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CULTURE => Culture Thailandaise => Discussion démarrée par: Manu (de Chiang Mai) le août 29, 2009, 09:02:44 am

Titre: Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 29, 2009, 09:02:44 am

Le fleuve MEKONG

Le MEKONG est un des plus fabuleux fleuve qui coule sur notre planète... Il traverse la Thaïlande et bien d'autres pays asiatiques que nous aimons...

J'ouvre cette nouvelle discussion qui lui est donc consacrée... N'hésitez-pas à y mettre vos photos, textes, y compris ceux concernant d'autres pays que la Thaïlande...


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 Le Mékong en chiffre:

  - 4880 kilomètres de long pour un total de 80 000 kilomètres carrés de surface occupée.

  - 2eme fleuve le plus long du monde.

  - 7 pays traversés (Tibet, Chine, Birmanie, Laos, Thaïlande, Cambodge, Vietnam).

  - 90 millions d'hommes vivent de ses réserves.

  - 455 espèces aquatiques et terrestres répertoriées.

  - Le Mékong se place au 2eme rang mondial en matière de biodiversité derrière la forêt amazonienne.


Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 29, 2009, 09:16:56 am

Quelques photos du Mékong prise à Sop Ruak, le point du Triangle d'Or où les frontières de 3 pays se rejoignent (Thaïlande, Laos et Birmanie -Myanmar-)...

1/ En saison sèche, une petite île apparait, en saison des pluies, tout sera noyé sous 6 mètres d'eau... La photo est prise de Thaïlande, en face, la Birmanie, à droite le Laos...

2/ A Sop Ruak, coté thaïlandais, les bateau "longues queues" attendent les clients... Une ballade de 2 heures avec un petit passage au Laos coute 400 à 500 bahts...

3/ En 2006, un temple où trone un Bouddha de style Lanna Chiang Saen a été construit sous le patronage de la Reine...

4/ Le Bouddha...

5/ De nombreuses péniches chinoises descendent le cours du Mékong pour venir acheter denrées et matériaux en Thaïlande...

6/ Le Mékong, vu cette fois de la rive laotienne...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 29, 2009, 09:21:27 am

Qui est le « Plaa Beuk » ?

         
Le « plaa beuk » est un poisson chat géant qui vit dans les eaux du fleuve Mékong. C’est le plus gros poisson d’eau douce du monde. Il mesure entre 2 et 3 mètres de long et peut peser jusqu’à 300 kilos. Sa durée de vie varie entre 6 et 12 ans. Son régime alimentaire végétarien est composé de plantes et d’algues qu’il trouve au fond du fleuve.
         
Les premières pêches débutent fin avril-début mai, lorsque les eaux du Mékong ont quatre mètres de profondeur. Elles sont précédées de cérémonies données en l’honneur du poisson. Au cours de celles-ci, des poulets sont sacrifiés à bord des bateaux pour que les pêches soient abondantes. Lorsque la célébration est terminée, un tirage au sort a lieu pour déterminer le pêcheur qui jettera à l’eau le premier filet. En Thaïlande, seule la corporation des pêcheurs originaires de Ban Hat (près de Chiang Kong) est autorisée à pêcher le « plaa beuk ». Elle se limite à 40 individus qui peuvent attraper, au cours de la saison, entres 15 et 60 spécimens.
         
La chair blanchâtre du poisson, délicieuse et raffinée, est très appréciée. Sa texture parfumée rappelle celle du thon ou de l’espadon. Elle ne peut être consommée que dans les grands restaurants de la capitale ou de la ville de Chiang Mai, car beaucoup d’établissements locaux n’ont pas les moyens de l’acheter (500 bahts le kilo). Il est parfois possible d’en manger, durant la saison des récoltes, dans les petits restaurants de la région de Ban Hat Khrai où habitent les pêcheurs.
         
De nos jours, le « plaa beuk » est un poisson en voie d’extinction. Sa population a diminué de 80% au cours des 13 dernières années. La pêche intensive, le développement de l’hydroélectricité (construction de plus de 30 barrages sur le Mékong) et l’élargissement des berges par dynamitages sont des éléments qui ont perturbé sa tranquillité et ses cycles de reproduction. De nombreux espaces naturels ou les poissons chats venaient pondrent et se nourrir ont disparu. Pour remédier à ce problème écologique, le gouvernement thaïlandais a lancé, il y a deux décennies, un programme de reproduction et de réhabilitation du « plaa beuk ».
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Bip Bip le août 29, 2009, 06:00:38 pm
J'avais vu ce temple en construction il y a 4 ans. Il ressemble un peu à un bateau, n'est-ce pas ?
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Rugby15 le septembre 04, 2009, 02:10:02 pm
En gros poisson, ya aussi les dauphins du Mekong, en voie de dispariton.  :(


Citer

Les dauphins du Mékong quasiment éteints.

Selon l'association WWF, il ne reste qu'entre 64 à 76 spécimens de ces mammifères au Cambodge et au Laos. La pollution du fleuve est en cause.

Les dauphins du Mékong sont menacés d'extinction au Cambodge et au Laos en raison de la présence élevée de polluants dans le fleuve, a averti jeudi le Fonds mondial pour la nature (WWF). Selon l'organisation, il ne reste que 64 à 76 dauphins de l'Irrawaddy (orcaella brevirostris) dans le Mékong, décimés par des pesticides et autres polluants.

« Ces polluants sont largement relâchés dans l'environnement et la source de cette pollution est susceptible de provenir de plusieurs pays traversés par le Mékong » (Cambodge, Laos, Birmanie, Thaïlande, Vietnam et la province méridionale du Yunnan), indique dans un communiqué Verne Dove, vétérinaire auprès du WWF.

Considérés comme sacrés.

Selon l'organisation qui affirme avoir ouvert une enquête, des niveaux très élevés de pesticides et de mercure ont été détectés dans les cadavres de plus de 50 jeunes delphinidés. Ces polluants détruisent le système immunitaire des mammifères qui succombent ensuite à des infections.

Le WWF appelle à la mise en place urgente d'un programme de prévention en faveur des dauphins, considérés comme sacrés au Cambodge et au Laos. Les dauphins de l'Irrawaddy, qui survivent dans une portion de 190 kilomètres entre le Cambodge et le Laos, figurent sur la liste des espèces menacées depuis 2004, précise le WWF.


Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: DocTournesol le septembre 17, 2009, 07:59:12 pm
Quelques informations sur ce fleuve mythique qu'est le Mekong.  Cela peut toujours servir !  :)


Mékong
 
Huitième fleuve du Monde par son débit, le Mékong est situé en Indochine. Il traverse (de la source au delta) le Tibet Myanmar, Laos, Thaïlande, Cambodge, Viet Nam.Le Mékong fait 4.440 km de long.


- Villes et capitales traversées:
 
Phnom Penh (Cambodge) 1 015 000 hab Vientiane (Laos) 716 000 hab,  Savannakhet (Laos) 125 000 hab, Vinh Long (Viet Nam) 116000 hab.


- Barrages:

Barrage de Xiaowan (Chine) 4 200 KM

Barrage de Manwan (Chine) 1500KM

Barrage de Dachooshan (Chine) 1350 KM


- Faune principale:
 
Dauphin irrawady

Carpe géante

Poisson-chat géant

Crocodile de Siam

Grue Antigone


- Principaux affluents:
 
Mun 673 km, Ou 500 km, Gnum 400 km, Srepok 280 km

Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Rugby15 le septembre 20, 2009, 12:28:53 pm
Dans le temps, y avait un tuk tuk qui faisait le tour des villages le long du Mekong avec un cinoche. Ils passaient des films dans les coins ou y avait pas de salle. Je sais pas si ça existe toujours ?
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: amjolianne le septembre 20, 2009, 04:18:29 pm
Oui j'ai aperçu cela l'année dernière dans le village de mes beaux parents.
Des photos du mekong prises hier à 20 kilomètres de mon bled. Je devrais pouvoir proposer une ballade en kayack au départ de la grande statue de Bouddha pour arriver sur le Mekong et faire une halte en plein milieu de celui-ci sur un petit ilot où l'on prendra le repas du midi avant de rejoindre la terre ferme et continuer l'excursion en véhicule motorisé.
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Rugby15 le septembre 21, 2009, 11:37:53 am
Une ballade en kayack, ça c'est cool. Et ça se ferait où ?
Titre: Re : Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: amjolianne le septembre 22, 2009, 12:51:02 am

Une ballade en kayack, ça c'est cool. Et ça se ferait où ?


Dans ma province d'adoption de Loei
Voici d'autres photos du Mekong prises ce soir
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: PHILGOOD le septembre 22, 2009, 05:09:27 am
Superbe coucher de soleil sur le Mékong Amjo ! Bravo et merci !...   :clap
Amicalement,
Philgood...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: letirailleur le septembre 22, 2009, 10:31:13 am
A la tombée de la nuit, des boules de feu, parfois appelées « les boules de feu de Naga » surgissent du Mékong. Pour les croyants se sont des manifestations du Phaya Naga, le dieu du fleuve. Pour les sceptiques, des phénomènes naturels à étudier. Ces manifestations correspondent à la fin du Carême bouddhique et sont l’occasion de rassemblements festifs.
Ce phénomène naturel, unique au monde est visible dans la Province de Nong Kai le long du Mékong dans les districts de Mueang, Phon Phisai, Pak Khat, Bung Kan, Tha Bo, Si Chiang Mai et Sangkhom.

Cette année cela se passe entre le 1e  et le 7 octobre 2009
Titre: Re : Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le septembre 23, 2009, 08:23:38 pm

A la tombée de la nuit, des boules de feu, parfois appelées « les boules de feu de Naga » surgissent du Mékong. Pour les croyants se sont des manifestations du Phaya Naga, le dieu du fleuve. Pour les sceptiques, des phénomènes naturels à étudier. Ces manifestations correspondent à la fin du Carême bouddhique et sont l’occasion de rassemblements festifs.
Ce phénomène naturel, unique au monde est visible dans la Province de Nong Kai le long du Mékong dans les districts de Mueang, Phon Phisai, Pak Khat, Bung Kan, Tha Bo, Si Chiang Mai et Sangkhom.

Cette année cela se passe entre le 1e  et le 4 octobre 2009



j'espère que tu pourras prendre encore de belles photos, Patrick  :)



P.S. Superbes cartes postales de couchers de soleil, amjolianne...  :smile
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 27, 2009, 09:04:44 am

Il existe une route entre Chiang Kong (c'est là que l'on prend le bateau pour descendre le Mekong jusqu'à Luang Prabang) et Chiang Saen une route de toute beauté longeant le Mekong...

Très peu de touristes ont l'occasion de la parcourir... Pourtant les panoramas y sont de toute beauté...

Carte et visite...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: PHILGOOD le septembre 28, 2009, 11:34:57 pm
Ha oui, ça m'a l'air bien sympa cette balade ! Bells Photos Manu ! Merci ...
Amicalement,
Philgood ... :)
Titre: Re : Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Rugby15 le septembre 29, 2009, 12:50:15 pm

Il existe une route entre Chiang Kong (c'est là que l'on prend le bateau pour descendre le Mekong jusqu'à Luang Prabang) et Chiang Saen une route de toute beauté longeant le Mekong...



je l'ai fait une fois y un bail, avec tes tofs tu me redonnes l'envie, faut que je vois ca un de ces quatre  ;D

Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le décembre 20, 2009, 10:19:32 am

Parfois, il arrive que l'on pêche de gros poissons-chats dans le Mékong...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: letirailleur le décembre 21, 2009, 05:43:37 pm
Belle bete
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le décembre 22, 2009, 09:02:15 am

Les nouvelles espèces du bassin du Grand Mékong en danger !


Le Fonds mondial pour la nature (WWF) vient d'affirmer (Septembre 2009) que pas moins de 163 nouvelles espèces végétales et animales avaient été découvertes en 2008 dans la région du Grand Mékong, mais qu'elles étaient menacées par le réchauffement climatique.
 
Parmi ces espèces figure une grenouille qui se nourrit de petits oiseaux et qui est restée inconnue des chercheurs alors qu'elle évolue dans une zone étudiée depuis 40 ans.
 

"Extinction de nombreuses espèces"

La zone du Grand Mékong englobe les pays traversés par le fleuve du nord au sud, de la région chinoise du Yunnan jusqu'au Vietnam, en passant par le Laos, la Birmanie, le Cambodge et la Thaïlande.
 
"Certaines espèces seront capables de s'adapter aux changements climatiques, d'autres non, ce qui risque de conduire à l'extinction de nombreuses espèces", a indiqué Stuart Chapman, patron du programme de la région du Grand Mékong pour l'organisation écologique.
 

Plusieurs découvertes

Le rapport de la WWF a été publié alors que commence lundi à Bangkok une nouvelle session de négociations de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.
 
L'objectif est de préparer le sommet de Copenhague en décembre, qui vise un accord fondamental pour succéder au Protocole de Kyoto (qui nous le savons maintenant a été un beau fisaco !).

Les scientifiques ont découvert l'an passé 100 nouvelles plantes, 28 poissons, 18 reptiles, 14 amphibiens, deux mammifères et un oiseau dans cette région.
 
Un serpent a ainsi été découvert complètement par hasard sur une île au large du Vietnam par un scientifique qui observait un lézard. Son fils a alors remarqué le serpent juste à côté.
 

Une mine d'or

"On a attrapé le serpent et le lézard et les deux étaient de nouvelles espèces", raconte dans le rapport Lee Grismer, de l'université Sierra de Californie. La région du grand Mékong est une mine d'or pour les scientifiques qui ont découvert pas moins de 1.068 nouvelles espèces entre 1997 et 2007.
 
La WWF a souligné l'importance des négociations de Bangkok. "La protection des espèces menacées et des communautés vulnérables dans le Grand Mékong et ailleurs dans le monde dépendra des progrès effectués à Bangkok", a assuré Kathrin Gutmann, responsable du climat à la WWF.
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le janvier 20, 2010, 08:51:44 pm
Cour.Internat.

LE MEKONG

La vie n’est plus un long fleuve tranquille   (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Grands_Smileys/3d-bleu-fait-non.gif)

Les projets de barrages se multiplient sur le Mékong. Le développement économique compromet l’avenir des pêcheurs et de la vie traditionnelle le long des rives.

Les paniers de poissons, des villageois qui se baignent, un marché de produits de la jungle : tels sont les souvenirs d’enfance que Pornlert Prompanya conserve du fleuve sauvage qu’était alors le Mékong.

Aujourd’hui, cet homme de 32 ans organise des croisières pour les touristes sur un Mékong qui offre un spectacle totalement différent : à Sop Ruak, à la frontière avec la Thaïlande et le Myanmar, un casino flambant neuf surmonté d’un dôme doré accueillent les flambeurs descendus de leur limousine.

Le fleuve connaît une rapide métamorphose, du fait de la croissance économique, des besoins de la région en électricité et du transport des marchandises. Même s’il a été épargné par la pollution qui gangrène beaucoup d’autres fleuves d’Asie, le Mékong n’est plus le cours d’eau tranquille qu’il était il y a plusieurs siècles.

La Chine a déjà construit trois barrages, et le quatrième, en cours de réalisation, sera le plus haut du monde.

Le Laos projette de construire sur le Mékong et ses affluents un si grand nombre de barrages hydroélectriques – soixante-dix projets, dont sept ont déjà été menés à bien – que les autorités parlent de faire du pays la “pile de l’Asie”.

Enfin, le Cambodge prévoit de construire deux barrages.

Le rêve des colons français d’utiliser le fleuve comme une porte d’entrée vers la Chine est en partie réalisé : après le dynamitage par des ingénieurs chinois d’une série de rapides et de rochers au début des années 2000, le commerce fluvial entre la Chine et la Thaïlande a augmenté de près de 50 %.

Les écologistes craignent que ces projets anéantissent les sources de revenus des habitants qui vivent du Mékong depuis des siècles.  

Les aspects les plus controversés des barrages sont leurs effets sur les poissons migrants et la riziculture dans le delta, au Vietnam, où sont concentrées plus de la moitié des cultures du pays. L’agriculture du delta est en effet tributaire du limon, riche en éléments nutritifs, que les barrages chinois retiennent.

Selon des spécialistes, les nouveaux barrages bloqueront une proportion encore plus importante du limon ainsi que de nombreuses variétés de poissons, nuisant à une activité piscicole que la Commission du Mékong, un organe consultatif créé en 1995 par les gouvernements du Cambodge, du Laos, de la Thaïlande et du Vietnam, estime à 2 milliards de dollars.

Selon une étude réalisée en 2006, parmi les centaines d’espèces de poissons qui peuplent le fleuve, 87 % sont migrants.

“Les barrages posent d’énormes problèmes aux 60 millions de personnes qui vivent dans le bassin du Mékong”, souligne Milton Osborne, chercheur invité à l’Institut Lowy pour la politique internationale, à Sydney, et auteur de plusieurs ouvrages sur le Mékong. “Les gens sont fortement tributaires du fleuve.”

Selon certains analystes, la multiplication des barrages sur le Mékong pourrait engendrer un conflit international.  Des mouvements de citoyens thaïlandais sont mécontents de l’indifférence apparente de la Chine aux conséquences de ses travaux pour les populations qui vivent en aval.

Ni la Chine, ni le Myanmar – les deux pays situés les plus en amont – ne sont membres de la Commission du Mékong, ce qui les dispense de l’obligation de consulter d’autres pays sur des questions comme la construction de barrages et le partage de l’eau.

Et pourtant, pour l’heure, les barrages ne sont un sujet de préoccupation nationale dans aucun des pays traversés par le fleuve. Ils n’ont donné lieu à aucun grand mouvement de protestation, et pour beaucoup de peuples de la région ils sont même symbole de progrès.

Le développement du Mékong est également l’expression d’une Asie nouvelle, enfin débarrassée des conflits idéologiques paralysants.

Pour Pornlert Prompanya, dont le village d’enfance est devenu une ville accueillant les touristes dans des hôtels et des restaurants de luxe, les aspects négatifs semblent néanmoins l’emporter sur les positifs.

Le fleuve, dit-il, se comporte de façon imprévisible, il est devenu plus difficile de prendre du poisson et il n’est pas agréable de se baigner, car le cours d’eau est “trop sale et trop pollué”. “Autrefois, le niveau de l’eau variait suivant les saisons”, ajoute-t-il. “Aujourd’hui, il dépend de la quantité d’eau dont la Chine a besoin.”  
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 22, 2010, 11:11:50 am

Plus d'un milliards de Chinois qui veulent consommer comme les Occidentaux... C'est la mort programmée de nombreux fleuves et forêts asiatiques...

 :'(
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 23, 2010, 09:17:47 am

L'association ENFANT DU MEKONG


Peut être connaissez-vous déjà cette association qui, depuis 50 ans ,parraine des enfants dans tous les pays traversé par le Mékong ?... Petite présentation:


Depuis 1958, Enfants du Mékong aide l’enfance du Sud-Est asiatique

- 580 programmes de parrainage d'enfants

- une centaine de programmes de développement durable

- Envoi de 35 volontaires de solidarité internationale

- 22 000 enfants parrainés et 60 000 enfants soutenus

7 pays d'action : Vietnam, Thaïlande, Laos, Philippines, Cambodge, Birmanie et Chine

...

Parrainer un enfant avec Enfants du Mékong

Le parrainage est un geste concret et efficace : un don de 24 euros par mois (soit 6 euros après défiscalisation) qui permet de scolariser un enfant, et ainsi de lui éviter : prostitution, réseaux de drogue, travail forcé…

Le parrainage permet de nourrir, d’habiller, de scolariser et de soigner l'enfant parrainé. En 2007, Enfants du Mékong a remis aux familles 4 371 895 euros donnés par les parrains.

...

Les volontaires Bambous

Les Bambous donnent un an de leur vie au service des enfants pauvres d’Asie du Sud-Est et d'Enfants du Mékong avant d’intégrer la vie active ou bien en prenant une année sabbatique. Les volontaires Bambous sont des étudiants ou jeunes professionnels, âgés de 20 à 30 ans. Ils sont chargés d’animer, de coordonner et de soutenir les actions des responsables locaux.

Les Bambous sont aussi les yeux de l’association sur le terrain. Ils assurent le lien entre les parrains et les filleuls, le bon acheminement des fonds et le suivi des programmes de parrainage.


Le site Internet d'Enfant du Mékong:  http://www.enfantsdumekong.com/index/index.php
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Rugby15 le février 23, 2010, 10:55:28 am
J'ai un pote qu'à fait prof pendant un an pour enfant du Mekong. c'est du boulot et vachement d'abnégation. chapeau !  :clap
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Rugby15 le février 23, 2010, 10:57:59 am
J'ai trouvé ça aussi. intéressant.

Le dauphin de l'Irrawaddy

Le dauphin de l’Irrawaddy (Orcaella brevirostris) fut découvert seulement en 1866. Il existe plusieurs populations isolées géographiquement les unes des autres.

Certaines populations peuvent uniquement vivre en eau douce: dans le Mékong, dans un tronçon de 190 km situé entre la frontière laotienne-cambodgienne et la ville de Kratie au Cambodge, vivent encore entre 70 et 90 individus; en Indonésie, dans le Kalimantan oriental, dans un tronçon de 420 km du fleuve Mahakam, on en compte entre 60 et 70; et enfin, au Myanmar, dans un tronçon de 370 km du fleuve Ayeyarwady, on en dénombre entre 50 et 70. De plus, on le trouve dans les fleuves du Gange (Inde et Bangladesh) et de l’Irrawaddy (Myanmar) – d’où il tient son nom.

Les populations vivant en mer occupent l’Indo-Pacifique, devant les côtes sud-asiatiques – au large de l’Inde et de la Thaïlande et jusqu’en Papouasie-Nouvelle-Guinée. En outre, il existe quelques dauphins survivants dans les lacs salés de Songkhla, en Thaïlande, et de Chilka, en Inde. Dans les eaux du nord de l’Australie, on trouve par ailleurs une sous-espèce, «le dauphin à aileron retroussé d'Australie» (Orcaella heinsohni).

 
Menaces

L’espace vital de cet animal de près de 100 kg et de 1,80–2,75 m de long est, de partout, exploité intensivement par l’homme. Cinq causes principales de mort menacent la petite population actuelle du Mékong :
Les dauphins de l'Irrawaddy meurent souvent dans les filets des pêcheurs ou lors de pêche à la dynamite. Les animaux doivent revenir régulièrement à la surface de l’eau, afin de respirer. S’ils restent pris dans les filets des pêcheurs, ils étouffent au bout de quelques minutes.
Malgré l’interdiction, les animaux sont de plus en plus souvent capturés pour les aquariums d'eau douce.
La grande densité de la population le long des fleuves, ainsi que les substances toxiques provenant de l’agriculture polluent l’espace vital des dauphins. Cette forte pollution a sans doute une influence directe sur la capacité des dauphins d’eau douce à se reproduire et sur leur taux de survie.
Les animaux sont blessés par les hélices des bateaux à moteur et sont également sensibles au bruit.
Les barrages constituent des obstacles insurmontables pour les dauphins. Les barrages prévus sur le Mékong auraient pour conséquence d’isoler le peu d’animaux restants les uns des autres, empêchant la population de croître.


Le WWF, une organisation active

Le dauphin du Mékong est un animal revêtant une grande importance culturelle pour la population du Cambodge. Le WWF informe les villages le long du Mékong sur les raisons de la menace qui pèse sur lui et installe, avec la population, un réseau d’observation. Des zones de protection doivent être établies avec les autorités et les pêcheurs, au sein desquelles la pêche est interdite. Ces zones servent à la reproduction des populations entières de poissons du Mékong et contribuent ainsi à éviter la surpêche à l’avenir. À Kampi (Cambodge), un léger tourisme écologique a été développé pour l’observation des dauphins en barque. De 2001 à 2005, le nombre de visiteurs est passé de 1600 à 5600. En collaboration avec d’autres organisations, les méthodes de culture agricole des villages sont améliorées. Ceci permet de créer un revenu alternatif à la pêche et les gens sont ainsi prêts à utiliser des méthodes de pêche moins agressives.

Le programme de protection des dauphins de l'Irrawaddy est mené par le Greater Mekong Programme du WWF.
 
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 12, 2010, 08:27:21 am

Mars 2010: le Mékong n'a jamais été aussi bas !

Une grave sécheresse frappe en ce moment les pays d'Asie du sud-est, desséchant la majorité des fleuves dont le Mékong. Son niveau n'a jamais été aussi bas depuis 50 ans !

Les villageois, eux, attribue cette baisse aux nombreux barrage construit par les chinois sur leur portion du célèbre fleuve...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: PHILGOOD le mars 12, 2010, 03:59:08 pm
Effectivement, c'est plutôt inquiétant ! sans compter que la Phone et la flore du Fleuve va en subir aussi les conséquances ! Y pourraient pas faire sauter un barrage ou deux les Thaï ?! Enfin bon, moi s'que j'dis ...
Amicalement,
Philgood ...  ;D :juju :smile
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Malco le mars 12, 2010, 04:06:30 pm
Salut Phigood,

Pas oublier que les chinois ont fait le plus grand barrage du monde , çi celui pète bonjour les dégâts . Lors d'un voyage en 99 en Chine ils étaient en pleine construction et à la télé chinoise ils montraient des images de la construction c'était énorme je ne sais plus combien de millions de gens qui ont étaient déplacé pour réalisé cet ouvrage gigantesque .
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: letirailleur le mars 12, 2010, 05:15:34 pm
Photos que j'ai pris hier du Pont de l'Amitié à Nong Khai, le Laos n'a jamais été aussi proche de la Thailande.

(http://img37.imagefra.me/img/img37/2/3/12/letirailleurthai/f_grq4yhedm_d2148aa.jpg) (http://imagefra.me/)

(http://img38.imagefra.me/img/img38/2/3/12/letirailleurthai/f_grq4yhebm_5829e12.jpg) (http://imagefra.me/)
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Malco le mars 12, 2010, 05:21:35 pm
En effet , les images sont bien plus parlantes , impressionnant.
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: DV8 le mars 12, 2010, 10:02:35 pm
Bon, j'ai été voir ce qu'il en était quelque kilomètre plus bas a Nakhon Phanom et effectivement c'est pas la joie.
Y'a encore de l'eau mais quant on sait que normalement le niveau le plus bas est atteint en avril ou mai, ca laisse de la marge.
J'ai eu mal au coeur en voyant ca.
La bonne nouvelle c'est que les travaux du nouveau pont de l'amitié ont pu avancer à une vitesse phénoménales.

Et puis là je viens de lire ca et je suis en colére:

Citer

"Jeremy Bird, directeur général du secrétariat de la Commission de la rivière Mékong (MRC), pointe plutôt du doigt les pluies extrêmement faibles au Laos et en Chine."


Je me demande de qui on se moque.
Pluie "extrêmement" faible? Ça veut dire quoi extrêmement?
Vous allez voir que demain matin ce sera la faute du réchauffement climatique.
Avec cette explication au moins on pourrait corréler les données avec les fontes des glaciers Himalayen. Ça serais toujours moins débiles que de faire référence à des statistiques chinoises sur le sujet qui commence en 1959 suite ...  à une sécheresse qui aurait fait quelques milliers (?) de morts (comme quoi y'a encore de la marge dans "l'extréme").

Ça ressemble à une lamentable diversions du MRC qui, s'il n'est pas acheter par la chine l'est sûrement par des compagnies occidentales qui attendent sagement le jour ou le Laos lâchera son moratoire sur hydro-électricité (qui a dit EDF?) sur le Mékong et ces affluents.

Toutes les personnes qui s'intéresser un temps soit peu au Mekong  savent que l'asséchement du Mekong est LE gros défis environnemental auquel l'Asie du Sud Est va avoir à faire face dans les décennies à venir.
On la entendu et répété mais là, on ne peu que le constater (même si on va toujours avoir des gros malin qui se prétendent "sceptiques" qui vont venir, à la sauce Allégre, prétendre que ce n'est qu'un effet du hasard!).
Donc on le répète et on le répétera encore:

Le Mekong se meurt du à la forte activité anthropiques sur ces rives. A savoir la constructions intensives et à toutes les échelles de réservoirs qui "retiennent"  l'eau normalement destinés à ces affluents.

Il existe une tripoté de rapport et de bouquin sur le sujet, commandité par une tripoté d'ONG, d'indépendant ou de gouvernement  et tous arrivent a cette même conclusion.
Le mec qui pour parler de la sécheresse du Mékong avance l'argument d'une pluie "extrêmement faible" soit il est sacrément culotté, soit c'est simplement un gros abrutis.

Histoire de détendre l'atmosphère, vous savez ce que j'ai visité hier à Nakhon Phanom après avoir vu le morne Mékong?
Un bon gros et grand champs de mais de plusieurs centaines d'hectares, similaire en tout point à ceux qu'on trouve dans mon Anjou natale, terre fameuse pour ca "douceur" (comprendre humidité), bordant la Loire, riche en eau et ou mes parents ne peuvent plus cultiver leur jardin en juillet car leur puits est mis à sec par...

Monde de m...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 13, 2010, 08:11:20 am

L'année dernière (2009) a été la plus chaude depuis 44 ans en Asie du sud-est... Apparement, cette année (2010) connaitrait la plus grosse sécheresse depuis 50 ans !...

 :-X
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: DV8 le mars 13, 2010, 08:40:43 am
Effectivement, il n'y a sûrement aucun doute sur ce point.
Mais affirmer que cette sécheresse est à l'origine du niveau le plus bas jamais constaté sur le Mékong pour cette période c'est montré du doigt l'arbre qui cache la forêt. Car cette sécheresse n'est pas la cause principale et tous le monde le sait (le MRC en priorité d'ailleurs).

Histoire d'être clair pour ceux qui ne connaissent pas le problème: les chinois, dans leur volonté de dompter tous les fleuves de leur territoire ont ou vont installer une série de réservoir directement sur le cours du fleuve. Le but: retenir l'eau en Chine lors des grandes sécheresses comme celle qu'ils subissent actuellement. Le problème étant qu'ils considère qu'aucune concertation n'est possible sur le sujet (les quatre voisins n'ont qu'a bien se tenir sinon représailles économique) et que les grandes sécheresses en Chine c'est une bonne excuse pour s'approprier un bien censé être universel ( pas pour le gouvernement chinois qui trafique ces statistique allégrement afin de s'acheter une légitimité sur le sujet).
Vous rajoutez à ca un nombres conséquents de petits et moyens réservoir qui fleurissent de la Thailande au Cambodge sur les affluents du fleuve et qui servent... à cultiver du mais!

C'est ca qui me met en colère car je trouve ca simplement criminel: on repousse les échéances, on regarde ailleurs et un jour on se réveille avec une frontière autrefois fluviale devenu terrestre...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le mars 13, 2010, 03:15:27 pm

Merci de vos photos et explications très intéressantes, quelle cata. l'être humain et bel et bien un fou...   >:(
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 18, 2010, 07:56:03 am

Et oui, l'éternel dilemme... D'un coté, les barrages électriques sont nécessaires pour fournir une électricité non polluante aux populations et d'un autre coté, ils innondent des régions complètes et détruisent une partie de l'environnement aquatique et terrestre...

Alors que choisir entre la peste et le cholera ?...

En tout cas, je préfère un barrage à une usine électrique fonctionnant au charbon...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: DV8 le mars 18, 2010, 02:45:10 pm
EDF et son lobbying à fonctionné au Laos.
Effectivement on peu voir ca comme un projet génial pour désenclaver le Laos mais se serait oublier que le Laos est encore une dictature communiste et que le gouvernement laotien n'a rien à carré des études d'impacts et de ce genres de conneries.
Du moment que l'argent investis arrive directe dans leur poches...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: DV8 le mars 19, 2010, 09:17:07 am

LE MONDE | 18.03.10 | 16h55
   
La sécheresse aiguë qui touche le sud-ouest de la Chine, et dont l'épicentre, au confluent des provinces du Yunnan et du Guizhou et de la région autonome Zhuang du Guangxi, recouvre une superficie équivalente à plus de la moitié de la France, soulève de nouvelles questions sur la durabilité du modèle de développement chinois.

Certes, on se rassure en se disant que la mousson sera là dès le mois de mai. Mais c'est l'urgence sociale dans ces campagnes très pauvres et parfois extrêmement reculées, où l'armée assure des distributions d'eau potable.

Le premier ministre Wen Jiabao s'est lui-même déplacé mi-février, juste avant le Nouvel An chinois, dans la région de la ville de Hechi, dans le Guangxi, pour conforter les populations sinistrées.

L'impact du réchauffement climatique sur les glaciers tibétains, châteaux d'eau de la Chine mais aussi du reste de l'Asie, les conséquences de l'urbanisation et de l'industrialisation accélérées du pays, et notamment de tout le Sud-Ouest sous-développé mais cible d'investissements colossaux, l'exploitation frénétique du potentiel hydraulique de ses grands fleuves, sont autant de facteurs qui, à la faveur de cette nouvelle sécheresse, inquiètent les experts sur les risques maintes fois signalés, d'une crise systémique des ressources en eau en Chine : "Le système écologique chinois est très fragile", explique le géologue Yang Yong, au retour d'un périple de quatre mois à travers cinq provinces du Nord-Ouest de la Chine, destiné à dresser un état des lieux des ressources en eau du pays.

La gravité de la sécheresse dans la province du Yunnan, qui partage une frontière avec la Birmanie et le Laos, a cette année des conséquences directes en Asie du Sud-Est. En Thaïlande où le Mékong a atteint un niveau très bas en cette période de saison sèche, des voix s'élèvent ces dernières semaines pour demander des comptes à la Chine. Quatre barrages sont opérationnels le long du Lancang, le "fleuve tumultueux", nom chinois du Mékong. Quatre autres sont en projet. Si les barrages n'ont pas provoqué la sécheresse, la gestion discrétionnaire des volumes d'eau, en fonction des impératifs de rentabilité économique des centrales et, en cas de crise, des besoins de l'agriculture locale, peuvent l'aggraver. Un éditorial récent du Bangkok Post fustige le manque de transparence de la Chine, et les "dénis répétés et irresponsables" des officiels chinois.

Selon l'agence Chine nouvelle, près de 27 millions de personnes seraient directement touchées en Chine par la sécheresse actuelle, qui a commencé en septembre (l'hiver est traditionnellement une saison sèche) et a aussi frappé pendant plusieurs mois le Guangdong et le Hunan, frontaliers du Guangxi : 17 millions sont menacés de manquer d'un "accès normal" à de l'eau potable au Guizhou, où 86 des 88 villes de la province sont sinistrées. Huit millions de personnes sont concernées au Yunnan. Et 1,8 million dans la région autonome Zhuang du Guangxi, où douze des quatorze villes de niveau préfectoral que compte la région sont concernées par le manque d'eau.

Au Yunnan, toutefois, l'impact économique, mais aussi environnemental, a une autre dimension : la sécheresse aurait réduit de moitié la production agricole en provenance des plantations d'hévéa, de thé, de fruits et de fleurs, selon l'agence Chine nouvelle, soit une perte de 13 milliards de yuans (1,2 milliard d'euros). Les précipitations auraient été inférieures de 60 % sur la période de septembre à mars par rapport à leur niveau d'il y a un an. C'est la pire sécheresse en cent ans, selon la presse officielle. Deux millions d'hectares de terres agricoles, soit 86 % du total du Yunnan, seraient affectés, d'après le gouvernement de la province. Le magazine en ligne Caixing, connu pour ses positions critiques, déplore les projets somptuaires de certaines mairies, comme Chuxiong ou Honghe, la course aux investissements, et les faiblesses du système d'irrigation et de conservation de l'eau. Le manque d'eau affecte aussi la province du Sichuan et la municipalité géante de Chongqing, mais pas plus que les sécheresses précédentes de 2001 et de 2006.


"FRONTIÈRE DES NEIGES"

Pour l'écologiste Wu Dengming, fondateur de l'ONG Green Volonteer League, à Chongqing, le Yunnan est le plus affecté, car "le climat y est directement influencé par le plateau du Tibet. Or, le réchauffement climatique global a fait fondre les glaciers et le pergélisol. La "frontière des neiges" a reculé. Elle oscillait entre 4 600 et 5 500 mètres dans les années 1980, elle est systématiquement au-dessus de 5200, voire 5 500 mètres", dit-il. Si le réchauffement est d'après lui le premier responsable de la sécheresse actuelle, celle-ci est exacerbée par les problèmes de qualité de l'eau : à Chongqing, certains cours d'eau, en zones rurales, sont devenus impropres à l'irrigation car l'eau est trop polluée, insiste-t-il.

L'agriculture et les techniques d'irrigation sont moins problématiques dans le Sud-Ouest de la Chine, zone essentiellement rizicole - les rizières sont inondées au moment de la saison des pluies - que dans la partie nord du pays, notamment la région de Pékin, frappée, elle, de pénurie structurelle.

Brice Pedroletti
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le mars 21, 2010, 01:47:05 pm

Bien cet article, DV8...

Je me souviens, quand j'étais lycéenne, j'avais un prof. de géo. qui nous parlait toujours "du péril jaune"... Ca nous laissait, nous des élèves françaises, assez indifférentes à l'époque... Et bien, maintenant, je crois que nous avons bien tous compris...

Pour résumer : l'un des derniers pays sous régime communiste (vous m'arrêtez si je me trompe) qui devient capitaliste et ce, à n'importe quel prix... et dans tous les sens...  :o sauf pour les libertés des "Droits de l'homme"...
Titre: Re : Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Malco le mars 21, 2010, 01:50:03 pm

Bien cet article, DV8...

Je me souviens, quand j'étais lycéenne, j'avais un prof. de géo. qui nous parlait toujours "du péril jaune"... Ca nous laissait, nous des élèves françaises, assez indifférentes à l'époque... Et bien, maintenant, je crois que nous avons bien tous compris...

Pour résumer : l'un des derniers pays sous régime communiste (vous m'arrêtez si je me trompe) qui devient capitaliste et ce, à n'importe quel prix... et dans tous les sens...  :o sauf pour les libertés des "Droits de l'homme"...



Pas oublier que un jour Napoléon avait dit "" Tant que la Chine dort laissons là dormir "" et il avait raison .  8)
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 21, 2010, 03:25:40 pm

T'inquiète pas Line, tans que 80 % des Chinois (c'est à dire plus d'un milliard de personnes) continueront à toucher 100 euros de salaire mensuel, la Chine ne sera pas si dangereuse que cela...

Un colosse au pied d'argile !
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Malco le avril 03, 2010, 04:37:12 pm

« La Chine a fait main basse sur le fleuve »

REPORTAGE - Fleuve mythique, puissant et poissonneux, le Mékong est à son plus bas niveau depuis cinquante ans. «Aujourd'hui, le niveau de l'eau dépend de la quantité d'eau dont la Chine a besoin», s'inquiètent les pêcheurs thaïlandais.
 
Silhouettes fantomatiques sur les berges du Mékong, les habitants d'un village regardent, impuissants, le fleuve se vider de ses eaux.

Plongés dans un sfumato provoqué par la culture sur brûlis qui enfume tout le nord de la Thaïlande en cette saison sèche, les pêcheurs de Chiang Khong accueillent sous les quolibets le seul d'entre eux qui ait lancé ses filets. Au fond de sa barque, un poisson, si minuscule qu'il n'ose le montrer. À 71 ans, Kean Sreesupan, écharpe nouée autour des hanches, n'a jamais vu cela : «Il n'y a plus d'eau, alors il n'y a plus de poisson.»

Fleuve mythique, puissant et poissonneux, le Mékong, à son plus bas niveau depuis cinquante ans, a piètre allure. «Autrefois, le niveau de l'eau variait selon les saisons. Aujourd'hui, il dépend de la quantité d'eau dont la Chine a besoin», enrage le pêcheur. Les 60 millions de personnes qui vivent dans le bassin du Mékong (Thaïlande, Laos, Cambodge et Vietnam) pestent contre la Chine, le pays le plus en amont, qui «garde toute l'eau pour lui», insiste Kean Sreesupan. L'éditorialiste du Bangkok Post ne dit pas autre chose : «Les barrages chinois tuent le Mékong.» Graphiques à l'appui, Montree Chantavong, écologiste de l'association Terra, confirme la gestion discrétionnaire de la Chine des volumes d'eau en fonction des impératifs de rentabilité économique des centrales. Depuis vingt ans, il suit les fluctuations du niveau du Mékong enregistrées à Chiang Saen, ville du Triangle d'or où le volume d'eau dépend de la Chine à 95 %, et note les anomalies : «Comment expliquer qu'au cœur de la saison sèche, sans que la moindre goutte d'eau ne soit tombée, le niveau remonte si ce n'est par les barrages chinois ?»


Le spectre des famines 

«En quinze ans, le fleuve est devenu un gigantesque générateur électrique , explique Carl Middleton, membre d'International Rivers. Avec quatre barrages opérationnels et quatre autres en projet, la Chine a fait main basse sur le Mékong sans consulter ses voisins, ni encore moins chercher leur approbation.» Les écologistes craignent que cela compromette l'avenir des pêcheurs et de la vie traditionnelle le long des rives. Surtout que onze autres projets sont à l'étude au Cambodge, au Laos et en Thaïlande. Les aspects les plus controversés des barrages sont leurs effets sur les poissons migrants et la riziculture dans le delta, au Vietnam, où sont concentrées plus de la moitié des cultures du pays. L'agriculture y est tributaire du limon que les barrages chinois retiennent.

Au Cambodge, pays le plus dépendant des courants et des inondations, on craint même des famines. Toutes les grandes villes du Laos sont sur le fleuve ainsi que Ho Chi Minh-Ville, au Vietnam, menacée par l'insuffisance du courant et la pollution.

«Depuis Manwan, le premier barrage chinois, les poissons se sont raréfiés et leur taille moyenne a rétréci. 20 % des espèces ont déjà disparu», assure Miti Yaprasit, qui étudie l'activité piscicole du Mékong. Il tente des explications : «Le niveau du fleuve a baissé et quand l'eau est relâchée par les barrages, elle provient du fond des lacs de retenue. Sa température est de 10 à 15 degrés. C'est trop froid pour les espèces tropicales qui peuplent le Mékong.» Sombat Maitree, lui, pleure les poissons-chats géants, dont la population a décliné de manière dramatique. «Depuis que les Chinois ont construit leurs barrages et ont dynamité les rapides du Yunnan, on ne trouve plus de trace du pla beuk dans le nord de la Thaïlande.» «C'est vraiment triste car c'est le symbole de Chiang Khong», explique ce membre de l'association des poissons-chats, intarissable sur ce vorace qui «grossit de 10 kilos par an pour atteindre 350 kilos et vit un demi-siècle» et qu'il guette, depuis l'enfance, lors de sa remontée vers ses lieux de fraie en Chine. Sans desserrer les dents, il explique : «Nous avons adapté nos bateaux au Mékong mais les Chinois veulent adapter le Mékong à leurs bateaux, ils veulent en faire un canal», estime-t-il dans une moue de dédain.

Pour faire entendre leur désespoir, les riverains du Mékong s'organisent : ils ont décidé d'aller manifester devant l'ambassade de Chine à Bangkok. Selon Nopparat Lamun, un villageois en colère, «pour se dédouaner, Pékin manipule les chiffres, il dit ne contribuer au volume du fleuve qu'à hauteur de 13 %. Mais c'est une mesure faite en bout de course, quand le Mékong se jette dans la mer de Chine méridionale». «Ce que nous reprochons aux officiels chinois, c'est leur manque de transparence, leurs dénis répétés et irresponsables.» Pensif, il plonge ses mains dans les eaux boueuses, en retire une poignée d'algues et interroge : «Pourquoi une grenouille peut-elle sauter plus haut qu'un arbre ? Réponse : parce qu'un arbre ne saute pas.» Bref, on ne peut comparer l'incomparable. «Quand nous parlons des barrages, pourquoi la Chine nous répond-elle réchauffement climatique ?»

Si la Commission du Mékong, une agence intergouvernementale de consultation sur le partage de l'eau, a été créée, en 1995, elle exerce une autorité limitée et Pékin a refusé d'y adhérer. Pour l'activiste Carl Middleton, il y a pourtant urgence : «La multiplication des barrages sur le Mékong pourrait engendrer un conflit international.»

http://www.lefigaro.fr/international/2010/04/03/01003-20100403ARTFIG00008-un-sommet-a-quatre-pour-sauver-le-mekong-.php
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 10, 2010, 09:59:59 am

Le "King Naga" du Mékong... un faux ?!...

La photo du haut est probablement une des plus connues de Thaïlande (on peut la voir partout !)... Tous les Thaïlandais vous diront qu'elle représente des soldats américains qui pêchèrent un serpent géant d'eau douce dans le Mékong en 1996...

Oui, ce serpent existe bien, c'est un Régalec ou "poisson ruban" (famille des Regalecidés). Il vit dans les fosses marines et peut atteindre des longueurs impressionnantes (4 à 8 mètres).

Cependant, il n'a pas été pêché dans le grand fleuve d'Asie mais en face de la plage de Coronado près de San Diego aux Etats Unis, lors d'un entrainement de "navy Seals" (commandos marines américains)... On peut d'ailleurs voir en dessous un autre spécimen attrapé cette fois par des ouvriers du batiment au même endroit en 2007...

Ce poisson serpent est d'ailleurs répertorié à l'Institut d'Oceanographie de San Diego...

On peut vraiment faire dire n'importe quoi à une photographie...  :)
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 10, 2010, 10:09:07 am

Petite fiche sur le Régalec... pour info...  :)


Le Régalec


1/ Description:

Le régalec (Regalecus glesne, "oarfish" en anglais) dit roi des harengs ou ruban de mer est un poisson étrange de 5 à 8 mètres de long, de la famille des régalécidés. Il est caractérisé par sa nageoire dorsale colorée dont les premiers rayons partiellement libres sont très longs. De plus, leurs nageoires ventrales sont constituées d'une paire de longs rayons non segmentés. Comme pour les autres poissons de cette famille, les jeunes ont un aspect très différent des adultes. Les œufs et les larves font partie du plancton.

Il peut atteindre une taille maximum de 11 mètres, pour un poids de 270 kg. C'est le plus long des poissons osseux, le plus grand et le plus lourd de tous les poissons étant le requin baleine (qui est un poisson cartilagineux). On trouve le régalec dans l'océan Atlantique nord, mais il semblerait plus largement répandu car on en a retrouvé aussi en Indonésie[1].


2/ Légende:

Les marins ont longtemps pris le régalec pour une sorte de serpent marin. Son aspect étonnant, sa rareté et ses couleurs ont suscité chez les marins et pêcheurs des histoires et des superstitions. On le prenait par exemple pour un roi qui guidait les harengs et les saumons lors de leurs migrations. En réalité, c'est un animal non agressif malgré des traits de monstre : yeux protubérants, nageoire dorsale rouge et brillante. Et pourtant il n'est pas gêné par la présence de plongeurs qui peuvent même le caresser.

À Taïwan, il a le surnom de « poisson séisme » (dizhenyu) car les rares fois où les pêcheurs en ont découvert, c'était peu après un tremblement de terre dont l'épicentre se situait en mer. L'interprétation populaire est que les poissons remontent vers la surface dérangés par les secousses, mais la relation possible entre ces deux évènements n'a pas encore fait l'objet de recherche scientifique.
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le avril 11, 2010, 08:54:17 pm

Vraiment très bizarre celui-ci...    :smile
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 22, 2010, 06:02:56 pm

Avec Banedon, nous nous sommes fait aujourd'hui (22 avril 2010) une magnifique ballade en bateau de Luang Prabang aux grottes de Pak Ou....

Nous n'avions jamais vu ni l'un ni l'autre le Mékong aussi bas ! Incroyable, la preuve en images:

1/ Départ en bateau avec notre sympatique pilote Sam Wee

2/ D'habitude, on voit juste le haut de la borne (la partie rouge) au dessus de l'eau !...

3/ En temps normal, la dernière marche de l'escalier partant de la maison touche l'eau !...

4/ Des rochers qui devraient être sous l'eau...

5/ et 6/ de magnifiques plages qui apparaissent... Elles constituent d'habitude le fond du fleuve...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le avril 22, 2010, 10:42:01 pm

Très jolies photos, Manu...  :smile

J' ai toujours été impressionnée par tous ces grands fleuves : Mékong, Maroni etc... J'aime beaucoup  :-*
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Rugby15 le avril 23, 2010, 11:28:09 am

voius vous régalez les cocos ! pedibus jambus le Laos ca déchire !
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Rugby15 le avril 28, 2010, 10:07:39 am
c'est quand que vous revenez les baroudeurs?
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: letirailleur le avril 28, 2010, 06:16:49 pm
Je suis allé voir le Mékong à Nongkhai dimanche et le niveau a monté. Il y a du bon.
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 01, 2010, 04:36:30 pm

Je ne sais pas vous mais pour ma part, j'ai toujours eu une affection particulière pour les petits pêcheurs du Mékong...

Vous savez, c'est gens adorables que l'on rencontre un peut partout sur le fleuve et qui pratiquent une pêche d'auto-subsistance, si éloignée de la dramatique surpêche des grands groupes industriels...

Quelques photos prise au Laos...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: banedon le mai 01, 2010, 04:45:50 pm

Oui et en plus, on s'est s'est même trempé le cul dans le Mékong.... PLOUF! Le Manu dans la flotte !
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 27, 2010, 09:41:36 am

Un chouette documentaire sur le Mékong est diffusé aujourd'hui 27 ami 2010 à 15H30 sur France 5...


Là-bas, sur le Mékong

Durée : 55 minutes

Le sujet : Les caméras suivent le lit tortueux et peu tranquille du fleuve Mékong, qui s'étire du nord du Laos jusqu'à la Birmanie, la Thaïlande et le Cambodge.

Le Mékong est l'un des fleuves les plus importants d'Asie. Plusieurs Etats de la région en ont fait leur limite territoriale : il sépare ainsi le Laos de la Birmanie et de la Thaïlande. Le documentariste Vincent Leduc suit le cours de ce fleuve à part. Il débute son voyage au nord du Laos, à Muang Sing. Cette ville accueille le plus grand nombre de minorités ethniques du pays. En Birmanie, le fleuve est extrêmement sauvage. De très nombreux rochers compliquent la navigation. Au Cambodge, les habitants semblent apprécier les voyageurs. Dernière étape : le Viêtnam, où le delta du Mékong est source de richesse. Trouvant sa source au Tibet, le fleuve rejoint en effet la mer de Chine au niveau du littoral du Viêtnam.

Les rediffusions :

- 23:40 - Lundi 31/05, France 5
- 10:10 - Mercredi 02/06, France 5
- 20:35 - Vendredi 11/06, France 5

Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: rudy le mai 27, 2010, 10:27:22 pm
 :clap Manu ...je l'avais pas lu dans le programme .......à ne pas rater !!!
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 23, 2010, 09:08:46 am

Vous allez dire que l'on insiste mais le problème de sécheresse est vraiment réel cette année malgré les pluies très insuffisantes que nous avons eu ces dernières semaines en Thaïlande du nord... Les paysans avec qui j'ai parlé, encore hier, sont très inquiêts...


Le Mekong à sec, la Thaïlande asséchée

Cette année il a fait chaud, très chaud, en Thaïlande depuis le début de la saison des pluies. Mais quelles pluies ? Il n’a pratiquement pas plu au mois de mai, et le mois de juin ne s’annonce guère mieux. Une situation dramatique pour les agriculteurs thaïlandais, et surtout pour les plantations de riz qui demandent beaucoup d’eau.

En effet près de 80% de la culture du riz en Thaïlande repose sur un approvisionnement naturel en eau, soit par les précipitations, normalement abondantes en cette saison, soit par l’irrigation fluviale. Habituellement les conditions climatiques exceptionnelles du royaume permettent deux, et même parfois trois récoltes par an. Mais cette année les conditions sont très en deçà du niveau habituel, et pas seulement en Thaïlande : la sècheresse touche aussi la Chine, avec des conséquences importantes sur le Mékong qui irrigue une grande partie du Sud-Est asiatique.

La sécheresse la plus importante qu’ait connue le sud-ouest de la Chine depuis un siècle a pratiquement tari le cours du fleuve Lancang (ainsi que les Chinois appellent le Mékong). Celui-ci est devenu impraticable à la navigation dans certaines régions. Le Mékong est un des principaux fleuves d’Asie du Sud-Est, le dixième du monde et le quatrième fleuve de l’Asie par le débit, son débit moyen atteignant 284 km3 d’eau par an.


Depuis plus de 50 ans, le niveau du Mekong n’a jamais été aussi bas

Cette année, la situation du fleuve Mékong est problématique : depuis plus de 50 ans, son niveau n’a jamais été aussi bas. En Thaïlande les niveaux d’eau dans les réservoirs à l’échelle nationale sont à 15 % de leur capacité totale. Dans certaines régions, les autorités locales ont demandé aux agriculteurs de reporter la plantation du riz d’un mois, par crainte d’épuiser les réserves. Depuis début novembre 2009, les précipitations en Asie du Sud-est étaient très en deçà des normales saisonnières, annonçait déjà en avril dernier l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture.

Au mois de mars dernier, la Mekong River Commission alertait sur le niveau du Mékong– qui traverse la Chine, la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam –, au plus bas depuis 90 ans. Selon le Royal Irrigation Department, au 26 mai, les réserves d’eau contenues dans les réservoirs thaïlandais ne s’élevaient plus qu’à 12 millions de mètres cube, soit 16 % des capacités totales. A la même période de 2009, elles atteignaient 17 millions de mètres cube.


Beaucoup se tournent vers la Chine, lui réclamant des explications

En quinze ans, le fleuve est devenu une turbine à produire de l’électricité. Ce qui faisait écrire récemment à l’un des éditorialistes du Bangkok Post : « Les barrages chinois tuent le Mékong ». Les associations écologistes accusent les autorités chinoises de manquer de transparence sur la gestion de leurs  réservoirs, profitant de leur position dominante puisque le pays est situé à la source. Cependant, le vice-ministre des affaires étrangères, Song Tao, lors du sommet sur la commission sur le fleuve Mékong, a rejeté toutes les accusations dont la Chine a fait l’objet :

Les statistiques montrent que la récente sécheresse qui a frappé l’ensemble du bassin est attribuable au temps extrêmement sec ; le déclin du niveau des eaux du Mékong n’a rien à voir avec le développement de projets hydroélectriques.

Le Mékong a toujours été le lieu de conflit entre la Chine et ses pays voisins. Prenant sa source au Tibet, il traverse toute la Chine avant de desservir la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et enfin le Vietnam. Les chiffres concernant sa longueur varient de 4 350 à 4 909 km, et son bassin versant draine 810 000 km2. Né dans le Qinghai (sur les hauteurs de l’Himalaya), le Mékong irrigue successivement la Chine (la province du Yunnan), borde le Laos à la frontière du Myanmar puis de la Thaïlande avant de couler au Laos et de revenir à sa frontière, puis traverse le Cambodge où naissent les premiers bras de son delta, qui se prolonge dans le sud du Viêt Nam où il est appelé traditionnellement le « fleuve des neuf dragons » ou Sông Cửu Long.

Il y a une vingtaine d’année, les chinois ont entamé le début d’un grand chantier d’installation de barrages tout au long du fleuve. Actuellement, la Chine possède 4 barrages et en projette quatre supplémentaires.

Environ 70 millions d’habitants vivent directement dans son bassin versant, situé sur des pays totalisant 242 millions d’habitants. Il est notamment utilisé pour l’irrigation, comme réceptacle de systèmes de drainage et d’eaux usées, pour la pêche et la pisciculture, la production hydroélectrique (grâce aux barrages comme celui au Yunnan), le transport et la fourniture d’eau pour l’industrie et les particuliers. Il est également connu pour ses habitations et marchés flottants.

Une commission internationale, la Mekong River Commission, créée en 1995, est consacrée à une gestion transrégionale des conflits et problèmes liés au fleuve, dans une perspective affichée de développement durable3 signé par la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Viêt Nam. Le bassin du Mékong abrite les écosystèmes les plus variés au monde.


Les barrages chinois en accusation

Près de la moitié de la longueur totale du Mekong coule en Chine, où ce tronçon du fleuve est appelé « fleuve turbulent » en raison de ses gorges et précipices. Il quitte le pays à une altitude de seulement 500 m. Le Mekong forme ensuite la frontière entre la Birmanie et le Laos sur 200 km, à la fin desquels il rejoint son affluent le Ruak au Triangle d’or. Cet endroit marque aussi la séparation des haut et bas Mékongs.

Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Song Tao, a déclaré lors de la rencontre que la Chine possède maintenant trois centrales hydroélectriques sur le fleuve Lancang, notamment Jinghong, Manwan et Dachaoshan.

“Ce sont trois centrales hydroélectriques à cascade qui ne consomment pas beaucoup d’eau et ont rarement des conséquences sur le volume d’eau qui traverse les frontières”.

Si la sécheresse explique les niveaux historiquement bas du Mékong, les pays situés plus en aval mettent en cause les barrages et la cons truction d’un canal. La Chine a consenti à fournir à la Commission du Mékong (MRC) ses informations sur le niveau des eaux de ce fleuve afin de renforcer les efforts d’intervention devant le tarissement alarmant de ce fleuve. Mais selon la MRC, située dans la capitale thaïlandaise, les données en la matière partagées par la Chine proviendront de sites de contrôle chinois situés en amont du Mékong.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Rugby15 le juin 26, 2010, 01:26:36 pm
Ya pas le mekong à Sukhothai mais ya le beau père qui tirait la tronche jusqu'à cette semaine. La ca va mieux avec la flotte des derniers jours!
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 25, 2010, 09:12:36 am

Une petite vidéo sympa sur le Mekong le "plaa Beuk", poisson-chat géant du Mékong (en anglais):

http://www.youtube.com/watch?v=kvz6gs5nWBY&feature=related

Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le octobre 16, 2010, 07:15:36 pm
(Le Figaro.fr)


Mékong: barrages pas avant 10 ans...


Les projets de barrages hydroélectriques des pays du bas Mékong devraient être suspendus pendant dix ans, le temps d'étudier les risques encourus par l'écosystème et les populations riveraines du fleuve, affirme une étude publiée vendredi.


La Commission du fleuve Mékong (MRC), organe consultatif intergouvernemental qui représente Thaïlande, Laos, Cambodge et Vietnam, s'est penché sur onze projets de barrages hydroélectriques sur le plus grand fleuve d'Asie du sud-est. "Les principaux projets risquent d'entraîner des dégâts environnementaux aussi sérieux qu'irréversibles  :(  et des pertes en termes de diversité biologique et d'intégrité écologique", estime le rapport.


Les barrages pèseront aussi sur les revenus de la pêche et "pourraient conduire à une aggravation de l'insécurité alimentaire pour des millions de personnes".
Plusieurs groupes de défense de l'environnement militent depuis plusieurs années pour préserver le fleuve, réputé le plus poissonneux du monde et le long duquel vivent 60 millions de personnes.


Tiffany Hacker, porte-parole du MRC, a reconnu que les pays de la région n'étaient pas tenus de respecter ces recommandations, jugeant toutefois que les gouvernements "étaient susceptibles de prendre au sérieux ces découvertes, qui donnent la mesure des impacts transfrontaliers, des opportunités et des risques que pose l'énergie hydroélectrique".  


L'étude sera désormais analysée par les Etats concernés pendant plusieurs mois.
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 17, 2010, 09:13:08 am

De nouveaux barrages sur le Mékong, cela veut dire plus d'électricité à vendre au pays limitrophes mais cela signifie aussi des villages innodés, plus de personnes ayant des problèmes pour se nourrir, une biodiversité qui risque de disparaitre, etc...

Je constate que les pays émergents de l'Asie du sud-est n'ont rien appris... Ils font exactement les mêmes erreurs que nous il y a cinquante ans !...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 24, 2010, 06:58:31 pm

Après une saison sèche dramatique, une saison des pluies encore plus dramatique... Le Mékong a vu son niveau moyen s'élever de 6 mètres et a même débordé dans de nombreuses zones, chariant des millions de tonnes de sédiments et de latérite rouge...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 26, 2011, 10:52:15 am

Quelques photos du Mekong autrefois

1/ Vers 1895 - des Kha habitant près entre Tourane (aujourd'hui Danang) et le Mekong

2/ vers 1900 - Une barque remontant le Mekong sur sa partie laotienne

3/ 1935 - Paysans du Mekong - Siam

4/ 1947 - Franchissement du fleuve Mekong (photo du général André Baron - ecpa)
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Eric le février 27, 2011, 04:48:56 pm
Couché de soleil sur le Mékong vu de Luang prabang (janvier 2011)....

(http://i24.servimg.com/u/f24/09/04/74/58/p1000610.jpg) (http://www.servimg.com/image_preview.php?i=1631&u=10047458)

(http://i24.servimg.com/u/f24/09/04/74/58/p1000611.jpg) (http://www.servimg.com/image_preview.php?i=1632&u=10047458)
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le février 27, 2011, 05:51:44 pm

superbes ces photos de coucher de soleil, Eric...   (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/aplausos.gif)
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 27, 2011, 06:32:04 pm

Belles photos...  :clap

Finalement, comme je n'irai pas au Cambodge comme c'était prévu pour Songkran, je pense que je vais retourner à Luang Prabang moi aussi...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: DocTournesol le mars 04, 2011, 07:59:02 pm
Magnifiques ces couchés de soleil !
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le avril 19, 2011, 09:42:30 pm
Canoeinfos.


Laos - Projet de barrage controversé sur le Mékong


BANGKOK - Le Vietnam, le Cambodge et la Thaïlande ont tenté mardi de persuader le Laos de reporter la construction d'un barrage sur le Mékong, dont l'impact sur l'environnement suscite de profondes inquiétudes.
Les quatre membres de la Commission régionale du fleuve Mékong (MRC) étaient réunis à Vientiane pour décider d'apporter leur soutien ou non leur à la construction de la centrale hydroélectrique de Xayaburi, dans le nord du Laos.


Hanoï, Phnom Penh et Bangkok ont montré du doigt des études d'impact environnemental insuffisantes, selon un communiqué de la MRC.

Le Vietnam a en particulier exprimé ses «profondes et graves inquiétudes» et appelé à un report de tous les projets de construction de barrages sur le bras principal du Mékong pendant au moins dix ans.

Le cas de ce barrage de 3,8 milliards de dollars et d'une capacité de 1260 mégawatts, premier d'une série de onze ouvrages sur le bassin inférieur du fleuve, devrait maintenant être examiné au niveau ministériel.

Laos, Thaïlande, Vietnam et Cambodge se sont mis d'accord pour travailler ensemble à la gestion du fleuve au sein de la MRC créée en 1995.

Mais la décision finale revient à Vientiane, qui semble déterminé à poursuivre ce projet soutenu financièrement par la Thaïlande qui s'est engagée à acheter l'électricité produite.

«Nous comprenons les inquiétudes des pays voisins. Nous poursuivrons nos efforts pour les convaincre et leur faire comprendre pourquoi le Laos a besoin de ce barrage», a déclaré au téléphone à l'AFP Daovong Phonekeo, directeur général adjoint du Département d'électricité du Laos.

Ce petit pays, un des plus pauvres de la planète, compte notamment sur l'hydroélectricité pour atteindre son objectif de croissance économique annuelle d'au moins 8% ces cinq prochaines années.

Avant même la réunion, la presse officielle a souligné que le Laos avait "tous les droits" de décider seul.

«Les promoteurs du projet ont commencé à construire les routes vers le site» et «s'attendent à ce que la construction de la centrale hydroélectrique de Xayaburi Mékong commence dans un avenir proche et dure huit ans», a écrit le Vientiane Times mardi.

Une étude demandée par la MRC avait suggéré en octobre la suspension pour dix ans de la construction des barrages, le temps d'étudier les risques encourus par l'écosystème et les populations riveraines du fleuve.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a, quant à lui, mis en garde contre le risque que les barrages conduisent à l'extinction du poisson-chat géant du Mékong, un des plus grands poissons d'eau douce.

Le Mékong prend sa source en Chine, traverse le Laos, lui sert de frontière avec la Birmanie et la Thaïlande, avant de poursuivre son cours au Cambodge et de former un delta dans le sud du Vietnam.

Selon la MRC, plus de 60 millions de personnes dans les quatre pays membres dépendent du fleuve pour leur transport, leur alimentation et leurs activités économiques.
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 20, 2011, 08:49:49 am

Le problème, c'est qu'il faut faire des choix...

La communauté internationale ne veut plus d'électricité produite par le nucléaire (trop dangereux !), ne veut plus de centrale au charbon (trop polluant !) et les barrages hydro-éléctriques détruisent la faune et la flore sur des zones gigantesques...

Alors on fait quoi ?!!... On couvre des pays d'éoliennes ?... Je rappelle pour info que pour produire la même quantité d'électricité que produisent les 58 centrales nucléaires françaises, il faudrait couvrir la totalité de l'Europe d'éoliennes !

Quant au solaire, c'est totalement exclu dans des pays aussi pauvres que le Laos... à moins que d'autres états fournissent des aides importantes (la Chine par exemple l'a déjà fait !)...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 10, 2011, 09:44:25 pm

En tout cas, je viens de voir les effets de la construction d'un barrage hydro-électrique dans la région de Lai Chau au Vietnam... C'est tout simplement désatreux pour la faune, pour la flore et pour la population (minorités ethniques) déplacée de force !...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le septembre 14, 2011, 10:39:43 am
http://fr.vietnamplus.vn/Home/Seminaire-sur-la-gestion-des-risques-dans-le-basMekong/20119/18165.vnplus


Séminaire sur la gestion des risques dans le bas-Mékong


Un séminaire sur le thème ''Gestion des risques dans le bas-Mékong'' a débuté lundi, à Ho Chi Minh-Ville, avec la présence de délégués du Vietnam, du Cambodge, du Laos, de Thaïlande ainsi que des Etats-Unis.


Il a pour but d'améliorer les capacités de gestion et d'atténuation des risques dans ces quatre pays du bas-Mékong via une coopération sous forme de dialogues et d'échanges d'informations.

Ce séminaire de trois jours est présidé par le ministère vietnamien de l'Agriculture et du Développement rural, et bénéficie d'une aide de celui de la Défense et du commandement de la Flotte du Pacifique des Etats-Unis.

Les délégués de ces quatre pays et du partenaire américain partageront des connaissances et expériences en matière de contrôle des crues et inondations, de résilience au manque d'eau et de vivres, de santé communautaire, et de maîtrise des épidémies.

Le séminaire s'insctrit dans le cadre de l'initiative du bas-Mékong, lancée en 2009, par la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et les ministres des Affaires étrangères du Cambodge, du Laos, de la Thaïlande et du Vietnam.

L'objectif est de renforcer la coopération régionale, de mieux faire face aux défis communs et de bien saisir les opportunités dans les domaines de l'éducation, de l'environnement, de la santé et des infrastructures. -
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: casamui le septembre 15, 2011, 12:38:14 am
Si ça débouche sur quelques actions réelles, on ne peut que saluer. Il y a au moins une prise de conscience de la nécéssité de gérer ensemble une ressource naturelle aussi fondamentale.
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 23, 2011, 10:21:34 am

Les localités du delta du Mékong contrent le changement climatique !


Les scientifiques affirment régulièrement que le delta du Mékong est l'une des trois régions du monde les plus directement concernées par le changement climatique. Et les localités lancent la mise en œuvre de leur propre plan d'adaptation au changement climatique, lesquels comprennent une importante communication auprès de la population.

Suite aux études de Nguyên Van Duoc de l'Union des organisations d'amitié de la province de Kiên Giang, le climat a nettement changé lors de ces dix dernières années : température de plus en plus élevée, conditions climatiques plus rigoureuses, notamment une grave sécheresse en mars et avril et pluviosité difficile. Auparavant, la saison des pluies allait de mai à décembre, aujourd'hui, elle finit avant octobre avec pluviométrie allant diminuant. Quant aux marées, elles sont de plus en plus fortes et causent des inondations en nombre de lieux.

D'ici 2075, si le niveau des mers monte de 50 cm, le delta du Mékong perdra plus de 10% de ses terres. Selon une étude du groupe de chercheurs de l'Université de An Giang au Vietnam, les zones littorales du Sud sont les premières concernées, et notamment trois districts de Tiên Giang, deux de Long An, ceux de Nhà Bè et de Cân Gio de Hô Chi Minh-Ville, huit autres de Kiên Giang, quatre de Bên Tre et quatre autres de Bà Ria-Vung Tàu.

En cas d'élévation d'un mètre, Bên Tre perdra 50% de sa superficie, Long An, 49,4%, Hô Chi Minh-Ville, 43%, et Tiên Giang, 32,7%. D'après l'Institut international de la riziculture (IRRI), si la température monte de 1°C, la production agricole baissera de 10%.

Si ce scénario pour le Sud se réalise, la production agricole de la campagne hiver-printemps diminuera de 2,4% en 2020 et de 11,6% en 2070, et celle été-automne, de 4,5%. Autre incidence du changement climatique qui préoccupe nombre de spécialistes, c'est l'inversement du flux du Mékong entre saisons, selon une recherche de l'Université de An Giang.

Ces derniers temps, le delta du Mékong se lance dans plusieurs projets contre le changement climatique. Celui de préservation et de développement de la biodiversité en est un exemple. Les agriculteurs de 13 provinces et villes de ce delta reçoivent une formation en matière de sélection et de reproduction de jeunes plants de riz en vue de satisfaire à 20% des besoins de la région.

Outre l'amélioration du rendement de la riziculture, la population s'intéresse aussi à limiter les conséquences du changement climatique pour l'environnement. Plusieurs projets d'assistance technique sont en déjà en cours de réalisation, tels que ceux de biogaz.


Bao Trân/CVN

http://lecourrier.vnanet.vn/default.asp?xt=&ct=&page=newsdetail&newsid=75751
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: casamui le septembre 23, 2011, 03:31:30 pm
Et oui, même si quelques abrutis continuent de le nier (je pense à Allègre), le changement climatique est déjà ressenti dans pas mal d'endroits de la planète. Et c'est tant mieux si, pendant que certains discutent, d'autres se préparent, s'adaptent et agissent; L'élévation du niveau des mers est réel et inéluctable, et c'est maintenant que certaines décisions doivent être prises.
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 24, 2011, 10:05:39 am

"En cas d'élévation des océans d'un mètre, Hô Chi Minh-Ville perdrait 43% de sa surface qui serait innondé !"...

Je trouve ce chiffre effarant, pas vous ?...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: casamui le septembre 24, 2011, 04:30:43 pm
Oui, ça paraît énorme, mais pas si surprenant.
Les prévisions sont pessimistes dans pas mal d'endroits du globe.
J'avais vu, l'an dernier, un reportage à la tv Thaï, réalisé au Sud de Bangkok: les témoignages des habitants, des anciens, étaient effarents; Complètement démunis face à la montée des eaux, ils se contentaient de déménager régulièrement. Qu'auraient ils pu faire d'autre ?

Il ne s'agit plus aujourd'hui de prévisions, mais de faits et de conséquences perceptibles par les populations. Malheureusement... :(
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le novembre 01, 2011, 01:07:52 pm
http://french.cri.cn/621/2011/10/31/302s259387.htm


La Chine, le Laos, le Myanmar et la Thaïlande conviennent de sécuriser la navigation sur le Mékong suite à une attaque meurtrière


La Chine, le Laos, le Myanmar et la Thaïlande ont convenu de prendre des mesures conjointes pour lutter contre le crime transfrontalier et sécuriser la navigation sur le fleuve du Mékong.


Cet engagement a été pris lors d'une réunion d'une journée sur le maintien de l'ordre réunissant des membres du gouvernement des quatre pays. La réunion s'est déroulée près d'un mois après l'attaque de deux cargos chinois le 5 octobre, qui a causé la mort de 13 marins chinois.
 
"Les participants ont convenu de prendre des mesures efficaces pour intensifier les efforts dans les enquêtes conjointes afin de faire la lumière sur tous les détails de l'incident et amener les criminels devant la justice le plus tôt possible", indique un communiqué conjoint publié à l'issue de la réunion.
 
Le conseiller d'Etat et ministre de la Sécurité publique de Chine Meng Jianzhu, le vice-Premier ministre thaïlandais Kowit Wattana, le vice-Premier ministre et ministre de la Défense du Laos Douangchay Phichit et le ministre birman de l'Intérieur Ko Ko ont participé à la réunion.
 
Les quatre pays ont convenu d'établir formellement le "mécanisme de coopération sur le maintien de l'ordre sur le Mékong" pour faire face à la nouvelle situation sécuritaire sur le fleuve.
 
Dans le cadre du mécanisme, les quatre pays vont créer des sous-mécanismes pour les échanges de renseignements, la patrouille et le maintien de l'ordre, ainsi que pour traiter les problèmes majeurs compromettant l'ordre public, la lutte contre le crime transfrontalier et la gestion des situations d'urgence.
 
Tous les participants vont "mettre en oeuvre des campagnes spéciales visant à éradiquer les organisations criminelles qui menacent depuis longtemps la sécurité de la région", stipule le communiqué.
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le novembre 14, 2011, 06:20:45 pm
http://www.ulfasso.com/?p=4464 - Journal SIENG SAMPHANH


Le pont de l’amitié Khammouan-Nakhon Phanom inauguré le 11 novembre

Le 3 ème pont de l’amitié lao-thaïlandaise Khammouan-Nakhon Phanom a été inauguré officiellement le 11 novembre.

La cérémonie d’ouverture de ce pont est assistée par le vice-Président de la République Démocratique populaire du Laos, M. Bounnhang Vorachit, et de Son Altesse Royale la Princesse Maha Chakri Sirindhorn de la Thaïlande, le Premier ministre laotien M. Thongsing Thammavong, le Premier ministre thaïlandaise, Mme Yingluck Shinawatra, ainsi que des hauts dirigeants de ces deux pays et des invités.
 
Dans son discours lors de l’inauguration M. Thongsing Thammavong a déclaré que ce pont est symbolise les relations de coopération entre les deux.
 
M. Somchay Phetsinouan, gouverneur adjoint de la province, a déclaré qu’à l’heure actuelle, environ 300.000 touristes visitent la province chaque année, mais les autorités provinciales de Khammouan attendent une augmentation du nombre de touristes grâce à cette nouvelle infrastructure reliant les deux nations.
 
Le pont relie le village de Hom, district de Meuang de la province de Nakhon Phanom en Thaïlande au village de Veun Tai, à 13 km au sud de Thakhèk. C’est désormais le plus court chemin pour les exportateurs laotiens pour envoyer des marchandises vers les ports centraux du Vietnam. Le pont conduira au développement des zones rurales de la province de Khammouan, avec des installations construites pour accueillir les activités commerciales et touristique, a-t-il ajouté.
 
La construction, d’un coût de plus de 1,7 milliards de baht, est financée par le gouvernement thaïlandais. Le pont fait 780 mètres de long et La structure entière représente 5,2 km de long.

La construction de ce pont suit la politique du gouvernement laotien qui vise à dynamiser le commerce, l’investissement et le tourisme dans ce pays enclavé.


Peut-être que l'un d'entre vous aura quelques photos à nous faire partager ?   :)
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 28, 2011, 11:06:56 am

J'étais hier sur le Mékong à Sop Luak où les frontières laotienne, Birmane et thaïlandaise se rejoignent... La présence chinoise est devenue hallucinante...

Les chinois viennent de financer la construction de 2 énormes casinos et d'une berge bétonnée de plusieurs kilomètres, cote laotien, juste en face de la Thaïlande (où je rapelle que les casinos sont interdits !)...

Par ailleurs, les barges de chargement battant pavillon chinois, sont de plus en plus nombreuses...


Photo: Et voilà l'horreur... La digue construite par les Chinois en face de Sop Luak (coté laotien)... Comme vous l'imaginez, la flore et la faune qui peuplaient cette rive du Mékong ont totalement disparues... Et tout cela pour 2 casinos !!...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: casamui le novembre 28, 2011, 08:07:07 pm
Qui vont rapporter des fortunes... La faune et la flore sont bien peu face aux intérêts économiques. :(
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le décembre 12, 2011, 01:27:59 pm
http://www.chine-informations.com/actualite/trois-soldats-birmans-tues-dans-un-affrontement-sur-le-mekong-media_37242.html


Trois soldats birmans tués dans un affrontement sur le Mekong    :(

Trois soldats birmans ont été tués dans un affrontement avec un groupe d'hommes armés sur le fleuve Mekong au cours d'une patrouille conjointe internationale, a rapporté lundi le journal Bangkok Post, citant des sources au sein des forces de sécurité.
 
Dimanche, une patrouille conjointe composée de soldats birmans et laotiens a été prise dans une fusillade avec un groupe de criminels armés membres d'un réseau de trafiquants de drogue, à une vingtaine de kilomètres au nord du Triangle d'Or, ont indiqué les sources.
 
La Chine, le Laos, la Thaïlande et le Myanmar ont lancé samedi dernier un programme de patrouilles conjointes sur le fleuve Mekong, suite au meurtre de 13 marins chinois sur la section thaïlandaise du fleuve en octobre dernier.
 
Neuf militaires thaïlandais ont été accusés de meurtre et de dissimulation de preuves durant l'enquête sur la mort des marins chinois...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le décembre 13, 2011, 12:57:40 pm
http://www.20minutes.fr/article/840758/200-especes-decouvertes-region-mekong-deja-danger-selon-wwf


200 espèces découvertes dans la région du Mékong déjà en danger    :(


BIODIVERSITE - Parmi ces espèces, on compte un lézard femelle qui se clone ou une nouvelle espèce de singe au nez retroussé...


Un lézard femelle qui se reproduit par clonage ou un singe qui éternue quand il pleut: plus de 200 nouvelles espèces, animales et végétales, ont été identifiées en 2010 dans la région du Grand Mékong, mais beaucoup sont déjà menacées, a annoncé lundi le Fonds mondial pour la nature (WWF).

« En moyenne, une nouvelle espèce est enregistrée par la science tous les deux jours » dans cette zone qui comprend le Vietnam, le Cambodge, le Laos, la Thaïlande, la Birmanie et la province chinoise du Yunnan, selon le rapport « Mékong sauvage ». Soit 145 plantes, 28 reptiles, 25 poissons, 7 amphibiens, 2 mammifères et un oiseau en 2010. Qui s'ajoutent aux 1.345 autres espèces identifiées par les scientifiques depuis 1997.
 

Une carpe cornichon et un lézard psychédélique
 
Parmi les nouveaux venus, un lézard femelle qui se clone sans avoir besoin de mâle, découvert au menu d'un restaurant de la province de Ba Ria Vung Tau, dans le sud du Vietnam. Ou une nouvelle espèce de singe au nez retroussé, noir et blanc, déjà connu des Birmans de l'Etat Kachin pour éternuer quand l'eau entre dans ses narines et qui passe les journées pluvieuses la tête entre les jambes pour éviter ce désagrément.

Le WWF fait également état d'un cousin de la carpe qui ressemble à un «cornichon» ou d'un lézard « psychédélique » au cou jaune vif, au corps bleu et aux pattes et à la queue orange.
 
Mais «beaucoup sont déjà destinées aux assiettes, se battent pour survivre dans des habitats qui rétrécissent et risquent de disparaître», a commenté Stuart Chapman, responsable de WWF pour la région du Grand Mékong.

« Les trésors de biodiversité de la région seront perdus si les gouvernements n'investissent pas dans la conservation et le maintien de la biodiversité ».

Ce risque a été illustré par la mort en 2010 au Vietnam du dernier représentant du rhinocéros de Java dans le pays, retrouvé mort la corne coupée.

En danger également, le tigre et l'éléphant d'Asie, ainsi que le poisson-chat géant et le dauphin du Mékong.

WWF a ainsi appelé les six gouvernements du Grand Mékong à «accélérer les efforts vers des économies vertes».

«Les gouvernements du Mékong doivent arrêter de voir la protection de la biodiversité comme un coût et la reconnaître comme un investissement pour assurer la stabilité à long-terme» de l'environnement, a insisté Stuart Chapman.
Titre: Re : Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Bip Bip le décembre 13, 2011, 08:27:40 pm

200 espèces découvertes dans la région du Mékong déjà en danger    :(

«Les gouvernements du Mékong doivent arrêter de voir la protection de la biodiversité comme un coût et la reconnaître comme un investissement pour assurer la stabilité à long-terme» de l'environnement, a insisté Stuart Chapman.


je suis choqué par ces gouvernements qui n'agissent pas pour la protection des animaux rares et la stabilité de l'environnement comme il est dit plus haut et je trouve que c'est lamentable, je voudrais pas être à leur place
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le décembre 15, 2011, 09:53:52 am

Quand tu vois le niveau de pauvreté des populations laotienne ou cambodgienne, pas étonnant que la protection de l'environnement et de la faune ne soit pas leur priorité...

Dans ces pays, un animal, ça se tue et ça se mange...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le janvier 04, 2012, 02:03:40 pm
http://french.cri.cn/781/2012/01/03/444s266296.htm


La reprise du transport de voyageur sur la voie maritime internationale du fleuve Lancang-Mékong


Selon le Bureau d'information du gouvernement local de Xishuangbanna, de la province du Yunnan, située dans le sud-ouest de la Chine, 14 touristes australiens et un employé de l'agence de voyage ont pris un bateau-mouche touristique du port de Jinghong du Yunnan, pour le port de Chiang Saen, en Thaïlande. Cela signifie la reprise du transport de passagers sur la voie maritime internationale Lancang-Mékong.

Le fleuve Lancang-Mékong est émaillé d'incidents depuis des années. En août 2011, quelques touristes ont été pillés dans les eaux du Triangle d'Or, et le trafic de passagers sur cette voie a été interrompu.

Le 5 octobre, 13 marins chinois ont été tués a bord de deux cargos qui croisaient dans la même zone, et le transport de passagers est complètement arrêté. Pour maintenir la sécurité sur cette voie fluviale importante, les polices de Chine, du Laos, du Myanmar et de Thaïlande ont lancé des patrouilles conjointes.
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 11, 2012, 09:00:08 am

Cruel dilemme pour les Chinois: alimenter en électricité une aussi grande population (donc barrages, centrales à charbon, etc...) ou respecter l'environnement...

Apparemment, faire les deux n'a pas l'air possible...  :o
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le mars 02, 2012, 08:23:33 am
http://fr.vietnamplus.vn/Home/Subregion-du-Mekong--cooperation-pour-lutter-contre-la-pollution-de-lair/20123/21384.vnplus


Sub-région du Mékong : coopération pour lutter contre la pollution de l'air...   8)


Les pays dans la subrégion du Mékong (Thaïlande, Laos, Cambodge, Myanmar et Vietnam) doivent renforcer leur coopération pour protéger et développer les forêts et faire face au changement climatique.

C'est ce qu'a déclaré Ha Cong Tuan, directeur adjoint du Département général de la sylviculture du Vietnam, lors de la 2e conférence du Comité de pilotage au niveau ministériel sur la pollution atmosphérique transfrontalière dans la sub-région du Mékong, qui a vu la participation des représentants de ces cinq pays et du secrétariat de l'ASEAN.

A cette occasion, Ha Cong Tuan a affirmé qu'en raison du changement climatique, la sécheresse ainsi que les calamités naturelles se produisent de plus en plus. Il a souligné que la forêt joue un rôle extrêmement important dans l'adaptation au changement climatique.

Ces dernières années, le Vietnam a fait des efforts dans la protection et le développement des forêts. Son taux de couverture forestière, d'environ 40%, a contribué à réduire la pollution atmosphérique. Le Vietnam s'efforcera d'atteindre l'année prochaine un taux de 45%.

Nguyen Huu Dung, directeur du Département de la sylviculture du Vietnam, a déclaré que ces derniers temps, les pays membres de la sub-région du bassin du Mékong avaient élaboré des plans nationaux d'action en vue de gérer les feux pendant la saison sèche.

Les pays de cette région ont encore renforcé leur collaboration dans la gestion de la fumée et des feux, partagé des informations pour établir un système d'alerte des incendies de forêt de niveau régional. Grâce à quoi, les objectifs de contrôler les feux et la fumée dans la sub-région du Mékong ont été presque atteints.

Les participants ont partagé des initiatives pour réduire les incendies de forêts et contrôler la pollution atmosphérique cette année, construire un système d'alerte rapide sur les incendies dans la région.

Lors de cette conférence, les représentants du Secrétariat de l'ASEAN ont également informé de la mise en oeuvre des projets de coopération avec les partenaires internationaux dont celui de restauration et d'utilisation durable de la tourbe en Asie du Sud-Est avec le financement du Fonds pour l'Environnement mondial, en vue de réduire les risques d'incendies et la pollution atmosphérique.
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le mars 15, 2012, 09:48:11 am
http://www.courrierinternational.com/article/2012/03/15/un-barrage-socialement-responsable-c-est-possible


Un barrage socialement responsable, c’est possible ?


Construite sur un affluent du Mékong au Laos, la centrale hydroélectrique Nam Theun 2 est censée servir de modèle : les villageois qui ont été déplacés ont bénéficié de nouvelles infrastructures et d’écoles.

Madame Hom, 54 ans, vit dans une maison en bois et en jonc, au bord d’un gigantesque lac de barrage sur le plateau venteux de Nakai, au Laos. Elle raconte à quel point sa vie a changé depuis la construction de cette retenue sur le fleuve Nam Theun, un affluent du Mékong qui coule au centre du pays. Tout comme 1 600 autres villageois, elle a dû déménager lors de la création de ce réservoir de 450 kilomètres carrés. Sa maison, qui se trouvait au bord du fleuve, a été totalement inondée.
 
Dans le cadre d’un “pack de réinstallation”, la Nam Theun 2 Power Company (NTPC) lui a attribué un nouveau logement. Le consortium, qui regroupe à sa tête Electricité de France (EDF), l’entreprise thaïlandaise Electricity Generating Public Company Limited et la laotienne Lao Holding State Enterprise, a également créé de nouvelles routes sur le plateau – auparavant reculé et isolé –, a construit des écoles et donné aux villageois, qui ne possédaient aucune terre, des titres de propriété.
 
Pour Mme Hom, ce grand projet a eu des conséquences à la fois positives et négatives. “Notre village était victime d’inondations tous les ans et on n’avait pas l’électricité, mais on vivait en communion avec la nature. Tous les jours, on allait chercher notre nourriture dans la forêt, explique-t-elle. Aujourd’hui on a la vie plus facile, c’est vrai. Notre ancien village n’était pas aussi bien organisé, mais on a désormais besoin d’argent pour acheter à manger.” Les projets hydroélectriques sont lucratifs : on s’attend à ce que les exportations d’électricité de la centrale Nam Theun 2 (NT2) rapportent au Laos 80 millions de dollars [60 millions d’euros] par an pendant les vingt-quatre prochaines années.


De l’énergie pour la Thaïlande  

Le programme laotien de construction de nouveaux barrages dans tout le pays ne pourra se concrétiser que si le projet NT2 est un succès. La centrale fonctionne depuis 2010 et produit 1 070 mégawatts d’électricité [à titre de comparaison, c’est la puissance moyenne de la plupart des réacteurs nucléaires]. La campagne menée par le Laos en faveur de l’énergie hydroélectrique est surtout motivée par les besoins énergétiques de son voisin, la Thaïlande, qui achète plus de 90 % de l’électricité produite par le NT2.
 
Une centrale hydroélectrique est une bonne source d’énergie renouvelable, mais ce type d’installation modifie la topographie, l’hydrologie et les écosystèmes, et prive les populations de leurs terres d’origine. Le NT2, par exemple, est un projet dit “transbassin” : le cours du Nam Theun a été redirigé vers un autre fleuve, le Xe Bang Fai. A la suite de quoi le niveau du premier a diminué et celui du second a augmenté, parfois dangereusement. La vie et les moyens de subsistance de milliers d’agriculteurs et de pêcheurs qui ont besoin de l’eau et du poisson de ces deux affluents du Mékong ont donc été bouleversés.
 
Les transformations engendrées par les nouvelles centrales sont loin d’être anodines. Selon Soun Nilsvang, agronome spécialiste des zones rurales et responsable adjoint des questions de réinstallation pour la NTPC, il faudra peut-être une vingtaine d’années pour achever la transition.
 
D’après l’ONG américaine International Rivers, on ne pourra pas qualifier le NT2 de réussite tant que toutes les questions liées aux moyens de subsistance, à la réinstallation et à l’environnement ne seront pas résolues. Toutefois, à contrecœur, l’ONG admet qu’à certains égards le barrage a obtenu de bons résultats. “Ce n’est pas un désastre”, avoue Aviva Imhof, chargée de campagne. “On peut dire que c’est le meilleur projet du Laos, même si ce pays est loin d’avoir de bons antécédents.”
 

Résultats sur le long terme  

Elle ajoute néanmoins que le verdict n’est pas définitif. “Très souvent les effets ne se font sentir que plusieurs années plus tard, explique-t-elle. La grande question est de savoir s’il existe des moyens de subsistance durables pour les populations sur le plateau de Nakai et dans le bassin du fleuve Xe Bang Fai.”
 
La NTPC souligne les efforts faits pour que les villageois réinstallés aient accès à des écoles et à des dispensaires ainsi qu’à de nouveaux moyens de subsistance, dans le domaine agricole essentiellement. Selon l’entreprise, l’assiduité scolaire accrue, l’amélioration des indicateurs de santé et la croissance des revenus attestent que la réinstallation suit tranquillement son cours.

Il est probable que ces arguments importent peu à Mme Hom, qui semble avoir accepté les changements et qui reconnaît qu’elle n’a pas eu son mot à dire. D’ailleurs, à quoi peut-on voir que les choses ont changé ? Presque toutes les maisons des nouveaux villages sont équipées d’une télévision. Mme Hom est l’une des rares personnes à ne pas en avoir. Mai, son petit-fils âgé de 13 ans, va donc chez un ami tous les soirs pour regarder des séries thaïlandaises. “Parfois il ne revient pas et il faut que j’aille le chercher”, raconte Mme Hom. Et que voudrait faire ce garçon quand il sera grand ? “Policier”, répond Mai avec un sourire.
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le avril 10, 2012, 11:12:04 am
http://french.cri.cn/781/2012/04/09/304s276794.htm



La Chine et le Laos s'engagent à améliorer la coopération judiciaire le long du Mékong



Le conseiller d'Etat chinois Meng Jianzhu a rencontré lundi le chef adjoint d'état-major de l'Armée populaire laotienne, Bouasieng Champaphan, s'engageant à renforcer la coopération judiciaire le long du fleuve Mékong.

Meng, également ministre de la Sécurité publique, a indiqué que la Chine attachait une grande importance au renforcement de la coopération dans le domaine judiciaire et dans celui de la sécurité le long du Mékong, un fleuve qui traverse la Chine, le Laos, le Myanmar et la Thaïlande.

La Chine est convaincue qu'une telle coopération sera non seulement favorable à la sauvegarde de la sécurité des navires et des personnes transitant sur cette voie de navigation internationale, mais aussi au maintien de la sécurité et de la stabilité régionale de même qu'au développement économique régional, a-t-il souligné.

M. Meng a également loué les efforts et la contribution du Laos dans l'avancement du mécanisme de coopération entre les quatre pays, appelant ceux-ci à accélérer la coopération en matière judiciaire et de sécurité le long du Mékong.

M. Bouasieng a pour sa part déclaré que le Laos souhaitait travailler avec la Chine, le Myanmar et la Thaïlande pour pousser la coopération en matière judiciaire et de sécurité vers un nouveau niveau
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 10, 2012, 04:03:22 pm

C'est bien les Chinois... Coopération policière et judiciaire, ils sont d'accord !... Mais en ce qui concerne la protection de l'environnement, de la faune et de la flore, c'est "allez vous faire voir !"...

 :(
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le mai 11, 2012, 04:08:44 pm
http://french.cri.cn/621/2012/05/10/444s280740.htm


Le présumé cerveau des meurtres sur le Mékong transféré à la police chinoise



Un baron de la drogue suspecté d'être le cerveau à l'origine du meurtre de 13 marins chinois sur le fleuve Mékong l'année dernière a été transféré jeudi à la police chinoise.

Naw Kham, chef d'un gang armé de trafiquants de drogue, a été arrêté le 25 avril dernier dans un lieu tenu secret, et est en cours d'extradition vers la Chine à bord d'un avion spécialement affrété par les autorités chinoises.

Liu Yuejin, directeur du Bureau du contrôle des stupéfiants dépendant du ministère chinois de la Sécurité publique, a annoncé que la Chine, le Laos, le Myanmar et la Thaïlande avaient travaillé ensemble pour lutter contre la criminalité transnationale et avaient ainsi réussi à arrêter Naw Kham et certains membres importants de son gang, participant ainsi au maintien de la sécurité et de la stabilité sur le Mékong.

Le gang de Naw Kham possédait plus de 100 membres et un arsenal de fusils d'assaut AK, de M16, de bazookas et de mitrailleuses. Ils sont accusés de trafic de drogue, enlèvements, meurtres, pillages et autres crimes le long du Mékong durant plusieurs années...  :(
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le mai 14, 2012, 04:03:07 pm
http://asie-info.fr/2012/05/14/montee-des-eaux-le-delta-du-mekong-souffre-2-53575.html


Montée des eaux: le delta du Mékong souffre



Montée des eaux, érosion des sols, effondrement de berges, les populations du delta du Mekong vivent des jours plus difficiles. Et ce n’est qu’un début.

A Ca Mau, la province qui occupe la pointe méridionale du Vietnam, les autorités ont relevé une montée régulière des eaux : 15 cm en 2007 (4.890 hectares de terres arables endommagées) ; 16 cm en 2008 (10.600 ha) ; 21 cm en 2011 (19.700 ha).

Si le niveau de la mer continue de s’élever à cette vitesse, 90.000 hectares de terres de la province seront menacés d’être inondés, rapporte le site Vietnamnet.net en citant Tô Quôc Nam, directeur adjoint du Département provincial de l’agriculture et du développement rural. Nam ajoute que l’érosion affecte dix km de la côte de la province.

La salinisation progressive des eaux rend les terres impropres à la culture et les régions côtières en sont les premères victimes.

Les populations comptent sur des financements de l’Etat pour pouvoir élever des digues, surtout le long de la Mer de Chine du Sud. Mais l’érosion et des effondrements de terrains se produisent également à l’intérieur des terres, le long des canaux, des rivières et des principaux bras du Mékong. Ainsi, dans la province de Dông Thap, l’érosion affecte déjà deux cent km de berges.

Selon un rapport du ministère vietnamien des ressources naturelles et de l’environnement, en l’espace d’un demi-siècle, le niveau de la mer a monté de 12 cm. Selon les projections du ministère, il devrait monter de 12cm d’ici à 2020, de 17 cm en 2030, de 30 cm en 2050 et de 75 cm à la fin du siècle.

De quoi s’inquiéter...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le juin 29, 2012, 01:07:01 pm
http://asie-info.fr/2012/06/29/au-laos-le-chantier-du-barrage-de-xayaburi-va-bon-train-55984.html


Au Laos, le chantier du barrage de Xayaburi va bon train


Le constructeur thaïlandais avait dit avoir suspendu les travaux du barrage controversé. Mais, selon l’ONG International River, il a menti...

A la veille d’une réunion le 29 juin à Vientiane des quatre Etats membres de la Commission du Mékong (Cambodge, Laos, Thaïlande et Vietnam), International Rivers accuse Ch. Karnchang d’avoir contrevenu à ses promesses.

La société thaïlandaise s’était engagée auprès du gouvernement laotien à différer la construction du barrage de Xayaburi jusqu’à la conclusion d’un accord entre les pays riverains. Or, s’appuyant sur une enquête menée sur place la semaine dernière, l’ONG affirme que les travaux ont bel et bien commencé et que des populations ont déjà été déplacées.

Des opérations de dragage seraient ainsi en cours pour approfondir et élargir le lit du Mékong, un mur de rétention serait érigé et de la main-d’œuvre supplémentaire serait recrutée.

«En procédant au relogement [des habitants d’un village] et à la construction, Ch. Karnchang défie ouvertement le processus diplomatique en cours qui doit décider de l’avenir du Mékong», s’indigne Ame Trandem, directrice du programme Asie du Sud-Est à International Rivers.

L’ONG rappelle que le 2 juin Aswin Kongsiri, président du constructeur thaïlandais, avait pourtant déclaré au Bangkok Post : «En dernier lieu, la décision de savoir si le projet doit ou non aller de l’avant reviendra au gouvernement du Laos mais nous voulons attendre que toutes les parties de la Sous-région du Grand Mékong tombent d’accord.»

Situé à 350 km au nord de Vientiane, le barrage de Xayaburi mesurera 820 m de long sur 32,6 m de haut. Au total, il sera doté d’une capacité de production de 1,285 MW. 95% de l’électricité seront exportés vers la Thaïlande.

Mais depuis la signature d’un accord en 2007 entre Ch. Karnchang et le gouvernement laotien, le projet est sujet à controverse. Les voisins du Laos et plusieurs groupes écologistes l’ont enjoint à suspendre ce projet qui risque d’avoir des conséquences sociales et environnementales dramatiques pour les régions en aval...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Rugby15 le juillet 01, 2012, 09:09:00 am
L'ONG machin savait pas que le mensonge, c'est le sport national en Thailande ?  :) et ça va du haut en bas de l'échelle.  ;D
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le septembre 21, 2012, 01:37:54 pm
http://asie-info.fr/2012/09/21/tuerie-sur-le-mekong-le-principal-suspect-accuse-la-thailande-510411.html


Tuerie sur le Mékong : le principal suspect accuse la Thaïlande


Au premier jour de son procès en Chine, le trafiquant de drogue birman Naw Kham a nié avoir assassiné 13 pêcheurs chinois l’an dernier et rejette la faute sur des militaires thaïlandais.

Coup de théâtre à la cour de Kunming le 20 septembre : Naw Kham, un Shan de Birmanie, interpellé le 25 avril au Laos puis extradé vers la Chine, est revenu sur ses aveux initiaux.

L’homme de 43 ans, décrit dans la presse chinoise, comme un baron de la drogue à la tête d’une centaine d’hommes lourdement armés, habitué à «piller», «enlever», «tuer», comparait, au côté de cinq complices présumés, pour répondre des accusations du meurtre de 13 pêcheurs chinois le 5 octobre 2011 sur le Mékong dans le nord de la Thaïlande. Ils sont accusés d’homicides volontaires, de trafic de drogue, d’enlèvement et de détournement de bateaux.

Avant l’ouverture du procès, Naw Kham, dans des entretiens accordés à la presse, avait avoué ces meurtres, rappelle le China Daily. Mais, devant les juges, il a assuré n’avoir été informé par ses acolytes qu’une fois leur forfait commis. Ceci dit, il n’a pas nié entièrement son implication, présentant simplement une version différente des événements.

Selon Xian Yanming, directeur adjoint du Bureau provincial de la sécurité publique du Yunnan, cité par le Telegraph, Naw Kham a expliqué à la cour avoir conclu un accord avec des membres de l’armée thaïlandaise.

«Selon cet accord, les hommes de Naw Kham devaient mettre de la drogue sur les bateaux [chinois] puis les envoyer sur les eaux thaïlandaises où les autorités auraient pu se targuer d’avoir mis au jour un vaste trafic et d’avoir tué les coupables. Pendant ce temps, les bateaux de Naw Kham chargés de drogue auraient pu passer tranquillement à travers la Thaïlande», a rapporté Xian Yanming.

Le groupe de Naw Kham comprend, croit-on, entre 50 et 100 membres. Ces cinq dernières années, ils étaient les plus redoutés sur la portion du Mékong s’étendant aux confis de la Chine, de la Thaïlande, du Laos et de la Birmanie, une zone communément connue sous le nom de Triangle d’or. Chaque année, leur trafic de métamphétamines lui aurait rapporté plusieurs dizaines de millions de dollars.

Si Naw Kham est reconnu coupable à l’issue du procès prévu pour durer trois jours, il risque d’être condamné à la peine capitale...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le novembre 04, 2012, 01:26:53 pm
http://siamlife.blog4ever.com/blog/lire-article-92107-9607904-


Le Mekong manque d'eau 


Pas exactement en fait, mais son niveau a baissé de 5 cm et parfois plus dans la province de Nong Khai.

Le ministère des ressources en Eau a fait une inquiétante mesure sous la barre des 5 m et a annoncé que cela pourrait être encore pire en avril prochain alors que des camions entiers de sable sont chargés tous les jours entraînant une érosion des berges encore plus rapide...

à suivre...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le janvier 15, 2013, 01:53:45 pm
http://asie-info.fr/2013/01/15/un-premier-pont-entre-la-birmanie-et-le-laos-516326.html


Un premier pont entre la Birmanie et le Laos


L’ouvrage, qui enjambera le Mékong, devrait donner un coup de fouet aux échanges commerciaux entre les deux pays.

Les détails, financiers et calendaires, n’ont pas toujours été arrêtés, la procédure d’appels d’offre devant encore être lancée. Mais, selon le Vientiane Times du 14 janvier, la pose de la première pierre du pont qui reliera le port de Xiengkok au Laos à Kainglap dans l’Etat Shan en Birmanie devrait avoir lieu en février prochain.

Voilà ce qui a été décidé au cours du récent déplacement du ministre laotien des Travaux publics et des Transports en Birmanie. Unique précision à cette heure : l’ouvrage mesurera 660 mètres de long sur 9 de large.

Le projet fait l’objet de discussions entre les deux gouvernements depuis une décennie, rappelle le journal anglophone de Vientiane. Mais ce n’est qu’après la visite en 2011 du premier ministre Thongsing Thammavong du Laos en Birmanie qu’il a réellement pris forme.

Les deux pays entretiennent des relations diplomatiques depuis 1955 mais leur volume d’échanges commerciaux demeure extrêmement faible, surtout si on le compare aux échanges entre chacun des deux pays avec la Thaïlande, un voisin qui leur est commun.

Ils espèrent également que l’ouvrage dynamisera le tourisme dans cette région...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le février 22, 2013, 06:30:08 pm
http://www.lejournaldepattaya.com/INFOS%20ASIE.htm
21/02/2013

VIETNAM : PLUS de superficies pour l'aquiculture dans le delta du Mékong 


Plus de 745.000 hectares de surface d'eau dans le delta du Mékong seront disponibles pour l’élevage aquicole en 2013, soit une augmentation de 2.200 hectares par rapport à l’année précédente, selon les autorités des provinces riveraines. 

Ces localités ont fixé pour objectif de produire 1,7 million de tonnes de poissons, dont au moins 1,2 million de tonnes de pangasius, ainsi que 370.000 tonnes de crevettes... 
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 26, 2013, 08:43:07 am

Sop Ruak défiguré !

J'étais à Sop Ruak, sur le point du Triangle d'Or (endroit ou se rejoignent les frontières thaïlandaise, laotienne et birmane) il y a quelques jours...

La belle berge couverte d'arbres et de végétation qui était du coté laotien n'existe hélas plus. Les laotiens l'ont défiguré en construisant une énorme jetée de pierres et deux ou trois horribles casinos dont la mission est d'attirer les joueurs thaïlandais (le jeu est en effet interdit au "pays du sourire").

 :'(
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: letirailleur le mars 26, 2013, 10:28:02 am
Une question. Peut-on faire la traversée sans visa?
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 26, 2013, 02:43:45 pm

Oui bien sûr... Tu loues un bateau "long tail" coté thaïlandais (tarif : 500 bahts) et tu peux aller te promener au grand marché situé sur la rive du coté laotien. Tu dois juste payer 20 bahts et il te donne un ticket d'entrée. J'imagine que c'est la même chose pour les casinos.
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le avril 10, 2013, 08:01:52 am

Une jolie vue du Mékong à Luang Prabang (Laos) en début de soirée
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: SUDOKU le mai 28, 2013, 08:20:04 pm

Le 4e pont de l’amitié Laos-Thaïlande s’ouvrira bientôt


Les autorités des secteurs concernés du Laos et de la Thaïlande se sont entretenues sur la date de la cérémonie officielle d'ouverture du 4e pont de l'amitié lao-thaïlandaise sur le Mékong, dans la province Bokèo, a rapporté l’Agence de presse lao.

La construction du pont fait partie du corridor économique Nord-Sud de la sous-région du Mékong, qui relie la province de Chiang Rai en Thaïlande et la province du Yunnan en Chine, via le Laos. Localement, il connectera le village de Done du district de Houayxai, province de Bokèo, avec le village d’Ing de la province de Chiang Rai, en Thaïlande.

Le pont permettra d'accélérer le transport des marchandises entre le Laos, la Thaïlande, le Myanmar et la Chine, et d'ouvrir le secteur pour la poursuite du développement du tourisme. Le projet est financé conjointement par le Laos et la Thaïlande, avec un coût total de plus de 44,8 millions de dollars.

Thavone Vorabud, chef-adjoint de ce projet, a déclaré vendredi dernier que les responsables des secteurs concernés des deux parties ont suggéré que la cérémonie d'ouverture ait lieu en septembre. «Nous ne sommes pas encore sûrs de la journée la plus appropriée» , a-t-il précisé.

Les fonctionnaires se réuniront à nouveau pour discuter de cette question.Thavone Vorabud a indiqué que la construction de ce pont est en bonne voie d’achèvement pour la fin de juin et qu’on lui a signalé que 90% des travaux ont été terminés le mois dernier.

Du côté laotien, les travaux d'asphaltage de la route d'accès et des deux petits ponts pour se relier avec d'autres routes de la province sont en cours. La construction du pont a commencé en juin 2010 et une extension de la date limite a été approuvée après des retards initiaux.

http://fr.vietnamplus.vn/Home/Le-4e-pont-de-lamitie-LaosTha%C3%AFlande-souvrira-bientot/20135/31197.vnplus
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le mai 29, 2013, 11:12:15 am

Bonne nouvelle pour ceux qui habitent la Thaïlande du nord...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: kabouce le mai 29, 2013, 12:43:45 pm
cette année je suis aller a Sop Ruak pour faire un tour, car je venais de faire prolonger mon visa a Mae Sai et la qu elle fut ma surprise, il y a maintenant un poste de douanes qui délivre des visas pour allée au Laos, je ne me suis pas renseigner sur le tarif et sur le temps du visa 24h ou plus mais la prochaine fois je ferais le teste et irais jouer 1500B au casinos Laotiens.
voila voila
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le août 05, 2013, 08:50:33 am

En Thaïlande, les pêcheurs du Mékong victimes des barrages


Sur les rives du Mekong, des pêcheurs thaïlandais attendent leur tour pour lâcher leur filet mais le poisson se fait rare. La faute aux barrages chinois, selon les défenseurs de l’environnement qui luttent contre un nouveau projet en aval, au Laos.

« Il y a des jours où j’attrape des poissons, d’autres jours où je n’en attrape aucun », lance Pat Chaiwong, 67 ans, un des 23 pêcheurs de cette communauté de Wiang Kaen, dans la province de Chiang Rai, dans le nord du royaume.

Cette journée lui a apporté quatre belles prises, en plus du menu fretin. Au coucher du soleil, un client vient faire son marché. Il repart avec un poisson attaché par la joue à une ficelle: 150 bahts (moins de 4 euros).

Le pêcheur ignore pourquoi il revient si souvent bredouille, mais ses collègues accusent les barrages construits par les Chinois en amont, dans le Yunnan, qui bouleversent le cycle naturel du fleuve.

« Avant, le niveau de l’eau montait (et baissait) selon les saisons », note Decha Chaiwong, 48 ans. Mais aujourd’hui, les vannes ont pris le pas sur la nature. « C’est pour ça que le nombre de poissons a diminué ».

Et le pire est à venir, craignent les pêcheurs. Le barrage de Xayaburi, premier d’une série de onze sur la partie basse du Mékong, cristallise les craintes des 60 millions d’habitants dépendant du fleuve pour le transport ou l’alimentation.

« Les poissons ne pourront plus aller pondre », dénonce Niwat Roykaew, président du Réseau de conservation des ressources naturelles et de la culture, dans la province de Chiang Rai.

Une grande partie des quelque 200 espèces du bas Mékong remontent en effet le courant pour frayer. Une migration fluviale parmi les plus importantes du monde, selon la Commission régionale du Mékong (MRC).

Au sein de cet organisme consultatif qui réunit Laos, Thaïlande, Cambodge et Vietnam, Hanoï et Phnom Penh avaient soulevé des inquiétudes sur l’impact du barrage sur la pêche et les sédiments.

Mais le Laos, l’un des pays les plus pauvres du monde qui veut devenir la « pile de l’Asie du sud-est », a maintenu le cap pour lancer en novembre dernier la construction de la centrale hydroélectrique. D’une capacité de 1.285 mégawatts, elle devrait être terminée d’ici 2019.


« Coup d’Etat »

« C’est un coup d’Etat contre le Mékong », s’emporte Niwat. « Nous nous battons parce que nous sommes des enfants du Mékong » qui fournit « tout ce dont nous avons besoin ».

La Thaïlande doit en principe acheter la quasi-totalité de l’électricité produite. Son association a donc déposé un recours auprès de la justice du royaume pour stopper le projet de 3,5 milliards de dollars mené par le groupe thaïlandais CH Karnchang.

Ni ce dernier, ni l’entreprise publique Electricity Generating Authority of Thailand n’ont répondu aux sollicitations de l’AFP. La presse officielle laotienne répète pour sa part à l’envi que l’ouvrage a été redessiné pour répondre aux critiques.

« Il y a trois passages différents pour les poissons », confirme Hans Guttman, patron du secrétariat de la MRC.

Mais il n’est pas certain que tunnels, échelles à poissons et autres systèmes de passage des sédiments fonctionneront « sur des structures aussi grandes », reconnaît-il. Et d’admettre: « Xayaburi aura un impact direct ».

Dans une étude publiée en 2011, la MRC notait qu’avec la construction des onze barrages sur le fleuve, au Laos et au Cambodge, et de plusieurs dizaines d’autres sur des affluents, la pêche pourrait baisser d’au moins 25% d’ici 2030.

Et si la Thaïlande devrait être la moins touchée, ses pêcheurs se battent « au nom du Mékong » et de ceux dans les pays voisins qui ne peuvent pas s’exprimer, souligne Pianporn Deetes, de l’ONG International Rivers.

D’autant que le fleuve, omniprésent dans les mythes et les rituels, est bien plus qu’un simple garde-manger. « De nombreuses traditions sont liées au fleuve, comme le Naga, le serpent géant qui vit dans le Mékong en tant qu’esprit protecteur », poursuit-elle.

« Mais si les barrages bloquent la rivière, le Naga ne pourra pas se déplacer d’amont en aval. Tout comme le poisson chat géant, vu également comme un protecteur ».

Ce poisson, un des plus gros d’eau douce dans le monde, qui peut atteindre 3 mètres de long et 300 kilos, est déjà menacé par la surpêche. Il n’en resterait pas plus de 200, selon un récent rapport de WWF, qui craint son extinction.

Pat Chaiwong n’en a d’ailleurs pas vu la queue d’un depuis des années. « Je ne sais pas où ils sont, peut-être dans des grottes ou ailleurs ».


Par AFP

http://www.liberation.fr/monde/2013/08/04/en-thailande-les-pecheurs-du-mekong-victimes-des-barrages_922679


Photo : pêcheur traditionnel laotien - Mekong à Luang Prabang
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le août 19, 2013, 09:48:50 am

Patrouille de la Thai Royal Navy sur le Mékong...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le septembre 05, 2013, 08:52:33 am

En Thaïlande, les pêcheurs du Mékong victimes des barrages


Sur les rives du Mekong, des pêcheurs thaïlandais attendent leur tour pour lâcher leur filet mais le poisson se fait rare. La faute aux barrages chinois, selon les défenseurs de l'environnement qui luttent contre un nouveau projet en aval, au Laos.

"Il y a des jours où j'attrape des poissons, d'autres jours où je n'en attrape aucun", lance Pat Chaiwong, 67 ans, un des 23 pêcheurs de cette communauté de Wiang Kaen, dans la province de Chiang Rai, dans le nord du royaume.

Cette journée lui a apporté quatre belles prises, en plus du menu fretin. Au coucher du soleil, un client vient faire son marché. Il repart avec un poisson attaché par la joue à une ficelle: 150 bahts (moins de 4 euros).

Le pêcheur ignore pourquoi il revient si souvent bredouille, mais ses collègues accusent les barrages construits par les Chinois en amont, dans le Yunnan, qui bouleversent le cycle naturel du fleuve.

"Avant, le niveau de l'eau montait (et baissait) selon les saisons", note Decha Chaiwong, 48 ans. Mais aujourd'hui, les vannes ont pris le pas sur la nature. "C'est pour ça que le nombre de poissons a diminué".

Et le pire est à venir, craignent les pêcheurs. Le barrage de Xayaburi, premier d'une série de onze sur la partie basse du Mékong, cristallise les craintes des 60 millions d'habitants dépendant du fleuve pour le transport ou l'alimentation.

"Les poissons ne pourront plus aller pondre", dénonce Niwat Roykaew, président du Réseau de conservation des ressources naturelles et de la culture, dans la province de Chiang Rai.

Une grande partie des quelque 200 espèces du bas Mékong remontent en effet le courant pour frayer. Une migration fluviale parmi les plus importantes du monde, selon la Commission régionale du Mékong (MRC).

Au sein de cet organisme consultatif qui réunit Laos, Thaïlande, Cambodge et Vietnam, Hanoï et Phnom Penh avaient soulevé des inquiétudes sur l'impact du barrage sur la pêche et les sédiments.

Mais le Laos, l'un des pays les plus pauvres du monde qui veut devenir la "pile de l'Asie du sud-est", a maintenu le cap pour lancer en novembre dernier la construction de la centrale hydroélectrique. D'une capacité de 1.285 mégawatts, elle devrait être terminée d'ici 2019.

"C'est un coup d'Etat contre le Mékong", s'emporte Niwat. "Nous nous battons parce que nous sommes des enfants du Mékong" qui fournit "tout ce dont nous avons besoin".

La Thaïlande doit en principe acheter la quasi-totalité de l'électricité produite. Son association a donc déposé un recours auprès de la justice du royaume pour stopper le projet de 3,5 milliards de dollars mené par le groupe thaïlandais CH Karnchang.

Ni ce dernier, ni l'entreprise publique Electricity Generating Authority of Thailand n'ont répondu aux sollicitations de l'AFP. La presse officielle laotienne répète pour sa part à l'envi que l'ouvrage a été redessiné pour répondre aux critiques.

"Il y a trois passages différents pour les poissons", confirme Hans Guttman, patron du secrétariat de la MRC.

Mais il n'est pas certain que tunnels, échelles à poissons et autres systèmes de passage des sédiments fonctionneront "sur des structures aussi grandes", reconnaît-il. Et d'admettre: "Xayaburi aura un impact direct".

Dans une étude publiée en 2011, la MRC notait qu'avec la construction des onze barrages sur le fleuve, au Laos et au Cambodge, et de plusieurs dizaines d'autres sur des affluents, la pêche pourrait baisser d'au moins 25% d'ici 2030.

Et si la Thaïlande devrait être la moins touchée, ses pêcheurs se battent "au nom du Mékong" et de ceux dans les pays voisins qui ne peuvent pas s'exprimer, souligne Pianporn Deetes, de l'ONG International Rivers.

D'autant que le fleuve, omniprésent dans les mythes et les rituels, est bien plus qu'un simple garde-manger. "De nombreuses traditions sont liées au fleuve, comme le Naga, le serpent géant qui vit dans le Mékong en tant qu'esprit protecteur", poursuit-elle.

"Mais si les barrages bloquent la rivière, le Naga ne pourra pas se déplacer d'amont en aval. Tout comme le poisson chat géant, vu également comme un protecteur".

Ce poisson, un des plus gros d'eau douce dans le monde, qui peut atteindre 3 mètres de long et 300 kilos, est déjà menacé par la surpêche. Il n'en resterait pas plus de 200, selon un récent rapport de WWF, qui craint son extinction.

Pat Chaiwong n'en a d'ailleurs pas vu la queue d'un depuis des années. "Je ne sais pas où ils sont, peut-être dans des grottes ou ailleurs".


http://www.libe.ma/En-Thailande-les-pecheurs-du-Mekong-victimes-des-barrages_a41749.html
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Malco le septembre 12, 2013, 08:45:32 am
Un reportage MAGNIFIQUE sur le Mékong , vraiment très bien GRANDIOSE à ne pas MANQUER .  :announce

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La vidéo >>> http://www.france3.fr/emissions/les-gens-du-fleuve/videos .
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Pour bien commencer la rentrée, France 3 offre l’évasion à ses téléspectateurs de repartir en vacances avec une série documentaire pour découvrir, au-delà des mers, des paysages grandioses, des peuples généreux, une nature puissante.

Trois soirées inédites, qui commence ce soir en conjuguant la tradition de rendez-vous de voyages sur la chaîne et le supplément d’âme qu’offrent les œuvres de qualité. Les gens du fleuve est une collection documentaire de trois films de 110 minutes qui nous mènera au plus près de ces hommes et de ces femmes vivant au rythme de trois des plus grands fleuves du monde. Un voyage exceptionnel à la rencontre des peuples du Mékong, du Gange et du Zambèze.

Ce soir, l’émission vous emmène sur Le Mékong.

 

Balade le long du Mékong, le dixième fleuve le plus long du monde. Prenant sa source au Tibet, il parcourt l'Asie du Sud-Est sur près de 5000 kilomètres et traverse six pays : la Chine, la Birmanie, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Viêtnam. Ce cours d'eau représente à la fois une part de mystère pour les Occidentaux, le Mékong porte encore les mystères, l’exotisme et le romantisme de l’Indochine. Pour ses riverains, c’est la « Mère de toutes les eaux », une mère nourricière. Un voyage entre deux mondes…
Quand en 1859, l’explorateur Henri Mouhot emprunte le cours du Mékong, c’est pour découvrir, perdue dans la jungle, la huitième merveille du monde. Devant ses yeux, se dressent les temples d’Angkor. Dans ses récits de voyage, il écrit : « Nous marchions de merveille en merveille, dans un état d’extase toujours croissant ». Cette émotion reste intacte pour les voyageurs d’aujourd’hui. Et les rencontres au fil du Mékong sont plus surprenantes les unes que les autres… Le voyage commence avec Som Nieng. Ce pêcheur laotien qui joue sa vie pour la gagner. Perché sur un câble, il traverse les chutes vertigineuses de Khône. Leur débit peut atteindre jusqu’à 49 000 m3 par seconde. A moins de deux jours de bateau, une archéologue, Marielle Santoni recherche les traces des tous premiers rois Khmers…

 

A Luang Prabang, le Hollandais Rik Gadella a abandonné sa vie confortable pour traquer les orchidées sauvages. Déjà plusieurs centaines d’espèces fleurissent dans son jardin botanique… De l’autre côté des chutes de Khône, c’est le Cambodge. Sur son kayak, Pierre-Yves Clais, ancien casque bleu devenu cambodgien, sait où se placer pour observer les dauphins du Mékong. Le fleuve poursuit sa course, jusqu’au lac Tonlé Sap. C’est ici que Deth Sopean a changé de destin… Cet ancien braconnier est devenu l’ange-gardien des oiseaux sur le lac. Tout près d’ici, le monumental site d’Angkor est, depuis quelques années, l’objet d’une incroyable expérience. Hang Péou, ingénieur de génie, a réussi à réhabiliter l’ancien système hydraulique d’Angkor, vestige de la splendeur Khmère…

Entre ces personnages, un lien puissant : le Mékong.
http://www.mytivi.fr/video/article-1109-france3-replay-les-gens-du-fleuve-du-11-septembre-2013.html
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le septembre 12, 2013, 10:25:43 pm

D'après les extraits que j'avais vu, Malco, je me doutais que c'était bien... pour une fois, car ce n'est pas si souvent tout au moins sur l'Asie...

Je vais essayer de la regarder en différé lorsque je vais rentrer très bientôt...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Malco le septembre 13, 2013, 03:23:10 am
A voir Line car c'est rare de voir une si belle émission sur le Mékong , Magnifique .  8)
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le octobre 09, 2013, 06:17:32 pm
http://siamlife.blog4ever.com/blog/lire-article-92107-10304024-actualites___du_7_au_13_octobre_2013_.html


Lorsque la folie humaine n'a plus de limite...   :-[



Alors que les plaintes et les pétitions n'en finissent plus de fleurir, suite à la construction du barrage de Xayaburi (frontière laotienne) fin 2012, de nouvelles craintes apparaissent quant à l'éminence de la construction d'un second barrage plus au sud, celui de Don Sahong, cette fois dans le triangle  nord du Cambodge...

Les opposants sont aussitôt montés au créneau, afin d'expliquer à quel point il serait désastreux et irresponsable de continuer dans cette voie, et ainsi priver une nouvelle fois des centaines de milliers d'habitants de leur moyen de subsistance tirée principalement de la rivière !

Pourtant le Laos a annoncé la semaine dernière que la construction de ce barrage de 240 MW débutera des le mois de décembre, une situation qui a conduit le WWF à appeler à une réunion d'urgence entre le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam pour discuter de l'impact du barrage.

Le Don Sahong Dam deviendrait ainsi le 2° des 11 (!!) barrages prévus le long du Mekong (7 au Laos, 2 sur la frontière entre la Thaïlande et le Laos et 2 au Cambodge).

Officiellement, le Ministre des Ressources en Eau - Lim Kean Hor - s'est pour le moment refusé (alors qu'il est le Président de la Commission du Mekong pour le Cambodge et ministre de l'Environnement nouvellement nommé) a tout commentaire...

Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le décembre 13, 2013, 05:59:10 pm
http://pattayathailande.com/quatrieme-pont-thai-lao-ouvert-officiellement/


Quatrième pont thai-lao ouvert officiellement


Son Altesse Royale la Princesse Maha Chakri Sirindhorn a officiellement inauguré, ce mercredi, le quatrième Pont de l’Amitié thaï-lao sur le Mékong, reliant la province de Chiang Rai avec Bokeo au Laos, rapporte le Bangkok Post.

La Première ministre Yingluck Shinawatra et le vice-président du Laos Bounnhang Vorachit étaient également présents à la cérémonie d’ouverture.

Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Rugby15 le décembre 26, 2013, 08:34:36 am

Ils devaient pas aussi construire un pont à Mae Sai ?
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le décembre 26, 2013, 08:41:04 am

Ils devaient pas aussi construire un pont à Mae Sai ?


Il existe déjà Nono. Ce pont relie la Thaïlande et la Birmanie à quelques kilomètres au nord de Mae Sai. cependant, la dernière fois ou je suis passé à Mae Sai (le mois dernier), il n'avait pas encore été inauguré !
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Rugby15 le janvier 11, 2014, 02:38:12 pm
Merci pour l'info !
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le avril 02, 2014, 07:46:27 am

Mékong : Cambodge, Laos et Thaïlande participeront au Sommet de la MRC

Les Premiers ministres du Cambodge Samdec Decho Hun Sen et du Laos Thongsing Thammavong participeront au 2e Sommet de la Commission du Mékong (MRC) au Vietnam, sur invitation de leur homologue Nguyen Tan Dung.

Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Thaïlande, Surapong Towichakchaikul, sera également présent à cet événement qui s'ouvrira le 5 avril à Hô Chi Minh-Ville.

Placé sous le thème "Sécurité des ressources en eau, énergétique et alimentaire face au changement climatique dans le bassin du Mékong", le sommet réaffirmera l'engagement de coopération transfrontalière en termes de gestion durable de l'eau et d'autres ressources naturelles du Mékong.

Le 1er Sommet de la Commission du Mékong a eu lieu le 5 avril 2010 à Hua Hin, en Thaïlande, à l'occasion du 15e anniversaire de la signature de l'accord sur le Mékong de 1995.


http://fr.vietnamplus.vn/Home/Mekong--Cambodge-Laos-et-Tha%C3%AFlande-participeront-au-Sommet-de-la-MRC/20144/40333.vnplus
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le mai 07, 2014, 08:25:03 am

Hier, belle ballade le long du Mékong en compagnie de Line et Ludo... Toujours aussi chouette !...Sur ma rive, la Thaïlande et en face, le Laos...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: SUDOKU le mai 07, 2014, 12:45:57 pm

très belle cette photo, vous faites envieux avec ce paysage fabuleux !   :clap
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le juin 09, 2014, 05:33:36 pm

De nouvelles espèces animales découvertes dans la région du Grand Mékong*

Une grenouille géante, un écureuil volant géant, un gecko volant, un poisson qui se reproduit en tête-à-tête et une araignée aveugle sont quelques-unes des 367 nouvelles espèces découvertes récemment dans la région du Grand Mékong.

Ce sont 15 de ces nouvelles espèces que le WWF met à l’honneur dans son nouveau rapport intitulé "Mékong Sauvage" à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement.

Parmi ces 15 espèces, une nouvelle espèce d'écureuil volant géant (Biswamoyopterus laoensis), découverte sur la base d’un seul individu et recueillie sur un marché de viande de brousse au Laos. Caractérisé par sa fourrure rouge et blanche bien spécifique, cet écureuil volant géant est la première découverte de ce genre en Asie du Sud-est.

Au Cambodge, une nouvelle espèce de passereau a été identifiée alors qu’elle se cachait en plein cœur de la capitale de Phnom Penh. La Couturière à col noir du Cambodge (Orthotomus chaktomuk) a été repérée pour la première fois en 2009, lors de contrôles de routine organisés dans le cadre de la grippe aviaire. Des tests ultérieurs – allant du plumage de l'oiseau à son chant, en passant par ses gènes – ont permis de reconnaître officiellement comme nouvelle espèce la couturière à col noir du Cambodge.

"Ces découvertes replacent le Mékong au rang des régions les plus riches en biodiversité de la planète" a déclaré le Dr Thomas Gray, Directeur du Programme Espèces du WWF - Grand Mékong. "Si nous voulons éviter que ces nouvelles espèces en voie de disparition basculent dans l'extinction, et si nous voulons garder l'espoir de découvrir d'autres créatures fascinantes dans les années à venir, il est primordial que les gouvernements investissent dans la conservation et les stratégies de croissance verte."

Au Vietnam, une chauve-souris bien particulière a été aperçue en 2008 sur l'île Cat Ba, mais ce n'est que plus tard, après avoir attrapé plusieurs spécimens, qu’une équipe de chercheurs a découvert qu'il s'agissait en réalité d'une espèce jusqu'à présent inconnue: le rhinolophe de Griffin (Hipposideros griffini). On le reconnait à son nez charnu indispensable pour l’écholocalisation, ce mode de repérage utilisé par ce mammifère pour se déplacer.

Toujours au Vietnam, on a découvert un poisson minuscule, quasiment transparent et à l’anatomie très complexe. Les organes génitaux du Phallostethus cuulong sont situés derrière sa bouche. L’accouplement se fait donc tête contre tête et le mâle pénètre la femelle en l’accrochant à l’aide de son organe reproducteur appelé "priapium".

Parmi les 21 nouvelles espèces d'amphibiens répertoriées dans ce rapport, figure également la grenouille volante d’Hélène (Rhacophorus helenae), découverte à moins de 100 kilomètres de Ho Chi Minh Ville au Vietnam. Jusqu’à présent, cette énorme grenouille verte a réussi à échapper aux biologistes en glissant de cime en cime à l’aide de ses grandes mains et de ses pieds palmés. Elle descend des arbres seulement pour se reproduire dans les flaques d’eau de pluie. La grenouille volante d’Hélène a été découverte dans une parcelle de forêt entourée de terres agricoles, ce qui témoigne de la nécessité de protéger ce type d’habitat.

"Les forêts tropicales de basse altitude sont parmi les habitats les plus menacés au monde, en raison de la pression humaine, de l'exploitation forestière et de la dégradation", a ajouté le Dr Gray. "A peine découverte, la grenouille volante d'Hélène est déjà menacée dans son habitat qui rétrécit de jour en jour."

Découvert dans la forêt de conifères de montagne du Parc national de Kaeng Krachan, à l’ouest de la Thaïlande, le gecko volant de Kaengkrachanense (Ptychozoon kaengkrachanense) fait également partie des nouvelles espèces volantes recensées dans le Grand Mékong. Sa peau couleur camouflage lui permet de se déplacer en toute discrétion des branches vers le tronc des arbres.

"Le Parc national de Kaeng Krachan est une des zones les moins explorées d’Asie du Sud-est - un désert transfrontalier avec des zones adjacentes au Myanmar", a ajouté le Dr Gray. "C'est le centre nerveux du rétablissement des espèces en Thaïlande et au Myanmar, qui compte une des plus importantes populations de tigres au monde. La découverte de nouvelles espèces ici-même confirme l'importance des efforts de conservation fournis par le WWF et ses partenaires dans ce lieu grandiose."

Dans une grotte au Laos, le Dr Peter Jäger a découvert une nouvelle espèce d'araignée aveugle, la Sinopode de Scurion (Sinopoda de Scurion). La régression de la vue de cette araignée correspondrait à une adaptation au manque de lumière.

"Mékong Sauvage" donne un coup de projecteur particulier sur 15 des nouvelles espèces identifiées par la science entre 2012 et 2013, parmi lesquelles on dénombre 290 plantes, 24 poissons, 21 amphibiens, 28 reptiles, 3 mammifères et un oiseau.



* Cette région couvre le Cambodge, le Laos, le Myanmar, la Thaïlande, le Vietnam et le sud-ouest de la province chinoise du Yunnan. Depuis 1997, ce ne sont pas moins de 2077 nouvelles espèces qui y ont été découvertes.


http://www.podcastjournal.net/animal/De-nouvelles-especes-animales-decouvertes-dans-la-region-du-Grand-Mekong_a256.html


Photo : grenouille volante d’Hélène (Rhacophorus helenae)
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le juin 10, 2014, 12:53:14 pm

Le Mékong, mon fleuve préféré...  8)  J'étais encore sur ses rives, il y a un mois et je ne me lasse jamais de le voir, à des endroits différents, il a toujours le même charme...  :D

Super que l'on découvre toujours de nouvelles espèces d'animaux et quel beau spécimen, cette grenouille volante... 

Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le août 18, 2014, 01:14:01 pm
http://www.lejournaldepattaya.com/INFOS%20THAILANDE.htm


Accord sur le Mékong en Thaïlande


Le Ministère des transports a signé un accord avec le Vietnam afin de mettre en place une autorité commune tout au long du Mékong , et ce, en collaboration avec le Cambodge, le Laos, la Chine et la Birmanie.

L'objectif principal étant de mettre en place une organisation commune afin de faciliter le transports des marchandises et des passagers entre les différents pays et lutter contre les pirates du fleuve.

Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le novembre 09, 2014, 08:31:48 am

Fin du Forum de coopération économique du delta du Mékong

Le Forum de coopération économique du delta du Mékong (MDEC) - Soc Trang 2014 tenu sur le thème "Restructuration de l’agriculture - É dification de la nouvelle ruralité dans le delta du Mékong" s’est achevé après trois jours de travail dans la ville de Soc Trang.

Ce forum a reçu plusieurs initiatives et solutions pour matérialiser avec succès le projet de restructuration agricole pour l’amélioration de la valeur ajoutée et le développement durable associé à l’instauration de la nouvelle ruralité dans le delta du Mékong.

À cette occasion, les banques commerciales et les entreprises ont accordé plus de 480 milliards de dôngs à la caisse de sécurité sociale. Soixante-sept projets dans l’agriculture et le développement rural ont reçu un investissement de 22.000 milliards de dôngs. Plusieurs documents de coopération totalisant 2,8 milliards de dollars ont été signés à cette occasion.

Les principales activités du forum qui coincide avec la fête Oc Om bok, l'une des 3 grandes fêtes annuelles des Khmers, ont été organisées avec succès et appréciées par l’opinion publique, s’est félicité Nguyên Phong Quang, chef du Comité de pilotage du MDEC - Soc Trang 2014.

À travers sept éditions réussies, ce forum a avancé des propositions sur les mécanismes, politiques et initiatives comme impulsé les alliances et coopérations entre les localités du delta du Mékong et Hô Chi Minh-Ville ainsi que d’autres régions du pays.


Premier grenier à riz

Cette édition matérialise les options et politiques du Parti et de l’État sur l’agriculture, la paysannerie et la campagne ainsi que la restructuration du modèle de croissance et l’amélioration de la compétitivité de l’économie, et contribue à rendre plus prospère cette région ayant une position stratégique en termes de développement socioéconomique, de sécurité et de défense.


http://lecourrier.vn/lecourrier/fr-fr/details/25/agriculture/127011/fin-du-forum-de-cooperation-economique-du-delta-du-mekong160.aspx
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le novembre 21, 2014, 09:17:19 am

Petite photo prise cette semaine ! le Mékong vers Chiang Kong...


La photo en bonne qualité du Facebook :  https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10152869366624066&set=a.10150266501409066.367445.741404065&type=1&theater
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le novembre 22, 2014, 09:25:38 am

très très belle région, j'adore ce fleuve mythique (enfin pour moi)...   :D
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le novembre 22, 2014, 09:29:28 am
http://www.lejournaldepattaya.com/


Barrage de Don Sahong (Mékong), plusieurs ONG portent plainte au niveau international !


Des ONG cambodgienne, thaïlandaise et américaine ont porté plainte contre une compagnie malaisienne qui construit le barrage...

Cela fait suite à une série de campagnes récemment contre les entreprises asiatiques du secteur de l’énergie qui veulent exploiter la puissance générée par le débit du fleuve Mékong pour produire de l’électricité.

 Il s’agit de la première plainte internationale pour la défense des droits humains portant sur les projets de barrages le long du Mékong, qui traverse cinq pays d’Asie du Sud-Est (Myanmar, Laos, Thaïlande, Cambodge et Vietnam).
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le avril 10, 2015, 09:44:41 pm

Envie de chialer !...


Un des six dauphins de l'Irrawaddy du Laos est mort !

La mort récente de l'un des six dauphins de l'Irrawaddy restants dans le fleuve du Mékong au Laos accentue la situation désespérée de l'espèce déjà en réel danger.

Le 1er avril, des villageois cambodgiens ont effectivement découvert la carcasse d'une femelle de 200 kg dans la province de Stoeng Treng, située au nord du Cambodge, à la frontière avec le Laos, selon le Phnompenhpost. Ce dauphin faisait partie du petit groupe de six spécimens recensés dans cette partie du fleuve. Après examen du corps de l'animal, qui ne présentait aucune contusion ou blessure, les experts ont conclu qu'il serait décédé de causes naturelles. Mais sa disparition apparaît comme un échec pour les habitants de la région qui peinent à protéger cette espèce.

"C'est un moment très triste dans la diminution de la population de ces dauphins", a déclaré Thomas Gray, gestionnaire du Programme Espèces du Grand Mékong du World Wild Fund (WWF), dans un communiqué, rapporté par le site Thedodo.com. "Et c'est un autre avertissement concernant l'espèce qui est confrontée à un risque grave d'extinction à travers le Mékong", poursuit-il.

"Ce spécimen est considéré comme l'un des plus anciens et des plus grands dauphins dans la région", explique Dieb Bora, chef adjoint des pêches à Stung Treng, au Phnompenhpost. "Elle devait avoir entre 26 et 30 ans." Son âge a pu être déterminé grâce à l'étude de ses dents. La semaine dernière, le corps du dauphin a été transporté jusqu'au rivage, où quatre moines attendaient afin de bénir la dépouille lors d'une cérémonie funéraire.

Alors qu'il ne reste désormais que cinq dauphins au Laos, comme l'affirme Gray, on en dénombre entre 78 et 91 dans une région du Mékong, sur environ 190 km, située entre la frontière Laos-Cambodge et la ville de Kratie au Cambodge. En Indonésie, dans le Kalimantan oriental, dans une partie du fleuve Mahakam, on en compte entre 60 et 70. Et enfin, au Myanmar, dans le fleuve Ayeyarwady, entre 50 et 70. Au total, il reste environ 6000 dauphins d'Irrawaddy dans le monde.

Une perte survenue seulement deux semaines après que le WWF a fait part de ses préoccupations concernant le taux élevé de décès chez cette espèce. En particulier pendant la saison sèche, lorsque le niveau de l'eau baisse. Mais le dauphin de l'Irrawaddy - également appelé "le visage souriant du Mékong" a principalement été anéanti par l'industrie de la pêche. Depuis 2011, c'est le vingt-huitième dauphin à avoir trouvé la mort, selon le groupe de conservation WWF, dont cinq rien qu'en 2015.

Mais pour préserver le reste de la race, Chhit Sam Ath, directeur du WWF Cambodge, a fait appel à la communauté et a exprimé son souhait de renforcer les lois sur le braconnage.

Mais il faut savoir que cette disparition nourrit également des inquiétudes en termes d'économie et de tourisme puisque les dauphins de l'Irrawaddy attirent plus de 30.000 touristes chaque année.


http://www.huffingtonpost.fr/2015/04/10/dauphin-irrawaddy-mort-laos-disparition-espece-cambodge-braconnage-_n_7038850.html?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le juin 10, 2015, 08:58:50 am

Le pont de l'amitié à Nong Khai... C'est par là que l'on passe de la Thaïlande au Laos.
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le juin 13, 2015, 09:24:22 am

oui, je l'ai vu il n'y a pas longtemps et j'adore cette photo...    :D
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le juin 23, 2015, 09:20:31 pm
http://www.phuket.fr/actualite-phuket/le-pont-d-amitie-alimente-le-trafic-de-drogue-544


Le pont d'amitié alimente le trafic de drogue...  :What?


Tandis que l'ouverture du premier Pont d'Amitié de Myanmar-Laos le mois dernier peut apporter des avantages économiques tant attendus, il a aussi soulevé des problèmes du risque du trafic de drogue accru le long du parcours.

Le pont reliant Tachilek dans l'Etat Shan du Myanmar quartier Luang Namtha au Laos est également connu comme partie de la route R3B, qui relie la Thaïlande, le Myanmar et la Chine. Les liens de la route à l'autoroute R3A, qui traverse la Thaïlande, le Laos et Xishuangbanna dans le sud de la Chine.

Le pont de l'amitié encourage une réseaux de trafiquants, en particulier dans les régions du nord de l'Etat Shan, où les drogues sont produites par plusieurs groupes ethniques minoritaires, dit le Pol Col Myint Thein, secrétaire général adjoint du Comité central du Myanmar pour le contrôle de l'abus des drogues.

La Thaïlande, le Myanmar, le Laos et la Chine ont mis au point des mesures plus strictes pour combattre le commerce illicite - en particulier les précurseurs dans la production de drogue - dans le cadre du Joint Operation Safe Mékong, un projet mené par les quatre gouvernements à sévir sur la production et la distribution de stupéfiants dans la partie supérieure de la région du Mékong et du Triangle d'Or.

Les raids sont lancés dans les zones près du pont dans le cadre de la deuxième phase du projet.

Des représentants des quatre pays se sont réunis la semaine dernière pour examiner les progrès accomplis sur le fonctionnement, au pont de l'amitié entre le Myanmar et le Laos. Ils comprenaient le Pol Col Myint et Permphong Chavalit, secrétaire général du Bureau de la Commission de contrôle des stupéfiants (ONCB).

Un officier de la police locale, qui a refusé d'être nommé, a déclaré la caféine (un précurseur de la méthamphétamine) a été passée en contrebande à travers le pont à plusieurs reprises depuis son ouverture. Un total de 21 tonnes de pilules de caféine - qui en aurait produites 500-600 millions rapidement - a été confisqué.

M. Permphong a dit que les routes R3B et R3A sont des itinéraires les plus populaires pour les trafiquants de drogue.

"La répression a mis l'accent sur la suppression de précurseurs de drogues livrées par voie terrestre et via le fleuve du Mékong. Le raid comprendra également de traquer plusieurs barons de la drogue qui sont maintenant cachés dans les pays voisins", a déclaré M. Permphong.

"Les autorités du Myanmar a également mis en place de nombreux points de contrôle comme ils sont sur les guetteurs pour les drogues illégales," a-t-il dit. M. Permphong a ajouté que depuis que les autorités du Myanmar utilisent une technologie désuète, ils peuvent parfois échouer à détecter les substances illicit
es.

«Les autorités thaïlandaises leur fournissent l'équipement nécessaire," a-t-il dit.

Environ B20 millions sont réservés par les autorités thaïlandaises pour l'opération de répression inter-frontalière menée par le ONCB, qui durera jusqu'en Septembre, selon M. Permphong.

Les ministres de la justice au Myanmar, la Thaïlande, le Laos et la Chine ont également décidé d'étendre les zones cibles pour les activités de lutte contre les drogues dans leurs propres pays cette année.

Par exemple, les zones le long de la frontière nord de la Thaïlande auront renforcé la surveillance tandis que les autorités chinoises vont renforcer les mesures dans le Yunnan. Le Laos élargira également sa suppression lecteur de drogue sur Bo Kaew et Luang Namtha districts.

Les frontières passant à Chiang Rai et Chiang Mai sont les principaux points de transit, que ces deux provinces sont situées près de production et du trafic des régions du Myanmar, a-t-il dit.

Les drogues glissent aussi en Thaïlande à travers la frontière birmano-thaïlandaise dans Sangkhla Buri le quartier de Kanchanaburi, à l'ouest.

'' Nous allons mettre en œuvre de plus forte mesure pour intercepter les drogues, a dit M. Permphong.

Le gouvernement du Myanmar vise également les laboratoires de production de drogues et les bases du traitement, bien que la géographie isolée et montagneuse des Etats du nord rend la tâche difficile, a dit le Pol Lt Than Shew, superviseur des unités anti-stupéfiants.

Plusieurs stupéfiants bases de production sont situés en profondeur dans les forêts sans accès routier.

Ces zones sont également fortement gardés par des hommes armés, le Pol Lt Than Shew a dit.
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le juin 24, 2015, 07:42:08 am

Il est quand-même incroyable qu'un pont ne puisse pas être totalement contrôlé par ls autorités...
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le juillet 07, 2015, 09:17:45 am

Le Mékong à Luang Prabang (Laos du nord)

Mes photos sur Facebook : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10153483942059066&set=a.221450579065.164348.741404065&type=1&theater
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le juin 04, 2016, 09:12:59 am

Les fameux bateaux laotien à fond plat qui circulent sur le Mékong entre Chiang Khong et Luang Prabang.

Ma photo sur Facebook: https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10154262700979066&set=a.221450579065.164348.741404065&type=3&theater
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le juillet 31, 2016, 08:36:38 am

Au Laos, le sable et les galets du Mékong aspirés pour la construction

Sable, graviers, galets... Au sud de Vientiane, le Mékong est pillé pour alimenter en matériaux les immenses chantiers chinois. Une exploitation non encadrée qui affecte la vie des Laotiens, déjà en proie à la pauvreté, et a de graves répercussions écologiques.

Partout autour de la planète, sur les plages comme dans les rivières, légalement ou illégalement, le sable est ponctionné. Et en Asie, l'extraction se fait à une échelle colossale, notamment pour répondre aux appétits de construction du géant chinois et de Singapour.

Aujourd'hui, le sable est la deuxième ressource naturelle la plus consommée dans le monde après l'eau, avec 30 milliards de tonnes utilisées tous les ans. Et la Chine s'arroge 60% de ce total, d'après les données de l'Institut américain de géophysique (USGS).

Jusqu'ici, le Laos avait été plutôt épargné. Mais c'est désormais de l'histoire ancienne. A quelques kilomètres de Vientiane, la capitale, le Mékong marque la frontière entre ce petit Etat communiste fermé et la Thaïlande. De longs tuyaux plantés au fond du fleuve, reliés à des pompes, et des pelleteuses suffisent à amasser en quelques minutes de hautes piles de sable sur les berges.

D'autres canalisations charrient, dans un bruit assourdissant, des tonnes de galets de la taille d'un poing que des dizaines de travailleurs s'empressent de trier et de placer dans de grands sacs. A proximité, les camions attendent leur chargement et font des allers-retours avec le lieu du stockage.

Indispensable à l'industrie, le sable est présent dans quantité de produits : verre, papier, puces électroniques ou plastique. Mais surtout, il représente 80% de la composition du béton.

En contrebas de l'exploitation, près des rives, le Mékong est peu profond et les paysans du coin viennent y pêcher pour se nourrir. De l'eau jusqu'à mi-cuisses, ils plongent de grands filets dans le fleuve.

"La rivière a beaucoup changé. Ici, les berges s'effondrent. Cela n'arrivait pas avant", explique l'un des pêcheurs, qui a préféré garder l'anonymat.

"Cela nous oblige à aller plus loin pour pêcher. Ce n'est pas bon pour nous", ajoute-t-il en tirant son filet, dans lequel se débat un minuscule poisson.

"Aujourd'hui, c'est plus compliqué pour nous d'aller chercher de l'eau pour les cultures. Mais nous avons besoin de cette eau", renchérit Deaun Saengarun, 36 ans, qui transpire à grosses gouttes en triant les galets du fleuve qu'elle place dans des sacs de jute blancs.

Cette mère de deux enfants fait pousser quelques légumes sur les berges du fleuve et travaille dans l'exploitation pour une dizaine d'euros par jour.


'Exploitation non durable'

"Il y a de plus en plus de compagnies dans le coin. Nous avons maintenant beaucoup de clients chinois. Ils construisent d'immenses immeubles dans Vientiane, alors ils ont besoin de beaucoup de sable et de galets", explique Air Phangnalay, 44 ans, à la tête avec son neveu d'une exploitation en pleine croissance.

Bruit, modification des berges du Mékong... l'entrepreneur reconnaît que cette activité a des conséquences.

L'extraction du sable et des galets modifie les paramètres du fleuve : les courants, le niveau des nappes phréatiques, la profondeur, la largeur des berges, expliquent les experts.

Le gouvernement laotien reconnaît laconiquement que "l'extraction du sable du Mékong affecte la structure du fleuve et son écosystème".

Mais le gouvernement n'a pas de chiffres sur les quantités extraites tous les ans au Laos. D'ailleurs, les compagnies n'ont pas de quotas, explique Air Phangnalay.

"En amont du Mékong, l'exploitation du sable n'est pas durable et a de lourdes conséquences pour le delta", déplore Marc Goichot, responsable du dossier eau pour l'association World Wildlife Fund (WWF) dans le Grand Mékong.

Le fleuve produit autour de 20 millions de tonnes de sédiments par an, mais 50 millions en sont extraits dans le même temps, d'après les dernières études.

"C'est pourtant un processus clé", explique-t-il. Le fleuve a besoin que le sable soit transporté de l'amont vers l'aval pour que le delta puisse lutter contre la salinisation et l'avancée de la mer dans cette zone cruciale pour l'agriculture.

Et tout cela est aggravé par la construction de barrages sur le Mékong, qui bloquent les sédiments.

"Dès que vous modifiez l'équilibre d'un fleuve, le processus d'érosion s'engage et il faut des dizaines d'années pour inverser le processus même si vous stoppez l'exploitation", explique Pascal Peduzzi, du Programme des Nations unies pour l'environnement.

"Le problème est que l'on a longtemps cru que le sable était une denrée inépuisable... Ces quatre dernières années, la Chine a consommé ce que les Etats-Unis ont consommé en 100 ans", résume le chercheur.

Et la frénésie immobilière de la Chine ne s'arrête pas à ses frontières : c'est le premier investisseur étranger au Laos. Hôtels, complexe immobilier... dans Vientiane, tous les grands chantiers en cours sont dirigés par des entreprises chinoises.


http://www.ladepeche.fr/article/2016/07/27/2391850-laos-sable-galets-mekong-aspires-construction.html
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le août 23, 2016, 09:04:37 am
23 août 2016

ALERTE

Les personnes qui vivent aux abords du Mékong ont été placés en alerte, en raison de la crue du fleuve. Ils doivent se tenir prêts à quitter leur maison si la situation s'aggrave.

Dans la province de Nong Khai, le débit monte de 7cm/heure. Le niveau critique de 11,15 mètres est presque atteint. Des pompes ont été installées et des sacs de sable distribués aux habitants.
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 15, 2017, 08:38:42 am

Superbe Mékong entre Chiang Saen et Chiang Kong... Sur l'autre rive, en face, le Laos...


Ma photo sur Facebook : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10155167520959066&set=gm.1182341701884995&type=3&theater
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Line le mars 15, 2017, 01:21:47 pm

Superbe Mékong entre Chiang Saen et Chiang Kong... Sur l'autre rive, en face, le Laos...
Ma photo sur Facebook : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10155167520959066&set=gm.1182341701884995&type=3&theater



je connais bien cet endroit que j'adore particulièrement... elle est superbe cette photo Manu...   :clap
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le août 21, 2017, 08:21:11 am

Le Premier Ministre de Thaïlande veut faire du Nord-Est le "Centre économique du Mékong"

LE GOUVERNEMENT a l'intention de développer le Nord-Est pour qu'il devienne le «centre économique du Mékong», a déclaré hier le Premier ministre Prayut Chan-o-cha, avant une réunion du Conseil des ministres hors de Bangkok, dans le Nord Est, qui se déroulera demain.

Il a déclaré que son gouvernement vise à développer le Nord-Est pour devenir le centre économique de la sous-région du Grand Mékong en résolvant les problèmes existants et en développant de nouveaux projets, a rapporté l'agence officielle de presse.

La sous-région du Grand Mékong comprend le Cambodge, le Laos, le Myanmar, la Thaïlande, le Vietnam et les provinces chinoises du Yunnan et du Guangxi Zhuang.

Le conseil des ministres itinérant se réunira demain et mardi à Nakhon Ratchasima, ville considérée comme une passerelle régionale, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Lt-General Sansern Kaewkamnerd.

La réunion se concentrera sur des projets comme la gestion intégrée de l'eau, le soutien aux activités économiques et l'agriculture, l'amélioration de la qualité de vie des habitants, le développement de l'agriculture biologique et de l'agroalimentaire, l'éco-tourisme et l'expansion des initiatives One Tambon, One Product (OTOP) / un canton, un produit phare..

Nakhon Ratchasima, en particulier, serait choisi pour devenir un futur carrefour de l'industrie et de l'agriculture, a déclaré le porte-parole.

Un train à grande vitesse reliera la ville à Bangkok ainsi qu'au Corridor économique de l'Est (Chonburi - Rayong).

Sansern, qui est également directeur général du Département des relations publiques, a été au centre d'une polémique importante entre le govt. et les médias ces derniers jours. Le govt. voulait que chaque organe de presse suive particulièrement un ministre différent lors de ce déplacement à Korat et rapporte ses faits et gestes. Les journalistes ont répondu qu'il était hors de question qu'on leur dicte leur façon de travailler. S'en est suivie une grosse colère du premier ministre que le Bangkok Post (proche du govt.) rapporte mais que The Nation (très très proche du govt.) omet.

 

https://www.thaivisa.com/forum/topic/997995-pm-aims-to-turn-northeast-into-‘mekong-economic-hub’/
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le décembre 20, 2017, 08:18:30 am

Tortue mangeuse d'escargot, nouvelle espèce en Thaïlande (WWF)

Un crocodile lézard au Vietnam et une tortue dite mangeuse d'escargot figurent parmi 115 nouvelles espèces découvertes en 2016 dans la région du Grand Mékong, un signe encourageant en ces temps de menaces sur la biodiversité, a annoncé mardi le WWF.
 
"Alors que la tendance globale est inquiétante, et que les menaces sur les espèces et leur habitat dans la région du Grand Mékong sont importantes, la découverte de ces nouvelles espèces nous donne espoir", a commenté Lee Poston, du World Wildlife Fund (WWF), interrogé par l'AFP.

Le Mékong, qui prend naissance sur les hauteurs de l'Himalaya pour finir sa course au Vietnam, donne son nom à cette région tropicale, largement couverte de jungle, qui comprend aussi le Cambodge, le Laos, la Thaïlande, la Birmanie et la province chinoise du Yunnan.

Chaque année, les scientifiques du Fonds mondial pour la nature (WWF) annoncent la découverte de nouvelles espèces après un long processus d'évaluation par leurs pairs. En 2015, 163 nouvelles espèces avaient été découvertes.

Souvent, les chercheurs craignent que les espèces ne disparaissent avant même d'avoir été répertoriées tant le développement de la région est rapide, avec la construction de routes et de barrages, mais aussi le trafic d'animaux sauvages.
Tortue découverte par hasard

C'est ainsi que sur les 115 nouvelles espèces découvertes cette année (dont 11 amphibiens, trois mammifères, deux poissons, 11 reptiles et 88 plantes), la nouvelle espèce de tortue, dite mangeuse d'escargot, a ainsi été repérée par hasard par un scientifique thaïlandais sur un marché du nord-est de la Thaïlande.

Le crocodile lézard du Vietnam avait été repéré dès 2003 dans la jungle du nord du pays, mais cela avait pris des années pour que les scientifiques réussissent à établir qu'il s'agit bien d'une nouvelle espèce. Il ne resterait plus que 200 spécimens de cette espèce, menacée par les trafiquants et le développement des mines de charbon.

Depuis 20 ans, plus de 2.500 espèces ont été recensées dans la région, soit deux découvertes chaque semaine.

Un dixième de l'étendue des écosystèmes sauvages de la planète ont disparu ces vingt dernières années, selon un rapport de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publié en septembre 2016.

Le WWF explique la longueur du délai entre la découverte d'une nouvelle espèce et son inscription à la liste du WWF par le fait qu'ils doivent passer plusieurs étapes, des tests d'identification génétique à la comparaison avec les bases de données mondiales pour s'assurer que l'espèce n'a pas déjà été répertoriée ailleurs.


https://www.rtbf.be/info/societe/detail_crocodile-lezard-et-tortue-mangeuse-d-escargot-nouvelles-especes-en-asie-wwf?id=9793276
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le janvier 10, 2018, 08:56:42 am

Inquiétudes pour le Mékong menacé par les barrages chinois, la Thaïlande largement concernée

Sles Hiet, pêcheur cambodgien, a de plus en plus de mal à vivre grâce aux poissons du Mékong: l'immense fleuve qui nourrit des dizaines de millions de personnes est menacé par les nombreux barrages du puissant voisin chinois.
 
Cet homme de 32 ans, membre de la communauté musulmane Cham, vit sur son bateau dans la province de Kandal, dans le sud du Cambodge. Ses prises diminuent d'année en année.

"Nous ne savons pas pourquoi il y a moins de poissons aujourd'hui", raconte à l'AFP celui qui a de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.

Le constat est largement partagé tout le long de l'immense fleuve qui prend sa source sur le plateau tibétain, traverse la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam avant de se jeter dans la mer de Chine méridionale.

Avec plus de 4.800 kilomètres de long, le Mékong abrite la biodiversité aquatique la plus importante du monde après l'Amazone, avec notamment 1.300 espèces de poissons.

Et il est vital pour la survie des 60 millions de personnes vivant directement du fleuve en Asie du Sud-Est.

Pourtant, c'est plus au nord que tout se joue: les dirigeants chinois détiennent entre leurs mains l'avenir du fleuve. Le Premier ministre Li Keqiang se rend d'ailleurs mercredi à Phnom Penh, la capitale cambodgienne, pour un sommet régional qui y sera consacré.

Pékin a déjà construit six barrages sur le cours supérieur du Mékong et investi dans plus de la moitié des 11 barrages prévus plus au sud, d'après l'ONG de défense de l'environnement International Rivers.

Les groupes environnementaux estiment que les barrages représentent une grave menace pour l'habitat des poissons et perturbent les migrations et l'écoulement des principaux nutriments et sédiments - sans parler du déplacement de dizaines de milliers de personnes victimes d'inondations.

Si les habitants des pays les plus au sud dénoncent une baisse des stocks de poissons à cause des barrages, les experts estiment qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions complètes étant donné le manque de données de base et la nature complexe de l'écosystème du fleuve.


- Intérêt de la Chine -

En contrôlant le débit en amont, la Chine possède un moyen de pression incroyable. Ainsi en 2016, Pékin a permis au Vietnam d'atténuer les effets d'une grave sécheresse en ouvrant les vannes.

Et les pays d'Asie du Sud-Est ne peuvent pas tenir tête à la Chine sur le plan géopolitique, rappelle Thitinan Pongsudhirak, expert en politique étrangère à l'Université Chulalongkron de Bangkok.

La superpuissance régionale a assis son autorité sur le dossier grâce au forum régional naissant, appelé coopération Lancang-Mékong (LMC). La Chine a offert, pour contenter ses voisins, des investissements le long du Mékong et des prêts à taux réduit.

Cela permet à Pékin de continuer à "saper l'habitat et les moyens de subsistance de millions de personnes en aval", ajoute-t-il.

Les dirigeants des six pays du Mékong participeront au forum LMC cette semaine au Cambodge.

"Nous sommes inquiets que la Chine cherche surtout à mettre en avant ses propres intérêts plutôt que d'instaurer une véritable coopération", explique Maureen Harris, responsable d'International Rivers en Asie du Sud-Est.

Jusqu'ici, les entreprises chinoises ont investi des milliards de dollars dans de nombreux barrages mais n'ont réalisé aucune évaluation environnementale et sociétale complète.

Les appels à la protection du fleuve sont jusqu'ici restés lettre morte en Asie du Sud-Est, où les gouvernements sont impatients de répondre aux besoins énergétiques et ne veulent pas résister à la Chine ou renoncer à de gros contrats.

"Une grande partie des bénéfices seront récoltés par les intérêts financiers et commerciaux impliqués et ce sont les communautés le long du fleuve qui seront affectées", ajoute Maureen Harris.

Ceux qui dépendent directement du Mékong, comme Sles Hiet, n'ont pas droit au chapitre.

"Même s'il y a moins de poissons, nous continuerons car nous n'avons pas d'autres emplois et pas de terres à cultiver", rappelle-t-il. "Nous dépendons uniquement du fleuve Mékong".

(AFP) -         

 
http://www.lepoint.fr/economie/inquietudes-pour-le-mekong-menace-par-les-barrages-chinois-08-01-2018-2184736_28.php
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le janvier 16, 2018, 08:22:59 am

Barrages chinois sur le Mekong : l’écosystème d’une région menacé

Le Mékong, long de 4 800 kilomètres, traverse six pays. Ce fleuve nourrit 60 millions de personnes. Depuis quelque temps, les stocks de poissons diminuent dangereusement.

Lorsqu’en 1986, la Chine a commencé à construire le premier d’une série de barrages sur le Mékong, presque personne dans les pays situés en aval n’y a prêté attention.

Mais aujourd’hui, alors que la Chine s’apprête à terminer un sixième barrage pour générer de l’électricité sur la partie supérieure du plus grand fleuve d’Asie du Sud, de nombreuses voix s’inquiètent des impacts environnementaux pour les autres pays riverains.

Le Mékong, long de 4 800 kilomètres, traverse six pays. Ce fleuve nourrit 60 millions de personnes. Depuis quelque temps, les stocks de poissons diminuent dangereusement.


Les barrages, un impact sur l’environnement et les populations

Au Cambodge, la vie des pêcheurs s’organise autour du Mékong. Mais au fil des ans, leurs prises s’amenuisent.

La Chine compte six barrages sur le cours supérieur du Mékong, onze autres sont prévus. Pékin n’a jamais mesuré l’impact global sur l’environnement et les populations. Face à la superpuissance régionale, les pays du sud ne font pas le poids, encore moins les pêcheurs cambodgiens.

« Certains disent que c’est à cause de la construction des barrages, mais je ne sais pas vraiment », commente Y Ya, un autre pêcheur cambodgien.

C’est en 1986 que la Chine a commencé à construire des barrages sur le cours supérieur du fleuve, appelé Lancang tant qu’il coule en territoire chinois. Aujourd’hui, six sont terminés. Tous sont situés au nord de la frontière du Laos dans la province du Yunnan. Onze autres doivent être construits au Laos et au Cambodge avec l’aide des ingénieurs chinois.

En 2010, la situation du fleuve Mékong était problématique : depuis plus de 50 ans, son niveau n’avait jamais été aussi bas et la Mekong River Commission alertait sur le niveau du Mekong – qui traverse la Chine, la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam.

Sur le plateau tibétain, l’eau des précipitations est stockée sous forme de neige. Plus bas dans le bassin du Mékong, la mousson entraîne une forte augmentation du débit entre mai et novembre, qui peut représenter 85 à 90% du débit total annuel du fleuve.

La pêche est très importante et le fleuve joue également un rôle très important pour le transport. Le bassin du Mékong est une des zones les plus riches en biodiversité du monde et son milieu aquatique est le deuxième écosystème le plus diversifié au monde après l’Amazonie.

Les principales tensions entre les pays ne sont pas dues à la qualité de l’eau mais à sa quantité, particulièrement au moment de la saison sèche. Les controverses et les tensions entre pays riverains sont dues à la diminution des débits grâce à un transfert inter- ou intra-bassin et aux retenues d’eau des grands barrages construits pour l’hydroélectricité ou l’irrigation.

Beaucoup se tournent vers la Chine, lui réclamant des explications

En quinze ans, le fleuve est devenu une turbine à produire de l’électricité. Ce qui faisait écrire récemment à l’un des éditorialistes du Bangkok Post : « Les barrages chinois tuent le Mékong ».

Les associations écologistes accusent les autorités chinoises de manquer de transparence sur la gestion de leurs  réservoirs, profitant de leur position dominante puisque le pays est situé à la source.

Citer

    Environ 70 millions de personnes vivent dans le bassin du Mékong, appartenant à plus de 100 groupes ethniques.

    85% des personnes vivant dans le bassin gagnent leur vie directement à partir des ressources naturelles du bassin du Mékong.


Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Malco le janvier 16, 2018, 01:52:06 pm
Citer
           

Barrages chinois sur le Mekong : l’écosystème d’une région menacé                 


C'est plus que grave là , dramatique  , à suivre ?
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le avril 05, 2018, 09:14:09 am

Un reportage très intéressant sur le Mékong...  :D


Secrets du Grand Mekong - Au royaume des poissons


https://www.youtube.com/watch?v=A9moKhY82RA
Titre: Re : Le fleuve MEKONG
Posté par: Manu de Chiang Mai le juillet 04, 2018, 07:33:32 am

Chinois et experts thaïlandais s'écharpent quant aux impacts environnementaux des projets grandioses sur le Mékong

Les experts chinois qui assurent que les projets hydrauliques sur le Mékong seront bénéfiques viennent de trouver leurs contradicteurs alors que des universitaires thaïs assurent de leur côté que les locaux ont plus à perdre qu’à gagner en raison des lourds impacts sur maints aspects de leur vie.

Lors d’un séminaire sur le développement des ressources en eau à l’université Chulalongkorn, les experts chinois ont assuré que le développement du courant du Mékong est faisable et sera bénéfique pour tous les résidents du bassin fluvial.

Tout en acceptant que les barrages ont des impacts négatifs sur l’environnement, l’écosystème du fleuve et la vie des habitants des lieux, les délégués chinois affirment que tout cela peut être enrayé par la technologie et une solide gestion.

La Chine est parmi les plus grands investisseurs dans les projets hydrauliques du Mékong puisque les Chinois on déjà construit huit barrages en amont du fleuve et travaillent actuellement à des développements hydrauliques au Laos.

Un universitaire du Yunnan a fait valoir qu’une étude sur les impacts du barrage de la province a montré qu’une gestion appropriée et une bonne planification pourraient assurer aux habitants une meilleure qualité de vie. En 2015, 242 familles relocalisées ont maintenant un accroissement de revenu et des standards de vie meilleurs malgré leur changement de mode de vie. Le barrage en question est un des plus importants du haut-Mékong avec une capacité de 5 850 mégawatts.

Plus de 43 000 personnes ont dû être relocalisées avant la fin de 2012, selon une groupe environnementaliste.

 
Étude douteuse

« Les gens relocalisés l’ont été dans des résidences de haut standard moderne, ce qui leur a permis d’avoir accès à l’électricité et à l’eau courante. Ils ont de même un meilleur accès à l’éducation et au bien-être comparé à leurs vieilles fermes rurales .» On ajoute qu’il s’agit là d’une bonne géstion par les autorités du projet, qui devrait être appliqué partout ailleurs sur le Mékong.

Mais un universitaire a étudié les résultats de l’enquête pour se rendre compte que celle-ci a été conduite hors des normes académiques requises ; il montre que les relocalisés souffrent de l’impact négatif sévère sur les aspects sociaux.  « Même s’ils ont des maisons de style moderne, ils doivent faire face à des changements brusques de plusieurs aspects de leur vie, alors que ceux qui ne se sont pas adaptés tombent dans le chômage ou le trafic  humain. »

« Non seulement ces gens ont perdu leur foyer, mais aussi leur connaissance de l’environnement et des ressources naturelles qui les faisaient vivre. Trouver de nouveaux emplois ou une formation n’est pas une solution aux problèmes, car ce n’est pas tout le monde qui peut s’adapter soudainement à un nouveau style de vie. »

La relocalisation provoque des dommages à la communauté en démantelant les structures sociales en écartant les familles les unes des autres.

« Les projets hydrauliques du Mékong sont insoutenables en contribuant à l’injustice sociale et ne prenant pas en considération les impacts environnementaux. »


https://fr.thaivisa.com/forum/topic/12225-chinois-et-experts-tha%C3%AFlandais-s%C3%A9charpent-quant-aux-impacts-environnementaux-des-projets-grandioses-sur-le-m%C3%A9kong/