes avant hier sur le journal de France 2)...

Au début, pas mal de Thaïs, dont certains appartenant aux classes moyennes, étaient plutôt bienveillant devant les revendications "rouges". Des Pauvres qui veulent défendre leur droit, c'est chouette !

Mais depuis quelques temps, les choses ont changé ! Les Rouges se sont d'abord coupés du reste de la population par leur intransigeance qui frise au fanatisme (lorsque l'on est intelligent, on sait qu'aucun pays au Monde ne peut organiser des élections sérieuses en moins de 30 jours !) et par leurs actions frisant le ridicule (verser du sans sur les grilles de la demeure du 1er ministre, etc...).

Puis, de plus en plus de gens ont commencé à se rendre compte que la seule vraie perdante dans cette histoire était la Thaïlande, économiquement bien sûr, mais surtout sur le plan de l'image du Pays à l'étranger. Et lorsque l'on connait le drame que peut représenter la perte de la face pour un Thaïlandais, on imagine facilement ce qu'il en est à l'échelle nationale !

Résultat, nombreux sont ceux qui souhaitent aujourd'hui un recourt à la force. Je m'entretenais encore aujourd'hui avec mon chauffeur de taxi pourtant originaire d'Udonthani (un des fiefs "rouges") et ce brave homme de 60 ans, ancien soldat décoré, me disait "droit dans ses bottes", "il faut leur rentrer dedans !"... Ca laisse perplexe...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: lautony le avril 29, 2010, 01:00:01 am

Et bien Lautony, tu as bien tort de ne pas venir visiter un des plus beaux pays du Monde !...
Il y a plus de 200 zones de non droit en France (où la Police n'ose même plus aller !) et cela n'empêche pas les touristes de venir visiter l'Héxagone !...
Les Rouges ne tiennent qu'un unique quartier à Bangkok qui de plus, n'est même pas intéressant pour les touristes (à part pour le shopping)... Tout le reste du pays est parfaitement calme... Chiang Mai, Chiang Rai, Sukhothai, les ïles dans le sud, même la région Isan (c'est le fief des Rouges) que je parcours en ce moment est parfaitement calme !
En plus d'ici juillet, le problème des manifestations aura été réglé, tu peux en être sûr ! La seule chose qui reste insoluble, c'est la lutte des classes et là, ça risque de durer quelques décennies...
...D'ailleurs, je note un truc amusant.... Tu prévois depuis un an un voyage en Thaïlande ! Mais comment se fait-il que tu n'ais pas tenu compte de la guerre civile qui se déroule dans la Province sud de la Thaïlande depuis 10 ans ?... Elle a pourtant fait 4000 morts depuis 2001 !... Bref, c'est un problème autrement plus grave que les manifestations de 20 000 Rouges énervés...
Tout simplement parceque tu as compris qu'il peut y avoir des problèmes en un endroit sans que cela ne menace le reste du pays...



Bonjour manu,
tes arguments sont convaincants et c'est exact que si nous étions partis en mars comme prévu (pas pour raisons graves familiales) nous ne serions pas allés dans le Sud), par contre, nous nous serions trouvés en plein dans les premières manifs. Donc, aucun regret. Nous avons remis à juillet et voulons voyager en pleine quiétude et visiter Bangkok assez largement avant le nord mais d'ici là, Dieu sait ce qui se passera nous n'avons rien annuler (et madame justement veut faire du shopping). Aux derniè-res news ca a bardé encore aujourd'hui on joue de malchance en ce moment mais espérons ca va s'arranger peut être. Bonne soirée.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 29, 2010, 09:11:23 am

Rassures-toi, je comprends tout à fait ton argumentation car recevant moi-même les chaines françaises, j'e peux constater que la couverture médiatique retranscrit très mal la réalité des événements qui se déroulent actuellement en Thaïlande, et en particulier, l'aspect très localisé des manifestations (un quartier à Bangkok - moins de 20 000 manifestants).

Je suis actuellement en vacances et après avoir fait un tour au Laos, je traverse le Nord et l'Est du pays, constatant que tout est parfaitement normal. Les touristes qui séjournent actuellement dans ma guesthouse à Chiang Mai passent d'excellentes vacances et ont même pu visiter Bangkok car le quartier du Palais Royal qui intéresse les touristes est maintenant tout à fait paisible. C'est compréhensible: que représente un unique quartier dans une ville tantaculaire de 11 millions d'habitants (3 fois Paris)...

La véritable force des Rouges est de savoir être suffisamment bruyants, motivés et d'utiliser les médias à la perfection !...

Face à eux, le gouvernement ne semble pas avoir la même motivation. En France, les CRS les auraient délogé en moins de 48 heures...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: lautony le avril 29, 2010, 02:34:47 pm
Merci manu de tes explications qui réconfortent un peu en attendant la suite à tous ces évenements
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: silas le avril 29, 2010, 08:05:57 pm
bjr

Citer

Les "chemises rouges" ont annoncé qu'ils allaient saisir l'ambassadeur de l'UE en Thaïlande, David Lipman, pour qu'il intercède en leur faveur auprès de l'UE pour l'envoi d'observateurs.


Je me rappelle que lors des précédente élection L'UE avais proposé d'envoyer des observateur pour les élections thaïs : la Thaïlande les avaient envoyé bouler, disant ne pas avoir de leçon a recevoir de l'UE... :-\
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le avril 29, 2010, 09:00:49 pm

bjr

Citer

Les "chemises rouges" ont annoncé qu'ils allaient saisir l'ambassadeur de l'UE en Thaïlande, David Lipman, pour qu'il intercède en leur faveur auprès de l'UE pour l'envoi d'observateurs.


Je me rappelle que lors des précédente élection L'UE avais proposé d'envoyer des observateur pour les élections thaïs : la Thaïlande les avaient envoyé bouler, disant ne pas avoir de leçon a recevoir de l'UE... :-\


c'est vrai ......et puis cela reste quand même limité à BKK et pour la majorité des thais d'Europe (enfin ceux que je connais   :huhu ) c'est vert chou et chou vert ....les plus malheureux sont quand même ceux qui souffrent dans leur chair et ce quelque soit leur couleur
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 30, 2010, 01:35:39 pm
En ce moment ça s'arrange pas du tout , voir là http://www.thaivisa.com/forum/Chulalongkorn-Hospital-Evacuated-S-t360807.html .

Des "Chemises rouges" envahissent le principal hôpital de Bangkok .

Un grand hôpital de Bangkok a évacué une partie de ses patients et suspendu toutes les opérations, sauf celles d'urgence après l'intrusion d'une centaine de "Chemises rouges", qui recherchaient des membres des forces de sécurité qui y seraient déployés .

Suite : http://fr.news.yahoo.com/3/20100430/twl-thailande-situation-2f4e741.html
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 30, 2010, 03:43:02 pm
Un ancien général rejoint les rouges : http://www.france24.com/fr/20100429-chef-militaire-chemises-rouges-seh-deng-reportage-thailande-armee-payen
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Pierre le avril 30, 2010, 05:35:43 pm
Bonsoir,
On ne peut pas dire que le Nord et L'Isan soit calme, à moins d'être aveugle...
Des groupes sont fortement mobilisés, de plus la police semble être avec eux
ou au moins leur facilite les choses.
Cela ne veut pas dire que les touristes ne peuvent pas visiter, mais il ne faut pas être là
au mauvais moment...
En tout cas on ne peut dire que la mobilisation des rouges n'est que dans un quartier de BKK.
Mes sources: De la famille dans le nord et des familles de copains, résident en Isan.

Espérons qu'il y aura un arrangement, c'est possible vu que le PAD risque d'être dissous, ce qui laisserait les chemises jaunes sans parti réel.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 30, 2010, 07:16:53 pm

Un grand hôpital de Bangkok a évacué une partie de ses patients et suspendu toutes les opérations, sauf celles d'urgence après l'intrusion d'une centaine de "Chemises rouges", qui recherchaient des membres des forces de sécurité qui y seraient déployés.



Alors là, ils sont vraiment " à la masse"...   >:(   Ca ne se fait pas du tout de jouer avec la vie des patients sauf dans encore quelques pays sous-développés qui ne connaissent rien et n'ont par conséquence aucune valeur de rien... (ce qui n'est certainement pas la statut de la Thaïlande)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mai 01, 2010, 10:21:32 am
Je crois qu'il faut remettre le débat "calme/pas calme" dans le contexte du pays.

Effectivement tout peut être calme durant 10 jours puis tout d'un coup un "clash" violent et 2h après tout est calme de nouveau.

Un exemple: on avait décidé de se rendre à Dom Muang dans notre ancien quartier pour visiter des amis et passer au ministère des affaires étrangères. A priori les jours avant l'affrontement il n'y avait aucune raison de s'inquiéter d'un tel voyage, au contraire on restait en marge du centre ville et des troubles. Le matin on annule la promenade pour cause de fatigue. 2H après ont apprenait qu'une fois de plus il y avait une échauffourée et des échange de tir à l'endroit même ou on aurait du passer.

Dans tous les cas les autorités prennent cela très au sérieux. L'aéroport est sous haute surveillance et des barrages filtrant sont présent de Rangsit a Saraburi.

Certains Bangkokais paraisse à cran, allant jusqu'à prier dans le métro quant on passe la station Sala Daeng, d'autre sont impassible comme à l'accoutumé. Ma belle-famille ma traité de parano quant j'ai dit que je ne prendrais pas la ligne Silom de peur de me prendre une grenade sur la tronche.

Maintenant il faut aussi se méfier de ce que les Thais raconte ailleurs dans le pays. Je sais que dans mon entourage beaucoup sont de grandes gueules qui disent soutenir les rouges mais très peu porte le fanion et aucun ne sont prés à camer pour la cause. Policier y compris. Comme quoi.

De mon point de vue: Il n'est pas nécessaire d'annuler un voyage en Thailande à cause des affrontements il suffit de rester en bordure de l'aéroport le jour d'arrivé/départ et d'aller directement ailleurs dans le pays. Entrer dans le centre ville de Bangkok, c'est prendre un risque.
C'est d'ailleurs exactement ce que les fonctionnaire du consulat nous on dit lorsqu'on y est passé mardi dernier.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 01, 2010, 03:40:42 pm

Bonsoir,
On ne peut pas dire que le Nord et L'Isan soit calme, à moins d'être aveugle...
Des groupes sont fortement mobilisés, de plus la police semble être avec eux
ou au moins leur facilite les choses.
Cela ne veut pas dire que les touristes ne peuvent pas visiter, mais il ne faut pas être là
au mauvais moment...
En tout cas on ne peut dire que la mobilisation des rouges n'est que dans un quartier de BKK.
Mes sources: De la famille dans le nord et des familles de copains, résident en Isan.

Espérons qu'il y aura un arrangement, c'est possible vu que le PAD risque d'être dissous, ce qui laisserait les chemises jaunes sans parti réel.



Mon bon Pierre, je suis actuellement en Isan que je traverse depuis une semaine afin de faire des photos pour un livre... Je suis justement à la recherche de Rouges et je n'en trouve pas !... Il y a eu quelques echaufourées il y a quelques semaines, mais depuis tout est retombé... Lassitude...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 01, 2010, 03:51:04 pm

Je crois qu'il faut remettre le débat "calme/pas calme" dans le contexte du pays.

Effectivement tout peut être calme durant 10 jours puis tout d'un coup un "clash" violent et 2h après tout est calme de nouveau.

...

De mon point de vue: Il n'est pas nécessaire d'annuler un voyage en Thailande à cause des affrontements il suffit de rester en bordure de l'aéroport le jour d'arrivé/départ et d'aller directement ailleurs dans le pays. Entrer dans le centre ville de Bangkok, c'est prendre un risque.
C'est d'ailleurs exactement ce que les fonctionnaire du consulat nous on dit lorsqu'on y est passé mardi dernier.




Encore une fois, je suis d'accord avec DV8... Il faut relativiser !

Lors du dernier affrontement qui a eu lieu sur l'autoroute de Bangkok et qui a couté la vie à un soldat, les Rouges n'étaient que 2000 (chiffre "Bangkok Post" et "Nation" !... Est-ce que 2000 manifestants constituent sérieusement une force d'opposition ?... Non bien sûr, même si surmédiatisés, ils peuvent passer pour beaucoup plus forts qu'ils ne le sont rééllement...  

Le vrai problème est le laissé-faire des forces gouvernementales, qui logiquement, ne veulent pas provoquer un bain de sang... En France 2000 manifestants, même agressifs, seraient évacués en moins de 24 heures !...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 01, 2010, 04:00:28 pm

Je parlais récemment des "mauvaises" actions des rouges qui les décrédibilsent totalement (projection de sans humain, intrensigeance sur les élections frolant le ridicule, etc...), et bien, en revoilà une que je trouve HONTEUSE !

Hier 29 avril, les Rouges ont saccagé l'hôpital Chulalongkorn en essayant de trouver des militaires qui n'y étaient pas !!!...

Résultat, aujourd'hui, les médecins et infirmières, aidés par les forces de l'ordre sont obligés d'évacuer tous les patients... La galère...

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DocTournesol le mai 01, 2010, 05:47:16 pm
Saccager un hopital, c'est effectivement lamentable ! Où les Rouges veulent-ils en venir ? En tout cas, cela ne m'empêchera pas de prendre mes vacances en Thaïlande en juillet !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Pierre le mai 02, 2010, 07:48:42 am
Mon bon Manu,
Tu ne dois pas aller au bon endroit, car j'ai des connaissances en Isan et je leur parle au Tel.
Quant au Nord, comme tu le sais je suis bien renseigné. Des pick up rouges passent tous les jours dans les villages.
Essayes de lire des twitters au lieu du Nation et du Bangkok Post
qui n'arrêtent pas de désinformer et sont vendus au gouvernement.
Qant aux 2000 manifestants, c'est un grossier mensonge si on considère le centre de BKK.
Maintenant le camps rouge semble s'être vider des familles (Femmes, bébé etc..).
Beaucoup de tenus noires par contre...(source: un expat qui a son condo au milieu
du camp rouge)
Voilà je vous informe de ce que je sais.
Mais la vrai bagarre est beaucoup plus haut au palais, la succession est la clé...

http://asiapacific.anu.edu.au/newmandala/2010/05/01/chulalongkorn-hospital-an-alternative-account/

http://asiapacific.anu.edu.au/newmandala/2010/04/23/why-king-vajiralongkorn-will-be-good-for-thai-democracy/


http://blog.mondediplo.net/2010-04-28-La-Thailande-a-l-heure-des-reglements-de-comptes
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 02, 2010, 05:00:15 pm

On ne va pas se lancer dans la polémique, Pierre, vu que je suis sur place et toi peut être pas !...

Je crois pourtant être un bon enquêteur et après une semaine d'Isan, pas vu de rouge à part quelques rares isolés (un petit bout de tissu rouge sur le toit du tuk tuk) !

Quant à la succession, tu n'as pas vraiment tort, ce qui prouve une fois de plus que les paysans formant les forces rouges sont totalement instrumentalisés et utilisés par des gens haut-placés qui ont d'autres intérêts que le bien être de la population... Et puis, nous savons bien que quelque soit les dirigeants, jaunes ou rouges, les pauvres resteront des pauvres !

Cela valide la thèse jaune voulant que la majorité des rouges (essentiellement des paysans arrêtant l'école jeunes) ne comprennent rien à la politique et ferait mieux de retourner dans le champs... 1988-2010: la Thaïlande ne connait la Démocratie que depuis 22 ans... Il a fallu 168 ans (1790, 1ere République - 1958, début de la 5ème République) pour que les Français deviennent des citoyens matures sachant utiliser et respecter le suffrage universel !... Il reste de la marge à certains de nos amis thaïs pour qu'ils comprendrent qu'un vote ne s'achète pas 500 bahts et un panier repas !... Dans certains cas, je peux comprendre la colère des jaunes qui savent très bien que dans ces conditions, ils ne peuvent pas espérer remporter la moindre élection !...

Ceci étant dit, étant un ennemi du désordre quelqu'il soit, je n'attends qu'une chose avec impatience, la réaction ferme du gouvernement...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 02, 2010, 05:22:12 pm
Citer

Ceci étant dit, étant un ennemi du désordre quelqu'il soit, je n'attends qu'une chose avec impatience, la réaction ferme du gouvernement...


Justement je suis tomber sur cet article ce matin , donc , wait and see .  8)

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L'armée thaïlandaise veut déloger les manifestants à Bangkok .

Les forces de sécurité thaïlandaises menacent de déloger, en faisant usage de la force si nécessaire, les manifestants antigouvernementaux des zones qu'ils occupent dans la capitale.

L'ARMEE THAÏLANDAISE MENACE D'UTILISER LA FORCE POUR DÉLOGER LES MANIFESTANTS

 
.Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a mis en garde dimanche les "chemises rouges" contre des risques de "pertes" si elles ne mettaient pas fin au rassemblement qui paralyse un quartier commerçant de Bangkok depuis un mois.

"Désormais, ce que fera le gouvernement pourra faire courir le risque d'affrontements et de pertes mais le gouvernement sait ce qu'il fait. Ce qui doit être fait doit être fait", a-t-il déclaré à la télévision lors de son programme dominical à la télévision.

Samedi, le porte-parole de l'armée Sansern Kaewkamnerd a indiqué à la presse que le gouvernement avait donné l'ordre à la police de reconquérir la zone située autour de l'hôpital Chulalongkorn, près du quartier d'affaires de Silom, pour assurer la sécurité du public.

L'irruption désordonnée de 200 "chemises rouges" dans un hôpital universitaire jeudi à la recherche de soldats qu'ils accusaient de se préparer à un assaut a conduit les dirigeants de la contestation à présenter des excuses. Le commando n'a trouvé aucun soldat dans l'hôpital.

Les "chemises rouges" ont répondu dimanche aux menaces d'évacuation par la force en annonçant s'être entendues avec la police pour démanteler un barrage routier, de sorte que les voitures pourront accéder de nouveau à l'hôpital Chulalongkorn. En revanche, les manifestants refusent toujours d'abandonner le campement qu'ils tiennent depuis un mois dans le quartier commerçant.

Prié par la presse de dire si le Premier ministre Abhisit Vejjajiva avait accepté le geste fait par les "chemises rouges", Nattawut Saikua, l'un des meneurs du mouvement de protestation, a répondu en ces termes: "C'est le problème d'Abhisit, et s'il veut entreprendre quoi que ce soit, nous y sommes préparés".

Une précédente tentative d'évacuation des manifestants le 10 avril dernier s'était soldée par la mort de 25 personnes et 800 blessés.

Abhisit devait réunir son cabinet ce dimanche pour évoquer la crise politique qui secoue la pays.

Marine Pennetier et Eric Faye pour le service français
http://fr.news.yahoo.com/4/20100502/twl-thailande-armee-41953f5.html
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 03, 2010, 03:27:32 pm
Ces déclarations interviennent au lendemain de la publication d'un rapport du très respecté groupe de réflexion International Crisis Group (ICG), installé à Bruxelles, selon lequel le pays risque de dégénérer en "guerre civile latente".

Confirmant les craintes de nombreux observateurs et diplomates, l'ICG relève que "le système politique thaïlandais a cessé de fonctionner et semble incapable d'empêcher le pays de verser dans un conflit généralisé".

Les mots employés par l'ICG sont lourds de sens. Il existe en effet un scénario catastrophe de guerre civile en Thaïlande. De même qu'il existe une possibilité de sortie de crise par le haut, axée sur des négociations et des concessions réciproques des divers protagonistes.

Mais quoiqu'il en soit cette crise nous a montré que le malaise était profond en Thaïlande et que nous ne sommes pas en présence d'un petit épisode politique sans importance. La société thaïlandaise est travaillée de l'intérieur par des conflits d'intérêt entre les diverses couches sociales.
Seules une "glasnost" et une "perestroïka"  à la Gorbatchev pourraient éviter au royaume une poursuite de sa dérive.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 03, 2010, 06:56:40 pm

Effectivement Knom, la Thaïlande a besoin d'une Evolution pour changer la structure de sa société, pas d'une Révolution...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mai 03, 2010, 09:36:32 pm
Alors, Manu n'ayant mis le doute, je suis passé voir aujourd'hui à Kalasin (en fait je passais plutôt par hasard mais bon) et les Rouges n'ont pas bougé, ils sont toujours en face de l'hôtel de ville et de l'hôpital comme depuis leur installations aux alentours du 10 avril.
Du coup j'ai demandé à mon collègue qui habite Roi Et et là bas aussi il existe un rassemblement quotidien, tous les soirs en face d'un podium histoire d'écouter la propagande et les camarades gueuler.
Parait même qu'ils sont repassé après la mi-avril sur Sahat Sakhan, à 3 km du musée.
Je suis pas resté pour savoir combien de personnes se bougent le soir pour venir les écouter mais dans tous les cas les mecs était là, affalé devant le podium à discuter:
"- Parait que la Révolution c'est jeudi soir, après le soap de 19h, tu y vas toi?
- ah ba non jeudi je peut pas, j'ai piscine..."


De plus durant Song Khran ont avait quant même un paquet de groupe qui arborait les couleur rouges et pas qu'a coup de petits fanion sur le pick up (le 15 entre Khorat et Khon Khaen j'ai croisé un bon nombre de pick up à fanion sur l'autoroute).

M'enfin ils sont peut être là mais ils ont pas l'air spécialement overbookés et j'ai bien du mal à croire qu'ils cuisinent quoique ce soit, à part la salade de papaye.

Comme chantait les négresse vertes:
"la révolution mon fils, si t'as quelque-chose entre les cuisses, c'est un devoir, pas un sacrifice!"
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 03, 2010, 10:53:18 pm

Effectivement Knom, la Thaïlande a besoin d'une Evolution pour changer la structure de sa société, pas d'une Révolution...


Si la Thaïlande pouvait s'éviter une révolution ce serait effectivement l'idéal. Il faut souhaiter que la raison l'emporte sur le déferlement des pulsions violentes.

Les semaines qui viennent devront être suivies à la loupe. On est peut être dans une phase historique cruciale pour l'avenir du pays ... à moins que ce soit le nième épisode de la série habituelle mais interminable  " c'est moi qui mérite le pouvoir"...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le mai 04, 2010, 01:32:15 am
vu d'ici c'est malheureusement : le nième épisode de la série habituelle mais interminable  " c'est moi qui mérite le pouvoir"...
mais bon pour qu'on parle du pays il faut qu'il y ai des morts malheureusement...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 04, 2010, 01:48:41 am

vu d'ici c'est malheureusement : le nième épisode de la série habituelle mais interminable  " c'est moi qui mérite le pouvoir"...
mais bon pour qu'on parle du pays il faut qu'il y ai des morts malheureusement...



A mon avis même les thaïs ne savent pas comment cette histoire va finir , et je pense que Manu à raison cette semaine sera déterminante et décisif cela ne pourra pas durer plus  .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 04, 2010, 08:29:23 am
La proposition d'Abhisit d'organiser des élections législatives le 14 novembre  prochain + sa feuille de route représentent une base intéressante pour s'orienter vers un accord.

Les rouges devraient la saisir puisqu'elle contient implicitement la possibilité que leur revendication essentielle se réalise: faire en sorte que ledit Abhisit dégage.

Ce serait une sortie de crise dans laquelle personne ne perdrait la face. (Peut être que les rouges vont ils tenter de faire accélerer les choses et par exemple exiger des élections dans 3 mois... Réponse rapidement.)

Et puis c'est peut être la dernière main tendue... avant la baffe dans la g.....

La réponse des rouges est absolument décisive: c'est la négociation ou la "guerre civile latente" pour reprendre les termes de l'ICG.


Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 04, 2010, 05:12:13 pm

Si les Rouges refusent cette main tendue du gouvernement, c'est qu'il mérite vraiment de se faire défoncer...

J'ai particulièrement noté cette phrase du 1er ministre Abhisit: ""Il est temps que l'ensemble du pays bénéficie d'une éducation, de soins de santé, d'un emploi et d'un revenu"

 :clap
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 04, 2010, 05:36:55 pm

Apparement, les Rouges auraient accepter la feuille de route du 1er ministre, ce qui veut dire la fin des problèmes pour l'instant...

L'impasse structurelle dans laquelle est plongée la société thaïe persiste par contre (et encore pour un bout de temps !)...

...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 04, 2010, 06:38:57 pm
Je viens à l'instant de regarder en direct la déclaration du porte parole rouge (4 mai 2010 - 18H00)... Les Rouges acceptent la feuille de route proposé hier par le 1er ministre en vue de l'organisation d'élections dans 7 mois...

Leur porte parole a dit que:

1/ qu'ils ne voulaient plus qu'un seul thaï meurent dans des affrontements.

2/ Qu'ils se retireront si Abhisit respecte à la lettre le programme qu'il a ennoncé hier.

Ils posent juste quelques conditions (droit de regard sur l'organisation des élections, transparence qur les enquêtes qui vont être menées suite aux évènements violents d'il y a 15 jours, etc...) afin de ne pas sembler perdre la face, ce qui est normal !...

 :)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 04, 2010, 08:17:45 pm
Effectivement... il semblerait que l'on s'oriente vers une issue pacifique.

Très bonne nouvelle donc.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 04, 2010, 10:45:37 pm
Bref des élections avant la fin de l'année comme l'avait initialement proposé le premier ministre avant les dizaines de morts inutiles
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le mai 04, 2010, 11:29:56 pm
enfin une bonne nouvelle ....... :clap :clap
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 05, 2010, 07:13:23 am

A Bangkok, les "rouges" commencent à rentrer chez eux !


En Thaïlande, les leaders des "chemises rouges" ont accepté, mardi 4 mai, le plan de sortie de crise du premier ministre, Abhisit Vejjajiva. Depuis mi-mars, ces "rouges", partisans du Front uni pour la démocratie et contre la dictature (UDD), bloquent deux quartiers du centre de Bangkok et exigent la tenue d'élections pour constituer un nouveau gouvernement. Ils jugent Abhisit Vejjajiva illégitime et réclament le retour de l'ex-premier ministre Thaksin Shinawatra, destitué en 2006 et exilé à l'étranger après un coup d'Etat contre son gouvernement.

La contestation des "chemises rouges" a dégénéré le 10 avril, lors d'affrontements avec l'armée qui ont fait vingt-trois morts et environ huit cent soixante blessés. Face à cette crise, le premier ministre Abhisit avait proposé une "feuille de route", évoquant de nouvelles élections à la mi-novembre pour la remise à plat du gouvernement formé en décembre 2008. Si les responsables des "chemises rouges" ont accepté mardi cette proposition après des semaines de blocage, ils n'entendent pas libérer les rues de la capitale avant d'obtenir des précisions de calendrier.

"Nous continuerons notre rassemblement jusqu'à ce qu'Abhisit dise clairement quand il dissoudra la chambre basse. Nous verrons alors ce que nous déciderons de faire, a déclaré Jatuporn Prompan, l'un des principaux cadres du mouvement. La réconciliation doit être achevée, non sous l'intimidation et l'usage de la force, mais à travers une véritable liberté." De son côté, le premier ministre Vejjajiva a réaffirmé que son offre n'était pas discutable : "Ils ne doivent plus négocier, mais accepter ou refuser."


"DEMAIN EST UN JOUR DE BON AUGURE"

"La réconciliation est bonne pour tout le monde", avait plus tôt annoncé l'ancien premier ministre Thaksin, incitant les "chemises rouges" à accepter la main tendue du gouvernement thaïlandais. Le milliardaire et ancien magnat des télécommunications, qui se décrit comme un simple "observateur", s'était entretenu par téléphone avec le parti de ses alliés au Parlement, le Puea Thai. "Demain est un jour de bon augure, le jour du couronnement. Je crois que nous devrions commencer à faire de bonnes choses", leur a-t-il lancé, en référence à l'anniversaire, mercredi, du couronnement du roi, Bhumibol Adulyadej, figure immensément révérée en Thaïlande.

Une source proche du gouvernement a par ailleurs affirmé mardi qu'une amnistie serait discutée pour permettre aux manifestants de rentrer chez eux en cas d'accord définitif. Les responsables "rouges" ont toutefois assuré qu'ils n'essaieraient pas d'obtenir d'amnistie sur les accusations de "terrorisme" et d'attaques contre la monarchie, préférant se défendre ouvertement devant la justice.

Au-delà de son opposition au gouvernement actuel, le mouvement des "chemises rouges" entend persévérer dans sa remise en question de l'ensemble du système thaïlandais. Il dénonce notamment ce qu'il décrit comme un système judiciaire à deux vitesses et veut voir s'établir une meilleure répartition des richesses et de l'accès au pouvoir, contre la confiscation des privilèges par les élites proches du palais royal (militaires, magistrats, hommes d'affaires et hauts fonctionnaires).


http://www.lemonde.fr/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 05, 2010, 08:02:19 am
Pour anticiper un peu les choses concernant les élections législatives de novembre prochain dont découlera l'arrivée du prochain Premier ministre, 2 personnalités politiques devraient, en principe, dégager de la scène politique : le gentillet Abhisit qui n'aura pas réalisé grand chose en sa qualité de Premier ministre (si ce n'est peut être de ne pas avoir trop mal gérer la crise, encore que ça se discute) le sulfureux Thaksin, qui avait eu le génie politique de se rallier les couches populaires par ses fameuses mesures mais dont le retour remettrait le feu aux poudres.

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 05, 2010, 09:08:31 am

Malgré ses annonces, je doute un peu du retour de Thaksin en Thaïlande... Lui et son épouse sont toujours passibles de peine de prison...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 05, 2010, 09:44:57 am

En tout cas, elle, elle a gagné, c'est sûr !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 05, 2010, 09:54:48 am
C'est rare de voir ça de la part d'une thaïlandaise ce geste là , prude comme elles sont .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 05, 2010, 10:40:49 am
C'est loin d'être gagner à lire le Bangkok Post : http://www.bangkokpost.com/news/politics/36800/reds-call-for-clarity-on-dissolution-date/page-1/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Bip Bip le mai 05, 2010, 09:19:11 pm
J'espère que ça va finir cette histoire !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Pierre le mai 06, 2010, 07:57:51 am
Pour moi un excellent article qui montre bien
 que c'est très sérieux, car personne ne sait
si la police et l'armée aurait obéi en masse.
De toute façon s'il y a massacre, la campagne
s'embraserait...

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/05/05/la-crise-enthailande-symptome-d-une-fin-de-regne_1346778_3216.html
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 06, 2010, 09:40:31 am

Ouai, et si ma tante en avait, on l'appelerait Tonton !

Je rigole bien sûr Pierre... Mais bien malin celui qui pourrait prévoir quoique ce soit !... "La campagne s'embraserait !" dis-tu ?... Rien n'est moins sûr... Et puis quelle campagne ?!... Les évènements récents ont prouvé qu'à par en Isan, les Rouges étaient loin de faire l'unanimité dans le Royaume...

Et puis, il y a une grande différence entre vociférer devant une mairie et prendre les armes contre un gouvernement et son armée ! L'expérience m'a prouvé que les gens réfléchissent à deux fois avant de mettre leur vie en jeu et celle de leur famille !

Encore récemment, le patron d'un restaurant connu à Chiang Mai me soutenait qu'il y allait avoir une Révolution sanglante en Thaïlande !... Lorsque je lui disais que les conditions d'un conflit généralisé n'étaient pas réunies dans le pays (évidement, j'en ai traversé un certain nombre dans ma vie), il se moquait presque de moi...

Et bien, contre lui et d'autres, j'ai eu raison !... Une guerre civile (ou encore une Révolution) n'a pas seulement besoin de déclencheurs, elle nécessite également de nombreux leviers qui sont actuellement absents dans le cas qui nous intéresse...

...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 06, 2010, 10:08:38 am
Ouais, il y a vraiment à boire et à manger dans cet article. Facile de faire des suppositions invérifiables quand tout est fini. Dans ma province de Loei j'ai juste vu un pick up avec deux fanions rouges le jour de Songkhran. Pour le reste les gens s'en foutaient pas mal de ce qui se passait à Bangkok. Qu'il y ait eu des centaines de manifestants dans les plus grosses villes de Thaïlande je veux bien le croire et c'est là pure logique et meilleur moyen que de faire croire que le mouvement est national. Deux ou trois cent lobotomisés qui chahutent devant un édifice public à Chiang Mai ne veut pas dire que le nord s'embrase...
Je remarque une fois de plus que ce sont les personnes vivant le plus loin de la Thaïlande qui croient tout savoir de la situation du pays et que les expats vivant sur place et voir même au sein même du milieu rural du nord est qui sont supposés les moins éclairés sur la situation réelle.
Que cet article rejoigne ce que tu imagines sur la Thaïlande, d'accord, mais de là à dire de ce fait qu'il est censé et clairvoyant il y a un pas gigantesque que je ne franchirais pas
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Pierre le mai 06, 2010, 02:57:08 pm
Salut amjo,
je n'attaque personne, je dis ce que je sais, car une pensée unique n'est jamais bonne. :)

Je remarque une fois de plus que ce sont les personnes vivant le plus loin de la Thaïlande...
 En es tu sur ?, Surtout que tu parles de la vraie campagne du Nord que je connais un peu  :huhu :), crois moi la province de Phayao et de Chiang Rai, mais hors ville, ont pas mal de réunion rouge et des pick up qui passent partout avec sono.
Moi la polémique ne m'intéresse pas, surtout sur ce forum.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 07, 2010, 07:18:59 am

C'est justement parceque nous ne sommes pas des adeptes de la polémique sur ce forum que nous souhaitons rester objectifs...

Amjolianne à Loei, Rugby15 à Sukhothai, moi-même à Chiang Mai et Chiang Rai avons tous constaté de visu que les Rouges dans nos régions représentaient tout au plus que quelques centaines d'individus sur des millions d'habitants... Et je ne parle même pas du Sud ou de Bangkok...

Le mouvement rouge conserve une base solide en Isan à l'est, c'est certain mais il ne fait pas l'unanimité dans le pays, c'est un fait ! (et encore, je viens de faire une tournée dans cette région où j'ai pu constater que les campagnes et les villes étaient loin de s'embraser, et nous étions pourtant au plus fort des événements)

Evidemment, cela peut décevoir les farangs qui ont des femmes et des familles en Isan (ce qui d'ailleurs est une réaction stupide puisque un embrasement général du pays serait ce qu'il y a de pire pour tous !) mais c'est ainsi... et tant mieux !

...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 07, 2010, 06:14:04 pm
Alors qu'on est sur le point de sortir d'une situation potentiellement explosive, le porte-parole du mouvement royaliste, Suriyasai Katasila a déclaré:

"Nous demandons au Premier ministre de reconsidérer et d'annuler les dates d'élections, et de démissionner pour laisser la place à quelqu'un d'autre" .

Propos complètement irresponsables qui ne peuvent que compliquer la sortie de crise !

De quoi les jaunes ont ils peur ? Des élections ?


Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 07, 2010, 06:38:52 pm

Alors qu'on est sur le point de sortir d'une situation potentiellement explosive, le porte-parole du mouvement royaliste, Suriyasai Katasila a déclaré:
"Nous demandons au Premier ministre de reconsidérer et d'annuler les dates d'élections, et de démissionner pour laisser la place à quelqu'un d'autre" .
Propos complètement irresponsables qui ne peuvent que compliquer la sortie de crise !
De quoi les jaunes ont ils peur ? Des élections ?



Tiens, il y en a qui ne perdent pas de temps pour entrer en campagne pour les futures élections... :)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 07, 2010, 07:39:02 pm

Les jaunes savent tout simplement qu'ils vont perdre les élections et comme ils n'acceptent pas les lois démocratiques, c'est à dire le résultat des urnes...

 :o
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 07, 2010, 07:46:53 pm
Donc aux prochaines élections victoire des rouges, manifestations des jaunes car ils estimeront que les élus seront des marionnettes de Thaksin, blocages de points stratégiques, intervention de l'armée et on repartira pour un nouveau tour...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 07, 2010, 09:56:29 pm
C'est exactement ça Manu et Amjolianne.

Chaque camp conteste la légitimité de la victoire de l'adversaire.

On à l'impression que la Thaïlande est entraînée dans une spirale infernale, en tous cas sur le plan politique.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: kabouce le mai 08, 2010, 12:17:25 am
La crise en Thaïlande, symptôme d'une fin de règne

La Thaïlande a acquis une certitude : la crise déclenchée par le mouvement antigouvernemental des "chemises rouges" marque un tournant dans la vie du royaume. Un tournant dans un cycle politique entamé en 2006 avec le renversement par un coup d'Etat militaire de Thaksin Shinawatra - seul premier ministre thaïlandais à avoir achevé un premier mandat et à avoir été réélu - et qui s'achèvera avec la mort du roi Bhumibol Adulyadej, le plus ancien souverain de la planète, 82 ans, dont soixante-quatre ans de règne. La Thaïlande entrera alors dans l'ère de toutes les incertitudes.

 - La Suite ici -  (http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/05/05/la-crise-enthailande-symptome-d-une-fin-de-regne_1346778_3216.html)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le mai 08, 2010, 01:11:45 am
Le groupe des « sans couleurs », qui s'oppose à la dissolution anticipée du Parlement, a refusé vendredi l'offre du Premier ministre Abhisit Vejjajiva de dissoudre la Chambre basse du parlement et d'organiser une élection le 14 novembre.

Le leader du groupe, le Dr Tul Sithisomwong, a déclaré que lors de sa rencontre avec le Premier ministre, il a informé ce dernier que son groupe ne voulait pas que M. Abhisit prenne sa décision en raison des pressions exercées par le mouvement anti-gouvernemental, a rapporté le National News Bureau of Thailand.

La dissolution de la Chambre devrait avoir lieu au début de l' année 2011 et un nouveau gouvernement pourrait être formé en mars pour préparer le budget du pays, a précisé M. Tul.

La dissolution de la Chambre des représentants pourrait avoir lieu entre le 15 et le 30 septembre, a annoncé M. Abhisit lundi soir.

Les chemises rouges se mobilisent depuis le 12 mars et se rassemblement au carrefour Rathchaprasong dans le centre de la capitale Bangkok pour demander la dissolution du Parlement et l'organisation des élections anticipées.



c'est vrai que l'on entend pas beaucoup leur voix ....et pourtant ils sont nombruex...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 08, 2010, 08:36:29 am

Le groupe des « sans couleurs », qui s'oppose à la dissolution anticipée du Parlement, a refusé vendredi l'offre du Premier ministre Abhisit Vejjajiva de dissoudre la Chambre basse du parlement et d'organiser une élection le 14 novembre.

La dissolution de la Chambre devrait avoir lieu au début de l' année 2011 et un nouveau gouvernement pourrait être formé en mars pour préparer le budget du pays, a précisé M. Tul.

La dissolution de la Chambre des représentants pourrait avoir lieu entre le 15 et le 30 septembre, a annoncé M. Abhisit lundi soir.



Les "Sans couleurs" (c'est à dire les jaunes...) s'engagent actuellement dans des manoeuvres politiciennes pour simplement retarder la date des élections. Dans un contexte de "guerre civile latente" c'est complètement irresponsable. Cherchent ils à re-mobiliser les rouges ? Quand on pense que ce sont ces mêmes individus qui sont censés représenter les élites de Thaïlande ...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 08, 2010, 09:01:47 am

Vous savez, la Démocratie (et le rôle de citoyen), c'est comme tout, cela s'apprend avec le temps !...

En fait, je me demande si la Thaïlande est mûre pour une Démocratie avec suffrage universel ?...

N'oubliez pas qu'en France, la 1ere République s'est mise en place en Septembre 1792 et qu'il a fallu attendre 1958 et la 5ème République pour voir inaugurer le mode de scrutin que nous connaissons aujourd'hui !

Bref, le citoyen thaïlandais est-il prêt pour pour ce type d'élection, est-il intellectuellement et civiquement suffisamment mature, telle est la question ?
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 08, 2010, 10:29:58 am
C'est une très bonne question Manu, une de celles qui se posent avec le plus d'urgence et d'acuité pour le royaume...

Certes, il est vrai qu'il faut du temps mais il n'est jamais trop tôt ou trop tard pour qu'un pays s'oriente vers la démocratie.  

La Thaïlande a encore pas mal de chemin à parcourir pour devenir un pays démocratique et il est temps que l'école, l'université, les médias, les intellectuels, les relais d'opinions, les partis politiques, les syndicats... se mettent au boulot pour mettre en place progressivement les éléments constitutifs de l'équilibre démocratique.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DocTournesol le mai 09, 2010, 07:08:35 pm
De mon point de vue, ce n'est pas en refusant systématiquement les résultats des urnes que jaunes et rouges vont faire grandir la Démocratie en Thaïlande !
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 10, 2010, 10:48:08 am

De mon point de vue, ce n'est pas en refusant systématiquement les résultats des urnes que jaunes et rouges vont faire grandir la Démocratie en Thaïlande !


Un point pour toi Doc... Etre démocrate, c'est accepter les victoires et les défaites aux élections sans remettre en cause le système !...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 11, 2010, 09:44:51 am

J'ai comme l'impression que quelques éléments minoritaires cherchent à noyauter le processus de réconciliation !...  :(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 11, 2010, 10:03:47 am

Je reprends la question que Knom a posé dans la rubrique tourisme ainsi que l'intégral de son dernier texte que vous pouvez lire ici:

http://www.forumthailandeinfo.com/index.php?topic=475.0


Ni ange ni messie... Thaksin a simplement été un politicien très habile qui a su jouer sur la corde sensible de millions de personnes issues des couches populaires et qui a bien compris  que le "retour sur investissement" serait très favorable en terme de rentabilité électorale.

Les programmes sociaux (accompagnés de diverses manoeuvres électoralistes....) qu'il a mis en oeuvre ont bien sûr profité à une bonne partie du peuple qui en fait une sorte de héros, défenseur de leurs intérêts.

Il est ainsi devenu immensément populaire, sans doute trop au goût de certains...

Toute la question est maintenant de savoir quel est son avenir politique. Mort ou pas ? Et au fait a t'il été le Grand marionettiste dans le conflit qui a eu lieu  ou bien le "fugitif" a t'il été le Grand absent ?

(Comme on s'éloigne du sujet de départ je pose la question dans la rubrique "La politique en Thaïlande")



Complètement d'accord avec toi... Bien que faisant beaucoup d'erreur, Thaksin a sut se montrer populaire auprès des classes défavorisées à coup de mesures populistes sans réels effets à long terme sur la société thaïe...

Et je t'avoue que ce genre de leader me fait assez peur... Rapellons nous Benito Mussolini en 1922 ou Adolf Hitler en 1933 qui, avant de devenir les fauteurs de guerre que l'on connait, ont été des hommes politiques élus démocratiquement aux élections grace à des politiques populistes...

D'ailleurs, bien que sans commune mesure avec la Seconde Guerre Mondiale, je reppelerai que Thaksin a réussit à relancer la "guerre civile" dans le sud de la Thaïlande en 2001, par ses mesures intransigeantes (le conflit a depuis fait 4000 morts !), alors que la situation était plutôt à l'apaisement la décennie précédente...

Sinon, je serai plutôt de ceux qui pensent que l'avenir politique de Thaksin en Thaïlande restera au point mort tant que ses affaires de justice n'auront pas été réglées... Ils continuera néanmoins à tirer certaines ficelles, sa fortune lui en donne les moyens...

...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 11, 2010, 11:21:17 am
Pour Thaksin le scénario est simple : provoquer des élections au plus tôt des fois que ses adversaires auraient compris ses techniques populistes et les mettent en pratique à leur avantage, continuer à discréditer ses adversaires via la désinformation, la manipulation et le chaos, mettre ses hommes au pouvoir dans le prochain gouvernement et diriger indirectement le pays, éliminer toutes les personnes trop gênantes (peut être une nouvelle campagne anti drogue ?), faire réviser son procès, casser le jugement initial, obtenir l'amnistie, récupérer l'argent confisqué, obtenir des dommages et intérêts pour le préjudice subit, reprendre les rennes du pouvoir, changer la constitution, mettre ses divers passeports en vente sur "ebay"
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 11, 2010, 11:40:05 am
Bien vu amjolianne :) Tu frappes fort mais qui sait ? y a peut être des choses vraies dans ce que tu prédis...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le mai 11, 2010, 11:46:01 am
Et t'as oublié acheter l'Omnisport club de Jouy-en-Josas pour avoir une équipe de foot à lui !  :D
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: banedon le mai 11, 2010, 06:07:00 pm
A un mois de la coupe du monde de foot, il pourrait aussi se proposer comme sponsor pour l'équipe de France. Parce que nous aussi on en a un bon populiste, le fameux Domenech  :D
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 12, 2010, 06:41:15 am

mardi 11 mai


Thaïlande: le Premier ministre annule sa proposition d'organiser des élections anticipées  
 

Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva, selon son porte-parole Panitan Wattanayagorn, a averti mardi qu'il ne ferait plus de compromis avec les manifestants anti-gouvernementaux et que sa proposition d'organiser des élections anticipées le 14 novembre était "annulée".


Les "Chemises rouges" ont accepté le principe d'élections anticipées à cette date. Mais les manifestants ont formulé plusieurs exigences pour mettre fin à leur mouvement de protestation, réclamant notamment que le chef du gouvernement et le vice-Premier ministre fassent l'objet de poursuites judiciaires pour les violences qui ont fait 29 morts et un millier de blessés depuis le 12 mars.


Le gouvernement "ne va plus faire de compromis", a déclaré Abhisit Vejjajiva devant la presse. Selon son porte-parole Panitan Wattanayagorn, le "refus" des manifestants de "cesser la protestation" signifie que les propositions mises en avant jusqu'à présent, "y compris la date de l'élection" anticipée, sont "annulées".



Alors... que va-t-il se passer... ??   (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Reflexion/U_THIN%7E1.GIF)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Pierre le mai 12, 2010, 10:02:27 am
Bonjour,
Un avertissement de l'Ambassade de France


1 - Des négociations politiques sont en cours pour trouver une issue à la crise intérieure thaïlandaise. Elles n’ont cependant pas, à ce jour, abouti à la dispersion des manifestations et des rassemblements politiques. Dans ces conditions, la situation à Bangkok demeure tendue, avec le risque de nouveaux affrontements violents. L’Ambassade de France demande aux ressortissants français d’éviter tout déplacement non essentiel dans la capitale thaïlandaise.

Nos compatriotes présents à Bangkok doivent éviter de se rendre dans la zone de Silom - Ratchaprasong. Pour ceux qui résident - ou travaillent - dans ces quartiers, l’Ambassade appelle à la plus grande vigilance dans les déplacements, à pied comme en voiture.

Il est ainsi fortement déconseillé de passer par les points d’entrée du site des manifestants, où des barricades ont été érigées :
Avenue Ratchadamri (intersections Rama IV et Pratunam)
Avenue Rama I (intersection Pathumwan),
Rue Henri Dunant,
Rue Sarasin,
Rue Lang Suan,
Avenue Ploenchit (intersection Wireless Road),

Le carrefour Rama IV - Silom, où ont eu lieu les affrontements du 22 avril et les incidents violents de la nuit du 7 au 8 mai, est particulièrement déconseillé. Dans la mesure du possible, il convient également d’éviter les environs de la station BTS Sala Daeng.
L’ambassade remercie nos compatriotes résidant dans ces quartiers de signaler tout incident à leur chef d’ilot ou directement à l’ambassade.
De façon générale, il est très vivement déconseillé de circuler de nuit dans ces quartiers, ou de se rendre sur place pour prendre des photos des manifestants ou des forces de sécurité.
Dans l’hypothèse où l’on se trouverait néanmoins sur les lieux d’une manifestation ou d’un cortège de manifestants, à tout endroit de Bangkok, il convient de s’éloigner immédiatement au moindre signe de tensions (présence de ’’ contre-manifestants ’’, mouvements de foules, mise en position de la police ou de l’armée, jets de pierres etc).
Il est enfin recommandé d’éviter de descendre aux stations BTS de Siam, Sala Daeng, Ratchadamri et Chitlom.

2 - Les autorités thaïlandaises ont mis en application, à compter du 7 avril, le cadre légal de l’état d’urgence, sans que cela ne remette en cause la liberté de circulation des personnes, et notamment des touristes, dans le pays.

Les déplacements en dehors de Bangkok ne sont pas déconseillés, notamment à destination des régions touristiques du Sud, mais il est en revanche recommandé de faire preuve de prudence dans le Nord et l’Est du pays (Villes et districts de Chiang Maï, Chang Raï, Udon Thani, Khon Kaen...).

Des rassemblements à caractère politique, des manifestations ou des mouvements de foule peuvent avoir lieu dans ces régions, où la situation à Bangkok est suivie avec une grande attention. Les ressortissants français sont invités à rester à l’écart de ces événements et de s’éloigner dès le moindre signe de tensions.

L’aéroport international de Bangkok fonctionne normalement et reste totalement accessible.

3 - Les ressortissants français, de passage ou résidents, sont invités à consulter régulièrement les médias et le site Internet de l’Ambassade pour s’informer de l’évolution de la situation durant leur séjour. L’Autorité thaïlandaise en charge du tourisme (Tourism Authority of Thailand) a mis en place un numéro d’urgence (1672) pour répondre, 24h/24 en anglais, aux interrogations des touristes. Le numéro de la police touristique est le 11.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le mai 12, 2010, 11:25:22 am

Si on suivait les conseils de l'ambassade de France ou du site du quay d'Orsay, on irait plus nul part. Faut pas déconner, la Thailande, c'est pas l'Afghanistan. Je préfère me ballader à Bangkok que dans le 9-3 passé 10 h du soir !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 12, 2010, 12:39:31 pm

C'est le monde à l'envers !... Les manifestants fauteurs de trouble qui demande au gouvernement de rendre des comptes !...


Suthep Thaugsuban: "Je me rends afin de prouver mon innocence !"    

Répondant aux demandes des manifestants anti-gouvernementaux Chemises rouges, le Vice-premier ministre Suthep Thaugsuban s'est présenté hier tôt dans la matinée devant les enquêteurs du Département des enquêtes spéciales (DSI) pour répondre d’une plainte déposée par les familles des victimes des violences du 10 avril.

Aucune charge n'a été retenue contre lui. "Je me rends afin de prouver mon innocence", a-t-il déclaré, avant de préciser qu’il était néanmoins protégé légalement par la déclaration de l’état d’urgence le 7 avril. "Le public peut être rassuré sur le fait que l'état d'urgence protège toutes les forces de sécurité impliquées dans l'opération de dispersion", avait-t-il alors indiqué.

Les Chemises rouges exigent désormais que le numéro deux du gouvernement soit formellement inculpé pour les violences du 10 avril. Les manifestants anti-gouvernementaux reprochent au directeur-général du DSI, Tharit Pengdit, d’être le subordonné du Vice-premier ministre en étant un membre du comité du Centre de résolution des situations d’urgence (CRES), dont Suthep est le chef. Ils demandent ainsi à ce dernier de se présenter au Département de répression des crimes pour faire face à de vraies poursuites. "Nous ne l'acceptons pas, Suthep ne s'est pas présenté comme suspect", a indiqué dans la soirée Nattawut Saikua, un des principaux leaders Rouge. "Nous arrêterons la manifestation que lorsqu'il se présentera en tant que suspect devant le système judiciaire", a-t-il ajouté.

Lundi soir, les manifestants anti-gouvernementaux avaient promis de se disperser si Suthep se rendait à la police, mais son entretien avec le DSI n'a manifestement pas suffit. Abhisit a de son côté menacé de revenir sur ses engagements d'élections anticipées le 14 novembre. Ce dernier a lancé un énième ultimatum aux manifestants pour arrêter leur rassemblement sans quoi le chef de l'armée, Anupong Paojinda, devra prendre des mesures pour mettre fin aux actions des Chemises rouges. "Si la situation dans le Royaume ne revient pas à la normale, cela va affecter les élections. Les manifestants doivent rentrer chez eux le 12 mai [aujourd'hui]", a-t-il déclaré hier dans la soirée. De plus, le ministre des Transports Sopon Sarum a annoncé que des trains et bus avaient été affrétés pour ramener les manifestants gratuitement chez eux. Néanmoins, ce service ne sera disponible que si les dirigeants Rouges en font expressément la demande. Par ailleurs, les manifestants ont demandé à un tribunal d'annuler les mandats d'arrêts qui pèsent contre leurs leaders, mais la requête a été rejetée.

(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) mercredi 12 mai 2010
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 12, 2010, 12:47:39 pm

Coup d’Etat chez les “chemises rouges” thaïlandaises ?


On part ou on part pas ? L’opposition thaïlandaise semble embringuée dans un cycle de négociations internes interminables, sur le rythme de la conga cubaine : trois pas en avant, deux pas en arrière. En théorie les dirigeants de facto du mouvement ont accepté la proposition du gouvernement, ou “feuille de route”, qui doit conduire à de nouvelles élections au mois de novembre.

Dans les fait, les conséquences de leur engagement se font attendre, et il semble qu’une fois de plus l’ultimatum de lundi posé par le gouvernement (pour la dispersion de la manifestation) se revèle caduque. Apparemment plusieurs positions s’affrontent chez les “chemises rouges”, et l’adhésion au plan d’Abhisit ne fait pas vraiment l’unanimité.

Ce n’est pas un hasard : le porte parole du bureau du Premier ministre, Satit Wonghnongtaey a appelé aujourd’hui le Front uni de la démocratie contre la dictature (UDD) à couper toute relation avec le général Sawasdipol Khattiya (dit Seh Daeng). M Satit a déclaré que la police doit maintenant arrêter le général Khattiya, la justice ayant délivré un mandat d’arrêt contre lui. Il a dit que l’UDD a besoin d’adopter une position claire étant donné que “Seh Daeng”  a publiquement pris position contre le plan de réconciliation du Premier ministre Abhisit Vejjajiva.

Le ministre a ajouté que le gouvernement est en attente d’une décision rapide sur la dispersion de l’UDD, afin de prendre part à la première étape du plan de réconciliation en cinq points.

Selon le blog d’un journaliste du Nation, le général Khattiya aurait obtenu l’appui de Thaksin pour continuer le mouvement avec une nouvelle “génération” de leader rouges, beaucoup moins ouverte à la négociation que la précédente. Une option qui ajouterait encore à la confusion ambiante, et qui réduirait les chances de voir une solution négociée au conflit.

Après cinq heures de discussions, un des chefs de file de l’UDD, Jatuporn Prompan, a indiqué que les dirigeants du mouvement n’ont pas pu trouver d’accord sur le plan de réconciliation en réponse au Premier ministre, ni sur la date à la quelle ils mettront fin à l’occupation du carrefour de Ratchaprasong.

Jatuporn Prompan, un des nombreux dirigeants du Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD), a ajouté qu’il ne pouvait pas y avoir de conclusion sur la proposition pour la réconciliation nationale, sans une action en justice contre le Premier ministre Abhisit Vajjajiva et son adjoint Suthep Thaugsuban pour leur responsabilité dans la mort de civils lors des affrontements à Bangkok entre manifestants et forces de sécurité le 10 avril dernier.

Une déclaration qui revient à torpiller les négociations en cours.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 13, 2010, 09:11:56 am
SOLIDARITE - Les Thaïlandais de France manifestent contre les violences .
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(http://img299.imageshack.us/img299/950/solidaritthae.jpg) (http://img299.imageshack.us/i/solidaritthae.jpg/)

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Une soixantaine de Thaïlandais et leurs familles vivant en France se sont réunis le 1er mai devant l'Ecole Militaire à Paris, quelques jours avant l'anniversaire du couronnement du Roi Bhumibol Adulyadej, afin d'exprimer leur amour envers le monarque et lancer un appel à l'unité en Thaïlande

Organisé conjointement avec la présidente de l'Association de solidarité thaïe en France (ASTF), cette manifestation a réuni des femmes thaïlandaises, leur mari, enfants et des étudiants thaïlandais à Paris. "Elle a pris forme dans mon esprit après que j'ai appris les nouvelles des explosions dans le quartier commercial de Silom [du 22 avril ndlr]. Lorsqu’on a vu la situation à Bangkok, on a pleuré. Cela nous a [brisé le cœur]", nous a confié Pattarine Fontaine, initiatrice de l'évènement. "C'est là que j'ai grandi, habité et travaillé avant de venir m'installer en France. J'avais grande peine à croire qu'il pouvait y avoir de telles violences dans mon pays natal", ajoute-t-elle.
L'initiative, plutôt bien accueillie aussi bien en France qu'en Thaïlande, semble même faire des émules à l'étranger, notamment à Londres et en Espagne où un évènement similaire pourrait être organisé. "Nous agissons au nom de la nation, de la religion et de la monarchie de la Thaïlande. Nous sommes aussi contre toutes les tendances violentes pendant les manifestations des partis politiques", ajoute Pattarine, dans un appel à la tolérance qu’elle veut apolitique. Depuis le début des manifestations anti-gouvernementales à Bangkok, à la mi-mars, la vie de la capitale thaïlandaise a été marquée par plus de 70 attentats à la bombe non-revendiqués et par des affrontements violents entre militaires et manifestants. En l'espace d'un mois, 29 personnes ont été tuées et près de 1.000 blessées, en particulier lors de la soirée du 10 avril où les militaires ont tenté une opération de dispersion.
(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) jeudi 13 mai 2010
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 13, 2010, 09:17:09 am
LA PHRASE DE LA SEMAINE : "Je me rends afin de prouver mon innocence" Écrit par Bangkok   Répondant aux demandes des manifestants anti-gouvernementaux Chemises rouges, le Vice-premier ministre Suthep Thaugsuban s'est présenté hier tôt dans la matinée devant les enquêteurs du Département des enquêtes spéciales (DSI) pour répondre d’une plainte déposée par les familles des victimes des violences du 10 avril. Aucune charge n'a été retenue contre lui. "Je me rends afin de prouver mon innocence", a-t-il déclaré, avant de préciser qu’il était néanmoins protégé légalement par la déclaration de l’état d’urgence le 7 avril. "Le public peut être rassuré sur le fait que l'état d'urgence protège toutes les forces de sécurité impliquées dans l'opération de dispersion", avait-t-il alors indiqué.

Les Chemises rouges exigent désormais que le numéro deux du gouvernement soit formellement inculpé pour les violences du 10 avril. Les manifestants anti-gouvernementaux reprochent au directeur-général du DSI, Tharit Pengdit, d’être le subordonné du Vice-premier ministre en étant un membre du comité du Centre de résolution des situations d’urgence (CRES), dont Suthep est le chef. Ils demandent ainsi à ce dernier de se présenter au Département de répression des crimes pour faire face à de vraies poursuites. "Nous ne l'acceptons pas, Suthep ne s'est pas présenté comme suspect", a indiqué dans la soirée Nattawut Saikua, un des principaux leaders Rouge. "Nous arrêterons la manifestation que lorsqu'il se présentera en tant que suspect devant le système judiciaire", a-t-il ajouté.
Lundi soir, les manifestants anti-gouvernementaux avaient promis de se disperser si Suthep se rendait à la police, mais son entretien avec le DSI n'a manifestement pas suffit. Abhisit a de son côté menacé de revenir sur ses engagements d'élections anticipées le 14 novembre. Ce dernier a lancé un énième ultimatum aux manifestants pour arrêter leur rassemblement sans quoi le chef de l'armée, Anupong Paojinda, devra prendre des mesures pour mettre fin aux actions des Chemises rouges. "Si la situation dans le Royaume ne revient pas à la normale, cela va affecter les élections. Les manifestants doivent rentrer chez eux le 12 mai [aujourd'hui]", a-t-il déclaré hier dans la soirée. De plus, le ministre des Transports Sopon Sarum a annoncé que des trains et bus avaient été affrétés pour ramener les manifestants gratuitement chez eux. Néanmoins, ce service ne sera disponible que si les dirigeants Rouges en font expressément la demande. Par ailleurs, les manifestants ont demandé à un tribunal d'annuler les mandats d'arrêts qui pèsent contre leurs leaders, mais la requête a été rejetée.
(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) mercredi 12 mai 2010
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 13, 2010, 09:44:33 am
Il ne faut pas oublier non plus que les leaders rouges ont également exigé l'annulation de leur mandat d'arrêt et une amnistie générale. Je serais curieux de les voir se rendre aux forces de l'ordre, comme ils l'avaient promis, pour le 15 de ce mois  :)
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 13, 2010, 09:48:54 am

Il ne faut pas oublier non plus que les leaders rouges ont également exigé l'annulation de leur mandat d'arrêt et une amnistie générale. Je serais curieux de les voir se rendre aux forces de l'ordre, comme ils l'avaient promis, pour le 15 de ce mois  :)


Oui en effet , mais je me méfie de ce 15 mai wait and see .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 13, 2010, 01:17:05 pm
Je viens de tomber sur un site Antithaksin www.antithaksin.com écrit par un thaï vivant à Bangkok , presque comme un appel au secours .

Résumé sur Thaksin, le menteur, le traître, le terroriste international. S’il vous pla?t, ne laisser pas Thaksin fouler le sol de votre pays.
Suite >> http://www.antithaksin.com/BlankForm.php?Aid=9001003 .

La vengeance de Thaksin , Pour autant Thaksin ne peut pas sérieusement prétendre à un retour au pouvoir, et un nouveau coup d’Etat serait catastrophique pour l’image du royaume.  Il est donc très probable que des négociations vont avoir lieu, et qu’elles porteront entre autres sur les 2 milliards de dollars d’actifs appartenant à Thaksin et sa famille et que la justice thaïlandaise a mis sous sequestre.
Suite >> : http://www.antithaksin.com/BlankForm.php?Aid=9001007

Voir ceci aussi : http://www.antithaksin.com/BlankForm.php?Aid=0801055 , et là qui en dit très long : http://www.antithaksin.com/BlankForm.php?Aid=0805025 .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 13, 2010, 05:48:20 pm

La réduction de la position rouge est proche a annoncé le gouvernement. Les positions de l'Armée ont été renforcé !...

Les Rouges ont juré de resister jusqu'à la mort... "Mourir pour des prunes", comment a-t-on pu ainsi abuser de pauvres paysans !... Quelle tristesse...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 13, 2010, 05:54:26 pm
Pour ce soir...

Le Centre de résolution des situations d'urgence (CRES) a annoncé en début d'après-midi qu'il allait lancer une opération pour bloquer le quartier Ratchaprasong à partir de ce soir 18 heures.

Cela sent la bagarre !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 13, 2010, 07:17:44 pm
Sur l'autre post concernant l'économie on voit que les centres commerciaux préparent la ré-ouverture. On peut dès lors penser qu'ils ont reçu des garanties de l'efficacité de l'opération à venir.
Même si cela n'a que trop duré je suis déçu de l'évolution des choses. Ce sont malheureusement encore les innocents qui vont trinquer, les moins intelligents qui se sont laissé bourré le mou tout au long de ces deux mois à force de meeting imposés et de désinformations permanentes. Je ne suis pas certains que l'on retrouve les leaders sur les barricades prêts à verser jusqu'à la dernière goutte de leur sang.
Ce soir j'ai une pensée pour tous ces innocents qui vont payer la soif d'argent et de pouvoir de certains. Une pensée aussi pour ceux qui sont déjà morts pour rien, victimes sacrifiées sur l'autel de la bêtise humaine.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 13, 2010, 08:59:13 pm

Ce soir j'ai une pensée pour tous ces innocents qui vont payer la soif d'argent et de pouvoir de certains. Une pensée aussi pour ceux qui sont déjà morts pour rien, victimes sacrifiées sur l'autel de la bêtise humaine.



Je suis vraiment d'accord vec toi, Olivier... et malheureusement, c'est bien souvent comme cela et pas qu'en Thaïlande... Quelques uns , un peu moins "c...." que les autres, qui ont un curcus si l'on peut dire universitaire, un peu plus psychologues que les autres, en profitent à fond et font faire n'importe quoi... à n'importe qui, tu sais "les moutons de panurge" et voilà les résultats...  :( lamentable...   >:(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 13, 2010, 09:10:28 pm
Il y a une frange dure chez les rouges qui porte une lourde responsabilité dans le refus du compromis proposé par Abhisit.

Celle-ci est composée d'anciens communistes...

Par ailleurs, il s'est passé un truc grave aujourd'hui, un général pro rouge très populaire chez les manifestants, "Seh Daeng", s'est pris une balle dans la tête (ou la poitrine selon une autre version )...

De nouveau la situation est sérieuse. Entrée des blindés et des tireurs d'élite, 32 000 soldats mobilisés, services médicaux en état d'alerte...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 13, 2010, 09:27:23 pm

Par ailleurs, il s'est passé un truc grave aujourd'hui, un général rouge très populaire chez les manifestants, "Seh Daeng", s'est pris une balle dans la tête...
De nouveau la situation est sérieuse.




flûte alors... ca ne va pas arranger les choses, c'est évident...  
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mai 14, 2010, 10:39:48 am
Seh Daeng à reçus une balle dans la tempe, c'est très clair sur les vidéos (CNN, etc).
On va pas non plus le plaindre, qui sème le vent récolte la tempête.
Une vengeance des bidasses qui n'ont pas apprécié que leur commandement se fasse "sniper" y'à quelque temps de cela? Probablement.

Au passage personne n'a noté l'annonce d'Abhisit?
Apparemment il annule les élections anticipés.
Qu'elle surprise, comme si quelqu'un avait gobé un seul instant qu'il était prêt à laisser sa place en novembre.


Sinon faudrait un peu lâcher du mou sur "les pauvres paysans qui se font abuser".
C'est le discours officiel du gouvernement, relayer par le Nation et toute les télé et personnellement, même si je suis le premier à reconnaître un fond de vérité à cette expression, je suis simplement las et dégoutté d'avoir à souper de cette propagande qui ne sert qu'à dénigrer un mouvement politique sans avoir à chercher ce qu'il signifie. La solution de facilité en somme, avec une vrai saveur élitiste et un arrière goût fasciste.

J'attends toujours une études sérieuse d'un politologue qui présenterait de manière statistique qui sont les Rouges, qui sont les Jaunes, etc. On peut toujours rêver.

Edit: Merde c'est mon 100éme message. J'aurais aimé le garder pour un truc plus constructif et plus joyeux mais que voulez-vous. Je pense que comme moi beaucoup d'expats sont inquiets du sort réservé à la démocratie dans ce pays. Ça nous pousse à réagir et sûrement à écrire pas mal de conneries (ici moins qu'ailleurs je dirais).

DV8,  déçus
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 14, 2010, 11:01:40 am
Pas d'accord et d'accord avec toi DV8

Pas d'accord:

"Qu'elle surprise, comme si quelqu'un avait gobé un seul instant qu'il était prêt à laisser sa place en novembre".

Bien sûr que si qu'il était prêt à ces élections ! L'opinion publique et la presse internationale étaient prises à témoin. Comment aurait il pu ensuite se dérober ?
Non ! le problème est que cette opportunité n'ait pas été saisie. Les jaunes n'en voulaient pas, la fraction dûre des rouges non plus.  

D'accord avec toi

"dénigrer un mouvement politique sans avoir à chercher ce qu'il signifie"

S'il est fort possible que des catégories populaires peu éduquées soient plus facilement manipulables, il n'empêche que le "petit peuple" est bien conscient de ses intérêts, que s'il se rallie au mouvement des rouges c'est que sa situation économique est défavorable et qu'il a bien compris que son "salut" n'était pas du côté des jaunes. Il n'y a pas véritablement eu de partage des fruits de la croissance, en Thaïlande dans le pays le plus inégalitaire d'Asie. Les revendications populaires des couches défavorisées peuvent donc tout à fait être considérées comme légitimes. Les "rouges" à tort ou à raison incarnent à leurs yeux ce changement de société vers plus de justice sociale et économique. Endoctrinnement, manipulations... c'est fort possible mais il y a aussi des petites gens qui en toute conscience veulent se battre pour défendre leurs intérêts.

Une chose m'inquiète toutefois : la présence d'anciens communistes, ces experts en endoctrinement, dans les rangs des rouges.


Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le mai 14, 2010, 05:40:19 pm
les dernières nouvelles font état d'un mort et de nombreux blessés .
L'armée , sans les chars , reprends le contrôle du centre de BKK et visiblement elle a reçu des ordres lui autorisant l'usage des armes .....


Situation explosive à Bangkok entre armée et manifestants


De nouveaux affrontements ont éclaté entre l'armée thaïlandaise et les "chemises rouges" au lendemain de la tentative d'assassinat du "conseiller" militaire des manifestants antigouvernementaux qui réclament le départ du Premier ministre et la tenue d'élections anticipées.

 

Surnommé le "commandant rouge", Khattiya Sawasdipol, a été blessé d'une balle en pleine tête. Il a subi une opération du cerveau et se trouve dans un état stable.

L'armée a encerclé vendredi le camp retranché des "chemises rouges", territoire urbain de trois kilomètres carrés entouré de barricades faites de pneus, de bambous aspergés d'essence et de fils barbelés.

Les soldats ont ouvert le feu à plusieurs reprises dans les rues menant au campement érigé dans le quartier commerçant de la capitale pour tenter de déloger les manifestants, a rapporté un correspondant de Reuters.

Les protestataires ont dressé une barricade à l'extérieur d'un marché de nuit voisin pour empêcher la progression des soldats avant d'en être chassés par des tirs de gaz lacrymogènes.

Battant en retraite, les manifestants ont incendié un bus, une moto et des pneus tandis que les miliaires reprenaient le contrôle de la rue bordée d'hôtels et d'ambassades qui ont été évacuées.

Deux personnes ont été tuées et au moins 18 autres blessées, dont trois journalistes depuis le début des affrontements jeudi soir, a-t-on appris auprès des hôpitaux et de témoins.

Un correspondant de France 24, Nelson Rand, a été blessé lors de ces affrontements, a indiqué la chaîne de télévision. Le journaliste, qui portait une caméra vidéo, a été touché par une balle alors qu'il se trouvait entre les manifestants et les soldats. Il a été évacué par les manifestants mais aucune précision n'a été fournie sur la gravité de sa blessure.

Un photographe thaïlandais a également été blessé par balles, a rapporté un journaliste de Reuters
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: silas le mai 14, 2010, 10:13:37 pm
 Thaïlande: le bilan monte à 5 morts

AFP 14/05/2010 | 15:07

Les affrontements entre manifestants anti-gouvernementaux et forces de l'ordre en Thaïlande à Bangkok  ont fait cinq morts et 48 blessés, selon un nouveau bilan fourni par les hôpitaux locaux.

Un précédent bilan faisait état de trois morts et 23 blessés dans ces affrontements qui ont éclaté en début de matinée lorsque l'armée a tenté de progresser en direction d'une avenue tenue par les manifestants.

La capitale est retombée dans la violence hier soir après dix jours au cours desquels les négociations avaient semblé reprendre le dessus. Un protestataire a été tué et un général, passé du côté des opposants "chemises rouges", grièvement blessé à la tête.

Le danger sur place vient notamment des tireurs isolés, dont les deux camps se rejettent l'appartenance et qui ont participé aux violences du 10 avril (25 morts, plus de 800 blessés), durant lesquelles un journaliste japonais avait été tué.

Face à cette dégradation de la situation dans la capitale, sous état d'urgence depuis début avril, les Etats-Unis ont fermé leur ambassade et le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait également fermer sa mission diplomatique.
La crise, la pire dans le royaume depuis 1992, a déjà fait 35 morts et près de 1.000 blessés depuis la mi-mars.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 15, 2010, 07:04:00 am


Quelle misère...   :'(   pourvu que ca cesse... un si beau pays... mais vite, vite qu'ils trouvent une solution qui permettent que tout le monde Y retrouve un"peu' son compte... 
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 15, 2010, 08:47:26 am

"Bangkok war zone" titre ce matin le Bangkok Post.

16 morts 157 blessés.

La situation va telle se stabiliser à BKK ou encore plus dégénérer ?

Comment vont réagir les campagnes (et peut être aussi les villes...) du nord et nord est (où l'état d'urgence a été décrêté dans 17 provinces) ?

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 15, 2010, 08:55:14 am
A voir .  :'(
.
http://www.youtube.com/watch?v=6rGqZDvRa_U
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mai 15, 2010, 08:59:18 am

L'opinion publique et la presse internationale étaient prises à témoin. Comment aurait il pu ensuite se dérober ?


En envoyant l'armée chargé les manifestant lors d'une opération sans aucun sens?
Echange de tir, explosion de C4, comme il tient la presse dans sa petite main il sait très bien que n'importe qu'elle perte humaine peut facilement être attribué aux camps adverses, lui donnant une légitimité pour annuler les négociations. Il sait aussi qu'il n'y aura jamais aucune enquête sur ces événements.
Bref il a les mains libres pour utiliser la violence, la légitimé et s'en laver les mains au passage. Pourquoi devrait-il négocier?
Il doit avoir un conseiller Israéliens sur ce coup là. A moins que ce soit son amis le premier ministre du Timor qui lui ai prêté son état major?

Je fais de l'humour douteux mais je pense réellement que cette histoire de négociation est une farce depuis le début.

Et puis ce ne serait pas la première fois en Thailande qu'on verrais un premier ministre, arrivé en sauveur, jouer les prolongations en utilisant comme prétexte la stabilité politique du pays. On se rappelle par exemple de Mr. Chulanont arrivée pour 6 mois histoire de "balayer le front de porte", rester 2 ans, le temps d'accorder quelque passe-droit à ces amis et de se faire construire une baraque sur un parc national.

Si notre premier ministre actuel valait réellement mieux que ca, il aurait mener à bien les négociations et ce serait gentiment retirer du pouvoir.

Edit: j'édite pour citer l'article du Monde d'aujourd'hui (http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/05/14/thailande-les-rouges-n-ont-plus-d-autre-solution-que-la-force_1351888_3216.html#ens_id=1266306): ""La Thaïlande est un pays de négociateurs où il est important de parvenir au consensus pour sauver la face". Je rajouterais à cela qu'en Thailande, tout, absolument tout est négociable.
Là ou je ne suis pas d'accord avec le journaliste du monde (qui est assez vague sur le pourquoi de l'échec des négociations) c'est qu'il me parait évident que malgré les jaunes (qu'elle blague), malgré l'armé, il existait une porte de sortie qu'Abhisit à délibérément barricadé. Mais ca personne ne le dira vu que...

Je pose donc la question: pourquoi Abhisit à échoué?


Une chose m'inquiète toutefois : la présence d'anciens communistes, ces experts en endoctrinement, dans les rangs des rouges.


Dans le pays ou je suis né j'ai été élevé la rose à la main (avant qu'elle ne se fane) et dans la famille on était un peu effrayé par ces énergumènes.
Dans les réunions ou allait mes parents entre 68 et 80 y'avait des "expert en endoctrinement" qui se cachait. Ça créait une paranoïa.
J'ai grandi et j'ai retrouvé les mêmes experts, en plus jeunes, dans des manifs qui avait peu à voir avec le "grand soir". Pour sur ca entretenait la paranoïa.
Et puis un jour Tonton à eu une idée géniale: mettre un des ces Trotskistes au gouvernement. Depuis, dans le pays ou je suis né, plus personne n'en parle des experts en endoctrinement...

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 15, 2010, 09:16:13 am
Un peu complexe ton scénario DV8 et qui verse un peu dans la poilitique fiction, les hypothèses peu crédibles et les intentions supposées...

Depuis, dans le pays ou je suis né, plus personne n'en parle des experts en endoctrinement...

L'espèce Trotskiste est heureusement en voie d'extinction, il reste encore un specimen le facteurus besancenus mais il finira assez vite dans du formol.

Dans les choses très sérieuses je vous recommande ce très bon article de Sophie Boisseau du Rocher :Thaïlande "Il y a une anxiété générale qui travaille toute la société"


http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-04-23/interview-une-anxiete-generale-travaille-toute-la-societe-thailandaise/924/0/447464  (http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-04-23/interview-une-anxiete-generale-travaille-toute-la-societe-thailandaise/924/0/447464)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 15, 2010, 09:39:06 am
Je crois qu'il faut rester réaliste, le refus de négociation vient principalement des leaders rouges. La feuille de route était bien partie et le premier ministre aurait eu peu d'opportunité de ne pas respecter sa parole. Et je crois que les leaders rouges le savait très bien et que leurs subites nouvelles exigences supplémentaires incohérentes et irréalisables n'avait que pour seul but de faire capoter le processus de négociations.
On parle des rouges et du gouvernement mais il y a aussi d'autres factions dans l'ombre qui tirent les ficelles et manipulent les pièces de ce grand échiquier. Et le but d'une de ces factions est de créer le chaos et d'obtenir un bain de sang qui ne sont que les premières étapes d'une déstructuration de l'appareil politique thaïlandais actuel.
Pour ce qui est de la manipulation, de la désinformation ou de l'information sélective elles sont pratiquées de toute part.
La vidéo du lynchage des militaires et de l'exécution sommaire d'un de ceux ci est terrible.

En tout cas il y a une chose qui me turlupine : on sait depuis toujours qu'il y a des élections prévues pour dans un an et demi. Elles auraient même pu être avancée à dans six mois si la feuille de réconciliation avait été acceptée. Six ou dix huit mois c'était véritablement l'occasion pour les rouges de structurer un parti, de trouver un leader pour se démarquer de thaksin, de proposer un programme et de gagner des élections démocratiques et reconnues internationalement. Je reste persuadé que tout ce grand barnum n'a pas pour but d'éliminer le premier ministre ou de provoquer des élections très très très anticipées. Non, il y a autre chose, d'autres enjeux qui ne peuvent attendre dix huit ou six mois, mais quels sont ils ?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 15, 2010, 09:46:14 am
Je crois qu'il faut rester réaliste, le refus de négociation vient principalement des leaders rouges. La feuille de route était bien partie et le premier ministre aurait eu peu d'opportunité de ne pas respecter sa parole. Et je crois que les leaders rouges le savait très bien et que leurs subites nouvelles exigences supplémentaires incohérentes et irréalisables n'avait que pour seul but de faire capoter le processus de négociations.

Pas d'accord avec toi Amjolianne. Les jaunes ne voulaient pas entendre parler de compromis avec les "terroristes" rouges et réclamaient même la démission d'Abhisit !

De même ce ne sont pas tous les rouges qui refusaient la négociation mais une frange dûre qui a fini par l'emporter. (Les rouges sont pal mal divisés entre eux).

Pour le reste, d'accord avec ton analyse.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mai 15, 2010, 10:00:34 am
Si ne pas relayer la théorie unique relayer par les seul médias désormais autorisé c'est faire de la politique fiction, alors j'assume.

Alors admettons, ce serait impossible de négocier avec les Rouges.

Passons donc aux intentions supposés:
Comment prouver que ca n'arrange pas les affaires du gouvernement en place? Que ca ne leur permet pas de gagner du temps pour régler leurs petites affaires?
L'auteur que tu cite comme sérieuse le dit elle même:
Aucun parti ne prend ses responsabilités, n'a de programme ou de vision

Par extension: les démocrates ne prenne pas vraiment leurs responsabilités, n'ont pas de programme et encore moins de vision pour leur pays.

Hors des choux dans le genre on en a vu passer auparavant et on sait à quoi ils occupaient leur temps.

Je n'irais pas jusqu'au "tous pourris, lui aussi" mais pour moi il serait temps qu'il prouve qu'il vaut mieux que les autres.
Y compris pour ne pas se griller auprès de ces électeurs d'ailleurs.

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 15, 2010, 10:11:53 am
"Si ne pas relayer la théorie unique relayer par les seul médias désormais autorisé c'est faire de la politique fiction, alors j'assume".

C'est très  bien de ne pas relayer "les seul médias désormais autorisé" mais il est important aussi de rester, autant que faire se peut, "factuel" et de ne pas réécrire l'histoire avant même qu'elle ne soit écrite...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 15, 2010, 10:12:23 am

Pas d'accord avec toi Amjolianne. Les jaunes ne voulait pas entendre parler de compromis avec les "terroristes" rouges et réclamaient même la démission d'Abhisit !


Il est certain qu'il y a toujours des insatisfaits néanmoins ce plan de réconciliation a été accepté par la majorité des politiques qui siègent officiellement, y compris les représentants jaunes. Ce même plan a été également accepté par une part des leaders rouges et tout le monde pensait que l'on se dirigeait rapidement vers une sortie de crise. Le brusque revirement des rouges, leurs nouvelles exigences et la volonté de continuer à occuper indéfiniment le centre de Bangkok n'a vraiment pas facilité les choses pour la suite des événements.

En parlant de manipulation, je viens de lire les journaux en ligne français. C'est véritablement du n'importe quoi... A les lire c'est la guerre civile dans toute la ville. Le chaos où les militaires tirent sur tout ce qui bouge, de préférence des civils désarmés. Va falloir que j'appelle ma Famille pour les rassurer car avec les commentaires débiles des médias internationaux il y a de quoi s'inquiéter à tort
Titre: Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 15, 2010, 10:20:01 am
C'était plutôt une majorité des leaders du PAD et des sympathisants des jaunes, sans compter les officiers jaunes qui étaient contre le plan Abhisit mais peu importe...

C'est vrai que beaucoup de médias en rajoutent, ne se contentent pas  de relater les faits et ont tendance à noircir encore plus une situation déja trés sombre.. Il faut bien faire vendre du papier...

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 15, 2010, 10:28:39 am
Bon, allons y pour un peu de politique fiction, ou plutôt jouons sur les prévisions. Alors, mon pronostique (qui a très peu évolué par rapport à une de mes interventions passées)
- Les manifestants ne sont pas de taille face à l'armée qui va reprendre peu à peu le contrôle du quartier
- Les nombreuses vidéos et photos vont permettre d'arrêter tous les fauteurs de trouble, ceux qui étaient armés, ceux qui lynchaient, brulaient,...
- Les principaux leaders seront également arrêtés et jugés.
- De nombreuses preuves vont apparaitre montrant la néccessaire intervention de l'armée et son état de légitime défense.
- Nouveaux mandats d'arrêts contre thaksin qui continuera son périple mondial de passeports de citoyens d'honneur en conseils économiques dans des pays limitrophes
- Des élections seront organisées pour dans un an et demi
- Le premier ministre a prouvé qu'il était ouvert aux négociations mais qu'il pouvait se montrer ferme et intransigeant quand cela est nécessaire. Il continue les programmes sociaux mis en route, fait des promesses de justice sociale, élimine les adversaires les plus corrompus,... Les gens ont besoin de stabilité, ne veulent plus de violences tel qu'il y a eu à Bangkok aux auxquelles seront désormais associés les rouges, ils votent donc pour le premier ministre qu'il connaisse désormais plutôt que de repartir avec un inconnu car il ne faut pas nier le fait qu'Abbasit est en train de se fabriquer une image qu'il saura sans doute très habillement peaufiner avec le temps
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mai 15, 2010, 12:42:59 pm


Il ne faut pas nier le fait qu'Abhisit est en train de se fabriquer une image qu'il saura sans doute très habillement peaufiner avec le temps


C'est tout à fait cela.

Pour rester factuel donc:

Abhisit accepte la négociation (prenant le rôle du gentil aux yeux des médias)
Abhisit propose une feuille de route (dans un pays ou tout se négocie en secret, c'est une grande première)
Tout le monde se félicite et semble accepter la feuille de route (dans une transparence encore une fois hallucinante pour le pays).
Les négociations échouent, on ne sait pas trop comment, on ne sait pas trop d'où (hop, finit la transparence) puisque :
L'armée tente de reprendre Ratchapong.
Abhisit met donc fin à sa feuille de route, légitimé par la violence des rouges, diffusé depuis 24h sur toute les télés thaïlandaise.

Rester factuel je veux bien, mais lorsqu'il est impossible de trouver aujourd'hui dans le pays une couverture objective des dits faits,
on fait comment?

Ça sent quant même la grosse opération de com de la part du cabinet ministériel.

Habituellement je suis pas conspirationniste mais faut pas prendre les enfants du bon dieux pour des canards sauvages.
Titre: Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 15, 2010, 01:59:08 pm

Les négociations échouent, on ne sait pas trop comment, on ne sait pas trop d'où...


Pour moi il me semblait que cela venait du fait du non-respect de la feuille de route et de l'ajout de nouvelles exigences difficilement acceptables. Il a été de plus dit depuis le début que le non-respect des clauses unitéralement acceptées entrainerait l'annulation des élections anticipées. De plus cette annulation n'a pas pris effet immédiat. Il a été demandé à plusieurs reprises de libérer les quartiers occupés et de respecter la feuille de route avant que le premier ministre montre que le temps de la "reculade", que beaucoup prenaient pour un signe de faiblesse acquis, était fini.

Soyons clair, je ne dis pas que les revendications des rouges, ou du moins une partie, ne sont pas légitimes. Par contre pour ce qui est de la méthode employée pour imposer ses revendications il y a beaucoup à dire et ils prouvent qu'ils ne valent en fin de compte pas mieux que les opposants qu'ils condamnent
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 15, 2010, 05:34:05 pm

Bon, allons y pour un peu de politique fiction, ou plutôt jouons sur les prévisions. Alors, mon pronostique (qui a très peu évolué par rapport à une de mes interventions passées)
- Les manifestants ne sont pas de taille face à l'armée qui va reprendre peu à peu le contrôle du quartier
- Les nombreuses vidéos et photos vont permettre d'arrêter tous les fauteurs de trouble, ceux qui étaient armés, ceux qui lynchaient, brulaient,...
- Les principaux leaders seront également arrêtés et jugés.
- De nombreuses preuves vont apparaitre montrant la néccessaire intervention de l'armée et son état de légitime défense.
- Nouveaux mandats d'arrêts contre thaksin qui continuera son périple mondial de passeports de citoyens d'honneur en conseils économiques dans des pays limitrophes
- Des élections seront organisées pour dans un an et demi
- Le premier ministre a prouvé qu'il était ouvert aux négociations mais qu'il pouvait se montrer ferme et intransigeant quand cela est nécessaire. Il continue les programmes sociaux mis en route, fait des promesses de justice sociale, élimine les adversaires les plus corrompus,... Les gens ont besoin de stabilité, ne veulent plus de violences tel qu'il y a eu à Bangkok aux auxquelles seront désormais associés les rouges, ils votent donc pour le premier ministre qu'il connaisse désormais plutôt que de repartir avec un inconnu car il ne faut pas nier le fait qu'Abbasit est en train de se fabriquer une image qu'il saura sans doute très habillement peaufiner avec le temps



Scénario qui parait raisonnable mais dans un pays où la boussole de la raison est devenue folle....
Titre: Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 15, 2010, 05:53:23 pm


Il ne faut pas nier le fait qu'Abhisit est en train de se fabriquer une image qu'il saura sans doute très habillement peaufiner avec le temps

 

C'est tout à fait cela.

Pour rester factuel donc:

Abhisit accepte la négociation (prenant le rôle du gentil aux yeux des médias)
Abhisit propose une feuille de route (dans un pays ou tout se négocie en secret, c'est une grande première)
Tout le monde se félicite et semble accepter la feuille de route (dans une transparence encore une fois hallucinante pour le pays).
Les négociations échouent, on ne sait pas trop comment, on ne sait pas trop d'où (hop, finit la transparence) puisque :
L'armée tente de reprendre Ratchapong.
Abhisit met donc fin à sa feuille de route, légitimé par la violence des rouges, diffusé depuis 24h sur toute les télés thaïlandaise.

Rester factuel je veux bien, mais lorsqu'il est impossible de trouver aujourd'hui dans le pays une couverture objective des dits faits,
on fait comment?



Si je te comprends bien DV8, tu insinues qu’Abhisit aurait feint de trouver un accord avec les rouges, portant sur l’organisation d’élections au mois de novembre et sur sa feuille de route, pour passer pour un gentil au yeux des médias, et tout en sachant dés le départ qu’il mettrait fin prématurément et par la force à la  recherche de cet accord.
Et bien personnellement je n’y crois pas trop ne serait ce que pour une raison toute  simple : si les rouges l’avaient « pris au mot » c'est-à-dire s’ils avaient saisi cette formidable opportunité de sortir de la crise tout en organisant des élections, et bien Abhisit se serait retrouver le bec dans l’eau… Donc scénario trop fragile, trop risqué…  Non Abhisit a réellement voulu négocier, il a d’ailleurs agi intelligemment pour le faire et sa recherche de compromis a été très largement saluée.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 15, 2010, 06:10:28 pm

Bon, du trou ou je suis actuellement en excursion, difficile de vous répondre longuement...

Je dirai juste que je partage totalement les vues d'Amjolianne...

Je dirai également que la Démocratie ne peut exister que dans le compromis et la discussion !... Les Rouges et les Jaunes, en nous montrant qu'ils étaient incapables de maintenir un quelconque dialogue, viennent de nous prouver que ce pays que nous aimons tant (la Thaïlande) n'était manifestement pas prêt à vivre sous ce régime politique !...

Enfin, je concluerai qu'il faut relativiser (et oui, encore !) car 5 morts, ce n'est rien en ce qui concerne la dimension d'un affrontement urbain (même si c'est beaucoup trop sur le plan humain !)... Les manifestations après les élections de 2007 au Kenya, par exemple, avaient fait 1000 morts !!!

...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 15, 2010, 06:18:30 pm

Je dirai également que la Démocratie ne peut exister que dans le compromis et la discussion !... Les Rouges et les Jaunes en nous montrant qu'ils étaient incapables de maintenir un quelconque dialogue, viennent de nous prouver que ce pays que nous aimons (la Thaïlande) n'était manifestement pas prêt à vivre sous ce régime politique !...


Ce qui hélas revient à dire que l'armée devrait encore pas mal de temps jouer le rôle d'arbitre de la vie politique.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 15, 2010, 08:52:51 pm

A propos du raz le bol général des Thaïs et de l'absence d'insécurité en dehors du quartier occupé par les Rouges, un article intéressant du journal Le Monde...


"Les Bangkokiens sont las, épuisés"


Il y a deux mois, les "chemises rouges" sont descendues de leur bastion du nord-est de la Thaïlande et ont investi le cœur de la capitale, Bangkok, pour faire plier le gouvernement et mettre fin à une société de classe qu'ils estiment injuste. Aujourd'hui, les Thaïlandais se lassent de cette situation qui s'enracine.

"Les Bangkokiens n'ont pas peur", explique Jacques Ivanoff, chercheur à l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine, situé à Bangkok. Mais "ils sont las, épuisés", poursuit Sophie Boisseau du Rocher, chercheuse à l'Asia Centre de Sciences Po. Depuis la mi-mars, le centre de leur ville s'est transformé en campement. "Rien n'est encadré, c'est à la bonne franquette, les 'rouges' mangent sur des réchauds, c'est n'importe quoi", raconte encore Mme Boisseau du Rocher.

Dans un témoignage au Monde.fr, Pierre B., qui habite à Bangkok depuis quatre ans, fait le même constat. "En dehors des revendications des uns ou des autres, les Bangkokiens, en grand majorité, veulent que les 'rouges' partent. Les gens ici sont las de toutes ces histoires. Ils ont déjà leurs soucis quotidiens. Le pays se divise et le sourire des Thaïlandais cache une grande amertume", raconte-t-il.


"LE TRAIN ET LE MÉTRO SONT FERMÉS"

La paralysie du centre de la ville pose en outre des problèmes de transports. Des gens ne peuvent se rendre à leur travail, comme Jean-Paul, qui raconte qu'il a "été invité à cesser le travail a 16 h 30 et à rentrer chez [lui] avant 18 heures, heure à laquelle les transports publics seraient interrompus". Quant à la route, "toutes les artères principales sont coupées, il faut rentrer chez soi en faisant de longs détours". "Le train et le métro sont fermés. Notre avenue, Sathorn Road, est fermée. Un accès très limité est possible en passant un check-point", raconte encore Aurélie C.

Malgré tout, dans la grande majorité des témoignages recueillis, il n'est pas fait état de sentiment d'insécurité. Marine L., en stage à Bangkok depuis six mois, tient à préciser que "personne ne se sent vraiment en danger". "Les zones à risque sont sécurisées, et à moins de vraiment le vouloir, il y a peu de chances pour se retrouver au milieu des protestations violentes", raconte-t-elle.

Amir, de passage à Bangkok, raconte aussi que "à moins de se balader entre les barricades de l'armée et celles des rouges, vous ne risquez pas de vous prendre une balle perdue". "De toute manière on ne vous laisse plus passer contrairement à il y a une semaine. Les rouges vous reconduisent en dehors du secteur et l'armée vous empêche d'y entrer", poursuit-il.


"CES ÉVÉNEMENTS SONT PERÇUS COMME TRÈS LOINTAINS"

Mais, une fois en dehors du centre des événements, c'est comme si tout était normal. Romain B. vit à Bangkok et raconte que "la vie est étonnamment calme en dehors des quartiers concernés, une vie ordinaire, comme si les tracas qui concernent le futur du pays ne les concernaient pas". "De chez moi, poursuit-il, pourtant pas si loin des événements en cours, on n'entend rien, il n'y a pas de fumée... Le marchand de glace passe dans ma rue, les enfants s'amusent, difficile de s'imaginer la situation chaotique à quelques petits kilomètres de là."

Eric D. et Frédéric P. vivent tous deux dans le nord du pays et décrivent ce même sentiment. "Je vis dans la quiétude, il n'y aucun mouvement des chemises rouges ici car ils n'en ont rien a faire de la politique", raconte le premier.

"Plusieurs personnes témoignent qu'on a leur a proposé de l'argent pour aller manifester à Bangkok. Mais, dans la province rurale où je suis, ces événements sont perçus comme très lointains et indécents pour le pays. Les gens commencent à s'agacer de voir une ultra minorité mettre en danger le pays et ternir l'image de la Thaïlande à l'étranger", détaille le second.


http://www.lemonde.fr/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mai 15, 2010, 11:07:56 pm
Non Amjo ce n'est pas exactement ce que j'insinue.
Comme tu n'a demandé de rester factuel et que je suis d'accord sur ce point je vais de toute manière m'arrêter là (je doute que les gens vienne ici pour lire mon avis sur le traitement de la crise).
Je vous trouve quant même bien naïf sur ce point, ce qui contraste pas mal avec la lucidité que vous avez sur les événements politiques en eux-même.
Suis-je le seul à remarquer qu'en plus d'une crise de la démocratie la Thailande souffre aujourd'hui d'un problème d'indépendance des médias?
Problème qui selon moi devient flagrant aux vue des événements actuels.

Edit: pour rester factuel et prouver que je suis pas le seul à être inquiet (désolé c'est en anglais):
la vague actuelle de censure d'internet, mené sous l'état d'urgence, donne aux gouvernement une vaste autorité quant à la censure des médias ainsi que l'immunité pour mener cette censure de manière indiscriminé (...) Si on ajoute à cela le fait que le gouvernement use intensément des média publiques pour disséminer sa propre interprétations des événements, il parait urgent de redonner accès au publique à des médias alternatifs afin que celui-ci puisse vérifier les faits par eux même. (http://en.rsf.org/thailand-thai-netizen-network-s-statement-27-04-2010,37164.html)

C'est de ca dont je parle Amjo.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 15, 2010, 11:30:32 pm
Pour ce qui est des médias je dirais que tu es très limité dans ton jugement... Quelle indépendance ???? Mais il y a belle lurette que je n'y crois plus à cette pseudo "liberté de la presse". Les vraies informations impartiales n'existent plus. Soit, comme tu le dis si bien, certaines sources d'informations sont sous la coupe d'un pouvoir quelconque. Ou alors, et cela se vérifie également avec les événements actuels, la notion d'information a été remplacée par la nécessité de rentabilité. Quand je lis les infos des divers canards on remarque tout de suite cette technique de camelot via des titres accrocheurs, des photos chocs, des superlatifs pompeux et des textes qui sont à mille lieux de la réalité. A lire certains quotidiens c'est toute la ville qui est à feu et à sang, le chaos régnant à chaque coin de rues, les militaires tirant sans discernement sur tout ce qui bouge. Ca c'est vendeur et il suffit de voir les cohortes de journalistes qui ont été dépêché sur les lieux... Plus de reporters et de caméras que dans le sud de la Thaïlande qui compte pourtant plusieurs milliers de morts depuis l'intervention musclée d'une certaine personne
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 16, 2010, 07:22:49 am

Depuis plus de 20 ans, je n'ai jamais connu les médias thaïlandais indépendants... Thaksin, par exemple était le grand champion du controle des médias (il achetait les chaines TV, les journaux, etc...)...

Donc, sur ce point, Rouges ou Jaunes, c'est le même combat...

...

Ce qui est vraiment dramatique à mon avis, c'est que des hommes meurent aujourd'hui (en l'occurence nos braves paysans rouges) parceque des types beaucoup plus malins qu'eux (les leaders rouges) leur ont fait croire qu'ils allaient changer la société thaïe et la rendre plus égalitaire lorsqu'ils seraient au pouvoir...

Or nous savons tous que c'est absolument faux ! Thaksin (dont se réclament les Rouges) lorsqu'il était chef de l'état a pris quelques mesures populistes, mais il n'a rien fait pour changer la société en profondeur, et ni lui ni les autres leaders de son bord ne souhaitent la modifier, puisque ce sont justement ses inégalités qui leur permettent détenir ce pouvoir !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 16, 2010, 07:34:06 am

Affrontements entre «chemises rouges» et l'armée thaïlandaise, dans le centre de Bangkok, le 15 mai 2010


Toute la journée de ce samedi 15 mai, des tirs nourris et des explosions ont continué de résonner dans Bangkok. Dernier bilan : 8 morts et 31 blessés. Selon les services de secours, 24 personnes ont été tuées et au moins 179 blessées depuis jeudi soir 13 mai, date de la reprise des violences. L'armée a annoncé sa volonté d'asphyxier les « chemises rouges », retranchées dans un quartier du centre de Bangkok, en bloquant toute forme d'approvisionnement. Dans une allocution télévisée, samedi, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a exclu de renoncer aux opérations militaires engagées contre les manifestants.

Après une courte période de calme tôt ce matin, les affrontements ont repris en fin de matinée. Dans plusieurs quartiers de la ville des coups de feu et des explosions ont été entendues.
 
Dans le quartier de l'ancien aéroport international Don Muang, les militaires ont placé des pancartes à l'entrée du périmètre, indiquant que tous ceux qui y pénètrent s'exposent à des tirs à balles réelles. Les militaires souhaitent disperser les manifestants d'ici lundi 17 mai, mais rien ne dit qu'ils y parviendront.

Dans le camp de Rajprasong, un petit millier de manifestants « chemises rouges », assis sur des nattes à même le bitume brûlant, écoutent les orateurs qui défilent sur l'estrade en fustigeant la répression brutale par le gouvernement de la nuit dernière.

Nim Somprasong, un manifestant, estime que les militaires ont tiré sans respecter les régles d'engagement : « Je pense que le gouvernement utilise trop la violence, sans aucune justification. Les militaires tirent sans se poser de questions. Ils ne se disent pas que nous sommes aussi des Thaïlandais comme eux. Quand ils nous accusent d'être des terroristes, c'est juste un prétexte pour la répression. Nous n'avons que des bâtons pour nous défendre. Nous n'avons que des bambous affûtés. Mais les militaires utilisent des tireurs d'élite, des fusils automatiques M 16. »

De son côté, l'icône des « chemises rouges », l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, exilé depuis 2008, a demandé via Twitter à ses partisans de négocier une solution avec le gouvernement. Mais il semble que Thaksin ne soit désormais plus à même de décider des orientations d'un mouvement qui le dépasse.


Le pouvoir affirme qu’il ne « reculera pas »

Il n'y aura pas de marche arrière. C'est la substance de la déclaration du Premier ministre sur toutes les chaînes de télévision. Abhisit Vejjajiva a, semble t il, définitivement fermé la porte aux négociations. Pour lui, il n'y a qu'un moyen qui puisse rétablir le calme et la normalité : l'arrêt des manifestations.

Entamées il y a deux mois, celles-ci paralysent une grande partie du centre de la capitale, mondialement célèbre pour ses embouteillages. Il a longuement expliqué pourquoi il a demandé aux militaires de faire le siège du camp des « chemises rouges » établi dans le quartier commercial de Rajprasong.

En coupant l'approvisionnement en eau, en électricité et en nourriture, le Premier ministre dit espérer que la plupart des manifestants rentreront chez eux. Ce qui permettra de minimiser le nombre de victimes, quand l'armée lancera son opération de dispersion.

Ces déclarations n'ont pas apaisé les « chemises rouges ». Des affrontements se poursuivent dans plusieurs quartiers : des manifestants harcèlent les militaires à coup de lance-pierres et parfois de grenades. Les soldats ripostent en tirant des balles en caoutchouc et des balles réelles.
 

Dans le centre-ville, les militaires continuent d'assiéger les manifestants  

Dans le camp des « chemises rouges », situé sur un carrefour stratégique de la capitale, le nombre des manifestants a fortement diminué. Les militaires bloquent les accès et interdisent l'entrée à tout véhicule. Ce blocus qui dure depuis jeudi 13 mai commence à inquiéter certains leaders du mouvement anti-gouvernemental, comme Kopkeo Pikulthong. « Un problème sérieux est que les militaires bloquent l'approvisionnement en nourriture et l'approvisionnement en carburant pour les générateurs. Nous sommes forcés de répartir l'approvisionnement en petites quantités et d'essayer de le faire apporter ici par moto ».

Kopkeo pense que les manifestants peuvent tenir ainsi plusieurs semaines. Certaines des « chemises rouges » bivouaquent dans le centre-ville depuis maintenant deux mois. Et, généralement, elles ont l'habitude de vivre à la dure, comme le dit un manifestant, originaire de Khorat, dans le Nord Est. « Les gens de la campagne, ils vivent près de la nature. Ils savent ce que c'est que de ne pas avoir d'approvisionnement en eau. Ils ont l'habitude de la vie difficile. Pour la nourriture, il n'y a pas de problème. Nous mangeons ce que nous avons. Certains mangent deux fois et peuvent tenir toute la journée. Moi, par exemple, aujourd'hui j'ai mangé une soupe de riz ce matin et rien d'autre jusqu'à maintenant ».

Cette ténacité des «chemises rouges» pourrait faire traîner le blocus en longueur. A moins que les militaires ne se décident à donner l'assaut au camp.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 16, 2010, 09:17:32 am

(je doute que les gens vienne ici pour lire mon avis sur le traitement de la crise).


Mais si cher ami !

Tu as remarqué que dans cette rubrique du forum nous sommes entre gentlemen (et gentlewoman puisqu'il ne faut surtout pas oublier notre amie Line) et que la polémique n'a pas vraiment sa place. Nous avons parfois des avis divergents mais l'échange d'idées se fait sans agressivité et de manière argumentée (ce qui extrêmement rare comparé à d'autres forums que je ne citerai pas).

Nous ne sommes absolument pas ici dans la pensée unique et ta contribution est donc toujours la bienvenue.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 16, 2010, 10:41:03 am
Citer

Or nous savons tous que c'est absolument faux ! Thaksin (dont se réclament les Rouges) lorsqu'il était chef de l'état a pris quelques mesures populistes, mais il n'a rien fait pour changer la société en profondeur, et ni lui ni les autres leaders de son bord ne souhaitent la modifier, puisque ce sont justement ses inégalités qui leur permettent détenir ce pouvoir !


Exact Manu , tu ne pouvais mieux expliquer .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 16, 2010, 10:59:10 am
Petite précision: les rouges comme vous le savez sont divisés et ils sont loin d'être tous pro-Thaksin.

Celà m'amène à une réflexion personnelle, si un leader populaire ( hors Thaksin bien sûr, c'est à dire un type honnête) accédait au pouvoir à l'issue des prochaines élections de 2011, et s'engageait dans une politique de réformes profondes allant dans le sens de plus de justice sociale et de partage plus équitable des richesses ce serait sans doute une voix d'apaisement et de réconciliation pour le pays. (En tous cas ça laisserait le champ moins libre aux extrêmisres rouges).

Ce leader populaire on se fiche bien sûr de sa couleur mais je crains qu'il n' y en ait pas beaucoup dans les rangs des "élites" jaunes conservatrices.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 16, 2010, 03:21:14 pm
Un enfant de 10 ans tué par balle , bien bien triste tout cela qu'est ce que ce gosse faisait là .
.
(http://img641.imageshack.us/img641/2839/gallery327108619838.jpg) (http://img641.imageshack.us/i/gallery327108619838.jpg/)

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Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 16, 2010, 06:07:43 pm

(je doute que les gens vienne ici pour lire mon avis sur le traitement de la crise).


Comme dit Knom, DV8, tous les vais nous intéressent... Il est normal que nous n'ayons pas tous la même lecture de la crise que traverse actuellement la Thaïlande car nos expériences personnelles, nos âges, etc., diffèrent... Néanmoins, je crois que nous sommes tous d'accord sur l'essentiel !...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le mai 17, 2010, 12:57:10 am
Un enfant de 10 ans tué par balle , bien bien triste tout cela qu'est ce que ce gosse faisait là.

(http://img641.imageshack.us/img641/2839/gallery327108619838.jpg) (http://img641.imageshack.us/i/gallery327108619838.jpg/)

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les chemises rouges sont présents en famille et dans les gens encerclés par l'armée il y a encore beaucoup d'enfants ........malheureusement les balles sont aveugles ......
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Pierre le mai 17, 2010, 05:54:54 am
Bonjour,
En Issan et particulièrement à Ubon, ça bouge...
http://picasaweb.google.com/117462688494502992263/AngerInUbon?feat=directlink#
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: letirailleur le mai 17, 2010, 06:51:26 am
Pierre, une rectification: Ce n'est pas Udon mais a priori Ubon
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Pierre le mai 17, 2010, 07:44:11 am
Oui, excuses moi, je viens de rectifier.
Merci
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 17, 2010, 09:44:46 am
1- Dans une telle situation de blocage une médiation de l'ONU serait sans doute très utile.

Abhisit s'y oppose...

2ème chose - Un général pro-rouge abattu, des civils tués, une femme tuée, un enfant de 10 ans tué... l'effet "victime" est actuellement du côté des protestataires, d'autant plus que dans l'autre camp il n'y a pas à ma connaissance, en lisant la presse, de soldats tués, lors des récents évènements. Un élément qui pourrait contribuer à l'extension du conflit.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 17, 2010, 12:34:13 pm
Pour l'instant je serais plutôt tenté de dire que les journaux sont sur influence, l'influence de la rentabilité...
Il reste néanmoins clair qu'il serait temps que le gouvernement se rende compte de la nécessité d'une communication efficace car pour le moment ce sont les rouges qui en tirent le meilleur parti. Mais bon, il faut dire aussi qu'ils disposent des personnes manipulables à souhait pour alimenter les futurs gros titres de leur cause qu'ils veulent marthyriser.
Les femmes et les enfants qui restent dans le quartier des rouges sont persuadés (ou ont plutôt été persuadé) qu'ils seront abattus par l'armée dès qu'ils sortiront de l'enceinte "protectrice" du parc de Lumpini. Les leaders rouges vont même jusqu'à dire qu'il faut retirer tous les tee shirt vermillon car les militaires tirent à vue sur ceux ci... Quelques journalistes ont proposé de servir d'escorte pour sortir de l'enclave les femmes et les enfants qui le désireraient. Les leaders ont systématiquement refusé de diffuser cette proposition aux micros. Je ne pense pas qu'aient envie de se débarrasser de ces boucliers humains qui sont, à mon avis, la raison principale pour laquelle l'armée n'a pas encore pu lancer son assaut finale. De plus, et l'actualité nous le prouve malheureusement, avoir autant d'innocents à disposition c'est augmenter les chances d'un accident (la mort d'un gamin de dix ans) qui pourra influencer favorablement la cause.
Sinon, le général rouge vient de mourir des suites de sa blessure à la tête.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 17, 2010, 02:54:46 pm
Quel courage , quel honte , de se servir de son bébé en bouclier humain , le bébé pleure après une explosion près de là , une honte pour ce père irresponsable  . Vu sur : http://www.thaivisa.com/forum/Bangkok-Red-Shirt-Rally-Live-Mond-t365969.html&st=50 .
Voir la vidéo aussi d'un bambin en première ligne . http://www.youtube.com/watch?v=qjT7ZKkq5yQ
.
(http://img202.imageshack.us/img202/847/bbpleure.jpg) (http://img202.imageshack.us/i/bbpleure.jpg/)

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Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 17, 2010, 04:08:45 pm

Quel courage , quel honte , de se servir de son bébé en bouclier humain , le bébé pleure après une explosion près de là , une honte pour ce père irresponsable.


Tout à fait Malco, cela renforce encore mon sentiment que les paysans qui constituent le gros des forces rouges sont bel et bien des irresponsables !...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Bip Bip le mai 17, 2010, 06:29:04 pm

Quel courage , quel honte , de se servir de son bébé en bouclier humain , le bébé pleure après une explosion près de là , une honte pour ce père irresponsable  . Vu sur : http://www.thaivisa.com/forum/Bangkok-Red-Shirt-Rally-Live-Mond-t365969.html&st=50 .
Voir la vidéo aussi d'un bambin en première ligne . http://www.youtube.com/watch?v=qjT7ZKkq5yQ
.
(http://img202.imageshack.us/img202/847/bbpleure.jpg) (http://img202.imageshack.us/i/bbpleure.jpg/)

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Il est fou cet homme ! Quelle honte !   >:(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: missmanta le mai 17, 2010, 07:31:35 pm
Bonjour à tous!
Je ne me permettrai pas d'intervenir sur ce triste sujet car depuis la France je crains fort que mon avis soit tronqué par la presse et la télé...c'est pour cette raison d'ailleurs que je préfère vous lire!
Ce matin le 20mn a lancé un sondage suite à la publication d'un article...
http://www.20minutes.fr/article/404816/Monde-Les-voyages-a-destination-de-Bangkok-vivement-deconseilles.php
Voilà où nous en sommes sur l'information quant aux conflits et je pense que les conséquences économiques à venir seront encore lourdes en adoptant ce genre de message!
Info ou intox lorsqu'on lit que l'aéroport va être touché? Ou bien ces journalistes ne savent pas qu'il y a 2 aéroports à Bangkok et font un amalgame???? J'ironise mais l'on peut tout supposer...
En tt cas merci à vous tous d'éclaircir quelques situations et de partager vos avis afin que chacun puisse comprendre... ce forum permet aussi de rassurer les miens car étant sur le départ pour 10 semaines, la presse française ne contribue qu'a faire craindre le pire!!! Et non, je n'annulerai pas mon départ mais comprend que les familles, les amis de ceux qui vivent  ou voyagent actuellement en Thailande soient dans l'inquiétude...   
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 17, 2010, 09:05:27 pm

Bonjour à vous tous mes amis du forum   :)


bon... une bonne fois pour toutes (mises à part les points stratégiques particulièrement dramatiques et déplorables vécus à BANGKOK et vivement alimentés par les médias...), je vous donne des nouvelles non frelatées des campagnes du Nord de la Thaïlande...

Après une huitaine de jours passés à CM, je me trouve dans le Nord/Nord/Ouest du pays (boucle tout de même de 700 km...) et personne, mais personne ne se préoccupe des évènements qui se passent à Bangkok...

Je suis à la moitié de mon séjour et je n'ai jamais croisé, ni un Rouge, ni un Jaune... enfin rien, mais rien...

Les seuls problèmes qu'ont les gens dans cette région, sont les problèmes de manque d'eau et par conséquence, ce qui en découlera éventuellement :  les problèmes de nourriture... et tout la journée, sous une chaleur torride cette année, ils n'attendent que la pluie... :'(

Je repars demain à CM pour queqlues jours et ensuite, en route pour d'autres "cieux"...   :smile


A+


P.S. Mon 1er arrêt à  l'aller a été PAI pour manger et voir si rien n'avait changé depuis 6 ans que j'y étais allée (endroit que je n'apprécie toujours pas...) et je peux vous assurer que "la vie est toujours aussi belle pour certains..."   RAS...



Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: cib le mai 17, 2010, 10:06:02 pm
Bon, quand même, on voit des Rouges à Chiang Mai. Pas trop agités, certes, mais visibles tout de même!

Cela dit, il était dit dans le Bangkok Post ce matin que deux bombes artisanales ont explosé la nuit passée.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 17, 2010, 10:12:12 pm

ah bon... tu habites à CM, cib ?

Pas vu les 8 premiers jours mais promis, je t'en parle demain soir...   :smile
Titre: Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le mai 18, 2010, 01:01:49 am

Quel courage , quel honte , de se servir de son bébé en bouclier humain , le bébé pleure après une explosion près de là , une honte pour ce père irresponsable.


Tout à fait Malco, cela renforce encore mon sentiment que les paysans qui constituent le gros des forces rouges sont bel et bien des irresponsables !...


il arrive parfois dans la vie d'un homme de  n'avoir plus rien à perdre ......pour avoir vu de l'intérieur la misère humaine (Madagascar , Viet Nâm ou Cambodge ) je peux comprendre les réactions de ces gens ..quand on a plus rien à perdre oui on peut être irresponsable .....et puis qui sommes nous , nous qui ne manquons de rien pour juger des gens qui n'ont rien ?
ici ce qui inquiète le plus nos compatriotes c'est de savoir si les plages seront accessible cet été.....ou si patpong est toujours en service ....
et l'armée face à des femmes et des enfants ....n'est ce pas aussi irresponsable ?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 18, 2010, 01:21:17 am
Oui je te comprends très bien Rudy , mais voilà l'image qui fait mal aux chemises rouges  : voir là >> http://observers.france24.com//fr/content/20100517-chemises-rouges-enfant-bouclier-humain-thailande-video-youtube .
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: cib le mai 18, 2010, 07:16:04 am

ah bon... tu habites à CM, cib ?

Pas vu les 8 premiers jours mais promis, je t'en parle demain soir...   :smile[/size]


Oui, et il faut dire que j'étais dans le coin du wat pra singh par hasard dimanche aussi..(leur quartier général). Mais on voit quand même régulièrement passer des voitures et des songtaews avec des drapeaux rouges.

Sur le forum de thaivisa, des gens rapportent des manifestations aussi (le consulat US aussi) et qu'un bus militaire aurait brûlé vers SanKampang (je ne peux pas confirmer, les articles sont en thai)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mai 18, 2010, 08:18:18 am
Vous avez lu les commentaires de france 24? Ça vaut son pesant de cacahuètes:

Citer

Les télévisions thaïlandaises pro-gouvernementales l'ont notamment passée pour montrer que les chemises rouges sont prêtes à tout pour prendre le pouvoir, même à sacrifier leurs enfants.


Il l'avoue eux même, c'est donc de la propagande gouvernementale. Propagande relayer par France 24 histoire de faire des sous-sous...

Citer

Nous publierons demain un témoignage plus complet de Freakingcat, un journaliste citoyen qui s'immisce parmi les chemises rouges pour prendre des photos au plus près des clashs


Un journaliste-citoyen? De qui se moque t'on? Ca veut dire quoi?

Il fut un temps ou les journaliste de terrains portait des noms (et pas des surnoms débile) et tachait de garder leur objectivité derrière leur caméra même aux milieux des barricades.

En regardant les commentaires sous la vidéo ne vient cette remarque: avant de commenter ce genre de vidéos il faudrait que les citoyens français milite pour le retrait de la marseillaise du couplet des enfants, histoire de rester cohérent.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 18, 2010, 10:10:39 am

Je confirme ce que dit Line...

- J'habite Chiang Mai ou tout est parfaitement calme... La seule trace des rouges, ce sont quelques chiffons rouges accrochés aux antennes de quelques taxis...

- Depuis un mois, je suis en vacances et j'ai parcouru une bonne partie de la Thaïlande... Dans le Nord (Tiangle d'or + région Pai-Mae Hong Son) personne ne s'intéresse aux problèmes de Bangkok et la seule préoccupation est la sécheresse qui perdurent (j'en parlais encore hier avec des habitants de Soppong !)...

- Dans le sud (les îles) où j'étais il y a 15 jours, calme parfait également... Les touristes passent d'excellentes vacances avec le temps magnifique qui règne en ce moment...

- J'ai même traversé l'Isan il y a 3 semaines... Undonthani, Kalassin, etc... étaient calmes et je n'y ai pas vu de rouge... Apparemment, le seul coin de l'Isan ou les Rouges donnent de la voix et l'est de la région (Ubon Ratchatani) mais vu qu'il n'y a jamais aucun touriste là bas, ça ne pose pas vraiment un problème...

- Enfin, je suis passé à Bangkok lors de ma connection sud-nord... A part le quartier bloqué par les Rouges, la ville (qui est immense, je le rappelle) était calme... Le quartier où je séjournais près de la rivière était tout à fait normal...

Voilà le compte-rendu d'une personne qui est sur place !

 :)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 18, 2010, 10:17:33 am
Merci de ce compte rendu Manu . Mieux vaut se fier à des personnes vivant sur place que de lire les articles des médias qui toujours à leur habitude veulent faire sensation dans leurs articles .  8)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 18, 2010, 02:59:33 pm
Il fait relativement calme à Bangkok on dirait. Il y a évidemment les provocations quotidiennes mais les affrontements semblent en "stand by". J'ai l'impression que cela négocie ferme dans l'ombre, les leaders rouges cherchant probablement à obtenir par tous les moyens une sorte d'immunité. Finies les négociations en direct où l'on roule des mécaniques en voulant donner des leçons de démocratie, les négociations en face à face parce que l'on a pas de secret pour les partisans vermillons. Tout semble désormais se passer dans l'ombre pour trouver une solution "respectable" pour chacun. Les leaders rouges savent qu'ils sont hors la loi et le gouvernement sait qu'une attaque en force entrainerait des dommages collatéraux nuisible pour son image et son avenir. Ces femmes et ces enfant sont les derniers atouts des leaders rouges. Ces otages inconscients  sont instrumentalisés depuis plusieurs jours. On les voit de plus en plus à la télévision et sur des photos circulant sur le net. De son côté le gouvernement commence à diffuser des images de manifestants armés de fusils mitrailleurs et de lance grenades, et s'en servant contre les forces armées. Gageons que ces "terroristes" vont servir idéalement les deux camps, le gouvernement pour justifier sa détermination et les rouges pour dire que c'était des éléments incontrôlables qui ont détérioré l'essence même de leur mouvement pacifiste. Après le bal des menteurs et des manipulateurs place à la valse des faux culs

Titre: Re : Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 18, 2010, 05:17:10 pm


il arrive parfois dans la vie d'un homme de  n'avoir plus rien à perdre ......pour avoir vu de l'intérieur la misère humaine (Madagascar , Viet Nâm ou Cambodge ) je peux comprendre les réactions de ces gens ..quand on a plus rien à perdre oui on peut être irresponsable .....et puis qui sommes nous , nous qui ne manquons de rien pour juger des gens qui n'ont rien ?
ici ce qui inquiète le plus nos compatriotes c'est de savoir si les plages seront accessible cet été.....ou si patpong est toujours en service ....
et l'armée face à des femmes et des enfants ....n'est ce pas aussi irresponsable ?



Rudy, tu passes par des racourcis qui hélas ne reflètent pas la réalité des choses...

1/ Les gens qui constituent les forces rouges sont très loin de n'avoir rien à perdre... La Thaïlande n'est ni Madagascar, ni la Somalie, ni Haïti... Ici, un chao na (paysan des rizières) possède une voiture ou une moto, une télévision, un ou deux téléphones portables, et surtout il mange largement à sa faim !...

2/ L'armée ne tirent pas sur des femmes et des enfants !... Les rouges ont tiré à l'arme de guerre (M16) et au pistolet sur les soldats et ces derniers ont riposté, ce qui est tout à fait normal !... Le métier d'un soldat n'est pas de se faire tirer dessus sans réagir !
De plus, n'oublie pas que l'Armée thaïlandaise n'est pas professionnelle. Elle est constituée de conscrits venant des campagnes et qui n'ont vraiment pas envie de tirer sur leurs frères !...
En ce moment à la télévision thaïlandaise passe une vidéo où l'on voit deux soldats thaïs descendus de leur camion par une foule de rouges. Ces derniers leur prennent leurs armes (les militaires n'ont pas tiré !) puis les massacre à coup de baton et de poing, les laissant entre la vie et la mort !... Bref, les agresseurs ne sont pas forcemment qui l'on croit !

Arrêtons une fois pour toute d'être manichéens et de voir les gentils paysans avec leur femmes et enfants d'un coté et les méchants soldats de l'autre... L'affaire est beaucoup plus complexe que cela...
La seule chose certaine,c'est que le millier de Rouges encore encerclé dans Bangkok a eu mainte fois l'occasion de cesser le combat et qu'ils n'ont jamais accepté cette option. La Démocratie passe pas le compromis et la discussion or les leaders rouges ont toujours refusé ces deux procédés !

...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 18, 2010, 06:15:23 pm
Il est malheureux que les rouges n'aient aucun leader charismatique intelligent qui aurait pu briller et proposer lors des débats télévisés. C'était une opportunité politique énorme d'un dialogue ouvert et démocratique, une occasion unique de briller, de rassembler et de proposer en vue des élections qui pouvaient s'annoncer très proches. A la place de cela on a eu droit à des béotiens se pavanant d'une illusoire puissance, strictement cantonnés à des revendications prioritaires inutiles et ayant pour mentor un homme politique déchu et corrompu ou encore un général extrémiste. Mais la chance était présente car après cet échec télévisé voilà que s'offre une deuxième opportunité sous forme d'élections anticipées et d'un plan de réconciliation national. Certains pourraient croire que les leaders rouges allaient sauter sur cette seconde chance... Et bien non, retournement de veste, nouvelles revendications farfelues et durcissement du mouvement avec les conséquences que nous connaissons actuellement.
Je pense que ce mouvement rouge a été initié par l'ancien premier ministre déchu mais qu'il en a perdu totalement le contrôle. Le problème est qu'il y a mis à sa tête un certain nombre de "personnalités" que nous qualifierons, par charité, "d'intellectuellement limitées".
Sinon, je ne me fais guère d'illusion, tout ceci n'est qu'un jeu de pouvoirs. Rouge, vert ou jaune, quelle que soit la couleur des futurs gouvernements, la vie suivra toujours son cours dans les régions rurales où, comme le dit si justement Manu, la vie est loin d'être aussi terrible que certains peuvent l'imaginer. J'ai la chance de vivre dans un bled et croyez moi que cela n'a rien à voir avec ce que certains décrivent. Quand on aborde les événements de Bangkok les gens zappent aussitôt. Qu'est ce que cela va changer pour eux ? Des élections anticipées ? oui, bien sûr, avec plaisir car c'est l'occasion de toucher 500 bahts de l'un ou l'autre. Pour le reste, quel que soit le gouvernement, les choses suivent leur cours. Les manifestant de Bangkok, qu'est ce qu'ils en pensent ? Rien... Ha si, ils touchent 1.000 bahts par jour. Un mort, mille morts, gouvernement rouge, multicolore ou autre, ici la vie suit son rythme séculaire dicté par les saisons et les récoltes, les fêtes de village, les mariages et les crémations, les festivals divers et les cérémonies religieuses, les emplettes sur le marché, les commérages et les cancans, la comédie burlesque de la 7 et le feuilleton à l'eau de rose de la 3, la préparation des rizières, les jeux clandestins et les paris sur les combats de coq sans oublier au passage les sempiternels rêves d'un gain à la loterie après une étude approfondie des chiffres disponibles en fonctions des rêves prémonitoires de la grand mère ou des signes perçus dans la cire de bougie figée dans l'eau. Alors vous pensez bien, Bangkok, pffffff, c'est un autre monde
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 18, 2010, 06:36:25 pm

Texte d'une grande puissance et d'une grande véracité, Amjo...  :clap  Je partage ton avis !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 18, 2010, 06:43:17 pm

Je me permets de citer le texte précis de Olivier Languepin... Tout y est dit (j'aimerai seulement partager son optimisme quant aux répercutions économiques...)!


La Thaïlande prise en otage...


Un général abattu en plein centre de Bangkok par un sniper, un quartier entier assiégé par l’armée, des ambassades fermées qui conseillent à leurs ressortissants d’éviter de voyager ou de se déplacer, des journalistes qui travaillent en gilet pare balles : certains quartiers de Bangkok ont un petit air de Bosnie dans les années 90 ces derniers jours.

Peu importe que les troubles soient désormais circonscrits à un quartier de Bangkok dont la surface ne dépasse pas quelques kilomètres carrés, et ne concerne plus que quelques milliers d’irréductibles : le prisme médiatique a renvoyé dans le monde entier l’image d’un pays déchiré par un conflit violent et apparemment sans issue.

L’exécution du général rebelle “Sae Deng” par des tireurs d’élite pourrait paradoxalement rendre une sortie de crise négociée plus facile, car elle affaiblit considérablement la fraction extrémiste et pro-communiste des chemises rouges. Cette fraction a torpillé les négociations autour du plan de réconciliation du gouvernement, d’abord  en temporisant l’évacuation du quartier retranché de Radjprasong, puis en rajoutant sans cesse de nouvelles conditions absurdes et matériellement impossibles à satisfaire dans un délai raisonnable.

Les dirigeants de l’UDD (dont les plus avisés ont déjà rompu avec leur organisation comme Veera Musikhapong ) ont sciemment fait échouer un plan de sortie de crise qui aurait aboutit à une solution pacifique et à des élections.

Davantage que le mépris qu’ils ont pour leur pays, ils ont démontré le mépris qu’ils ont pour les gens qu’ils sont censés représenter, mettant en danger la vie de milliers de personnes innocentes, maintenant prises au piège.

Tous les thailandais sont depuis des mois, otages d’une situation que pour la plupart ils n’ont pas voulu, quelquesoit la couleur de leur chemise. Mais les conséquences économiques, même si elles sont à prendre au sérieux, pourront être surmontées à long terme. Les grands projets d’investissement ne sont pas remis en question, comme ceux des industriels de l’automobile, et de la production de composants informatiques.

En revanche les vies perdues, ou gâchées pour toujours pas des blessures graves, sont perdues pour toujours. La direction actuelle de l’UDD a maintenant fait preuve de sa totale incompétence : sa seule véritable ligne de conduite est la démagogie dans ce qu’elle a de plus lamentable. Une attitude irresponsable à l’égard de ceux qui les suivent, dont les intentions sont sincères, et qui défendent des revendications légitimes.

Les responsables politiques de l’UDD sont maintenant au bout du rouleau, ayant constamment joué sur tous les tableaux : professant la non violence et la défense de la démocratie contre la dictature, tout en abritant des terroristes parmi eux utilisant des civils comme bouclier humain.

Sans rire, les dirigeants de l’UDD utilisent la stratégie du Hamas tout en arborant des tee shirts de Gandhi.

Leurs sbires ont fait feu à balles réelles sur des militaires qui ont riposté, provoquant des morts innocents qui étaient venus manifester pacifiquement pour la plupart, et ils réclament maintenant l’inculpation du vice Premier ministre pour militer contre le “double standard” dans la justice.  
Avant de réclamer la fin du “double standard” il serait peut être bon de mettre fin au double langage et à la manipulation. Mais qu’attendre de dirigeants qui ont commencé leur mobilisation en diffusant en boucle des enregistrements truqués du Premier ministre appelant à la violence dans la répression ?

Dans quel pays au monde autorise t’on une manifestation de six semaines en plein centre de la capitale, encadrée par une milice armée de lance grenades, et de fusils d’assaut ? S’il s’agit d’une dictature sanguinaire, comme la propagande de l’UDD décrit quotidiennement le gouvernement d’Abhisit, alors je souhaite à beaucoup de pays dans le monde de vivre avec ce genre de dictature comme forme de gouvernement.

Les dictateurs ne sont pas toujours là où on les attends, et les clowns tristes qui ont pris la direction de  l’UDD et imposé une  ”ligne dure”, doivent maintenant faire face à la réalité. La Thailande n’est pas une dictature sanglante, ni la Russie des années 20. Abhisit n’est pas Pinochet même s’il na pas été élu directement par le suffrage universel.

Jatuporn n’a pas l’envergure d’un Lénine, ni Sae Deng celle d’un Trotsky. La surenchère verbale et la démagogie ne peuvent pas éternellement tenir lieu de programme politique, et il est un peu tard pour remballer le beret du Che et le remplacer par un baton de pélerin. Il est maintenant temps pour les responsables de l’UDD d’envisager une reddition pure et simple et sans conditions farfelues, comme ils s’étaient d’ailleurs engagé à le faire pour le 15 mai.

L’heure des comptes a sonné et les dirigeants des “chemises rouges” peuvent encore quitter la scène la tête haute sans se transformer eux mêmes en dictateurs, et sans imposer à une foule innocente d’autres sacrifices inutiles et la poursuite d’une partie perdue d’avance.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 18, 2010, 06:56:53 pm

Dernière heure...


Les «chemises rouges» proposeraient un cessez-le-feu !  


Les manifestants antigouvernementaux ont refusé d’évacuer leur camp retranché au centre de Bangkok comme leur avait ordonné les autorités. Mais ils ont tout de même fait un pas vers le dialogue alors qu’il avait été totalement interrompu ces derniers jours.

Ce lundi 17 mai, l’un des chefs des « chemises rouges », Nattawut Saikar, aurait appelé un conseil du Premier ministre Abhisit Vejjajiva pour proposer un cessez-le-feu.


L'information émane du secrétariat général du Premier ministre : les « chemises rouges » seraient prêtes à cesser les actions en ville contre les forces de sécurité, si ordre est donné aux soldats de ne plus tirer.

C'est un pas très mesuré que font ainsi les manifestants, il va dans le sens d'un appel au dialogue formulé par l'ancien Premier ministre Taksin Shinawtra en exil. Il ne s'agit pas pour eux de quitter le quartier de Ratchaprasong. Plus qu'une trêve, c'est un geste tactique de la part des « chemises rouges ».

En guise de réponse, le secrétaire général du Premier ministre affirme que si les chefs des « chemises rouges » acceptaient de cantonner leurs forces dans ce quartier de Rajaprasong, alors bien évidemment les soldats cesseraient les tirs. Il fait remarquer par ailleurs que l'armée n'a pas envahi le site occupé par les chemises rouges.

L'étau s'est resserré, mais l'ultimatum a expiré et l'offensive tant redoutée n'a pas eu lieu, un délai supplémentaire a été accordé aux manifestants pour permettre l'évacuation des femmes et des enfants de cette zone. Il y a dans ce périmètre central de Bangkok, non seulement des manifestants mais aussi des habitants qui commencent à pâtir sévèrement de la situation: l'électricité est coupée, l'approvisionnement du quartier de plus en plus restreint.


Source: RFI
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 18, 2010, 07:45:47 pm

Je me permets de citer le texte précis de Olivier Languepin...


Clair, net et concis, j'aimerais pouvoir écrire comme lui.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: silas le mai 19, 2010, 02:55:45 am
Bangkok: le pouvoir exclut toute négociation avant une dispersion des "rouges"

De Anusak KONGLANG (AFP) – Il y a 15 heures

BANGKOK — Le pouvoir thaïlandais a rejeté mardi les appels répétés au cessez-le-feu des "chemises rouges" et exclu toute forme de négociation avant que les manifestants ne quittent Bangkok où les affrontements ont baissé d'intensité après quatre jours de guérilla urbaine.

Des colonnes de fumée noire dans le ciel de la capitale ont témoigné d'une tension persistante. Mais aucune confrontation majeure n'a été constatée autour du quartier contrôlé par les opposants après des violences qui ont fait 39 morts et près de 300 blessés.

Cette accalmie dans la rue n'a pourtant été accompagnée d'aucun apaisement dans les discours du pouvoir.

"La situation pourra être réglée et nous pourrons aboutir à des négociations lorsque les manifestants se disperseront", a prévenu Satit Wonghnongtaey, ministre auprès du Premier ministre.

Les "chemises rouges" avaient auparavant accepté une proposition du président du Sénat thaïlandais, Prasobsuk Boondej, de servir de médiateur en cas de négociations.

"Le Premier ministre (Abhisit Vejjajiva) adhère toujours au principe des négociations mais, par deux fois, elles ont échoué à cause de l'ingérence de personnes à l'étranger", a répondu sèchement Satit, accusant implicitement l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, icône de nombreux manifestants et soupçonné par le pouvoir de mettre de l'huile sur le feu.

Les discussions sont rompues depuis jeudi dernier lorsque le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a annulé sa proposition d'organiser des élections anticipées à la mi-novembre, exaspéré par les exigences sans cesse plus élevées des "rouges".

Les deux camps doivent "mettre de côté leur fierté et la politique pour le bien du peuple thaïlandais", a exhorté Navi Pillay, Haut Commissaire pour les droits de l'Homme de l'ONU.

Le vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban a rejeté l'hypothèse d'un cessez-le-feu réclamé par les "rouges". C'est "un non sens", a-t-il affirmé, ajoutant que "les responsables de la sécurité ne tirent pas sur les civils". "Ceux qui tirent sont des terroristes".

De nombreux incidents ont pourtant opposé des manifestants armés de frondes, de cocktails Molotov et de pétards, à des militaires autorisés à faire usage de balles réelles, a constaté l'AFP.

Amnesty International a d'ailleurs accusé des militaires d'avoir "tiré à balles réelles sur des personnes (...) qui ne représentaient aucun danger pour les soldats ou pour les autres".

Le pouvoir a estimé à plus de 2.000 le nombre de manifestants actifs à l'extérieur du camp, et environ 5.000 ceux qui ont ignoré lundi l'ordre de partir.

Les opérations pour évacuer le quartier "vont continuer" mais "l'opinion doit être patiente car elles prendront du temps", a averti le porte-parole du gouvernement, Panitan Wattanayagorn. "Les autorités vont essayer d'éviter la confrontation" et de "minimiser" d'éventuelles pertes humaines, selon lui.

La police a annoncé son intention d'interpeller cinq chefs "rouges" s'ils sortaient du camp. Le pouvoir a également interdit de transactions financières 37 individus et sociétés, soupçonnés de financer le mouvement.

La crise perturbe de plus en plus la vie quotidienne des 12 millions d'habitants de la capitale, désormais invités à rester chez eux jusqu'à la fin de la semaine, déclarée fériée. Les écoles publiques et les administrations vont rester fermées.

Depuis le début de la crise à la mi-mars, 68 personnes ont été tuées et environ 1.700 blessées.

Tous les morts sont des civils à l'exception d'un soldat et d'un général rebelle, Khattiya Sawasdipol, décédé lundi après avoir reçu une balle en pleine tête.

Les manifestants, qui ont délaissé leurs chemises rouges distinctives pour ne plus être aisément repérés, portent désormais un brassard noir en hommage aux victimes.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés. Plus »
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 19, 2010, 10:46:14 am
Les leaders rouges poussent les provocations de plus en plus loin, ils s'entêtent dans leur folie de reconnaissance via un bain de sang.

"Ce matin, sur le coup de 7h30, des soldats et des chars blindés sont passés à l'action autour de Silom, juste à l’entrée du camp des Chemises rouges, rapporte notre reporter présent sur les lieux.

Vers 8h05, à trois cents mètres de l’intersection de Rama IV et Silom, un char blindé tente de pénétrer sur le site, alors que deux autres se positionnent en renfort et qu’une barricade de pneus a été incendiée. Les chars ne sont pas suivis par des troupes. L’armée cherche apparemment d'abord à percer le premier rideau des barricades.

Des bruits d’explosions se font entendre en continu mais il est difficile de distinguer les vraies balles des pétards et des grenades. A priori, les Rouges ne pas répliquent pas de manière intensive, peu de tirs se faisant entendre depuis leur camp. Tout autour, des unités spéciales de la police, comme de soldats, sont positionnées.

A dix heures, après une relative accalmie, les Chemise rouges ont riposté à l'angle du soi Sarasin et Ratchadamri, où des soldats sont positionnés. Les journalistes ont été priés de quitter la zone et de se replier vers l'hôpital Chulalongkorn. Au loin, on aperçoit une fumée noire du côté de Ngam Duplee"

http://www.gavroche-thailande.com/actualites/a-la-une/1116-manifestations-a-bangkok-l-armee-passe-a-l-offensive-a-silom (http://www.gavroche-thailande.com/actualites/a-la-une/1116-manifestations-a-bangkok-l-armee-passe-a-l-offensive-a-silom)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 19, 2010, 11:32:04 am
D'après des informations locales (à prendre donc au conditionnel surtout compte tenu du flou actuel) Weera Musikapong, un des cinq leaders rouges, aurait déjà quitté le pays via la Malaisie il y a de cela deux jours.
Certains disent que les autres leaders auraient tenté en vain de quitter discrètement la zone encerclée la nuit passée (sans doute pour mieux continuer le combat dans une zone plus calme)
Mais bon je reste clairvoyant et je sais que ces informations peuvent être distillées par le gouvernement afin de déstabiliser les rouges et influer sur leur moral.
Pour l'instant je pense surtout aux centaines d'enfants qui sont les otages de la folie rouge et qui risquent de grave séquelles psychologiques dans le meilleur des cas. Honte à tous ces hommes qui manipulent tous ces innocents et j'espère qu'ils auront à répondre très rapidement de leurs actes devant la justice
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 19, 2010, 11:48:41 am
" ici la vie suit son rythme séculaire dicté par les saisons et les récoltes, les fêtes de village, les mariages et les crémations, les festivals divers et les cérémonies religieuses, les emplettes sur le marché, les commérages et les cancans, la comédie burlesque de la 7 et le feuilleton à l'eau de rose de la 3, la préparation des rizières, les jeux clandestins et les paris sur les combats de coq sans oublier au passage les sempiternels rêves d'un gain à la loterie après une étude approfondie des chiffres disponibles en fonctions des rêves prémonitoires de la grand mère ou des signes perçus dans la cire de bougie figée dans l'eau. Alors vous pensez bien, Bangkok, pffffff, c'est un autre monde"

Ca c'est de la belle écriture qui n'a rien a envier à Olivier Languepin, Amjolianne ! Superbe et tellement vrai !

En revanche je suis parfois éloigné de ton analyse politique. Lorsque tu écris par exemple: "Les leaders rouges poussent les provocations de plus en plus loin, ils s'entêtent dans leur folie de reconnaissance via un bain de sang".

Et l'envoi de blindés ce n'est pas de la provoc.? Et le fait de tirer "à balles réelles sur des personnes (...) qui ne représentaient aucun danger pour les soldats ou pour les autres" comme le dénonce Amnesty International est-ce une attitude responsable ? Et le fait de refuser la médiation de l'ONU ce n'est pas implicitement une forme d'entêtement criminel ? Et le fait que le propre camp d'Abhisit réclamait sa démission  lorsque celui-ci proposait une sortie de crise négociée (rejoint en celà il est vrai par les communistes rouges sang) n'était ce pas une volonté délibérée d'aller vers l'affrontement?

Evitons d'être manichéens et contrairement à Languepin essayons de faire un peu plus dans la nuance en évitant le parti pris systématique. Il n'y a pas les méchants rouges d'un côté et les gentils jaunes de l'autre ni l'inverse d'ailleurs. Il y a des hystériques, des fous furieux, des types très dangereux de part et d'autre. Mais pour aller au fond des choses , c'est tout le système politique et son fonctionnement qui sont à l'origine de cette terrible situation et qui sont donc à revoir. C’est ce système pervers qui génère des cliques et des clans se comportant en brutes irresponsables mues par un insatiable appétit de pouvoir.
Hélas, comme Manu je suis très dubitatif sur l'instauration rapide d'un  régime démocratique et la Thaïlande naviguera longtemps encore sur le navire brinquebalant de l’instabilité.


Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 11:51:09 am

Je suis en direct les évènements à la télévision thaïlandaise...

Les dirigeants de l'UDD viennent de s'enfuir de l'espace clos où ils étaient cantonnés (annoncé à l'instant - 11H40 !)...

L'armée a commencé le nettoyage de la zone tenue par les Rouges...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 19, 2010, 12:00:30 pm



Les dirigeants de l'UDD viennent de s'enfuir de l'espace clos où ils étaient cantonnés (annoncé à l'instant - 11H40 !)...


Et bien je crois que mes sources ne sont pas si mauvaises que cela malgré mon éloignement au bled. Comme quoi la Thaïlande est un grand village où tout se sait
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 12:10:36 pm

La TV thaï suit les opération en direct (je suis dessus)... on voit les chars et l'infanterie qui progressent... 8 manifestants qui tiraient sur la troupe ont été mis hors de combat (un a été tué)...

Je vous tiens au courrant...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 12:24:32 pm
En direct:

Je précise, un des leaders Arissaman s'est enfuit... 2 leaders rouges, Chatuporn et Natthawut sont toujours là (au PC de Ratchaprasong)... Ils ont l'air vachement inquiêts (je le serai aussi à leur place !)...

L'armée est en train de reprendre le control du Rama IV où un gros incendie s'est déclenché...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 12:27:24 pm

En direct:

Les femmes, les enfants, les vieux (rouges) sont en train de se réfugier au Wat Pathum Wanaram ... Les temples sont en effet des zones où les armes ne peuvent pas entrer...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 19, 2010, 12:32:05 pm
Merci pour ton sympathique commentaire Knom, cela fait plaisir de voir qu'une part de mes écrits peuvent plaire.

Pour ce qui est de mon analyse il est clair qu'elle n'est probablement pas "paroles d'évangile" et surtout loin d'être impartiale. Je pratique ce que l'on pourrait appeler de l'écriture viscérale. En fait j'exprime ce que je ressent et il serait peut être mal venu de dire qu'il s'agit d'une analyse.
Je n'ai pas supporté le blocage des rouges tout comme j'ai été révolté par les jaunes dans l'aéroport. Je me fous de la couleur politique et même si je peut être d'accord sur le fond je continue à avoir un fameux problème avec la forme employée pour mener le "combat".
Sinon, les rouges ont eu deux occasions en or de mettre en route un processus démocratique pouvant mener à une évolution politique majeure : la négociation télévisée et la feuille de réconciliation. Ils ont refusé ces deux opportunités et imposé de nouveaux camouflets au gouvernement (si on regarde tout ce qui s'est passé depuis le sommet de l'ASEAN qui a du être évacué de Pattaya on peut dire que le gouvernement a été plus que patient, bien au delà de ce qu'aurait accepté d'autres états. J'imagine 5000 manifestants bloquant un quartier stratégique de New York ou de Paris pendant deux mois...)
On ne peut pas nier le fait que les rouges ont eu des revendications stériles pour ne pas dire débiles (des élections en 15 jours, personne n'est dupe). Même une fois que ces dernières ont été aménagées et acceptées par le gouvernement (et ce malgré l'avis contraire de certaines élites politiques), revirement de situation de la part des rouges, comme s'ils s'étaient fait sonner les cloches par des personnes dans l'ombre et que le but final n'est pas la démission du ministre et la conduite de nouvelles élections. Mais alors, quel est le but réel de ceux que je surnomme les marionnettistes de l'ombre ? (terme que j'employais encore dernièrement sur le forum de ft avant de m'en faire de nouveau éjecter sans rapport direct avec mes écrits dans la rubrique 'libre expression"...????) Que cherchent ces gens en poussant la provocation de plus en plus loin dans un pays où il est pourtant primordial de ne pas faire perdre la face ?
Nous sommes en tout cas d'accord sur le fait que d'autres personnes tirent les ficelles et plus principalement du côté des rouges.
Mais pour l'instant je dis avouer que mes pensées vont plutôt vers tous ces enfants qui sont au milieu de ce chaos, tous ces enfants qui auraient du être évacué depuis bien longtemps par ces gens qui se veulent les représentants du peuple mais qui prennent des décisions irresponsables depuis belle lurette, qui exposent inutilement la vie de femmes et d'enfants, qui poussent des gens peu cultivés à combattre jusqu'au sang alors queux même fuient les combats
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 12:32:59 pm

En direct:

Chatuporn aurait contacté la Police afin de se rendre à 15H00 (information venant de la Police) !...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 19, 2010, 12:35:14 pm
Arisaman c'est celui là
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 19, 2010, 12:40:05 pm

Chatuporn aurait contacté la Police afin de se rendre à 15H00 (information venant de la Police) !...


Avant c'était le 15 mai, maintenant c'est à 15 heure...Les choses se précipitent.

L'attitude la plus responsable serait qu'ils se rendent et demandent aux "sympathisants" de regagner leurs foyers.
Je gage que les milliers de photos et d'heures de vidéo vont être décortiquées et que les arrestations vont suivre une fois que les principaux fauteurs auront été identifiés. La priorité sera d'abord de nettoyer le quartier et de l'ouvrir de nouveau à une vie normale.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 12:41:46 pm

Natthawut c'est lui...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 12:44:47 pm

Et Chatuporn, c'est lui...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 19, 2010, 12:49:02 pm

Et Chatuporn, c'est lui...


Purée, l'homme invisible...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 01:43:43 pm

13H45, c'est la fin des Rouges...

Chatuporn et Nattawut viennent d'être arrêtés par la Police... Je suis les images en direct: on voit les deux leaders escortés par des dizaines de policiers !

...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 01:57:41 pm

Nattawut est en train de tenir une conférence de presse entouré de policiers... En gros, il vient de demander aux rouges "de rentrer chez eux, qu'ils ne veut plus voir mourrir personne et qu'il faut dorénavant respecter la loi et attendre les élections"...

...

Mais pourquoi n'at-il pas dit cela plus tôt ?

 :-\
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 19, 2010, 02:01:43 pm
Chatuporn qui porte un tee shirt de Ghandi, on croit rêver. Nattawut est vêtu d'un tee shirt noir et il s'est arrêté et incliné devant un portrait du roi avant d'entrer dans les locaux de la police. Chatuporn est silencieux et avance le sourire en coin. Nattawut parait mener sa propre arrestation, s'arrêtant quelques instants pour répondre à une question ou donner des directives à un homme dans l'attroupement. Aucun des deux n'était menotté
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 02:11:15 pm

En ce moment, à la TV thaï (14H10), on voit des images montrant des buldozers détruisant les barricades érigées par les rouges dans Bangkok (déjà !)...

Je pense que les Thaïlandais vont essayer d'effacer très vite les traces des affrontements...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 19, 2010, 02:16:20 pm
Quand on voit les Thaïlandais au boulot, de jour comme de nuit, il y a fort à parier que le quartier sera ré-ouvert dès demain
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 02:20:31 pm

14H20: un reporter thaï vient de dire que le gouvernement avait promis des bus pour rappatrier les Rouges dans leurs régions mais pour l'instant, rien n'arrive, et pas mal de rouges sont encore coincés dans les quartiers chauds de Bangkok...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 02:25:55 pm

Les combats ont presque cessé dans Bangkok... Il ne reste que quelques groupes d'extrèmistes rouges, mis en colère par la rédition de leurs chefs, qui tiennent encore leurs positions dans la capitale... L'Armée continue de réduire les derniers nids de résistance...

Une explosion vient d'être entendu vers Saladaeng...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 02:31:40 pm

Des manifestants viennent de tirer dans des fenêtres de Central World (juste des bris de glace)...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 02:42:54 pm

Certains rouges qui restent sont en train de se déplacer en allumant des foyers d'incendies sur leur route, dans des grands magasins, une chaine de TV, etc...

Cela confirme bien leur totale inconscience que je dénonce depuis le début... un poid chiche dans la tête... Et c'est à des gens comme cela que l'on veut confier le pouvoir !!!...

On vient juste de voir des soldats pris sous le feu de manifestants armés d'armes de guerre... Preuve que les soit-disants "gentils" rouges n'ont pas que des pierres à lancer !...

...

Photo: carte des endroits dangereux et des immeubles incendiés dans Bangkok... Tout se concentre dans un seul quartier !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 02:56:47 pm

15H00: les dirigeants rouges embarquent dans des bus de la Police pour être emmenés en prison (on ne sait pas laquelle !)...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 19, 2010, 02:58:37 pm

quelques groupes d'extrèmistes rouges, mis en colère par la rédition de leurs chefs...


Et bien les gars ils viennent d'apprendre qu'ils se sont battus pour rien, que les comptes sont bloqués et qu'ils toucheront pas de pognon, que les sacrifices, les morts et les nombreux blessés l'ont été en vain, qu'ils se sont fait manipuler une fois de plus par des leaders qui allaient soit disant les rejoindre sur les barricades et verser leur sang pour la Patrie et la démocratie, bref rien de bien positif pour mettre de bonne humeur. On leurs a bourré le mou au moins durant deux mois et maintenant on leurs dit "Tout est fini, rentrez gentiment chez vous ...". Cela doit être non pas un sentiment d'échec mais surtout une grande impression de trahison. Au vu de leur rage on peut se demander si l'arrestation avant 15H00 des deux leaders n'a pas été dictée par une certaine crainte de ces derniers de représailles internes via des extrémistes qui ont tout donné pour cette cause
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 19, 2010, 03:01:45 pm
C'est bizarre, aucune réaction venant des nombreuses provinces soi disant pro rouges gorgées de manifestants prêts à mettre le pays à feu à à sang, à basculer dans la guerre civile  :)  :)  :)  :)  :)  :)  :)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 03:04:58 pm

A l'instant, grosses images: des fantassins thaïs sont en train de faire le coup de feu sur des rouges qui les ont pris à parti à partir d'un batiment...

Les rouges continuent d'allumer des incendies sur le passage...

A Udonthani, des rouges se sont sont rassemblés et ont allumé un feu pour incendier le "city hall"... Des rouges sont en train de taper à coup de baton sur le camion des pompiers !... Seraient-ils fous ?!?
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 19, 2010, 03:20:35 pm

A l'instant, grosses images: des fantassins thaïs sont en train de faire le coup de feu sur des rouges qui les ont pris à parti à partir d'un batiment...

Les rouges continuent d'allumer des incendies sur le passage...

A Udonthani, des rouges se sont sont rassemblés et ont allumé un feu pour incendier le "city hall"... Des rouges sont en train de taper à coup de baton sur le camion des pompiers !... Seraient-ils fous ?!?



Oui complètement fou sûrement sous l'effet du Yaba , ou sous les ordres d'un homme bien connu qui lui sait que si il perd là il est foutu pour de bon .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 19, 2010, 03:40:17 pm
Oui, au temps pour moi, il y a apparemment des groupuscules qui commencent à sévir dans quelques grosses ville comme Khon Kaen, Udon Thani ou encore Chiang Mai. Encore de futures victimes à déplorer et des cellules qui vont se remplir en priosn
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: cib le mai 19, 2010, 03:44:06 pm
A ceux qui disent qu'il ne se passe rien à Chiang Mai, venez faire un tour du côté du pont Nawarat...


ps: evidemment, NON ne venez pas..tirs et bombe dans les jardins du gouverneur...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 19, 2010, 03:45:14 pm

Dommage que cib vienne d'enlever son post, mais je réponds quand même...

CEUX qui ont dit qu'il ne passait rien à CM, c'est moi, c'est Line... et je ne pouvais inventer ce que je n'avais pas vu, cib...

La, par contre, sauve qui peut, tous dans les guest. et hôtels, ca tire (ou ca pete fort) sur les ponts...

C'est vraiment lamentable, vite, vite que ca s'arrête car là c'est du purement gratuit... et ca n'a plus aucun sens... :'(


P.S. tu l'a remis, cib ?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: cib le mai 19, 2010, 03:53:41 pm
C'était plus pour Manu que pour toi ;)

je l'ai remis parce que j'ai eu un bug et je n'avais pas pu éditer...
Des amis les ont vu, mon boss (qui est en lien avec des officiels) nous a averti et les autres infos sont sur le forum de thaivisa...

Espérons que la pluie qui semble arriver les disperse...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 19, 2010, 03:58:03 pm

et bien, tu sais, cib, je pense que Manu avait ou n'avait PAS VU vu comme moi.. et tu as raison, le ciel devient bien noir, vite que la flotte les fasse se disperser...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 19, 2010, 04:05:17 pm
16H04; les télévisions ont cessé d'émettre

16H09 les émissions reprennent. Apparemment il s'agissait d'émettre un avis gouvernemental simultanément sur toutes les chaines. Par contre la "channel 3" est fermée depuis plusieurs minutes et ne semble pas reprendre l'antenne.

Manu, une petite information ou traduction là dessus ?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: cib le mai 19, 2010, 04:10:45 pm
Je sais bien, ça n'a rien de personnel, mais je voulais le relever car on passe son temps à hurler à la désinformation, alors que la plupart du temps -média ou particuliers- on rapporte ce que l'on voit d'une situation. Personne ne peut prétendre à la vérité absolue.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 04:40:07 pm

Je viens de m'absenter une grosse heure pour aller faire un tour sur la "ligne de front" à Chiang Mai ;D...

J'espère que contrairement à un autre forum, personne ne mettra en cause mon compte rendu et mon analyse... Mon ex statu de chef de section de combat et d'instructeur commando à la Légion Etrangère, ainsi que les nombreux conflits auxquels j'ai participé devrait me donner, je l'espère, une certaine légitimité à vos yeux quant à la réalisation d'un rapport d'émeute objectif...


...

Compte rendu des événements du 19 mai 2010 à Chiang Mai

A Chiang Mai, j'ai dénombré 55 manifestants rouges (dont une trentaine de femmes), 2 équipés de fronde et 15 équipés de baton ou barre (je rappelle que la population du changwat Chiang Mai est de 1,6 millions d'habitants !)...

Ils ont partiellement bloqué le pont Narawat et les 400 mètres de boulevard partant de celui-ci vers l'est (théatre d'opération: environ 800 mètres), sans réussir à le fermer...

Leur action principale a été d'allumer 3 feux, un à chaque extrémité du pont (un en face de la maison du gouverneur et un double foyer à l'entrée du pont) + un autre foyer 300 mètres plus à l'est... Les deux premiers foyers (pneus + essence) d'une taille restrainte d'environ 6 mètres carrés avaient des flammes n'excédant pas deux mètres... Le 3ème foyer n'a pas pu être allumé à cause de la pluie naissante et de sa mauvaise préparation...

Les 2 frondeurs ont eu pour unique action la destruction de 4 ou 5 lampadaires... La guérite de police à l'entrée du pont a vu ses vitres brisées.

Une cinquantaine de pétards (de fête forraine !) ont été tirés par les rouges...

Il n'y a eu aucun affrontement. A l'arrivée de 3 ou 4 policiers, les rouges se sont repliés, ce qui a permis aux pompiers de commencer à éteindre les feux...

Pour conclure, je décrirais cette action des rouges comme une action peu violente où n'ont été commis que des destructions de matériel en très faible quantité. Les Rouges n'étaient pas déterminés, à ce que j'ai apprécier, à l'affrontement physique !... Bref, à mes yeux, nous venons d'assister à une action de vandalisme due à la colère de la défaite, mais en aucune manière à une action de guerrilla urbaine !...
Enfin, je ne crois pas que l'on puisse considérer 55 rouges comme une force sérieuse... Ce soir, on ne verra plus aucune trace de leur action !



Les photos:

1/ Le foyer à l'entrée du Pont Narrawat... Pneus, essence et les receptacles à pots de fleurs du pont.

2/ Le pont. A droite, un groupe de 4 rouges.

3/ Les pompiers arrivent, les rouges se replient.

4/ 3 rouges se repliant sur le boulevard Narrawat vers l'est... Un d'entre eux tiens un gobelet et ne semble pas avoir une intention réellement agressive !

5/ Le foyer double à gauche de l'entrée du pont Narrawat.

6/ Les pompiers arrivent sur le pont Narrawat. Personne n'entrave leur action.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 04:43:23 pm

Photos (suite):

7/ Une des "guerrières" rouges...

8/ Un groupe de rouges à l'angle du pont.

9/ La guérite de Police à l'angle du pont. Ses vitres ont été brisées.

10/ Nos deux frondeurs s'acharnent sur les lampadaires sous le regard des badaux !

11/ Un 3ème foyer est constitué à 400 mètres à l'est du pont. Il ne pourra pas être allumé !

12/ Le rouge (vêtu de blanc) qui semblait diriger l'action...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 19, 2010, 04:46:03 pm
Oui cela correspond à ce que j'avais vu à la télé. Par contre à Khon Kaen la poignée d'irréductible ont brisé les vitres d'un gros batiment gouvernemental et jeté des cocktails de gazoil. Le feu semblait se propager dans l'immeuble. Tout comme à Chiang Mai il s'agissait d'un groupe très réduit ressemblant plus à des casseurs qu'à des révolutionnaires organisés et prêts à en découdre
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 19, 2010, 04:47:39 pm
Merci pour tous ces flashs à chaud sur l'actualité. Je sais que nous sommes entre personnes honnêtes et sincères qui n'ont aucune envie ni intérêt a tronquer les faits.

Attention cependant aux commentaires à chaud sur l'évolution de la situation... il est trop tôt encore pour dresser des bilans et savoir comment vont évoluer les choses. Essayons de rester FACTUELS ce qui aura l'avantage de nous distinguer de pas mal de médias et forums sensationnalistes...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: cib le mai 19, 2010, 04:49:01 pm
Merci pour tout ça Manu.
Le fossé est hallucinant entre ces photos et ton compte-rendu, et les réactions officielles...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 19, 2010, 04:53:47 pm
Merci Manu , pour ces infos de bonnes sources . En espérant que cela s'estompe .  8)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 19, 2010, 05:01:39 pm
"Pour ce qui est de mon analyse il est clair qu'elle n'est probablement pas "paroles d'évangile" et surtout loin d'être impartiale. Je pratique ce que l'on pourrait appeler de l'écriture viscérale".

Je comprends et je respecte pleinement cette conception de l'écriture, Amjolianne. Je continue de lire avec intérêt tes réactions. Globalement, je ne suis pas vraiment en opposition avec ce que tu écris sur les rouges. Je regrette simplement que les critiques soient beaucoup plus violentes et nombreuses à l'égard des rouges que des jaunes et du gouvernement. Les torts sont pourtant bien partagés.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 05:07:41 pm

Knom, je t'assure que ma critique des jaunes il y a deux ans (sur notre ancien forum) était aussi virulente que ma critique des Rouges aujourd'hui...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 19, 2010, 05:19:57 pm
OK Manu...


Une info qui me parait importante... lu il y a peu dans le Bangkok Post

Désolé c'est en anglais et je précise que "Curfew" ça veut dire "couvre -feu"

Curfew in Bangkok, many provinces
Published: 19/05/2010 at 04:19 PM
Online news: Breakingnews

The Centre for the Resolution of the Emergency Situation (CRES) has announced curfew in Bangkok and nearby cities and provinces in the North and Northeast earlier placed under emergency law.

People in areas under curfew are not allowed to leave their homes from 8pm to 6am, with immediate effect.

State authorities are allowed to perform their duties in the restricted areas to restore peace and order.

The curfew order was signed by Prime Minister Abhisit Vejjajiva late this afternoon.

Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 19, 2010, 05:27:10 pm

Les torts sont pourtant bien partagés.


Il n'y en pas un pour relever l'autre c'est un fait.
Néanmoins, si on regarde ces derniers mois il y a quand même quelque chose qui a changé et il est probable que thaksin ainsi que ces dernières manifestations entrainent un impact positif pour l'avenir et l'évolution démocratique du pays. Les jaunes savent désormais qu'il faut compter avec le peuple et atténuer les injustices sociales. Ces derniers mois de conflit ont révélé un ministre apte à gérer un pays. Il semble évident qu'il soit obligé de jongler avec les différents pouvoirs, officiels ou non, mais il a aussi démontré qu'il avait un certain charisme et une solidité bien plus forte que les quelques semaines de vie politique qu'on lui attribuait au début de son mandat. Abbasit vient de gagner du galon, de démontrer qu'il était loin d'être le pantin que l'on imaginait mais au contraire un grand stratège politique. Il lui reste maintenant du temps pour prouver qu'il peut mener ce pays à bien et être enfin élu démocratiquement. Il reste peu de temps par contre aux rouges pour trouver un leader charismatique. Aucun n'a réussi à briller ou à se démarquer durant ces derniers mois malgré le formidable tremplin qu'offraient les négociations télévisées ou la feuille de réconciliation. Un point semble positif néanmoins : de plus en plus de personnes semblent s'éloigner de thaksin. C'est de toute façon un passage incontournable pour l'évolution du pays.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 05:33:05 pm

Ca y est, la circulation est rétablie à Chiang Mai... Les pompiers finissent de nettoyer le pont !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 05:37:26 pm

Oui, un couvre feu est prévu à Bangkok de 20H00 à 6H00... Les dernières poches de résistance sont presque toutes réduites d'après la TV thaïe...

Des bus viennent de récupérer les femmes et les enfants réfugiés au Wat Pathum Wanaram  afin de les reconduire en Isan...

Des images montrent les buldozers dégageant les barricades des rouges...

...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 19, 2010, 06:15:25 pm
Et dans les provinces du nord et nord est , confirmation ou non du couvre feu ?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: cib le mai 19, 2010, 06:29:23 pm
Confirmé, Bangkok Post
(nous on nous a renvoyé chez nous vers 17h)


Curfew in Bangkok, many provinces

    * Published: 19/05/2010 at 04:19 PM
    * Online news: Breakingnews

The Centre for the Resolution of the Emergency Situation (CRES) has announced curfew in Bangkok and nearby cities and provinces in the North and Northeast earlier placed under emergency law.

People in areas under curfew are not allowed to leave their homes from 8pm to 6am, with immediate effect.

State authorities are allowed to perform their duties in the restricted areas to restore peace and order.

The curfew order was signed by Prime Minister Abhisit Vejjajiva late this afternoon.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 19, 2010, 07:04:10 pm

Le porte parole du gouvernement thaï vient de confirmer le couvre feu à Bangkok... Il a demandé aux touristes et aux résidents étrangers de se munir de leur passeports et de leurs billets d'avions s'il devaient se déplacer vers les aéroports ou vers les gares... Des éléments de la Police seraient mis à leur disposition pour assurer leur sécurité... Pour les autres, il a demandé qu'ils restent chez eux ou dans leur hôtel...

Il a également annoncé qu'il ne restaient que quelques rares poches de résistance tenues par des extrémistes rouges et qu'il pensait qu'elles seraient réduites par les forces de l'ordre dans la nuit...

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le mai 19, 2010, 08:50:35 pm
plutôt qu'un long discours.....
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le mai 19, 2010, 08:54:25 pm
ici dans la communauté thaie de Belgique des rumeurs font état de manifestation à Chiang Mai également ........ma femme a essayer de sonner la bas mais cela ne passe pas .....tu peux nous rassurer Manu
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 19, 2010, 08:56:27 pm
L'intervention d'aujourd'hui a Rajaprasong se serait soldée par 42 morts et 361 blessés.

Ca me fiche la nausée. Comme d'autres je ressens une peine immense.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: letirailleur le mai 19, 2010, 09:05:26 pm

Voici ce qui c'est passé ce jour a Udonthani

http://udonthani-en-isan.over-blog.com/article-thailande-udonthani-s-embrase-a-son-tour-50691121.html
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 19, 2010, 09:06:15 pm

ici dans la communauté thaie de Belgique des rumeurs font état de manifestation à Chiang Mai également ........ma femme a essayer de sonner la bas mais cela ne passe pas .....tu peux nous rassurer Manu



quelle horreur tout de même toutes ces photos...   :'( et tout ca pour grand'chose...

Regarde un plus haut, rudy, j'ai mis un petit post sur CM et Manu a posté après une petit reportage...

Ce soir, RAS, grand calme à CM : pas une voiture (enfin où je suis...), un calme "olympien" si je peux dire...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 19, 2010, 09:30:29 pm

Voici ce qui c'est passé ce jour a Udonthani

http://udonthani-en-isan.over-blog.com/article-thailande-udonthani-s-embrase-a-son-tour-50691121.html



Merci pour ces informations de première main Letirailleur.

 5000 rouges  auraient protesté à Udonthani aujourd'hui . Je ne sais pas si tu peux confirmer.
Titre: Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 19, 2010, 09:50:09 pm

Voici ce qui c'est passé ce jour a Udonthani

http://udonthani-en-isan.over-blog.com/article-thailande-udonthani-s-embrase-a-son-tour-50691121.html

Merci pour ces informations de première main Letirailleur.

5000 rouges  auraient protesté à Udonthani aujourd'hui . Je ne sais pas si tu peux confirmer.



Salut Knom ,

Voici plusieurs vidéo http://thelede.blogs.nytimes.com/2010/05/19/images-of-unrest-in-northern-thailand/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le mai 20, 2010, 12:39:42 am
Merci Line finalement Pantip a eu sa soeur au téléphone et est rassurée ......un immense gâchis et une grande tristesse dans mon coeur.
la Thailande ne mérite pas cela .....pauvre région que rien n'épargne
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 20, 2010, 06:44:13 am

Confirmé, Bangkok Post
(nous on nous a renvoyé chez nous vers 17h)


Curfew in Bangkok, many provinces

    * Published: 19/05/2010 at 04:19 PM
    * Online news: Breakingnews

The Centre for the Resolution of the Emergency Situation (CRES) has announced curfew in Bangkok and nearby cities and provinces in the North and Northeast earlier placed under emergency law.

People in areas under curfew are not allowed to leave their homes from 8pm to 6am, with immediate effect.

State authorities are allowed to perform their duties in the restricted areas to restore peace and order.

The curfew order was signed by Prime Minister Abhisit Vejjajiva late this afternoon.




tu as pu constater tout comme moi, cib, que nous n'avons pas eu de couvre-feu à CM coomme cela avait été annoncé par Abhisit hier après-midi..
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: cib le mai 20, 2010, 06:57:43 am
Dans la mesure où je suis restée chez moi et que je ne me suis pas amusée à aller voir ce qui se passait...

Tout ce que je sais, c'est que le consul nous a dit de rester chez nous, l'ambassade nous a dit de rester chez nous, que mes amis thai m'ont envoyé des messages pour me dire de rester chez moi, que je voyais de ma fenêtre les fumées et les tuk tuk avec drapeaux rouges passer en trombe, et que j'entendais les explosions et les coups de feu, et qu'il y a eu clairement un moment, vers 21h30-22h où le quartier est redevenu silencieux...

Je ne sais pas ce que vous avez contre les témoignages du forum thaivisa, ou ceux sur facebook du chiang mai mail, mais selon les quartiers, les gens racontaient les bars fermés, les militaires qui viennent demander aux magasins de fermer, le Central Airport Plaza et Carrefour évacués, les ATM qui ne donnent plus d'argent, les stations essence fermées.
Pas partout, c'est évident.

Mais pourquoi jouer sur les mots?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 20, 2010, 07:32:05 am

perso. je suis restée hier soir aussi dans ma guesthouse... Quand on me dit de ne pas bouger, je ne bouge pas...

Par contre, je en sais pas de quoi tu me parles... Je ne connais pas le forum thaivisa etc... Je suis sur facebook et sur ce forum Thaïlande.info. com. point barre...  :D
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 20, 2010, 07:37:02 am
Je viens de regarder les infos du matin. Pathétique. Sur Bangkok on voit le centre commercial "zen" et "new center world" en flamme. Ce sont des milliers d'emplois qui partent en fumée. D'autres magasins et échoppes des environs ont également été tout ou partie détruits. De nombreux distributeurs de monnaie ont été mis à sac, des bâtiments publics ont subit d'importants dégâts, la chaine de télévision "channel 3" ne peut plus émettre, des véhicules de pompiers ont été caillassé et incendié,... On retrouve des scènes similaires mais de bien moindre ampleur dans quelques villes du nord et du nord est, principalement Khon Kaen, Udon Thani et Chiang Mai.
Au vu des pillages et des tentatives d'incendies volontaires il est donc tout à fait normal des fermer les stations essence, de sécuriser les centres commerciaux et administrations, de retirer l'argent des distributeurs et d'inviter la population à rester chez elle via un couvre feu durant la période nécessaire pour sécuriser le pays.
On est loin d'émeutes. Il s'agit juste de groupuscules. Pour Bangkok ce sont des pauvres types a qui on a bourré le mou pendant des mois, à qui on a fait des promesses de révolution, de grands changements, de serment du sang et à qui on dit soudain "bon, tout est fini maintenant tu rentres bien sagement chez toi". Pour les autres provinces je dirais plutôt que ce sont des casseurs qui se mêlent aux déçus pour commettre leurs exactions sous le couvert d'un bien pauvre anonymat. Au vu des nombreuses photos et vidéos disponibles il est fort à parier que beaucoup de perturbateurs peu ou pas cagoulés vont avoir sous peu quelques problèmes avec la justice.
Il faut bien se rendre compte qu'il n'y a que quelques milliers de "manifestants" pour tout le pays. On parle de 5.000 à Udon Thani, de 1.000 ou 2.000 ailleurs,.... Même si on arrive à 20.000 personnes sur une population de 63 millions d'habitants on ne peut pas parler de révolution ou de basculement du pays dans le chaos. Surtout qu'il n'y a qu'une faible partie de casseurs parmi ces milliers de personnes. Gageons que la situation redeviendra sous contrôle très rapidement. Par contre pour ce qui est des dégâts commis au sein des villes et pour l'image du pays, il va falloir des mois pour s'en remettre.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: cib le mai 20, 2010, 07:43:13 am
Les sources d'information ne manquent pas:

Entre autres :

http://www.thaivisa.com/forum/Curfew-Chiang-Mai-and-Situation-Upda-t366011.html&s=7accee0b1823662cb0c14eb89ad5be44&st=175&start=175


Rechercher la page de Chiang Mai mail (qui est un hebdommadaire papier également)


-->tout à fait d'accord avec l'analyse de la situation d'amjolianne ci-dessus
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 20, 2010, 08:04:20 am

A Chiang Mai, aucun magasin n'a été brulé...Les foyers de feu étaient constitués de pneus au milieu des rues... Les bars ont bien été fermés hier soir (couvre feu) et les militaires ont patrouillé... Ce matin, tout est rentré dans l'ordre (j'ai fais mon footing en ce ville ce matin, RAS !)...

Comme partout hier, la majorité des incendies allumés par les Rouges sont des actes de pur vandalisme et non pas des actions de guerrilla, que cela soit bien clair...

A part à Bangkok, aucun affrontement physique n'a eu lieu entre les Rouges et les Forces de l'ordre....

Le premier ministre Abhisit s'est dit déterminé à ramener l'ordre rapidement (vu le cours des événements, je pense qu'il va y arriver en une semaine !)...

En tout, les événements d'hier auront fait 16 morts à Bangkok...

...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 20, 2010, 08:23:22 am

ici dans la communauté thaie de Belgique des rumeurs font état de manifestation à Chiang Mai également ........ma femme a essayer de sonner la bas mais cela ne passe pas .....tu peux nous rassurer Manu


Rudy, j'ai mis le compte rendu et les photos des événements d'hier à Chiang Mai la page précédente de ton message, ici:

http://www.forumthailandeinfo.com/index.php?topic=27.585

Il ne s'est presque rien passé (j'étais sur place au milieu de l'action !)... 55 manifestants rouges en tout, 3 foyers d'incendie minuscules, quelques vitres brisées, aucun affrontement physique...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 20, 2010, 08:49:46 am

Etant sur place hier à Chiang Mai au coeur de la manif rouge, je tiens à préciser que "les bombes artisanales" qui ont été lancées sur des batiments d'état (en l'occurence la maison du gouverneur) annoncées dans le texte précédent, étaient des pétards de fête forraine (pots fusants) comme ceux que l'on utilise lors de la fête de Songkran !...

On peut quand même faire dire ce que l'on veut aux mots...  :D
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 20, 2010, 10:01:38 am
D'accord moi aussi avec l'analyse d'Amjolianne.

En prolongeant tout de même sur un point. Il est possible qu'il n'y ait qu'une vingtaine de milliers de manifestants. En fait il est extrêmement difficile d'avoir des chiffres fiables, les effectifs pouvant évoluer au gré des évènements.

Mais il est important aussi de s'interroger sur le nombre de sympathisants et d'électeurs potentiels des chemises rouges. Des centaines de milliers ? des millions ? pour tout le pays... Difficile à estimer là encore. Les prochaines élections nous le diront. Rappelons nous tout de même que Thaksin avait été élu majoritairement, des millions de voix s'étant portées sur son nom.

Pour terminer sur une réflexion, je pense que si les rouges disposaient d'un parti politique digne de ce nom, bien structuré, fonctionnant sur la base de règles démocratiques, disposant de leaders au-dessus de tous soupçons (de corruption notamment), ce parti aurait toutes les chances de porter durablement un Premier Ministre "rouge " au pouvoir. Reste à savoir comment réagiraient l'opposition jaune et l'armée qui ne semble absolument pas prêtes à cette hypothèse.
  
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 20, 2010, 12:37:55 pm

"Tous les systèmes bancaires, dont les distributeurs automatiques, seront indisponibles du 20 au 21 mai. Le Banque de Thaïlande (BoT) a annoncé qu'elle recommandait aux résidents de retirer suffisamment d'argent pour tenir ces deux journées, selon une annonce publiée sur le site du Département des relations publiques à 20h40…"

Ce matin, les banques étaient effectivement fermées à Chiang Mai, et ce, jusqu'à samedi !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 20, 2010, 12:42:42 pm

Voici ce qui c'est passé ce jour a Udonthani

http://udonthani-en-isan.over-blog.com/article-thailande-udonthani-s-embrase-a-son-tour-50691121.html



Merci au copain Letirailleur pour cet intéressant reportage... Comme à Chiang Mai, je vois plus des actes idiots de vandalisme que de la guerrilla urbaine...

Letirailleur nous dit par ailleurs que les pompiers ont été caillassés par la foule... J'avoue que c'est une des premières fois de ma vie que je vois cela tout pays confondu... Les "soldats du feu" sont probablement partout les hommes les plus utiles et les plus courageux que l'on puisse rencontrer... Je trouve cela tout simplement ignoble !... Ce n'est surement pas ainsi que les rouges vont s'attirer la symphatie de la population thaïe...

Et puis, quand tout va être calmé dans deux ou trois jours, je me demande bien qui va payer pour les réparations ?...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 20, 2010, 01:25:02 pm
Bonjour à tous  ,

Thaksin a quant a lui annonce que si cette bataille avait ete perdu, la guerre reprendrait tres prochainement, y compris dans le sud du pays - Humour ou provocation, l'ex. PM qui semble toujours "proteger" au coeur des Emirats a egalement demander qu'on lui rende son... passeport !

Source >> http://siamlife.blog4ever.com/blog/lire-article-92107-1770815-actualites__du_20_mai_2010_au________.html
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le mai 20, 2010, 01:45:33 pm

Salut les potes. P.... je sors qu'une grosse gastro qui m'a collé au pieu. J'ai tout loupé de la bagarre. ca a chauffé on dirait. Je lis tout ça et je reviens vers vous !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 20, 2010, 01:47:13 pm

Et bien, mon vieux, tu tirais au flanc ?  ;D  Bon rétablissement quand même. Comment cela se passe à Sukhothai ?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le mai 20, 2010, 01:49:45 pm
Je suis pas sorti, même pas regardé la télé ! D'après moman, RAS, ya pas vraiment de pro-rouges chez nous !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 20, 2010, 01:51:45 pm

OK, il est vrai que le centre du pays n'est pas vraiment UDD !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: cib le mai 20, 2010, 02:01:14 pm
Thaksin est à Paris, on le sait depuis quelques jours, quand il a été pris en photo dans un magasin genre Vuitton. ça aurait été confirmé aujourd'hui (france inter)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mai 20, 2010, 02:50:11 pm
Hier en allant au marché, comme tous les soirs: paf! arrivée en pleins rassemblement de rouges grimpant dans des pick up démarrant en trombe pour aller on ne sait ou!
J'aime pas jugé à la gueule mais à voir les faces et l'équipement qu'il embarquait y'avait pas vraiment de raison de douter:  il ne s'agissait plus de rassemblement politiques mais bien de pillards qui s'apprêtaient a rejoindre Kalasin ou Khon Kaen afin d'aller vandaliser quelque ATM.
Plus de femmes, plus d'enfants et plus de danses et de chants mais des têtes de boxeur qui jouaient les gros durs.
Affligeant...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: denis1961 le mai 20, 2010, 02:51:17 pm
Bonjour et Merci à  Manu pour toutes des précisions et Info .
J ai connu Chang Mai et le nord de la Thaillande l'été dernier . ( j'etais dans ta Guesthouse avec ma femme en aout  )
J 'ai bcp apprécié ce pays ( et ta Guesthouse !! , un peu de pub fait pas de mal !!! )  du coup cette année j 'y retourne avec ma femme et enfant faire les Iles .
Merci a toi pour tes infos  ...
Denis et Gratienne du Jura / France
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 20, 2010, 06:35:29 pm

Hier en allant au marché, comme tous les soirs: paf! arrivée en pleins rassemblement de rouges grimpant dans des pick up démarrant en trombe pour aller on ne sait ou!
J'aime pas jugé à la gueule mais à voir les faces et l'équipement qu'il embarquait y'avait pas vraiment de raison de douter:  il ne s'agissait plus de rassemblement politiques mais bien de pillards qui s'apprêtaient a rejoindre Kalasin ou Khon Kaen afin d'aller vandaliser quelque ATM.
Plus de femmes, plus d'enfants et plus de danses et de chants mais des têtes de boxeur qui jouaient les gros durs.
Affligeant...



Je pense que pour pas mal de manifestants rouges, cette histoire est loin d'être finit !... Il ne m'étonnerait pas que les services de police thaïlandais aient déjà commencé à étudier les milliers de photos qui ont été prises lors des événements. Les casseurs, les tireurs, les incendiaires risquent bien de se faire arrêter à moyen terme et de passer un bon bout de temps en prison !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 20, 2010, 09:18:57 pm

Thaïlande: Paris demande à Thaksin de ne pas s'exprimer en France
(AFP) – Il y a 2 heures

PARIS — Le ministère français des Affaires étrangères a demandé à l'ex-Premier ministre thaïlandais en exil Thaksin Shinawatra de s'abstenir de toute prise de position publique en France, alors qu'il a prévu de tenir une conférence le 31 mai à Paris.

"Compte tenu du contexte de violences en Thaïlande que nous avons fermement condamné hier encore, nous avons fait savoir à M. Thaksin, en séjour strictement privé en France, qu'il devait s'abstenir de toute manifestation ou déclaration publiques pendant son séjour sur notre territoire", a déclaré le porte-parole du ministère, Bernard Valero.

Thaksin Shinawatra, icône de nombreuses "chemises rouges" qui ont manifesté violemment contre le gouvernement à Bangkok, doit être l'invité d'un dîner-débat avec des journalistes français le 31 mai à Paris, organisé par le Center of Political and Foreign Affairs, un institut de recherche.

Cette rencontre est toujours prévue, a indiqué jeudi à l'AFP cet organisme. L'ex-Premier ministre thaïlandais était ces derniers jours à Paris, mais il a quitté la France pour Londres, a-t-on ajouté de même source.

Selon le journal le Figaro, M. Thaksin a été photographié dans un magasin de luxe des Champs-Elysées à Paris, ses emplettes à la main, alors que dans le même temps, les forces de l'ordre thaïlandaises donnaient l'assaut contre le camp retranché des "chemises rouges". Le journal ne publie cependant pas ces photographies.


L'ex-chef du gouvernement (2001-2006) et homme d'affaires a été renversé en 2006 par un coup d'Etat militaire et de nombreuses "chemises rouges" réclament son retour en Thaïlande et au pouvoir. Le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva l'accuse de soutenir financièrement le mouvement des "rouges".


Source : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5icEDaUOL-yNLzJWUrxOqw59VE2Ug
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 20, 2010, 10:36:57 pm
Mais, je ne comprends pas bien, il ne peut pas entrer dans tous les pays avec son passeport ?  Et pourquoi en France ?    



PARIS — Le ministère français des Affaires étrangères a demandé à l'ex-Premier ministre thaïlandais en exil Thaksin Shinawatra de s'abstenir de toute prise de position publique en France, alors qu'il a prévu de tenir une conférence le 31 mai à Paris.


 :What?  Encore heureux... un peu gonflé le gars...



Selon le journal le Figaro, M. Thaksin a été photographié dans un magasin de luxe des Champs-Elysées à Paris, ses emplettes à la main, alors que dans le même temps, les forces de l'ordre thaïlandaises donnaient l'assaut contre le camp retranché des "chemises rouges". Le journal ne publie cependant pas ces photographies.


Ben, ma foi...   :o
Pendant ce temps, dans son pays, il y en a qui se battent et vont devoir payer la note de tous les dégâts causés... On ne peut pas dire qu'il soit trop perturbé par les évènements...  :(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 20, 2010, 10:40:37 pm
Voilà la photo , Thaksin à Paris .
.
(http://img256.imageshack.us/img256/8093/thaksinaparis.jpg) (http://img256.imageshack.us/i/thaksinaparis.jpg/)

Uploaded with ImageShack.us (http://imageshack.us)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 20, 2010, 10:43:14 pm

mais, ce n'est pas sa femme la jeune thaïlandaise devant ?    :juju
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 20, 2010, 10:45:45 pm
Sa fille je crois ??
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 20, 2010, 10:46:35 pm
Après une journée de randonnée dans ma province de Loei où la vie suit normalement son cours, je me suis posé devant la télé. Atterrant... Je viens de découvrir les images de Bangkok... Siam Paragon,Siam Center, New center world et bien d'autres bâtiments réduits en cendre. Les banques détruites, les building en feu, les cabines téléphoniques explosée au sol,... Une scène chaotique impressionnante.
Les langues commencent à se délier sur ce qui se passait dans le campement rouge, des vidéos prises avec des téléphones portables circulent. On peut y voir et entendre des leaders rouges donner des directives précises : "si l'armée attaque brulez les building, les banques et les centres commerciaux". Il est également possible d'avoir une carte de "rouge" spécialement distribuée à tous ceux qui sont présents dans le camp et se battent pour la cause. Il faut garder précieusement ce sésame car une fois que les rouges auront gagner et que la justice aura réparer ses torts (exil forcé d'une certaine personne et confiscation abusive de ses biens) chacune de ces cartes aura une valeur de 2 à 300.000 bahts.
En parlant d'argent le gouvernement vient de s'engager à verser 400.000 bahts à chacune des familles des personnes mortes durant les affrontements avec l'armée (il y a environ 79 morts si mes souvenirs sont bons)
Les rouges commencent à regagner leurs provinces. Ils sont passés par des cordons de sécurité en quittant le camp retranché et on du s'enregistrer et présenter une pièce d'identité. Cela va grandement aider le travail des enquêteurs lorsqu'ils vont comparer les nombreux documents photos et vidéos avec ces documents. Le transport en bus est gratuit et chaque personne a reçu 200 bahts pour les "frais de bouche" durant le voyage de retour.
Toutes les banques du pays sont fermées jusqu'à samedi au moins et toutes le transactions interrompues. Il y a déjà des centaines de comptes bloqués et je pense qu'il doit y avoir actuellement une étude approfondie des comptes occultes et des transactions qui peuvent être imputées aux leaders rouges et à thaksin. Je crois que le milliardaire en exil doit s'inquiéter pour tous les avoirs qui n'auraient pas encore été bloqués par la justice. La reconstruction va couter très cher et il est probable que le gouvernement va aller chercher cet argent autre part que dans la poche du citoyen.
Une pensée pour les milliers de personnes qui viennent de perdre leur maigre emploi dans les incendies. La reconstruction du pays va donner du travail à certains mais pas à tous. Je ne comprends et ne tolère décidément pas ces prises d'otages démocratiques, ces chaos soit disant pour la justice sociale qui créent plus de nouvelles victimes plutôt que d'apporter de réelles solutions.
On a trouvé trois à quatre corps dans le building de la chaine de télévision "channel3" probablement mortes par asphyxie lorsque les rouges y ont bouté le feu alors qu'il y avait près d'une centaine de personnes piégées à l'intérieur.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 20, 2010, 10:52:22 pm

Thaksin est à Paris, on le sait depuis quelques jours, quand il a été pris en photo dans un magasin genre Vuitton. ça aurait été confirmé aujourd'hui (france inter)


Doit on imaginer une provocation volontaire de sa part de faire du shopping dans un centre commercial luxueux de la patrie des droits de l'homme, connue également pour sa célèbre révolution ayant mené à la république et çà laquelle a fait allusion le général rouge avant de tomber sous la balle d'un sniper,  pendant que ses partisans détruisent les centres commerciaux de Bangkok dans une ambiance révolutionnaire ?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 20, 2010, 11:00:06 pm
Quelle horreur, ce que tu nous racontes là, Olivier...    :'(

Quand je pense que certains "individus" sur d'autres forums affirment que certains d'entres nous pratiquent "la langue de bois"... ici et ailleurs... et divulguent des infos erronées...

Je crois que vraiment s'il y a un forum où nous sommes vraiment objectifs et sans arrière-pensée, c'est bien celui-ci...

Merci, Olivier...  :smile



P.S. Je répondais, Olivier, à ton premier post...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 21, 2010, 06:59:37 am
Thaksin  redoute "que la répression militaire qui s'est abattue sur les "chemises rouges" n'engendre un mouvement massif de contestation et une guerre de guérilla." C'est sa déclaration officielle à l'agence reuters dans un lieu tenu secret....
C'est pratique un "lieu tenu secret" quand il a été explicitement demandé de ne pas s'exprimer en France. Pour le reste de la déclaration les termes "répression militaire" n'est pas anodin. De plus on ne peut pas dire qu'il ne tente pas d'influer ou de donner des consignes aux "rouges" lorsqu'il parle de "mouvement massif de contestation" et qu'il oriente discrètement ses partisans en parlant de "guerre de guérilla"
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 21, 2010, 09:39:29 am
Je viens de recevoir un message de mon ami Eric qui habite Uttaradit (il a l'oeil pour ces chose, c'est lui aussi un ancien légionnaire !)...
Dans sa province, il n'y a eu aucun problème, nouvelle preuve que finalement peu d'endroit en Thaïlande ont finalement été touchées par les manifestations... Un petit extrait de son message:

Citer
 

  "Comme j'ai dit, ici à Uttaradit RAS dans le talweg, pas de couvre feu promulgué.

  Je suis sorti faire un tour dans le centre ville à 22h00 et rien à signaler, il faut dire que des patrouilles en binôme sur moto   
  circulaient dans la nuit avec un fusil à pompe pour le passager, cela calme les ardeurs, on a une caserne de mili pas loin et des
  ordres ont dû être donné.

  Le seul réel problème c'est pour se connecter sur certains sites internet..."


  
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 21, 2010, 09:52:25 am

Comme beaucoup de Thaïlandais, le magasin Central World à Bangkok était un des centres commerciaux que j'affectionnais beaucoup...
Il a été totalement détruit par un incendie allumé par des Rouges qui j'espère, seront arrêtés et finiront en prison... Rien ne justifie cet acte de vandalisme honteux !...

Voilà ce qu'il en reste...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 21, 2010, 10:11:38 am
« La prévision est un art difficile, surtout lorsqu'elle concerne l'avenir » C'est en tout cas ce qu'écrivait de Niels Bohr.

Et c'est particulièrement vrai en ce moment pour la Thaïlande...

Le mouvement rouge décapité on pourrait imaginer un retour au calme... mais que se passerait il si les leaders rouges étaient (sévèrement) sanctionnés par le pouvoir en place ? et le spectre Thaksin qui évoque une "guérilla" ? délire de milliardaire en détresse, histoire de jeter de l'huile sur le feu, ou avis raisonné du grand ordonnateur qui sait de quoi il parle ?

Personne à vrai dire ne peut prédire si la situation évoluera vers le calme, la météo mitigée ou la tempête... Avec en outre cette terrible épée de Damoclès, la succession...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 21, 2010, 10:47:04 am
Le ministère des affaires étrangères a demandé jeudi 20 mai à l'ex-premier ministre thaïlandais en exil, Thaksin Shinawatra, de s'abstenir de toute prise de position publique en France au cours de son passage à Paris. Mais celui-ci compte passer outre et s'exprimer le 31 mai, selon un institut de recherche.

Suite de l'article dans le journal"" Le Monde"" >> http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/05/20/thailande-la-france-demande-le-silence-a-thaksin-lors-de-son-passage-a-paris_1360850_3216.html#xtor=AL-32280184


"Compte tenu du contexte de violences en Thaïlande, que nous avons fermement condamné hier encore, nous avons fait savoir à M. Thaksin, en séjour strictement privé en France, qu'il devait s'abstenir de toute manifestation ou déclaration publiques pendant son séjour sur notre territoire", a déclaré le porte-parole du ministère. "Ce sont des menaces, assez peu claires, et M. Thaksin n'a pas compris à quel titre on lui interdit de parler", a réagi jeudi soir Fabien Baussart, président du Center of Political and Foreign Affaires, un institut de recherche, qui organise à Paris le 31 mai un dîner-débat entre l'ex-premier ministre et des journalistes. "Cette rencontre est maintenue", a-t-il assuré.
Thaksin Shinawatra "était depuis une semaine à Paris et l'Elysée avait été prévenue de sa présence, personne ne s'est opposé à celle-ci", a-t-il précisé, faisant part de son incompréhension face à l'attitude du ministère des affaires étrangères français. "M. Thaksin n'a jamais appelé à la révolte", a-t-il fait valoir. Icône de nombreuses "chemises rouges" qui ont manifesté violemment contre le gouvernement à Bangkok, l'ex-premier ministre thaïlandais a quitté jeudi la France pour Londres. L'ex-chef du gouvernement (2001-2006) et homme d'affaires a été renversé en 2006 par un coup d'Etat militaire et de nombreuses "chemises rouges" réclament son retour en Thaïlande et au pouvoir. Le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva l'accuse de soutenir financièrement le mouvement des "rouges".
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 21, 2010, 10:52:41 am

Bon, afin de rassurer ceux qui suivent les événements de France, je crois que nous pouvons dire qu'aujourd'hui 21 mai 2010, les choses reviennent à la normale en Thaïlande...

Il n'y a plus d'affrontement, les dirigeants rouges sont arrêtés, le gros des forces rouges est rentré chez lui où est en train de le faire...

Quelques actes de vandalisme continuent apparemment d'être perpétrés en Isan (région nord-est)...

Je propose à tous les participants du forum résidant en Thaïlande de nous faire un petit topo pour leur ville ou leur région...

Merci d'avance à tous !  :)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 21, 2010, 10:53:02 am
3 citations  intéressantes (et inquiètantes...), lues dans le petit Journal:http://www.lepetitjournal.com/bangkok/accueil-bangkok/58435-qles-leaders-nous-ont-laisses-tombes-mais-la-lutte-continue-q.html (http://www.lepetitjournal.com/bangkok/accueil-bangkok/58435-qles-leaders-nous-ont-laisses-tombes-mais-la-lutte-continue-q.html)

Pavin Chachavalpongpun, de l'Institut des études d'Asie du Sud-est à Singapour, explique que les violences deviennent une partie de la culture politique en Thaïlande. "Trente-cinq bâtiments brûlent, pas seulement à Bangkok mais aussi dans d'autres endroits de Thaïlande. Cela signifie la radicalisation de la politique thaïlandaise. Je dirais même que c’est la nouvelle radicalisation de la Thaïlande". "Ce n'est pas la fin du conflit, c'est juste le début d'une autre phase de guerre. Qu'importe la manière dont vous l'appelez : guerre civile, guérilla… C'est ouvert à interprétation".

William Case, directeur de City University's Southeast Asia Research Centre à Hong Kong, explique que le mouvement des rouges est devenu de plus en plus sophistiqué. "Ils ont beaucoup plus de savoir-faire organisationnel, sont beaucoup plus sensibilisés et ont plus de capacité d’action qu’auparavant. Ils sont en mesure d’agir sur les ressentiments des classes maintenant", explique-t-il. "Une fois qu'ils ont commencé à s'organiser de cette manière, il devient très difficile de les arrêter".

Paul Chambers, spécialiste de la Thaïlande à l'université de Heidelberg, précise que les Rouges se sont "galvanisés en une armée du peuple", mimant les tactiques qu’avaient employé les manifestants Chemises jaunes lorsqu’ils avaient bloqué les aéroports de Bangkok en 2008.
"Si vous continuez à voir l’utilisation des manifestations pour amener le changement d’une manière de plus en plus violente, alors les gens vont s’habituer à ça", explique-t-il.


Mais il se peut aussi que ces brilllants esprits se plantent radicalement... :)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 21, 2010, 11:00:34 am

Permets-moi de te dire Knom que je ne suis absolument pas d'accord avec cette analyse... Les Rouges sont hors de combat: chefs arrêtés, mouvement décapité, probalement de nombreuses arrestations à venir pour les incendiaires et les extrémistes, etc...

Comme un boxeur KO, il va leur falloir beaucoup de temps pour se remettre... Les événements viennent de leur prouver qu'ils ne pouvaient pas gagner dans une action violente... Comme ont dit leurs leaders lors de leur arrestation, "nous allons maintenant respecter la loi et attendre les élections"... C'est par cette unique voie qu'ils peuvent espérer revenir aux affaires...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 21, 2010, 11:02:10 am

- Chiang Mai: situation très calme aujourd'hui - banques et grands magasins fermés. Réouverture demain !

- Mae Hong Son et Soppong: je viens d'appeler une amie: situation rien à signaler. il n'y a d'ailleurs pas eu d'événements !

- Utataradit: Eric vient de nous dire que la situation était RAS
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le mai 21, 2010, 11:11:33 am
Je suis Dac avec Manu. Je vois mal les Rouges en remettrent une louche. Par contre, ça règle pas le problème de la société thaie. En ce qui concerne les casseurs, ils vont finir en taule, c'est sur !

Le Thaksin qui se pavane à Paris dans les boutiques de mode alors que des mecs viennent de mourir en son nom, ça me file envie de gerber !


- SUKHOTHAI: Rien à signaler. On a pas été touché ici !
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 21, 2010, 11:21:36 am

Permets-moi de te dire Knom que je ne suis absolument pas d'accord avec cette analyse... Les Rouges sont hors de combat: chefs arrêtés, mouvement décapité, probalement de nombreuses arrestations à venir pour les incendiaires et les extrémistes, etc...

Comme un boxeur KO, il va leur falloir beaucoup de temps pour se remettre... Les événements viennent de leur prouver qu'ils ne pouvaient pas gagner dans une action violente... Comme ont dit leurs leaders lors de leur arrestation, "nous allons maintenant respecter la loi et attendre les élections"... C'est par cette unique voie qu'ils peuvent espérer revenir aux affaires...



Quelle analyse au fait ? J'ai simplement posé des questions  :)


Il se peut que tu aies raison Manu, que les rouges étant " KO" nous allions vers une période de calme et qu'il n'y ait plus qu'à attendre les prochaines élections pour remettre la vie politique sur les rails.
C'est en tous cas ce qui pourrait arriver de mieux pour le pays.
Mais d’un autre côté, on a vu aussi que les fameux leaders rouges n'avaient pas réussi à contenir leurs troupes (ou bien qu'ils jouaient un double jeu...), que des gens (casseurs, excités, extrêmistes … avaient «  découvert » qu’il était relativement facile de fiche la chienlit (comme aurait le Général) dans le pays, que des groupuscules armés peuvent avoir intérêt à faire régner une tension dans le pays jusqu’aux prochaines élections, que les rouges, même s’ils sont bien secoués actuellement, ne vont probablement pas subitement renoncer à leur revendications (dont la démission d’Abhisit)… bref que le potentiel explosif n’est peut être pas encore désamorcé en Thaïlande…

Nous verrons bien… les prévisions sont difficiles.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 21, 2010, 11:26:22 am
Je parle de l'analyse de Pavin Chachavalpongpun (j'aurai du préciser)... pas de la tienne évidemment !  :)


Pavin Chachavalpongpun, de l'Institut des études d'Asie du Sud-est à Singapour, explique que les violences deviennent une partie de la culture politique en Thaïlande. "Trente-cinq bâtiments brûlent, pas seulement à Bangkok mais aussi dans d'autres endroits de Thaïlande. Cela signifie la radicalisation de la politique thaïlandaise. Je dirais même que c’est la nouvelle radicalisation de la Thaïlande". "Ce n'est pas la fin du conflit, c'est juste le début d'une autre phase de guerre. Qu'importe la manière dont vous l'appelez : guerre civile, guérilla… C'est ouvert à interprétation".


Sinon, on ne peut pas dire que les leaders rouges n'aient pas pu contenir leurs troupes... La majorité des Rouges sont rentrés chez eux après l'arrestation de leur leaders...

Les actes de vandalisme qui ont eu lieu sont plus une réaction instantanée due à la colère... Ils se sont d'ailleurs calmés très vite (ça n'a duré que 2 heures à Chiang Mai par exemple !)...

Quant aux incendies, ils ont été provoqué par des extrémistes qui ne représentent qu'une toute petite minorité des Rouges... Je gage que ces vandales se retrouvent vite en prison...

...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 21, 2010, 11:28:22 am

Par contre, ça règle pas le problème de la société thaie


Absolument ... même s'il n'y a plus plus qu'un peu de vapeur qui s'échappe la marmite continue à chauffer.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 21, 2010, 11:35:21 am

C'est clair mais la société thaïe a besoin d'une évolution et non pas d'une révolution...

PS: Knom, c'est comment chez toi à Chiang Rai ?
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 21, 2010, 11:45:14 am

C'est clair mais la société thaïe a besoin d'une évolution et non pas d'une révolution...

PS: Knom, c'est comment chez toi à Chiang Rai ?


Evolution pas révolution 1000 % d'accord avec toi.

Chiang Rai: Je devais aller faire les courses hier à BIG C des gardiens à l'entrée  signalaient à toutes les voitures qui arrivaient que la fermeture était fixée à 18 heures ! Des centaines de bagnoles ont fait demi tour.Banques fermées. Quelque pneus cramés il ya deux jours dans le centre mais rien de très violent. On est bien loin  des petits gardes rouges maoïstes...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 21, 2010, 01:47:57 pm
Bon, sans doute suis-je mauvais esprit mais je trouve un peu artificielles les trois citations d'analystes que tu as fait un peu plus haut Knom. Rien à voir avec toi, rassure toi. Mais je trouve pour ma part un bizarre les dernières déclarations de thaksin qui parle de guérilla et de début de guerre et les analyses qui suivent miraculeusement dans le même sens et avec les même termes. J'irais pour ma part vérifier le compte en banque de ces analystes, possible qu'ils aient reçu une donation "anonyme" pout abonder dans le sens d'un nouveau scénario que l'on tente de mettre en place.

Que le mouvement des rouges ait été décapité j'en doute. Ce n'est pas ici que se trouve la tête... Disons que l'on a immobilisé temporairement les bras (armés) de ce "grand corps malade" (hommage à la nouvelle culture française).

Les arrestations qui vont suivre c'est une certitude. Il y a tant de photos compromettantes de quantité de casseurs qu'il va être dur de passer au travers pour les plus criminels, les pyromanes et autres activistes fêlés en tout genre. Pour les fautes les moins graves je pense que le gouvernement va décréter une amnistie (mais attention aux futurs récidivistes, ils pourraient le payer cher) car les prisons seraient trop vite engorgées (et il ne serait pas bon de regrouper ensemble une telle masse d'apprentis révolutionnaires avec des leaders manipulateurs au sein du même établissement). De plus cette amnistie permettrait au premier ministre actuel de gagner la sympathie d'une partie des opposants.

Je pense que nous aurons sous peu, à la fin des premiers éléments d'enquête, une belle conférence de presse prouvant que les manifestants soi disant pacifistes étaient loin d'être aussi sages qu'ils le prétendent. Les leaders seront inculpés et thaksin sera probablement mis en cause, les preuves de sa culpabilité se trouvant probablement au sein des transferts des centaines de compte en banque qui ont été bloqués. On ne pourra bien sûr pas empêcher les plus extrémistes de dire que ce sont des preuves fabriquées de toute pièce par le gouvernement afin d'éliminer le mouvement démocratique naissant.

Ils font un peu ch... les journaux étrangers de parler de l'illégitimité d'Abbasit. Comme si la démocratie avait pris fin après 2006, comme si tout était rose et parfait avant cela. Quand je questionne les gens de mon bled sur thaksin il n'y a aucune ambiguïté : "qu'a t'il fait pour les pauvres" Réponse "Hooo plein de bonnes choses et les soins à 30 bahts..." Mais encore......??? "Comment a t'il fait fortune avec son commerce de soie ?" Réponse "Hihihihi, le trafic d'armes et de ya baa est plus rentable que la soie..."
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 21, 2010, 02:06:57 pm

Les principaux leaders rouges en prison, le général Seh Daeng mort, Thaksin en exil et maintenant haïs par de nombreux thaïlandais qui le tiennent pour responsable, difficile de dire que pour l'instant, le mouvement rouge n'est pas décapité...

Le problème, c'est que comme pour l'hydre de Lerne, une tête, ça repousse...

...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 21, 2010, 02:10:05 pm

C'est clair mais la société thaïe a besoin d'une évolution et non pas d'une révolution...


Et un des éléments clé de cette évolution est Abhisit. Il faut faire de la place aux jeunes. Abhisit a su s'imposer alors que les vieux mammouths pensaient manipuler aisément ce gamin inexpérimenté. Ces mammouths risquent d'ailleurs de lui mettre des bâtons dans les roues car ils craignent pour leurs places et leurs privilèges. Espérons que ce jeune ministre plein d'avenir saura éviter les embûches qui continueront à semer son parcours politique pour le plus grand bénéfice de tous au pays du sourire. Vivement que les rouges nous pondent un gars de ce gabarit.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 21, 2010, 02:14:24 pm
Il n'existe pas de traité entre la France et la Thaïlande? Comment thaksin peut se balader librement dans la patrie des droits de l'homme alors qu'il à un mandat d'arrêt au cul ? Est ce un mandat international ? Quand je vois la façon dont on te bloque un cinéaste en Suisse. D'un autre côté je suppose que beaucoup de personnes encore actuellement en poste ne désire pas le retour du milliardaire et un éventuel déballage de ses histoires occultes.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DocTournesol le mai 21, 2010, 06:59:10 pm
Et bien mes amis, quelle histoire ! J'ai essayé de suivre de France la crise thaïlandaise et j'ai bien l'impression que cette fois, nous avons assisté à une véritable guerre. Il y a eu beaucoup de morts et j'espère que les enquêtes ultérieures pourront éclaircir les conditions dans lesquelles elles se sont déroulées. J'en profite pour condamner les actes de vandalisme qui ne servent à rien. Un grand sentiment de tristesse m'étreint. Voir ce beau pays vivre un tel drame ne peut pas laisser indifférent. Je suis de tous cœur avec Manu, Ludo et tous les forumeurs qui sont sur place et espèrent qu'eux et leurs familles vont bien.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 21, 2010, 07:13:14 pm
Question naïve Manu (réellement naîve parce que je ne sais pas trop comment tout ça fonctionne) , jusqu'où peut on aller sur ton forum, dans la liberté d'expression dans cette période un peu tendue en Thaïlande...

Je sais que toi tu gères ton forum comme un chef, que tu es plutôt du genre cool et libéral et qu'à mon avis tu ne censures pas beaucoup mais penses tu que nous pourrions "être sur écoute" autrement dit que certains propos * puissent valoir à leurs  auteurs (et à toi par la même occasion) quelque déboires venant des autorités thaïlandaises?


 * Sans parler bien sûr de la famille royale, mais par exemple des critiques éventuelles du gouvernement actuel et de certains militaires.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 21, 2010, 07:18:25 pm

Merci Doc pour ton soutien... Tout va bien !

...

Knom, je pense que nous pouvons parler de tout sauf de la famille royale qui est un sujet trop sensible pour être évoqué ici.

Je demande également à tous de rester rester respectueux vis à vis de la Religion bouddhiste, du gouvernement thaïlandais et des institutions thaïlandaises quelqu'elles soient !


 :)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 21, 2010, 07:21:52 pm

Le porte parole de la Police thaïlandaise est en train de s'exprimer en ce moment à la télévision (19H15)

Il annonce que la Police va observer avec attention toutes les photos et documents pris durant les événements et que tous ceux qui ont commis des actes répréhensibles seront arrêtés ! Personne ne passera à travers les mailles du filet.

...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 21, 2010, 07:32:48 pm

Knom, je pense que nous pouvons parler de tout sauf de la famille royale qui est un sujet trop sensible pour être évoqué ici.

Je demande également à tous de rester rester respectueux vis à vis de la Religion bouddhiste, du gouvernement thaïlandais et des institutions thaïlandaises quelqu'elles soient !


 :)


C'est noté !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 21, 2010, 08:02:56 pm
Tous les rouges n'ont pas lutté pour la démocratie. Les propriétaires reviennent vers leurs magasins (ou ce qui en reste pour certains) et on ne peut pas dire qu'ils ont été épargnés par les pillages. On a retrouvé de l'or et des diamants dans le temple qui recueillait les réfugiés ainsi qu'un nombre assez impressionnant de produits de luxe (peut être pillaient ils du luis vitton en hommage au shopping de thaksin en France ?) Tout cela a été abandonné par les pillards puisqu'il fallait passer par une fouille policière avant de quitter l'enceinte du temple. Il est a noter que l'on a également retrouvé quelques armes à feu dissimulées dans ce lieu sacré.
Comme je l'avais déjà dit il y a dorénavant un gros travail de la police qui va être effectué et certaines personnes qui se croient bien à l'abri maintenant qu'ils reviennent dans leurs province vont avoir des réveils plein de surprises. Gageons que les jours à venir va nous offrir son lot de révélations qui sera loin de servir la cause des rouges.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le mai 21, 2010, 10:53:08 pm

Permets-moi de te dire Knom que je ne suis absolument pas d'accord avec cette analyse... Les Rouges sont hors de combat: chefs arrêtés, mouvement décapité, probalement de nombreuses arrestations à venir pour les incendiaires et les extrémistes, etc...

Comme un boxeur KO, il va leur falloir beaucoup de temps pour se remettre... Les événements viennent de leur prouver qu'ils ne pouvaient pas gagner dans une action violente... Comme ont dit leurs leaders lors de leur arrestation, "nous allons maintenant respecter la loi et attendre les élections"... C'est par cette unique voie qu'ils peuvent espérer revenir aux affaires...




c'est parfois dans ces moments que sortent de l'ombre des chefs de guerre totalement inconnu ...et puis il faut se méfier d'une bête blessée ses réactions sont incontrôlables...ceci dis je souhaite juste que le calme et la tranquilité se maintienne...
Titre: Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 21, 2010, 11:16:08 pm

c'est parfois dans ces moments que sortent de l'ombre des chefs de guerre totalement inconnu ...et puis il faut se méfier d'une bête blessée ses réactions sont incontrôlables...ceci dis je souhaite juste que le calme et la tranquilité se maintienne...
 


Quelle tristesse tout ceci, c'est parfaitement calme ce soir soir à CM... Maintenant, il faudra du temps pour panser toutes ces blessures... si graves.. et pour beaucoup irresponsables... mais le mal  est fait et beaucoup de représailles vont avoir lieu, n'est-pas si bête... quand on a cru à quelque chose et surtout lorsque l'on a été berné ??   :(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le mai 21, 2010, 11:26:50 pm
c'est ce que je pense Line ...quand on se réveille d'un beau rêve et qu'on se rend compte que tout n'était que du vent ..j'espère seulement que le bon sens et la sagesse reprendrons le dessus .....mais les blessures seront longues à cicatriser....je le sens au contact de mes amis thais ici ...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 21, 2010, 11:43:43 pm
Apparemment dès lundi les démarches seront faites pour lancer un mandat d'arrêt international contre thaksin
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 22, 2010, 12:33:42 am

Apparemment dès lundi les démarches seront faites pour lancer un mandat d'arrêt international contre thaksin


Salut Amjo ,

De quelle source tu as entendu ça ? , car il y a des accords entre la France et la Thaïlande en ce domaine  .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 22, 2010, 01:58:35 am
C'est ce qu'annonçait un homme de loi aux infos de la télévision mais peut être que les choses vont changer d'ici là car je pense qu'il y a certaines personnes en place qui ne souhaite peut être pas son retour et encore moins un procès qui pourrait les embarrasser.  En tout cas on va voir si thaksin bouge de ces jours et se dirige vers un pays n'ayant pas d'accord d'extradition avec la Thaïlande.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 22, 2010, 02:08:26 am
Je pense que tu as raison ça risque de embarrasser beaucoup de monde , mais bon comme on dit wait and see et puis c'est leurs affaires .  8)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 22, 2010, 07:50:44 am


Bangkok après les émeutes : des rues calmes, nettoyées, et bientôt accessibles     8)


Ce vendredi 21 mai, le centre-ville affichait une image à l’opposé de celle des derniers jours, les balles et les explosions ayant cédé leurs places au bruit des balais, des tractopelles et de l’opération de nettoyage qui laissait augurer un retour à la normale « complet », probablement en début de semaine prochaine. Déjà, les banques et les stations essence en dehors de la zone des conflits reprendront leur service lundi.  
 

Vendredi 21 mai, 11 heures. Le camp des Rouges est déjà nettoyé.) Même si les rues restaient encore contrôlées par l’armée, il était possible de circuler à pied, tandis que les voitures et les motos devaient encore montrer patte blanche à de nombreux postes de contrôle, à condition que les équipes de démineurs ne soient pas en train de désamorcer les quelques bombes essaimées par les manifestants...


Sur Sathorn, au coin de Suan Phlu, près de la station Shell, la rue était bloquée au trafic des voitures jusqu’au coin de Lumpini, juste au-dessous du Thai-Belgian Bridge. Entre ces deux points : un calme complet, presque irréel, à l’opposée du trafic incessant habituel de cette avenue.


Même silence près du parc Lumpini où les rues commencent à retrouver un visage « normal », malgré quelques barrages militaires et des barbelés. Sur les bas côtés, des éclats de vitres et des pneus sont entassés, prêts à être enlevés. Au coin de Wireless Road, une puanteur émane des centaines de poubelles qui jonchent la rue.


C’est à Silom, près de la statue du roi Rama VI, que le changement est le plus flagrant : plus de barricades, de pneus, de barbelés, d'amoncellements de bambou, qui protégeaient le camp des Rouges. Les tentes ont déjà été complètement démontées. De nombreux camions citernes arrosent le sol noirci par les fumées des pneus, bus et autres camions incendiés.


En revanche, l’avenue Ratchadamri, en direction du carrefour de Ratchaprasong, reste parsemée d’une multitude de vêtements et des nombreux accessoires abandonnés par les manifestants qui ont campé sur place pendant plus de deux mois. Sous une chaleur humide, des équipes de nettoyage forment des tas de détritus qui seront ramassés à l'aide de tractopelles : objets personnels, restes de nourriture, robes de moines... tout y passe.


A deux cents mètres du Central World, des soldats bloquent l’accès. Une bombe, laissée par les manifestants dans leur fuite, est en train d’être désamorcée. Un Canadien, habitant tout près, raconte même avoir découvert un M16 en bas de chez lui...


Juste à côté, sur Lang Suan, la rue déserte, sans un bruit. Seule une gargotte a ouvert au milieu de la rue, sans aucun client… Au coin de Ploenchit, les militaires se reposent à l’ombre, non loin de deux bus brûlés par les flammes, sous la structure en béton noircie de la ligne de BTS.


Une fois la menace de la bombe réglée, les quelques journalistes restants et les nombreux curieux, appareil photo en main, peuvent accéder au Central World, toujours fumant et arrosé par les pompiers, après un passage près de la fameuse scène où pendant plus d'un mois, chaque soir, les discours enflammés des leaders rouges se sont succédé. Des ouvriers commencent à construire des barrières de protection en bois autour du Central World, éventré comme si un missile l'avait percuté.


L’odeur de plastique brûlé était encore persistante. Pour une raison inconnue, une jeep militaire, qui sillonne la zone, diffuse des chansons de pop thaïe. L’ambiance sur place laisse penser que la page des violents affrontements des derniers jours est en en train de se tourner. Des soldats, de jeunes appelés pour la plupart, souriants, en t-shirt, se relaxent, sans arme à la main.


A Siam Square, au temple de Pathum Wanaram, théâtre des derniers affrontements, à l’intersection Din Daeng, au marché de Klong Toey, même ambiance : un calme de lendemain agité... Sur Rama IV, alors que les pompiers arrosent encore les immeubles brûlés le long de l’avenue, des équipes réparent les lignes téléphoniques et électriques abîmées.


Bangkok retrouve ses couleurs, son agitation perpétuelle, en attendant, peut-être, de retrouver son sourire...    :smile
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 22, 2010, 09:05:12 am

Je suis toujours surpris de constater à quelle vitesse les Thaïlandais nettoient ou réparent une zone après une crise majeure...

Déjà, après le Tsunami d'il y a 5 ans, les cotes avaient été nettoyées en un temps record !... A Bangkok, moins de 48 heures après la fin des événements, les rues sont déjà nickels (à part bien sûr, les restes des batiments incendiés !)...

On voyait hier à la télévision thaïe une armée de balayeurs... Incroyable !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 22, 2010, 12:34:06 pm
Je lis régulièrement les différents articles publiés sur le net. Il n'y a pas à dire, il y a quantité de médias qui n'y connaissent rien, qui tombent dans le sensationnalisme ou qui sont clairement orientés. Il est tout aussi incroyable de découvrir des forums "gérés" par des expatriés (ou plutôt des retraités) vivant sur place, et supposé connaitre un minimum la situation, afficher une revue de presse affichant ces articles clairement ineptes ou orientés sans y ajouter le moindre commentaire contradictoire, sans étayer une opinion personnelle. Quand je lis tous ces articles décrivant les manifestants comme de pauvres victimes, l'intervention de l'armée comparée aux sévices des militaires de la junte birmane et le gouvernement actuel comparé à des despotes non ouverts aux négociations il y a de quoi bondir. Le dernier article que j'ai lu compare même le pauvre thaksin en exil (dans les hôtels et magasins de luxe de divers pays) à l'opposante birmane placée en résidence surveillée. Comparer systématiquement la démocratie avec ce milliardaire est une ineptie sans borne et dire que le couvre feu actuel est purement répressif et augure des jours terribles pour les pauvres victimes rouges est d'une débilité profonde.
Incroyable tous ces gens qui martèlent que ce n'est pas fini, que les rouges sont maintenant une puissance bien organisée à la logistique bien rodée (ils regardent cela à leur capacité de mettre une ville à sac ?), que d'autres leaders vont se lever et que de nouvelles batailles vont émerger. Il est clair que des situations comme il y a eu à Bangkok cela fait vendre du papier mais de là à orienter ou à espérer une aggravation de la crise en désinformant ou en mettant de l'huile sur le feu.
En tout cas heureusement que nous avons un homme clairvoyant à la tête du gouvernement. J'imagine sans peine ce que cela aurait donné avec le grand humaniste thaksin employant sa méthodologie spéciale démocratie comme il l'a fait pour les soi disant trafiquants de drogue et pour réprimer les vilains terroristes du sud.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 22, 2010, 12:45:38 pm
Juste , souvent les médias sont à côté de la plaque , hier une émission ""C'est dans l'air"" ( vendredi 21 mai 2010
Thaïlande : violence et corruption )
 à voir là >> http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1444  .  8)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 22, 2010, 01:42:42 pm

Amjo, je suis tout à fait d'accord avec ton analyse...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 22, 2010, 02:03:45 pm
Je viens de regarder l'émission Malco. Des interventions très intéressantes des invités entrecoupées des débilités des journaleux. Ce présentateur est à la masse, le journaliste de Bangkok a une interprétation très personnelle de ce qu'il voit et il n'est pas à une contradiction près, et je ne parle pas du sempiternel reportage sur la prostitution (tenue soit disant par la mafia et fonctionnant 24 heures sur 24) et des supposés centaines de milliers d'enfants vendus et prostitués par leur famille chaque année.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 22, 2010, 02:27:59 pm

Je souhaiterai revenir sur cette citation de Pavin Chachavalpongpun de l'Institut des études d'Asie du Sud-est à Singapour, qui annonçait hier que les violences risquaient de se prolonger... Je ne absolument pas d'accord avec lui et je doute que de nouveaux événements importants et aussi graves se produisent avant un petit bout de temps (je ne parle évidemment pas d'actes mineurs de vandalisme, de grenades jetées, etc...). Voilà mes raisons:

Citer

"Ce n'est pas la fin du conflit, c'est juste le début d'une autre phase de guerre. Qu'importe la manière dont vous l'appelez : guerre civile, guérilla… C'est ouvert à interprétation". (Pavin Chachavalpongpun)



A l'ssu de cette crise, en restant factuel, on peut dire que:

- le mouvement rouge est décapité: Arisaman est en fuite, Natthawut, Chatuporn et 6 autres leaders rouges sont en prison et vont devoir répondre de leurs actes devant la justice, le général Seh Daeng qui qui incarnait le noyau dur est mort, Thaksin s'est totalement dicrédité aux yeux de nombreux thaïlandais, dont certains appartenant même à son camps !

- Le Gouvernement, comme l'a dit hier le porte parole de la Police, n'en a pas terminé avec les casseurs. Les milliers de documents et photos pris lors des affrontements vont être analysés et ceux qui ont commis des délits de toutes sortes (incendiaires, casseurs, tireurs, voleurs d'ATM, etc...) vont être arrêtés à court ou moyen terme. Les peines de prisons pour ces gens risquent d'être très lourdes !...

- De nombreux rouges sont déçus de l'attitude de leurs chefs, se sentent trahis et réfléchiront surement à deux fois avant de repartir au combat !... Beaucoup ont de plus compris qu'une lutte armée ne pouvaient pas être gagnée contre un gouvernement décidé à ne pas céder !... D'ailleurs, leurs chefs lors de leur rédition, ont bien dit qu'il fallait cesser le combat et attendre les futures élections...
Je pense sincèrement que les casseurs qui à la suite de cela, se sont livrés à des actes de vandalisme honteux, sont minoritaires chez les Rouges !...

- Certains rouges (femmes, chefs de famille, etc...) ont surement eu très peur pour leur vie et vont se demander si cela vaut la peine de mourir pour rien... car le résultat est là: les rouges après deux mois d'affrontement n'ont rien obtenu, même pas d'élections anticipées !... Le constat est accablant: les personnes tuées sont mortes pour rien !...

- La logisitique n'est plus assurée et je doute que de nombreux paysans repartent vers la capitale s'ils ne sont pas payés et nourris !... Reste maintenant à voir si Thaksin va continuer à envoyer de l'argent de l'étranger ?... Peut être, mais bon nombre de ses relais maintenant n'existent plus !... un mandat d'arrêt international risque même de lui tomber sur la tête sous peu, ce qui va restreindre ses mouvements...

- La saison du riz va commencer (fin juin-début juillet). il est l'heure pour de nombreux paysans de retourner au travail s'ils veulent faire vivre leur famille cette année. Ils seront moins disponibles. Les événements se sont déroulés durant la période la plus creuse sur la plan du travail agricole...

- Enfin, il y a fort à parier pour que le gouvernement et les élites tirent les leçons de cette crise et mettent tout en oeuvre pour que les Rouges ne puissent pas rééditer leur action (et là, on peut extrapoler très loin... jusqu'à, pourquoi pas, une réforme de la constitution ?!)...

Toutes ces raisons + une autre que je ne citerai pas et qui pourrait plonger le pays dans un recueillement profond, font qu'il y peu de chance pour que les Rouges poursuivent leur mouvement avant un certain temps...

Maintenant, il est clair que le malaise social persiste et que rien n'est réglé sur ce plan là !


...
Titre: Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le mai 22, 2010, 04:33:16 pm

Toutes ces raisons + une autre que je ne citerai pas et qui pourrait plonger le pays dans un recueillement profond, font qu'il y peu de chance pour que les Rouges poursuivent leur mouvement avant un certain temps...

Maintenant, il est clair que le malaise social persiste et que rien n'est réglé sur ce plan là !


...


en gros je te suis dans ton analyse encore que il y ai matière à discuter sur la motivation des rouges à se mobiliser (évidement je n'ai que l'opinion de la diaspora thaie en Belgique mais il me semble que ceux ci y croyent encore.)..........et c'est vrai que si la raison + que tu donnes est la même que celle  à laquelle je pense que le pays plongerais dans une immense tristesse et de recueillement pendant quelques temps et mettrait de côté tous le reste ....
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 22, 2010, 08:21:03 pm

Mon cher Rudy, seul l'avenir nous dira ce qu'il va se passer...

Je prends déjà les paris qu'il n'y aura pas de guerre civile en Thaïlande, contrairement à ce que l'on peut parfois lire... Les conditions ne sont pas réunies dans ce pays pour un tel conflit et le penser est bien mal connaitre le Royaume et la mentalité profonde de ses habitants...

N'oublions pas que l'Isan n'est pas la Thaïlande tout comme les provinces de Pattani et Yala, pourtant en guerre depuis 10 ans, ne sont pas la Thaïlande !...

Si le peuple thaïlandais dans sa majorité avait vraiment soutenu le mouvement rouge, c'est des millions de personnes qui seraient descendus dans les rues pour manifester leur soutient le jour de la défaite (rappelez-vous 68 en France, la Révolution Orange en Ukraine, etc...).

Or qu'avons-nous eu ?... Quelques milliers de rouges à Bangkok, 55 manifestants à Chiang Mai, quelques milliers dans les villes de l'Isan (et encore je ne suis pas sûr des chiffres ! Mon copain Patrick annonçait moins de 500 personnes à Udonthani et il était au milieu de la manif !), bref, même pas 10 000 personnes, ce qui aurait déjà été un chiffre très faible par rapport au total de la population (65 millions d'individus)...

Ne nous leurrons pas, de nombreux Thaïlandais aiment leur pays et sont heureux de leurs conditions de vie... Et lorsqu'il regardent les autres pays de l'ASEAN limitrophes, pays qui ont des revenus annuels par habitant 10 fois inférieurs au leur, je les comprends !)... Ce n'est pas un hasard si la diaspora thaïlandaise installée à l'étranger est si peu nombreuse !...

Evidement, la majorité des Farangs installés en Thaïlande ont des épouses et des familles originaires de l'Isan et il est tout à fait logique que le milieu normalement très pro-rouge dans lequel ils sont immergés leur donne l'impression que tous les gens qu'ils connaissent sont de ce bord... Or, ce n'est peut être pas la Vérité !... Je dirai même surement pas !...

Ils pourraient peut être se demander pourquoi les (rares) Farangs qui habitent d'autres régions (le Sud, le Centre, le Nord), n'ont pas du tout vécu la crise de la même façon et ont même souvent eu l'impression qu'à part à Bangkok, il ne se passait rien !?!...


A mon avis, les Thaïlandais, à part quelques extrémistes très minoritaires, n'aspirent pas à la guerre et encore moins à la guerre civile, c'est à dire la guerre contre leurs frères !...

...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 23, 2010, 08:05:34 am
Le dernier article que j'ai lu compare même le pauvre thaksin en exil (dans les hôtels et magasins de luxe de divers pays) à l'opposante birmane placée en résidence surveillée.


Cette comparaison est effectivement débile et indécente. Je vois bien à quel forum tu fais allusion...


Globalement, d'accord avec les uns et les autres pour dire qu'il faut être très prudent lorsque l'on emploie le terme de "guerre civile" ou de "guérilla". Certains éléments sont peut être réunis et il y a certaines "potentialités explosives" dans le pays qui pourront surgir au fil des évènements futurs et notamment le sujet majeur que Manu évoque par allusion. Mais le fait d'annoncer une guerre civile relève à mes yeux de la pure conjecture que l'on ne peut évidemment tenir pour argent comptant. Certains aussi aimeraient  y voir une prophétie auto-réalisatrice...

Mais si la Thaïlande veut réellement s'éloigner du spectre de la guerre civile,  elle devra un jour ou l'autre sortir de l'instabilité chronique qui caractérise le régime. Il serait bien que le verdict des urnes soit enfin respecté et que lors des prochaines élections les vaincus s'abstiennent de vouloir renverser le vainqueur. ( Elections placées si possible sous le contrôle d'observateur internationaux pour éviter toutes contestations). De même s'il s'avère que le premier ministre ou des membres du gouvernement sont corrompus, on met en place une commission d'enquête et de discipline et on ne bloque pas un aéroport !!

Autre facteur d'instabilité, le fossé qui s'est creusé entre le "petit peuple": paysans, ouvriers, petits commerçants, livreurs, chauffeurs de taxis (on a vu leur rôle lors des derniers évènements)... et les élites. (Avec entre les 2 une classe moyenne que personnellement je situe mal politiquement). La boîte de Pandore venant d'être entr'ouverte, il serait surprenant que les "oubliés de la croissance" courbent encore l'échine des décennies durant.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 23, 2010, 08:45:06 am

Mais si la Thaïlande veut réellement s'éloigner du spectre de la guerre civile,  elle devra un jour ou l'autre sortir de l'instabilité chronique qui caractérise le régime. Il serait bien que le verdict des urnes soit enfin respecté et que lors des prochaines élections les vaincus s'abstiennent de vouloir renverser le vainqueur.


Oh que Oui !



Autre facteur d'instabilité, le fossé qui s'est creusé entre le "petit peuple": paysans, ouvriers, petits commerçants, livreurs, chauffeurs de taxis (on a vu leur rôle lors des derniers évènements)... et les élites.


J'ai toujours un peu de mal avec cette affirmation... Le fossé entre les Français riches et les très pauvres qui dorment dans des tentes et mangent au resto du Coeur n'est-il pas aussi grand ?... Et pourtant, nous ne faisons pas la Révolution, ne tiront pas sur la Police et ne brulons pas les magasins...

D'ailleurs l'Histoire thaïlandaise est très instructive à ce sujet... L'écart entre les riches et les pauvres n'a finalement jamais été aussi faible dans le Royaume qu'en ce moment...
Jusqu'en 1905, les riches (nobles) avaient le droit de vie et de mort sur leur sujet, on n'en est plus là !...
Jusqu'à la Révolution de 1932, un roturier ne pouvait pas espérer avoir un poste de direction dans une institution thaïe,, on en est plus là !...
Jusqu'il y a 30 ou 35 ans ans, les paysans n'avait pas de voiture, pas d'électricité chez eux, on n'en est plus là !...
Jusqu'à il y 20 ans, les paysans ne pouvaient pas caresser l'espoir d'envoyer leurs enfants à l'université, on n'en est plus là ! etc...

Les choses évoluent donc dans le bon sens, même si cela ne va pas aussi vite que certains le souhaiteraient !...

Comme je le disais plus haut, la situation du paysan thaïlandais a beaucoup changé, même si de nombreux restent pauvres !... Mais cela, je ne vois pas comment cela pourrait se modifier ?... Il y aura toujours des pauvres et des inégalités, mais je crois bien que c'est hélas le lot de tous les pays...

...
Titre: Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 23, 2010, 10:03:49 am
Réponses à Manu:


Le fossé entre les Français riches et les très pauvres qui dorment dans des tentes et mangent au resto du Coeur n'est-il pas aussi grand ?... Et pourtant, nous ne faisons pas la Révolution, ne tiront pas sur la Police et ne brulons pas les magasins...


Certes le fossé entre les riches et les pauvres s’est creusé en France et il n’y a pas  d’actions révolutionnaires. Mais la défense des « pauvres » n’est pas relayée en France par un ou des puissants partis politiques. Il n’y a  pas de milliardaire Thaksin en France qui s’appuierait sur les pauvres pour en faire une base de leur action politique. Les  partis de gauche et d’extrême gauche qui généralement utilisaient les catégories professionnelles défavorisées comme fond de commerce électoraliste sont en perte de vitesse voir en état de coma dépassé (parti communiste). Il n’y a donc que des actions ponctuelles vite canalisées par le pouvoir en place.

Et pourtant, nous...... ne tirons pas sur la Police et ne brulons pas les magasins...

Ben si, nous aussi … comme le montre régulièrement l’actualité et comme c’était le cas lors du soulèvement des banlieues.


D'ailleurs l'Histoire thaïlandaise est très instructive à ce sujet... L'écart entre les riches et les pauvres n'a finalement jamais été aussi faible dans le Royaume qu'en ce moment...

La pauvreté a effectivement reculé au cours des 3 dernières décennies (la pauvreté absolue, c’est à dire la part de la population vivant avec moins de un dollar par jour est passée de 22 % en 1981 à moins de 1 % en 1997, pour remonter à 2 % en 2000). Néanmoins on est bien loin d’une croissance égalitaire. On cite souvent  les chiffres de la Banque mondiale sur 67 millions de Thaïlandais, les 20% les plus riches détiennent 55% de la richesse nationale, les 20% les plus pauvres n'en ont que 4%.

En fait on constate en  Thaïlande une baisse importante de la pauvreté accompagnée d’une augmentation des inégalités de revenus.


Jusqu'en 1905, les riches (nobles) avaient le droit de vie et de mort sur leur sujet, on n'en est plus là !...
Jusqu'à la Révolution de 1932, un roturier ne pouvait pas espérer avoir un poste de direction dans une institution thaïe,, on en est plus là !...
Jusqu'il y a 30 ou 35 ans ans, les paysans n'avait pas de voiture, pas d'électricité chez eux, on n'en est plus là !...
Jusqu'à il y 20 ans, les paysans ne pouvaient pas caresser l'espoir d'envoyer leurs enfants à l'université, on n'en est plus là ! etc...


Il y a effectivement eu de grandes améliorations des conditions de vie des thaïlandais (exemple les paysans) mais une part importante de la population thaïlandaise se trouve actuellement dans une situation de pauvreté  ou de fragilité économique (même si celle-ci a régressé)

A noter aussi qu’en  En 2000, 72 % de la population active tire un revenu mensuel de son activité inférieur à 4500 bahts, ce qui correspond à 4 $ par jour, et 46 % ont moins de 2.5 $ par jour NSO (National Statistical Office, 2001)
Les ouvriers non qualifiés,, les employés sans qualifications, les  personnes qui tirent leur revenu du secteur informe… ont des revenus très faibles.


Mais cela, je ne vois pas comment cela pourrait se modifier ?... Il y aura toujours des pauvres et des inégalités, mais je crois bien que c'est hélas le lot de tous les pays...

Sans aller vers l’utopie marxiste débile de l’égalité entre  individus et de la disparition des classes sociales, la réduction des inégalités est un enjeu majeur pour l’avenir du pays. Il serait bien que des politiques responsables prennent la mesure de cette réalité avant que des démagogues de tous poils  et potentiellement dangereux  se précipitent  dans ce créneau.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 23, 2010, 10:25:43 am

Bien au delà de la réduction des inégalités, le vrai problème de la Thaïlande est l'énorme faiblesse de ses recettes fiscales qui empêchent l'état de distribuer des aides sociales importantes ou de lancer de grandes réformes de fond...

Comme très peu de gens payent des impots dans le Royaume, la redistribution sous forme d'aides, de retraites, d'allocations chomage, de soins gratuits (CMU) etc..., n'existe presque pas !... Ce que l'on appelle chez nous la solidarité nationale est ambrionnaire !...

Or, c'est justement cette redistribution qui permet aux pauvres de France par exemple, de gérer des situations qui seraient surement beaucoup plus dramatiques dans d'autres pays...

Le jour où tous les Thaïlandais seront prêts à payer des impots conséquents, il est probable que par le biais de la solidarité nationale, de nombreux pauvres voient leur situation s'améliorer... Mais en France, il a fallut 150 ans pour en arriver là !

...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 23, 2010, 10:38:37 am
Tout celà est très juste Manu.

Nous ne sommes pas en Thaïlande dans un schéma d'Etat Providence et de systèmes de protection sociale avancés, le régime fiscal n'étant pas comparable au modèle français.

D'ailleurs je ne sais pas comment Thaksin avait financé ses mesures sociales coûteuses: accès quasi gratuit aux soins, prêts bonifiés à tous les villages, octroi de bourses aux plus défavorisés.  :wonder

Il serait intéressant aussi de s'interroger sur le rôle de "redistribution sociale" aux plus pauvres, assuré par les moines.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 23, 2010, 10:47:21 am

Et c'est justement en cela que je vilipendais les Rouges et Thaksin en les taxant de populisme...

Leurs grandes annonces tapageuses faites au peuple ne s'appuyaient sur aucun grand programme de financement... comment redistribuer de l'argent que l'on n'a pas ?

Croyez-vous sérieusement qu'un Abhisit n'a pas à coeur d'aider ses concitoyens ?... Au moins tout autant qu'un Thaksin !

 :(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 23, 2010, 10:50:39 am

Brève:

Hier, une conférence de presse a été tenue par la Police thaïlandaise en présence d'experts militaires américains... Les armes saisies sur les manifestants ces dernières semaines ont été présentées aux journalistes... Arsenal assez impresionnant !

Finalement, les Rouges ne lançaient pas que des cailloux sur les militaires !...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 23, 2010, 10:58:35 am

Et c'est justement en cela que je vilipendais les Rouges et Thaksin en les taxant de populisme...

Leurs grandes annonces tapageuses faites au peuple ne s'appuyaient sur aucun grand programme de financement... comment redistribuer de l'argent que l'on n'a pas ?


 :(


Je suppose mais je n'en sais rien puisque les rouges n'ont pas été très précis sur le sujet qu'il s'agirait de prendre l'argent là où il se trouve, c'est à dire en taxant les riches.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 23, 2010, 11:04:28 am

Brève:

Hier, une conférence de presse a été tenue par la Police thaïlandaise en présence d'experts militaires américains... Les armes saisies sur les manifestants ces dernières semaines ont été présentées aux journalistes... Arsenal assez impresionnant !

Finalement, les Rouges ne lançaient pas que des cailloux sur les militaires !...



Ce qui signifie que les armes circulent bien dans le pays et que nous sommes pas subitement retournés au pays des bisounours.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 23, 2010, 11:22:50 am
Réduire la fracture sociale est une évidence mais il y a tellement de choses à faire avant pour s'en donner les moyens. Je suis de ceux qui pensent qu'il faut faire une réelle éducation politique de la population rurale. Pousser les gens à avoir une opinion, à avoir des exigences autres que la petite "prime" de 500 bahts avant le vote. Les derniers événements ont permis au "pauvres" de connaître la valeur et l'importance de leurs votes. Il faut maintenant qu'ils apprennent à voter pour la bonne personne, pour le politique qui a un réel programme axé sur l'économie et le social. Quand je questionne les gens de ma Famille thaï ces derniers m'expliquent qu'ils ont voté pour telle ou telle personne car ils ont reçu 500 bahts et un panier repas pour chaque membre de la Famille apte à voter. Ma Femme m'avoue qu'elle a aussi pris les 500 bahts mais qu'une fois dans l'isoloir elle a voté pour qui elle voulait sans tenir compte de la petite enveloppe reçue.
Il est temps que l'actuel gouvernement batte la campagne ( c'est une expression n'y voyez pas une allusion déplacée aux récents événements de Bangkok  :) ) et installe des podiums comme le faisaient les rouges. Il faut être présent sur le terrain car les élections ne se gagne désormais plus dans la capitale mais majoritairement dans les provinces rurales.
Il faut combattre la corruption avec une plus grande fermeté, avec des peines beaucoup plus lourdes et mettre fin à cette loi à double tranchant qui veut que tout un parti soit dissous si un seul de ses membres est reconnu coupable de corruption.
Il faut que les rouges se trouve enfin un leader charismatique, un politique qui fasse de réelles propositions et présente un programme cohérent.
Il faut apprendre à la population à penser à moyen et long terme. Trop de personnes vivent au jour le jour sans se soucier et préparer le lendemain.
Il faut que les gens comprennent que leur opinion est importante et n'est pas tributaire du choix d'un chef de village ou d'un ponte local.
En fait il y a autant d'éducation politique à faire en Thaïlande qu'il n'y a d'éducation civique à inculquer en France
Titre: Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 23, 2010, 11:34:51 am

Ce qui signifie que les armes circulent bien dans le pays et que nous sommes pas subitement retournés au pays des bisounours.


Cela avait déjà été signalé à plusieurs reprises sur ce forum. Les mauvaises langues diront que ce sont les militaires qui les ont placé là pour faire accuser les jaunes et justifier leurs tirs tendus.
Par contre je sais que les journaux étrangers nous ont bassiné sur ces pauvres jaunes désarmés et qu'ils éviteront de révéler la découverte de ces armes afin de garder le cliché très vendeur de la dictature militaire thaïlandaise écrasant dans le sang une innocente manifestation (qui aura fait au moins 1,2 milliards de dollars de dégâts) composée de femmes, d'enfants et de vieillards.
Maudits journaleux (je les aime pas pour ceux qui ne l'aurait pas encore remarqué) qui tronquent la vérité.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 23, 2010, 11:44:12 am
Tu as tout à fait raison Amjolianne, il serait souhaitable que la population rurale (mais aussi urbaine) soit davantage informée, de manière impartiale, sur la chose publique, de façon à ne pas être à la merci du premier tribun ou père noêl électoral venu.

Mais je ne suis pas certain comme tu l'écris que " Réduire la fracture sociale est une évidence mais il y a tellement de choses à faire avant pour s'en donner les moyens" Car s'il faut attendre que "les masses populaires soient conscientisées" pour reprendre la phraséologie révolutionnaire, avant de se lancer dans des programmes de redistribution, on peut attendre encore longtemps...

Non la Thaïlande n'échappera pas à la question de la réduction des inégalités, alors autant agir au plus vite.Thaksin a parfaitement su surfer sur cette réalité et en tirer des bénéfices électoraux. L'élection et la popularité du prochain gouvernement sera axée sur ce thème.
Titre: Re : Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 23, 2010, 11:54:28 am

Les mauvaises langues diront que ce sont les militaires qui les ont placé là pour faire accuser les jaunes et justifier leurs tirs tendus.


De toutes façons on peut dire ce que l'on veut, tout et n'importe quoi, (et beaucoup de journalistes comme tu le dis ne s'en privent pas) puisqu'il n'est pas possible de vérifier les faits.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le mai 23, 2010, 12:05:11 pm

Finalement, les Rouges ne lançaient pas que des cailloux sur les militaires !...


qui s'est qu'avait dit qu'ils avaient pas de matos ? et c'st pas fini on va encore faire des trouvailles et en a qui vont jacter surprise surprise   :(  
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 23, 2010, 12:10:39 pm
La fracture sociale est réduite constamment depuis des décennies comme l'a si bien décrit Manu. thaksin n'a absolument rien apporté de neuf. Quelques mesures tape à l'oeil, des grands discours populistes et surtout une immense énergie à développer son empire et sa richesse personnelle. Il a créé quantité de lois et agencé quantité de magouilles qui ont générés des milliards de dollars de bénéfices ne profitant qu'à lui et ses proches.
Les aides aux pauvres et défavorisés existent bel et bien mais le gouvernements successifs n'ont pas eu l'idée de mettre en avant leurs travaux. Aucun politique n'a jamais eu l'idée de faire un bilan de ses actions, de mettre en avant ses actions, de présenter un bilan. thaksin lui l'a fait et s'est même approprié le travail d'autrui et le mérite de programmes phares institués par ses prédécesseurs. Ne nous leurrons pas, c'est un opportuniste sans foi ni loi (bon oui j'avoue, j'aime encore moins thaksin que les journaleux).
Les programmes de redistribution des richesses existe, arrêtons de nous voiler la face. Je vis dans une région reculée de l'Issan où comme le précise Manu les impôts et taxes diverses sont quasiment inexistants. Pourtant je vois un nouvel hôpital public se construire, le réseau routier passer en deux fois deux voies, des bourses universitaires distribuées aux plus méritants des familles pauvres,  des milliers de raïs de terrain attribué gratuitement, des distribution d'eau et d'électricité gratuite en période de crise, des prêts à taux extrêmement réduits ou à taux zéro pour aider des activités à démarrer,... Alors que thaksin arrête avec ses discours démagogiques et de critiquer la paille des voisins car avec l'argent qu'il a détourné à son seul profit je serais curieux de connaître le nombre de programmes sociaux qui auraient pu être mis sur pieds, combien d'écoles dotées d'ordinateurs, combien d'unités de soins, combien d'aides aux personnes âgées ou combien de bourses scolaires supplémentaires distribués aux plus nécessiteux.
Titre: Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 23, 2010, 02:02:29 pm

Ce qui signifie que les armes circulent bien dans le pays et que nous sommes pas subitement retournés au pays des bisounours.


Les armes ont toujours circulé en Thaïlande. Rien de nouveau là-dessus... Le nombre de Thaïs qui ont par exemple un pistolet dans leur boite à gant est assez important...

Pour le cas des M16 que l'on voit sur les photos, ce sont ceux qui ont été volés par les Rouges aux militaires...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: letirailleur le mai 23, 2010, 02:07:24 pm
Une vidéo sur les évènements d'Udonthani du 19 mai

http://udonthani-en-isan.over-blog.com/article-video-sur-les-evenements-d-udonthani-du-19-mai-50910153.html
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 23, 2010, 03:00:45 pm

Merci Letirailleur, beau témoignage !  :clap
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 23, 2010, 04:17:26 pm
Le système politique étant actuellement bloqué, de nombreux verrous ayant sauté, le pays souffrant de toutes sortes de maux, la meilleure chose qui puisse arriver à la Thaïlande c'est un gouvernement d'Union nationale qui oeuvre pour une réconciliation nationale. C'est bien sûr un peu tôt pour en parler mais c'est dans ce sens que doivent travailler les décideurs politiques de tous bords.
Des forces centifuges vont s'engager activement dans la division du pays. Il y aura même peut être quelque soubressauts violents. Les décideurs politiques auront un rôle déterminant à jouer disai-je, mais c'est aussi l'ensemble de la population qui devra faire un effort pour aller vers une société apaisée.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 23, 2010, 05:08:21 pm

la meilleure chose qui puisse arriver à la Thaïlande c'est un gouvernement d'Union nationale qui oeuvre pour une réconciliation nationale.


Cela va dans le sens de la feuille de réconciliation nationale qu'à proposé Abbasit. Ce sont les bases d'un programme qui pourrait satisfaire tant les électeurs rouges que jaunes, un programme qui pourrait pousser une majorité de gens à voter pour cet homme politique qui serait enfin élu sans ambiguïté. C'est peut être aussi une des raisons pour laquelle les contestataires ont rejeté (à la surprise générale il faut l'avouer) ce premier pas vers une évolution politique nécessaire.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 23, 2010, 11:14:51 pm
Impressionnant le nettoyage des lieux des manifestations. Des milliers de personnes à la tâche, des anonymes, quelques touristes et des stars de la chanson et de la télévision. Du plus jeune au plus âgé on récure les sols, on lustre les chromes, on efface les graffitis, on nettoie les vitres,...
Sur une autre chaine on peut découvrir un montage qui alterne les immeubles incendiés par les rouges et des discours de leaders ou de thaksin. Lors d'une vidéo conférence ce dernier demande clairement aux manifestants de bruler les édifices gouvernementaux dans toutes les provinces si jamais l'armée attaque. Le discours des leaders sur le podium est sensiblement le même, si l'armée attaque mettez le feu aux différents bâtiments qu'ils énumèrent et qui feront effectivement partie des immeubles détruits par les incendies.
Je pense que les jours qui vont suivre apporteront leur lot de révélations. Nous avons eu droit aux pillages, aux preuves de milices armées au sein des rouges, aux ordres clairs de destruction d'édifices ciblés et je pense que les différents comptes en baque saisis vont nous en apprendre pas mal non plus.
Par contre je ne sais toujours pas où est thaksin. Avec les mandats d'arrêt internationaux qui seront délivrés dès ce lundi il ne doit pas lui rester beaucoup d'endroits où faire du shopping
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: banedon le mai 24, 2010, 09:52:39 am
"Quatre jours après l'assaut de l'armée contre les «chemises rouges», le premier ministre annonce la réouverture des écoles, des rues et des services du gouvernement dès lundi."


«Tout est calme et revient à la normale» en Thaïlande, a assuré dimanche le premier ministre. Dans son allocution télévisée hebdomadaire, Abhisit Vejjajiva a annoncé que, par conséquent, les mesures concernant la fermeture des écoles et la suspension des services du gouvernement seraient levées dès lundi. La circulation dans les rues va également être rétablie, après les six semaines de manifestations antigouvernementales des «chemises rouges»

Mercredi, le gouvernement a lancé une offensive militaire pour déloger les «rouges» du campement qu'ils avaient établi au cœur de Bangkok. 16 personnes ont trouvé la mort et une centaine d'autres ont été blessées au cours de l'assaut. Les manifestants ont capitulé peu après l'attaque. Dans la capitale, un grand nettoyage est actuellement en cours pour effacer les traces des affrontements au cours desquelles un total d'au moins 86 personnes ont été tuées et 1.900 autres ont été blessées.


Dans son discours à la nation, le premier ministre a défendu l'action de l'armée. Les forces de sécurité ont fait «usage de toutes les armes sur la base des normes internationales. (Elles) ont utilisé les armes pour se défendre et rétablir l'ordre public», a-t-il expliqué.


Pas d'élections anticipées

"Abhisit Vejjajiva s'est également montré ferme vis-à-vis des «rouges», qui réclamaient sa démission et la tenue d'élections anticipées, en insistant sur sa volonté de ne pas céder à leurs revendications. Avant de penser aux élections, «nous devrons voir ce qui va arriver», a-t-il déclaré, évoquant «des gens qui continuent à parler de poursuivre la lutte et d'organiser une manifestation en juin». Selon la loi en vigueur, Abhisit Vejjajiva n'est pas obligé d'organiser un nouveau scrutin avant décembre 2011."
 
Le FIGARO, dimanche 23 mai 2010.


Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 24, 2010, 10:35:58 am

Ca y est, les banques étaient ouvertes à Chiang Mai ce matin...  :)

A Bangkok, le grand nettoyage se poursuit avec une armée de bénévoles (photos ci-dessous)...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le mai 24, 2010, 11:47:51 am
A Pattaya le couvre-feux a même pas tenu 2 jours !  :D Les patrons de bars perdaient trop de pognon et les filles vont avoir du mal à payer le loyer ce mois-ci. En plus, elles enverront pas un rond à leur famille en Isan. Ca va chialer dans les chaumieres ! :'(
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 25, 2010, 08:42:25 am

Pour en rassurer certains, tout est parfaitement calme à Chiang Mai... Hier, les touristes se balladaient en ville normalement, je suis allé au resto, à la banque, faire du shopping à Robinson qui était noir de monde... Aujourd'hui, cinéma au programme et resto...

Cool... Tous les Thaïlandais que j'ai interrogé m'ont tous tenu le même discours: "Ouf, c'est fini !"

 :)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 25, 2010, 09:04:46 am
un petit post pour vous...   :P


Thaksin Shinawatra pourrait être poursuivi pour «terrorisme» par la justice thaïlandaise...


Accusé de fraude et de corruption, Thaksin Shinawatra est sous le coup d'un mandat d'arrêt international et a obtenu la nationalité monténégrine.
 
La Cour criminelle thaïlandaise va statuer mardi 25 mai pour permettre l'émission d'un mandat d'arrêt pour terrorisme à l'encontre de l’ancien Premier ministre en exil, en relation avec les émeutes meurtrières de ces derniers jours en Thaïlande. Accusé de fraude et de corruption Thaksin Shinawatra est déjà sous le coup d'un mandat d'arrêt international et a obtenu la nationalité monténégrine. Depuis 2008, il échappe à la justice de son pays après y avoir été condamné par contumace à deux ans de prison pour des malversations financières.

Selon les enquêteurs, Thaksin Shinawatra a financé et orchestré les pires violences politiques de l'histoire récente de la Thaïlande. Il est responsable de la mort de dizaines de personnes depuis la reprise des manifestations des « chemises rouges » à la mi-mars.

L'ancien Premier ministre est en fuite depuis octobre 2008, date de sa condamnation à deux ans de prison. Depuis cette date, les autorités thaïlandaises essaient d'obtenir son extradition, en vain. Thaksin Shinawatra est insaisissable. Il multiplie les résidences à l'étranger, à Dubaï, à Londres, à Phnom Penh. Il obtient les nationalités monténégrine, nicaraguayenne, ougandaise.

Pour le pouvoir thaïlandais, Thaksin Shinawatra multiplie les provocations

Au début de l'année 2010, il est à nouveau condamné. Il doit payer une amende d'un milliard d'euros dans une affaire de conflit d'intérêts remontant à la période où il abusait de ses deux casquettes : à la fois celle de Premier ministre et celle de chef d'entreprise.

Mais la Thaïlande n'arrive pas à mettre la main sur lui. Il prononce des déclarations, il fraternise avec le Premier ministre cambodgien et la semaine dernière encore, alors qu'on se bat dans les rues de Bangkok, on l'aurait vu à Paris, faire ses courses dans une boutique de luxe de l'avenue des Champs-Elysées. Pour le pouvoir thaïlandais, Thaksin Shinawatra multiplie les provocations. C'est insupportable et pas moyen de mettre la main sur lui, d'où l'idée de lui « coller » une inculpation pour « terrorisme », plus propice à une éventuelle extradition.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 25, 2010, 09:18:40 am

Le premier ministre Abhisit Vejjajiva ici en compagnie de Satit Wonghnongtaey, retourne au travail... Le gouvernement  pronostique la poursuite de la croissance malgré les récents événements politiques...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 25, 2010, 10:06:01 am
Quel avenir pour le communisme en Thaïlande ?

Lors des derniers évènements sanglants survenus à Bangkok on a entendu parler de « lutte des classes » et d’étudiants distribuant des tracts reprenant des thèses marxistes.  On sait par ailleurs qu’une  fraction dure des chemises rouges est composée de communistes et anciens communistes.

On peut avoir de bonnes raisons de considérer  que tout cela n’est qu’anecdotique, que  cette mouvance communiste n’a qu’un caractère marginale dans un pays où le communisme n’a jamais eu de poids politique de premier plan pour toutes sortes de raisons historiques (pas de régime colonial en Thaïlande, répression des militaires, disputes internes …).

Mais on peut aussi se rappeler l’effroi suscité en Thaïlande dans les années 70 par le triomphe des communistes au Vietnam, au Cambodge, au laos, les évènements sanglants de 1976, des actions de guérilla dans le nord,  l’implantation du communisme dans le nord, nord est et sud du pays, des milliers d’hommes en armes, une Armée de Libération  populaire de Thaïlande qui réunissait au plus fort de ses effectifs prés de 10 000 militants…

Dans cette période trouble que traverse la Thaïlande, les communistes  et les sensibilités qui s’en rapprochent, pourraient opportunément profiter de la situation pour rechercher une assise populaire et développer des actions de lutte ; Ils pourraient exploiter à des fins bassement politiciennes et dans un but de racolage les revendications populaires légitimes : la réduction des inégalités, une meilleure répartition des richesses, le partage plus équitable des fruits de la croissance.

La Thaïlande a heureusement a montré au cours de son histoire sa très forte vigilance par rapport à la menace communiste. Il serait cependant urgent, pour empêcher les démagogues de tous bords d’exploiter de manière hypocrite le thème des inégalités, que des politiciens responsables, des autorités morales et religieuses, des intellectuels, des représentants de la société civile… se saisissent de ce problème profond que connait la société thaïlandaise pour que soient enfin mises en œuvre des réformes de fond, conduisant à plus de justice sociale et économique.





Pour info. Pour ceux que ça intéresse même si en principe ça ne devrait pas attirer les foules :)… Dans le national de Phitsanulok (Phu Hin Rong Kla) il y a un musée en plein air où on peut découvrir les vestiges du camp retranché du Parti Communiste de Thaïlande (PCT) qui contrôla la région des années 1960 à 1982. On peut y découvrir des reliques de guerre contre le PCT…
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 25, 2010, 10:29:41 am

Si on reprend à la lettre la thèse marxiste, "la terre appartient à celui qui la travaille !"... C'est effectivement un des slogans qu'ont repris certains Rouges...

Entre nous, je vois mal la Thaïlande s'accomoder avec une réforme agraire de type communiste...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le mai 25, 2010, 10:47:03 am
Sur Wikicaca, ils disent ça sur les Coco thaïs:

Le Parti communiste thaïlandais (PCT ; en thaï พรรคคอมมิวนิสต์แห่งประเทศไทย - พคท.) était un parti politique actif de 1942 à la fin des années 1980. Il fut officiellement fondé le 1er décembre 1942 bien que les premières activités communistes remontent à 1927. A la fin des années 1960, le PCT a vu son nombre de militants et de sympathisants croitre et, dès le début des années 70, il fut le second plus important mouvement d'Asie du Sud-Est continentale après celui du Vietnam.

Bien que souffrant de divisions internes, au plus haut de son influence politique, le PCT s'apparentait à un état dans l'état. Sa base rurale était estimée à 4 millions de personnes et plus de 10 à 14 milliers d'hommes en armes. Son influence était cantonnée aux provinces du nord-est, du nord et du sud de la Thaïlande.

La disparition du parti de la scène politique est due à des disputes internes, aux évolutions des alliances communistes au niveau international, à la politique gouvernementale de lutte contre les insurrections du gouvernement Chomanand et à la fin de la guerre froide. Même s'il n'a jamais été formellement dissout, aucun mouvement politique concret n'a été réalisé par le parti. (rumeurs de 5e congrès non confirmées sur l'article thaï)


Les secrétaires du parti:
1942 : Phichit Na Sukhothai (a.k.a. Chusowlim ou Phayap angkhasingh) - source à vérifier
1952 : Prasong Wongwinat (a.k.a. Song Nophakhun)
1961 : Mitr Samanant (a.k.a. Charoen Wannangam)
1982 : Pracha Thanyaphaïboon (a.k.a. Thong Chemsri)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le mai 25, 2010, 12:56:10 pm
Un petit coup de gueule avant d'aller manger. Je viens de regarder la revue de presse" du forum "franco-thai" (je ne devrais pas je bondis régulièrement des inepties qui y sont publiées). Je ne sais pas quelles sont les orientations politiques d'un principal animateur de cette revue de presse mais la sélection des articles publiés reflètent un peu de tout sauf la réalité du terrain. Les derniers articles font allusions à des bus remplis de "personnes qui ressembleraient à des vieillards et des enfants vus de loin" et qui seraient partis en direction du sud plutôt que du nord vers des soit disant bases secrètes pour y être torturées et endoctrinées. Un autre article "prouve" (photos à l'appui mais j'ai beau chercher je ne vois rien) que des les militaires auraient tiré dans les chevilles des prisonniers attachés. On conclut par une vidéo montrant un militaire donné un grand coup de pompe dans la gueule d'un prisonnier au sol peut coopératif pour se faire attacher. (Sûr il y a qu'en Thaïlande que l'on voit des interventions musclées des forces de l'ordre. Et puis vous imaginer, un seul coup de pied, cela tient du passage à tabac acharné).
Bon je ne parlerai pas non plus des articles de la rubrique "libre expression" où Manu, moi même (avant de me faire expulser une fois de plus) ou d'autres expats vivant en Issan ou dans le nord se faisaient régulièrement railler pour ne pas admettre que cette région étaient envahies de rouges en fureur et que le pays était au bord de la guerre civile. Je le dis et je répète ici, la majorité des gens n'en avaient rien à foutre de ce qui se passait à Bangkok mis à part une petite minorité d'excités qui ont foutu leur merde devant les objectifs des caméras et qui devront tôt ou tard répondre de leurs actes devant la justice.
Je profite également de ce post pour donner mon avis sur le premier ministre Abbasit qui s'est montré un très grand homme politique et qui a géré cette situation exceptionnelle avec brio avec un souci constant de préserver les nombreuses vies misent en jeu par des extrémistes. Il travaille dorénavant dans la continuité des objectifs initiaux promis, à savoir la réunification nationale et la réductions des "fractures sociales"
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 25, 2010, 04:36:16 pm
"Bon je ne parlerai pas non plus des articles de la rubrique "libre expression" où Manu, moi même (avant de me faire expulser une fois de plus)"

Moi y a belle lurette que je me suis fait expulser parce que je n'étais pas dans la ligne du parti ...

Aucuns regrets certains modos me filaient de l'urticaire...




Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 25, 2010, 04:49:23 pm

Thaïlande: le couvre-feu prolongé quatre nuits supplémentaires


Si le gouvernement prolonge le couvre feu à chaque fois qu'il y a des incidents ça risque de perturber la vie et le buisness de pas mal de monde.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: letirailleur le mai 25, 2010, 08:31:17 pm
Le gouvernement “licencie” les gouverneurs des provinces dont des bâtiments gouvernementaux ont été incendiés le 19 mai. Entre autre le gouverneur de la province d’Udonthani.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 25, 2010, 10:07:44 pm

Le gouvernement “licencie” les gouverneurs des provinces dont des bâtiments gouvernementaux ont été incendiés le 19 mai. Entre autre le gouverneur de la province d’Udonthani.



et pourquoi ? Est-ce de leur faute si leur bâtiment a été incendié ? Où étaient-ils "partie prenante" du mouvement des CR ?"   (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Reflexion/F_14WA%7E1.GIF)  
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 25, 2010, 10:11:34 pm

Thaksin a quitté la France dimanche et ne devrait pas revenir, selon Paris.

L'ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra a quitté la France dimanche et affirmé aux autorités qu'il ne comptait pas y revenir, alors qu'il devait rencontrer des journalistes à Paris lundi prochain, a déclaré mardi le ministère des Affaires étrangères.

"M. Thaksin a quitté la France à ma connaissance (...) dimanche", a dit le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, interrogé lors du point de presse. "Il nous a dit qu'il ne reviendrait pas", a-t-il ajouté.

"La semaine dernière, nous l'avons contacté pendant le séjour privé qu'il effectuait (...) en France et nous lui avons dit de s'abstenir de toute déclaration ou manifestation publiques" durant ce séjour, a rappelé M. Valero. "Il nous a assuré qu'il donnerait suite aux demandes" de la France.

Le Center of Political and Foreign Affairs (CPFA), un institut de réflexion sur la politique internationale dirigé par l'homme d'affaires Fabien Baussart, a cependant affirmé à l'Associated Press mardi matin que la participation de M. Thaksin à un dîner-débat lundi à Paris était maintenue.

La justice thaïlandaise a lancé un mandat d'arrêt pour terrorisme contre M. Thaksin mardi, l'accusant d'être l'instigateur du mouvement des "Chemises rouges" qui a bloqué le centre de Bangkok pendant deux mois et s'est soldé par 88 morts. S'il est reconnu coupable, il encourt la peine de mort.

Renversé par un putsch sans effusion de sang en 2006, l'ancien Premier ministre s'est enfui à l'étranger avant d'être condamné pour corruption. Bien qu'ayant apporté son soutien aux contestataires, originaires pour la plupart des campagnes pauvres du nord du pays, il nie toute implication dans les violences récentes dans la capitale. AP
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 26, 2010, 06:36:53 am

COUVRE-FEU en THAILANDE


Le CRES demande au gouvernement une semaine de plus ...     


Les autorités pourraient prolonger d’une semaine le couvre-feu de minuit à 4h du matin sur Bangkok et 23 autres provinces, ont fait savoir les responsables du Centre de Résolution des Situations d’Urgence (CRES) après avoir soumis leur requête au gouvernement.


La demande du CRES, qui considère que des mouvements d’éléments subversifs persistent, devrait être validée par le cabinet qui se réunit aujourd’hui.


La barbe...    ???    mais néanmoins, il est évident qu'ils ont leurs raisons...

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 26, 2010, 08:13:07 am

En attendant, hier ballade à Chiang Mai, tout est très calme... Le couvre feu est juste une mesure de sécurité pour éviter que des petits rigolo aient des envies malsaines entre minuit et 4 heures du matin...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 26, 2010, 02:21:21 pm



Thaksin Shinawatra pourrait être poursuivi pour «terrorisme» par la justice thaïlandaise...

Ce n'est peut être pas la meilleure façon de procéder pour aller vers la réconciliation nationale ...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 26, 2010, 07:25:24 pm

Brève:

Jatuporn Prompan, un des leaders rouges, a été conduit aujourd'hui 26 mai 2010 au Département d'Enquête Spéciale (DSI) pour un interrogatoire. Des charges de terrorisme pèse sur sa personne.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 26, 2010, 09:22:39 pm
J'ai lu quelque part que l'accusation de terrorisme en Thaïlande signifiait la peine de mort (mais à vérifier).

Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 26, 2010, 09:41:40 pm

J'ai lu quelque part que l'accusation de terrorisme en Thaïlande signifiait la peine de mort (mais à vérifier).


Oui en effet , voir cet article du Figaro .

----------------------------------

Le gouvernement thaïlandais accuse Thaksin Shinawatra, en exil depuis 2006, d'être impliqué dans les violences en marge des manifestations des «chemises rouges». S'il est extradé, il risque la peine de mort.
Suite >> http://www.lefigaro.fr/international/2010/05/25/01003-20100525ARTFIG00607-thailande-thaksin-sous-le-coup-d-un-mandat-d-arret.php
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: letirailleur le mai 27, 2010, 09:29:46 am
Réponse  à Line
et pourquoi ? Est-ce de leur faute si leur bâtiment a été incendié ? Où étaient-ils "partie prenante" du mouvement des CR ?"  

Les chefs de quatre provinces thaïlandaises limogés pour n'avoir pas protégé les hôtels de ville

25/05/2010

Les gouverneurs de quatre provinces thaïlandaises du nord-est du pays ont été limogés mardi et affectés à des fonctions temporaires au ministère de l'Intérieur à Bangkok, la capitale, pour n'avoir pas pu protéger leurs mairies lors de la crise politique du pays.

Le décret d'affectation a été signé par le secrétaire permanent du ministère de l'Intérieur Manit Wattanasen, selon l'Agence de presse thaïlandaise (TNA).

Les mairies de quatre provinces du nord-est, à savoir Khon Kaen, Udon Thani, Mukdaharn et Ubon Ratchathani, ont été incendiés par les manifestants anti-gouvernementaux le 19 mai après deux mois de manifestations à Bangkok achevées par la capitulation de plusieurs principaux leaders des chemises rouges.

Il a été convenu depuis le début que tous les gouverneurs doivent appliquer des mesures pour efficacement protéger les bâtiments publics, a indiqué le vice-gouverneur Supachai Jaisamut.

Puisqu'ils n'ont pas pu le faire, leurs fonctions pour ces quatre provinces mentionnées ont été suspendues, a expliqué Supachai.

D'après les décrets en question, les quatre gouverneurs seront relevés de leurs fonctions pour des postes temporaires au ministère de l'Intérieur pendant une durée maximale de six mois, a précisé Supachai.

Leurs adjoints assureront l'intérim, a ajouté Supachai.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 27, 2010, 09:30:20 am

Après les émeutes, Bangkok prie pour le retour au calme...


Des milliers de Thaïlandais ont prié pour la paix lors de cérémonies organisées à Bangkok mercredi 26 mai, une semaine après l'assaut de l'armée contre le camp des « chemises rouges » et les émeutes qui ont suivi. Un rassemblement très symbolique dans le quartier commercial de la capitale où des milliers de Bangkokois, des centaines de moines bouddhistes en robe safran mais aussi des musulmans, des chrétiens, des hindous et des sikhs ont prié ensemble pour les victimes.Des cérémonies ont été organisées devant les bâtiments détruits lors des émeutes.


Pendant leur occupation de Bangkok, les « chemises rouges », les manifestants anti-gouvernementaux, avaient organisé de nombreuses cérémonies, selon des rituels brahmaniques et d’autres confinant à la magie noire, comme l’aspersion de sang humain aux portes du palais du gouvernement.

C’est pour tenter de neutraliser ces rites néfastes, que la municipalité de Bangkok a décidé d’organiser des cérémonies, selon les traditions de cinq religions : le bouddhisme bien sûr, mais aussi le christianisme, l’islam, l’hindouisme et le confucianisme.

L’objectif est de placer la capitale thaïlandaise sous de meilleurs hospices et d’effacer les effets négatifs des rites malveillants, pratiqués par les « chemises rouges ».

Pour les Thaïlandais ces cérémonies sont importantes. A chaque fois qu’un Thaïlandais sort d’une longue maladie ou se rétablit après un accident, il ira dans un temple bouddhique pour offrir de la nourriture aux bronzes, afin d’acquérir des mérites.

Les affrontements entre manifestants et militaires, qui ont fait 88 morts et près de 2 000 blessés ont traumatisé les Bangkokois.

Les habitants de la capitale estiment qu’un mauvais sort a été jeté sur la Cité des Anges. Le nom de Bangkok entaille et que seuls des rites plus puissants pourront permettre de rétablir la sérénité dans la ville.


Source: RFI
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 27, 2010, 04:48:24 pm
Ça sent mauvais pour lui .  :-X
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 27, 2010, 05:01:48 pm

Ça sent mauvais pour lui .  :-X


C'est vrai mais si Thaksin devait être extradé, et éventuellement passible de la peine capitale, je crains pour la réconciliation et la paix sociale.

Par ailleurs il n'est pas dit que la demande adressée à Interpol soit recevable si cette institution juge, par exemple, que le mandat d'arrêt repose sur une motivation politique. Ce serait alors un revers pour le gouvernement. Mais attendons la suite.
Titre: Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 27, 2010, 06:12:46 pm

Ça sent mauvais pour lui .  :-X


C'est vrai mais si Thaksin devait être extradé, et éventuellement passible de la peine capitale, je crains pour la réconciliation et la paix sociale.

Par ailleurs il n'est pas dit que la demande adressée à Interpol soit recevable si cette institution juge, par exemple, que le mandat d'arrêt repose sur une motivation politique. Ce serait alors un revers pour le gouvernement. Mais attendons la suite.



En effet c'est pas si simple cela pourraït prendre du temps .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 27, 2010, 09:21:08 pm
On voit mal comment une organistion internationale comme Interpol pourrait accepter de placer un ancien chef de gouvernement dans une situation où il pourrait se retrouver condamné à mort pour terrorisme dans son pays...

Le gouvernement actuel tente de trouver une caution internationale en présentant sa demande à interpol. Celle ci a peu de chance d'aboutir. On ne peut manquer de voir le signe d'un certain amateurisme de sa part.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le mai 27, 2010, 10:20:22 pm
honnêtement je pense que ce mandat d'arrêt c'est du show et rien de plus ......il suffit de voir le nombre de pays qui n'ont pas de convention d'extradition vers la Thailande pour ce rendre compte qu'il n'aura aucune difficulté à trouver un pays qui le recevra les bras ouverts ....lui et ses dollars !!!
il suffit de voir Polanski ( aucun rapport je sais ...) qui a très bien vécu en exil pendant de nombreuses années malgré un mandat international des states qui ont un peu plus de poids que ceux de la Thailande ......alors je crois que ceux qui rêvent de voir Thaksin jugé peuvent encore rêver longtemps  :huhu 
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 28, 2010, 06:53:02 pm

Réponse  à Line
et pourquoi ? Est-ce de leur faute si leur bâtiment a été incendié ? Où étaient-ils "partie prenante" du mouvement des CR ?"
 
Les chefs de quatre provinces thaïlandaises limogés pour n'avoir pas protégé les hôtels de ville
25/05/2010
Les gouverneurs de quatre provinces thaïlandaises du nord-est du pays ont été limogés mardi et affectés à des fonctions temporaires au ministère de l'Intérieur à Bangkok, la capitale, pour n'avoir pas pu protéger leurs mairies lors de la crise politique du pays.
Le décret d'affectation a été signé par le secrétaire permanent du ministère de l'Intérieur Manit Wattanasen, selon l'Agence de presse thaïlandaise (TNA).
Les mairies de quatre provinces du nord-est, à savoir Khon Kaen, Udon Thani, Mukdaharn et Ubon Ratchathani, ont été incendiés par les manifestants anti-gouvernementaux le 19 mai après deux mois de manifestations à Bangkok achevées par la capitulation de plusieurs principaux leaders des chemises rouges.
Il a été convenu depuis le début que tous les gouverneurs doivent appliquer des mesures pour efficacement protéger les bâtiments publics, a indiqué le vice-gouverneur Supachai Jaisamut.
Puisqu'ils n'ont pas pu le faire, leurs fonctions pour ces quatre provinces mentionnées ont été suspendues, a expliqué Supachai.
D'après les décrets en question, les quatre gouverneurs seront relevés de leurs fonctions pour des postes temporaires au ministère de l'Intérieur pendant une durée maximale de six mois, a précisé Supachai.
Leurs adjoints assureront l'intérim, a ajouté Supachai.



ah, bon... pas de pot pour eux...  Merci de ta réponse, Patrick




Le gouvernement thaïlandais appelle Thaksin Shinawatra à rentrer en Thaïlande .
Le gouvernement thaïlandais a appelé jeudi l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, actuellement en exil, à rentrer dans son pays pour répondre aux accusations d'avoir organisé les récents troubles à Bangkok dont il fait l'objet.




Je ne suis pas spécialiste... mais je trouve cette demande étonnante...

Mais, enfin, il n'est pas si "cloche" que ca, Thaksin... Il sait très bien que s'il revenait en Thaïlande, il serait immédiatement incarcéré, puisqu'il a été condamné à 2 ans de prison...
Alors, il ne va sûrement pas risquer une telle démarche...  
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 29, 2010, 09:32:10 am

Messieurs-dames, n'oubliez pas que l'on ne vit jamais bien en exil, loin de ces racines et de sa culture !...

Le Monténégro, Les Emirats sont de plus bien loin d'offrir les conditions de vie de la Thaïlande... Et puis, ne négligez le camouflet psychologique terrible pour un homme ayant l'ambition de Thaksin !...

Cet avis de recherche international ve considérablement réduire la liberté de mouvement physique et financière de l'ex-premier ministre et donc ses possibilités d'action... Rien qu'en cela, c'est déjà une victoire pour le gouvernement thaïlandais !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mai 29, 2010, 08:49:36 pm
"de façon évidente, il est désormais beaucoup plus difficile d'organiser des élections avant la fin de l'année"

J'ai pas saisit, elle est ou l'évidence?
C'est parceque les hôtels de ville ont brûlé? :wonder
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 31, 2010, 03:29:13 pm

La Thaïlande panse ses plaies, Bangkok renait de ses cendres


Après les violences de la semaine dernière suite à l’offensive de l’armée contre le campement fortifié des « Chemises Rouges », la Thaïlande commence à prendre la mesure des dégâts occasionnés. Le retour à la normale prendra du temps et le gouvernement s’attelle maintenant au nettoyage des rues du centre ville de Bangkok, où sont concentrés l’essentiel des dommages.

Vision hors du commun ce matin: de la station de BTS Sala Daeng, l’entrée du parc Lumpini est maintenant visible, chose qui n’était pas arrivée depuis plus d’un mois. Les « Rouges » y avait en effet installés un camp, fortifié par des barricades de pneus et de bambous, bloquant ainsi l’entrée au parc et la rue adjacente.

La petite place est maintenant propre et la statue du roi Rama IV retrouve sa majesté. Seules preuves des affrontements : les trottoirs défoncés lors de l’attaque du camp par les véhicules de l’armée mercredi dernier.

En longeant le parc en direction de Ratchaprasong, les choses sont bien différentes. Les amas de détritus accumulés par les « Rouges » lors de leur prise de position de la zone s’entassent, attirant des hordes de mouches. Le soleil tape, l’odeur est insupportable. Le long de la rue, des abris bus brulés et des arbres calcinés témoignent des incendies provoqués par les manifestants. De nombreuses personnes travaillent à déblayer les ordures, une tache peu facile au vu de la quantité, qui prendra surement plusieurs jours avant que le quartier ne redevienne comme avant.

La route menant à l’ancien camp des « Rouges » est souvent bloquée par des points de contrôle, gardés par des militaires qui ne laissent passer personne. Le chemin est donc long et épuisant. Les rues sont vides de monde et le trafic ne devrait reprendre que dans le courant de la semaine prochaine.

Avant d’arriver enfin sur les lieux, arrêt au Macdonald du coin qui distribue gratuitement boissons et hamburgers aux piétons, journalistes et employés qui travaillent sur la chaussée.. Initiative plus que bienvenue après une heure de marche sous le soleil de Thaïlande.

A quelques mètres de distance apparaît la façade noircie de « Central World ». L’un des plus grands magasin d’Asie du Sud-Est a en effet fait les frais de la débauche de violence suite a l’arrêt des manifestations. Le bâtiment a brulé la majeure partie de la journée de mercredi avant que l’incendie ne soit maitrisé dans la nuit de jeudi. La carcasse encore fumante est aux mains des pompiers.

Ce bâtiment qui abrite magasins, entreprises et hôtel offre maintenant une plaie béante à la vue des passants. D’après la direction, Central Pattana, il faudrait plus de six mois de rénovation avant d’envisager la réouverture du lieu.

La scène, où se déroulait les interventions des leaders « Rouges » est toujours en place. Tout autour, vêtements et lits de fortunes abandonnés à la hâte sont encore là, la nourriture non consommée attire la vermine. Plusieurs dizaine de personnes s’activent à récupérer ce qui est recyclable, derrière eux camions et militaires nettoient le reste. Quelques pancartes et autocollants sont toujours sur place, témoins d’un mouvement dont l’avenir est bien incertain.

Il faudra surement plusieurs jours, voire une semaine, avant que le centre de Bangkok ne redevienne normal et puisse à nouveau accueillir les hordes de touristes. La vie va reprendre son cours, doucement.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 31, 2010, 06:25:45 pm
Thaksin annule son discours en France , personne ne saura réellement pourquoi, cependant les annonces officielles du ministère des affaires étrangères français disent que Thaksin préfère annuler son discours qu'il devait donner aujourd'hui même a Paris en raison des risques potentiels pour sa sécurité .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 31, 2010, 07:53:32 pm

Thaksin a de la chance que les Thaïlandais soient plus pacifiques que les Israeliens. Ces derniers lui auraient déjà envoyé un commando du MOSAD pour mettre un terme à ses agissements !

 :o
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le juin 01, 2010, 08:53:22 am

Baston dans le cyber-espace !

Même si les combats de rues sont maintenant terminés, les Thaïlandais continuent de se défouler sur Internet où débats, photos et vidéos sont postés en grande quantité sur les réseaux sociaux face à une censure de plus en plus présente.

Dans cet affrontement du cyber-espace, le Front uni pour la démocratie contre la dictature vient de mettre en place un dispositif permettant à ses partisans d’accéder aux informations interdites par le gouvernement.

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 01, 2010, 10:59:45 am

Dieu Merci, tous les participants de ce forum sont restés très modérés dans leur propos et ont surtout chercher à comprendre les événements plutôt qu'à polémiquer à leur sujet...

Je les remercie tous !

Manu
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le juin 01, 2010, 12:58:23 pm
Ici Manu, c'est pas le forum du Lonely Planet, ya que des gens intelligents et respectueux des autres !  :What?
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Pierre le juin 01, 2010, 01:43:08 pm

Thaksin annule son discours en France , personne ne saura réellement pourquoi, cependant les annonces officielles du ministère des affaires étrangères français disent que Thaksin préfère annuler son discours qu'il devait donner aujourd'hui même a Paris en raison des risques potentiels pour sa sécurité .


Bonsoir,
Non le Ministère Français lui a demandé fermement de ne faire aucune
réunion politique en France.
Titre: Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le juin 01, 2010, 01:48:44 pm


Thaksin annule son discours en France , personne ne saura réellement pourquoi, cependant les annonces officielles du ministère des affaires étrangères français disent que Thaksin préfère annuler son discours qu'il devait donner aujourd'hui même a Paris en raison des risques potentiels pour sa sécurité.


Bonsoir,
Non le Ministère Français lui a demandé fermement de ne faire aucune
réunion politique en France.



Bonjour ,

En effet mais il ne voulait pas comprendre le Thaksin , voir cet article que j'avais poster en page 44.

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Le ministère des affaires étrangères a demandé jeudi 20 mai à l'ex-premier ministre thaïlandais en exil, Thaksin Shinawatra, de s'abstenir de toute prise de position publique en France au cours de son passage à Paris. Mais celui-ci compte passer outre et s'exprimer le 31 mai, selon un institut de recherche.

Suite de l'article dans le journal"" Le Monde"" >> http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/05/20/thailande-la-france-demande-le-silence-a-thaksin-lors-de-son-passage-a-paris_1360850_3216.html#xtor=AL-32280184


"Compte tenu du contexte de violences en Thaïlande, que nous avons fermement condamné hier encore, nous avons fait savoir à M. Thaksin, en séjour strictement privé en France, qu'il devait s'abstenir de toute manifestation ou déclaration publiques pendant son séjour sur notre territoire", a déclaré le porte-parole du ministère. "Ce sont des menaces, assez peu claires, et M. Thaksin n'a pas compris à quel titre on lui interdit de parler", a réagi jeudi soir Fabien Baussart, président du Center of Political and Foreign Affaires, un institut de recherche, qui organise à Paris le 31 mai un dîner-débat entre l'ex-premier ministre et des journalistes. "Cette rencontre est maintenue", a-t-il assuré.


Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Pierre le juin 01, 2010, 01:58:02 pm

Baston dans le cyber-espace !

Même si les combats de rues sont maintenant terminés, les Thaïlandais continuent de se défouler sur Internet où débats, photos et vidéos sont postés en grande quantité sur les réseaux sociaux face à une censure de plus en plus présente.

Dans cet affrontement du cyber-espace, le Front uni pour la démocratie contre la dictature vient de mettre en place un dispositif permettant à ses partisans d’accéder aux informations interdites par le gouvernement.



Oui Malco,
Les rouges réagissent bien en contournant les blocages
du gouvernement sur Internet, comme quoi, mais on le savait depuis longtemps, il n' y a pas que des paysans dans les rouges, mais des étudiants, des universitaires et des ingénieurs...comme par hasard en informatique et en économie.

Mais bon sang
Comment appelle t'on un état qui musele la presse et internet ?
Qu'ont ils à cacher?
Ont 'ils honte de leurs actions ?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 01, 2010, 02:33:53 pm

Mon cher Pierre, il faudrait dépassionner une fois pour toute ce débat... Un gouvernement n'a jamais "honte". Il recherche l'efficacité, et cela est valable pour tous les pays y compris la France (rappelons notre "brave" Mitterrand mettant les gens sur écoute !) !... La cause en est ce que certains appellent la raison d'état.

Ainsi, le gouvernement thaïlandais, lorsqu'il bloque certains sites internet, vise à être efficace dans la lutte qui l'oppose, il faut bien le dire aujourd'hui, à des extrémistes qui depuis le début, n'ont eu de cesse que de rechercher l'affrontement...

Lorsque je vois les âneries qui sont propagées sur certains sites, lorsque je vois la désinformation et la mauvaise foi de certains Rouges qui présentent le premier ministre comme un "monstre" alors que celui a géré la crise avec un grand sang froid, en réussissant le tour de force de relancer son pays qui était en train de sombrer, et de minimiser le nombre de victimes, j'ai envie d'être d'accord avec son action.

Le désordre est ce que la Thaïlande peut subir de pire !...

Si dès le début, les Rouges avaient accepté le processus de paix et la feuille de route du premier ministre au lieu de s'engager sur la voie de la violence, nous n'en serions pas là !

...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le juin 01, 2010, 03:24:41 pm
Pas possible de lire autant de mauvaise foi. Ce n'est pas parce qu'une extrême minorité maitrise l'outil informatique que la majorité des rouges ne sont pas des paysans mal instruits. Et ces gens peu instruits ont tente justement de les manipuler à grands coups de propagandes, de désinformations et d'images truquées ou détournées. Ce "bourrage de mou" se fait via des podiums, des chaines de télévision et des sites communautaires. Ce n'est pas de la libre expression mais bien de la propagande digne des plus belles heures du nazisme ou du communisme.
Des commandos israéliens bien préparés interviennent sur un convoi de bateaux et il y a 18 morts. Les militaires thaïlandais interviennent sur une zone sensible et il y a 16 morts dont plusieurs ne leurs sont pas imputables (les 3 cadavres retrouvés dans le bâtiment fumant de "channel 3" ou encore le pilleur qui s'est fait enfumer dans le centre commercial)
Pathétique de lire également tous ces gens bien pensant te faisant la morale sur la liberté d'expression. Je visite pas mal de lieux d'expression francophone où la tolérance est quasi inexistante, où les sujets sont verrouillés ou censurés au gré des humeurs des censeurs et où on éjecte toute personne n'entrant pas dans la ligne de pensée des "habitués".
Concernant le premier ministre il a géré la situation de main de maître même s'il s'est fait dépasser par la situation au début. Il a été très tolérant et a tempéré très longtemps. Le temps de la reconstruction et de la réconciliation est venu. Il est temps de séparer le bon grain de l'ivraie, d'éliminer les éléments perturbateurs et de laisser la vérité émerger des enquêtes. Il est temps de laisser les gens responsables construire l'avenir et de mettre les perturbateurs au pas. A tout choisir, je préfère de loin subir un despotisme éclairé qu'une pseudo démocratie anarchique sans programme.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le juin 01, 2010, 08:13:06 pm

Ici Manu, c'est pas le forum du Lonely Planet, ya que des gens intelligents et respectueux des autres !  :What?


Tu viens de taper dans le 1000 rugby 15  :clap (ou tu viens de réussir un super essai comme tu veux).

Il y a une clique d'expats pseudo connaisseurs de la Thaïlande qui s'la jouent grand pontes en prenant des airs autoritaires de D'Artagnan de carnaval... On ne va pas les nommer mais ils se reconnaîtront , ces "expathétiques".

Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le juin 01, 2010, 08:57:51 pm

Pas possible de lire autant de mauvaise foi. Ce n'est pas parce qu'une extrême minorité maitrise l'outil informatique que la majorité des rouges ne sont pas des paysans mal instruits. Et ces gens peu instruits ont tente justement de les manipuler à grands coups de propagandes, de désinformations et d'images truquées ou détournées. Ce "bourrage de mou" se fait via des podiums, des chaines de télévision et des sites communautaires. Ce n'est pas de la libre expression mais bien de la propagande digne des plus belles heures du nazisme ou du communisme.


Purée tu cognes dûr amjolianne  !! Comme tu nous as expliqué ouvertement que tu pratiquais l'écriture viscérale... je relativise et je prends au second degré... mais tu n'y vas vraiment pas avec le dos de la cuillère. Bon d'un autre côté ton franc parler (ou franc-écrire) fait toujours plaisir à lire...
D'un mot quand même pour tenter de te répondre. C'est un peu gonflant d'entendre la réthorique jaune (je ne pense d'ailleurs pas que tu la cautionnes) consistant à comparer les rouges à une horde de "Kwaï" (de buffles) tandis que ces mêmes jaunes incarneraient l'élite éclairée, la race des seigneurs. Le gros des bataillons des rouges est certes probablement constituée de gens ordinaires qui n'ont pas fait l'université Thamassat ou Chulalongkorn mais sur le fond des revendications (c'est à dire l'aspiration à une société plus juste) je n'ai pas le sentiment qu'ils se trompent de combat et ils ont droit je crois à un certain respect. Sur d'autres points (amnistie de Thaksin, refus du plan Abhisit...), oui, tu as sans doute raison, les manipulateurs s'en sont donnés et s'en donnent à coeur joie.

Tu ajoutes:
Pathétique de lire également tous ces gens bien pensant te faisant la morale sur la liberté d'expression. Je visite pas mal de lieux d'expression francophone où la tolérance est quasi inexistante, où les sujets sont verrouillés ou censurés au gré des humeurs des censeurs et où on éjecte toute personne n'entrant pas dans la ligne de pensée des "habitués".

C'est vrai que les libres penseurs, dont tu fais partie, n'ont pas vraiment leur place sur ces espaces de "liberté d'expression ", verrouillée et formatée, où règne le panurgisme intellectuel. C'est à mes yeux un signe d'indépendance d'esprit d'en être éjecté. On devrait d'ailleurs créer un prix:  le " Mutton thinking Award" à décerner à certains modérateurs de certains espaces de libre expression...

Terminons sur une pensée: Les gens qui pensent en rond ont les idées courbes... ( Léo Ferré)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Pierre le juin 02, 2010, 08:03:48 am
Amjo,
Ce n'est pas parce que nous n'avons pas les mêmes idées
que je suis de mauvaise foi.
De plus qu'en je poste je respecte les autres et leurs idées.
Et surtout je reste poli.
Fais en de même.
merci

Un article sur Chiang Mai.
http://www.smh.com.au/world/red-shirt-activists-vow-to-continue-their-fight-by-going-underground-20100528-wlgi.html
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 02, 2010, 08:29:14 am

Amjo, garde ton calme s'il te plait...

Même si les Rouges possèdent dans leur rang des gens de toutes classes sociales, on ne peut pas nier que 90 % de leurs forces sont constitués de paysans peu instruits en majorité issue de la région Isan (nord-est)...

D'ailleurs, tout le monde est d'accord pour dire que le problème est justement que ces paysans se disent nourriciers du pays (relativisons tout de même puisque la production de riz ne représente que 6% du PIB en Thaïlande et que d'autres régions que l'Isan produisent aussi !) et demandent donc plus de reconnaissance de la part des élites urbaines...

Et comme chacun sait, les gens peu instruits sont facilement manipulables... On l'a d'ailleurs vu le dernier jour de la crise: lorsque les leaders rouges ont dit à leurs troupes d'incendier les batiments, ces derniers ne se sont pas poser la question de savoir si cette action était incensée ou pas, ils ont brulé et cassé tout ce qu'ils pouvaient !...

 :o

PS: Quand à l'article sur cet illuminé qui mélange Ghandi, Che Guevarra et Taksin, je crois qu'il n'y a aucun commentaire à faire... c'est un nul !
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le juin 02, 2010, 01:37:50 pm

Et surtout je reste poli.
Fais en de même.



Mais je suis poli Pierre, virulent mais poli, je ne vois aucune impolitesse ou insulte dans mes écrits.
Désolé de m'emporter Manu mais je ne parviens pas à comprendre comment on peut détourner à ce point les évidences, comment on ne peut pas voir qu'une minorité d'intellectuels tentent de "devenir calife à la place du calife" en manipulant les masses rurales.
Que des personnes incultes n'ayant jamais mis les pieds en Thaïlande gobent tout ce que les médias à sensation tentent de vendre, soit. Mais pour des gens qui sont supposés fréquenter et connaître ce pays depuis des années... Un exemple parmi d'autres : on a écrit un peu partout que les "manifestants pacifistes" ont été écrasé par les chars de la junte militaire. Or il fallait vraiment avoir de le la m..... dans les yeux pour ne pas voir que ces quelques véhicules blindés (trois je crois) servaient avant tout à écraser les barricades de bambous imbibes de gasoil. Cela aurait été peut être plus démocratique d'envoyer les militaires escalader les pieux s'élevant à plusieurs mètres; de s'y empaler ou d'y bruler vif une fois que les manifestants y auraient mis le feu. Mais nonnnnnnnn voyons, les manifestants étaient des pacifistes voyons, et surement pas des pyromanes. 1,2 milliards de dollars de dégâts juste par des moyens pacifistes c'est bon pour le "guiness book", le pauvre Gandhi il doit en être vert de jalousie mais surement très fier par contre d'avoir son portrait associé à thaksin ou au révolutionnaire che Guevara.
Ce que je ne comprends pas non plus c'est le fait de nier systématiquement les témoignages et avis des personnes vivant dans le nord du pays et en Issan. On s'est fait traiter de menteurs et d'affabulateurs lorsque l'on disait que la présence des rouges ou de sympathisants était quasiment inexistante dans nos régions et que la plupart des gens n'en avaient rien à secouer. Beaucoup criaient à la guerre civile imminente, craignaient la venue de millions de rouges dans la capitale (pour un mouvement qui a péniblement réussi à rassembler exceptionnellement 100.000 personnes, ne l'oublions pas) et étaient prêt à fuir le pays.
En fait, tout s'est passé comme nous l'avions pressenti. Intervention de l'armée après de vaines négociations, chaos organisé par des groupuscules, révolution inexistante dans l'ensemble du pays mis à part quelques bandes de "guignols" (cela me rappelle "Chiang mai" à feu et à sang" malgré les nombreuses photos éloquentes de Manu sur ce forum). Les manifestants sont repartis dans leurs provinces (sans l'argent promis, adieu les primes ou les 500 et 1000 bahts par jour) et la vie a repris son cours. La police analyse les nombreuses photos et vidéos, les arrestations se succèdent pour les incendiaires et les pillards. L'opposition fait fi des dommages monstrueux occasionnés par les rouges et concentrent leurs argumentaires sur les victimes innocentes qui auraient été tuées par l'armée (ce qu'il reste à prouver pour certains des morts). Le gouvernement va suivre sa politique en tirant les enseignements de cette crise et il est probable qu'il y aura des élections anticipées courant de l'année prochaine. D'ici là Abbasit aura eu l'occasion de faire ses preuves, de travailler à la réconciliation nationale et de gagner de précieux points pour une victoire potentielle aux futures élections. Les rouges n'ayant aucun programme et aucun leader charismatique pourraient faire campagne pour un boycott des élections. Cela leurs permettraient d'éviter une défaite cuisante et de refuser une fois de plus la légitimité du nouveau gouvernement.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 02, 2010, 02:35:34 pm

Je donne 100 % raison à Amjolianne...

La majorité des Farangs vivant en Thaïlande étant mariés avec des femmes provenant de l'Isan et foncièrement pro-rouges, ils se montrent du coup très peu objectifs et peu factuels...

Je ne compte plus les exagérations que j'ai pu lire sur les forums ces dernières semaines !... Parfois, j'ai même eu l'impression que certains Farangs auraient été contents que le pays sombre dans la guerre civile !... Dieu merci, il n'en fut rien et n'en sera rien comme je le dis depuis le début de la crise... Les événements actuels me donnent amplement raison !

...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le juin 02, 2010, 04:04:18 pm

Un article sur Chiang Mai.
http://www.smh.com.au/world/red-shirt-activists-vow-to-continue-their-fight-by-going-underground-20100528-wlgi.html



Il est non seulement débile de faire apparaître Thaksin aux côtés de Gandhi, de Mandela et du Che mais tout aussi crétin de faire figurer le Che, aux côtés de ces personnages historiques d'exception qu'étaient Gandhi et Mandela.

On est avec ce militant rouge dans la culture politique de caniveau !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le juin 02, 2010, 04:09:55 pm
Petite parenthèse...

Le sujet "la politique en Thaïlande " est à + de 9200 lectures et à ce rythme la barre des 10  000 sera à coup sûr rapidement pulvérisée !

Je suis impressionné par un tel succés  :clap!

Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le juin 02, 2010, 04:28:02 pm

Petite parenthèse...
Le sujet "la politique en Thaïlande " est à + de 9200 lectures et à ce rythme la barre des 10  000 sera à coup sûr rapidement pulvérisée !
Je suis impressionné par un tel succés
 :clap!



tu as remarqué aussi, knom, le nombre de "vieux messieurs" courageux... qui lisent en catimini le forum...  :huhu

Il n'y a eu que Pierre en fin de compte qui vient d'un autre forum et qui s'est inscrit afin d'émettre ses opinions...

Tu vas me dire, il y en "certains"... qui sont inscrits sur tous les forums avec divers pseudos, dont nous nous passons sans problème...
Titre: Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le juin 02, 2010, 04:41:23 pm
Citer

tu as remarqué aussi, knom, le nombre de "vieux messieurs" courageux... qui lisent en catimini le forum...  :huhu

Il n'y a eu que Pierre en fin de compte qui vient d'un autre forum et qui s'est inscrit afin d'émettre ses opinions...

Tu vas me dire, il y en "certains"... qui sont inscrits sur tous les forums avec divers pseudos, dont nous nous passons sans problème...



J'avoue que je ne connais pas cette face cachée des forumeurs Line que je note avec beaucoup d'intérêt.

Dommâge que tous ces "visteurs du soir" ne s'expriment pas ouvertement...
Titre: Re : Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le juin 02, 2010, 04:56:41 pm

J'avoue que je ne connais pas cette face cachée des forumeurs Line que je note avec beaucoup d'intérêt.


Tu serais surpris de bien de choses si tu te lançais dans l'étude des forums. Je suis même certain que cela devrait être intéressant de faire une étude sociologique des ces lieux d'expression si cela n'a pas déjà été fait. Entre les webmasters jouant au seigneur tout puissant en passant par la cour des modérateurs courtisans, les mythomanes en puissance, les détracteurs, les provocateurs, les aigris et j'en passe des meilleurs de tous ces acteurs vivant sous le couvert d'un illusoire anonymat, il y aurait de quoi écrire plusieurs bouquins.

Pour en revenir à la politique, le premier ministre et son gouvernement ont passé avec succès la vaine tentative de motion de censure de l'opposition.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Pierre le juin 02, 2010, 06:01:34 pm
Comme tu le sais Manu, ma femme n'est pas Isan
et après 11 ans en France, elle a plutot l'esprit ouvert
et lis le "thairat" tous les jours.
Cela ne l'empêche pas de dire, mon pays n'est pas
une démocratie mais est proche d'une dictature... :'(

De plus on ne peut dire que je suis anonyme car je connais Manu depuis
9 ans.
Par contre, il est vrai que je ne vis pas à plein temps en Thailande, disons qu'en 12 ans j'y suis resté presque 3 ans et la plus part du temps dans le grand nord, peu ou pas du tout connu par les touristes.
Amicalement
Pierre
Titre: Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Pierre le juin 02, 2010, 06:15:47 pm


Un article sur Chiang Mai.
http://www.smh.com.au/world/red-shirt-activists-vow-to-continue-their-fight-by-going-underground-20100528-wlgi.html



Il est non seulement débile de faire apparaître Thaksin aux côtés de Gandhi, de Mandela et du Che mais tout aussi crétin de faire figurer le Che, aux côtés de ces personnages historiques d'exception qu'étaient Gandhi et Mandela.

On est avec ce militant rouge dans la culture politique de caniveau !



C'est ton avis, d'ailleurs très compréhensible pour un européen,
mais pour les Thais, ceux sont des gens ayant livré bataille pour la liberté
Déjà, ayant vécu 35 ans en NC, j'ai du mal à comprendre les métropolitains.
Donc tu vois , il n'est pas facile de juger...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le juin 02, 2010, 06:56:02 pm
Je crois qu'il faut raison garder. On nous balance de la dictature et de la démocratie à toutes les sauces, on galvaude ces termes qui n'ont aucun rapport avec les faits. Peut on appeler "démocratie" une extrême minorité qui bloque une capitale, qui met sur la paille des dizaines de milliers de personnes du peuple, qui brule, qui incendie, qui appelle au soulèvement et à la révolution, qui parle de combat, de verser son sang, d'exiler, de renverser,...? Est ce une dictature que de rétablir l'ordre après avoir patienté outre toute mesure, bien plus que ne l'aurait fait n'importe quel gouvernement ? Peut on imaginer pareille blocage de la Place de la Concorde par exemple pendant deux mois ?
Il serait temps que beaucoup comprenne que ceux qui tirent les ficelles n'en ont rien à cirer de la justice sociale ou de la pauvreté des gens de l'Issan. On fait des belles promesses à des gens qui représente une masse populaire importante et on les manipule pour en faire de parfaites machines de guerre. Ensuite on joue sur les mots et surtout on lance une bonne guerre des images comme celle très médiatisée (et machiaveliquement orchestrée en vue du futur) des centaines de litres de sang déversés (au lieu de faire des dons de sang aux hôpitaux, les cons). Je parle de cette scène en particulier car dans mon esprit, ceux que je surnomme les "marionnettistes de l'ombre", avaient déjà décidé qu'il fallait pousser le gouvernement aux extrêmes et gagner ainsi les médias mondiaux à la cause des pauvres paysans sans défense massacrés par une junte militaire aux ordres d'une bourgeoisie totalitaire et ans coeur. Je pense que nous sommes dans le scénario typique de guerre des images pour tenter de gagner une cause, un peu comme font les Palestiniens en envoyant des convois humanitaires braver un embargo (justifié ou pas, ici n'est pas la question) sur lequel les Israéliens sont intraitables et qui ne pouvait mener qu'au conflit entre "pauvres victimes " et "méchants militaires".

Je vis en Issan, ma belle famille est de l'Issan et sont des agriculteurs. Les gens de mon bled sont majoritairement des fermiers tout comme les nombreuses personnes que je croise dans ma province d'adoption. J'ai croisé quelques chiffons rouges mais c'était toujours à l'arrière de camions ou de pick up pour signaler des tuyaux ou des tubes métalliques dépassant dangereusement du véhicule. Je dis, je répète, je persiste et signe (je ne peux pas renier mes origines belges une fois), le mouvement des rouges est extrêmement minoritaire pour ne pas dire inexistant si tu ne "sponsorises" pas les supporters. Il faut parfois arrêter de gober tout ce que les médias tentent de vous faire ingurgiter.

Un petit mot en vitesse sur les journalistes qui couvraient les événements à Bangkok. Je regrette que l'on est pas dépêcher des professionnels, des journalistes habitués aux guerres et capables de garder leur sang froid, des journalistes aptes à faire la différence entre des coups de feu et l'explosion de pétards. Comme l'a dit Manu il faut déjà avoir un peu de bouteille pour analyser une situation, comprendre le terrain et ressentir un contexte. De plus je pense que les vrais correspondants de guerre on une formation militaire qui leurs permet d'anticiper les mouvements et de se préserver.

Personnellement, si j'avais été sur place et si j'avais été un pro rouge fanatisé et un tant soit peu bien manipulé j'aurais descendu un ou deux journalistes, un enfant ou une vieille ainsi que quelques manifestants. Facile avec un fusil piqué aux militaires, comment prouver ensuite qu'ils ne sont pas responsables de ces tueries. En plus, vous imaginez, si on me donne une bonne petite prime pour chaque innocent abattu. C'est que je risque ma vie moi à buter des futurs martyrs car il y a des tireurs d'élite militaires. Heureusement qu'il y a la foule et la fumée pour me dissimuler et un temple pour me réfugier. De toute façon les caméras des journalistes sont braquées sur les excités à qui ont à dit de tout bruler, je ne risque pas grand chose.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 02, 2010, 07:33:26 pm

Sans vouloir épiloguer trop longtemps, j'ai pu constater, comme Amjo, que beaucoup de Farangs commentaient en ce moment les manifestations du mois derniers avec très peu de connaissances "techniques" (jamais mis les pieds dans une vraie dictature, jamais participé à des combats, jamais tenu une arme, jamais fait de renseignement, jamais participer à une guerrilla, etc...). Du coup, ils ont une facheuse tendance à partir dans des délires totalement opposés à la réalité des faits, délires, qui je peux vous l'assurer, font bondir les "techniciens"...

 :o
Titre: Re : Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le juin 02, 2010, 07:51:36 pm

mais pour les Thais, ceux sont des gens ayant livré bataille pour la liberté


99,99 % des Thaïlandais ne connaissent pas Mandela (en plus ils sont pas trop fana des Africains) ni le Che (si ce n'est la jolie image du tee shirt et les explications version asiatique des groupuscules communistes) ou encore Gandhi (qu'ils doivent imaginer être un moine très important). La grande majorité des Thaïlandais n'ont qu'une connaissance très limitée, pour ne pas dire inexistante, de ce qu'il se passe ou s'est passé de tout temps en dehors des frontières du pays. Bref, pour les Thaïlandais ces figures ne représentent absolument rien tout comme le drapeau nazi que certains arborent de ci de là juste parce que c'est joli.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: stommy le juin 02, 2010, 08:51:32 pm
Il y a 2 jours sur France-info un scénariste, soi-disant connu, déclarait que c'était irresponsable de renvoyer chez eux les sans papiers venus manifester à Marseille. Comme le cas de cette Thaïlandaise sans papier qui travaillait à Marseille dans un salon de massage ( :huhu) et que l'on allait envoyer à la mort au vue des évènements qui se passait en Thaïlande  :hang
Titre: Re : Re : Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le juin 03, 2010, 08:05:49 am


J'avoue que je ne connais pas cette face cachée des forumeurs Line que je note avec beaucoup d'intérêt.


Tu serais surpris de bien de choses si tu te lançais dans l'étude des forums. Je suis même certain que cela devrait être intéressant de faire une étude sociologique des ces lieux d'expression si cela n'a pas déjà été fait. Entre les webmasters jouant au seigneur tout puissant en passant par la cour des modérateurs courtisans, les mythomanes en puissance, les détracteurs, les provocateurs, les aigris et j'en passe des meilleurs de tous ces acteurs vivant sous le couvert d'un illusoire anonymat, il y aurait de quoi écrire plusieurs bouquins.
 

Voila un sujet super intéressant qui mériterait d'être développé. Hélas je suis certain qu'on tomberait vite dans la polémique. Mais concernant la faune des forumeurs que tu décris de manière si juste et si pittoresque Amjolianne, j'ai effectivement constaté ce que tu décris sur 2 ou 3 forums. Nous sommes heureusement préservés de ce panier de crabes sur ce forum... savourons notre plaisir.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 03, 2010, 08:32:33 am

Attention Line, il y a énormément de touristes qui viennent visiter notre forum pour s'informer... Je donne systématiquement le lien de notre forum à tous les clients qui me contactent par Email (28 000 par an tout de même !)... Il est donc normal que de nombreuses personnes passent ici sans poster !

...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 04, 2010, 09:51:51 am

Brève:

Le sénateur Jim Webb a rencontré le premier ministre Abhisit avant hier et lui a renouvelé la confiance de son pays... Il l'a égalemnt entretenu sur les problème du Myanmar avant son départ pour la Corée le 6 juin 2010...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le juin 05, 2010, 01:15:39 pm

En tout cas, Manu, t'as eu raison sur un truc: tous les blaireaux de farangs qui pronostiquaient une guerre civile en Thailande se sont fourrés le doigt dans l'oeil, et profond en plus !
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le juin 05, 2010, 01:27:13 pm

En tout cas, Manu, t'as eu raison sur un truc: tous les blaireaux de farangs qui pronostiquaient une guerre civile en Thailande se sont fourrés le doigt dans l'oeil, et profond en plus !


+1 . Comme disait Manu une guérilla urbaine ok mais pas de guerre civil quand même .  8)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le juin 07, 2010, 12:19:43 pm
 :announce


Huit ministres perdent leur poste après un remaniement ministériel


Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a annoncé hier un important remaniement ministériel dont l'origine est débat de censure qui s'est tenu au Parlement durant deux jours la semaine dernière.

Huit nouveaux ministres ont été approuvés par le roi Bhumibol Adulyadej et prêteront serment aujourd’hui, a annoncé le Premier ministre avant de rejoindre un Forum économique régional au Vietnam. Ce remaniement va permettre au gouvernement de garder son unité et surtout de pouvoir continuer à travailler. Par contre, les ministères clés de la Finance, de la Défense et des Affaires étrangères, eux, ne changeront pas.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 08, 2010, 09:28:39 pm

Le roi Bhumipol s'est exprimé hier 7 juin 2010...


Thaïlande: le roi appelle les nouveaux ministres à "travailler avec honnêteté"  

Le roi de Thaïlande a appelé lundi le Premier ministre Abhisit Vejjajiva et les ministres de son nouveau gouvernement à "travailler avec honnêteté", dans ses premières déclarations publiques après la fin de deux mois de sanglantes manifestations antigouvernementales.

"Les ministres doivent respecter leurs serments et travailler avec honnêteté et dévouement", a déclaré le roi Bhumibol Adulyadej, alors qu'ils prêtaient serment à l'hôpital où le monarque âgé de 82 ans se trouve depuis le mois de septembre.

"Tout le monde doit avoir la ferme intention de travailler honnêtement pour le bien du pays", a déclaré le roi, dont les propos étaient diffusés à la télévision.

Bhumibol Adulyadej, arrivé sur le trône en 1946, est le plus ancien monarque en exercice dans le monde, et de nombreux Thaïlandais le considèrent comme un demi-dieu. Il est hospitalisé depuis le mois de septembre pour le traitement d'une maladie respiratoire.

Le roi a fait plusieurs apparitions publiques depuis lors, mais n'a jamais commenté de manière explicite les troubles meurtriers qui ont récemment secoué la Thaïlande.

Fin avril, Bhumibol Adulyadej s'était exprimé à la télévision pour la première fois depuis le début des manifestations des "Chemises rouges" contre le gouvernement à la mi-mars, évoquant une paix nécessaire mais évitant toute mention spécifique de la crise, alors qu'il s'adressait à des juges nouvellement nommés.

En Thaïlande, le roi n'a aucun rôle politique mais a été une force de stabilisation pendant les six décennies agitées qu'il a passées sur le trône.

Lors d'un soulèvement en 1992, il avait convoqué les leaders militaires et protestataires qui, suivant le protocole, avaient rampé jusqu'à lui sur les genoux. Ces scènes spectaculaires, relayées par la télévision, avaient effectivement mis fin aux violences.

Le Premier ministre Abhisit a remanié son gouvernement, nommant huit nouveaux ministres, une action considérée comme une consolidation de son pouvoir après les massives manifestations anti-gouvernementales et la division de sa fragile coalition gouvernementale.

Les postes-clés des ministres des Finances, de la Défense et des Affaires étrangères restent inchangés.

La mobilisation du front antigouvernemental, qui a duré deux mois, a engendré des éruptions de violence au cours desquelles 89 personnes, en majorité des civils, ont trouvé la mort. Près de 1.900 personnes ont également été blessées dans ces affrontements entre manifestants et militaires. Les troubles ont pris fin après l'assaut meurtrier de l'armée, le 19 mai.


http://www.romandie.com/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 08, 2010, 09:33:12 pm

Les nouveaux ministres en compagnie du 1er ministre  Abhisit Vejjajiva...


Chaiwut Bannawat, ministre de l’Industrie
Juti Krai-rirk, ministre des Technologies de l’information et de la communication
Chalermchai Sri-on, ministre de l’Agriculture
Nipit Intharasombat, ministre de la Culture
Virachai Wiramethikul, ministre des Sciences
Man Pattanothai, Vice-ministre des Finances
Ong-arj Klampaibul, ministre du Bureau du premier ministre
Chaiyos Jiramethakorn, Vice-ministre de l’Education
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 09, 2010, 07:08:50 am

Violences en Thaïlande : polémique sur le chef d'une commission d'enquête !

En Thaïlande, le gouvernement a nommé un ancien procureur général à la tête d'une commission d'enquête sur les affrontements des derniers mois entre les manifestants antigouvernementaux « chemises rouges » et les militaires. Des affrontements qui ont fait 90 morts et 2 000 blessés. Le parti d'opposition a immédiatement estimé que la nomination de ce magistrat proche du gouvernement montrait que l'enquête ne sera pas impartiale.

Kanit Na Nakhon avait été nommé par le gouvernement mis en place après le coup d'Etat de 2006 pour mener une enquête sur les violations des droits de l'homme commises par le Premier ministre renversé Thaksin Shinawatra. L'homme est un aristocrate connu pour être proche des militaires et du Parti démocrate au pouvoir.

Pour la formation pro-Thaksin d'opposition, le parti Pour les Thaïs, cela témoigne de ce que le gouvernement n'est pas prêt à ouvrir une enquête indépendante sur les affrontements entre manifestants et militaires de ces derniers mois.

De fait, malgré l'appel de la chef de la commission onusienne des droits de l'homme Navy Pillai pour une enquête impartiale, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a rejeté toute possibilité de participation internationale à l'établissement de la vérité.

Si l'on en juge par la campagne de propagande tous azimuts orchestrée par le gouvernement, il paraît incertain que celui-ci veuille vraiment faire la lumière sur les graves incidents du 10 avril et du 19 mai. La version relayée par la presse pro-gouvernementale est unilatérale : les « chemises rouges » ont été manipulées par des terroristes et les militaires dépêchés pour disperser les manifestants n'ont rien à se reprocher.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 09, 2010, 07:15:16 am

Et pendant ce temps là, Jatuporn Prompan, un des leaders rouges, s'est rendu hier à la cours de justice pour répondre des charges qui pèsent contre lui, dont une accusation de terrorisme... Plusieurs de ses suporters l'attendaient à l'entrée pour lui remettre des roses...

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le juin 09, 2010, 09:34:05 am

Abhisit propose une commission d'enquête en trompe l'oeil.

Les dés sont pipés.

Une commission d'enquête internationale impartiale aurait du être mise en place.

Pour le gouvernement actuel, c'est l'aveu implicite que la vérité sur les évènements n'est sans doute pas bonne à dire.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 09, 2010, 06:43:44 pm

Une commission d'enquête internationale impartiale aurait du être mise en place.


T'en connais, des états souverrains qui accepteraient des enquêteurs venant de l'étranger pour statuer sur une crise intérieure ?!?...

Durant la Guerre d'Algérie, la France n'a jamais voulu entendre parler d'enquêteurs de l'ONU que je sache...

Faut pas déconner quand même !...  ;D
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le juin 09, 2010, 09:44:10 pm
C'est ce que j'allais dire, désolé d'être de nouveau en accord avec Manu. Les rouges (ou plutôt les représentants de l'opposition mais c'est kif kif) savaient parfaitement que c'était de nouveau une demande irrecevable, un nouveau moyen de déjà nier en bloc tout ce que l'enquête révélera. Laisser de plus une commission étrangère enquêter c'est risquer de voir apparaitre des noms que l'on ne doit pas citer dans les pages de conclusion.
Bref les rouges continuent à manipuler l'opinion
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le juin 09, 2010, 09:56:27 pm
sans compter qu'une commission étrangère ....ppfffff le temps de savoir qui y va , qui commande , qui .....les choses auront tellement changés que seuls les lampistes paieront ....finalement comme maintenant quoi   :)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le juin 10, 2010, 08:18:41 am
Des commissions d'enquête internationales sous l'égide de l'ONU  ne sont pas exceptionnelles .

Comment on fait pour aller vers la réconciliation nationale? on regarde froidement la vérité de ce qui s'est passé et on essaie d'aller au delà ou on garde un secret qui sera régulièrement ramené sur la tapis ?
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 10, 2010, 08:37:25 am

Des commissions d'enquête internationales sous l'égide de l'ONU  ne sont pas exceptionnelles.


Oui, en Somalie, au Rwanda, au Kosovo, dans des états sans gouvernement, mais surement pas dans des ETATS SOUVERRAINS !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le juin 11, 2010, 08:08:00 am
«Afin de favoriser à long terme la réconciliation politique, j'exhorte le gouvernement à veiller à ce qu'une enquête indépendante sur les événements récents soit conduite et que tous les responsables avérés de violation des droits de l'homme rendent des comptes», avait déclaré déclaré Navi La haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Pillay devant le Conseil des droits de l'homme.

C'était une proposition très intéressante pour savoir si des violations des droits de l'homme ou des exactions avaient été commises de part et d'autres.

Le gouvernement actuel s'y prend mal pour faire la lumière sur les faits.

Dommage tout cela ressortira un jour ou l'autre, déformé, amplifié.

Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le juin 11, 2010, 01:05:44 pm
Le problème c'est que tout est déjà manipulé. Actuellement on occulte toutes les exactions des rouges, exactions qui auraient déjà été sévèrement réprimée dans d'autres pays (je prends pour exemple l'invasion de la réunion de l'ASEAN à Pattaya durant laquelle il a fallu évacuer les personnalités et annuler le sommet). Sont venus ensuite les manifestations, les routes  bloquées, les quartiers assiégés, les magasins pillés et brulés, les militaires lynchés, les barricades dressées, les discours haineux ou révolutionnaires émis par tous les médias disponibles, les appels à la radicalisation et j'en passe des meilleures. Et au bout du compte, après des mois de patience, des négociations en direct, des exigences rouges grotesques sans cesse changeantes, des milliers d'emplois perdus, l'armée est intervenue. Opération bien menée car beaucoup d'experts craignait un bain de sang et quand on voit dans quelles conditions exceptionnelles les militaires ont du évoluer on ne peut que tirer son chapeau.
Perso j'en ai un peu marre de ces hypocrites qui nient l'évidence, qui manipulent les gens et les faits et tentent ensuite pour se faire passer pour d'innocentes victimes, pour des martyrs de la cause. Marre de ces médias qui continue à "glorifier" la cause rouge car c'est plus vendeur d'avoir un peuple opprimé face à une junte militaire sanguinaire. Marre de ces espaces clairement orienté : j'ai été faire un tour aujourd'hui sur la rubrique "revue de presse" du site franco-thaïlandais que certains connaissent ici pour en avoir été censurés et expulsés. Le principal intervenant "lek issan" y balance des extraits de presse glanés un peu partout et de préférence dans les rubriques "faits divers glauques de Pattaya" ou journaux clairement orientés "pro rouges" ou "pro thaksin". Des pages entières, lues régulièrement par des dizaines de personnes et qui, incroyablement, ne génèrent jamais aucun commentaire ou avis contradictoire.
Pour en revenir au problème de l'enquête je persiste à dire qu'il est impossible pour un gouvernement qui se respecte d'accepter des enquêteurs extérieures. Ce serait comme avouer que le système interne du pays n'est pas fiable. De plus il y a suffisamment de documents bancaires, photos et vidéos pour mettre en cause les principaux intéressés. Pour les morts cela va être très difficile à dire. La plupart sont morts par des armes militaires mais en Thaïlande beaucoup de ces armes circulent et peuvent se trouver entre toutes les mains.
Petite question pour terminer car je n'ai pas d'information là dessus. Concernant le mandat d'arrêt international pour terrorisme contre thaksin, celui ci est il maintenant en application ? Je sais que la demande a été faite à "interpol" et que ce sont les services juridiques internes et indépendants de cette police internationale qui décide si les accusations sont fondées ou pas en fonction des différentes preuves apportées par les demandeurs. Si le mandat d'arrêt international est confirmé, peut on imaginer que les preuves (qui sont soit disant inexistantes) sont bien réelles et fondées, ou du moins le sont elles suffisamment pour que les services juridiques d'"interpol" valident ce mandat d'arrêt ?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Pierre le juin 11, 2010, 01:46:12 pm
Bonsoir Amjo,
On pourrait aussi se souvenir des jaunes qui ont bloqué le gouvernement
et bloqué le seul aéroport international et ils ne se sont pas génés pour tirer des coups de feu.
On pourrait se souvenir aussi du coup d'état avec des tanks dans la rue, ok sans mort, mais quand même.
J'espère de tout coeur que le gouvernement saura se souvenir qu'il faut faire des réformes sociales en urgence pour les plus pauvres et les fermiers, pour que tout cela ne recommence pâs en plus violent.
C'est mon voeu le plus cher. :o
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le juin 11, 2010, 04:38:22 pm
On oublie pas Pierre et on était aussi parmi les premiers à condamner les actions des jaunes à l'époque. Si tu suis attentivement nos informations depuis le début tu auras constater que la majorité d'entre nous sommes contre la forme mais pas le fond. Beaucoup de revendications sont légitimes mais la façon de vouloir imposer sont point de vue est discutable et à ce mode d'expression ce sont actuellement les rouges qui ont remportés tous les "césars". Il y a quand même une différence entre des chars fleuris par la population et des centres commerciaux, banques et édifices publics mis à sac et brulés.
Pour ce qui est des réformes et des avancées sociales je crois au contraire que le gouvernement actuel est très productif et c'est peut être cela que craignent les opposants qui veulent garder cette abondante manne électorale du "pauvre peuple" brimé et spolié par les méchants intellectuels de la capitale. Si le premier ministre a le temps de faire ses preuves il a toutes les chances d'être élu démocratiquement
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le juin 11, 2010, 04:59:10 pm
Je vois pas pourquoi le gouvernement actuel ferait moins bien que Thaksin qu'était super corrompu, qu'a fait flinguer 3000 personnes dans la lutte contre la drogue, qu'a déclenché la baston dans le sud et qui à part sa visite médicale a 30 bahts a jamais rien fait pour les paysans ! Et tout ça en 6 piges de mandat !  >:(
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DocTournesol le juin 12, 2010, 06:35:45 pm

Et pendant ce temps là, Jatuporn Prompan, un des leaders rouges, s'est rendu hier à la cours de justice pour répondre des charges qui pèsent contre lui, dont une accusation de terrorisme... Plusieurs de ses suporters l'attendaient à l'entrée pour lui remettre des roses...


Une accusation pour terrorisme ne peut-elle pas conduire à une peine de mort en Thaïlande ? C'est difficile à imaginer pour des dirigeants de partis politiques aussi en vue, qu'en pensez-vous ?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 12, 2010, 07:46:45 pm

Je serai très étonné qu'on en arrive là...

D'un coté, on peut penser que sans la libération des dirigeants rouges, il sera difficile d'entrevoir une réconciliation...

De l'autre, le gouvernement, en emprisonnant les leaders rouges les plus charismatiques, a décapité une partie du mouvement et il sait très bien que les libérer serait primo, montrer sa faiblesse, et secundo, redonner du sang neuf à l'opposition...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 14, 2010, 11:46:51 am

Il est clair que les éléments extremistes de la fraction rouge ne veulent pas d'une réconciliation et ne souhaitent que la reprise des affrontements... Ils avaient déjà tout fait, lors de la crise, pour que la feuille de route d'Abhisit conduisant à des élections, soient repoussée...

Je reste néanmoins optimiste car la grande majorité du peuple thaïlandais ne désire que le retour au calme...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le juin 14, 2010, 12:05:26 pm

Il est clair que les éléments extremistes de la fraction rouge ne veulent pas d'une réconciliation et ne souhaitent que la reprise des affrontements... Ils avaient déjà tout fait, lors de la crise, pour que la feuille de route d'Abhisit conduisant à des élections, soient repoussée...

Je reste néanmoins optimiste car la grande majorité du peuple thaïlandais ne désire que le retour au calme...



Je suis d'accord avec toi Manu , et c'est mieux ainsi que la majorité du peuple ne pense qu'au retour au calme .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le juin 16, 2010, 01:07:46 pm

Les chefs rouges ont préché la violence, normal qui'ls payent maintenant !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 18, 2010, 01:35:58 pm

Hier 17 juin 2010 s'est tenu à Bangkok un séminaire mettant en présence les membres du gouvernement ainsi que de nombreux acteurs économiques dans le but de déterminer quelles étaient les grandes réformes à mettre en oeuvre en Thaïlande afin de réduire les injustices et de permettre aux moins aisés d'améliorer leur niveau de vie...

Je pense qu'Abhisit, en homme intelligent qu'il est, a parfaitement compris le message fait passé par les classes sociales les plus défavorisées... J'espère qu'il mettra en oeuvre des réformes importantes et ne se contentera pasc comme Thaksin dans le passé, de mesures populistes aux effets limités dans le temps...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le juin 18, 2010, 06:12:41 pm
Si Abhisit comprend enfin le message, la crise n'aura peut être pas servi à rien.

Mais si ce Monsieur se contente de paroles dans de beaux séminaires feutrés, ce sera re-belotte, plus tard.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 18, 2010, 06:39:18 pm

Je ne sais pas... J'ai l'impression qu'Abhisit a envie de bien faire (pourquoi d'ailleurs en serait-il autrement ?)...

Le problème est qu'il y a beaucoup d'autres forces de pression que nous ne mesurons pas (nous ne sommes pas dans le secret des Dieux !): les militaires, les Royalistes, les Financiers, etc...

...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: PHILGOOD le juin 18, 2010, 06:41:24 pm
Perso, Abhisit m'inspire plus confiance et respect qu'n certain Thaksin ... Enfin moi c'que j'dis ...
Amicalement,
Philgood ...  :juju
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le juin 19, 2010, 08:49:21 am

Le problème est qu'il y a beaucoup d'autres forces de pression que nous ne mesurons pas (nous ne sommes pas dans le secret des Dieux !): les militaires, les Royalistes, les Financiers, etc...


Très juste. En Thaïlande ce n'est jamais un seul homme qui décide, fût il chef du gouvernement.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 23, 2010, 09:19:12 am

Hommage aux morts


Cette semaine, les Thaïlandais pro-rouges ont rendus hommage aux victimes des événements de Bangkok du mois dernier...

Le 19 juin 2010, quelques centaines de personnes se sont rendu au Wat Prathum Wanaram de Bangkok où avaient été tués 6 personnes, afin de déposer des offrandes (photos 1 et 2)...

Le 22 juin, le général Khattiya Sawasdipol, tué d'une balle dans la tête lors des combats urbains, a été incinéré devant plusieurs cetaines de partisnant... La Police avait déployé un millier d'homme pour éviter tout débordement (photos 3 et 4)...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 26, 2010, 10:17:30 am

Un excellent texte écrit par Denys Tellier (30 ans de Thaïlande !)... Son analyse est exactement celle que je fais depuis le début, preuve que nous sommes plusieurs spécialistes à envisager le problème sous un autre visage que cette tragédie pacifico-populiste qu'on voulu nous servir pas mal de journalistes en mal de scoop, ces dernières semaines...


La Thaïlande face à ses défis !


Le premier ministre actuel, contrairement à ce que certains dans la presse mondiale ont prétendu est à ce poste en toute légalité, élu par une coalition parlementaire avec l’appui  des voix de parlementaires ayant retourné leur veste (anciennement pro-Thaksin). Il n’est en aucun cas le « bénéficiaire » du coup d’état, puisque deux ministres pro-Thaksin l’ont précédé depuis le retour de l’armée dans ses casernes.

Abhisit est un premier ministre à part entière, détenteur d’un mandat parfaitement légitime. Des élections sont programmées dès la fin de son mandat en 2011, et je ne vois rien d’anti-démocratique là dedans. On peut malheureusement douter que ces prochaines élections soient totalement honnêtes, quand à moi, je le souhaite (pour tous les camps).

En attendant, ce qui est certain d’un point de vue purement démocratique, est que cette insurrection rouge est illégitime. Quand on se prétend démocrate, on respecte la voix des urnes. On peut ne pas être d’accord avec la majorité, mais alors on se doit de l’exprimer par une action politique entrant dans le cadre de la constitution. L’insurrection, la révolution, restant des solutions possibles, mais uniquement dans les cas ou l’on fait face à une dictature ou à une invasion et que la constitution est foulée au pied. Ce n’est pas ce qui s’est produit avec le gouvernement Abhisit.


Une gestion de crise irréprochable

Coté social, Abhisit a déjà fait plus que Thaksin en presque 2 mandats, et son gouvernement a des projets qui semblent ambitieux pour la société thaï. Il ne reste que peu de temps pour mettre cela en place avant la fin du mandat de ce gouvernement.

Beaucoup de temps a été perdu par cette insurrection anti-démocratique, et par l’instabilité permanente régnant depuis janvier 2008 voire depuis 2004. Il va falloir  faire vite pour que le peuple de province, certainement très aigri par les récents évènements, se rende compte qu’il a été trompé dans un premier temps et ensuite qu’il adhère au processus démocratique.

Abhisit est arrivé au pouvoir en pleine crise des sub-primes, mais malgré les obstacles, internes comme externes, la croissance en Thaïlande a une très bonne tenue (12% au premier trimestre 2010), aidée également, il faut le dire, par la baisse de prix du pétrole  qui a été très favorable à l’industrie. (De USD 150 le Baril à USD 70 actuellement après être descendu à USD 50)

La gestion de la crise interne par Abhisit est irréprochable. Beaucoup auraient craqué et envoyé des « unités spéciales » faire le ménage dans les rues de Bangkok sans attendre (on a déjà vu ça).  Au contraire, il a évolué avec une grande mesure, toujours privilégiant la négociation, lâchant beaucoup de lest face aux surenchères infernales des rouges dont les dissensions internes grandissantes ont fait que plus personne ne contrôlait plus rien.

Les pourparlers ne donnant rien, l’assaut final a été lancé, après maints avertissements d’autant que des factions rouges extrémistes était armée de M16 et autres AK47.

On aura rarement vu une telle retenue de la part de l’armée qui pourtant a du affronter ces commandos (habillés de noir et masqués) armés de lances grenades et de fusils d’assaut. Vu l’anarchie régnant, le nombre de factions plus ou moins armées, et les civils rouges « innocents », il est remarquable que le nombre de victimes ait été si peu élevé. Le transport  gratuit par car a été ensuite organisé pour le retour des manifestants dans leurs provinces respectives.


Un problème de fond : l’éducation

Le plus gros problème de la Thaïlande est l’éducation, tant que le niveau sera aussi bas, il sera difficile d’atteindre un degré de démocratie acceptable. Lors des prochaines élections, il faudra regarder de près quels candidats proposent un programme ambitieux pour l’éducation.

Jusqu’à maintenant, ça a bien arrangé les politiciens que le monde paysan ne reçoive pas d’éducation digne de ce nom. Les paysans sont ainsi beaucoup plus manipulables. Le populisme de Thaksin a prise sur eux, et moins sur les Bangkokiens qui sont heureusement mieux préparés pour résister aux manipulations. Et d’ailleurs, si ce n’était pas un problème de niveau d’éducation, pourquoi la propagande de Thaksin ne fonctionnerait-elle pas à Bangkok ?

Il m’est difficile de dire que les paysans n’ont pas tous une maturité politique, parce que, je le sais d’avance, cela va être mal interprété… Mais le fait est que la toute première urgence en Thaïlande est l’éducation. Avez-vous vu des écoles de province ? Un vieux bâtiment en bois, la cour devant, avec au centre le mât du drapeau national. Je n’ai rien contre le respect du drapeau, mais il me semble que les enfants passent plus de temps au garde à vous sous le soleil en chantant l’hymne qu’en classe à recevoir un enseignement de qualité.

En résumé, ces enfants on les dresse plus qu’on ne les éduque. En sortant de l’école ils savent lire et compter, mais ils savent surtout la place qui est la leur dans la société, et l’acceptent comme une fatalité, jamais personne avant eux dans leur famille n’ayant changé de condition.

On a oublié une chose très importante dans cette éducation minimaliste, c’est de leur apprendre à réfléchir, c’est de faire d’eux des citoyens. On s’en est bien gardé en fait.  Et les voilà tous sortis du même moule, celui voulu par les politiciens d’une autre époque qui continuent sur leur dos de s’en mettre plein les poches. Ils deviennent une immense réserve de voix pour le populiste en goguette qui balance des billets par le carreau entre-ouvert de son 4×4 de luxe en traversant les villages.

Dans le même temps, les tentations de la société de consommation arrivent jusqu’aux villages les plus éloignés, modifiant à grande vitesse les canons traditionnels, et déstabilisant cette société rurale qui veut aussi des portables et des pick-up. La réponse de Thaksin, c’est le crédit, le loto, les « subventions », sa stratégie est l’asservissement dans la dépendance au maître paternaliste à souhait.

Pour l’amélioration de la vie des paysans, ce n’est surtout pas Thaksin qu’il faut, mais plutôt un de ces jeunes politiciens ayant fait leurs études à l’étranger, ayant voyagé, s’étant ouvert sur le monde, s’étant enrichis de valeurs venues  d’ailleurs et qui souhaitent moderniser la société Thaï dans la transparence et l’honnêteté. Laissons donc Abhisit (qui gère très bien la crise) finir son mandat, et souhaitons l’avènement de cette nouvelle génération de politiciens.


Le dernier coup d’Etat

C’est l’incroyable évolution de ce pays que j’observe de très près depuis plus de trente ans  qui me rends optimiste pour la Thaïlande. Une croissance très (trop ?) rapide pendant des décennies a hissé la Thaïlande dans l’ère industrielle (électronique, construction automobile, BTP, textile etc.).

Cette croissance a permis, entre autre, le développement des infrastructures routières, mais la Thaïlande qui demeure malgré tout un pays agricole n’a pas su partager les richesses produites avec le milieu rural, créant un fossé grandissant avec les citadins. Les dirigeants actuels et futurs devront s’attacher à développer les campagnes et à combler le fossé social existant entre les deux mondes. Mais pas n’importe quel développement, un développement durable, qui permettra à la Thaïlande, qui en a les moyens, de devenir le « modèle » de l’ASEAN, lui assurant ainsi le leadership des technologies innovantes pour un développement raisonné et profitable à tous.

Cette évolution continue, et la crise actuelle, qui dure pourtant depuis des années, n’est qu’un cap à passer. Quelques fois, en évoluant on renie un peu de son passé, le désir de modernité combat intérieurement la nostalgie d’un bon vieux temps révolu. Le peuple thaïlandais n’est que momentanément déchiré (surtout à cause de l’acharnement du « libertador » Thaksin  qui a semé le trouble depuis l’étranger avec sa « grand messe » sur écran géant tous les soirs devant des milliers de chemises rouges), mais d’ici quelques années nous verrons que cette crise n’aura été qu’un tremplin vers un système de plus en plus démocratique.

D’autres obstacles qui seront certainement bien plus graves que la présente crise attendent la Thaïlande, mais c’est une autre histoire : le roi est vieux et malade, sa succession risque de poser de graves problèmes, et les autocrates de tous bords qui attendent leur heure vont sortir du bois. Thaksin voulant être le premier est peut-être sorti un peu trop tôt du bois, mais d’autres attendent, dont certains probablement plus dangereux que lui (voire même en association avec lui).

Il est à ce propos plus qu’urgent d’installer une démocratie fiable et stable, de manière a éviter tout retour en arrière et tenir tête quand ces tentatives de déstabilisation arriveront.

En attendant, le coup d’Etat de septembre 2006, qui a été une sorte de goutte d’eau faisant déborder le vase est très probablement le dernier en Thaïlande. Malgré l’accueil triomphal reçu, les militaires ont compris qu’ils n’étaient pas les plus habilités à diriger les affaires d’un pays industrialisé dans un monde globalisé. C’est un autre métier, c’est évident. Ils savent désormais que la démocratie est la seule garantie de stabilité, et de développement économique et social. C’est pourquoi je crois, ou du moins j’espère, que les militaires seront à l’avenir les défenseurs inconditionnels de la démocratie si elle venait à être attaquée.

Nous avons donc assisté  en 2006 au dernier coup d’état en Thaïlande, qui avait justement pour but de sauver la démocratie naissante. Mais une condition supplémentaire est nécessaire pour sortir la Thaïlande de son instabilité chronique : que les politiciens présents et futurs s’affranchissent des méthodes politiques des anciens tenants des pouvoirs.


Denys Tellier

http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Bip Bip le juin 30, 2010, 07:06:58 pm
Je trouve tout de même incroyable qu'une personne en prison puisse se présenter aux élections. L'inéligibilité, cela doit bien exister en Thailande.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le juin 30, 2010, 07:58:05 pm

Je trouve tout de même incroyable qu'une personne en prison puisse se présenter aux élections. L'inéligibilité, cela doit bien exister en Thailande.


Je suppose qu'il faut quand même qu'il y ait un procès et un jugement pour être frappé d'inéligibilité. Pour l'instant il est accusé, pas condamné.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 01, 2010, 08:40:44 am

Un petit fait divers international s'étant déroulé la semaine dernière:


Un Thaïlandais devient président du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU

Sihasak Phuangketkeow est devenu lundi 21 juin 2010 le nouveau président du CDH (Conseil des Droits de l’Homme), un organisme de l’Organisation des Nations Unies fondé en 2006.

Né en 1957, Sihasak a étudié les sciences politiques au sein de la prestigieuse université Chulalongkorn de Bangkok, et l’art aux Etats-Unis. Il avait ensuite rejoint le ministère des affaires étrangères thaïlandais, puis embrassé une carrière de diplomate.

Il succède ainsi au Belge Alex Van Meeuwen, et devient le cinquième président du CDH.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 03, 2010, 10:02:14 am

Les Thaïlandais invités à proposer des solutions politiques par téléphone

Le Premier ministre thaïlandais a lancé jeudi une campagne permettant à la population de présenter par téléphone ses idées pour faire aboutir la réconciliation nationale, après la crise du printemps.

Trois cent lignes téléphoniques ont été mises à la disposition de la campagne "Six jours, 63 millions d'idées". Le chef du gouvernement Abhisit Vejjajiva a déjà répondu lui même à des coups de fil, et mobilisera aussi des ministres et des stars du cinéma.

Il a cependant admis craindre que beaucoup d'appels n'aient aucun lien avec la crise politique, après avoir répondu à trois d'entre eux dont un réclamait une pension gouvernementale plus importante.

"Je crains que la plupart des coups de fil soient effectués pour des problèmes de dette personnelle", a-t-il reconnu.

Les Thaïlandais sont invités à présenter leurs suggestions après les deux mois de manifestations à Bangkok et les incidents violents, qui ont fait au total 90 morts et 1.900 blessés, et ont rappelé combien étaient profondes les divisons au sein de la société.

Les résultats de la consultation seront pris en compte pour faire aboutir la "feuille de route" vers la réconciliation que le gouvernement défend pour sortir le pays de la crise, la plus grave depuis une vingtaine d'années.

Les "chemises rouges" antigouvernementales demandent la démission d'Abhisit, arrivé au pouvoir fin 2008 sans passer par les urnes à la faveur de décisions de justice et d'un renversement d'alliance parlementaire.
Ils l'accusent d'être au service des élites de la capitale et réclament un meilleur accès au pouvoir, aux richesses et à une justice équitable.

http://www.lexpress.fr/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le juillet 07, 2010, 05:50:59 pm

 :announce   7 juillet 2010


 L'état d'urgence prolongé pour 90 jours  



Les militants des droits de l'homme ont dénoncé, le 6 juillet, la décision du gouvernement de maintenir pour quatre-vingt-dix jours l'état d'urgence dans 19 provinces du pays, y compris celle de Bangkok.


Il avait été instauré le 7 avril dans 24 provinces, alors que le centre de la capitale était occupé par les "chemises rouges" (opposition).


 Les heurts avec les policiers ont fait, au cours de ce mouvement, 90 morts et environ 1 900 blessés.


L'état d'urgence est reconduit alors que doit avoir lieu, le 25 juillet, une législative partielle à Bangkok.



APPAREMMENT DONC, PRUDENCE...    :juju
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le juillet 07, 2010, 06:09:14 pm
tu sais la France vit sous l'état "vigie pirate " .....depuis si longtemps ...et cela y ressemble un peu !!
cela m'inquiète toujours quand je descends du train à Lille de voir tous ces militaires en armes ......
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 08, 2010, 08:09:27 am

C'est vrai Rudy, l'Etat d'Urgence en thaïlande, c'est exactement comme Vigipirat en France, ce qui veut dire qu'on ne se compte de rien... Pas plus de policiers, pas plus de controles, seulement un étt d'alerte des Forces de l'ordre renforcé...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 14, 2010, 09:27:56 am

Environ 50 chemises rouges ont convergé à l'intersection Ratchaprasong hier après-midi (11 juillet 2010) au mépris du décret de secours afin de protester contre le gouvernement... Elles ont crié à plusieurs reprises "des Gens ont été tué ici !" et "l'armée a tué des gens ici !"...

Le groupe était mené par Sombat Boon-ngam-anong, 42 ans, un des leaders du mouvement protestataire, qui a été libéré récemment, après une période de détention de deux semaines, conformément au décret vendredi... Ce dernier a expliqué que le peuple a besoin de se rappeler que ce site est historique et que toute la vérité n'avait pas encore été faite sur la façon dont les manifestants avait été tué...

...

Moi, j'aimerai bien que la vérité soit faite sur la façon dont les Rouges ont incendié une partie de la ville de Bangkok également au mépris de toute vie humaine...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le juillet 15, 2010, 10:03:09 am

79 Chemises jaunes convoqués pour la saisie des aéroports en 2008  


La police thaïlandaise a convoqué cinq leaders du mouvement royaliste des "Chemises jaunes" et pas mal d'autres manifestants, pour répondre à des accusations suite à l'occupation illégale des deux aéroports internationaux de Bangkok en 2008. En tout v79 personnes vont devoir répondre à plusieurs charge allant de "occupation illégale" à "terrorisme" a dit le lieutenant général Somyos Phuphanmuang.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 16, 2010, 09:02:29 am

Et c'est très bien...

Les "Jaunes" ont été les premiers à bafouer la Démocratie en Thaïlande (je ne parle évidemment pas du coup d'état militaire qui avait précédé...)

 :o
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le juillet 20, 2010, 01:41:11 pm

Voilà qui confirme ce que Manu et moi disions depuis pas mal de temps quand les pseudos journalistes experts prétendaient que l'Isan et le nord étaient au bord de la guerre civile et bardés de rouge. Comme nous le disions si bien, en dehors de Bangkok, les gens sont plus intéressés par leurs problèmes personnels agricoles que par la politique.
Heureux de voir également que ma province d'adoption (en plein essor, on va bientôt avoir un super mega grand lotus aux abords de la ville et l'aéroport pourrait ré-ouvrir dans la foulée. Je ne vous parle pas des aménagements de route en 2 x 2 ou 3 voies, agrandissement de l'hopital, les aménagements touristiques et j'en passe des meilleurs) pourrait servir de modèle dans la tolérance politique. Une bien belle province en plein devenir
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DocTournesol le juillet 24, 2010, 05:58:51 pm
Tant que les affrontements se déroulent dans les urnes, c'est la Démocratie qui gagne !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 25, 2010, 10:39:32 am

Effectivement, la campagne d'affichage de Kokaew Pikulthong, un des leaders du Puea Thai vient de commencer...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le juillet 26, 2010, 12:10:44 am
Explosion à Bangkok: 1 mort, 10 blessés

Une personne a trouvé la mort et dix ont été hospitalisées à la suite de l'explosion d'une bombe aujourd'hui à un arrêt d'autobus dans le centre de Bangkok  (BIg C Department Store's Rajdamri).

http://www.lexpress.fr/actualites/2/explosion-a-bangkok-lors-d-un-scrutin-au-moins-10-blesses_908471.html (http://www.lexpress.fr/actualites/2/explosion-a-bangkok-lors-d-un-scrutin-au-moins-10-blesses_908471.html)

Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 26, 2010, 07:43:15 am

Explosion à Bangkok: 1 mort, 10 blessés

Une personne a trouvé la mort et dix ont été hospitalisées à la suite de l'explosion d'une bombe aujourd'hui à un arrêt d'autobus dans le centre de Bangkok  (BIg C Department Store's Rajdamri).

http://www.lexpress.fr/actualites/2/explosion-a-bangkok-lors-d-un-scrutin-au-moins-10-blesses_908471.html (http://www.lexpress.fr/actualites/2/explosion-a-bangkok-lors-d-un-scrutin-au-moins-10-blesses_908471.html)


Si c'est toute la réponse que les opposants politiques ont a donner, c'est MINABLE !... Même pas revendiqué en plus... Un acte isolé à mon avis...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le juillet 27, 2010, 07:29:57 am

ATTENTAT – La police recherche un suspect et dénonce une manœuvre politique Écrit par Bangkok   

Les autorités ont annoncé enquêter sur les images des caméras de surveillance montrant un homme suspect, renforçant l'idée que l'explosion d'une bombe dimanche soir à Bangkok avait probablement pour but "de créer le désordre à des fins politiques", a déclaré hier le général de police, Panupong Singhara Na Ayutthaya. "Je crois que la bombe provient d'un groupe qui supporte le gouvernement et veut voir l'état d'urgence maintenu", a quant à lui déclaré Pormpong Nopparit, porte-parole du parti Puea Thai. "Ce groupe souhaite obtenir un gain politique du maintien du décret d'urgence, tandis que beaucoup de membres de la société souhaitent voir ce dernier révoqué", a-t-il ajouté.

Le gouvernement a déjà été l'objet de pression de la part des Etats-Unis et de groupes de défense des droits de l'homme pour mettre fin à cette mesure exceptionnelle, qui touche toujours 1/5ème du pays. Les autorités ont utilisé les pouvoirs conférés par l'état d'urgence – mis en place à Bangkok le 7 avril – pour arrêter des centaines de suspects Chemises rouges, et faire taire les médias anti-gouvernementaux, avec une censure qui s'est renforcée au fil des semaines. Par ailleurs, dimanche a vu les résultats d'une élection partielle organisée dans la capitale, et voyant notamment s'affronter le candidat Puea thai et leader des Chemises rouges, Korkaew Pikulthong, à celui du Parti démocrate, Panich Vikitsreth, qui a gagné avec 96.480 votes contre 81.776.

Les démocrates ont ainsi annoncé une victoire "écrasante", que certains critiques ont rapidement nuancé. En effet, Bangkok est réputé comme un bastion conservateur, et Panich a gagné face à un candidat maintenu en prison durant toute la campagne, et dont le seul contact avec son électorat aura été un discours enregistré de 3 minutes, et contrôlé auparavant par le Centre de résolution des situations d'urgence (CRES).

(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) mardi 27 juillet 2010
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 27, 2010, 07:38:24 am

Il est vrai que cette bombe a très bien pu être posée par des opposants au gouvernement mais peut aussi provenir de pro-gouvernmentaux visant à renforcer l'état d'urgence...

En tout cas, ça ne réussira qu'à effrayer encore un peu plus les investisseurs étrangers et les touristes...


PS: la Police sur l'emplacement ou a explosé la bombe...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le juillet 27, 2010, 07:44:33 am

Il est vrai que cette bombe a très bien pu être posée par des opposants au gouvernement mais peut aussi provenir de pro-gouvernmentaux visant à renforcer l'état d'urgence...

En tout cas, ça ne réussira qu'à effrayer encore un peu plus les investisseurs étrangers et les touristes...



Oui c'est sur , à moins qu'ils en prennent l'habitude ?
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le juillet 27, 2010, 07:45:52 am

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE - 86,8% d'augmentation des dépenses militaires depuis le coup d'Etat.

 
86,8%, c'est le taux d'augmentation des dépenses militaires depuis le coup d'Etat de 2006, qui sont passées de 86,7 milliards à 162 milliards de bahts en 2009, selon les données du Stockholm International Peace Research Institute (Sipri), institut d'études stratégiques chargé d'étudier l'importance des conflits et de la coopération pour la paix mondiale.

En comparaison, de 2001 à 2006, l'augmentation du budget militaire avait été de 15%, de 75.4 à 86,7 milliards. Un chiffre qui s'explique en grande partie par les commandes de plusieurs milliards de bahts réalisées sur la demande du chef de l'armée, Anupong Paojinda. Et à deux mois de son départ en retraite, ce dernier a fait gonfler la liste d'achat des militaires de 16,6 milliards de bahts, rapporte samedi un article critique du Bangkok Post, qui titrait à sa Une : "La liste d'achat de l'armée augmente".

Doubler le nombre de soldats stationnés dans le nord

L'armée prévoit ainsi de mettre en place début 2011 une nouvelle division d'infanterie dans la province de Chiang Mai, pour un coût de 10 milliards de bahts (239 millions d'euros). Cela devrait permettre de déployer 25.000 soldats supplémentaires dans la région nord, actuellement occupée par 20.000 soldats répartis dans deux régiments, à Nakhon Sawan et Phitsanulok.

Officiellement, le projet vise à protéger les frontières laotiennes et birmanes, et à lutter contre la contrebande de drogues, mais nombreux sont ceux qui suspectent une manœuvre visant à mieux contrôler les partisans anti-gouvernementaux Chemises rouges, majoritaires dans le nord.

Face aux critiques, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a avoué avoir peu de détails sur ce projet évoqué par le chef de l'armée, mais a assuré que "l'idée d'une nouvelle unité militaire dans le nord a dû venir il y a déjà quelques temps et n'a rien à voir avec l'actuelle situation politique", rapporte samedi MCOT. "L'armée aide le gouvernement à faire face aux manifestants, et est récompensée par la possibilité de commander des armes", explique quant à elle Wassana Nanuam, spécialiste militaire pour le Bangkok Post.


Après une promesse d'annulation, le Sky Dragon est finalement acheté

Un autre projet controversé est revenu sous les projecteurs, avec la confirmation d'achat vendredi par un comité militaire du système de surveillance et de liaison d'un ballon dirigeable de reconnaissance, qui a déjà connu de nombreux problèmes avérés de fiabilité, et d'une valeur de 350 millions de bahts (8,4 millions d'euros).

Fin mars 2010, Anupong Paojinda, alors sous les critiques quasi-quotidiennes des médias, avait annoncé officiellement l'abandon du projet d'achat du Sky Dragon, ballon dirigeable américain destiné à surveiller l'extrême sud de la Thaïlande, en proie depuis 2004 à une insurrection séparatiste.

Ce véhicule, de par sa nature même, possède de nombreux défauts et risque d'être fortement exposé aux attaques des insurgés, ne pouvant même pas voler au dessus de 960 mètres d'altitude, contrairement aux 3.000 indiqués dans le contrat, le laissant à porter des fusils d'assauts M16.

Mais le 27 mai dernier, quelques jours après l'opération militaire contre les manifestations anti-gouvernementales à Ratchaprasong, et alors que Bangkok et un tiers du Royaume sont toujours sous couvre-feu, Anupong fera passer la commande du ballon dirigeable en catimini, malgré la promesse d'une annulation du contrat deux mois auparavant.


Des transporteurs blindés non livrés trois ans après l'achat

La réputation du chef de l'armée est par ailleurs entachée par le manque de transparence sur la commande de 96 transporteurs blindés (APC) de type BTR-3E1, pour 3,9 milliards de bahts (93,3 millions d'euros). Le Bangkok Post révèle ainsi qu'Anupong pourrait demander au Parlement de confirmer la commande de 121 autres APC, pour un coût supplémentaire de 5 milliards de bahts (119,6 millions d'euros), à l'Ukraine... un des pays les plus corrompus au monde (146ème au classement mondial des pays les plus transparents), selon le baromètre 2009 de perception de la corruption, réalisé par Transparency International.

Depuis 2007, l'armée thaïlandaise n'a d'ailleurs reçu aucun des véhicules de la part du fournisseur, précise le journal en langue anglaise, les fabricants ukrainiens des moteurs et systèmes de transmission des APC ayant refusé de distribuer leurs produits compte tenu des préoccupations suscitées par le coup d'Etat de 2006.

(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mardi 27 juillet 2010
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 27, 2010, 08:29:04 am

Ce chiffre est intéressant... Même si le coup d'état militaire de 2006, la reprise de l'influence des militaires sur le gouvernement thaïlandais et leur volonté de controler les opposants "rouges" du nord-est, ne lui sont pas étrangers, on peut déceler plusieurs autres raisons explicant cette explosion du budget consacré à l'armée durant les 3 dernières années:

- La lutte contre les indépendantistes musulmans dans le sud qui s'est intensifiée... Cette guerre civile est un gouffre en homme et nécessite des matériels militaires nouveaux et adaptés à la guerrilla (véhicules transport de troupes très blindés, drones, satellites de renseignement, etc...)... cela coute cher !

- La participation de plus en plus active de la Thaïlande contre la piraterie dans le détroit de Malacca... Cela mobilise essentiellement des navires de guerres et des avions de combat et de renseignement très couteux.

- La protection des zones frontalières: celle avec la Birmanie ou la guerre demeure active et où surtout, les traficants de drogues sévissent depuis 40 ans. Celle avec le Cambodge où se sont déroulés des combats durs dans le cadre du problème du temple Preah Vihear il y a deux ans.

- Le remplacement de certains matériels qui devenaient obsolètes: cela va des avions de chasse (remplacés par des Gripen) aux fusils d'assaut (achat de TAR 21 pour replacer les M16) en passant par les blindés, les hélicoptères, etc....

Quand à la nouvelle division qui va couter chère, elle sera, ne l'oublions-pas, constituée de simples citoyens faisant un service militaire de 2 ans...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le juillet 27, 2010, 01:31:00 pm

le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a avoué avoir peu de détails sur ce projet évoqué par le chef de l'armée


Incroyable !

Soit Abhisit raconte des histoires et il connait les intentions d'Anupong... (ce qui est inquiétant).

Soit il dit la vérité et dans ce cas on se demande qui est le "boss" ( ce qui est tout aussi inquiétant).
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le juillet 27, 2010, 02:24:24 pm
Je crois que c'est plus simple que ça. Abhisit sait bien qu'il a besoin des militaires et vice versa, ils vont pas se tirer dans les pattes surtout avec l'ombre du Taksin et de ses rougeots qui plane toujours.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 28, 2010, 08:13:56 am

Un vrai jeu de ping pong...

Manifestations Rouges puis Jaunes

A Bangkok, chaque parti essaye de rassembler ses partisants... Le 25 juillet 2010, environ 200 membres du "United Front for Democracy against Dictatorship" (UDD), aussi surnommé "Rouges" ont organisé dans le parc du Lumphini de Bangkok un sitting afin de montrer leur unité et de défier le "Country's security act" qui interdit les rassemblements publiques (photos 1 et 2)...

Deux jours plus tard, le 27 juillet, des membres de la "People's Alliance for Democracy" (PAD) ont profité d'une manifestation contre le plan cambodgien d'administration du temple Preah Vihear pour également montrer leur unité en scandant des slogans nationalistes et en réaffirmant leur soutien au Roi et à la Nation (photos 3 et 4)...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 30, 2010, 08:03:27 am

Tout a fait Sudoku, des élections pour la circonscription électorale 6 de Bangkok se sont déroulées ce 25 juillet 2010...

Ce premier scrutin depuis les violences d’avril et mai dernier, servait de test afin de juger l'état du climat politique actuel.

Le candidat démocrate, Panich Vikitsreth, a remporté ce scrutin face à son adversaire Korkaew Pikulthong, membre du parti Puea Thai, proche de l’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra. Korkaew a dû mener sa campagne en prison où il est emprisonné depuis mai pour avoir encouragé les violences causées à Bangkok lors de la débacle des « Chemises Rouges ».


Le résumé de ce vote ici (en anglais):

http://www.bangkokpost.com/news/local/187875/panich-claims-victory-in-hotly-contested-by-election
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 08, 2010, 12:38:58 pm

Hier 7 aout a eu lieu une manifestation "Jaune" et pro-nationaliste à Bangkok, réunissant environ 2500 personnes... Afin de ne pas provoquer de confrontation, celle-ci s'est déroulée dans un gymnase...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le août 08, 2010, 10:54:51 pm
j'en connais qui viendront encore hurler à la dictature ......et pourtant c'est il me semble un ebonne solution pour laisser les gens s'exprimer s'en em****** ceux qui veulent faire autre chose ....on pourrait en prendre de la graine par ici !!
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le août 09, 2010, 10:33:41 am
Manif dans les stades, ça, c'est une bonne idée. Comme ça, ils font chier personne. Si les Rouges pouvaient prendre modèle là dessus, ça nous ferait des vacances.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le août 11, 2010, 04:43:35 pm

Thaïlande: la justice rejette l'appel de Thaksin sur la saisie de sa fortune.


La Cour suprême de Thaïlande a rejeté mercredi un appel de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra qui contestait la décision de saisir plus de la moitié de sa fortune, soit 1,4 milliard de dollars.

La Cour suprême de Thaïlande a rejeté mercredi un appel de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra qui contestait la décision de saisir plus de la moitié de sa fortune, soit 1,4 milliard de dollars.
Selon la Cour, M. Thaksin n'a pas fourni de nouveaux éléments, contrairement à ce que ses avocats avaient annoncé.

"Le processus judiciaire est terminé. Nous ne pouvons plus rien faire", a déclaré Chatthip Tantaprasart, un de ses avocats.

La justice thaïlandaise a émis une série de mandats d'arrêt contre M. Thaksin, dont un pour terrorisme.

Le pouvoir l'accuse d'avoir incité ses partisans, les "chemises rouges", à la violence et d'avoir financé les manifestants antigouvernementaux qui ont occupé le centre de Bangkok pendant des semaines en avril/mai pour réclamer le départ du Premier ministre Abhisit Vejjajiva.

La Cour suprême de Thaïlande avait ordonné fin février la saisie de plus de la moitié de la fortune de Thaksin Shinawatra, considérant qu'il avait profité de sa position politique alors qu'il était Premier ministre (2001-2006) pour s'enrichir personnellement.

Cet argent provenait de la vente en janvier 2006 par sa famille de parts qu'elle détenait dans un géant des télécoms au groupe singapourien Temasek, une transaction qui avait scellé la chute politique de M. Thaksin. Les fonds étaient gelés depuis 2007 sur ordre d'une junte militaire qui l'avait renversé.

Le jugement a provoqué la colère des "chemises rouges", partisans de M. Thaksin, qui avaient manifesté pendant deux mois à Bangkok.

Les manifestations ont donné lieu à de graves incidents qui ont fait au moins 90 morts et quelque 1.900 blessés.

M. Thaksin avait été élu en 2001, réélu triomphalement en 2005 et renversé par des généraux l'année suivante. Il vit depuis 2008 en exil.


Retrouvez cet article sur LePoint.fr
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le août 11, 2010, 07:36:36 pm

Thaïlande: la justice rejette l'appel de Thaksin sur la saisie de sa fortune .
La Cour suprême de Thaïlande a rejeté mercredi un appel de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra qui contestait la décision de saisir plus de la moitié de sa fortune, soit 1,4 milliard de dollars.

 


doit pas être content le Monsieur...   :What?       non, mais des fois, c'est pas qu'il pensait avoir gain de cause... je ne vais pas pleurer pour luiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le août 12, 2010, 02:05:04 am

dans quel pays est-il maintenant ?


Aucune idée ?   8) plus de son et d'image .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le août 15, 2010, 12:31:21 pm

Après la rue, Bangkok fait taire la presse

Reportage : Le gouvernement thaïlandais, qui a réduit les «Chemises rouges» au silence, bâillonne les médias indépendants et les sites trop critiques.

« Ce site internet a été bloqué en vertu du décret d’urgence », « page inaccessible » ou simplement trois lettres rouges sur fond noir : « BAN » («interdit»). Ces messages sont désormais familiers pour les internautes thaïlandais. Après les graves violences de ces derniers mois - au moins 90 morts et 1 900 blessés - qui ont révélé de profondes divisions dans le royaume, le gouvernement est déterminé à faire taire toute voix critique au nom de la réconciliation nationale.

Cette censure silencieuse, qui s’apparente à une chasse aux sorcières dans les médias et sur Internet, s’appuie notamment sur les pouvoirs exceptionnels d’un décret d’urgence appliqué depuis le 7 avril.

Selon l’ONG Freedom Against Censorship Thailand (Fact), 210 000 sites ont été bloqués par le «big brother» du Web, le ministère des Technologies de l’Information et de la Communication (MICT). Qui préfère évoquer 50 000 pages, suspendues car « pornographiques » ou « contraires à la morale », selon lui. Pourtant, la censure frappe aussi l’ensemble des sites proches de l’opposition. Au rang des indésirables, on trouve entre autres, le site d’analyse Asia Sentinel, de nombreux blogs, certaines pages sur Facebook, Youtube, ou encore Pantip, l’un des forums de discussion les plus fréquentés.
Des journaux en ligne indépendants sont aussi touchés. Le respecté Prachatai, qui revendique 40 000 visiteurs quotidiens, a dû changer plusieurs fois d’adresse URL pour échapper à la censure.

« Propagande ». Même acharnement à l’encontre des médias traditionnels. Plusieurs dizaines de radios communautaires jugées proches des « Chemises rouges » ont aussi cessé d’émettre à la suite d’opérations musclées des forces de l’ordre. Même punition pour la chaîne People’s TV et l’hebdomadaire Thai Red News. « Ces médias ont été fermés car ils incitaient à la violence. Même une démocratie ne peut laisser des médias véhiculer des messages de haine », se justifie Panitan Wattanayagorn, le porte-parole du gouvernement.

De nombreux observateurs confirment pourtant qu’un climat de peur s’est installé dans le monde des médias. Plusieurs ministres ont accusé les journalistes locaux et les correspondants étrangers d’avoir pris parti lors du conflit politique et d’avoir accentué les divisions sociales. Dans ce contexte, l’autocensure, déjà très présente dans la presse et l’audiovisuel thaïlandais, a tendance à se généraliser. Une journaliste de la télévision Channel 3 avoue avoir été fermement encouragée à « coopérer avec la politique gouvernementale ». « Nous devenons des instruments de propagande, mais il n’y a pas d’autre manière de survivre sous ce décret d’urgence », surenchérit un animateur radio du nord du royaume.

Ce décret, mis en place le 7 avril (au pire des manifestations antigouvernementales) et récemment reconduit « sans raison apparente » d’après le vice-président du Sénat, a renforcé l’arsenal répressif. Au nom de la « sécurité nationale », il permet de bâillonner n’importe quel média, sans jugement. « Ce décret viole la liberté d’expression, un droit pourtant garanti par la Constitution. On dirait une loi martiale déguisée », réagit l’universitaire Ubonrat Siriyuvasak.

Famille royale. La loi sur la cybercriminalité de 2007 et le crime de lèse-majesté avaient déjà réduit la liberté d’expression. Dans un pays où le roi est quasi sacré, tout propos critique est passible de quinze ans de prison selon le code pénal. « Comme tout le monde, nous faisons maintenant très attention à ce que nous écrivons, confie Sawatree, une blogueuse de 24 ans. Au-delà de la censure, on a surtout peur des arrestations.»

Pour avoir publié des images déformées de la famille royale, l’internaute Suwicha Thakor a passé dix-huit mois derrière les barreaux. La directrice du journal en ligne Prachatai est, elle, jugée pour avoir tardé à effacer de son site des commentaires déposés par des internautes, jugés insultants pour la monarchie. Acculé, le journal alternatif vient de supprimer son forum de discussion. « Nous ne pouvons plus assurer notre sécurité ni celles de nos usagers », lâche l’équipe dans un communiqué.

Même les profils Facebook sont décortiqués par les autorités à la recherche de contenus subversifs. « Le gouvernement a gagné la bataille de la rue, mais Internet constitue un nouveau front, commente Supinya Klongnarong, qui milite pour la liberté d’expression au sein du Thai Netizen Network. Près de 23% des Thaïlandais y ont accès. On peut y évoquer des sujets tabous, comme la monarchie, alors que les médias traditionnels s’autocensurent.»

« Intimidations ». Sous le gouvernement de Thaksin Shinawatra (2001-2006), la bête noire du pouvoir actuel, les médias avaient déjà subi des pressions. « Il s’agissait plus d’intimidations, de pressions financières. Rien de comparable avec ce que nous observons depuis le coup d’Etat de 2006 », nuance Basil Fernando, président de la Commission asiatique des droits de l’homme.

En 2004, Reporters sans frontières classait la Thaïlande en 59e position dans son baromètre de la liberté de la presse. Aujourd’hui, le royaume a glissé à la 130e place. Et beaucoup craignent que la situation ne s’aggrave encore d’ici la fin de l’année : le gouvernement prévoit une réforme des médias dans son programme de réconciliation nationale.

Par Marie Normand Intérim à Bangkok :

http://www.liberation.fr/monde/0101651934-apres-la-rue-bangkok-fait-taire-la-presse
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le août 15, 2010, 03:04:26 pm
quoique en pense certains la démocratie est loin d'être une évidence au royaume de Siam .....
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le août 15, 2010, 03:10:03 pm

quoique en pense certains la démocratie est loin d'être une évidence au royaume de Siam .....


Comme disait un jour Manu , """ les thaïs ne sont pas prêt du tout pour la démocratie """  .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 17, 2010, 10:04:26 am

Les 17 principaux dirigeants Rouges vont effectivement voir leur procès débuter le 27 décembre 2010...

Ils ont été conduits hier en cour de justice pour une audience préliminaire... On peut voir:

1/ Natthawut Saikua

2/ Veera Musikapong

3/ et 4/ Quelques dizaines de manifestants Rouges se sont réunis au même moment dans un Parc de Bangkok pour protester contre la mise en accusation de leurs dirigeants...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le août 20, 2010, 08:35:23 am
20 AOUT 2010 - (lien : source : xinhua/internationl)


 Bangkok sera le dernier à lever l'état d'urgence

La capitale thaïlandaise de Bangkok sera la dernière région où l'état d'urgence sera levé, a annoncé mercredi Thawil Pliansri, secrétaire général du Conseil de sécurité nationale (NSC), cité par le site internet du quotidien Bangkok Post.

La décision concernant la levée de l'état d'urgence à Bangkok sera rendue publique après des études prudentes, a indiqué M. Thawil.

Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva et le vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban qui est chargé du Centre pour la résolution des situations d'urgence (CRES), ont exprimé leurs préoccupations à plusieurs reprises sur la situation à Bangkok.

M. Thawil a affirmé que le NSC devrait étudier la situation et la proposition de lever graduellement le décret dans les provinces encore en état d'urgence, toutefois, Bangkok sera la dernière région où l'état d'urgence sera levé.

L'état d'urgence a été imposé à Bangkok et dans d'autres provinces depuis le 17 avril pour entraver le rassemblement antigouvernemental organisé par les "chemises rouges".
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 24, 2010, 08:45:19 am

Le premier ministre japonais Katsuya Okada s'est rendu à Bangkok hier 22 aout 2010 afin de rencontrer son homologue thaïlandais Abhisit Vejjajiva...

Il en a profité pour déposer une gerbe de fleurs à l'emplacement où le caméraman japonais Hiroyuki Muramoto avait été tué lors des émeutes d'il y a deux mois...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 27, 2010, 10:00:38 am

J'avais dis il y a quelques temps que les casseurs et les fauteurs de troubles ne resteraient pas impunis... Et c'est tant mieux !

Un second sujet Britannique a été arrêté hier 26 aout 2011 pour son implication dans les actions violente organisées par les "Rouges" il y a deux mois... Keith Wayne Bush, 49 ans, originaire de Manchester a été apréhendé à l'aéroport de Bangkok par la Police après son arrivée sur le vol Emirates. son épouse thaïlandaise Alisa Bush, 33 ans a également été arrêtée alors qu'elle venait le chercher à l'aéroport...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le août 27, 2010, 11:25:15 am
Hé oui, c'est plus dangereux de pratiquer l'hooliganisme en Thaïlande, il va pas rigoler pendant quelques temps le pèpère et ensuite il pourra dire adieu à la Thaïlande, femme ou pas femme sur place. La même situation en France aurait déjà vu les associations diverses monter au créneau et traité le gouvernement de fascistes.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le août 27, 2010, 11:58:06 am
Il pouvait pas se mêler de ses affaires ce pauvre mec. Encore un qu'a voulu se la péter devant sa femme Isan !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le août 27, 2010, 12:52:31 pm
Il récolte ce qu'il a semer , fini la Thaïlande pour lui .
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le août 27, 2010, 02:44:18 pm

..., fini la Thaïlande pour lui.


Malheureusement pour lui peut être pas fini tout de suite. Si on l'expulse rapidement il pourra s'estimer heureux. Par contre si le système judiciaire décide de le garder pour un jugement future et une probable peine de prison le gars il va regretter amèrement ses pubs anglais et son crachin londonien.
Je ne sais pas si c'était comme cela il y a moult années mais je trouve que l'on voit régulièrement des farangs hors la loi dans les médias, que ce soit des pédophiles, des trafiquants ou des casseurs occasionnels. Certains arborent le tenue orange et les chaines des prisonniers comme si les autorités voulaient montrer une fois de plus et manière très marquante que la Thaïlande n'est pas un état d'impunité pour les étrangers qui ne doivent pas s'attendre au moindre traitement de faveur. Je me rappelle il y a quelques temps de jeunes beurs français des banlieues qui étaient venus se faire du fric à Pattaya avec une arnaque sur les distributeurs de monnaie. Ils ont pas fait long feu les gars et ils faisaient beaucoup moins les fiers dans les bureaux judiciaires. Profil bas pour les gars car ils savaient dorénavant qu'ici tu passes par la case "prison" (sans passer par la case "départ") et que tes insultes et tes attitudes irrespectueuses peuvent avoir des répercussions officielles et officieuses dont tout être censé se passerait bien.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 28, 2010, 08:21:55 am

Finalement, je ne suis pas étonné que quelques étrangers aient pêté les plombs pour faire plaisir à leur épouse originaire de l'Isan (c'est la région d'où proviennent 90 % des épouses thaïes d'étrangers occidentaux et de surccroit, elle est très "pro-rouge" !)...

Lorsque je vois sur certains forums francophones (pas ici, Dieu merci !), les prises de parti totalement démesurées de certains Farangs, je suis véritablement effaré, d'autant plus que la plupart du temps, ces braves gens ne parlent pas thaï, et finalement ne comprennent du problème que ce que veut bien leur dire leur épouse, évidemment pas très objective...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le août 28, 2010, 09:20:18 pm
la politique c'est parfois comme l'amour cela ne se commande pas !et que de folie ne ferait on pas pour l'être aimé ....maintenant c'est vrai que parfois c'est limite ...mais n'allons pas si loin les réactions par chez nous pas toujours rationnelles et pourtant ici on dois connaitre les tenants et aboutissants ce qui est loin d'être le cas en Thailande comme le souligne très bien Manu
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 29, 2010, 09:20:45 am

Pas tout à fait d'accord avec toi Rudy...

L'Amour et les sentiments appartiennent au domaine passionnel et ne se commandent donc pas, là, OK !...

Par contre, je considère que la Politique appartient au domaine intellectuel et doit donc être sous contrôle total... Aucune action "politique" ne doit être entreprise sans mûre réflexion...

 8)
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le août 29, 2010, 09:43:57 am
La politique devrait être basée sur l'intelligence et la raison et se mettre toujours au service du bien commun...

Hélas un peu partout sur la planète ce sont aussi (surtout, diront certains) les passions qui sous tendent la politique et la conquête du pouvoir: ambitions personnelles, idéologies délirantes, pulsions (réptiliennes) de domination...

Les gouvernements de "sages" sont assez rares en ce bas monde...  :o



Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DocTournesol le août 29, 2010, 04:57:16 pm

Aucune action "politique" ne doit être entreprise sans mûre réflexion...


Si nos politiciens pouvaient t'entendre Manu !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le août 29, 2010, 07:33:56 pm
malheureusement c'est trop souvent "j'agis d'abord je réfléchis ensuite..." quand ils réfléchissent bien sûr ce qui est loin d'être le cas ....
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le août 30, 2010, 10:08:16 am
Ne caricaturons pas !

La "réflexion" existe dans l'action politique. Les politiques sont très largement entourés d'experts, de think tanks et autres conseillers en tous genres. Certains politologues parlent même de la "République des experts".

Donc la réflexion, la confrontation des analyses, l'appel à la "matière grise"... existent en politique.

Mais hélas "réflexion" ne signifie pas "sagesse politique".
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 30, 2010, 11:11:37 am

Et puis, n'écartons pas le mensonge délibéré... Certains politiciens peuvent mentir après mûre réflexion, afin de déclencher certaines actions gouvernementales ou réactions populaires... Rappelons-nous le comportement du gouvernement Américains qui provoqua la Guerre d'Irak en 2003...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le août 30, 2010, 12:23:08 pm
Bon exemple Manu. On cherche toujours les armes de destructions massives qu'était censé détenir Saddam...

Et puis, autre exemple moins important mais pour coller à l'actualité, personnellement je rigole, quand les socialistes après leur Congrés de La Rochelle, au cours duquel ils ont beaucoup réfléchi  :-\, nous disent qu'ils ont des idées sur la sécurité  :huhu . Ils feraient mieux de se concentrer sur le domaine où ils sont meilleurs que la droite: le social.
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le août 30, 2010, 01:42:00 pm


Et puis, autre exemple moins important mais pour coller à l'actualité, personnellement je rigole, quand les socialistes après leur Congrés de La Rochelle, au cours duquel ils ont beaucoup réfléchi  :-\, nous disent qu'ils ont des idées sur la sécurité  :huhu . Ils feraient mieux de se concentrer sur le domaine où ils sont meilleurs que la droite: le social.


C'est marrant que ce soit l'un ou l'autre comme par hasard ils ont tous des idées miracle avant les élections et une fois en place pouff leurs idées ont disparues .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 30, 2010, 05:45:12 pm

Et oui Malco, l'amnésie, c'est très "politique" !...  ;D
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le août 31, 2010, 12:55:54 pm
"Il y a davantage de corruption maintenant que sous l'administration Thaksin"

Et vous savez qui déclare celà ? Sondhi Limthongkul, leader de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD) !!!

Il en rajoute même une couche à l'encontre d'Abhisit:

"Je n'ai aucune confiance dans la situation actuelle et je crois que la Thaïlande va bientôt s'embraser, car le Premier ministre Abhisit Vejjajiva n'est pas déterminé dans ses décisions".
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 31, 2010, 05:01:03 pm

Les paroles de Sondhi Limthongkul me laisse songeur... Quantifier la corruption, c'est tout de même pas banal; j'aimerais savoir quels critères il utilise ?!?...

Le constat que je fais est que la Thaïlande était très corrompue sous l'ère Thaksin et qu'elle l'est toujours aujourd'hui...

Je remarque également que le gouvernement actuel prend tout autant de mesures au profit de la population qu'en prenait le gouvernement Thaksin...

Enfin, soyons honnêtes deux secondes... Comment voulez-vous que le gouvernement d'un pays, où moins de 5% de la population (2,3 millions de personnes sur 65 millions) payent des impots, aient les moyens d'entreprendre de vraies réformes (enseignement, recherche, aides, retraites, etc...) au profit de ses concitoyens ?!...

...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: knom le août 31, 2010, 08:59:31 pm
C'est vrai que la Thaïlande ne doit pas crouler sous le poids des dépenses publiques et que les recttes fiscales de l'Etat ne doivent atteindre des montants astronomiques.

(Revoir à ce sujet l'aticle du Petit Journal cité par Rugby 15 et rappelé par Manu où l'on apprend que "Seulement 2,3 millions de personnes payent l'impôt sur le revenu en Thaïlande, pays qui possède une population de 64 millions d'habitants, a révélé Satit Rungkasiri, Directeur-général du Bureau de politique fiscale",

Comment réaliser de grandes réformes dans cette situation ? Question cruciale pour l'avenir du pays.

Dans le même article cité plus haut  il est écrit que "Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a ... annoncé ... la signature d’un accord de principe sur la création d’un fond d’aide sociale destiné aux fermiers. Ce dernier devrait être mis en place par les ministères de l’Agriculture et des Finances, et couvrir entre 15 et 17 millions de fermiers dans le Royaume. La structure de ce nouveau fond pourrait être basée sur le fonctionnement de la caisse nationale d’épargne, mis en place pour ceux qui ne sont pas couverts par les pensions du gouvernement et le système de sécurité sociale.

C'est à mon avis une réforme qu'il va falloir suivre de prés. Imaginons une seconde le tremblement de terre politique si d'aventure l'élégant patricien se mettait à avoir la côte auprés du petit peuple... Mais bon on n'en est pas là *... il n'est même pas dit que cette réforme voit le jour

* On ne peut pas dire pour le moment qu'Abhisit incarne l'homme de la réconciliation nationale .
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: rudy le septembre 01, 2010, 03:20:21 am

Enfin, soyons honnêtes deux secondes... Comment voulez-vous que le gouvernement d'un pays, où moins de 5% de la population (2,3 millions de personnes sur 65 millions) payent des impots, aient les moyens d'entreprendre de vraies réformes (enseignement, recherche, aides, retraites, etc...) au profit de ses concitoyens ?!...


déjà que dans les pays ou la proportion est inverse ....on ne peut pas dire que ce soit le souci majeur de nos élites .....
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DocTournesol le septembre 02, 2010, 08:02:13 pm
 

Les élections municipales pour les conseillers de la ville qui ont eu lieu ce week-end à Bangkok ont confirmé la main-mise des démocrates dans la capitale thaïlandaise, avec 46 sièges remportés pour le parti au pouvoir, contre 14 pour le parti d’opposition du Puea Thai et 1 par un représentant indépendant, tandis que la branche politique de l’Alliance du peuple pour la démocratie (PAD), le Parti Nouvelle Politique, n’a rien remporté.


A Bangkok, c' était un peu joué d'avance, vous ne pensez pas ? J'aimerais voir le résultat des mêmes élections dans une ville du nord-est.
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le septembre 03, 2010, 11:25:28 am
(lien : 20 Minutes.fr)


Un nouveau général nommé par le roi de Thaïlande


Le roi de Thaïlande a formellement approuvé jeudi la nomination à la tête de l'armée d'un général décrit comme responsable de la dispersion des manifestants antigouvernementaux lors de la crise du printemps dernier, selon une source officielle.

Le roi Bhumibol Adulyadej a validé la nomination du général Prayut Chan-O-Cha pour remplacer Anupong Paojinda dans le cadre d'un remaniement d'environ 550 officiers.

 Bangkok et six autres provinces demeurent soumises à l'état d'urgence, plus de trois mois après les violences lors des manifestations des «chemises rouges», qui avaient fait 91 morts et 1.900 blessés
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 03, 2010, 07:16:05 pm

Je suis à Bangkok en ce moment et franchement si on ne m'avait pas dit que l'état d'urgence est toujours maintenu, je ne l'aurai jamais su... Tout est en effet parfaitement normal !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 15, 2010, 02:11:48 pm

Je doute fortement que le gouvernement se laisse à nouveau prendre au jeu des Rouges... D'ailleurs:


Sécurité renforcée en Thaïlande


Le gouvernement thaïlandais a renforcé les mesures de sécurité en vigueur, après que trois bombes ait été désamorcées dans la région de Bangkok, dont une près d’une école et une autre au ministère de la Santé.

Le Vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban a annoncé aujourd’hui avoir ordonné de renforcer la sécurité dans les bureaux du gouvernement, les ministères et certains bâtiments privés, après la découverte de trois engins explosifs  dans la capitale, et la province voisine de Nonthaburi.

Les bombes étaient cachées à l’intérieur d’extincteurs et n’ont pas fait de blessés, mais aurait fait des dégâts importants si elles n’avaient pas été découvertes avant leur explosion.

Bangkok reste sous  état d’urgence depuis plusieurs mois, une mesure imposée avec les manifestations anti-gouvernementales qui avaient paralysé une grande partie du quartier central des affaires en avril et mai dernier. Les affrontements entre “chemise rouges” l’armée et les forces de police avaient tué 91 personnes, principalement des manifestants, et blessé 1.400.

La semaine prochaine devrait être tendue pour le gouvernement en terme de sécurité, alors qu’approche le 19 septembre, date anniversaire du coup d’État de 2006.

Près de 4 mois après la répression, de nombreux membres des chemises rouges sont toujours détenus dans les prisons à travers le pays. Le nombre exact des détenus, ainsi que leur nom, n’est pas connu. Le chiffre officiel révélé par le secrétaire du ministre de la Justice est de 209.

Selon l’administration pénitentiaire, 169 cas sont en cours d’enquête, 12 ont été condamné, 2 sont détenus en lieu et place des amendes, et 26 sont en appel.



Source: www.prachatai.com/
            http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Malco le septembre 15, 2010, 02:16:54 pm
Et Taksin dans tout ça ? plus de son et plus d'image ? .
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 17, 2010, 11:12:00 am

Bangkok se prépare à "fêter" l'anniversaire du dernier coup d'état...

Depuis quelques jours à Bangkok, plusieurs unités appartenant à l'Armée et à la police ont été mise en place aux abords des maisons de personnages politiques importants, en vue de l'anniversaire prochain du dernier coup d'état militaire qui avait évincé l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra (19 septembre 2006).

On peut ainsi voir sur les photos ci-dessous des militaires thaïlandais en faction devant la résidence du Premier ministre Abhisit Vejjajiva...
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le septembre 17, 2010, 01:32:02 pm
Y se passera rien !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 20, 2010, 01:27:29 pm
Effectivement , hier 20 septembre 2010, plusieurs milliers de Rouges, opposants au gouvernement, ont défilé calmement dans Bangkok afin de rendre hommage aux victimes des événements dramatiques d'il y a 4 mois...
Titre: Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: DocTournesol le septembre 21, 2010, 12:39:00 am

Effectivement , hier 20 septembre 2010, plusieurs milliers de Rouges, opposants au gouvernement, ont défilé calmement dans Bangkok afin de rendre hommage aux victimes des événements dramatiques d'il y a 4 mois...


Tant qu'ils restent calmes et respectent les principes citoyens !
Titre: Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
Posté par: Line le septembre 28, 2010, 12:23:58 pm
(Source: xinhua) 


Thaïlande : davantage de postes de contrôle installés à Bangkok  


La police thaïlandaise a installé 300 à 400 nouveaux postes de contrôle mobiles autour de Bangkok, et ce suite à une série d'attentats à la bombe survenue dans la capitale, a annoncé lundi un porte-parole de la police.

Le nouveau dispositif de sécurité a été adopté pour empêcher toute activité violente dans la capitale, a indiqué le porte-parole de la police, le général de division Prawut Thavornsiri, cité par le journal Bangkok Post.

La police a également renforcé la sécurité sur des sites importants, notamment le palais du gouvernement et les résidences des personnalités, selon le porte-parole.

Au moins quatre attentats à la bombe ont eu lieu à Bangkok le mois passé, blessant des personnes et provoquant des dégâts matériels.

Les autorités ont renforcé les mesures de sécurité dans la capitale depuis le 3 septembre en instaurant un réseau de surveillance 24 heures sur 24, comptant 454 sites dissémin