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CULTURE => Culture Thailandaise => Discussion démarrée par: Manu (de Chiang Mai) le août 25, 2009, 05:12:25 pm

Titre: L'ECONOMIE, le business, les grands projets en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 25, 2009, 05:12:25 pm

Même si je ne peux pas remettre les centaines de textes qui traitaient de l'économie thaïlandaise dans notre ancien forum, je reprends là ma petite chronique où je l'avais laissé...


Thaïlande – Asean : les enjeux d’un marché unique !


L’Asean va-t-elle un jour devenir une communauté économique, à l’image de l’Union européenne ? Les 10 membres de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est se sont réunis à Bangkok, pour faire avancer le processus de création d’une « Communauté économique de l’Asean » (AEC).

Les enjeux  de la création de ce nouveau bloc sont considérables :  la Communauté économique de l’Asean formerait un marché immense de près de 584 millions de personnes, avec un PIB cumulé de plus de 1506 milliards de dollars et un volume d’échanges de 1710 milliards en 2008.

« Les investisseurs s’intéressent surtout à la profondeur et à la diversité de ce marché unique. Seuls, la plupart de ces pays ne font pas le poids »,

commente Jean-Jacques Bouflet, conseiller commercial de la délégation de la Commission européenne en Thaïlande.


Bangkok, l’un des moteurs de l’Asean et du marché unique.

La Thaïlande a tout à gagner d’une meilleure intégration économique de la région : avec un PIB de 273,6 milliards de dollars, elle est la deuxième économie de l’Asean après l’Indonésie. En termes d’investissements directs étrangers, elle se place juste derrière Singapour, avec un peu plus de 9,8 milliards de dollars reçus en 2008.

En revanche, son PIB par habitant -4116 dollars annuels- est neuf fois moins important qu’à Singapour (USD 38046). Le royaume se place ici au 4ème rang, tout comme en termes de population -66,4 millions- derrière le Vietnam, les Philippines et l’Indonésie.

Depuis la signature de l’accord prévoyant la création de la Communauté économique de l’Asean (AEC), Bangkok a joué un rôle moteur, notamment dans l’élimination progressive des barrières douanières. L’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra, qui louait les avantages d’un bloc régional pour le royaume, avait aussi poussé les autres pays membres à avancer la date de mise en place de l’AEC, de 2020 à 2015.

Selon la Charte ratifiée en décembre 2008, ce nouveau bloc se caractériserait par la libre circulation des biens, des services, des investissements et des capitaux entre les dix pays membres  (Philippines, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie et Cambodge). L’idée est de constituer un marché attractif et une entité économique, moins dépendante des Etats-Unis. L’Asean pourrait ainsi se positionner de manière plus favorable face aux géants chinois et indiens.

L’Asean s’est donc donné jusqu’en 2015 pour faire de ce marché immense une réalité pour les investisseurs étrangers. Mais cette date est-elle réaliste compte tenu des énormes disparités qui subsistent entre chaque pays ?


Des économies très diverses.

Pour parvenir à créer ce bloc régional, il faudra intégrer des économies aussi diverses que celles de Singapour et de la Birmanie. A ce titre, certains analystes parlent de l’AEC comme d’un « vœu pieux ». Avec un PIB de 511 milliards de dollars, l’Indonésie a une économie qui pèse 100 fois plus que celle du Laos, le plus petit pays de l’Asean.

L’activité économique de l’Asean est aussi très concentrée sur les cinq plus importants pays que sont l’Indonésie, la Thaïlande, les Philippines, la Malaisie et Singapour qui représentent à eux seuls 90% du PIB du groupe. Pour tenter de diminuer ces disparités, un programme ambitieux d’aide aux pays en voie de développement (Birmanie, Laos, Cambodge, Vietnam…), notamment en matière d’infrastructure, de formation professionnelle et de télécommunication, semble indispensable.

Un rapport de la Banque asiatique de développement (ADB) montre par exemple qu’il faut trois jours pour importer un produit à Singapour, contre 78 au Laos. « Pour l’instant, déclarait récemment l’analyste Hiro Katsumata, de la Rajaratnam School of International Studies de Singapour, ces pays ne sont toujours pas prêts pour la Communauté économique de l’Asean.» Jusqu’à présent, une mauvaise coordination – et probablement un manque de volonté de certains pays ayant plus à y perdre qu’à y gagner- a retardé l’intégration de la région.

« Plusieurs pays sont gangrénés par la corruption. Certaines réformes proposées par l’Asean se heurtent donc à la résistance d’officiels, notamment dans le département des Douanes »,

explique un autre analyste.

Ces difficultés à se mettre d’accord s’illustrent dans les négociations de libre échange avec les autres pays. Si l’Asean a déjà conclu des FTA (Foreign Trade Agreement) avec l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, la Chine, l’Australie et la Nouvelle Zélande, les négociations avec l’Union européenne sont au point mort.

« Nous faisons une pause car les négociations n’avancent pas assez rapidement. Le problème est que dans un système basé sur le consensus, le pays le plus frileux parvient toujours à imposer son point de vue.»

tempère Jean-Jacques Bouflet, conseiller commercial de la délégation de la Commission européenne en Thaïlande. L’autre point faible dans la constitution de l’AEC, poursuit le conseiller, réside dans le fait que le commerce intra-Asean reste encore limité, contrairement à ce qui se passe dans l’Union européenne : « Les pays membres de l’Asean sont plus en concurrence qu’autre chose ». Depuis 2000 la part du commerce intra Asean est resté étonnamment stable, environ 25%, alors que le commerce extérieur de chacun des pays membre a enregistré une très forte croissance.

Début 2009, le 14ème sommet de l’ASEAN à Hua Hin a scellé un plan pour parvenir aux objectifs fixés avant 2015. Un « Accord sur le commerce des biens » (ATIGA), est censé prendre effet en octobre. Mais il reste encore beaucoup de travail pour parvenir à l’élimination des barrières douanières dans les 12 secteurs jugés prioritaires, comme l’agro-alimentaire, l’électronique, l’industrie du poisson, le tourisme ou encore le transport aérien et la santé.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 26, 2009, 11:11:03 am

Le BOI ouvre un bureau à Guangzhou pour attirer les investissements chinois.

Le Thailand Board of Investment (BOI) a ouvert son troisième bureau en Chine à Guangzhou dans l’espoir d’attirer plus d’investissements chinois en Thaïlande. Le nouveau bureau servira à faciliter l’investissement pour les entreprises dans le sud de la Chine, où les principaux secteurs de l’automobile, l’électronique, de la pétrochimie et de haute technologie sont centrées.

M. Chanchai Chairungruang, ministre de l’Industrie, a récemment conduit une mission d’investissement à Guangzhou, en Chine, du 18-21 août 2009, dans le but de promouvoir la Thaïlande comme destination d’investissement. La mission se composait de cadres supérieurs de divers organismes gouvernementaux, tels que le Board of Investment (BOI), le Bureau des petites et moyennes entreprises Promotion (OSMEP), Industrial Estate Authority of Thailand (IEAT) ainsi que des industriels thaïlandais de l’alimentation et l’agriculture .

"Le Thai-Chinese Business Forum qui s’est tenu récemment à Pattaya a généré 200 milliards de baht en échanges et investissements entre les deux pays. Nous nous attendons à ce que le réseautage d’affaires  permette d’augmenter ce premier effort de la communauté d’affaires chinoise "

a déclaré le ministre de l’Industrie.

Selon le BOI, la valeur totale des demandes d’investissement de la Chine de janvier a juin 2009 a bondi de 181% à 507 millions de baht (14.91 millions de dollars), comparativement à la même période l’an dernier. Le bureau du BOI à Guangzhou est le troisième bureau en Chine, après ceux de Shanghai et de Beijing.

"Guangzhou est la capitale de la province du Guangdong dans le sud de la Chine. Son emplacement stratégique, comme un port sur la rivière des Perles, navigable jusqu’à la mer de Chine méridionale et accessible à partir de Hong Kong et de Macao, Guangzhou fait une importante porte d’entrée sud de la Chine ",

a ajouté le Dr. Atchaka.


Thailand Board of Investment, Guangzhou Office, sous la supervision de Bung-On Thitapaisalpol, est situé salle 1216-1218, Garden Tower, 368, Huanshi Dong Road, Guangzhou, 510064 Chine. Pour de plus amples renseignements, contacter: Tel. (86-20) 8333-8999 -1216, 1217, 1218, Fax. (86-20) 8387-2700 E-mail: bungon@boi.go.th


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 27, 2009, 10:55:18 am

Troisième trimestre consécutif de récession (-4,9%) en Thaïlande.

L’économie thaïlandaise a enregistré au deuxième trimestre 2009 une nouvelle diminution de son PIB de 4,9%, soit son troisième trimestre consécutif de récession. Cette diminution est cependant mois importante que celle du trimestre précédent (- 7,1%), et laisse espérer une possible reprise pour le second semestre de l’année.

Le produit intérieur brut thaïlandais a chuté de 4,9 % au deuxième trimestre, après s’être contracté de 7,1 % au cours des trois mois précédents, selon les chiffres publiés par le gouvernement. L’estimation médiane de 12 économistes dans un sondage de Bloomberg était d’une baisse de 5,1 %.

“La croissance économique sera beaucoup plus forte au second semestre car tous les indicateurs ont montré une amélioration impressionnante», a cependant déclaré Voravan Taraphum, administrateur délégué de la BBL Asset Management Co. (Bangkok Bank), qui gère environ 170 milliards de bahts (5 milliards de dollars) d’actifs.

En outre, le Conseil des ministres a approuvé le 18 août dernier un budget total de 1060 millions de baht (31 milliards de dollars) pour trois programmes d’investissement décennal destinés à aider l’économie à sortir de la récession.

“L’économie thaïlandaise se remet plus vite que prévu», a déclaré Montree Sornpaisarn, directeur général à Kim Eng Securities (Thaïlande) PCL, le plus important courtier en valeurs mobilières . «La tension politique a également diminuée, permettant au gouvernement de faire avancer ses politiques économiques et ses plans de relances.”

Pour l’année 2009, les prévisions de croissance se situent entre une diminution de -3,5 à -4,5%. La Banque de Thaïlande s’attend à ce que le PIB diminue de 4,5 % en 2009, suivi par une reprise de 3% en 2010. L’institut national de prévision NESDB, prévoit une diminution de 3,5% en 2009.

Au delà des facteurs conjoncturels, des facteurs structurels comme le manque d’infrastructure et de main d’œuvre suffisamment qualifiée peuvent aussi influer sur le niveau des investissements et de la croissance économique. Un rapport de la Banque Mondiale, rendu public la semaine dernière, insiste sur une variable clé de la reprise : la stabilité politique.

Le rapport intitulé “Thailand Investment Climate Assessment Update” a également recommandé plus d’investissements publics dans les infrastructures, ainsi qu’une réforme de l’éducation pour favoriser l’apprentissage, les compétences créatives et les liens entre universités et entreprises.

Utilisant une enquête exhaustive auprès de 1043 entreprises effectuée entre avril et novembre 2007, le nouveau rapport, Thailand Investment Climate Assessment Update 2008, a montré que plus des deux tiers des entreprises intérrogées ont jugé le climat d’incertitude économique et politique comme des obstacles majeurs ou sévères pour faire des affaires en Thaïlande cette année.

“Quand il y a une forte incertitude sur l’environnement politique, les investisseurs et les gestionnaires d’entreprises ont tendance à craindre que tout changement de gouvernement pourrait conduire à des changements dans les politiques gouvernementales et dans les règlements qui touchent les entreprises. Et ces préoccupations ont naturellement été reflétées dans l’enquête.”

a noté Kirida Bhaopichitr, économiste principal pour la Thaïlande, et co-auteur de l’Investment Climate Assessment Update pour la Banque Mondiale

Le rapport de la Banque Mondiale a constaté que l’incertitude politique a été perçue par les entreprises comme la principale contrainte en ce qui concerne l’investissement. L’absence d’amélioration dans les infrastructures et la pénurie de travailleurs qualifiés (liée à la qualité de l’éducation) ont également limité les investissements.

Le rapport a constaté que le climat de l’investissement de la Thaïlande semble s’être dégradé entre 2004 et 2007, à en juger par les opinions des dirigeants d’entreprises interrogés.

" Cette détérioration de la perception subjective est probablement liée à l’incertitude politique et aux changements dans l’environnement macro-économique mondial."

estiment les analystes de la Banque Mondiale. L’instabilité politique a été classée deuxième parmi les contraintes pour faire des affaires en 2007 alors qu’en 2004 elle n’était même pas parmi les 10 premières préoccupations des entreprises.

 :o

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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 02, 2009, 10:10:35 am

Le SET vers les 700 points ?


Les investisseurs positivent sur la Thaïlande : l’indice SET de la bourse de Bangkok a gagné 45 % cette année, sa meilleure performance annuelle depuis 2003, après avoir enregistré une chute 48 % l’an dernier.

Kim Eng Securities (Thaïlande) PCL, la plus grande maison de courtage de Thailande, a relevé son objectif de fin d’année de 700, à 750 en pariant sur une reprise économique prévue pour 2010 qui devrait stimuler les revenus des entreprises.

Hier 27 Aout, le SET a cloturé à 653,20 sur la nouvelle d’une récession moins importante que prévue pour le deuxième trimestre 2009. Le produit intérieur brut a chuté de 4,9 pour cent au deuxième trimestre, après s’être contracté de 7,1 pour cent au cours des trois mois précédents.

L’indice de confiance des consommateurs a augmenté pour un deuxième mois consécutif en juillet après que le gouvernement se soit engagé à augmenter les dépenses pour relancer la croissance. La baisse des exportations de la Thaïlande s’est aussi ralentie en juillet.

Kim Eng a recommandé à l’achat des actions de Kasikornbank Pcl, la troisième plus grosse banque de Thailande, et le développeur de projet immobilier Supalai Pcl, ainsi que Tipco Asphalt Pcl et Siam Cement PCL parce que l’augmentation des dépenses du gouvernement fera augmenter les ventes de produits de construction.

La situation actuelle semble se diriger vers un schéma semblable à celui qui avait suivi la crise de 1997. Pendant les neuf premiers mois de l’année 1998, le SET avait alors enregistré une baisse de 63% avant de regagner 60% sur les trois derniers mois de l’année. La reprise avait donc été très forte et très rapide.

Cependant les incertitudes politiques pourraient freiner la reprise, si elles devaient se prolonger, ou mettre en difficulté l’actuel gouvernement.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 03, 2009, 10:23:47 am

La Bangkok Bank opérateur exclusif pour le Yuan en Thaïlande.


La Chine a accordé à la Bangkok Bank, la plus grande banque commerciale de Thaïlande, une licence exclusive pour autoriser des opérations en yuans dans le royaume. Les autorités chinoises contrôlent très strictement le cours de leur monnaie et le yuan n’est pas autorisé à circuler librement en dehors de Chine.

Cette opération fait cependant partie de la tentative de la Chine pour élargir progressivement le rôle de sa monnaie (le renminbi, plus connu comme yuan) en Asie. La Bangkok Bank, la plus grande banque commerciale de Thaïlande en termes d’actifs, dispose de quatre succursales en Chine continentale et d’un réseau de succursales dans tout le Sud-Est asiatique.

En tant que seule banque accréditée par la Chine, elle sera autorisée à collecter des dépôts en yuan à remettre des yuans à l’étranger. Les clients particulier et entreprises qui veulent établir des comptes en yuans à la Bangkok Bank doivent être non-résidents, par exemple des entreprises chinoises qui souhaitent régler leur transaction dans la monnaie chinoise.

L’ ouverture d’un établissement habilité à changer et tenir des comptes en yuan en Thailande est la conséquence logique d’un accord de swap signé récemment entre la Chine et la Thailande qui autorise le règlement de transactions entre les deux pays dans leur monnaie respective. Elle vise aussi à restreindre le rôle du dollar dans le commerce extérieur de la Chine, qui a récemment critiqué sa capacité à demeurer la principale monnaie de réserve sur le marché mondial des changes.

L’Argentine, le Brésil, l’Indonésie, le Bélarus, la Corée du Sud, la Malaisie et Hong Kong ont déjà signé des accords de swap de devises avec la Chine. La taille de ces accords, toutefois, reste faible par rapport au volume total des échanges. Ces accords permettent aux exportateurs et aux importateurs de régler leurs transactions commerciales dans leurs monnaies locales au lieu du billet vert.

Ils indiquent que l’influence sur l’économie mondiale de la Chine, notamment dans ses aspects financiers sont de plus en plus importants, même s’il ne faut pas en exagérer les conséquences. Ces swaps visent à injecter dans le système financier des yuans, une monnaie dont le taux de change est strictement contrôlé et la convertibilité trop limité pour lui permettre de jouer le rôle de monnaie internationale.

Une parité quasi-fixe (± 0,3%) avec le dollar a longtemps été la règle, elle a été remplacée le 21 juillet 2005 par une indexation sur un panier de monnaies où figurent les principales devises de la planète (avec toujours très majoritairement le dollar) et le yuan a été dévalué de 2 % par rapport à la monnaie américaine. Des pressions, émanant notamment de parlementaires américains, veulent rendre le yuan davantage flexible, c’est à dire plus fort par rapport au dollar, sans succès pour le moment.

Depuis dix ans, les gouvernements des pays d’Asie gèrent leurs monnaies de manière à s’assurer des taux de change compétitifs ( plutôt sous évalué, pour suivre l’exemple chinois) et des excédents commerciaux, source de confortables réserves de change.

Dans le cas particulier de la Chine, cette gestion dirigiste aboutit à un paradoxe : la Chine est aujourd’hui un géant économique, mais reste un nain monétaire. Elle est assise sur un trésor de guerre de près de 2000 milliards de dollars, dont plus de 70% seraient placés dans les bons du trésor américain.  Or depuis quelques temps le dollar inspire moins confiance avec la montagne de dette accumulées par les États-Unis, et la fragilité de son système bancaire qui est au centre de la crise actuelle. Que se passerait t-il si le dollar cessait d’être la monnaie de référence pour les échanges internationaux  ? C’est à dire si on retirait aux États-Unis le droit exorbitant de battre monnaie pour l’économie mondiale.

On peut penser qu’à terme le déclin relatif du dollar pourrait favoriser une plus grande utilisation des monnaies asiatiques par le biais d’une accélération des échanges commerciaux et financiers dans le cadre de l’intégration régionale constitué par les pays d’Asie regroupés au sein de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du sud Est).

Une telle évolution ne pourrait que favoriser une place plus importante des devises asiatiques dans le monde, et devrait logiquement profiter au baht thaïlandais et au yuan, parmi les monnaies les plus solides de la région.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 06, 2009, 09:09:15 am

Thailande, le rapport 2009 : un guide pour les investisseurs.


Le Board of Investment de Thailande cherche visiblement à rassurer les investisseurs qui ont déserté le royaume ces deux dernières années, sur fond de d’instabilité politique. “The Report : Thailand 2009″ leur est destiné sous forme d’ un panorama économique et financier qui regroupe une très grande quantité d’informations destinées à la communauté d’affaires.

La nouvelle publication de Oxford Business Group (OBG) “Le rapport: Thaïlande 2009″, réalisée en partenariat avec le Board of Investment (BOI), a été présenté le mois dernier au  Royal Thai Government House, en présence du Premier ministre de Thaïlande Abhisit Vejjajiva. C’est une source d’information très complète (en anglais) pour ceux qui s’intéressent à la Thaïlande en tant que marché, ou en tant que destination possible pour des investissements. Il est très regrettable qu’une telle publication ne soit pas disponible en langue française.

Beaucoup d’entre vous ici aujourd’hui se posent des questions concernant la stabilité politique en Thaïlande. Même si les six derniers mois ont été turbulents, je pense que vous avez constaté aussi que, en dépit de ces turbulences, le gouvernement n’a jamais été détourné de ses objectifs et est resté centré sur une véritable réconciliation, et la résolution des divergences politiques.

"Nous veillerons à mettre en œuvre les programmes à temps et sur la bonne voie, nous avons réussi à faire passer des lois importantes par le Parlement. Nous savons que nous sommes dans des temps très difficiles et que nous sommes confrontés à de nombreux défis, mais nous sommes déterminés à maintenir le rythme à force de travail, et à vous assurez que la transparence, l’intégrité, la responsabilité, les normes les plus élevées pour les quelles le peuple thaïlandais aspire, seront mises en pratique. Les différences d’opinions vont se poursuivre, mais nous espérons qu’elles vont être exercées dans les limites de la loi et la Constitution."

a déclaré M. Abhisit Vejjajiva  le Premier Ministre, pendant son discours présentant le rapport.

La Thaïlande envisage de promouvoir la compétitivité et la stabilité économique en introduisant une série de réformes ambitieuses, qui sont analysées dans ce rapport sur l’économie  les possibilités d’investissement du royaume.

"Le rapport: Thaïlande 2009" comprend un examen détaillé, secteur par secteur, un guide pour les investisseurs étrangers, avec un large éventail d’entretiens avec les plus éminents acteurs politiques, économiques et de ‘affaires, notamment Taro Aso, Premier ministre du Japon, Korn Chatikavanij,  le ministre des Finances de la Thaïlande, et M. Supachai Panitchpakdi, Secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement et ancien directeur général de l’OMC. L”ancien président américain, George W Bush donne également ses vues sur le développement économique de la Thaïlande.

“Le rapport: Thaïlande 2009″ est le résultat de plus de six mois de recherche sur le terrain par une équipe d’analystes de l’OBG, en évaluant les tendances et les évolutions dans tous les grands secteurs de l’économie, y compris l’énergie, industrie, finance, banque, tourisme, transports et de l’immobilier. Il explore les incitations que le gouvernement a mis en place pour encourager les investissements étrangers et les possibilités qui s’offrent aux investisseurs.

"L’un des messages clés de ce rapport est que lorsque les économies mondiales et régionales vont récupérer, la Thaïlande sera une fois de plus en mesure de gagner des parts de marché dans des secteurs tels que la fabrication de marchandises à haute valeur ajoutée,  l’agroalimentaire, les transports et le tourisme. La crise a montré que  nous avons besoin de diversifier notre économie et d’attirer de nouveaux investissements afin de libérer notre potentiel économique et d’assurer un taux de croissance durable dans l’avenir."

a  dit M. Abhisit Vejjajiva.

Avec une distribution de 77.000 exemplaires imprimés (en plus de la distribution en ligne), “le rapport: Thaïlande 2009″ se positionne comme une des études les plus complètes sur la Thaïlande d’un point de vue économique et financier.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 09, 2009, 10:48:50 am

Nissan va fabriquer ses pick-up en Thaïlande !


Nissan Motor, l’un des trois principaux constructeurs automobiles du Japon, envisage de faire de la Thaïlande sa plate-forme de production de pick-up au lieu des États-Unis. À l’heure actuelle, la Thaïlande est le deuxième plus grand centre de production de pick-up de Nissan, après les États-Unis.

L’entreprise japonaise prévoit également de prendre une part substantielle du marché de l’éco voiture, avec le lancement d’une nouvelle campagne de vente l’année prochaine.

Toutefois, le ralentissement économique  a eu un impact négatif sur les ventes du secteur automobile depuis 2008.

“La Thaïlande va devenir notre centre de production pour les pick-up,  après la chute de la vente et de la production aux États-Unis. Ce sera notre principal centre de production pour l’exportation vers les pays de l’ Asean, au Moyen-Orient et en Australie”

a déclaré le chef de l’exploitation Toshiyuki Shiga.

Nissan Motor (Thaïlande) a une capacité de production annuelle pour les pickups de 120.000 unités, mais seulement exploitée à 50 % de sa capacité cette année, en raison de la chute des commande à l’ exportation et du déclin de la demande intérieure.   Nissan compte aussi sur le lancement de son éco-car sur le marché au  premier trimestre de l’année prochaine, pour relancer ses ventes.

En plus de faire de la Thailande sa plate-forme de production en Asie du Sud-Est, Nissan mettra aussi en place un centre de recherche et développement de technologies avancées.

La Fédération de l’industrie automobile Thai, a déclaré récemment que l’industrie automobile commençait à voir des signes de reprise.

Son président estime que la production suit une tendance à la hausse au deuxième semestre, car certaines entreprises ont déjà commencé à recruter plus d’employés. L’objectif étant de revenir à une production de 940.000 unités pour cette année.

Le secteur automobile en Thailande figure parmi les plus touchés par la récession économique. Depuis le début 2009 les exportations sont en recul de de 30 à 40%. La Thaïlande est un important centre de production et d’exportation pour les pick-up et véhicules utilitaires fabriqués par  General Motors Corp, Toyota Motor Corp, Isuzu Motors Ltd et Mitsubishi Motors Corp – qui souffrent toutes d’une baisse de leurs commandes dues au ralentissement mondial.

La Thailande est le cinquième producteur automobile de la région Asie après le Japon, la Chine, la Corée du sud et l’Inde. L’industrie automobile représente environ 11% du PIB en Thaïlande (6% pour le tourisme). La production automobile en Thaïlande a atteint 1,4 millions d’unités en 2008, et le secteur emploie 300.000 personnes, dont environ un tiers d’entre eux en sous traitance. Une expansion très rapide puisqu’en 2000, la production automobile n’était que de 405000 véhicules.

A moins d’une reprise importante des commandes au second semestre, la production automobile devrait enregistrer une baisse d’au moins 30% en 2009.   La Thaïlande compte environ 15 sites d’assemblages, principalement dans la région de Rayong, dominés par les constructeurs japonais. 45% de la production de ces sites est exportée: les 5 principaux pays clients pour les véhicules commerciaux sont l’Australie, l’Arabie Saoudite, le Royaume-Uni, l’Italie et les États-Unis.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le septembre 10, 2009, 01:23:49 pm
Mitsubishi recrute 1.300 travailleurs en Thaïlande.

Le constructeur automobile japonais, Mitsubishi Motors Corp, a annoncé hier qu’il était sur le point d’embaucher 1.300 personnes en Thaïlande alors que le marché automobile semble redémarrer doucement. Mitsubishi relance une partie de sa production sur trois usines, ayant réduit ses stocks de véhicules invendus, aidé par de solides exportations sur les marchés du sud-est asiatique. Le quatrième constructeur automobile japonais s’était séparé de 1.100 travailleurs temporaires sur ses usines thaïlandaises fin janvier alors qu’il diminuait sa production en prévision de la baisse des ventes dans le contexte de ralentissement économique mondial. Mitsubishi Motors reste dans le rouge pour le trimestre avril-juin, mais espère retrouver des bénéfices d’ici à Mars prochain. Toyota Motor avait annoncé mardi qu’il recrutait 800 travailleurs temporaires au Japon, son premier recrutement de cette ampleur depuis un an. Nissan Motor, l’un des trois principaux constructeurs automobiles du Japon, a également annoncé vouloir faire de la Thaïlande sa plate-forme de production de pick-up au lieu des États-Unis. Lire à ce sujet l'article de Thailande-fr.com du 9 septembre 2009 Nissan va fabriquer ses pick-up en Thaïlande.

(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) jeudi 10 septembre 2009
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 13, 2009, 10:18:14 am

La Thaïlande moins compétitive selon le WEF !


La Thaïlande a perdu deux points dans le rapport annuel “Global Competitiveness Report 2009-2010″, publié hier par le Forum économique mondial. Le royaume est classé 36e dans le sondage réalisé auprès de 133 économies, par rapport à 34ème dans le classement 2008-09 et 28e en 2007-08.

“La compétitivité de la Thailande souffre d’une instabilité prolongée”,  a déclaré le WEF dans son rapport.  “Sans surprise, la qualité des institutions publiques continue de se détériorer. Classé 63e dans cette catégorie, la Thaïlande a baissé de 20 places au cours des trois dernières années.”

L’instabilité gouvernementale figure en haut d’une liste des 15 facteurs les plus problématiques pour faire des affaires en Thaïlande, avec une pondération de 23,7 sur 30.  Les sondés ont été invités à sélectionner cinq facteurs sur une liste de 15 qui couvrait également la politique fiscale, l’inflation, les infrastructures et d’autres fauteurs. L”instabilité politique, la bureaucratie gouvernementale inefficace et la corruption arrivent en tête des problèmes identifiés en Thaïlande. D’autres obstacles à la compétitivité, sont mentionnés comme la protection insuffisante des droits de propriété (75e position sur 133), la sécurité (85e), et l’acces aux technologies (63ème).

De ce point de vue la Thailande bénéficie d’un très bon taux de pénétration en téléphonie mobile (124%) , mais l’utilisation d’Internet (21%) et d’un ordinateur (6%) reste insuffisante. La Thaïlande occupe également une place satisfaisante pour l’efficacité de son marché du travail (25e). En Asie c’est encore Singapour qui obtient la meilleure place (3e mondial après la Suisse et les Etat Unis), améliorant même sont classement de deux places par rapport à l’année précédente.

La Suisse est en tête du classement établi par le Rapport sur la compétitivité mondiale 2009-2010, elle devance les Etats-Unis qui cède la première place en raison de la crise de son système financier et de la détérioration de la situation fiscale. Singapour, la Suède et le Danemark complète le top 5 et l’Union européenne continue à être bien représentée avec la Finlande, l’Allemagne et les Pays-Bas parmi les 10 pays les plus compétitifs.

La République populaire de Chine, qui continue de mener la danse parmi les grandes économies en développement, renforce sa position dans le top 30 grâce à une progression d’une place cette année. Plusieurs économies asiatiques continuent de briller, à l’instar du Japon, de Hong Kong SAR, de la République de Corée et de Taïwan, qui figurent tous dans les vingt premiers du classement. Parmi les pays d’Amérique latine, le Chili est le premier de classe, suivi du Costa Rica et du Brésil.

Les classements de compétitivité sont calculés à partir de données publiques et des réponses de 13.000 chefs d’entreprise dans 133 économies. L’indice de compétitivité global (Global Competitiveness Index, GCI) comporte 12 catégories – les piliers de compétitivité –  qui ensemble brossent une image très complète de la compétitivité d’un pays. Les 12 piliers sont les suivants : Institutions, Infrastructure, Stabilité macroéconomique, Santé et éducation primaire, Education supérieure et formation, Efficacité du marché des biens, Efficacité du marché du travail, Sophistication du système financier, Technologie, Taille du marché, Sophistication du secteur privé, Innovation. L’indice prend en compte les différents niveaux de développement des pays pour établir un classement unique.

Sur le Web: http://www.weforum.org/en/initiatives/gcp/Global%% 20Competitiveness 20Report/index.htm


Photo: une partie du classement... La France qui n'apparait pas est 20ème.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 15, 2009, 12:32:03 pm

L’Asean et l’Inde signent un accord de libre-échange en Thaïlande.


L’Association des Nations du Sud-Est asiatique (Asean) et l’Inde ont signé à la fin du mois dernier un  accord de libre-échange (FTA) à Bangkok. Ce nouvel accord vient s’ajouter à ceux déjà signés avec le Japon, la Corée du Sud, la Chine, l’Australie et la Nouvelle Zélande, et constitue une étape supplémentaire vers l’intégration économique de la région Asie, Inde, Pacifique.

Les ministres de l’Economie de l’ASEAN (Association des Nations d’Asie du Sud-est) et le ministre indien du Commerce et de l’industrie Anand Sharma ont signé cet accord attendu depuis longtemps pour libéraliser le commerce des marchandises après plus de six années d’intenses négociations. Cet accord devrait permettre d’augmenter les échanges entre les deux signataires jusqu’ à 60 milliards de dollars dans les sept ans à venir, selon le ministre du commerce thaïlandais Pornthiva Nakasai.

La signature est intervenue au cours de la rencontre de la 41ème conférence des ministres de l’Economie de l’ASEAN (AEM) , qui s’est tenu à Bangkok du 12 au 16 août.

L’accord de libre-échange permettra aux pays membres de réduire les tarifs applicables à partir du 1 Janvier 2010, et devrait profiter aux exportations thaïlandaises sur des produits comme les composants automobiles, les pierres précieuses et ornements, les équipements de télécommunications, les appareils électroménagers, des meubles et des produits cosmétiques.

Il est prévu que les échanges commerciaux entre la Thaïlande et l’Inde atteignent les 10 milliards de dollars après la mise en œuvre de l’accord  l’an prochain.

Le ministre thaïlandais du Commerce Porntiva Nakasai, a indiqué que dans le contexte actuel de crise économique mondiale, l’accord de libre échange sert à signaler à la communauté économique internationale que les pays membres de l’Asean et l’Inde restent engagés à poursuivre la libéralisation commerciale.

Selon l’Accord de libre échange ASEAN-Inde, les pays membres de l’ASEAN et l’Inde supprimeront les tarifs douaniers sur plus de 80% des produits commercialisés entre 2013 et 2016. Les tarifs sur les articles délicats seront réduits à 5% en 2016, pendant que les tarifs sont maintenus sur pas moins de 489 articles, a indiqué le communiqué de presse. En 2008, le commerce entre l’Inde et les pays de l’ASEAN a été évalué à 47 milliards de dollars américains.

“Les échanges entre l’ASEAN et l’Inde devraient augmenter à 50 milliards de dollars après l’entrée en vigueur de l’accord l’année prochaine”,

estime le communiqué de presse.

L’Asean regroupe Brunei, le Cambodge, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, le Myanmar, les Philippines, Singapour, la Thaïlande, et le Vietnam et représente un marché immense de près de 600 millions d’habitants, avec un PIB cumulé de plus de 1506 milliards de dollars et un volume d’échanges de 1710 milliards en 2008. A terme, l’Asean prévoit de constituer un marché unique (à l’horizon 2015)  pour devenir un partenaire commercial susceptible de compter entre les géants indiens et chinois.

En 2010 devrait également entrer en vigueur l’accord de même type entre la Chine et l’Asean.  Le Premier ministre chinois Wen Jiabao avait annoncé en avril dernier que la Chine avait décidé de mettre en place un fonds d’investissement de coopération Chine-Asean pour soutenir le développement des infrastructures dans la région.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 27, 2009, 09:15:10 am

Plutôt une bonne nouvelle...


La BAD prévoit une croissance de 3% en Thaïlande pour 2010 !


L’économie thaïlandaise devrait augmenter de 3% l’an prochain, en partie grâce à l’augmentation des dépenses publiques et à une amélioration de l‘économie mondiale , alors que l’on s’attend à une contraction de 3,2% cette année, selon la Banque asiatique de développement.

La BAD qui a revu en baisse ses prévisions pour 2009 pour la Thailande, (-3% contre une estimation antérieure d’une contraction de 2%), invoque un ralentissement mondial au premier semestre plus prononcé que prévu et le persistance de troubles politiques.

A l’inverse, les prévisions de croissance pour l’Asie ont été augmentées pour 2009 et 2010 : la BAD estime que la région s’est révélée plus résistante à la récession mondiale qu’on ne le pensait auparavant.

L’Asie devrait assister à une de récupération en «forme de V »,  la Thaïlande inclus, bien que son retour à une croissance positive risque d’être plus lent que dans d’autres pays de la région, a précisé la BAD.  Les économies en développement d’Asie devraient afficher une croissance moyenne de 3,9% en 2009, comparativement à une projection de croissance de 3,4% réalisés en Mars.

Pour 2010, les économies en développement d’Asie devraient afficher une croissance moyenne de 6,4%, contre des prévisions précédentes de 6%, aidées par des incitations fiscales et monétaires fournies par les gouvernements et les banques centrales.  La BAD prévoit  un redressement rapide dans les grandes économies de la région.

Jean-Pierre Verbiest, directeur du bureau de la BAD de la Thaïlande , a déclaré que l’économie thaïlandaise devrait s’accélérer légèrement au quatrième trimestre.

"Toutes les institutions ont le même point de vue :  l’économie connaîtra une croissance au dernier trimestre de cette année, mais très légère, étant donné que l’année dernière l’économie a considérablement diminué."

M. Verbiest a ajouté que la consommation et l’investissement privé en Thaïlande devrait s’améliorer, s’il n’y a pas d’interruption dans les programmes gouvernementaux de stimulation et si les gens ont confiance dans la politique de l’Etat et ses projets.

Le second programme de relance du gouvernement, connu comme “La Thaïlande : Investir pour se renforcer” ou Thaï Kem Kaeng, représente une dépense budgétaire de 1,45 trillions de bahts (environ 30 milliards d’euros), jusqu’en 2012. Le gouvernement espère avec ce package qui représente 5% du PIB, sera en mesure de créer 1,5 million d’emplois, et de stimuler la consommation privée.

M. Verbiest a dit que pour éviter les bulles d’actifs, les décideurs politiques doivent surveiller de près la politique monétaire et de taux d’intérêt, qui ont été ramenés à des niveaux très bas dans de nombreux pays. Bien que cela ne devrait pas être un problème pour la Thaïlande, c’est un sujet de préoccupation pour des pays comme la Chine ou l’Indonésie.

M. Verbiest a aussi précisé que le gouvernement thaïlandais doit veiller à ce que la stimulation budgétaire soit effectuée avec prudence et efficacité, étant donné la hausse de l’endettement qui en découle.

La dette publique devrait culminer à 58% du PIB d’ici 2012, un niveau gérable compte tenu de la solide situation financière du pays.

M. Verbiest a averti que si l’économie mondiale se redresse plus lentement que prévu, cela pourrait affecter les économies asiatiques dépendantes des exportations.

"Vous devez avoir une meilleure balance en faveur de la demande intérieure pour réduire la sur-dépendance des marchés extérieurs."

a t-il dit.

M. Verbiest a noté que l’Indonésie, qui devrait afficher une croissance du PIB de 4,3% cette année, dépend des exportations pour seulement 20% à 25% de son économie, contre 70% pour la Thaïlande. La Thaïlande devrait profiter de sa situation géographique, entre la Chine et l’Inde, dont les marchés sont prévus pour stimuler la croissance économique mondiale à l’avenir.

La BAD est en pourparlers avec le gouvernement thaïlandais pour un prêt de 500 millions de dollars pour soutenir les programmes de dépenses pour l’exercice 2010. Elle a déjà approuvé 77,1 millions de dollars de prêt pour un programme de construction de routes reliant la Thaïlande à la région du Grand Mékong.

Selon Charl Kengchon, économiste principal et directeur général chez Kasikorn Research Center, la Thaïlande sera en retard sur la région pour la reprise économique.

"La croissance économique en Thaïlande l’année prochaine sera parmi les plus lentes de la région asiatique. Nous nous attendons à environ 2,5-3,5% de croissance [en 2010], en comparaison avec 5% de croissance prévue pour Singapour ou l’Indonésie."

Le risque majeur de la Thaïlande, reste les incertitudes politiques, un facteur qui est unique en comparaison avec d’autres pays régionaux. Le projet “Thai Kem Kaeng” sera un test pour le gouvernement. Les entreprises attendent de voir dans quelle mesure le gouvernement peut passer à travers la tempête politique et si il est en mesure de mettre pleinement en œuvre les programmes de relance.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Bip Bip le septembre 27, 2009, 02:17:14 pm
je me demande toujours si ces prévisions sont vraiment valables. +1 +2 %, est-ce que cela change vraiment quelque chose ?  :What?
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 28, 2009, 09:42:15 am

je me demande toujours si ces prévisions sont vraiment valables. +1 +2 %, est-ce que cela change vraiment quelque chose ?  :What?


A l'échelle d'un pays, 1 ou 2 %, cela représente des milliards de dollars...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 30, 2009, 02:21:43 pm

Les employés de BMTA (Bangkok City Bus) étaient hier en grève et ont manifesté contre la volonté du gouvernement de privatiser leur entreprise...

Finalement, c'est comme en France...  :D mais là, les manifestants dansent (photo 2)...  :)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 14, 2009, 10:18:27 am

ll faut travailler 45 minutes pour acheter un Big Mac en Thaïlande !


Vous êtes végétarien et que vous ne mangez pas de Big Mac  ? Tant mieux pour vous et vos artères, mais saviez-vous que, selon l’édition 2009 de l’étude Prix et Salaires d’UBS, un salarié moyen doit travailler 45 minutes pour gagner assez d’argent pour acheter un Big Mac à Bangkok ?

Quelle drôle d’idée d’acheter un Big mac en Thaïlande alors que la cuisine thaïlandaise si bonne et si peu chère est disponible partout. Mais l’indice Big Mac est considéré comme un indicateur assez représentatif du coût de la vie dans différents endroits du monde.

En réalité il mesure la durée qu’un salarié moyen doit travailler afin de s’offrir un des rares repas dont la composition est strictement identique dans toutes les villes du monde où il est vendu.

En comparaison avec Jakarta où il faut travailler 136 minutes, Mumbai (Bombay) 61 minutes, Manille, 88 minutes, Beijing 44 minutes et Kuala Lumpur 41 minutes,  le classement de Bangkok n’est pas si mauvais. Le Big Mac index d’UBS est publié tous les trois ans depuis 1970 par les services de la banque Suisse et est destinée aux clients d’affaires actifs au niveau mondial ainsi que des clients privés avec une orientation internationale. Dans un monde globalisé, le prix et les comparaisons salariales sont importantes et ont en outre un intérêt particulier pour les touristes et les voyageurs d’affaires.

L’indice Big Mac va cependant bien au delà de la simple référence à un hamburger, car il repose sur une enquête unique de correspondants dans 73 villes majeures à travers le globe, avec une comparaison exhaustive des prix (122 biens et services ainsi que les loyers des logements), des revenus, des impôts, des horaires et jours de vacances pour 14 professions différentes.  Un classement du pouvoir d’achat relatif, et donc du niveau de vie pour chacune des 73 villes dans le sondage, est déduit de ces données.

“Prix et salaires dans le monde” d’UBS a désigné Oslo, Zurich, Copenhague, Genève, Tokyo et New York comme les villes les plus chères du monde, en se basant sur un panier normalisé des biens et services. Quand les prix du loyer sont pris en compte dans l’équation, New York, Oslo, Genève et Tokyo émergent en tant que lieux spécialement chers pour vivre. Les villes les moins chères sont Kuala Lumpur, Manille, New Delhi et Mumbai.

Il n’y pas que les Big Mac dans la vie et un autre bon indicateur de coût de la vie est l’étude Mercer’s Cost of Living Survey World Wide Rankings 2009. Bangkok est classée 98e au niveau mondial, et la quatrième ville en Asie du Sud, dans une récente enquête de Mercer qui a évalué le coût de la vie dans les villes les du monde entier. Bangkok est passé de la 105e place dans l’enquête de 2008 à la 98e cette année. Bangkok est moins chère que d’autres villes en Asie du Sud comme Singapour, Hanoi, Ho Chi Minh et à Kuala Lumpur.

Les 10 villes les plus chères sont Tokyo, Osaka, Moscou, Genève, Hong Kong, Zurich, Copenhague, New York, Pékin et Singapour, tandis que les 10 meilleures marché sont  Bangalore, Tunis, Chennai, Quito (Equateur), Mexico City, Auckland, Wellington, Karachi, Asuncion (Paraguay), Monterrey (Mexique) et Johannesburg.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 22, 2009, 03:50:03 pm

Je peux vous assurer que la diminution des prix à la consommation, les ménagères thaïlandaises ne s'en sont pas aperçues... il faut voir comment ça braille au marché !...

 :announce
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 23, 2009, 07:23:12 am

Recul du chomage en Thaïlande !


70 000 chômeurs thaïlandais de moins en juillet 2009, selon une étude de l'Office National des Statistiques...

Avec cette baisse de 1,5 % en quatre mois, le Thaïlande ne compte plus de 480 000 sans-emploi contre 550 000 en mars...

Avec plus de 120 000 chômeurs chacune, les régions Centre et Nord-est (Isan) sont les plus touché par le fléau, principalement dans les secteurs de l'agriculture et de la construction.

La situation dans le sud est moins grave puisque l'ONS n'y dénombre que 70 000 sans-emploi... Quant à la région Nord, elle en compte 110 000...

Enfin, bangkok est la zone où le chômage est le plus concentré avec 50 000 chômeurs dénombrés...

...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le octobre 23, 2009, 04:15:04 pm
Bah c'est normal que le chômage recule ils deviennent tous moines ensuite .  :D
Tiens en France il manque de curé dans les paroisses , ils devraient prendre l'exemple .  :huhu
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Bip Bip le octobre 23, 2009, 05:52:21 pm
Je trouve étonnant que les moines soient considérés comme des travailleurs et exclus du décompte des chômeurs, pas vous ?
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 26, 2009, 08:40:23 am

ASEAN en Thaïlande : bilan et perspectives.


A chacun son Asean : pour la Thaïlande et son premier ministre c’est une communauté de peuples et de culture, mais pour son homologue chinois, la priorité est plutôt donnée à un accord de libre échange avec le groupe de 10 pays. En marge de l’Asean se sont également tenues des réunions tournées vers le futur comme l’Asean + 3 (Chine, Japon et Corée du Sud), voir même l’Asean +6 (Asean+ 3, plus Australie, Nouvelle Zélande et Inde). Autant de projets ambitieux et porteur d’espoir qui visent à renforcer la coopération économique et le commerce entre leurs pays membres, mais dont la mise en place demandera sans doute pas mal de temps et beaucoup d’efforts.

Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a défendu sa vision de l’ASEAN en tant que communauté des peuples. La Thaïlande attache une importance particulière à l’idée de lien non seulement en ce qui concerne les infrastructures et le commerce, mais également pour ce qui a trait à la circulation des personnes, aux technologies de l’information, à la connaissance, à l’enseignement et à la culture. L’ambiance a été cependant un peu tendue en raison des déclarations du premier ministre cambodgien Hun Sen qui a réaffirmé sa volonté de ne pas extrader Thaksin vers la Thailande, lui offrant même un poste de conseiller économique. Les défis auxquels la région est confrontée, dont la sécurité alimentaire et énergétique, le changement climatique, les pandémies, les catastrophes naturelles et la crise financière et économique ont été également abordés.

Les points clés des sommets sont l’inauguration de la Commission intergouvernementale sur les droits de l’homme de l’ASEAN, l’adoption d’une déclaration sur le changement climatique afin de réaffirmer la position de l’ASEAN dans les négociations conformément à la Convention-cadre de l’ONU sur le changement climatique.

Des résultats concrets sont attendus sur la multilatéralisation de l’Initiative Chiang Mai d’un montant de 120 milliards de dollars et sur la création d’une réserve de riz d’urgence de l’ASEAN+3 avec pour objectif une mise en service immédiate administrée par un bureau permanent.


La constitution d’un bloc régional bute sur la diversité des pays membre de l’Asean.

Selon la Charte ratifiée en décembre 2008, l’ASEAN s’est donné jusqu’en 2015 pour instituer un marché unique caractérisé par la libre circulation des biens, des services, des investissements et des capitaux entre les dix pays membres  (Philippines, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie et Cambodge).

Mais pour parvenir à créer ce bloc régional, il faudra intégrer des économies aussi diverses que celles de Singapour et de la Birmanie. Avec un PIB de 511 milliards de dollars, l’Indonésie a une économie qui pèse 100 fois plus que celle du Laos, le plus petit pays de l’Asean. L’activité économique de l’Asean est aussi très concentrée sur les cinq plus importants pays que sont l’Indonésie, la Thaïlande, les Philippines, la Malaisie et Singapour qui représentent à eux seuls 90% du PIB  du groupe.


Un sommet orienté vers le partenariat économique avec la Chine.

Le rôle de la Chine est également une question centrale de ce sommet avec les initiatives entreprises par Pékin pour promouvoir le développement des infrastructures au sein de l’ASEAN, dont le fonds Chine-ASEAN de 10 milliards de dollars sur la coopération en matière d’investissement, et un crédit commercial de 15 milliards de dollars comprenant des prêts préférentiels à hauteur de 1,7 milliard de dollars.

Les échanges commerciaux entre l’Asean et la Chine ont enregistré une croissance rapide ces dernières années, passant de 59 milliards de dollars en 2003 à 112 milliards de dollars en 2008, depuis le lancement du processus de construction de la zone de libre-échange en 2003. Pendant le même temps le commerce intra Asean est lui passé de 260 à 458 milliards de dollars.

Une fois mise en place, la zone de libre-échange Chine-Asean sera la plus grande zone de libre-échange dans le monde et formera un marché de 1,9 milliard d’habitants avec un volume d’échanges commerciaux de 4,5 milliards de dollars et d’un PIB combiné de six trillions de dollars, selon les statistiques officielles. Le processus de négociation de la zone de libre-échange Chine- Asean est pratiquement achevé après la signature de l’accord d’investissement Asean-Chine en août 2009, le dernier d’une série d’accords commerciaux entre les deux parties.

Le sommet a aussi permis de constater l’avancement d’une Asean Free Trade Area (AFTA) entre les six principaux pays de l’Asean que sont l’Indonésie, la Thaïlande, les Philippines, la Malaisie, Singapour et Bruneï. Cet accord dont la mise en place remonte à 1993 prévoit de ramener les taxes douanières de 0 à 5% d’ici la fin 2010. Il devrait être étendu aux quatre autres pays membres d’ici 2015.


Asean + Chine, Asean + 3, Asean + 6 ….

Au sommet de l’ASEAN +3, les dirigeants de l’ASEAN et leurs homologues de la Chine, du Japon et de la Corée du Sud ont accepté une étude de faisabilité sur un projet de zone de libre échange de l’Asie de l’Est (EAFTA), qui conterait dont 13 pays de la région.

Un rapport séparé sur une autre étude sur le partenariat économique global en Asie de l’Est (CEPEA) – prévoit l’ajout de l’Inde, l’Australie et la Nouvelle-Zélande auprès de l’ASEAN +3, soit un bloc de 16 pays qui représenterait la moitié de la population mondiale. Cette zone, dont la date de lancement n’a pas été précisée, aurait un marché de 3,1 milliard de personnes et un produit intérieur brut combiné de 19000 milliards de dollars, soit un tiers du PIB mondial.


http://www.thailande-fr.com/


Photos:

1/ Le 1er ministre thaïlandais  Abhisit Vejjajiva prononce son disours de cloture du 15ème sommet de l'ASEAN.

2/  Abhisit Vejjajiva accueille le 1er ministre australien Kevin Rudd en compagnie du 1er ministre japonais Yukio Hatoyama, du 1er ministre indien Manmohan Singh et du 1er ministre chinois Wen Jiabao.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 22, 2009, 10:34:32 am

La bourse de Thaïlande s’ouvre aux entreprises étrangères


Le Stock Exchange of Thailand (SET) sera ouvert aux entreprises étrangères qui souhaitent être cotées à Bangkok à partir du 1 décembre prochain. La Présidente de la bourse thaïlandaise, Patareeya Benjapolchai a précisé hier que les candidats devront avoir une capitalisation boursière d’au moins 10 milliards de baht (environ 200 millions d’euros) et devront rester coté à Bangkok pendant au moins trois ans.

CIMB Group Holdings Bhd, la deuxième banque de Malaisie, sera la première entreprise à profiter des nouvelles règles autorisant la cotation de groupes étrangers au SET de Thaïlande. CIMB prévoit de mettre sur le marché jusqu’à 35 millions d’actions pour le public. CIMB, cotée en Malaisie avec une valeur boursière de 13,7 milliards de dollars, deviendrait ainsi le plus grand groupe de services financiers cotés au SET, et parmi les trois plus importantes sociétés de la Bourse thaïlandaise. A titre de comparaison, la plus grande banque de Thaïlande, la Bangkok Bank, a une capitalisation boursière de 6,5 milliards de dollars.

“CIMB veut être listé en Thaïlande pour faire connaitre son nom et parce qu’elle a souhaite étendre son  engagement ici et dans la région”,

a déclaré Patareeya Benjapolchai.

Avec une capitalisation boursière de 166 milliards de dollars, la Thaïlande se classe au 11ème rang parmi les 16 bourses dans la région Asie-Pacifique, selon les données compilées par Bloomberg.  Le benchmark indice SET a gagné 57 % cette année, la deuxième plus mauvaise performance parmi les cinq pays d’Asie du Sud-Est suivis par Bloomberg. La banque malaisienne a déjà une présence en Thaïlande grâce à sa filiale CIMB Thai Bank PCL, qui est également cotée sur le marché boursier thaïlandais.

Les actions de CIMB, qui est cotée à la Bourse de Kuala Lumpur, ont augmenté de 2,8 % pour clôturer à 13,28 ringgit.

“L’inscription au SET permettra d’améliorer notre visibilité pour les investisseurs et les grand public en Thaïlande”,

a déclaré Nazir Razak, CIMB Group Chief Executive Officer.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le novembre 25, 2009, 02:52:08 pm

1,3% de croissance en Thaïlande

La deuxième puissance économique de l'Asie du Sud-Est était sortie de la récession au deuxième trimestre.


Tant mieux mais je peux vous dire qu'ici ça se voit pas. Faut voir comment Moman et ses frangins passent leur vie à pleurer sur l'augmentation du cout de la vie !
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 26, 2009, 07:07:06 am

Notons quand même que le reprise est très faible et que le PIB continue son recul !
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le novembre 26, 2009, 10:30:00 am

Notons quand même que le reprise est très faible et que le PIB continue son recul !


Same same en France .  8)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 30, 2009, 07:20:02 am

Un texte intéressant...


Thailande : la reprise peut-elle durer ?


Les signes de reprise se multiplient en Thaïlande, avec notamment deux trimestres consécutifs de croissance et une nette amélioration du secteur industriel. Mais cette reprise peut-elle être durable en l’absence de reformes structurelles, et de changement important dans un modèle de croissance qui a montré ses limites ?  Trop dépendantes des exportations, la croissance thaïlandaise risque de se retrouver à nouveau fragilisée si l’impact des plans de relance venait à faiblir au delà de l’année prochaine.

Selon le Fonds monétaire international (FMI), la reprise en Asie a commencé en février de cette année, six mois avant la reprise américaine. La Banque de Thaïlande a également indiqué que l’économie thaïlandaise avait touché le fond au deuxième trimestre. Mais cette croissance est-elle une véritable reprise, ou une simple flambée due aux programmes de relance de la consommation ? La plupart des réponses politiques à la crise ont été des mesures de court terme pour soutenir l’économie sous forme d’injections budgétaires pour soutenir une plus grande consommation domestique. Mais assez peu d’attention a été accordée à la nécessité de faire des reformes durables,ou à la recherche d’un nouveau «chemin de croissance rééquilibrée» .

Les responsables politiques semblent espérer que la crise actuelle sera de courte durée et que les injections budgétaires peuvent apporter un soulagement temporaire avant que tout retourne à la normale. Mais même dans l’hypothèse d’ une amélioration significative de l’économie mondiale, il est peu probable que les exportations jouent un rôle aussi important dans les économies de l’Asie du Sud-Est, comme c’était le cas avant la crise. Une restructuration fondamentale de l’économie thaïlandaise, ainsi que celle des autres pays d’Asie, et un nouveau schéma de croissance moins dépendant des exportations sera nécessaire. Ce ne sera certainement pas facile et ne pourra être atteint à court terme.

En Thaïlande notamment, des facteurs structurels sont en cause, qui limitent la possibilité d’une reprise s’appuyant d’avantage sur le marché intérieur. L’absence d’un véritable système de sécurité sociale et d’importantes disparités de revenu sont autant de facteur qui risquent de retarder la marche vers un modèle moins dépendant des exportations.

Selon le "Thailand Development Research Institute" (TDRI), seules des réformes économiques et sociales importantes permettront de résoudre les conflits chroniques politiques en cours. Le président du TDRI Kosit Panpiemras mis en évidence trois questions fondamentales dans un séminaire annuel intitulé « Réformes économiques pour la justice sociale » :  la pauvreté, les monopoles, la corruption politique et l’écart de revenu.

"Ces facteurs favorisent l’apparition récurrente d’une  « politique populiste » qui permet d’emporter l’appui d’une majorité de la population qui se sent négligée, et de garantir un succès politique a leur promoteur. Toutefois, ces politiques ont tendance à ignorer la discipline monétaire et budgétaire, et la viabilité a long terme."

En d’autres termes, il ne suffira de singer les politiques de Thaksin pour obtenir un retour vers une croissance saine et moins dépendante des exportations : des réformes plus importantes sont nécessaires, touchant aux problèmes récurrent qui handicapent le royaume, comme la corruption et la concentration des revenus de la croissance sur une partie limitée de la population.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 08, 2010, 02:52:37 pm

Thaïlande : la reprise a commencé dans l’immobilier !


Après deux années marquées par l’attentisme des investisseurs, la Thaïlande a retrouvé des raisons d’espérer en ce qui concerne le secteur immobilier. L’instabilité politique reste une préoccupation, mais elle est désormais mieux intégrée par les acheteurs, qui ont compris qu’après une phase de crise aiguë  et dissuasive, les perspectives sur le long terme restent attractives.

Le marché de l’immobilier, notamment le secteur résidentiel , devrait progressivement se redresser en 2010, grâce aux effets des plans de relance du gouvernement. Toutefois, le marché des bureaux, ainsi que des résidences de luxe dans les destinations de villégiature, continueront à rencontrer des difficultés.

Le Directeur général de CB Richard Ellis (Thaïlande)  a déclaré que la demande pour des résidences type maisons de villes dans le grand Bangkok  entre 2 et 3 millions de baht avait continué de croître, tandis que la demande de copropriétés (condominium) en centre ville à des prix entre  80000 et 150000  baht (entre 1600 et 3100 euros) par mètre carré a été également forte.  Mais les appartements en copropriété dont le prix dépasse 150000 baht par mètre carré sont toujours en surnombre, parce que la demande des acheteurs étrangers reste faible.

A Pattaya Cyril Devouassoux (Global Solidor) constate un retour progressif des ventes

“Depuis un mois il y a davantage de demandes, et enfin des ventes. Il y a toujours des questions sur la situation politique bien entendu, mais il y a aussi des opportunités intéressantes à saisir en ce moment. D’autre part il va y avoir une augmentation des prix à partir de mars 2010 avec la fin des réductions exceptionnelles sur les droits de mutations. Au lieu de 0,1%, on va payer 3% : c’est une incitation pour se décider avant.”

L’immobilier à Pattaya bénéficie aussi d’une amélioration de l’image de marque de la station balnéaire la plus proche de Bangkok : les grandes chaines hôtelières américaines sont maintenant présentes avec l’ouverture cette année d’un Holliday Inn sur la partie nord de la plage, et la construction d’un second hôtel Marriott. Hilton a aussi prévu de s’installer a proximité du front de mer, et du magasin Central qui a ouvert cette année. Le problème avec Pattaya, c’est qu’il faut faire le tri dans une offre abondante et dont la qualité est parfois inégale :

“On peut investir à Pattaya sans prendre de risques, mais il ne faut pas y aller les yeux fermés. Nous travaillons avec des promoteurs reconnus et solides et qui tiennent leurs promesses. Certains développeurs commencent des projets alors qu’ils n’ont par un plan de financement précis : ce sont généralement ceux qui proposent des offres très alléchantes en termes de paiements. C’est notre métier de faire le tri et de laisser de coté les projets à risques. Dans la profession tout le monde sait quels sont les entreprises à éviter, mais la presse n’en parle jamais.”

La demande pour des résidences de luxe à destination de loisirs comme Phuket, Koh Samui et Hua Hin reste faible parce que les acheteurs étrangers sont encore prudents et moins disposés à prendre des risques. La demande de bureaux est stagnante, la plupart des entreprises multinationales ayant suspendu leurs plans d’expansion et d’extension de bureau à cause des coupes dans les budgets. Colliers International Thaïlande estime que les exploitants d’hôtels de luxe en Thaïlande continueront à traverser des moments difficiles, avec le nombre de touristes en baisse et le nombre de nouveaux hôtels en hausse. De nombreux hôtels dont la construction a été commencée dans les deux ou trois dernières années seront achevés cette année.

A Bangkok Fabrice Loré de l’agence FiveStars reste raisonnablement optimiste :

"Nous avons fait un très bon mois d’aout surtout avec les locations pour des expatriés arrivant à Bangkok. Cela prouve que des sociétés ont continué à recruter malgré la crise. Fin octobre et début novembre nous avons constaté un retour des clients sur la vente avec plusieurs ventes autour de 10 millions de baht. Les gens qui connaissent la région reviennent car ils ont intégré le problème politique : cela fait plusieurs années que ça dure maintenant, et le pays continue à tourner."

Du coté des prix, tout le monde prévoit une reprise de la hausse en 2010, mais pas partout et pour tous les biens:

"Un appartement bien placé, à proximité d’une station de BTS ou de MRT aura toujours la cote et trouvera toujours preneur. Mais ce sera plus difficile pour certains produits dans l’ancien qui ont mal vieillis. Récemment il y a eu des progrès techniques importants dans la construction, avec des projets très en avance comme Le Monaco qui intègre dès le départ des doubles vitrages, des panneaux solaires pour l’alimentation des parties communes et de l’eau potable dans tout l’immeuble.  Petit à petit les normes thaïlandaises vont évoluer vers davantage d’exigence et ça ne peut que faire augmenter les couts de construction."

Bien entendu il ne faudrait pas qu’un retour de l’agitation politique et des violences de rue très médiatisées, viennent remettre en question la confiance des acheteurs. La Thaïlande reste un sujet d’inquiétude pour les analystes financiers, dont ceux de la banque Standard Chartered

"Ce mélange entre un gouvernement faible, de facto non élu, parfois confronté à des violentes manifestations de rue, et un embarrassant ancien premier ministre qui rôde alentour réunit les ingrédients d’une incertitude majeure. Si l’état de santé du roi venait à s’aggraver de nouveau, la situation pourrait se tendre encore davantage et menacer la note de la dette souveraine"

estiment les analystes de Standard Chartered dans leurs perspectives pour l’Asie en 2010.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 10, 2010, 09:31:00 am

Maintenant le gaz, Encore une énergie fossile... qui est limitée dans le futur à court terme !...  :(

Mais quand se décideront-ils à passer au moteur électrique ou même à eau pourquoi pas (il existe déjà !) et à changer toute l'infrastucture...

Pas besoin de rouler vite et d'aller loin puisque 95 % du parc automobile mondiale roule moins de 10 kilomètres par jour !!!...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 15, 2010, 10:32:07 am

Les investissements japonais en Thaïlande seraient en recul de 50 % en 2009...  :o


La Thaïlande ne séduit plus les investisseurs japonais !


La Thaïlande n’est plus la destination d’Asie la plus attrayante pour les investisseurs japonais, à cause des problèmes juridiques de la zone industrielle de Map Ta Phut, selon Munenori Yamada, président du bureau de Bangkok de la Japan External Trade Organisation. Selon lui, cette nouvelle crise a miné la confiance des investisseurs dans le Royaume.

"Les fermetures d’aéroport, des foules, les émeutes – ce sont des problèmes politiques qui pourraient se produire dans n’importe quel pays. Mais le manque de clarté sur la question de Map Ta Phut est un problème économique, qui a directement nui à la confiance des investisseurs en Thaïlande"

a déclaré M.Yamada lors d’une conférence de presse.

Il a jouté que les investisseurs japonais à la recherche de nouvelles bases de production asiatique ne considèrent plus la Thaïlande comme une destination prioritaire.  Cependant, le JETRO n’a pas fourni d’exemple de société japonaise prévoyant de réorienter ses investissements actuels en dehors de la Thaïlande.

La décision de la Cour Administrative Suprême est sans appel, et elle autorise seulement 11 des 76 projets nippons d’une valeur combinée de 400 milliards de bahts à continuer. Les autres devront s’adapter aux nouvelles normes de protection de l’environnement.

Les investisseurs japonais, qui sont partenaires dans plusieurs projets en suspension, avaient exprimé la crainte que le retard de ces projets ait une incidence sur la chaine de production de produits chimiques, sidérurgique, plastique et automobile.

"La plupart des projets suspendus concernent l’industrie pétrochimique, qui est source d’approvisionnement pour de nombreux secteurs en aval. La décision du tribunal d’aujourd’hui influencera non seulement les 65 projets suspendus, mais d’autres projets connexes à l’échelle nationale. Ces projets  seront alors obligés d’importer des matières premières pour leur production interne, donc les coûts seront plus élevés."

avait alors déclaré Yo Jitsukata, président de la Chambre de commerce du Japon.

Ce verdict est le dernier épisode judiciaire d’un combat de plusieurs années. En mars 2009, le Tribunal administratif de Rayong avait ordonné le classement de la municipalité de Map Ta Phut en « zone de pollution contrôlée ». Un classement qui exige une application très stricte des règles environnementales, notamment sur les émissions toxiques.

Toujours est-il que les pressions des industriels concernés n’ont pas fait fléchir la Cour : une décision d’autant plus remarquable que parmi les projets suspendus figure la compagnie pétrolière géante publique PTT. Un des investissements majeurs qui restent en suspens concerne une usine de séparation des gaz de 780 millions de dollars, de PTT Chemical.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le janvier 15, 2010, 12:40:12 pm
Les Thais sont en train de faire les mêmes conneries que les viet en 95. Avec leurs mesures à la noix et leur foutoire politique, ils vont dissuader les investisseurs étrangers (j'crois même que c'est déjà fait !) et là, ça sera finito la 1ere place mondiale de fabricants de disques durs ou la 3e place pour les camions ! :-X
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 22, 2010, 11:03:44 am

Thaïlande : la reprise pourrait atteindre 5% au premier trimestre !


L’économie de la Thaïlande pourrait enregistrer une croissance de 5 % au premier trimestre, alimentée par les exportations et les dépenses publiques sur les infrastructures, selon un responsable du ministère des Finances. Ces prévisions sont cohérentes avec celles des organismes internationaux qui s’attendent à une reprise de 5,5% dans la région.

"Les principaux moteurs de croissance sont l’augmentation des exportations vers l’Asie et le décaissement des programmes gouvernementaux d’investissement", a déclaré Ekniti Nitithanprapas, porte-parole du ministère. "La demande intérieure connaît une reprise plus lente par rapport à la croissance des exportations".

Les exportations de la Thaïlande ont crû pour la première fois en 13 mois au mois de novembre dernier alors que la reprise économique mondiale a également élevé le niveau des exportations de Singapour vers la Corée du Sud. La confiance des consommateurs thaïlandais en décembre a aussi atteint sont plus haut niveau depuis août 2008 en raison de l’amélioration des perspectives économiques.

Les exportations de la Thaïlande cette année devraient augmenter de 14 à 15 %, permettant au pays de gagner plus de 170 milliards de dollars, a déclaré le ministre du Commerce Pornthiva Nakasai.

"L’Asie a commencé sa sortie de la récession mondiale, mais il reste une fragilité sous-jacente à ce redressement", a déclaré le président de la Banque asiatique de développement Haruhiko Kuroda en présentant les prévisions économiques de la région.

La Banque de Thaïlande a cette semaine, maintenu son taux directeur à 1,25 %, en gardant les coûts du  crédit au plus bas niveau depuis juillet 2004 pour soutenir la reprise économique naissante.

"La banque centrale n’est pas enclin à accroître les taux d’intérêt tant que la demande intérieure n’a pas récupéré, mais il pourrait y avoir une possibilité de relèvement des taux d’intérêt d’un quart de point au deuxième semestre de cette année si la demande intérieure se redresse."

toujours selon Ekniti Nitithanprapas, porte-parole du ministère des finances

Le Premier ministre de Thaïlande Abhisit Vejjajiva a déclaré hier que l’économie devrait croitre d’au moins 3,5 % en 2010 après avoir contracté de 3 % l’an dernier.  Le baht a augmenté de 0,9 % cette semaine à 32,88 pour un dollar, en ligne avec les hausses d’autres monnaies de la région.

Tiziana Bonapace, chef de la politique macroéconomique à la Section de l’analyse économique des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), présentera le rapport annuel "World Economic Situation and Prospects (WESP)" avec Aynul Hasan, chef de la Section des politiques de développement de la CESAP, lors d’une conférence de presse le mercredi 20 Janvier au Club des correspondants étrangers de Thaïlande (FCCT) à Bangkok.

Ce rapport prévoit une croissance économique pour l’Asie de 6,7 % cette année, la plus élevé parmi toutes les régions du monde, et de 5,5% pour l’Asie du Sud-Est, ce qui positionne la Thaïlande dans la moyenne régionale si on considère les prévisions du ministère de l’économie comme réalistes.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 26, 2010, 12:02:10 pm

Interview avec Dr Atchaka Sibunruang secrétaire générale du BOI


Le Board of Investment est le principal organisme du gouvernement thaïlandais, sous l’égide du Ministère de l’Industrie, pour encourager l’investissement direct étranger en Thaïlande. Il a été particulièrement actif en 2009 avec la promotion de mesures spéciales d’incitation destinées aux investisseurs étrangers dans le cadre d’une initiative dénommée "Thaïlande, année de l’investissement".


Quels sont les secteurs de l’économie qui ont vu la plus forte croissance dans les applications adressées au BOI ?

La bonne nouvelles c’est que  l’objectif de 400 milliards de bahts d’investissement de 2009 sera atteint.  À 11 mois, nous avons déjà 393 milliards de baht et 1039 de demandes d’investissement et de projet.

La production d’électricité à partir de sources d’énergie alternatives, les installations pour le transport maritime de chargement et de déchargement, le développement de parcs industriels et de laboratoires scientifiques représentent le plus grand nombre de demandes d’investissement. La valeur des investissements dans ce domaine a augmenté de 48% par rapport à la même période l’an dernier.

Le deuxième domaine dans les demandes d’investissement est le secteur électrique et électronique, disques durs,  et les produits blancs. Le troisième secteur est l’industrie du métal, des machines et du matériel de transport, notamment la production automobile, les pièces automobiles.


Le Japon et les États-Unis sont les principaux pays investisseurs en Thaïlande, mais qui sont les nouveaux pays émergents pour l’investissement ?

Alors que les projets en provenance du Japon, de  l’UE et Singapour sont toujours en déclin, les investissements américains sont en train de rebondir, mais pas encore aux niveaux de 2007 et 2006.

Il y a aussi une forte vague d’investissements en provenance des pays émergents comme la Chine, l’Inde et la Corée du Sud.  Même l’Australie montre une augmentation régulière au cours des trois dernières années. C’est pourquoi nous avons ouvert des bureaux en Chine, Corée du Sud et en Australie et avons l’intention d’ouvrir d’autres unités en Inde pour puiser dans le potentiel d’investissement de ces nouveaux pays.

Je tiens également à souligner que le Bureau accorde davantage d’attention aux TOI (Thailand Overseas Investment) avec des mesures et des incitations qui encouragent activement les investissements thaïlandais à l’étranger. Dans le futur, le BOI se concentrera sur l’attraction de  l’IDE (Investissement direct étranger) en provenance des pays existants et des pays émergents, et sur le soutien des entreprises thaïlandaises à l’étranger.


Le BOI offre des incitations dans plusieurs domaines en réponse au ralentissement économique mondial. Quel est le bilan de ces mesures ?

Il y a eu 156 projets avec un investissement total de 49 270 millions de bahts promus au titre des mesures accompagnant le plan 2008 – 2009, "Année de l’investissement en Thaïlande" sur les 11 premiers mois de 2009. En termes de valeur, presque la moitié du total des investissements promus au titre de ce paquet, a concerné les économies d’énergie et les énergies alternatives.  Les investissement dans les entreprises de hautes technologies ont suivi.


Comment a été reçue  l’ouverture de l’OSOS (One Start One Stop Investment Center) par les investisseurs ?

Depuis le 23 Novembre, le One One Stop Start Investment Center a servi plus de 160 investisseurs de 16 pays. Le BOI utilise aussi l’ OSOS comme un lieu de rencontre pour les délégations d’affaires de haut rang. Il est prévu que le nombre de consultations auprès de l’OSOS augmente, surtout après que  le One-Stop Service Center for Visas et permis de travail se soit installé dans les mêmes locaux à partir de janvier 2010.


Quels sont les secteurs ciblés dans les 3 prochaines années, soit 2010-2012, et pourquoi ces secteurs sont importants ?

Actuellement, le BOI vise six secteurs: l’agriculture et les produits agricoles, la mode, dont les vêtements, sacs, chaussures, pierres précieuses et bijoux, le secteur automobile, le secteur des ICT (Informatique et communication) et des logiciels à forte valeur ajoutée, et le secteur des énergies alternatives. Ces industries créent une forte valeur ajoutée, génèrent une quantité importante de recettes d’exportation, et capitalisent sur les atouts de la Thaïlande renforçant ainsi sa compétitivité industrielle et le développement économique et social durable.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 07, 2010, 09:49:46 am

Thaïlande, Vietnam, Laos : pourquoi la Chine leur fait peur ?


Lorsque l’accord de libre-échange entre la Chine et les 10 pays de l’Asean (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) est entré en vigueur cette année, (1,9 milliard de personnes) entrainant l’élimination des tarifs douaniers sur 90 % des produits, il a été salué publiquement comme l’aube d’une ère nouvelle, mais en privé avec inquiétude par bon nombre d’habitants des pays membres de l’Asean.

La Chine a révélé l’autre jour que ses réserves en devises avaient atteint environ 2400 milliards de dollars en 2009, soit un gain de 453 milliards de dollars sur l’année. Ces chiffres extravagants, et la probabilité que ces réserves en devises augmenteront d’un montant comparable cette année, sont maintenant devenus une réalité financière, économique et géopolitique incontournable. Ces réserves en devises sont utilisées pour effectuer des placements financiers (dont environ 800 milliards de dollars de bons du trésor américain) des achats en matières premières (pétrole, nourriture, minéraux),  mais aussi pour acheter de l’influence politique avec de l’aide économique ou des prêts consentis à des conditions favorables.

Quand le Laos a gagné sa candidature pour accueillir le mois dernier les Jeux asiatiques du Sud-Est, la Chine a offert d’aider cette petite nation en construisant un stade flambant neuf à la périphérie de la capitale Vientiane. Mais pour le gouvernement laotien, cette générosité n’a pas été sans compensation. La Suzhou Industrial Park Overseas Investment Co a obtenu un bail de 50 ans sur 1.600 hectares de terres à la périphérie de la capitale en échange de la création du nouveau bâtiment. Mais une réaction défavorable de la population, alimentée par la nouvelle que les Chinois souhaitaient importer 3000 ouvriers pour faire eux mêmes le travail, a forcé le gouvernement à réduire la taille de la concession de 200 hectares.

L’épisode illustre à la fois l’attraction gravitationnelle exercée par la puissance économique et stratégique de la Chine, et les tensions sous-jacentes qui deviennent de plus en plus apparentes. Nécessités économiques et impératifs diplomatiques commencent à se heurter aux craintes nationalistes de devenir – ou de redevenir pour certains pays – des satellites de Beijing.

Au Vietnam, les plans chinois de mines de bauxite se sont heurtées à des critiques publiques sévères, au Cambodge les agriculteurs et les pêcheurs craignent pour leur terre, même en Birmanie, qui a peu d’autres amis que la Chine, les prétentions de la Chine sont surveillées avec une certaine appréhension.


Libre-échange et tensions croissantes

Les producteurs d’Indonésie, Thaïlande et des Philippines, ont peur de voir leurs marchés submergés par la concurrence de leur partenaire le plus important, avec lequel l’Asean entretient depuis plusieurs année un déficit commercial. Cependant, une récente étude de la Standard Chartered Bank  montre que les exportateurs de produits de base tels que l’Indonésie et le Vietnam sont susceptibles de bénéficier de montée en puissance de la Chine, à la différence des nations comme la Thaïlande et la Malaisie dont les profils d’exportation se chevauchent  avec ceux de la Chine.

La menace pour l’équilibre régional est de plus en plus pris au sérieux tant au sein de l’Asie qu’à l’extérieur, compte tenu notamment d’une vague d’achats d’armes récente par le Vietnam, la Thaïlande et la Birmanie: des pays où les militaires sont proches du centre du pouvoir politique.

Les craintes ressenties par la population ont obligé les gouvernements de la région à un exercice d’équilibre délicat. Compte tenu de la sensibilité de la Chine à la critique, ils sont amenés à tenir un cap délicat entre le souci d’apaiser les préoccupations de leurs citoyens et de maintenir de bonnes relations avec Pékin, tout en rassurant les investisseurs.


Opportunité ou menace ?

À bien des égards, la proximité de la Chine est à la fois une bénédiction et une menace pour ses voisins. À plus long terme, la montée de la Chine comme une grande puissance mondiale donne à l’ Asie, une nouvelle pertinence géostratégique en accord avec son niveau économique. Les 10 membres de l’Association des Nations du Sud-Est asiatique représentent près de 600 millions de personnes et ont un produit intérieur brut combiné d’environ 1500 milliards de dollars (€ 1090 milliards, £ 925 milliards).

À court terme, la proximité de la réussite économique chinoise a permis aux pays voisins d’émousser l’impact de la crise financière mondiale, grâce aux largesses du programme de relance intérieure de la Chine. La manifestation la plus évidente de cette manne est la marée bariolée de casinos et de terrains de golf qui bordent les frontières chinoises avec la Birmanie, le Laos et le Vietnam.

Dans de nombreuses villes le long de la frontière sino-birmane, on se croirait en Chine : les commerçants préfèrent le renminbi (dénomination officielle du Yuan) à la monnaie locale, le service de téléphonie mobile vient de China Telecom et, dans au moins un hôtel, tous les numéros de chambre commence avec un huit, un chiffre porte-bonheur pour les joueurs chinois.

Bien que la Chine ait de plus en plus d’importance en tant que partenaire commercial, elle représente encore moins d’un quart de la consommation et des exportations de l’Asie émergente, et pour de nombreux pays, elle est un concurrent direct. (Même les casinos sont pour la plupart appartenant à des Chinois)


Un contexte potentiellement explosif

La crainte qu’inspire la Chine est aussi le résultat d’un contexte historique.

"Le Parti communiste chinois a soutenu les insurrections communistes locales dans presque tous les pays de la région. Aujourd’hui certains Chinois pensent que leur rôle dans le passé a été celui d’une puissance impériale dans la région, et qu’il s’agit de leur arrière cour. Ils verraient bien un modèle du passé se réaliser à nouveau."

rappelle Thitinan Pongsudhirak, directeur de l’Institut d’études internationales et sécurité à Bangkok.

Le sentiment anti-chinois a parfois été violent dans un certain nombre d’endroits en Asie-Pacifique au cours des 50 dernières années: il y a eu des émeutes anti-chinoises en Birmanie en 1967, des centaines de milliers de Chinois de souche ont fui le Vietnam dans le sillage de la guerre sino-vietnamienne en 1979, des dizaines de Chinois ont été tués dans des émeutes en Indonésie en 1969 et à nouveau en 1998; plus récemment, des entreprises chinoises ont été brûlées en Papouasie-Nouvelle-Guinée l’année dernière.

L’Indonésie, plus sensibles que les autres aux problèmes de concurrence, à décidé de retarder l’application de l’accord Chine-ASEAN dans des domaines importants, notamment l’acier et les textiles, et accusé la Chine de dumping sur 145 produits.

Pour sa part, Beijing est sensible à l’effet qu’elle produit sur ses voisins: la Chine a offert l’an dernier un total de 25 milliards de dollars aux pays de l’ASEAN: 15 milliards de dollars en prêts, dont 6,7 milliards $ en crédits préférentiels, ainsi qu’un fonds d’investissement de 10 milliards de dollars.

Le mois dernier, Xi Jinping, vice-président chinois et héritier présomptif de Hu Jintao, a entrepris une tournée à travers l’Asie, s’arrêtant en Birmanie pour réaffirmer le soutien de la Chine au régime militaire et pour signer plusieurs pactes de co-opération, y compris un accord pour construire un puits de pétrole et de gaz au cœur de la province chinoise du Yunnan. Au Cambodge, où la Chine est le plus grand investisseur étranger, M. Xi a signé pour 1,2 milliard de dollars de contrats.

En dépit de tout cela, le potentiel existe encore pour des affrontements violents dans le sud-est de l’Asie, notamment autour des îles Paracel et Spratly, revendiquées en tout ou en partie par Brunei, la Chine, Taïwan, la Malaisie, les Philippines et le Vietnam.

Beijing a récemment pris de l’assurance dans la mer de Chine méridionale, qui est censé contenir du pétrole et de grandes réserves de gaz. Il y a aussi des signes que le sud-est de l’Asie se réarme. Le Vietnam a récemment annoncé qu’il allait acheter six sous-marins et 12 avions de chasse à la Russie, la Birmanie a aussi fait des emplettes pour des avions de combat russes et la Thaïlande a débloqué un budget récemment pour rééquiper son armée de l’air avec de nouveaux avions de combats.

De fait l’Asie du Sud-Est est un mélange potentiellement détonant de nationalisme brut, de la concurrence économique et sur les ressources, le tout offrant un kaléidoscope de systèmes politiques, allant de la démocratie à la monarchie absolue ( Brunei) en passant par la dictature militaire en Birmanie et les régimes communistes du Laos et du Vietnam.


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Photo: l'acroissement du déficit de l'ASEAN vers la Chine chaque année.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le février 08, 2010, 01:06:41 pm

ECO – Le gouvernement annule son plan de relance.

Le gouvernement thaïlandais a annoncé vouloir retirer son plan de relance par l'emprunt estimé à 800 milliards de bahts (17,7 milliards d'euros) invoquant le retour de la croissance économique, selon les déclarations samedi du Premier ministre Abhisit Vejjajiva. "L'emprunt de 800 milliards de bahts doit être examiné pour voir s'il est toujours nécessaire", a déclaré ce dernier, cité hier par le Bangkok Post.


(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) lundi 8 février 2010
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: DocTournesol le février 08, 2010, 05:40:38 pm

En ce qui concerne les chiffres du chômage thaïlandais qui passent du simple au double, je pense qu'il faut tenir compte des nombreux emplois saisonniers et des CDI plus fréquents que les CDD dans ce pays.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 09, 2010, 10:49:53 am

Abhisit compte sur l’économie pour gagner plus de soutien !


Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a assisté au Forum économique mondial de Davos pendant lequel il a mis en avant les progrès réalisés par l’économie thaïlandaise au cours du troisième trimestre 2009, annonçant une récession moins importante que prévue.

Lorsque Abhisit Vejjajiva avait assisté au forum de l’année dernière, quelques semaines seulement après sa prise du pouvoir grâce à une coalition parlementaire inattendue, des milliers de partisans de l’ex Premier ministre, Thaksin Shinawatra, s’étaient massés devant le siège du gouvernement à Bangkok. Aujourd’hui la situation est différente, mais l’absence du premier ministre et la perspective d’importantes manifestations de l’opposition le 10 février prochain, ont suffit à relancer les rumeurs de coup d’état à Bangkok. Récemment Abhisit Vejjajiva avait déclaré à la presse qu’il pourrait organiser des élections anticipées, si la situation économique enregistrait une amélioration significative.

Il semble que cette perspective soit réalisable, au moins dans la seconde moitié de 2010. Alors que les prévisions actuelles du gouvernement thaïlandais pour la croissance  de cette année sont de 3,5%, il a ajouté:

"Je suis convaincu que nous pouvons faire mieux que cela", en citant des signes encourageants dans les exportations et le tourisme.

Il a ajouté que les exportations de la Thaïlande devraient progresser de 14% cette année.

Abhisit Vejjajiva, a également déclaré que l’économie thaïlandaise l’an dernier a obtenu de meilleurs résultats que les prévisions de contraction de 3%, grâce à une forte reprise au dernier trimestre.

Les disciples de M. Thaksin, plus connus sous le nom de "chemises rouges"  sont attendus de nouveau dans la rue pour protester avant l’ audience du tribunal qui doit décider si les autorités peuvent confisquer la fortune de Thaksin évaluée à 2,3 milliards de dollars, qui a été saisie après le coup d’Etat de 2006. Tous les regards sont maintenant tournés vers la Cour Suprême et le 26 février, le jour du verdict sur la saisie éventuelle des actifs appartenant à Thaksin et à sa famille.

À l’heure actuelle, de nombreux observateurs croient que le scénario libérant les actifs en faveur de Thaksin est presque impossible. Mais il existe aussi deux scénarios pour la décision contraire : saisir tous les 76 milliards de baht (2,3 milliards de dollars) , ou seulement une partie de cette somme. C’est probablement cette deuxième possibilité qui motive l’agitation des pro Thaksin, et les démentis incessants de l’armée sur la possibilité d’un coup d’Etat.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le février 09, 2010, 10:54:53 am
Citer

Tous les regards sont maintenant tournés vers la Cour Suprême et le 26 février, le jour du verdict sur la saisie éventuelle des actifs appartenant à Thaksin et à sa famille.


Oui là ça risque de faire du grabuge ?? à suivre  .
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le février 15, 2010, 07:46:54 am

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE – 123 milliards de bahts de dettes.

123 milliards de bahts, soit 2,7 milliards d'euros, c'est le total des dettes contractées par les 1,19 million de Thaïlandais qui se sont inscrits au plan de refinancement du gouvernement, selon une information révélée hier par le Bangkok Post.


(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) lundi 15 février 2010
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 15, 2010, 09:20:06 am

L'endettement presque systématique d'une grande majorité des familles et des personnes de classes sociales moyennes et basses en Thaïlande est un vrai fléau !

Tant qu'il s'agit de crédits banquaires à la consommation (achat de voiture ou de maison par exemple) avec des taux d'intérêt très bas (1 ou 2 %), cela passe encore, mais dès qu'il s'agit de prêts de particulier à particulier avec des taux d'intérêts hallucinants (25, 30 % et plus), il n'est pratiquement pas possible de s'en sortir...

 :o
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le février 15, 2010, 11:12:51 am

L'endettement presque systématique d'une grande majorité des familles et des personnes de classes sociales moyennes et basses en Thaïlande est un vrai fléau !


Si on leur foutait pas sous les yeux à tout bout de champ le dernier 4x4 ou la dernière télé, ça serait peut être pas comme ça. Ma femme, si je l'écoutais, elle achèterait tout et nous foutrait vite fait sur la paille !
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 16, 2010, 10:45:48 am

Thaïlande : aborder 2010 avec sérénité mais prudence !


La Thaïlande aborde cette année 2010 dans un climat en apparence plus serein que les années précédentes. Sur le plan politique, l’accalmie est réelle: les manifestations de rues, les “sit-in” devant les bâtiments officiels et l’occupation des aéroports de Bangkok fin 2008 ne sont plus qu’un mauvais souvenir. Le gouvernement vient d’entamer sa deuxième année d’exercice du pouvoir, alors que l’année 2008 avait connu pas moins de trois premiers ministres.

Sur le front économique, l’économie thaïlandaise a été durement touchée par la crise économique mondiale, avec une baisse de croissance qui a atteint jusqu’à – 7,1% au second trimestre 2009 mais devrait se limiter à – 3% pour l’ensemble de l’année. Le pays est sorti de la récession au troisième trimestre, les signes de redressement sont nombreux et les indicateurs économiques promettent un retour à une croissance positive située entre + 3% et + 4,5% en 2010. L’environnement général en ce début d’année 2010 constitue donc un réel progrès par rapport aux années récentes, ce qui permet d’envisager l’avenir avec sérénité… mais prudence. Car l’incertitude politique demeure et le redressement économique annoncé ne va pas sans quelques nuages.


Un plan de relance ambitieux pour retrouver le chemin de la croissance

Pour faire pièce à la crise, la Thaïlande a en effet mis en place le “Thai Khem Khaeng”, (une Thailande forte) un ambitieux plan de relance triennal à hauteur de 29,5 milliards d’Euros, soit 1,4 trillion de Thai Baht. Ce plan prévoit des investissements conséquents dans plusieurs secteurs stratégiques comme l’irrigation et la gestion de l’eau; l’amélioration du réseau routier et les transports, avec six nouvelles lignes de métro à Bangkok; l’énergie et les télécommunications, avec la mise en oeuvre attendue de la technologie 3G, pour laquelle le pays a pris beaucoup de retard en raison des ingérences politiques; sans compter des dépenses d’infrastructures dans les domaines du tourisme, de l’éducation et de la santé. Ce plan de relance, qui est à ce jour le plus important dans les pays de l’ASEAN, a commencé à être déployé en octobre dernier et devrait avoir un impact positif sur les chiffres de la croissance 2010.

Economie traditionnellement fondée sur les exportations, celles-ci devraient rebondir de 10 à 15% en 2010, après une contraction de près de 17% en 2009. Mais comme les importations avaient chuté davantage encore, de près de 29%, la Thaïlande aura tout de même bénéficié l’an dernier d’un excèdent commercial de l’ordre de 18,5 milliards de dollars. L’an dernier, le Thai Baht s’est apprécié respectivement de 5% et 3% vis-à-vis de l’USD et de l’Euro.

Les principaux indicateurs macro-économiques du pays restent par ailleurs dans le vert, avec un très faible niveau de chômage (400,000 personnes, soit seulement 1,4% de la population active) et une inflation quasiment nulle. En raison du plan de relance, le déficit public est certes en augmentation mais devrait rester contenu à 53% du PIB en 2010 (contre 44% en 2009), et bien en dessous du maximum légal de 60% prévu par la constitution.


Le développement économique est parfois porteur de contradictions

La Thaïlande a connu au cours des 20 à 25 dernières années un développement économique prodigieux. Il suffit pour s’en rendre compte d’apprécier les infrastructures nouvelles en matière de transports publics ou de réseau routier, ou encore la multitude de centres commerciaux et autres hypermarchés rutilants, parmi lesquels Carrefour et Casino ont su prendre une place significative (voir encadré). Ce développement s’est accompagné de l’émergence d’une importante classe moyenne, avec un PNB par habitant qui est aujourd’hui de plus de 9,000 USD à Bangkok contre 4,000 USD dans le reste du pays.

En ce début d’année 2010, la Thaïlande semble s’orienter plutôt vers une évolution maîtrisée que vers une mutation radicale de ses structures politiques, économiques et sociales. Mais si les indicateurs économiques laissent présager que la crise est en passe d’être surmontée, l’incertitude politique n’a pas trouvé son épilogue. Depuis quelques années, le pays est profondément divisé entre les pro- et les anti-Thaksin, entre l’élite et une partie des classes moyennes urbaines et les campagnes, entre les pauvres et les riches. Car le développement économique n’a pas profité équitablement à tout le monde. Les inégalités sociales demeurent criantes: 20% de la population possède 69% des richesses du pays tandis que 20% des plus pauvres n’en possèdent que 1%. Introduire davantage d’équité sera l’un des enjeux majeurs de l’avenir, quelles que soient les évolutions politiques.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 23, 2010, 08:57:26 am

Le ministre thaïlandais des Finances Korn Chatikavanij a reçu hier 22 février 2010 le "Global Finance Minister of the Year" récompensant son comportement face à la crise de l'année dernière...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le février 23, 2010, 11:06:27 am
C'est long mais ça vaut le coup d'être lu: http://www.lepetitjournal.com/content/view/54008/1013/


"Doit-on s'habituer à un baht fort ?"
 
En cette période incertaine en politique, la Thaïlande doit faire face à des contraintes extérieures qui peuvent peser sur les conditions de la reprise économique. L'une d'entre elles est un baht qui reste fort, pouvant réduire la compétitivité du Royaume. Le point avec Pascal Furth, Chef du service économique de l'ambassade.

Confrontée à plusieurs défis pressants sur le front intérieur, la Thaïlande doit également faire face à des contraintes extérieures qui conditionnent en partie le dynamisme de la reprise économique. La principale d’entre elles tient à la vigueur persistante du baht et au risque qu’elle ferait peser sur la compétitivité du Royaume, dont la croissance dépend fortement de ses exportations. En 2009, la devise thaïlandaise s’est en effet appréciée vis-à-vis du dollar américain (+4,9% ; une croissance comparable est pronostiquée cette année), ainsi que des devises des principaux pays avec lesquels les barrières tarifaires sont tombées le 1er janvier dernier : +4,6% par rapport au yuan, soit la deuxième plus forte progression parmi les monnaies de l’ASEAN face à la devise chinoise, après la roupie indonésienne ; +3,4% par rapport au peso philippin ; +10% par rapport au dong vietnamien. Seules exceptions, notables : une quasi-stabilité vis-à-vis du ringgit malaisien (+0,3%) et une dépréciation de 12% face à la roupie indonésienne. ASEAN, Etats-Unis et Chine continentale représentent, rappelons-le, 43% des exportations de la Thaïlande en 2009.

Quelles en sont les causes ? Elles se trouvent essentiellement outre-Pacifique : d’une part les doutes sur la reprise économique globale et aux Etats-Unis en particulier avec, en miroir, le dynamisme de l’Asie émergente ; d’autre part le faible coût de la monnaie américaine (taux de la Réserve Fédérale à 0-0,25% fin 2009 et taux interbancaire à 3 mois en dollar inférieur à celui en yen) dans un contexte de politique monétaire accommodante et d’attractivité des placements dans la région. Ces facteurs, aux effets combinés, ont incité les investisseurs à céder leurs dollars au profit de monnaies de la zone à meilleur rendement. L’étroitesse de la place financière de Bangkok, dans un contexte politique et économique encore incertain, rend la Thaïlande peu perméable au phénomène de « carry-trade » (faibles flux nets entrants de 1,5 Md USD d’obligations et 1,1 Md USD sur les marchés boursiers en 2009) et à ses risques inflationnistes, notamment sur l’immobilier, comme constaté à Hong Kong ou Singapour. En revanche, le niveau record des excédents commerciaux (+19 Mds USD en 2009 après -1,5 Md en 2008) a considérablement gonflé les comptes courants (+22 Mds USD) et les réserves (141,6 Mds USD début février 2010 contre 111 Mds USD fin janvier 2009), contribuant à accroître la pression à la hausse sur le baht.

Cette évolution est-elle inquiétante ? Si elle contribue à atténuer le coût des importations, notamment énergétiques, et donc de l’inflation, l’appréciation du baht entraîne une intervention massive de la Banque Centrale pour soutenir le dollar (15 Mds USD investis) qui lui coûte cher : la rémunération perçue par la Banque pour l’achat de bonds du Trésor américain (<1%) est très inférieure à celle qu’elle doit verser aux détenteurs des obligations qu’elle émet localement pour réguler ses achats de dollars (>4%). Les récentes décisions visant à libéraliser les sorties de capitaux (cf. « brèves économiques » ci-après) traduisent l’inquiétude de la Banque à ce sujet, même s’il est permis de douter de leurs effets compte tenu du faible niveau traditionnel des flux sortants.

Autre victime désignée de cette évolution : le secteur exportateur thaïlandais, déjà confronté au défi de l’entrée en vigueur des accords de libre-échange régionaux. Sur ce point, l’inquiétude est légitime, même s’il convient de la relativiser dès lors que l’inflation constatée chez certains voisins atténue voire gomme entièrement l’avantage relatif qu’ils retirent d’une monnaie faible vis-à-vis du baht. C’est le cas notamment des Philippines, du Vietnam et de la Malaisie. Néanmoins, l’inflation progressant également en Thaïlande (+4,1% en janvier 2010), l’appréciation du baht face aux monnaies locales et au dollar est un réel défi pour l’économie thaïlandaise, même s’il est à espérer que la progression des investissements publics et privés en 2010 contribuera à contenir la contribution excessive des exportations à la croissance économique.

Quelles sont les solutions ? Dès lors qu’il semble illusoire, à court terme, d’attendre des Etats-Unis une remontée des taux d’intérêt et l’appréciation du dollar, les marges de manœuvre de la Thaïlande, qui exclue à juste titre toute dévaluation, semblent réduites. On peut toutefois penser que la reprise graduelle des importations, portée par une conjoncture économique plus favorable, contribuera à accroître la demande en dollars et réduire le volume des réserves, comme ce fut le cas en 2007. Dans ce contexte encore incertain, il ne serait pas incohérent qu’une partie des pays de l’ASEAN rejoigne le concert des pays développés militant pour la suppression de l’arrimage de la devise chinoise au billet vert.

Sauf évènement particulier et imprévu, il semble donc probable que le baht conserve un niveau durablement élevé. Le sentiment d’inquiétude des milieux d’affaires sur la compétitivité-prix de secteurs pourtant d’excellente (riz, électronique,…) trahit leurs doutes sur la capacité du tissu industriel local à accroître sa productivité. Dans un environnement traditionnellement plus enclin à rechercher le retour rapide sur investissement qu’à promouvoir l’innovation, la priorité du gouvernement accordée à l’émergence d’une « économie créative » revêt dès lors tout son sens.
 
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 11, 2010, 07:54:56 am

ICBC lance une OPA sur les actions de la Banque thaïlandaise ACL...(http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Drapeaux/thailande.gif)(http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Drapeaux/chine.gif)


Industrial & Commercial Bank of China Ltd a soumis une offre d’achat pour toutes les actions de la Banque de Thaïlande ACL Pcl pour 11,5 baht chacune, selon un communiqué de la banque déjà implantée à Bangkok et publié par le SET.

Il s’agit bien entendu d’une OPA "amicale" car cette opération était attendue depuis plusieurs mois. L’ offre d’ICBC vient terminer un accord conclu l’année dernière entre Industrial and Commercial Bank of China Limited (ICBC) et la Bangkok Bank Public Company Limited (BBL), qui avaient annoncé conjointement au mois d’octobre dernier que les deux banques avaient conclu un accord sur la vente et l’achat d’actions dans ACL Bank Public Company Limited (ACL), une banque dont le principal actionnaire est la Bangkok Bank.

La période d’offre publique d’achat se déroulera du 9 Mars à Avril 16, selon le communiqué. ICBC a reçu l’approbation du gouvernement thaïlandais le 22 février pour acheter une participation majoritaire dans ACL.

Depuis 2007, ICBC menait des négociations avec la Bangkok Bank,  pour acheter les actions que celle-ci détenait dans la banque ACL.  Mais la vente des actions, qui aurait du avoir lieu à la fin de 2007, a été ajournée  dans l’attente de la promulgation d’une nouvelle loi commerciale, laquelle a augmenté la part que les entreprises aux capitaux étrangers peuvent détenir dans des banques de Thaïlande, jusqu’à 49%, contre 25% auparavant.

ICBC est la plus importante des "Big Four" des banques chinoises par le volume de ses actifs et de son exploitation. Elle est aussi la plus grande banque du monde par la capitalisation boursière avec 252,85 milliards de dollars (Bt8.6 billion).

Cette opération très inhabituelle en Thaïlande, où le secteur bancaire est protégé de la concurrence par des lois très protectrices, a nécessité une autorisation exceptionnelle du gouvernement. Le président de l’ICBC Jiang Jianqing avait fait la proposition lors d’une réunion à Pékin pendant le premier voyage officiel du Premier Ministre thaïlandais en Chine en juin dernier.

Avec cette prise de controle, les relations entre le Chine et la Thailande franchissent une nouvelle étape dans le domaine bancaire. La Chine a accordé le mois dernier à la Bangkok Bank, la plus grande banque commerciale de Thaïlande, une licence exclusive pour autoriser des opérations en yuans dans le royaume. Alors que les autorités chinoises contrôlent très strictement le cours de leur monnaie, cette opération fait partie d’une initiative de la Chine pour élargir progressivement le rôle de sa monnaie (le renminbi, plus connu comme yuan) en Asie.

La Bangkok Bank, la plus grande banque commerciale de Thaïlande en termes d’actifs, dispose déjà de quatre succursales en Chine continentale et d’un réseau de succursales dans tout le Sud-Est asiatique. De son coté la Thaïlande a fait une exception pour la Chine en autorisant le rachat de la banque thaïlandaise ACL. Pour la première fois une banque thaïlandaise passe sous contrôle d’une entité étrangère, alors qu’en principe la loi plafonne à 49% la participation du capital étranger dans les entreprises thaïlandaises.

ICBC a été créée en tant que société à responsabilité limitée le 1er janvier 1984. Depuis une offre publique de vente, les titres sont cotés simultanément aux bourses de Hong Kong et Shanghai le 27 octobre 2006. En République populaire de Chine, elle est la plus grande des quatre principales banques, devant la Banque de Chine, la Banque agricole de Chine, et la Banque de construction de Chine. Suite à l’IPO de 2006, 22.14% des titres sont en libre circulation. Le reste est détenu par l’Etat.
ICBC compte environ 2,5 millions de clients entreprises et 150 millions de clients particuliers.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 16, 2010, 09:17:53 am

La Banque de Thaïlande laisse son taux inchangé


Comme l’avait prévu la plupart des analystes, M. Paiboon Kittisrikangwan, sous-gouverneur de la Banque de Thaïlande,
n’a pas annoncé de changement au cours de la réunion du Comité de politique monétaire (MPC), qui décide de la politique de taux et monétaire de la Thailande.


Le MPC a jugé que les perspectives économiques mondiales se sont améliorées par rapport à sa dernière réunion,comme en témoignent les révisions à la hausse des prévisions de croissance. Mais le chômage élevé et les problèmes de la dette souveraine dans certains pays, pourraient entraver la durabilité de la reprise économique dans l’avenir.

Le MPC considère que le risque d’une  baisse de la croissance a considérablement diminué et que par conséquent l’économie thaïlandaise a moins besoin d’une attitude exceptionnellement accommodante de la politique monétaire à l’heure actuelle. Toutefois, compte tenu des incertitudes entourant la viabilité de la reprise économique mondiale, ainsi que des facteurs de risques internes qui pourraient porter atteinte à la confiance des consommateurs et des investisseurs, le MPC a décidé de maintenir le taux d’intérêt directeur à 1,25 % , mais envisage d’ajuster son taux d’intérêt directeur à un niveau plus normal au cours des périodes à venir.

La Banque centrale de Malaisie a relevé son taux directeur à 2,25 % la semaine dernière, affirmant qu’elle veut éviter les "déséquilibres financiers" après que l’économie malaisienne ait émergé de la récession au quatrième trimestre. L’Australie et le Vietnam ont également augmenté les coûts d’emprunt dans les derniers mois, tandis que la Chine et l’Inde ont demandé aux banques de mettre un frein aux prêts pour éviter les bulles spéculatives et combattre l’inflation


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 19, 2010, 09:38:52 am

Economie: le paradoxe thaïlandais !  :)


C’est un peu inattendu, mais en plein chaos politique et alors que les manifestants des chemises rouges mettent en scène un bain de sang symbolique dans les rues de Bangkok, le baht et la bourse de Thailande (le SET) ne cessent de grimper, atteignant leur plus haut niveau depuis juin 2008.

C’est un peu comme si les sphères économique et politiques étaient déconnectées en Thaïlande : pendant les coups d’Etat et les manifestations, les affaires continuent. Il n’y a pas plus insensible qu’un taux de change ou qu’un indice boursier : les deux sont restés de marbre devant la mobilisation confuse des pro Thaksin. Quant au dénouement “sanglant” organisé ces derniers jours, il est davantage perçu comme un acte de désespoir devant l’echec, qu’un pas vers une nouvelle mobilisation. Tarisa Watanagase gouverneur de la Banque de Thaïlande n’a pas eu beaucoup de mal à rassurer les investisseurs :

"Il n’y a pas eu de transactions inhabituelles par les banques commerciales, et le marché boursier continue de monter dans la même direction que le baht thaïlandais qui s’est légèrement apprécié. Cela montre que les investisseurs ne sont pas préoccupés par le rassemblement anti-gouvernement des chemises rouges, car il n’y a pas eu de violence."

a déclaré Mme Tarisa.

Le baht thailandais a progressé de 0,3 % à 32,37 pour un dollar à Bangkok, après avoir  touché 32,35, son plus haut niveau depuis le 4 Juin, 2008. L’indice SET a progressé de 1,4 % à 762,51, en direction de ses meilleurs niveaux depuis le 30 Juin 2008. Le SET a progressé de 3,9 % cette année, comparativement à un gain de 3,5 % de l’indice MSCI Asie-Pacifique des bourses régionales.

Cependant, les manifestations ont affecté le tourisme entrainant des annulations en cascade de la part de touristes, surtout en provenance des pays asiatiques, qui prennent les troubles de rue très au sérieux. L’impact sur l’économie globale dépendra de la durée des manifestations, et de la présence ou non de violence. Si les manifestations se terminent rapidement, la confiance des investisseurs ne sera pas affecté et il y aura un retour à la normale dans de brefs délais.

Les tensions politiques se sont atténuées de manière significative lorsque les manifestants ont perdu leur élan et ont adopté une stratégie pour le moins confuse à partir de mercredi : la mise en scène gore des chemises rouges n’a pas eu d’effet tangible sur le moral des investisseurs étrangers. Les investisseurs étrangers ont été acheteur nets de 38 millions de dollars d’ actions thaïlandaises dans la journée d’hier, 16e jour d’ achats nets à Bangkok. Ces entrées de capitaux ont bien sur un effet haussier sur la devise thaïlandaise.

Le ministre des Finances Korn Chatikavanij  a réaffirmé le 15 mars que la croissance économique au premier trimestre sera de plus de 5 %, après avoir atteint à 5,8 % au quatrième trimestre.

Force est de constater que le chaos généralisé dans Bangkok pronostiqué par les dirigeants de l’UDD depuis plusieurs semaines, n’a pas eu lieu. Les désagréments pour les habitants de la capitale et pour les touristes ont été minimes : paradoxalement, la circulation était plus fluide que d’habitude dans Bangkok, beaucoup de bangkokiens ayant renoncé à leur voiture de peut d’être bloqué par des barrages.

La banque centrale a indiqué que les branches de sept banques commerciales situées près des sites de rassemblement ont fermé temporairement pour des raisons de sécurité.  La Bangkok Bank de l’Emporium était fermée mercredi, en raison de la proximité des manifestants qui ont répandu du sang devant la résidence du Premier ministre située soi 31.

Krung Thai Bank a fermé ses succursales proches du siège du gouvernement, du Ministère de la Défense, de l’avenue Ratchadamnoen Klang, du ministère de l’Éducation, de Banglamphu et Khao Sarn Road.

Thanachart Bank a fermé au public ses succursales de Ratchadamnoen Klang, et a ouvert sa succursale Banglamphu afin de fournir temporairement des services financiers jusqu’à ce que la situation revienne à la normale. Siam Commercial Bank a fermé sa succursale Ratchadamnoen Klang et a ouvert une succursale à proximité de Pinkhlao Phra jusqu’à ce que le rallye se termine.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: banedon le mars 21, 2010, 04:14:52 pm
Aller pour passer tout cela une petite pub (la définition de l'image n'est pas très bonne) pour une banque thailandaise et on reste dans le rouge.  :SHY

http://www.dailymotion.com/video/x29496_publicite-thailandaise-drole-et-sur_ads
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 22, 2010, 12:54:48 pm

TOURISME – Annulation des réservations malgré un climat encore pacifique



(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) lundi 22 mars 2010
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Cat le mars 25, 2010, 02:27:56 pm
Sans vouloir jouer les Cassandre une nouvelle foi....mais mes relations ici m'ont fait parvenir l'info suivante :
Toutes les epouses thaies ayant une double nationalite et etant proprietaires de maison ou terrain seront assujeties a la loi! A savoir prouver l'origine des fonds d'investissement. Si les fonds sont d'origine etrangere (par la double nationalite et/ou leur mariage), il sera demmande une expertise !???!!!!
Tout depend du bon vouloir des thais staff dans les differentes ambassades pour declarer qui a ou n'a pas une double nationalite ! Beurk
Bref, cette loi a deja ete en vigueur, il y a 5 ans et a fait quelques degats a l'epoque.
Je ne comprends plus du tout le parti democrate !!! Car il avait annonce une certaine souplesse au sujet des etrangers vivant en Thailande (hors touristes).... finalement on en revient aux temps thaksiniens.
Comme le dit tres justement Manu..............l'investissement immobilier en Thailande devient des plus problematiques....hors condo en etage et avec moins de 51% de proprios etrangers.
Pour les Societes, ils sont en train de re-activer une loi de non compromission avec l'Etranger!!!???
Plus nationalistes, tu meurs!
Je ne comprends plus rien du tout. Les "rouges" sont assez actifs mais reproduire d'anciennes lois pour les satisfaire me parait etre des plus inattendues de la part des democrates.
Fait reel, ils viennent d'epingler a CM, un de nos compatriotes, pour investissement illegal en Thailande (n'ayant pas le bordereau bancaire "XB12" (je ne me souviens pas du code et meme si je le pouvais !)......Celui-ci a investi plus d'1 million d'euros, en plusieurs fois, dans immeuble (pour business), maison, terrain (pour business) et justifiant d'une retraitre (plutot de revenus officiels) de 4.500 euros par mois mais il a moins de 50 ans ! Je le plains car si, il a pu prouver (peu ou prou) son innocence, il ne peut recuperer son argent investi......Et c'est sa femme qui est devant les tribunaux!  Beurk a nouveau......elle ne peut rien prouver sauf ses actes de proprietes.......... qui ne sont rien car elle ne peut rien prouver de son cote sur un tel investissement....
Bref, re-beurk, face a ces differentes infos (peut-etre alarmistes, mais bon cela existe vraiment!), j'aimerai bien avoir l'opinion de Manu.....
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 25, 2010, 02:42:14 pm

Pour les Thaïlandais, c'est surement une bonne mesure...

Pour les étrangers, je suis de moins en moins convaincu qu'un investissement immobilier en Thaïlande soit une bonne décision...



D'accord avec toi , d'ailleurs quand je m'installerai en Thaïande je louerais ainsi pas de problème . Même un condominium je n'achèterai pas . 8)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mars 25, 2010, 04:45:09 pm
Faut pas oublier qu'ils n'ont de "démocrates" que le nom et qu'ils ont été "installé" par une coalition des plus conservatrices et des plus xénophobes.

Bref je suis peu surpris par cette nouvelle et je doute qu'il s'agisse de quelconque concessions aux rouges, bien au contraire (le gouvernement ne négociera pas, y'a qu'a voir le dispositif militaire qu'il mette en place).

Sinon je pensais que la double-nationalité n'existait pas en Thailande?
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Cat le mars 25, 2010, 06:14:01 pm
Mon cher DV8,
Il m'a semble etre claire ......la double nationalite en Thailande n'existe pas et est interdite mais si jamais elle est prouvee................cela semble etre (selon les informations de certaines  ambassades) possible et donc condamnable par la loi.
D'ou mon message.
Je ne comprends pas bien ton attitude, mon cher DV8, je suis intervenue sur differents sujets mais tu sembles garder une foi inebranlable pour les lois actuelles ou reactivees pour ce  pays!?
J'adore les gens qui ont une vraie foi mais je n'aime pas du tout les gens un peu trop confiants.
Ecoute bien ce que l'on dit...
Vis ici heureux avec ta famille mais ne sois pas dupe!
Ton enfant Thai sera tranquille jusqu'a ses 18 ans.....puis il (elle) devra choisir sa nationalite.
Puis, il ( plus grave) ou elle devra choisir !!!??
Si (lui ou elle) choisit une nationalite francaise, il devra obtenir en dehors de toi ou de sa mere un titre de sejour.
Ton (ta) petite est bien loin de tout cela mais c'est a nous avec notre droit et notre ambassadeur ( breton pur et dur mais pour combien de temps?)
Bref, je suis une mere moi meme et crois moi que mon fils est completement quadrilingue avec une emission en tant que speaker reconnu sur une station radio thaie tous les lundi matin..............avec beaucoup de succes!
Il a 23 ans et rien (sauf un boulot tres officiel et un WP) ne peut le laisser vivre ici tranquille meme si son beau-pere (mon mari) est thai!!!!!
Donc gaffe.....
Je parle d'une situation actuelle...............mais cela fait 10 ans que j'attends un changement.

Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Cat le mars 25, 2010, 06:27:44 pm
Une nouvelle fois, je demande a Manu de me pardonner mes interventions mal ciblees......
Mais je me dois de repondre a DV8...
Car il me semble etre totalement en dehors de toutes realites !!!!
Bref, je n'ai pas envie de degouter tout a chacun mais je souhaite que tout a chacun soit dans la realite.
Sorry !

Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 25, 2010, 06:43:26 pm

Pour synthétiser tout cela, je dirai qu'habiter en Thaïlande au quotidien, c'est plutôt agréable, mais qu'il ne faut jamais se faire d'illusion: nous ne sommes que des farangs et n'avont pas beaucoup de droits !
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mars 25, 2010, 07:44:21 pm
Entièrement d'accord avec toi Manu.

Cat je comprends pas bien ce que tu me reproche?
Je ne fais que réagir a tes messages (pour aller dans ton sens en plus), si jamais ca te gène tu me le signifie en MP et je te promet que tu ne me reverra plus.
J'ai l'impression que t'as vu mon avatar et que ca a fait vibrer une corde sensible et que du coup tu t'emballe un peu vite sans vraiment lire mes messages.
C'est dommage vu qu'un forum c'est fait pour échanger non?
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Cat le mars 26, 2010, 07:00:19 am
Tu as raison et excuse moi.

Mais j'ai ete tres choquee par une de tes premieres interventions dans laquelle tu fustigeais l'injustice de notre systeme europeen tout en justifiant plus ou moins le systeme thai.

L'angelisme est bien trop dangereux ici......

Et les dernieres news sur nos libertes d'action ne sont franchement pas tres bonnes.

Cordialement
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: DV8 le mars 26, 2010, 09:13:00 am

L'angelisme est bien trop dangereux ici......
Et les dernières news sur nos libertés d'action ne sont franchement pas très bonnes.



Tu as raison, d'où je suis aussi je sent le vent tourner.

Les professeur intégrant un programme d'enseignement en Anglais en Thailande doivent aujourd'hui formé leur futur remplaçant qui doit être Thaï bien évidemment. J'ai découvert ca hier en renouvelant mon permis de travail.
C'est anecdotique pour l'instant mais ca devrait un jour être effectif, le gouvernement ayant décidé de mettre les 200 meilleurs écoles thaïlandaise au standard internationaux pour qu'elle deviennent officiellement "International School" comme a Singapour ou en Indonésie.

Bon mais ca au demeurant c'est pas forcément une mauvaise nouvelle... pour les Thaïs ;)

Si tu obtiens plus de nouvelles et détails a propos de cette affaire sur Chiang Mai, je suis preneur. On est jamais trop prudent...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 29, 2010, 08:04:48 pm
Une bonne nouvelle pour le marché du travail thaïs , avec les temps qui courent .  8)
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 30, 2010, 09:00:37 am

Une bonne nouvelle pour le marché du travail thaïs , avec les temps qui courent.  8)


Si je peux me permettre Malco, le problème de la Thaïlande n'est pas le travail puisqu'elle a le taux de chômage le plus faible au Monde (1% des actifs cette année !)... Il est politique avec deux visions de la société qui s'opposent...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 30, 2010, 12:37:19 pm
Exact tu as raison . En effet 1% de chômage beaucoup de pays ne peuvent le dire et comme tu dis ces deux visions de la société qui s'opposent pas évident .
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 07, 2010, 09:44:45 am

Vive reprise du marché immobilier en Thaïlande !


Le développeur Raimon Land a rendu public la dernière édition de sa publication “Condominium Focus Bangkok Update”, qui révèle un redressement significatif du marché des condominiums de luxe à Bangkok en dépit des tensions politiques actuelles.

La dernière édition du “Condominium Focus Bangkok Update”, disponible en téléchargement gratuit sur www.raimonland.com, explique que les projets lancés par les différents développeurs répertoriés ont reçu une réponse positive depuis le dernier trimestre de 2009 avec des préventes totalisant 15.1 milliards de baht, soit une augmentation de 380% par rapport au même trimestre de 2008, où les ventes avaient brutalement chuté sur fond de crise économique et financière.

Au total, 1087 unités de condominiums ont été transférés au 4e trimestre 2009 pour un prix moyen par mètre carré de 98.551 THB (environ 2050 euros par mètre carré).

Fait intéressant, les acheteurs locaux ont représenté plus de 90% des ventes au cours de cette période, tandis que les étrangers représentaient seulement 8,8% des ventes, montrant que les problèmes politiques et les manifestations ont eu peu d’influence sur les acheteurs thaïlandais, mais ont provoqué l’attentisme des acheteurs étrangers.

Le Vice President de Recherche et Développement de Raimon Land, Simon Derville, a déclaré que le premier trimestre de 2010 a aussi été réactif dans le centre-ville de Bangkok.

"Une des principales conclusions de notre recherche est que la demande des acheteurs thaïlandais a été remarquablement solide avec de nombreux développeurs qui se tournent maintenant vers ce groupe cible. Pour Raimon Land, les acheteurs thaïlandais représentent aujourd’hui les deux tiers de nos ventes. C’est une part plus importante que les autres années."

a déclaré M. Derville.

Condominium Focus Bangkok Update est une publication, qui vise à fournir aux investisseurs une idée précise de l’offre, des projets en cours et des ventes sur le marché immobilier thailandais .

Le marché du condominium (appartements en copropriété) semble se rétablir favorablement depuis le début de l’année, tous les développeurs majeurs ayant déclarés de bonnes préventes au dernier trimestre 2009. Les développeurs bénéficiant également de plus faibles coûts des matériaux de construction et de prix plus raisonnables pour les achat de terrains en 2009.

Les acheteurs ont aussi voulu profiter de la réduction exceptionnelle des frais de transfert qui se termine au 31 mars 2010, et qui a été prolongée de deux mois à cause l’engorgement des services du Land Department.

Les indicateurs économiques du secteur révèlent que les coûts de construction par zone (SHON) ont chuté de plus de 10% depuis 2000, l’indice des prix des matériaux de construction prix a chuté de 24% par rapport à son plus haut pic en  Juillet 2008, mais l’encours des nouveaux prêts immobiliers a chuté de 36,5% à 1.8 milliards de baht par rapport aux 2.9 milliards de l’an dernier.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 08, 2010, 09:40:39 am
ECO – Le gouvernement met en place un important plan d’aide aux agriculteurs.

Le Conseil des ministres a approuvé mardi un plan à échelle nationale de restructuration de dettes pour environ 510.000 agriculteurs, a déclaré le Vice-premier ministre Sanan Kachornprasart.


(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) vendredi 9 avril 2010
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le avril 08, 2010, 10:43:34 am

Le Conseil des ministres a approuvé mardi un plan à échelle nationale de restructuration de dettes pour environ 510.000 agriculteurs, a déclaré le Vice-premier ministre Sanan Kachornprasart. Selon ce plan, plusieurs banques d’Etat devraient effacer de moitié les dettes et intérêts des fermiers, et leur permettront de rembourser le reste sur plus de 15 ans.


Si le gouvernement aide les paysans, c'est gagné pour lui ! Il coupe l'herbe sous le pied de Thaksin.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 08, 2010, 11:08:29 am
Bah oui , stratégie pour stratégie il ne peut qu'en sortir vainqueur .  8)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le avril 08, 2010, 03:16:42 pm
Ici au "bled" le gouvernement est en train de distribuer 100 raïs de terrains pour les jeunes couples n'étant toujours pas propriétaires. Cette offre concerne trois petits villages. Le gouvernement distribuera des lots aux demandeurs, installera l'eau, l'électricité et des routes. De plus chaque famille aura accès à un prêt de 150,000 bahts à taux 0% comme aide à la construction.
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 09, 2010, 01:36:22 pm

Ici au "bled" le gouvernement est en train de distribuer 100 raïs de terrains pour les jeunes couples n'étant toujours pas propriétaires. Cette offre concerne trois petits villages. Le gouvernement distribuera des lots aux demandeurs, installera l'eau, l'électricité et des routes. De plus chaque famille aura accès à un prêt de 150,000 bahts à taux 0% comme aide à la construction.


Voilà du concret !  :clap
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 14, 2010, 11:45:37 am

La Bourse de Thaïlande (SET) et le Shanghai Stock Exchange (SSE) ont signé un protocole d’entente !

La Bourse de Thaïlande (SET) et Shanghai Stock Exchange (SSE) ont signé un protocole d’entente (PE) couvrant un large panel d’activités destinées à se développer entre leurs deux marchés.  

Ce protocole d’entente, signé par le Président du SET Benjapolchai Patareeya et le président du SSE Zhang Yujun,  marque la formalisation de la coopération entre les deux places financières, et fixe le cadre pour la négociation de titres en commun, le partage des informations et de personnel, la mise en réseau, et le développement de séminaires et de la recherche, au profit des participants dans les deux marchés de capitaux.

La Thaïlande et la Chine ont des liens solides et de longue date dans la politique, le commerce et l’investissement. Actuellement, la Chine est la deuxième source d’investissements directs en Thaïlande, en valeur, et la Chine est le deuxième partenaire commercial de la Thaïlande.

Le SSE a une capitalisation boursière de 2700 milliards de dollars, la deuxième en importance en Asie, et est également le deuxième plus grand marché financier en termes de fonds levés. Alors que le SET cherche à devenir la porte d’entrée vers l’Indochine et jouer un rôle plus important dans l’ASEAN. Le projet de coopération devrait rendre les échanges dans la région plus
pratique pour les investisseurs.

Actuellement, 30 sociétés cotées au SET investissent en Chine, et 24% des répondants à une enquête récente étaient intéressés ou déjà en train d’analyser les opportunités commerciales en Chine.

Source : Bureau de presse du SET Kantawong Ladawan: 0-2229-2036 / Kanokwan Khemmalai
Tél: 0-2229-2048 / Muangman Nattaya: 0-2229-2043
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 20, 2010, 11:00:06 am

Crise thaïlandaise : plus d’un milliard d’euros de pertes prévues !


Entre 50 et 70 milliards de Baht : c’est le montant de la facture  des manifestations de masse prolongée du Front uni de lutte contre la démocratie contre la dictature (UDD), selon l’estimation faite par le Centre de Prévision de l’économie et des affaires (Center of Economic and Business Forecast CEBF) de l’Université de la Chambre de Commerce thaïlandaise.

Entre 1.13 et 1.6 milliards d’euros, c’est ce que pourrait couter à la Thaïlande, la prolongation de la mobilisation des “chemises rouges”. Le directeur du CEBF, le Dr Thanawat Polvichai, a déclaré que l’estimation était basée sur l’hypothèse que les troubles seraient prolongés jusqu’au 15 mai 2010, lorsque les dirigeants de l’UDD ont promis de se rendre à la police, et que de nouvelles violences ne se produisent pas entre temps.

Le Dr Thanawat a reconnu dans ses estimations que les rassemblements avaient grandement affecté l’économie nationale, la confiance des consommateurs et des investisseurs ainsi que les négociations commerciales et le tourisme.

Reporter: Ussavasodhi Santibhap


 :o
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le avril 21, 2010, 11:37:20 am
L'Asie de l'Est pourrait stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2025

2025 ? on a de la marge !
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 26, 2010, 09:42:11 am

Evénements politiques, la facture s’annonce élevée pour l’économie thaïlandaise !


Les manifestations prolongées du Front uni de la démocratie contre la dictature (UDD) ont déjà sans doute causé un préjudice important à  l’économie thaïlandaise. Mais le pire pourrait encore être à venir, selon la durée de la crise politique et le caractère violent ou non de son dénouement.

Lorsque les manifestants UDD ont quitté leur ancien site de rassemblement de Phan Fa pour passer à l’intersection de Ratchaprasong, un quartier d’affaires de Bangkok, avec de nombreux centres commerciaux de luxe, ils ont accru de manière très significative les pertes financières pour les entreprises thaïlandaises. Dans de telles circonstances, de nombreux exploitants ont préféré fermer leurs magasins, plutôt que de prendre le risque de rester ouvert, et de subir des dégâts plus importants.

A l’intersection Ratchaprasong, on peut estimer à 2.000 professionnels les opérateurs présents autour du site y compris les centres commerciaux de luxe majeurs tels que Central World, Siam Paragon, Platinum, Siam Discovery, ainsi que 1.000 chefs d’entreprise de vente au détail, confrontés à d’importantes pertes financières . Les ambassades de plus de 40 pays étrangers ont déjà émis des avertissements pour dire à leurs citoyens d’éviter de voyager en Thaïlande en raison de l’incertitude et des bouleversements en cours.

Outre les dommages économiques pour le secteur des entreprises, la crise politique en cours pèse lourdement sur le secteur du tourisme. La Chinese Tourism Association de Thaïlande a indiqué que les touristes chinois ont exprimé beaucoup d’inquiétude sur la situation actuelle en Thaïlande. Beaucoup d’entre eux ont décidé de reporter leurs voyages vers la Thaïlande. En Mars 2010, seuls 80.000 touristes chinois ont visité la Thaïlande (contre 100.000 en temps normal). On s’attend à une baisse d’environ 40,000-50,000 touristes chinois en avril-mai.

Selon une prévision du Dr Ekniti Nitithanprapas, directeur de la politique macro-économique du Bureau de la politique fiscale (FPO), si les manifestations se prolongent au deuxième trimestre de cette année, le produit intérieur brut (PIB) pourrait augmenter que de 4,3% cette année, une baisse de 0,2% par rapport à l’estimation de 4,5% ou une perte d’environ 30 milliards THB.

Si les protestations de masse durent jusqu’au  troisième trimestre, la croissance du PIB pourrait être réduite de 0,5% pour finir à 4% par an. En outre, si la crise politique à Bangkok s’ intensifie, il existe trois facteurs négatifs seront pris en compte pour l’économie de la Thaïlande. Tout d’abord, les investisseurs étrangers pourraient ralentir leur investissement, et de ceux qui ont déjà des bases de production en Thaïlande pourraient décider de fuir les risques politiques et déménager leurs bases dans d’autres pays.

Deuxièmement, la consommation publique et le taux de dépenses sont susceptibles d’être diminué, ce qui apporterait des effets négatifs pour les entreprises commerciales de Bangkok et des environs.

Enfin, le tourisme en Thaïlande devra faire face à une situation difficile, le temps de regagner la confiance des touristes étrangers.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 01, 2010, 04:03:22 pm

Et la Thaïlande qui voulait battre des records de tourisme cette année !... C'est pas gagné !

Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 01, 2010, 04:52:08 pm

Et la Thaïlande qui voulait battre des records de tourisme cette année !... C'est pas gagné !


Heureusement que cela n'est pas arriver en octobre ou début novembre à là veille de haute saison ces manifs , sinon cela aurait plus grave pour le tourisme .
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 07, 2010, 07:58:58 am

Les investisseurs approuvent le plan de paix thaïlandais !


Les investisseurs étrangers ont salué les efforts du gouvernement visant à réaliser un plan de réconciliation nationale, mais ont souligné que la confiance des investisseurs ne reviendra pas du jour au lendemain, après des mois d’impasse politique.

Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a reçu les félicitations  du président de la Chambre de Commerce du Japon pour son programme de réconciliation nationale.

"La feuille de route est une bonne base de discussion pour les deux parties et nous espérons qu’ils parviendront à un accord et nous nous attendons à de bons résultats. Je pense que les chefs d’entreprise sont maintenant plus optimistes quant à l’avenir."

Nandor von der Luehe, président de la Chambre des Affaires étrangères mixte de commerce de la Thaïlande (JFCCT), a déclaré que le plan de réconciliation proposé est un développement positif pour faciliter un retour à la stabilité politique en Thaïlande.

Les manifestants anti-gouvernementaux ont exprimé leur volonté d’adhérer à un plan de réconciliation nationale annoncé par le Premier ministre Vejjajiva Abhisit, laissant espérer la crise politique actuelle peut être résolue de manière pacifique.

S’adressant à la nation dans un programme de télévision en direct, Abhisit a présenté un plan de réconciliation nationale en cinq points destiné à mettre fin au chaos politique et aux manifestations qui ont perturbé Bangkok depuis cinq semaines.

Le plan comprend un engagement du gouvernement thaïlandais pour tenir une élection générale le 14 novembre.

"La racine de cette longue crise est le conflit d’intérêts entre une classe populaire d’un côté, et les classes moyennes et supérieures de l’autre", estime  Bao Erwen , un observateur politique chinois.

La Bourse de Thaïlande avait grimpé de 34 points après l’annonce par le Premier ministre de la feuille de route de réconciliation nationale, frôlant les 800 points avec un bond jusqu’à 796 points. Ce matin le SET était en légère baisse à 787 points.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 07, 2010, 08:36:38 am
Thailande.fr

Bonne nouvelle depuis le 5 mai 2010...   8)


Le SET (bourse de Thaïlande) au dessus des 500


Les investisseurs étrangèrs ont salué les efforts du gouvernement visant à réaliser un plan de réconciliation nationale, mais ont souligné que la confiance des investisseurs ne reviendra pas du jour au lendemain, après des mois d’impasse politique.


Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a reçu les félicitations  du président de la Chambre de Commerce du Japon pour son programme de réconciliation nationale.


“La feuille de route est une bonne base de discussion pour les deux parties et nous espérons qu’ils parviendront à un accord et nous nous attendons à de bons résultats. Je pense que les chefs d’entreprise sont maintenant plus optimistes quant à l’avenir. “


Nandor von der Luehe, président de la Chambre des Affaires étrangères mixte de commerce de la Thaïlande (JFCCT), a déclaré que le plan de réconciliation proposé est un développement positif pour faciliter un retour à la stabilité politique en Thaïlande.


Les manifestants anti-gouvernementaux ont exprimé leur volonté d’adhérer à un plan de réconciliation nationale annoncé par le Premier ministre Vejjajiva Abhisit, laissant espérer la crise politique actuelle peut être résolue de manière pacifique.


S’adressant à la nation dans un programme de télévision en direct, Abhisit a présenté un plan de réconciliation nationale en cinq points destiné à mettre fin au chaos politique et aux manifestations qui ont perturbé Bangkok depuis cinq semaines.


Le plan comprend un engagement du gouvernement thaïlandais pour tenir une élection générale le 14 novembre.


“La racine de cette longue crise est le conflit d’intérêts entre une classe populaire d’un côté, et les classes moyennes et supérieures de l’autre,” estime  Bao Erwen , un observateur politique chinois.


La Bourse de Thaïlande avait grimpé de 34 points après l’annonce par le Premier ministre de la feuille de route de réconciliation nationale, frôlant les 800 points avec un bond jusqu’à 796 points. Ce matin le SET était en légère baisse à 787 points.


Le marché des valeurs thaïlandaises a repris près de 23 % cette année, par rapport à son plus bas de 411 au mois de mars dernier. Les grandes capitalisations du marché ont été au centre de la frénésie d’achat d’hier (aujourd’hui les marchés sont fermés car le 5 mai est un jour férié en Thailande, fête du couronnement du roi) avec PTT  en hausse de 5,28%, Thoresen Thai Agencies plus 10,37%, et la Banque de Ayudhya grimpe de  5,26 %
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 10, 2010, 10:57:51 am

L’économie de la Thaïlande peut-elle survivre à sa politique ?


En regardant les hôtels vides autour du carrefour de Ratchaprasong, les  centres commerciaux et immeubles de bureaux déserts et le quartier des affaires de Bangkok encerclé par des barricades de pneus et de bambous, on a l’impression que  la Thaïlande se dirige à grands pas vers la récession.

Pourtant, un coup d’œil sur les statistiques de base de l’économie apporte un regard différent : les exportations ont augmenté de 41% au mois de mars, et la banque centrale s’attend à une hausse de 28% pour l’année 2010. La Banque de Thaïlande le mois dernier a augmenté sa prévision de croissance économique à 5,8 %, ce qui serait la meilleure performance du pays depuis 2004. Sans être aussi optimiste, l’ESCAP prévoit une croissance de 4% en prenant en compte les récents événements. On est loin d’un effondrement même si certains secteurs comme le tourisme souffrent plus que d’autres.

Le gouvernement a reconnu que les protestations ralentiront la croissance économique, mais dans quelle mesure ? Difficile à quantifier. Avec sa crise politique interminable, la Thaïlande peut-elle continuer à attirer suffisamment d’entreprises qui veulent utiliser le royaume comme base de production, pour compenser les pertes de manifestations politiques?

Pour explorer le sujet plus à fond, le Foreign Correspondents’ Club of Thailand accueille  Kiat Sittheeamorn, un des experts les plus qualifiés du parti au pouvoir  pour répondre à ces questions.

Khun Kiat a étudié la politique  au King Prajadhipok Institute, et est diplômé de la Harvard Business School, avec une maîtrise en affaires internationales à la Fletcher School, Etats-Unis.

Il a été , entre autres, conseiller auprès du Comité permanent du développement économique et du Commerce, conseiller au conseil de l’International Chamber of Commerce en Thaïlande, membre du Parlement (2005-2006), président de la Chambre de commerce internationale (ICC-Thaïlande), Secrétaire Général adjoint du Conseil de la Thaïlande du Commerce, directeur de la Chambre thaïlandaise du Commerce, Directeur de la Faculté de l’Université Thammasat du Commerce, président de la commission d’arbitrage commerciale thaïlandaise et directeur de la Cour d’arbitrage de la CCI à Paris.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 11, 2010, 10:18:29 am

La Thaïlande s’invite au salon de l’immobilier !

Après deux années marquées par l’attentisme des investisseurs, la Thaïlande a retrouvé le chemin de la croissance et de la reprise en ce qui concerne le secteur immobilier.

Au total, 1087 unités de condominiums ont été transférés au 4e trimestre 2009 pour un prix moyen par mètre carré de 98.551 THB (environ 2050 euros par mètre carré) : les transactions de biens immobiliers sont en nette reprise par rapport à l’année dernière. Du coté des prix, tout le monde prévoit une reprise de la hausse en 2010, même si le prix du mètre carré reste encore très raisonnable par rapport aux marchés européens ou à Hong Kong.  Grâce à la qualité de ses projets immobiliers et ses prix attractifs, la Thaïlande continue d’attirer les investisseurs étrangers. Mais pour acquérir un bien dans les meilleures conditions au pays du sourire, il est important de bien connaître les règles et surtout d’être bien assisté afin d’éviter les pièges.

Fabrice Loré de l’agence FiveStars reste optimiste pour 2010 :

"Les gens qui connaissent la région reviennent car ils ont intégré le problème politique : cela fait plusieurs années que ça dure maintenant, et le pays continue à tourner. Un studio bien placé, à proximité d’une station de BTS ou de MRT aura toujours la cote et trouvera toujours preneur. Récemment il y a eu des progrès techniques importants dans la construction, avec des projets très en avance comme Le Monaco qui intègre dès le départ des doubles vitrages, des panneaux solaires pour l’alimentation des parties communes et de l’eau potable dans tout l’immeuble."


1-Assistance juridique

Il n’y a pas de Notaire en Thaïlande, il est donc vivement recommandé de s’entourer d’un conseiller juridique spécialisé dans les transactions immobilières, si possible francophone afin de bien comprendre les démarches à entreprendre.
Un premier rendez vous permettra d’obtenir les informations sur la procédure d’acquisition et les frais de transfert ainsi que les taxes sur la plus value au moment de la revente.


2-Ouvrir un compte bancaire en Thaïlande

Pour acquérir un bien immobilier en nom propre, il est préférable d’être titulaire d’un compte personnel dans une banque en Thaïlande afin de faciliter les paiements avec une meilleure transparence et surtout obtenir les certificats bancaires qui seront ensuite nécessaires afin de procéder au transfert de propriété.


3- Sélection de l’appartement

Une fois les questions juridiques clarifiées, vient ensuite le travail de l’agent immobilier. Après une première entrevue afin de définir les critères de recherches ou obtenir des informations sur un type de bien ou un quartier souhaité, l’agent immobilier prépare une sélection et organise une première visite.


4-Négociation et compromis de vente

Quand le bien est sélectionné, l’acheteur soumet une offre de prix au propriétaire par l’intermédiaire de l’agent immobilier. Le montant des négociations varie en fonction du bien (neuf ou ancien) et oscille autour de 3%.
Après validation du prix de vente, l’agent immobilier en collaboration avec le conseiller juridique procèdent aux vérifications suivantes :

-L’identité du propriétaire telle qu’inscrite sur le titre de propriété auprès du cadastre
-Les éventuelles charges grevées sur le titre de propriété
- Le quota d’unités pouvant être détenues par un étranger dans l’immeuble
- Les taxes à payer au cours de la transaction
-Si le propriétaire est à jour avec les charges de copropriété
Si la viabilité du bien immobilier est confirmée, il est alors nécessaire de rédiger un compromis de vente dans lequel seront notamment décrites les modalités de paiement, le partage des frais de transfert et autres conditions convenues entre le vendeur et l’acheteur. Dans le cadre du compromis, il est en pratique demandé à l’acheteur de verser un dépôt de garantie de 3% à 5% en fonction du prix de vente au jour de la signature afin de réserver le bien.
L’agent immobilier est ensuite disposé à effectuer un suivi des paiements entre les 2 parties et représenter l’acheteur au cadastre au jour du transfert de propriété.


5-Transfert de fonds

Lors d’une première acquisition et si l’acheteur ne possède pas un permis de résident permanent en Thaïlande, il faut impérativement que les fonds viennent de l’étranger. Une fois que les fonds sont crédités sur son compte en Thaïlande, il est nécessaire de demander auprès de sa banque un document dénommé “Foreign Exchange Transaction Form” (autrefois appelé “Tor Tor 3″), document qui permet d’enregistrer le bien en nom propre au cadastre thaïlandais et qui servira également lors de la revente du bien afin de justifier le rapatriement des fonds vers l’étranger. Il est à noter que chaque transfert réalisé pour une telle acquisition doit être d’un montant supérieur à 20.000 USD afin d’obtenir le Foreign Exchange Transaction Form.


6-Transfert du titre de propriété

La transaction, ainsi que le dernier versement, ont lieu au cadastre thaïlandais, pour lequel il est conseillé de préparer un chèque de banque. Il faut compter généralement une demi-journée, l’acheteur pouvant mandater l’agent immobilier ou son conseiller juridique afin le représenter lors de cette ultime démarche.

...

*L’agence Five Stars Transactions Immobilières sera présente au salon de l’immobilier qui aura lieu du 8 au 11 Avril 2010 à Paris porte de Versailles.

Ce sera l’occasion pour les personnes qui s’intéressent à l’immobilier en Thaïlande de rencontrer des professionnels qui pourront les conseillers ou les orienter dans leurs projets d’achat ou d’investissement. Alexandre Dupont, directeur de la société Law Solutions, spécialisé dans les transactions immobilières en Thaïlande, sera également présent afin de répondre aux questions légales ou concernant les visas.

...

http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le mai 12, 2010, 11:41:58 am
Citer

Pour acquérir un bien immobilier en nom propre, il est préférable d’être titulaire d’un compte personnel dans une banque en Thaïlande afin de faciliter les paiements avec une meilleure transparence et surtout obtenir les certificats bancaires qui seront ensuite nécessaires afin de procéder au transfert de propriété.


Ca, c'est devenu impossible pour les gaziers qu'ont pas un visa O ou un visa B !
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 12, 2010, 01:03:18 pm

Ca, c'est devenu impossible pour les gaziers qu'ont pas un visa O ou un visa B !


Effectivement, je crois qu'il n'y a plus que la banque Kasikorn qui ouvrent des comptes bancaires aux étrangers ne disposant que de visas touristiques...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 12, 2010, 01:06:34 pm

Les ventes de véhicules en hausse de 58% en Thailande !

L ‘ensemble des ventes de véhicules en Thaïlande au cours des quatre premiers mois de 2010 a atteint 223 361 unités, en hausse de 58 % par rapport à la période correspondante de l’an dernier.

Selon l’enquête publiée par Mazda Sales Thaïlande, Toyota a maintenu son rang de premier distributeur avec 92.406 unités, en hausse de 53%, suivie par Isuzu avec 46.071 unités, en hausse de 43,8 %, Honda avec 29.739 unités, en hausse de 78,8 %.

Le total des ventes de véhicules en avril a atteint 57 111 unités, en hausse de 44% par rapport au même mois l’année, dont 24 367 unités sont des voitures, en hausse de 69%, et  22 235 unités sont des pick up  (hausse de 18%), et 10 509 unités d’autres types de véhicules. Le marché automobile en Thaïlande a retrouvé une perspective plus prometteuse depuis 2009, en particulier à partir du mois de novembre.

La construction automobile en Thaïlande a commencé il ya 50 ans, après qu’une société japonaise ait décidé de s’implanter comme une activité de substitution des importations, pour tirer parti d’un traitement préférentiel de droits à l’importation et échapper aux taxes élevées sur la vente de produits importés. Les lois imposant des quotas de contenus locaux ont ensuite été introduites, avec des limites initiales de 30%, puis 60 %, pour être ensuite supprimées après la crise financière de 1997-98.

Toute la production de pick up avant la crise financière de 1997/1998 était destinée à la consommation intérieure de la Thaïlande, mais les entreprises japonaises ont commencé à exporter après avoir déplacé leurs unités de production du Japon vers la Thaïlande à partir de 2000.

Les incitations fiscales des autorités thaïlandaises ont encouragé les ventes sur le marché intérieur de pick-up au détriment des voitures,  et ils représentent encore près des trois quarts de la production actuelle. Le coût de la main-d’œuvre locale  équivaut à seulement 5 % de la valeur de la production, la moitié du niveau des États-Unis, ce qui reflète probablement des salaires plus bas.

Avec la délocalisation de la production de pick-up en Thaïlande par la plupart des industriels japonais, et les retombées dans la construction automobile, la production automobile a bondi au cours des dix dernières années, passant de près de 145.000 voitures en 1998 à 1,4 millions en 2008. La Thaïlande est aujourd’hui le plus grand producteur d’automobiles en Asie du Sud et le plus grand producteur de pickup dans le monde.

En mars dernier l’entreprise japonaise Isuzu Motors Ltd a annoncé qu’elle allait transférer son usine de fabrication  de pick up et petites camionnettes en Thaïlande, pour remplacer l’usine de Fujisawa dans la region de Kanagawa (Japon).  Le personnel de l’usine au Japon sera envoyé en  Thaïlande ou transféré à d’autres sections pour le développement des véhicules utilitaires. Les ventes de petites camionnettes et pickup représentent environ 30 % du total des ventes d’ Isuzu, et environ 70 % de la production est exporté vers la Thaïlande.

Récemment Mitsubishi Motors Corporations a aussi confirmé son projet d’investissement pour la construction d’une usine de 186 millions d’euros, avec pour objectif de démarrer la production de la premiere éco-voiture Mitsubishi en Thaïlande au début de 2012.

Mitsubishi Motors a demandé l’incitation à l’investissement du BOI pour le projet d’éco-voiture en novembre 2007 avec un investissement de 8 milliards de baht. Le projet devrait créer plus de 1.500 emplois.

Mitsubishi est un des six constructeurs (Honda, Mitsubishi, Nissan, Suzuki, Tata Motors et Toyota) dont les projets ont été approuvés par le Board of Investment en octobre 2008. Au total, l’ensemble des projets relatifs à la production d’éco-cars représente un investissement total de plus de 38,3 Milliards de THB (soit 880 millions d’euros) et une production automobile de 685 000 unités par an.

Le projet gouvernemental éco-car a été officiellement lancé le 15 juin 2007 et est assorti d’un paquet de mesures fiscales, comme l’exemption de droits de douanes sur les machines et équipements, des exonérations d’impôts sur les sociétés pendant huit ans.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mai 12, 2010, 01:39:53 pm

Ca, c'est devenu impossible pour les gaziers qu'ont pas un visa O ou un visa B !


Effectivement, je crois qu'il n'y a plus que la banque Kasikorn qui ouvrent des comptes bancaires aux étrangers ne disposant que de visas touristiques...


Exact il ya que la Kasikorn qui accepte d'ouvrir un compte aux farangs , perso j'ai un compte chez eux longtemps et j'en suis content , mais les autres banques c'est niet refus catégorique .
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: silas le mai 14, 2010, 10:11:50 pm
Craignant une guerre civile en Thaïlande, Toyota ferme son usine de Bangkok.

Toyota a décidé vendredi 14 mai de fermer l'une de ses quatre usines d'assemblage de véhicules en Thaïlande. La crise politique endémique dans le royaume thaï compromet depuis plusieurs mois ses activités, au point de l'empêcher d'exporter ailleurs dans la région sa production. La direction du numéro un mondial de l'automobile au Japon préfère face au durcissement de la crise politique réduire, par précaution sa présence industrielle en Thaïlande.

L'article complêt ici : http://www.rfi.fr/contenu/20100514-craignant-une-guerre-civile-thailande-toyota-ferme-son-usine-bangkok (http://www.rfi.fr/contenu/20100514-craignant-une-guerre-civile-thailande-toyota-ferme-son-usine-bangkok)

 :'(
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 15, 2010, 06:42:08 pm

Zaire, Rwanda, Congo-Brazza, Somalie, Ex-Yougoslavie, RCA, etc... J'ai traversé pas mal de guerres civiles dans ma vie et je peux vois dire que c'est loin d'être ce qui se passe à Bangkok !

A Bangkok, nous assistons à ce qu'on appelle des émeutes hurbaines qui tournent mal (d'ailleurs, les morts n'ont pas excédé les 100 en deux mois !)... Les conditions ne sont absolument pas réunies pour déboucher sur une guerre civile, ou plus clairement un conflit armé !

Preuve en est, le reste du pays est complètement calme...

Même les Rouges que je connais à Chiang Mai en ont marre de l'intransigeance de leurs leaders et se rendent compte que la seule chose qui morfle finalement, c'est l'image de leur pays dans le Monde !....

Alors, il faudrait peut être commencer à utiliser les bons mots aux bons moments !... Il est vrai que depuis 1945, les Japs n'ont plus jamais vu un coup de feu à part dans les films !

...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 20, 2010, 08:34:30 am

La crise en Thaïlande commence à avoir de sérieuses répercussions sur ses exportations de matières premières  


Officiellement 3 000 tonnes de sucre blanc destiné à l’exportation sont bloquées sur le sol thaïlandais en raison des troubles politiques qui secouent le pays depuis plusieurs semaines. Mais ce chiffre pourrait être beaucoup plus élevé selon des observateurs qui constatent que plusieurs négociants n’ont pas pu réaliser en mai les embarquements prévus. Résultat les contrats sont renégociés avec des coûts qui s’envolent car, pour faire bouger le sucre vers un port en état de marche, cela implique plus de dépense en logistique.

L’agitation de la rue a aussi des répercussions au niveau de l’administration. Beaucoup d’exportateurs se sont vus refuser les licences d’exportation, en raison de l’occupation des bureaux des services concernés. A l’aune du marché mondial, il n’y a pas péril en la demeure. A 14 cents la livre pour le sucre brut coté à New York, on est à un niveau de prix raisonnable, deux fois moins élevé qu’en janvier dernier, lorsque le marché a culminé à son plus haut niveau depuis 29 ans. Mais sur le marché physique la situation thaïlandaise est un vrai problème pour les pays asiatiques fortement dépendant de ce fournisseur, qui est actuellement le second pays exportateur de la planète, et de loin, le premier dans cette partie du monde.

L’Irak, l’Inde, le Japon, la Corée du sud et Singapour, des pays qui paient une prime pour avoir du sucre thaïlandais sont donc en souffrance.

L’autre produit agricole d’exportation qui pâtit de la crise c’est le caoutchouc dont la Thaïlande est l'un des principaux exportateurs avec la Malaisie et l'Indonésie. Son principal port d’embarquement, Laem Chabang, situé à une centaine de kilomètres au sud de Bangkok, est difficilement accessible par la route, en raison des manifestations. Avec l'absence d'une partie du personnel, il faut maintenant deux jours pour décharger un camion qu'on vide en temps ordinaire en une heur. Par ailleurs, la bourse où est coté l'origine thaïlandaise a été provisoirement fermée à cause des émeutes.


http://www.rfi.fr/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 21, 2010, 06:20:18 am
Thaliande.fr

Tata se retire du programme EcoCar en Thaïlande


Tata a décidé de se retirer du projet EcoCar lancé par le gouvernement thaïlandais, programme destiné à accélérer la motorisation du pays. Un retrait qui laisse le champ libre aux constructeurs japonais, seuls en lice, mais qui ne signifie pas la fin des ambitions du constructeur indien dans le pays...


Le gouvernement thaïlandais a lancé un appel d’offre pour l’industrialisation dans le pays d’un véhicule baptisé EcoCar. Le cahier des charges concerne un véhicule doté d’un moteur de moins de 1,4 litres de cylindrée, émettant moins de 120g de CO2 au km et répondant à la norme EuroIV, avec une production de 100.000 exemplaires annuels. Le véhicule devait à l’origine bénéficier d’une taxe de seulement 17%, récemment revue à 22%.


Une augmentation qui donnerait une bonne raison à Tata pour se retirer. Nissan, Honda, Suzuki, Toyota et Mitsubishi restent pour leur part engagé sur le sujet.


De son côté, Tata ne donne aucune explication à son retrait, mais précise réfléchir à l’introduction sur le marché d’un véhicule issu de son catalogue actuel. Un véhicule économique, respectueux de l’environnement et répondant aux aspirations du client thaïlandais, le tout avec une production locale. L’implantation d’une unité de production de la Tata Nano  ne semble donc pas à exclure…
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 21, 2010, 09:55:11 am
Lesoir.fr

Suspension des ventes d’armes wallonnes vers la Thaïlande


Le ministre-président wallon, Rudy Demotte, a décidé de suspendre les licences d’exportation d’armes vers la Thaïlande.
 
 

 Le ministre-président wallon, Rudy Demotte, a décidé dimanche de suspendre les licences d’exportation d’armes vers la Thaïlande, plongée dans une grave crise politique, a indiqué mardi son cabinet, confirmant une information publiée sur le site internet de la RTBF.


Les services wallons suivent depuis plusieurs semaines la situation dans ce pays en proie à des déchirements meurtriers. Ils ont contacté les entreprises concernées, qui elles-mêmes se montraient déjà très prudentes, a-t-on expliqué chez M. Demotte. Les exportations sont suspendues jusqu’à un rétablissement de la situation en Thaïlande.


L’entreprise de fabrication d’armes FN Herstal, qui est a décroché des contrats en Thaïlande, a été informée officiellement mardi de la décision des autorités wallonnes.


« Nous respecterons cette décision et nous attendons la suite », a expliqué le porte-parole de l’entreprise, Robert Sauvage.



Et c'est grave d'après-vous ... ?     (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Reflexion/U_THIN%7E1.GIF)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: F C Ganesha le mai 21, 2010, 10:39:48 am
J'ai du mal à comprendre les fabriquants d'armes.
Ils fabriquent des armes et savent très bien à quoi elles peuvent servir mais refusent de les vendre dès que l'on s'en sert...
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le mai 21, 2010, 11:13:57 am

Suspension des ventes d’armes wallonnes vers la Thaïlande


Ca, c'est du pipot ! une mesure juste pour les médias !  :(
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le mai 23, 2010, 11:59:44 am

belle opération les mecs- voila comment on met un pays à genoux. Après les morts et les blessés faut raquer il y en a pour des ans !!   :clap
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: knom le mai 23, 2010, 04:02:33 pm

belle opération les mecs- voila comment on met un pays à genoux. Après les morts et les blessés faut raquer il y en a pour des ans !!   :clap


Non le pays est loin d'être à genoux et même s'il y a 4 millions de touristes en moins, c'est pas dramatique pour l'économie nationale puisque le tourisme ne représente que 6% du PIB
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 23, 2010, 05:53:36 pm

Bien sûr que le pays n'est pas à genou, mais vu la conjoncture actuelle, il aurait pu se passer de milliards de bahts de dégats, d'une baisse du tourisme et d'une défiance des investisseurs...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: rudy le mai 23, 2010, 10:55:11 pm
c'est momentané l'absence des touristes .....dans 2 ou 3 semaines tout est oublié ici et les gens reviendront .........c'est la vie et c'est pas plus mal ...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 27, 2010, 09:33:05 am
Thailande.fr

du nouveau, mes amis...   


Une taxe foncière en Thaïlande pour réduire les inégalités

Jeudi 27 mai 2010



Le gouvernement a présenté hier à la Chambre des Représentants un budget de 2 milliards de baht (50 millions d’euros) visant à réduire les disparités sociales et les écarts de revenus dans le pays. Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a déclaré hier à la Chambre que le projet de loi de budget 2011 visait deux objectifs principaux: mettre de côté des fonds pour le développement national durable, assurer  la sécurité économique du pays  et réduire les disparités sociales en Thailande.



La réduction des inégalités n’a pas progressé depuis 1986

Le Premier ministre a cité des statistiques datant de 2008, affirmant que le revenu des 20% de la population dans la tranche supérieure des revenus était 12,7 fois supérieur à celui de ceux des 20% de la tranche inférieure de revenu. C’est à peu près le même écart de revenu que pour l’année 1986, toujours selon M. Abhisit

Le Rapport mondial 2009 sur le développement humain publié par les Nations unies rapporte que la Thaïlande est l’une des sociétés les plus inégalitaires d’Asie. Les 20 % de la population en haut de l’échelle touchent 55 % du revenu national comparé aux 4,3 % du quintile le plus pauvre, soit près de 13 fois plus, par rapport à un écart de 5 à 8 fois en Europe ou en Amérique du Nord, et entre 9 à 11 fois pour le reste de l’Asie du Sud-Est. La reprise économique en Thailande qui repose surtout sur une reprise des exportations, profite peu aux couches les plus défavorisées, dont les ressources restent tributaires du cours de matières premières et agricoles comme le riz.

Les ruraux ont peu bénéficié de l’essor économique des années 1980 et 1990, qui ont transformé Bangkok d’ une ville de canaux et de marchés flottants en une capitale de tours de bureaux, de mega shopping center et de cafés internet. Ce n’est donc pas complètement un hasard si l’assaut final des chemises rouges a eu lieu précisément au coeur du quartier ou se trouvent les shopping Center les plus luxueux et les plus chers de Bangkok.


Les ruraux ont peu bénéficié de l’essor économique de la Thaïlande

Économie mondialisée, la Thaïlande s’est rapidement développée au prix d’une plus grande inégalité entre ceux qui profitent du commerce et des investissements et ceux, dans la campagne, qui en sont tenu le plus souvent à l’écart. Il faut maintenant intégrer le fait que les ruraux pauvres ne retourneront plus jamais à l’époque où ils ont simplement accepté la loi de Bangkok sans broncher. Ceci étant, les écarts de revenus en Thailande ne sont pas inhabituels pour un pays en développement en forte croissance, et la pauvreté absolue a globalement fortement reculé en Thailande depuis les années 80.

Selon Kiat Sittheeamorn, président des conseil des chambres de commerce de Thaïlande et membre influent du Parti Démocrate actuellement au pouvoir:

Nous avons pris conscience des problèmes de revenus dans les campagnes et nous avons commencé un programme de soutien qui est un changement complet par rapport à ce qui se faisait auparavant. Au lieu de soutenir artificiellement le prix du riz, nous allons faire arriver les subventions directement dans la poche des agriculteurs. Les études des économistes ont montré que le système d’intervention sur les prix était peu efficace : seulement 33% d’une hausse des prix profite aux agriculteurs, et le reste termine dans la poche des intermédiaires.

Le ressentiment face à l’évincement par l’armée du gouvernement Thaksin s’est transformé en hostilité générale envers les élites traditionnelles du pays, et l’armée, accusée de s’approprier les richesses du pays de manière injuste. Comme l’a dit au New York Times une manifestante jeudi : « Cela fait des centaines d’années, voire même des milliers d’années que nous sommes pauvres et eux, ils vivent dans des lieux de rêves et des manoirs. Cela fait longtemps qu’ils nous imposent ça. »


Le taux de la nouvelle taxe serait de 0,1% pour les unités résidentielles

Le Conseil des ministres a donc approuvé le principe d’une taxe sur la propriété foncière. L’impôt foncier aura une incidence sur les propriétaires de terres et les propriétaires de maisons. Le taux plafond de cet impot  devrait être révisé tous les quatre ans. Les taux sont de 0,05% pour les terres agricoles et 0,1% pour les unités résidentielles. Les propriétaires ont trois ans pour faire usage de la terre qu’ils possèdent avant que le taux d’imposition sur les terres inutilisées  ne soit doublé. Les taux n’ont pas encore été approuvé par le Cabinet, mais ces mesures fiscales devraient stimuler l’utilisation des terres, la prévention de la corruption et la spéculation sur les terres à but lucratif. Le prix des maisons risquent aussi d’augmenter.

Selon le ministre des Finances Korn Chatikavanij, la nouvelle taxe ne sera pas appliquée aux agriculteurs et personnes à faible revenu qui possèdent un petit lopin de terre. M. Korn a expliqué que les agriculteurs qui sont inscrits au titre du régime public de garantie de revenu n’auront pas à payer cet impôt, que le projet d’impôt foncier ne sera pas un impôt pour les pauvres. Même si le projet de loi aura une incidence sur la majorité des individus fortunés, M. Korn est persuadé que la loi recevra une réponse positive, car elle favorise l’équité dont la Thailande a besoin ce moment.

La pauvreté en Thaïlande n’est pas tant un problème, de pauvreté absolue (un nombre croissant de familles incapables de subvenir à leurs besoins les plus fondamentaux), mais un problème lié à l’énorme différence de revenus entre la partie supérieure des population à hauts revenus et le reste de la population. La Thaïlande a enregistré une impressionnante croissance économique dans les années 1980 et 1990 qui a amélioré les conditions de vie de l’ensemble de la population, mais les bénéfices de cette richesse nationale n’ont pas été répartis équitablement.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le juin 02, 2010, 09:28:52 am


LE COMMERCE REPREND SOUS TOUTES SES FORMES...   (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0058.gif)


"Pattaya Beach" transformée en grande foire du commerce


Le ministère du Commerce envisage d’utiliser "Pattaya Beach" pour organiser un autre évènement "Together We Can Grand Sale" à la mi-juin, qui permet de réunir des vendeurs de Bangkok et de toute la région qui ont été touchés par les deux mois de manifestations anti-gouvernementales.


La ministre du Commerce, Pornthiva Nakasai, a précisé hier sur le site du Bureau des nouvelles nationales que des vendeurs de Ratchaprasong, Pratunam, Victory Monument et Silom auront la possibilité de venir vendre leurs biens sur la plage de Pattaya.


L’évènement pourrait être organisé pour le week-end à venir, ou bien la semaine prochaine s’il n’y a pas assez de temps pour faire les préparations. Les lieux de vente seront délimités selon la provenance des vendeurs.


Des biens de consommation à bas prix, étiquetés "drapeau bleu",  seront aussi disponibles.


L’expérience avait déjà été tentée la semaine dernière en transformant l’avenue Silom à Bangkok en rue piétonne, et a permis d’attirer plus de 400.000 acheteurs, 1.650 vendeurs et de récolter 140 millions de bahts;

 8)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 03, 2010, 08:48:26 am

L’heure des comptes en Thaïlande


Les récentes violences politiques pourraient coûter à l’économie thaïlandaise entre 138 milliards de bahts (3,5 milliards euros) et 155 milliards de bahts ( 4 milliards d’euros), a déclaré jeudi Thanawat Polwichai, le directeur du Centre de prévision économique et des affaires de l’Université de la Chambre de commerce thaïlandaise ( UTCC). Soit a peu près l’équivalent d’un mois de déficit commercial de la France.

Le Produit intérieur brut (PIB) pour toute l’année 2010 pourrait diminuer d’1,4 % en raison de la violence politique, selon l’Agence de presse thaïlandaise (TNA) qui citait Thanawat. On estime, par conséquent, à 4,5 % la croissance annuelle du PIB en 2010, une regression par rapport à la précédente prévision de 6,7 % faite par l’UTCC, a indiqué Thanawat.

Les manifestants des “chemises rouges” ont occupé le carrefour Rajprasong, la principale zone commerciale du centre de Bangkok, depuis début avril avant de mettre un terme à leur long rassemblement  le 19 mai à la suite d’une intervention de l’armée thaïlandaise.

Environ 1 960 PME dont les locaux ont été détruits par les manifestants anti-gouvernementaux ont reçu des prêts totalisant 1.29 milliards de baht de la Banque de Thaïlande pour la Petite et Moyenne Entreprise (Banque des PME). Chantra Booranaruek, secrétaire général de l’Office de la Commission de l’assurance (OCI), a déclaré que seulement 51 propriétaires d’entreprises dont les commerces ont été détruits dans les incendies volontaires allumés par les manifestants anti-gouvernementaux du Front uni pour la démocratie et contre la dictature (UDD) à Bangkok sont couverts par une assurance. Parmi ceux qui bénéficient d’une assureance, seuls huit sont couverts pour le terrorisme.

Les manifestations des militants antigouvernementaux “chemises rouges” ont coûté au moins 50 milliards de bahts (environ 1,54 milliard de dollars) au tourisme thaïlandais, a déclaré mercredi un responsable du secteur. Quand les habitants se sont réveillés le 20 mai, des quartiers entiers de la ville étaient couverts de pneus brûlés, de verre brisé et de déchets, et 24 bâtiments avaient été incendiés par des manifestants en colère, dont la Bourse, des banques et un des plus grands centres commerciaux d’Asie du Sud-Est.

Deux mois de rassemblements à Bangkok ont engendré une perte de plus de 50 milliards de bahts pour le secteur touristique, a révélé Muslin Sukpatnarakul, président de l’Association touristique thaïlandaise, à l’issue d’une réunion destinée à évaluer la situation, conjointement menée avec l’Autorité du tourisme thaïlandais (TAT), cité par l’agence de presse thaïlandaise TNN.

Le nombre de voyageurs étrangers a commencé à diminuer en mars dernier, avant de chuter subitement, après que la plupart des ambassades étrangères eurent déconseillé à leurs ressortissants de se rendre en Thaïlande durant les manifestations qui se sont finalement transformées en confrontations et conflits entre les “chemises rouges” et les forces de sécurité, qui ont fini par disperser les derniers manifestants le 19 mai.

Du 12 mars au 19 mai, la municipalité de Bangkok a été occupée par des manifestants antigouvernementaux qui appelaient à la destitution de l’administration Abhisit et à l’organisation d’élections anticipées. Ils ont été dispersés la semaine dernière par l’armée.

Le bilan des victimes de la série d’affrontements opposant les manifestants antigouvernementaux aux troupes nationales entre le 12 et le 19 mai s’est élevé à 88 morts et quelque 1.885 blessés, selon le ministre de la Santé publique Jurin Laksanawisit.

Depuis mi-mars, des milliers de manifestants anti-gouvernement – connus sous le nom de « chemises rouges » à cause de leur tenue – s’étaient rassemblés dans la ville pour demander le départ du Premier ministre Abhisit Vejjajiva, porté au pouvoir en décembre 2008 par un vote parlementaire.

Les manifestants ont passé près de deux mois dans des camps fortifiés avant de consolider leur position dans une zone de trois kilomètres carrés dans le quartier commercial de la ville. Le 19 mai, l’armée thaïlandaise a lancé une opération pour mettre fin à l’impasse, et certains quartiers du centre-ville ont été lourdement affectés.

Des tireurs de l’armée postés dans un immeuble élevé non loin de là ont touché des maisons et des magasins, causant des dommages s’élevant à plusieurs milliers de dollars, et forçant de nombreux habitants à fuir pour protéger leur vie.

Chong, 55 ans, a été forcée de fuir lorsque des manifestants ont incendié des pneus dans la rue et annoncé qu’ils se préparaient à faire exploser un camion de pétrole. Aux alentours de minuit, des manifestants on descendu la rue en courant, tambourinant aux portes et criant aux habitant de partir.

"Je vais probablement dépenser environ un mois de salaire pour réparer ma maison… C’est difficile parce que je suis déjà endettée. Je n’aurais jamais pensé que des snipers tireraient dans la pièce qui donne sur la rue."

dit-elle en, montrant les impacts des balles qui ont traversé la fenêtre du deuxième étage de sa maison.

Pendant la nuit, la violence a fait rage dans différents endroits répartis à travers la ville, affectant tous les habitants, des riches propriétaires de centres commerciaux aux marchands de rue.

"Je ne suis pas allé au travail depuis le début des manifestations… Ma femme est retournée au village et je ne lui ai pas envoyé d’argent depuis près de quatre semaines",

se plaint Krasong, qui a un enfant souffrant de troubles respiratoires.

"J’avais du mal à payer des soins médicaux quand je travaillais, alors c’est encore pire aujourd’hui. Je vais devoir trouver un nouveau travail, mais étant donné l’état de l’économie, il faudra peut-être que je rentre chez moi."

Depuis le début des manifestations, les violences ont fait au moins 75 morts et plus de 1 000 blessés.

Le 20 mai, le gouvernement a maintenu l’état d’urgence dans la moitié des provinces du pays, afin d’empêcher de nouvelles manifestations et de nouvelles violences, ou d’être en mesure d’y répondre le cas échéant.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 03, 2010, 08:50:41 am

Comme Amjolianne, j'ai du mal à croire que des Rouges animés seulement de "pacifisme" aient provoqué autant de dégats !...

 :o
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le juin 03, 2010, 10:45:05 am

Comme Amjolianne, j'ai du mal à croire que des Rouges animés seulement de "pacifisme" aient provoqué autant de dégats !...


Non non, je n'ai aucun doutes que ce soit les rouges qui aient engendré tant de dégats, je disais juste que c'était fou de provoquer un tel chaos alors que l'on est animé d'une soi disant éthique pacifique. "We are no terrorist" qu'ils disaient. Et bien qu'est ce que cela aurait donné s'ils l'avaient été en prime ?
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le juin 04, 2010, 09:59:16 am


CETO : feu vert Bangkok et Thailande       8)


Le CETO (Association de Tour-Opérateurs), après consultation des principaux tour opérateurs programmant la destination, constate une évolution positive de la situation locale.  


Il considère que toutes les conditions opérationnelles sont réunies pour reprendre la programmation de la capitale BANGKOK ainsi que celle des destinations touristiques en Thaïlande.   (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Nature/0141.gif)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: knom le juin 08, 2010, 09:47:10 am
A lire ce très bon article de Pascal Furth


ECO - L'ardent besoin d'un nouveau miracle thaïlandais, par le service économique de l’Ambassade


Nouveau soubresaut d’une histoire thaïlandaise qui en a connu tant d’autres pour les uns, fin d’une époque et début d’une ère nouvelle pour d’autres : quel qu’en soit sa portée, ce nouvel épisode reflète, à sa manière, la maturité acquise par la Thaïlande dans le domaine économique et le besoin, bien compris des autorités et d’une part croissante de la population, d’inventer un nouveau modèle de développement tout en capitalisant sur les succès passés.

Ceux-ci sont, sans nul doute, nombreux : quadruplement du PIB par habitant en 20 ans (4 000 USD au niveau national et 9 000 USD à Bangkok), différentiation réussie de l’économie en faveur de l’industrie et des services (l’agriculture représente moins de 10% du PIB) ; explosion d’un secteur exportateur compétitif « leader » mondial dans certains secteurs ; attractivité non démentie en matière d’investissements étrangers et de tourisme (7% du PIB, autant qu’en France), soutenue par des infrastructures de grande qualité ; émergence de grands groupes industriels et de commerce d’envergure mondiale devenus à leur tour investisseurs à l’étranger, y compris en occident ; apparition d’une société de consommation au pouvoir d’achat et à la maturité croissants ; prise de conscience forte de la société civile vis-à-vis des enjeux environnementaux, d’un niveau rare dans un pays émergent… A bien des égards, le « miracle thaïlandais » a bien eu lieu. Le Royaume a su s’adapter au monde en s’appuyant sur l’apport déterminant de l’expérience ancestrale des commerçants du sud-est de la Chine qui a marqué son histoire.

Cependant, plusieurs éléments constituent les marques d’un développement rapide dont la maîtrise reste à parfaire : forte concentration de la croissance économique autour du « grand Bangkok » (qui concentre 50% du PIB) ; écart important de revenu au sein de la population révélé par les analyses internationales (coef. Gini de 42,5 contre 41,5 pour la Chine et 37,8 pour le Vietnam) ; vieillissement de la population (32% de la population aura plus de 50 ans en 2020) ; tassement de la croissance autour de 4 à 5%, inférieur au potentiel du pays ; absence d’activité soutenue de recherche et développement, que trahit le faible nombre de dépôt de brevets et de transferts de technologies ; insuffisances reconnues de certaines filières de formation avec leur impact sur la compétitivité et la productivité de sa main d’oeuvre ou encore entraves à l’accès au marché qui subsistent dans plusieurs domaines.

L’urgence de ces enjeux se manifeste aujourd’hui avec une résonnance particulière. La Thaïlande aborde en effet ce siècle confrontée à des défis dont l’urgence est amplifiée par les bouleversements inédits de son environnement économique immédiat : une Chine désormais bien ancrée en Asie du sud-est au détriment probable du Japon, allié économique historique, voire de sa propre influence sur certains pays limitrophes ; des voisins pacifiés comblant rapidement leur retard économique et en mesure, le croit-elle, de la concurrencer jusque dans ses domaines d’excellence, tel le Vietnam avec le riz ; enfin, une accélération de l’intégration économique régionale en Asie davantage perçue localement comme une menace que comme une opportunité.

Bénie par une nature généreuse, épargnée par les grands drames du XXème siècle, la Thaïlande aurait-elle vieilli prématurément et perdu la capacité de se réformer ? Tout porte à penser le contraire. La Thaïlande a su magistralement tirer les leçons de la crise asiatique, dont la résilience du secteur financier et de la devise lors de la crise récente en sont la plus claire manifestation.

Certes, les défis d’aujourd’hui sont d’une nature et d’une ampleur sans équivalent. Mais cette crise constitue l’occasion d’insuffler une dynamique économique d’une dimension nouvelle, digne de celle de la fin des années 50, qui ont vu naître la même année deux institutions majeures en matière de politique économique : le Board of Investment (BOI) et le "think-tank" gouvernemental, NESDB.

Il est néanmoins certain que les vives tensions politiques actuelles limitent fortement la capacité du gouvernement d’être le vecteur d’une ambition commune. Ce n’est donc que dans l’unité que la Thaïlande pourra définir le nouveau miracle économique et de développement qui lui fait aujourd’hui cruellement défaut.

Pascal Furth
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 09, 2010, 07:28:03 am

Prévisions de croissance maintenues en Thaïlande


Trois agences thaïlandaises de prévisions économiques ont affirmé que l’économie continuerait de croître en 2010, et en dépit de l’impact des troubles intérieurs.  

Le Comité économique et social national pour le développement (NESDB), la Banque de Thaïlande et le ministère des Finances ont tous les trois souligné  l’importance des exportations qui  restent le principal moteur de l’économie thaïlandaise. Les exportations sont essentielles pour la croissance, car elles représentent environ 70% du PIB.

Or malgré les troubles récents les exportations thaïlandaises ont fait un bond depuis le début de l’année, profitant pleinement de la reprise économique mondiale. Cependant les estimations se repartissent sur une plage de 3,5 a 5,5% selon les organismes.

Le secrétaire général du NESDB, l’agence de planification d’État, estime que la croissance économique de la Thaïlande cette année ne sera pas inférieure a 3,5% – 4,5% comme prévu précédemment. L’année prochaine, le Conseil s’attend à ce que l’économie thaïlandaise augmente de 3,5% à 4,5% à nouveau.

Mais la violence politique des deux derniers mois aura une incidence sur les revenus du tourisme.  Les arrivées de touristes devraient baisser à 14,1 millions, au lieu de 15,5 millions prévus en raison des 74 jours de troubles et manifestations dans le centre ville de Bangkok.

Les troubles ont occasionné 52 milliards de baht en pertes de revenus, une réduction de 33 milliards de bahts de la consommation intérieure et une diminution de 60 milliards de bahts de l’investissement, selon le Bureau Politique budgétaire (FPO, Fiscal Policy Office). Le FPO estime cependant que l’économie va quand même augmenter de 4% à 5%, soutenue par l’amélioration des exportations.

Ces prévisions dépendent aussi de l’évolution de la crise de la dette publique des PIGS (Portugal, Italie, Grèce et Espagne) qui ajoute un facteur de risque mondial, en dépit du plan de sauvetage financier de l’Union européenne de 120 milliards d’euros.

Paiboon Kittisrikangwan, un adjoint du gouverneur de la Banque de Thaïlande, a également déclaré le secteur des exportations enregistre toujours un flux régulier de commandes, notamment pour les produits électroniques et  l’automobile.

La Banque de Thaïlande reste la plus optimiste et prévoit que l’économie thaïlandaise sera en croissance comme prévu de 4,3% à 5,8% cette année et 3% à 5% l’an prochain malgré les troubles politiques.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: knom le juin 09, 2010, 07:59:57 am

Les PIGS (Portugal, Italie, Grèce et Espagne)... :)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 15, 2010, 08:59:39 am

L’industrie du jeu vidéo cherche sa place en Thaïlande


Dans un pays où le piratage est très repandu, le marché  du jeu vidéo en Thaïlande est plutôt discret. Mais quelques entreprises, thaïlandaises et étrangères, arrivent à tirer leur épingle du jeu.

Les chiffres de l’industrie du jeu vidéo et du logiciel en Thaïlande sont difficiles à avoir tant tout ce qui touche à ce domaine est victime du piratage. Un coup d’oeil au Pantip Plaza à Bangkok, marché spécialisé dans la vente d’ordinateurs, logiciels, consoles de jeu et autres articles informatiques, confirme cette impression : les étals de jeux et de logiciels pirates foisonnent, ainsi que des vendeurs qui proposent aux clients de modifier leur console de jeu afin qu’elle puisse lire les jeux contrefaits.

Malgré un contexte de vente difficile, certaines entreprises ont réussi à se faire une place sur le marché du logiciel thaïlandais. Fraichement débarqué en Thaïlande avec le projet d’ouvrir sa propre boite de jeux, Yan Marchal a apprécié les différentes aides du gouvernement:

« Le B.O.I. (Thailand Board of Investment) offre de nombreux avantages comme le droit d’être actionnaire à 100%, des facilités pour obtenir des visas et des permis de travail pour les collaborateurs étrangers ainsi que des exemptions d’impôt sur les bénéfices pour un certain nombre d’années ».


Un marché dominé par le piratage

« Il n’y pas de marché de l’édition de jeux pour consoles en Thaïlande car les gens piratent et les consoles ne sont pas officiellement distribuées ici pour la plupart d’entre elles. Il y a très peu d’édition de jeux PC pour la même raison », explique Yan Marchal, directeur de Sanuk Software.

« Le vrai marché ici, c’est le jeu en ligne, comme en Corée du Sud et en Chine, des jeux qui ne sont pas vendus sur le commerce mais dont l’acquisition et l’inscription se font en ligne »

Parmi les leaders sur le marche thaïlandais, on peut y trouver NC True (fusion entre le géant Coréen NC et True), Asia Soft ou True Digital Entertainent qui opèrent des jeux en ligne, la plupart de ces jeux étant Coréens ou Chinois ensuite adaptés au marche du Royaume. Des succès planétaires comme Lineage II ou Guildwars semblent avoir trouvé leur public en Thaïlande.

De plus en plus de petites entreprises voient le jour, la plupart avec la licence Sony ou Nintendo, pour développer des jeux faciles à concevoir et peu coûteux. Le marché Apple, avec l’iPhone et l’iPad, est devenu une cible pour plusieurs entreprises thaïlandaises, qui peuvent produire beaucoup d’applications à des coûts modiques, le tout disponible en téléchargement avec un moindre risque de piratage.

Quelques entreprises étrangères développent également en Thaïlande comme Sanuk Software, dirigée pas le Français Yan Marchal, qui depuis 2003, travaille sur les consoles Nintendo et Sony, avec plus de 25 jeux développés sur DS et Wii.

« En Thaïlande, on a un rapport entre les compétences disponibles et les coûts qui est bon, pour certains types de produits. De plus, sur le plan humain, les gens sont relativement faciles à travailler avec »,

explique-t-il.

Sanuk Software emploie une vingtaine de personnes dans des locaux situés à une vingtaine de kilomètres de Bangkok. L’entreprise s’est récemment mise à éditer ses propres jeux pour faire face à une demande minime de softs sur les consoles de Nintendo.


L’attention du gouvernement

Dans le domaine du logiciel en particulier, la SIPA (Software Industry Promotion Agency), sous la tutelle du Ministère de la Science et de la Technologie, a pour mission de promouvoir et développer le marché du logiciel en Thaïlande:

« Depuis plusieurs années, la SIPA finance la participation d’entreprises thaïlandaises à des salons internationaux dans l’industrie du logiciel et en particulier dans le jeu vidéo. Ils ont régulièrement financés la participation à la Game Connection à Lyon et à San Francisco »,

ajoute Yan Marchal.

« Mais ils ont récemment exclus les entreprises avec un capital étranger », deplore-t-il.

En Août 2008, un jeune homme de 19 ans assassine un chauffeur de taxi. Une fois arrêté, le meurtrier avouera avoir joué au jeu Grand Theft Auto IV, qui vous met dans la peau d’un gangster. Il voulait savoir si « c’était aussi facile de cambrioler un taxi dans la vraie vie ». Ce fait divers a défrayé la chronique et a incité le gouvernement à bannir une dizaine de jeux dits violents du commerce en Thaïlande, même si des copies pirates pouvaient être trouvées.

Le cas de l’addiction aux jeux en ligne inquiète aussi le Royaume. Le nombre de jeunes jouant à des jeux en ligne dans les cybercafés est de plus en plus important. L’année dernière, le gouvernement a déclaré un couvre feu concernant les jeunes joueurs. Les personnes âgées de moins de 15 ans ne sont plus autorisées dans les cybercafés après 20h, alors que la limite de temps pour les 15-18 ans s’étend jusqu’à 22h.

La Thaïlande n’est pas le seul pays touché par ce phénomène, la Chine a récemment ouvert des camps spécialisés qui remettent les joueurs dans le « droit chemin ».


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le juin 15, 2010, 10:38:20 am
TELECOM – Le gouvernement veut racheter l’opérateur satellitaire Thaicom .  


Le gouvernement cherche à racheter l’opérateur satellitaire Thaicom Plc, qui fait partie de l’empire formé par l’Ex-premier ministre Thaksin Shinawatra et qui a servi à la diffusion de plusieurs émissions anti-gouvernementales durant les derniers mois de manifestation, a annoncé hier le Premier ministre Abhisit Vejjajiva.

Selon lui, les négociations sont en cours avec l’actionnaire majoritaire Temasek Holding à Singapour. "L’achat est raisonnable lorsque vous prenez en considération la situation sécuritaire", a-t-il déclaré, sans pour autant donner de détails sur le coût que pourrait engendrer une telle transaction.

Le ministre des Finances Korn Chatikavanij et Sirichok Sopha, Secrétaire du Premier ministre, s'étaient déjà envolés à la mi-avril vers Singapour pour rencontrer les cadres de Temasek, a révélé hier une source anonyme au Bangkok Post. Ils auraient alors proposé qu'une entreprise d'état thaïlandaise, MCOT ou CAT Telcom, prenne en charge les investissements indirects de Temasek dans l'opérateur de satellites.

Selon cette même source, le but serait clairement de renforcer le contrôle des transmissions satellitaires, et par la même occasion de réagir plus rapidement en cas de diffusion d’un programme jugé "inapproprié". Le Président exécutif de Shin Corp, Somprasong Boonyachai, a confirmé que des négociations étaient toujours en cours, bien qu'il précise ne pas être directement impliqué dans les discussions. "Si ils peuvent arriver à un accord, ce sera une bonne chose car cela effacera toutes les questions qui ont gêné aussi bien Thaicom que le gouvernement", a-t-il réagi.

(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) mardi 15 juin 2010

Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le juin 17, 2010, 10:31:27 am
17 juin 2010 Thailande.fr


La Thaïlande approuve une aide de 25 millions d’euros aux victimes des manifestations


Le gouvernement thaïlandais a approuvé un budget de 100 millions de baht (28 millions de dollars) pour aider les personnes touchées par la récente vague de protestation du Front uni de la démocratie contre la dictature (UDD) qui a paralysé le centre ville de la capitale pendant cinq semaines.


Le porte-parole adjoint du gouvernement Vachara Kannikar a annoncé l’approbation d’un budget de secours aux victimes sous la forme proposée par le Ministère du développement social.

Le budget supplémentaire servira à l’indemnisation de 833 autres personnes, pour la plupart des commerçants touchés par les incendies volontaires et les fermetures dans le centre ville de la capitale thaïlandaise.

Les manifestants de l’UDD ont commencé à protester dans la zone de Ratchadamnoen,  à la mi-mars, en exigeant que le Premier ministre Abhisit Vejjajiva dissolve la chambre basse du Parlement pour organiser une nouvelle élection.

Les autorités ont étendu l’état d’urgence jusqu’au mois de juillet, et ont proposé un plan de réconciliation avec des élections qui pourraient avoir lieu au début de l’année prochaine.

La Cour pénale de Bangkok a autorisé la demande de la police de détention de 11 dirigeants anti-gouvernementaux de l’UDD pendant 12 jours sur accusation de terrorisme.


Pas de liberté sous caution pour les chefs de l’UDD

Environ 1 960 PME dont les locaux ont été détruits par les manifestants de l'UDD ont reçu des prêts totalisant 1.29 milliards de baht de la Banque de Thaïlande pour la Petite et Moyenne Entreprise (Banque des PME).

Le Département des enquêtes spéciales (Department of Special Investigation, DSI) a demandé mardi la détention de 11 dirigeants de base du Front anti-gouvernement-Unis de la démocratie contre la dictature (UDD) pour terrorisme.

En conséquence, le tribunal a condamné le groupe à une détention de 12 jours du 15 au 26 Juin 2010, alors que toutes les demandes de libération sous caution ont été rejetées.

Les 11 dirigeants de l’ UDD accusés de terrorisme sont M. Veera Muksikapong, M. Nattawut Saikua, M. Kwanchai Praipana, M. Wiphuthalaeng Phatthanaphumthai, M. Yosawarit Chuklom, M. NISIT Sinthuprai, MD Weng Tochirakarn, M. Korkaew Pikulthong, M. Bhumkitti Sukchindathong, M. Sombat Makthong et M. Intarachote Amnat.

Le secteur de l’immobilier dans le quartier de Ratchprasong (quartier d’affaires et quartier commerçant du centre de Bangkok) a enregistré une chute des ventes de plus de 50% dans les derniers mois en raison des troubles politiques qui ont secoué la capitale de la Thaïlande , selon le Real Estate Information Center (REIC)

Le Directeur général du REIC, Samma Kitsin a révélé que les copropriétés situées dans un rayon d’un kilomètre de la zone commerciale de Ratchaprasong avaient été durement touchées par les manifestations et les violences de l’UDD depuis avril.

De nombreuses entreprises ont été forcées de délocaliser leurs bureaux de vente, alors que d’autres ont offert des remises spéciales et des forfaits en promotion  afin de vendre les unités restantes.


Très bien...   :clap
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 19, 2010, 10:16:32 am

Le premier ministre Abhisit Vejjajiva a délivré hier 18 juin un discours important à "l'Impact Arena" de Bangkok où il atenu a rassuré les investisseurs, insistant sur le fait que, malgré les récentes manifestations, la Thaïlande prévoyait une croissance de 4,5 à 5 % pour cette année...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le juin 25, 2010, 09:36:33 am

Une nouvelle usine Ford en Thaïlande

Déjà présent en Thaïlande, Ford a annoncé l’implantation d’une seconde usine à Rayong. Un important investissement qui va permettre à Ford d’améliorer sa présence sur les marchés asiatiques. La production y débutera en 2012 avec la nouvelle génération de Focus.

La Thaïlande est aujourd’hui devenue un pôle incontournable de la production automobile en Asie.

Le pays est en effet utilisé par de nombreux constructeurs comme base pour alimenter les différents marchés du sud-est asiatique.

Ford est déjà présent à Rayong avec un site qui produit plusieurs modèles, et en particulier les Ford Fiesta, Mazda 2, Mazda BT50, Ford Ranger et Ford Everest. Le site actuel est donc déjà largement occupé, et les ambitions de Ford dans la région l’ont incité à accroître ses capacités en implantant une nouvelle usine.

Le nouveau site sera lui aussi implanté à Rayong, ce qui permet à Ford de profiter du tissu de fournisseurs existant.

Nécessitant un investissement de 450 millions de dollars (365 millions d’euros), le site aura une capacité initiale de 150.000 véhicules annuels, et emploiera 2.200 personnes. Néanmoins, Ford et les autorités locales estiment que 8.800 emplois seront créés de façon indirecte, en particulier chez les fournisseurs.

La production débutera en 2012, et c’est la nouvelle génération de Focus sera la première à y être assemblée. Le site occupant 750.000 m2 dispose d’ateliers d’emboutissage, de tôlerie, de peinture et d’assemblage pour assurer la production complète des véhicules...

Force est de constater (peut-être de par son habitude à gérer les nombreux conflits qui se succèdent...) est un pays formidable et qui a un don de  se "relever" de tous problèmes avec une rapidité déconcertante... afin de reprendre avec détermination son petit- train-train de vie de tous les jours...  et qu'elle sait garder la confiance de nombreux investisseurs...    :clap

http://www.thailande-fr.com/



DONC,VIVE lLE TOURISME, ILS ARRIVENT... ET LA HAUTE SAISON SERA BONNE ET N'OUBLIONS PAS QUE LA THAILANDE RESTE ENCORE LE PAYS LE MOINS CHER DE TOUTE DE L'ASIE DU SUD-EST...    (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Nature/0141.gif)


ATTENTION : je n'exclus pas les "paysans"  (et ce n'est pas péjoratif) d'Isan avec qui il faudra composer et ne pas oublier car ils ont de réels problèmes (je ne parle pas des dirigeants manipulateurs qui ont bien su tirer leur épingle du jeu avec beaucoup de sous à la clef...)  :(  mais l'avenir saura nous renseigner des futurs négociations qui pourraient être bénéfiques pour tout le monde...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 30, 2010, 09:22:21 am

Transparence immobilière : la Thaïlande au 39e rang !

Envie d’un pied à terre à Marrakech, Nairobi ou Hanoï ? Pensez à jeter un coup d’œil à la réglementation immobilière, souvent complexe, du pays de vos rêves avant d’y investir toutes vos économies. L’indice Global Real Estate Transparency, unique en son genre, permet d’identifier les pays où des progrès ont été réalisés, et ceux où les améliorations continuent de constituer un enjeu majeur.

L’étude Global Real Estate Transparency Index, réalisée tous les 2 ans par Jones Lang LaSalle et LaSalle Investment Management, vise à mesurer le niveau de transparence des marchés immobiliers dans le monde depuis 1999.

L’édition 2010 de Global Real Estate Transparency Index (GRETI) révèle un ralentissement notable de l’état d’avancement de la transparence immobilière au cours des deux dernières années, sauf dans la région du Pacifique  et asiatique.

La région Asie-Pacifique a montré les améliorations les plus largement fondées sur la transparence, au cours des deux dernières années. L’Australie et la Nouvelle-Zélande sont les marchés plus transparents de la région, suivis de près par Singapour et Hong Kong.

La Thaïlande n’est qu’en 39e position, dans la catégorie des pays “semi transparent’, derrière la Malaisie, mais devant le Vietnam considéré comme “opaque”. Cependant, c’ est en Inde et en Chine que les plus grands progrès de la région ont été enregistrés, une tendance qui a été constatée dans chacune de leurs villes secondaires et tertiaires. L’Asie-Pacifique continue de montrer quelques-unes des plus grandes anomalies du marché immobilier dans le monde, avec le Japon et la Corée du Sud affichant de faibles niveaux de transparence immobilière par rapport à leur maturité économique.

L’étude porte sur 81 pays et repose sur 20 critères. Ces critères couvrent 5 domaines:

- Indices de performance immobilière
- Disponibilité de données de marché
- Véhicules  financiers côtés
- Facteurs légaux et réglementaires
- Pratiques professionnelles et codification des processus transactionnels
A partir des résultats des 20 critères examinés, chaque pays se voit attribuer une note de 1 à 5.

La note 1 correspond à la transparence maximale et la note 5 à la plus faible

Marchés très transparents :   note de 1,00 à 1,49
Marchés transparents :    note de 1,50 à 2,49
Marchés semi-transparents :   note de 2,50 à 3,49
Marchés faiblement transparents :  note de 3,50 à 4,49
Marchés opaques :    note de 4,50 à 5,00

Comme les années précédentes, la Thaïlande se classe dans les pays «semi-transparents» . Toutefois, le pays a progressivement amélioré son niveau de transparence se classant 39e sur 81 marchés en 2010, par rapport au 45e rang en 2008.  Le score de transparence immobilière de la Thailande sur une échelle de 1 a 5 est de 3,02 en 2010 ( 3,16 et 3,40 en 2008 et 2006 respectivement).

L’amélioration est principalement le reflet d’une plus grande transparence dans les marchés de capitaux, en particulier en ce qui concerne l’immobilier. Actuellement, il existe 60 entreprises cotées dans le secteur du développement immobilier à la Bourse de Thaïlande.  Ces sociétés  sont astreintes à plus de réglementation, ainsi qu’a la publication de rapports réguliers et normalisés, offrant ainsi une plus grande transparence sur les marchés de l’immobilier en Thaïlande.

Historiquement, les marchés immobiliers sont moins transparents que les autres. Parmi les éléments clés de la transparence immobilière, le processus de transaction semble avoir été compromis par la conjoncture difficile du marché immobilier des deux dernières années. Plus surprenante est la preuve d’un ralentissement des progrès dans la transparence de l’environnement réglementaire de l’immobilier. Néanmoins, la qualité et la profondeur de l’information sur les fondamentaux du marché continuent de s’améliorer, aidant à renforcer une certaine transparence financière dans la plupart des marchés à travers le monde.

Avec la multiplication des investissements transfrontaliers, l’extension de la couverture géographique des sociétés, l’hétérogénéité des pratiques immobilières d’un pays à l’autre et l’attente des actionnaires en matière de transparence de l’information, cette étude aide les investisseurs à anticiper le développement de leur activité sur un marché étranger. L’édition 2010 s’est enrichie de nouveaux volets, à savoir l’accessibilité à l’information concernant la dette, et la communication des données par les banques.

C’est peut être la donnée la plus surprenante, et la plus inquiétante de cette étude : 89% des pays ont reçu un score de “semi-transparent” ou en dessous, en ce qui concerne la transparence de leur dette immobilière. Autrement dit, une autre crise des sub primes peut encore arriver.

Contrairement aux indices précédents, un certain nombre de marchés ont enregistré une baisse  de la transparence avec un tiers (27 marchés sur 81)  affichant soit une détérioration, ou pas d’amélioration entre 2008 et 2010. La détérioration a été enregistrée dans les marchés tels que le Pakistan, le Koweït, le Venezuela, Dubaï et Bahreïn.

La France figure dans le top 10 des marchés les plus transparents dans le monde, l’Australie occupant la 1ère place du podium.

Avec un score de 1,28, le marché français est le 8ème en terme de transparence derrière l’Australie, le Canada, le Royaume Uni, la Nouvelle Zélande, la Suède, les Etats-Unis et l’Irlande. Le Royaume Uni arrive en tête des  pays les plus transparents en Europe et l’Allemagne bien que « moins transparente » que la France, continue une progression rapide vers plus de transparence.

Concernant les indices de performances immobilières, la France occupe la 6ème place.  Les données de marché y sont disponibles. Elle fait partie des marchés les plus réglementés et la codification des processus transactionnels y est parfaitement établie.

Enfin, pour chacun des marchés étudiés, des corrélations existent entre la transparence immobilière des marchés, le niveau de l’inflation, le niveau de corruption, le PIB et le niveau des investissements étrangers dans le pays.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 08, 2010, 08:16:31 am

Le Japon attend de la Thaïlande une compensation (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Drapeaux/japon.gif)


Même si la croissance économique de la Thaïlande a été positive durant les manifestations des “Chemises Rouges” dans le centre de Bangkok grâce aux exportations, l’instabilité politique a semé le doute chez les investisseurs japonais qui craignent pour leur futur dans le Royaume.

Dans une interview donnée au quotidien anglophone The Nation, Munenori Yamada, président du Japan External Trade Organisation (JETRO) de Bangkok affirme que les récents évènements survenus dans la capitale ont eu un impact direct sur les investisseurs japonais. Certains secteurs comme la banque, le tourisme et les industries technologiques ont été particulièrement affectés par la crise politique.

“Les investisseurs dans les secteurs sensibles du commerce, des grands magasins et les petites et moyennes entreprises comme les restaurants qui dépendent des clients au jour le jour, sont en train de revoir leur stratégie afin de savoir si il faut continuer d’investir ou non”

déclare Munenori Yamada. Beaucoup d’entre eux hésitent à investir de l’argent en Thaïlande, jugeant la situation toujours à risques.

Certains secteurs, comme l’industrie de manufacture, peu touchés par la crise vont continuer à s’étendre en Thaïlande, alors que d’autres vont être amenés à se retirer du pays pour une certaine période de temps afin de se remettre sur pieds.

Le JETRO attend du gouvernement thaïlandais un rapide retour à la normale ainsi que des compensations aux entreprises victimes de la crise. Les entreprises japonaises payant des impôts, et la plupart d’entre elles ayant eu d’importantes dépenses sans aucune rentrée d’argent pendant deux mois, il serait normal de recevoir l’aide de la Thaïlande, affirme Yamada.

Il juge aussi que le pays doit revoir sa politique envers les investisseurs étrangers afin de s’assurer de leur confiance. D’après lui, les secteurs des ressources humaines et de la recherche doivent bénéficier de budgets plus importants.

Le Japon est le plus gros investisseur étranger en Thaïlande avec plus de 1300 entreprises actives dans le pays, en particulier dans le secteur automobile, avec des entreprises comme Mitsubishi Motors ou Isuzu Motors qui y ont installé leurs usines de fabrication.

Cependant, la crise politique de la Thaïlande fait partie d’une succession d’évènements qui n’ont pas été bénéfiques aux investisseurs japonais. L’année dernière, la régularisation de la zone industrielle de Map Ta Phut pour des raisons écologiques avait vu le gel et le retard de plusieurs gros projets d’investissements.

L’intérêt des investisseurs japonais pour le Royaume avait alors été soumis à rude épreuve, et  la Thaïlande risque de voir ses voisins comme le Vietnam ou la Malaisie attirer de plus en plus d’entreprises étrangères.

Une enquête réalisée en 2009 révèle que la Thaïlande est le quatrième pays le plus attractif pour investir auprès des investisseurs japonais, derrière la Chine classée en premier, suivie par l’Inde et le Vietnam.   Selon Susumu Ushida, représentant de la Banque japonaise de coopération internationale (JBIC) à Singapour, l’enquête a été réalisée entre juillet à août l’année dernière parmi les dirigeants de 625 entreprises japonaises.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le juillet 08, 2010, 10:56:53 pm
Finistère


Petit Navire sans doute revendu cet été...    
 

 Un groupe thaïlandais offre 650 millions pour racheter le fonds propriétaire de la conserverie de Douarnenez.


 Petit Navire pourrait passer sous pavillon thaïlandais. Le groupe Thaï union frozen products est, en effet, le plus sérieux candidat au rachat du fonds d'investissement MWBrands, propriétaire des établissements Paulet de Douarnenez (1). Des trois prétendants encore en lice (le fonds d'investissement américain Blackstone, le groupe européen Bolton et Thaï union), le groupe thaïlandais fait figure de favori, en mettant sur la table quelque 650 millions d'euros.


La vente de la marque bleue et blanche serait imminente. Mais n'est en aucun cas une surprise : dès son rachat au groupe Heinz, en 2006, pour 425 millions d'euros, on savait que Petit Navire changerait de nouveau de propriétaire ; le principe même d'un fonds d'investissement étant de racheter des entreprises, de les rendre plus rentables et de les céder pour engranger des bénéfices. Ces derniers temps, de nombreux indicateurs laissaient entrevoir que l'échéance était proche : départ d'un directeur général, abandon de partenariats nautiques à Douarnenez et plan de réduction d'effectifs.


Reste à savoir quelle sera l'incidence de ce rachat sur la pérennité de l'emploi à Douarnenez.
Propriétaire depuis 1998 d'une marque de conserves américaine, la Thaï union effectue, aujourd'hui, la majorité de sa production en Thaïlande pour profiter de très bas coûts, avant d'exporter ses produits à l'étranger.



C'est bien pour amjolianne... (ca répond en même temps à sa question... il ne trouvait pas de "Petit Navire" en Thaïlande, maintenant, ce sera chose faite...)    :huhu
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: rudy le juillet 09, 2010, 12:18:48 am
on trouve du thon dans les eaux thailandaises ??
c'est encore un fleuron qui passe à l'étranger .....moi cela ne me dérange pas trop j'ai pas l'esprit de clocher ....ce qui me gêne c'est que la qualité souvent disparait malheureusement ...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 09, 2010, 07:55:13 am

Si elles deviennent thaïlandaises, j'ai bien peur que quelques unités de production du thon "Petit Navire", quittent l'héxagone, pas-vous ?
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 10, 2010, 08:33:16 am

Une petite brève:

Prasarn Trairatvorakul, qui était jusqu'alors president de la banque Kasikorn, who's est devenu le 6 juin 2010 directeur de la Banque de Thailande... Il succède à Tarisa Watanagase.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 18, 2010, 09:16:11 am

Il faut tout de même se méfier de ce genre de moyenne, même si cela montre tout de même que la Thaïlande est beaucoup plus riche que ses voisins (Laos, Myanmar, Vietnam, Cambodge)...

10 000 dollars par habitant, cela fait 320 000 bahts par an et par personne soit 26 666 bahts par mois et par individu... Je doute fort que beaucoup de paysans (65 % de la population) puissent atteindre ce chiffre mensuellement !...

 :o
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le juillet 18, 2010, 11:44:35 am

Il faut tout de même se méfier de ce genre de moyenne, même si cela montre tout de même que la Thaïlande est beaucoup plus riche que ses voisins (Laos, Myanmar, Vietnam, Cambodge)...

10 000 dollars par habitant, cela fait 320 000 bahts par an et par personne soit 26 666 bahts par mois et par individu... Je doute fort que beaucoup de paysans (65 % de la population) puissent atteindre ce chiffre mensuellement !...

 :o


Je suis du même avis que toi.
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le juillet 19, 2010, 10:12:56 am

Il faut tout de même se méfier de ce genre de moyenne, même si cela montre tout de même que la Thaïlande est beaucoup plus riche que ses voisins (Laos, Myanmar, Vietnam, Cambodge)...
10 000 dollars par habitant, cela fait 320 000 bahts par an et par personne soit 26 666 bahts par mois et par individu... Je doute fort que beaucoup de paysans (65 % de la population) puissent atteindre ce chiffre mensuellement !...




ca me semble complètement utopique...  :o
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le juillet 21, 2010, 04:38:51 am
20 juillet 2010 Thailande.fr


Les constructeurs automobiles japonais délaissent la Chine pour la Thaïlande...


Une série de grèves dans des usines chinoises ainsi que des coûts de main d’oeuvre de plus en plus élevés, encouragent les constructeurs automobiles japonais à se tourner vers des pays au contexte économique plus stable.

Plus d’une douzaine de grèves ont touché des usines chinoises à la fin du mois de juin dernier, en particulier venant de jeunes travailleurs qui demandaient une meilleure paye ainsi que des avantages sociaux supplémentaires. Des ouvriers d’une usine Honda ont également demandé à former leur propre syndicat.

D’après le journal japonais Yomiuri Shimbun, ces grèves ainsi que des coûts de productions en hausse et une monnaie chinoise de plus en plus forte ont eu un impact négatif sur les constructeurs automobiles japonais qui ne voient plus la Chine comme un pays onéreux en terme de production industrielle. Ces derniers se tournent actuellement vers des pays voisins de la Chine, plus intéressant au niveau des profits, comme le Vietnam ou la Thaïlande.

Le salaire annuel d’un travailleur chinois se situe entre 4500 et 5500 dollars, à peu près deux fois supérieur à celui d’un ouvrier indien, et un tiers supérieur à celui d’un travailleur Thaï.

Les industriels japonais sont actuellement les plus gros investisseurs sur le sol thaïlandais, en particulier en ce qui concerne l’automobile, representée par des constructeurs tels que Mitsubishi, Nissan, Isuzu ou Toyota.

Ford a investi 1 milliard de dollars dans l'expansion de sa production en Chine l'année dernière et a déménagé son siège régional de Bangkok à Shanghai pour se concentrer sur le marché chinois.
Nissan a lancé la construction de sa nouvelle voiture « March » en mars dernier dans une usine près de Bangkok et a investi plus de cinq milliards de bahts. Nissan Motor Thailand (NMT) a annoncé que la nouvelle Nissan March sera le premier modèle mis en vente sous la rubrique «éco-car Thaïlande”, créé pour encourager le développement de véhicules économes en énergie.

Toyota a actuellement trois usines en Thaïlande qui produisent 550 000 voitures à l’année. Le constructeur envisage d’étendre son activité pour la construction d’un nouveau modèle de voiture en 2013.

Le président de Mitsubishi a annoncé le 5 juillet dernier qu’une troisième usine allait bientôt voir le jour en Thaïlande afin de commencer la construction d’une nouvelle voiture en 2012. Le groupe japonais compte investir plus de 15 milliards de bahts.

Le gouvernement thaïlandais offre des réductions d’impôts aux constructeurs de voitures “eco” afin de faire oublier les tristes évènements de Bangkok et de consolider les liens avec les investisseurs japonais qui, pour certains, doutent de la stabilité économique et politique de la Thaïlande.

Le projet gouvernemental éco-car a été officiellement lancé le 15 juin 2007 et est assorti d’un paquet de mesures fiscales, comme l’exemption de droits de douanes sur les machines et équipements, des exonérations d’impôts sur les sociétés pendant huit ans, la réduction tarifaire sur les matières importées à 90% pendant deux ans et la réduction des droits d’accises à 17%.

En contrepartie, les constructeurs doivent produire au moins 100 000 unités par an à l’issue de la cinquième année d’exploitation. Les véhicules obéiront aux critères de la norme EURO 4 (une consommation n’excédant pas 5L/100km, rejet de CO2 inférieur à 120gm/km, respect des normes de sécurité UNECE 94 et 95).
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le juillet 21, 2010, 10:28:29 am

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE - 100 millions de dollars d'entrées de capitaux étrangers. 

Environ 100 millions de dollars d'entrées de capitaux étrangers ont été enregistrés dans le Royaume depuis juin 2010, grâce à l'amélioration globale de la situation politique, a annoncé la Banque de Thaïlande (BoT), citée hier par le Bureau des nouvelles nationales.
 
Entre 620 millions et 929 millions de dollars en capitaux étrangers étaient déjà entrés en Thaïlande entre janvier et mai 2010, lorsque le Royaume a fait face à la crise politique, rappelle le directeur du Département des marchés financiers et de gestion des réserves, Wongwatoo Potirat. Les mouvements de capitaux étrangers durant cette période sont restés néanmoins peu clairs compte tenu de facteurs extérieurs comme la crise de la dette européenne, après que le Fonds monétaire international (FMI) a reporté son aide.

De plus, l'économie américaine ne s'améliorant pas comme attendu avec un taux de chômage toujours élevé, de nombreux investisseurs ont déplacé leurs investissements vers les pays asiatiques, dont la Thaïlande, explique la BoT. Le Comité des investissements (BoI) a d'ailleurs rapporté la semaine dernière une hausse des projets d'investissements au premier semestre 2010, de l'ordre de 46,3% par rapport à la même période l'an dernier, en ce qui concerne les demandes d'accès à des privilèges promotionnels.

Leur valeur a quant à elle enregistrée une hausse de 7,4% à 192,4 milliards de bahts. Par ailleurs, la BoT a demandé aux banques commerciales de réduire leurs frais de transaction, notamment lors des opérations de dépôt et de retrait d'argent via les distributeurs automatiques, à un niveau plus "approprié". L'organisme argumente sur le fait que les banques ont implanté des systèmes d'information en ligne, leur permettant de réduire leurs coûts, mais n'ont pour autant pas répercuté cette baisse pour leurs clients.

(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mercredi 21 juillet 2010
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le juillet 26, 2010, 09:43:36 am

Exportations en hausse de 46,3% en juin.    


Les exportations ont atteint un niveau record avec une augmentation de 46,3% en juin par rapport à la même période l'an dernier, pour une valeur totale de 18,04 milliards de dollars, a révélé hier la ministre du Commerce, Porntiva Nakasai.

Les exportations des produits industriels et agricoles ont été particulièrement fortes, permettant au Royaume d'enregistrer un excédent commercial de 2,32 milliards de dollars. Les importations ont augmenté de 37,9% par rapport à la même période l'an dernier, à 15,72 milliards de dollars.

La forte demande outre-mer contribue à stimuler l'économie thaïlandaise après l'impact négatif des deux mois de manifestations anti-gouvernementales à Bangkok, qui ont infligé un coup dur au secteur vital du tourisme.

La Banque centrale avait augmenté la semaine dernière son taux d'intérêt directeur pour la première fois 2008, expliquant que l'impact du conflit politique avait été relativement limité, tandis que le secteur du tourisme montrait des signes d'un rebond rapide. Le ministère a ainsi révisé ses projections pour les exportations annuelles de 14 à 19%, avec une valeur attendue de 183 milliards de dollars, a précisé le ministère du Commerce.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 28, 2010, 07:50:04 am

De nombreux investisseurs étrangers ont quitté la Thaïlande après les dramatiques événements d'il y a deux mois... Pas tous !...


Samsung étend son activité en Thaïlande


Le géant coréen de l’électronique et de l’électro-ménager a choisi la Thaïlande pour lancer la production de son nouveau modèle de climatiseur.

Possédant déjà plusieurs usines à Sri Racha dans la province de Chon Buri, Samsung prévoit la création de nouveaux centres de recherche et de production afin de lancer la construction de ses nouveaux climatiseurs en début d’année prochaine.

Cette nouvelle gamme de produits devrait être construite à hauteur de trois millions d’unités par années, chiffre imposant comparé aux 800 000 climatiseurs actuellement produits annuellement. Samsung n’a pas voulu communiquer le coût de l’investissement. L’entreprise coréenne avait lancé 20 nouveaux modèles sur le marché thaïlandais en début d’année, dont certains possédaient la technologie « Virus Doctor » qui est capable d’éradiquer le virus H1N1 à 99,99%, d’après les représentants de l’entreprise.

Pour ce premier semestre, Samsung a vendu plus de 160 000 unités en Thaïlande, dépassant largement leurs estimations. Ils comptent vendre jusqu’a 200 000 climatisateurs jusqu’à la fin de l’année.

« La Thaïlande est un des cinq pays leaders pour le marché des climatiseurs, avec la Chine, l’Inde, Panama et les Emirats Arabes Unis »,

a déclaré Somporn Jangreenapawong, responsable du secteur des climatiseurs pour Thai Samsung Electonics Co. Les mois d’avril et mai sont les plus chauds en Thaïlande, avec des températures pouvant monter jusqu’à 38 degrés. Les ventes de climatiseurs se font surtout dans cette période-là.

Les manifestations des « Chemises Rouges » dans le centre de Bangkok ont fait fuir une partie des investisseurs coréens de Thaïlande, pour aller faire des affaires au Vietnam. Mais les dirigeants de Thai Samsung Electronics ont su convaincre Samsung de rester au Royaume, insistant sur le fait que le marché des climatiseurs est bien plus porteur en Thaïlande qu’au Vietnam. Fondé en 1938, Samsung est le leader mondial de l’electronique ainsi que l’entreprise coréenne la plus connue au monde.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le juillet 30, 2010, 09:32:19 am

Construction d'une des plus grandes centrales solaires au monde à Lop Buri

Le gouvernement et le secteur privé vont démarrer le mois prochain la construction de l'une des plus grandes centrales solaires au monde, grâce au projet "Lop Buri Solar" qui devrait permettre d'assurer une production de 73 megawatts, pour un budget de 8 milliards de bahts (191 millions d'euros), a annoncé hier le Bureau des nouvelles nationales.

La construction de la centrale devrait démarrer en août dans la province de Lop Buri. Sa production commerciale devrait quant à elle être effective au quatrième trimestre 2011, avec pour objectif de réduire les émissions de dioxyde de carbone de 1,3 million de tonnes et de réduire les importations de combustible de 35.000 tonnes par an.

Le projet est réalisé en coopération entre la société Natural Energy Development Co Ltd, le ministère de l'Energie, la Banque asiatique de développement, la Kasikorn Thai Bank, la Bangkok Bank et la Thai Commercial Bank.

Ces banques prévoient d'étendre leur soutien avec un investissement d'1,2 milliard de bahts (28,6 millions d'euros) dans un projet d'expansion de la centrale, avec un autre bâtiment solaire de 11 megawatts qui devrait être construit l'an prochain pour commémorer le 60ème anniversaire du couronnement du roi Bhumibol Adulyadej...
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le juillet 31, 2010, 08:48:44 am

Petit Navire sans doute revendu cet été...



Un capitaine thaïlandais à la barre de Petit Navire...       :huhu


Le groupe français MWBrands a été racheté par le Thaïlandais Thai Union Frozen Products Plc (TUF) qui devient ainsi l’un des plus importants producteurs de fruits de mer au monde.

L’entreprise thaïlandaise a acquis le contrôle de MWBrands pour un peu plus de 28 milliards de bahts, (660 millions d’euros) faisant d’elle le plus gros producteur et distributeur de produits de la mer dans le monde, devançant maintenant ses rivaux aux Etats-Unis et au Japon.

La firme française est connue grâce à des marques telles que Petit Navire, le leader de la sardine Hyacinthe Parmentier, ainsi que le producteur de thon anglais John West et la marque italienne Mareblu. MWBrands domine largement le marché européen avec des marques bénéficiant d’une forte notoriété.

Le coeur de la production MWBrands est constitué par le thon au naturel et les thons préparés, mais inclut également une large gamme de saumons, maquereaux, sardines, tartinables de poisson et autres produits de la mer.

John West, entreprise vieille de plus de 140 ans, produit aussi bien des conserves que des plats cuisinés vendus dans plus de 38 pays à travers le monde. TUF, dont le produit phare « Chicken of the Sea » est distribué dans toute l’Asie ainsi qu’aux Etats-Unis, s’assure maintenant de la dominance sur le marche européen.

« MWBrands représente une formidable opportunité pour TUF de consolider sa place au sein du marché mondial de produits de la mer »

a déclaré Thiraphong Chansiri, président de TUF.

« En outre, nous pensons que la combinaison de ces deux entreprises très complémentaires va permettre de débloquer des synergies, et de créer une société leader mondial de fruits de mer avec des sources d’approvisionnement plus large et une meilleure distribution »

Avec de faibles coûts de production en Thaïlande et une distribution de ses produits à travers le monde entier, la Thai Union Frozen Products est assurée de tirer de généreux profits de ses ventes. C’est la deuxième plus grosse acquisition d’une entreprise étrangère par une firme thaïlandaise. Il y a quelques semaines, la compagnie Banpu avait racheté un producteur de charbon australien pour 2 milliards de dollars américains.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le août 09, 2010, 09:29:49 am
9 AOUT 2010 (lien MOTEUR/NATURE THAILANDE)


Les hybrides Toyota aiment bien la Thaïlande...     :smile

Qui l'eût cru ?

Il y a beaucoup de raisons d'aimer la Thaïlande, mais en voici une inattendue, ce pays, silencieusement, est en train de devenir un producteur important de voitures hybrides. Toyota s'est implanté en Thaïlande il y a plus de 20 ans, avec un très grand site industriel qui est surtout connu pour fabriquer les pick-ups Hi-Lux.

Mais depuis peu, Toyota produit aussi des Camry hybrides en Thaïlande, et on apprend (dépêche AFP) que le constructeur japonais y produira aussi des Prius. Quand on pense que beaucoup de pays européens attendent encore, qu'on y lance la production d'une voiture hybride, les thaïlandais pourront se réjouir de l'avance prise par leur pays.

On précisera toutefois qu'à notre connaissance, les systèmes hybrides proprement dits sont importés du Japon. Les ouvriers thaïlandais ne font que les mettre en place dans les voitures...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 10, 2010, 09:32:20 am

La Thailande, centre mondial de production automobile !


L’industrie automobile thaïlandaise a connu une croissance forte et régulière depuis ses débuts en 1961 avec une seule usine d’assemblage automobile. La Thaïlande est aujourd’hui un centre de production automobile de classe mondiale qui se situe au 13e rang dans le monde.

Aujourd’hui presque tous les grands constructeurs automobiles du monde, et fabricants de pièces et composants ont mis en place des unités de production dans le royaume. La Thaïlande a prévu de produire 1,4 million de véhicules en 2010, dont 800000 destines a l’exportation. Les principales entreprises automobiles implantées en Thaïlande sont Ford, General Motors, BMW, Daimler Chrysler, Mitsubishi, Mazda, Toyota, Isuzu, Honda et Nissan.


La Thailande pourrait produire 2,4 millions de véhicules d’ici 2015

Le Thailand Automotive Institute prédit que le royaume devrait dépasser l’Espagne, le Canada et le Mexique pour entrer dans le top 10 mondial en atteignant l’objectif de capacité de 2,3 millions d’unités en cinq ans.

La confiance des investisseurs dans l’industrie automobile en Thaïlande n’a pas fléchi en 2010 malgré les troubles politiques. Ford Motor Company  a dévoilé un plan pour construire une usine de 15 milliards de bahts (450 millions de dollars) dans la province de Rayong.

Joe Hinrichs, vice-président et président de Ford en Asie-Pacifique et en Afrique, a déclaré que ce nouveau projet souligne l’engagement à long terme de l’entreprise américaine en Thaïlande.

"La décision de construire notre nouvelle usine a été appuyée la logistique et les infrastructures d’exportation disponibles en Thaïlande"

a t-il fait remarquer.

Toyota Motor Thaïlande a également récemment annoncé qu’elle investira 4 milliards de baht pour agrandir son usine de la province de Chachoengsao à 200.000 unités par an, car la capacité actuelle ne parvient pas a satisfaire la demande mondiale croissante. L’une des principales lignes de production de  l’usine sera celle des véhicules à usages multiples ou IMV (véhicules entre le 4X4 et la grosse berline) ainsi que la production de modèles hybrides comme la Prius.


Une plate forme mondiale de production automobile

Troisième grand constructeur a dévoiler des plans d’expansion cette année, Mitsubishi Motors Corp a annoncé son intention de construire une usine de 15 milliards de bahts de fabrication d’éco-voiture dans la province de Chonburi. Cela représente le plus important d’investissement de la société, et sa plus grande installation en dehors du Japon. L’usine aura une capacité annuelle de 200.000 petites voitures économes en carburant aux normes “eco car”, et la production devrait aussi commencer en 2012.

"La Thaïlande sera notre plate-forme d’exportation mondiale pour les petites voitures", a déclaré aux médias locaux Osamu Masuko, Président de Mitsubishi Motors .


Les fabricants de pièces détachées ont suivi le mouvement

Pièces et composants sont un autre secteur dynamique dans l’industrie automobile thaïlandaise. La Japan Automobile Manufacturers Association décrit la qualité de la Thaïlande et de la production de pièces automobiles comme la plus élevée de toutes les nations de l’ASEAN. Les fabricants locaux de pièces approvisionnent près de 100% des composants utilisés dans l’assemblage des motos, et environ 85% des pièces utilisées dans l’assemblage des pick up, et 70% pour les voitures particulières.

Il existe déjà environ 2.390 de ces fournisseurs dans le royaume, dont environ 700 sont des équipementiers, ou des fabricants d’équipement d’origine. Beaucoup de fabricants de pièces détachées  tels que Valeo France,  Bosch en Allemagne, et Denso Japon, Mitsuba et Mitsubishi ont suivi leurs clients lorsqu’ils ont choisi de délocaliser leur production en Thailande.

"La région Asie-Pacifique est sans doute le plus dynamique du monde. Il ne fait aucun doute qu’elle continuera à être un moteur de la croissance future de l’entreprise"

a déclaré Alan Mulally, PDG de Ford Motor Company. Il a fait ces remarques lors d’une vidéo conférence de presse à l’Hôtel Plaza Athénée de Bangkok pour lancer son nouveau projet de production en Thaïlande. Géant de l’automobile, Ford Motor Company, est déjà un des principaux investisseurs en Thaïlande. En juin, Ford a annoncé un nouvel investissement de 450 millions de dollars pour construire une usine de 750 000 m² de construction automobile dans la province de Rayong. L’usine devrait commencer la production en 2012, avec une capacité initiale de 150.000 unités.


La région Asie Pacifique objet de toutes les attentions

L’usine représente un pas supplémentaire de Ford vers son implantation dans la région Asie-Pacifique, qui devrait représenter 40% de la croissance de l’industrie automobile mondiale dans la décennie à venir.

"L’industrie automobile connaît une croissance rapide en Asie, partout de la Chine à l’Inde à la Thaïlande, et dans les marchés de l’ASEAN. Même pendant le ralentissement économique mondial, le marché automobile de l’Asie-Pacifique a augmenté, et actuellement nous assistons à une augmentation de 15% par rapport à l’an dernier. C’est une des raisons pour les quelles nous avons besoin de cette nouvelle installation en Thaïlande, pour avoir des capacités de production supplémentaires dans cette région."

a ajouté Joseph R. Hinrichs, vice-président Ford Inc et président, en Asie et en Afrique

Ce dernier investissement de Ford représente également une contribution significative à l’économie thaïlandaise. Il ouvre la possibilité de créer 11.000 emplois:  près de 2.200 travailleurs directement avec la nouvelle unité de production Ford, et 8800 supplémentaires par le biais des fournisseurs locaux et des concessionnaires.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le août 18, 2010, 08:17:28 am
PHRASE DE LA SEMAINE - "Le gouvernement veut que les banques instaurent le micro-financement".  

"Le gouvernement veut que les banques instaurent le micro-financement" a déclaré lundi le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, lors du lancement d'une nouvelle campagne intitulée "Marcher loin des usuriers vers une nouvelle vie de suffisance".


(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mercredi 18 août 2010
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le août 18, 2010, 08:22:06 am
SALAIRES - 5% de hausse pour les fonctionnaires et agents de l'Etat.

Le Parlement a voté une hausse des salaires de 5% pour les fonctionnaires et agents de l'Etat, afin de les rendre "plus compétitifs" face aux entreprises privées, a révélé hier le Bureau des nouvelles nationales.


(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mercredi 18 août 2010
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le août 18, 2010, 06:24:51 pm
SALAIRES - 5% de hausse pour les fonctionnaires et agents de l'Etat.


bonne nouvelle pour eux... ca fait plaisir, les fonctionnaires sont au moins considérés dans ce pays car ici on a tellement l'habitude d'entendre dire "que les fonctionnaires sont des fainéants...")    :huhu  -

quoique, il y a fonctionnaires et fonctionnaires...   :juju
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le août 23, 2010, 04:14:11 pm
La Thaïlande a revendiqué lundi une croissance de 9,1% sur un an au deuxième trimestre en glissement annuel, un résultat meilleur que prévu qui s'appuie sur de fortes exportations pour compenser les deux mois de crise politique du printemps.

Ce chiffre renforce la probabilité d'une nouvelle hausse du taux directeur par la banque centrale mercredi, après une hausse de 25% en juillet pour la première fois depuis deux ans.

Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté pour le troisième trimestre consécutif, bien qu'à un rythme inférieur aux 12% enregistrés au premier trimestre 2010, selon le Bureau national du développement économique et social.

La Thaïlande craignait de payer très cher les deux mois de manifestations émaillées d'incidents au printemps, qui ont fait au total 91 morts et 1.900 blessés.

Mais les exportations, poussées par la reprise économique mondiale, en particulier la vente de voitures fabriquées en Thaïlande, ont permis de soutenir l'économie nationale avec une hausse de 48,1% en dollar au deuxième trimestre.

Les dépenses des ménages ont augmenté de 6,5% dans la même période.

Le tourisme a en revanche souffert, avec une hausse de 0,2% seulement pour l'hôtellerie et la restauration, sachant que l'année 2009 avait déjà été très décevante dans ce secteur.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 25, 2010, 08:56:58 am

Malgré les avis de l'opposition, je considère cette nouvelle mesure comme excellente... bien sûr, il y a encore du travail comme rendre illégaux les prêts des usuriers locaux, mais c'est déjà un bon début !


La Thaïlande veut chasser les requins prêteurs !


Le Premier Ministre Abhisit Vejjajiva et son gouvernement ont mis en place un nouveau programme de soutien aux familles endettées. Ce programme vide également a limiter le recours aux usuriers qui prélèvent sur le débiteurs des taux anormalement élevés.

Avec des salaires mensuels moyens qui se situent en moyenne entre 10000 et 15000 bahts, il est souvent difficile pour certaines familles thaïlandaises de finir le mois, sans avoir recours a un emprunt.

Une des particularités de la Thaïlande, souvent perçue comme un archaïsme de son système financier et bancaire, réside dans la persistance des usuriers (loan sharks) qui prospèrent sur le dos des emprunteurs les plus défavorisés. Ces derniers prêtent une certaine somme d’argent avec des taux d’intérêt exorbitants, généralement 10 a 20% de la somme empruntée, à payer mensuellement. Les loan sharks n’ont en général aucun lien avec les banques ou un quelconque organisme officiel.

Les proies les plus faciles sont les personnes endettées qui ont besoin d’argent rapidement. Plutôt que de se tourner vers une banque qui va vérifier que le passé bancaire du client est en règle, ces personnes vont s’adresser à un usurier. Celui-ci sera plus enclin a prêter la somme d’argent désirée, sans rien demander en contrepartie. Vient ensuite l’heure des remboursements qui, avec des taux d’intérêts très importants, deviennent difficiles à honorer. En cas de non-paiement, les loan sharks n’hésitent pas à utiliser l’intimidation et la force afin d’obtenir gain de cause.

Dans une interview au Bangkok Post, l’un d’eux témoigne:

"Lorsque le débiteur néglige le paiement, je commence par doubler les intérêts. S’ils ne paient toujours pas, je vais envoyer mon personnel : ça peut être des fonctionnaires gouvernementaux que je fais travailler à temps partiel, pour les faire surveiller en dehors de leur domicile. Nous prenons des photographies du débiteur pour leur faire peur et les obliger à commencer à payer.

Si cela ne fonctionne pas, on écrit une note disant: "Vous me devez de l’argent et vous ne voulez pas le rembourser." Affichée sur le lieu de travail de la personne pour l’embarrasser.

Si rien ne marche, je vais envoyer un des mes agents à leur domicile pour confisquer un téléphone cellulaire, un ordinateur portable, ou une moto, ou pour demander de l’argent a leurs parents."


Dans certains cas, les sommes empruntées sont de l’ordre de 2000 ou 3000 bahts, petites sommes qui se voient doublées ou triplées à cause des intérêts. Un rapport datant de 2007 montre que 32% des Thaïlandais utilisent les services d’un usurier, alors qu’ils n’étaient que 26% en 2006. Un autre rapport déclare que plus de 21% des foyers de Bangkok possédant un salaire mensuel inférieur à 15 000 bahts devaient de l’argent à des loan sharks.

Beaucoup de ménages endettés viennent des campagnes, en particulier dans les régions du Nord-Est de la Thaïlande, où les salaires sont les plus bas. Ces personnes sont des proies parfaites pour les usuriers, qui n’hésitent pas à s’emparer des biens, ou de la maison d’une famille si cette dernière n’est pas capable de les rembourser. Dans certains cas, les loan sharks prélèvent les intérêts directement sur le salaire à la banque, ne laissant que quelques centaines de bahts à la personne endettée pour finir le mois.


Les prêts requins dans les filets du gouvernement

Afin de contrer l’influence néfaste des requins prêteurs, le gouvernement a décidé de mettre en place un programme pour aider les personnes endettées à rembourser leurs dettes.

Divisé en trois étapes, ce programme permettra aux personnes concernées  d’emprunter de l’argent aux banques participant à l’opération avec des taux d’intérêts minimes.  La condition requise pour être éligible a ce programme est d’avoir une dette ne s’élevant à pas plus de 200 000 bahts.

Sept banques font partie de ce programme: Government Savings Bank, Bank for Agriculture and Agricultural Cooperatives, Government Housing Bank, SME Bank, Islamic Bank, Krung Thai Bank et Small Industry Credit Cooperation.

Ensuite, le remboursement de la somme empruntée aux banques se fera mensuellement avec un taux d’intérêt de 1%, chiffre bien minime comparé aux 20 ou même 50% demandés par les usuriers. La plupart des remboursements se feront sur une durée de huit ans.

Finalement, les personnes enrôlées dans ce programme se verront remettre une carte qui leur permettra de continuer à emprunter aux banques avec le même taux d’intérêt, mais pour des sommes n’excédant pas plus de 50% de la somme empruntée initialement. La carte leur permettra d’emprunter comme cela quatre fois.

Le gouvernement a débloqué 20 milliards de bahts (environ 500 millions d’euros) pour aider les banques participant à cette opération.

En décembre 2009, Abhsit Vejjajiva avait lancé un programme similaire. Près de 1,2 millions de personnes avaient été admises pour une dette cumulée de 122 milliards de bahts. D’après le Premier Ministre, 600 000 participants ont pu rembourser leurs dettes.


Des mesures contestées

Régulièrement,  les gouvernements en place, comme ceux d’Abhsisit Vejjajiva ou Thaksin Shinawatra, lancent des opérations afin de contrer les activités des usuriers et d’aider les personnes endettées. Mais, le chiffre des personnes utilisant les services des loan sharks ne cesse pourtant d’augmenter.

Des membres de l’opposition contestent déjà le programme lancé par le gouvernement, jugeant l’initiative plus propice à engranger des voix pour les prochaines élections qu’à résoudre définitivement le problème. Samphan Techa-athik, scientifique politique à l’université Khon Kaen, estime que le programme est inaccessible pour les personnes incapables de rembourser mensuellement. “Je pense que le problème n’est pas traité à sa racine”, déclare-t-il.

Wilaiwan Sae-tia, chef de file du Thai Labour Solidarity Committee, explique que “le problème des usuriers est un cercle vicieux. Comment le gouvernement peut être sûr que les personnes participant au programme ne retourneront pas voir les loan sharks?”

En effet, même si le gouvernement tente d’enrayer financièrement ce problème, il n’a pour le moment pas annoncé de mesures légales destinées a combattre la présence des usuriers, bien ancrée dans le paysage économique de la Thaïlande.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le août 26, 2010, 11:35:11 am
J'ai lu dans le petit journal que seulement 2,3 millions de personnes payent des impots en Thailande ! Extra, 3% de la population, comment tu veux que ça marche ?  ;D

Article la: http://www.lepetitjournal.com/bangkok/accueil-bangkok/62812-chiffre-de-la-semaine--23-millions-de-personnes-payent-limpot-sur-le-revenu.html
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le août 31, 2010, 01:50:13 pm
(lien : Le Devoir.com )


Quand une banquière fait la morale aux politiques...      


La numéro un sortante de la Banque centrale presse les dirigeants de son pays de «grandir»...     :clap

Tarisa Watanagase est une figure de l'économie thaïlandaise, une patronne incontestée de la Banque centrale qui a conquis son indépendance au milieu des turbulences. Une réputation qui lui permet aujourd'hui de presser les dirigeants politiques de son pays de «grandir».

Alors que la transition d'un pays en développement vers une économie développée se mesure en principe à des indicateurs et à de grands équilibres, Tarisa estime que la Thaïlande n'y parviendra qu'avec une plus grande maturité politique.

«Dans le domaine économique, nous avons mené à bien d'importantes réformes, ce qui nous donne cette résilience, mais ça n'a pas été le cas en politique», affirme-t-elle dans un entretien avec l'AFP à l'heure de quitter ses fonctions.

«Cela fait partie du processus qui nous fera grandir».

Les banquiers étrangers saluent la vision de cette femme de petite taille, âgée de 60 ans, formée aux Etats-Unis et au Japon, et passée par le Fonds monétaire international (FMI). Elle est la première Thaïlandaise, et l'une des trois femmes dans le monde, à accéder à cette responsabilité.

Son discours fait mouche alors que le pays peine à se relever des violences du printemps, des 91 morts et 1900 blessés, des incessantes manifestations des «chemises rouges» et des «chemises jaunes», qui font et défont les gouvernements du royaume depuis plusieurs années.

Extérieure à ces lames de fond issues des profondes divisions de la société, Tarisa tente de consolider le système financier national depuis 1975, date de son entrée dans la Banque.

Après avoir tenu tête aux premiers ministres successifs, elle stigmatise la corruption, les scandales, l'omniprésence de l'armée.

«Je voudrais que nous puissions nous transformer d'un pays en développement en pays développé et cela ne requiert pas seulement un progrès économique»,  insiste-t-elle.

De fait, le pays parvient le plus souvent à assurer le «business as usual».  Les touristes reviennent peu à peu, les exportations ont repris de plus belle (+ 41,8 % au second trimestre) et les investissements étrangers abondent.

Mais la Thaïlande a besoin de stabilité politique, martèle la banquière, qui craint «un terrible gâchis» si elle devient «complaisante».

Le premier ministre, Abhisit Vejjajiva, a promis la réconciliation nationale. Mais beaucoup doutent de ses capacités à réconcilier masses rurales et urbaines défavorisées («rouges»), et élites de Bangkok rassemblées autour du palais royal, de l'armée et de la magistrature («jaunes»).

Tarisa, que ses fonctions classeraient naturellement dans l'etablissment, parle dialogue, politiques sociales, réduction des inégalités.

Elle défend son bilan et les enseignements tirés de la crise de 1997, dans laquelle son pays s'est effondré avant de renaître plus fort. Et affirme s'être préoccupée de la gestion des risques avant bien d'autres en Occident, permettant à la Thaïlande de ne pas trop souffrir de la crise du système bancaire américain en 2008.

Depuis mi-juillet, «sa» Banque a relevé par deux fois son taux directeur d'un quart de point à 1,75 %. Le pays table sur une croissance annuelle de 5,5 à 6,5 %.

Avant de partir, elle livre quelques pensées qui sonnent comme un message à ses dirigeants. «Vous devez penser aux gens qui ont moins de chances que vous. Si vous êtes trop centrés sur vous mêmes, vous n'apportez rien», dit-elle. «Deuxièmement, mais c'est peut-être plus important, vous serez moins heureux».
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 01, 2010, 09:14:54 am

Sortie de crise en Thaïlande


La résilience de l ‘économie  thaïlandaise a encore de quoi surprendre les économistes les plus blasés :  une croissance de 12% de son produit intérieur brut au cours du premier trimestre de 2010, soit son  meilleur taux de croissance depuis près de 15 ans, près de trois fois supérieur au 1er trimestre 2009, et environ le double du trimestre précédent. Pas trop mal pour un pays qui était encore au bord de la guerre civile il y a quatre mois.

Et maintenant?  La Thaïlande peut-elle continuer comme si rien ne s’était passé, et retrouver son image de paradis sabai sabai, de démocratie florissante prospérant grâce a un sens bien particulier du compromis qui fait le charme de la société thaïe ?

Étant donné les dizaine de milliers de sites Internet bloqués, (depuis 2007, le Computer Crime act permet de censurer tout et n’importe quoi sous n’importe quel prétexte), il sera difficile de rendre à la Thaïlande son image de pays (celui de la Constitution de 1997 en fait…) qui consacre la protection des droits de l’homme et de la liberté d’expression, sans faire quelques changements.


Un système éducatif archaïque

Est ce à dire que l’opposition qui a bruyamment occupé la rue pendant deux mois, amenant le royaume au bord du chaos avait raison ? Sûrement pas. La dernière chose dont la Thaïlande a besoin c’est un retour de la démagogie populiste, de surcroît portée par des apprentis révolutionnaires d’une autre époque. Historiquement l’échec des “chemises rouges” peut être analysé comme la dernière tentative d’offensive de l’idéologie maoïste en Asie : une stratégie d’ endoctrinement et de manipulation des masses (encore possible à cause d’un niveau d’éducation inférieur à ce qu’il devrait être), et une tactique qui repose sur l’encerclement des villes par les campagnes.

La faute à qui ? A tout le monde et à personne : ni Abhisit et le Parti démocrate, ni Thaksin ,et  le Thai Rak Thai, qui a occupé le pouvoir pendant plus de 5 ans, n’ont suffisamment investi dans la refonte d’un système éducatif archaïque, qui met l’accent sur l’alphabétisation de base et la mémorisation.  Contrairement à la Thaïlande – Taiwan, Singapour, la Chine et l’Inde – ont investi massivement dans l’enseignement universitaire, l’enseignement de la langue anglaise, et le développement de compétences à plus forte valeur ajoutée.


Ou sont les Acer, Asus, Samsung de la Thaïlande ?

Tous ces pays ont par conséquent réussi à bâtir des entreprises innovantes avec une perspective mondiale, pendant que la Thaïlande et ses grands groupes, sont restés ancrés dans la fabrication et l’assemblage pour les entreprises étrangères.

Ou sont les Acer, Asus, Samsung de la Thaïlande ? Quelle entreprise thaïlandaise peut-elle se classer dans la catégorie des leaders mondiaux ayant acquis une part de marché significative dans son domaine, comme par exemple le Taïwanais Acer pour les ordinateurs individuels ?

Contrairement à la Chine ou Singapour, le gouvernement thaïlandais n’a pas su créer des incitations efficaces pour aider les entreprises à améliorer le niveau de leur main-d’œuvre, et par la mime leur avantage compétitif. Les grands conglomérats thaïs, historiquement protégés par des liens étroits avec les hommes politiques, ont trop tardé pour affronter la concurrence internationale, alors même que la Thaïlande signait des accords de libre-échange avec la Chine et d’autres pays d’Asie du Sud-Est.


Un gouvernement sans véritable volonté de reformer

Pour le moment le gouvernement Abhisit n’a pas présenté de plan sérieux pour réformer le système éducatif, relancer la compétitivité, ou restaurer un environnement plus favorable aux investissements. Son plan économique ressemble plus à une copie des plans populistes de M. Thaksin, qu’à une véritable réforme des archaïsmes de l’économie thaïlandaise (secteur bancaire oligopolistique sans véritable concurrence, insécurité juridique, marches financiers anémiques).

Or seules des réformes de fond, comme celle du système éducatif peuvent être efficaces sur le long terme, contre les discours démagogiques et le clientélisme dans les campagnes.

Abhisit semble également incapable de contenir le pouvoir de l’armée, et la nomination du général Prayuth Chan-Ocha, à la tête de l’armée ne devrait pas arranger les choses : il est connu pour être un partisan de la ligne dure, et c’est lui qui a dirigé l’offensive contre les chemises rouges.

Autant de facteurs qui rendent plus compliquée la transition du royaume vers une véritable démocratie. A moins que les Thaïlandais puissent se satisfaire du modèle chinois : un régime autoritaire qui mise sur l’expansion économique pour étouffer les tensions sociales.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: knom le septembre 01, 2010, 10:28:11 am
Il y a des tas de choses intéressantes et vraies dans cet article.

Dommage qu'il y ait ce passage complètement débile: "Historiquement l’échec des “chemises rouges” peut être analysé comme la dernière tentative d’offensive de l’idéologie maoïste en Asie : une stratégie d’ endoctrinement et de manipulation des masses (encore possible à cause d’un niveau d’éducation inférieur à ce qu’il devrait être), et une tactique qui repose sur l’encerclement des villes par les campagnes".

Des points communs entre le maoïsme et les "chemises rouges" ? Oui... la couleur rouge.

C'est sans doute cette similarité qui a poussé ce brave journaliste à établir ce rapprochement insensé.

Quid du "Grand Timonier" ? Thaksin ? (à mourrir de rire...)

Où a t'il vu un condensé de l'idéologie des "chemises rouges" dans un Petit Livre Rouge ?

Voudrait il nous faire avaler que les pères fondateurs du communisme Marx et Engels étaient derrière les évènement de BKK ?

D'où vient son fantasme de " tactique qui repose sur l’encerclement des villes par les campagnes" ? Vous avez vu, vous, une seule ville encerclée par une  campagne  ?!!

Vous avez entendu parler de mutualisation des récoltes ?

J'en reste là...

Non décidément, on est dans une sorte de délire verbal que par indulgence, je mettrais  sur le compte de l'ignorance.

Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le septembre 04, 2010, 03:03:12 pm
D'accord avec toi. Mais pas sûr que ce soit de l'ignorance. T'es très indulgent. Le reste est plutôt juste, particulièrement le passage concernant le système éducatif.
Bravo à cette banquière: sacrée personnalité. Les femmes au pouvoir en Thaïlande m'ont souvent bluffé.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le septembre 06, 2010, 09:25:07 am

CHIFFRE DE LA SEMAINE - 46% d'augmentation pour les plus grandes fortunes thaïlandaises.

  

Q.W. (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) lundi 6 septembre 2010
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: letirailleur le septembre 06, 2010, 10:48:50 am
Bizare, je ne rentre pas dans le classement  :huhu
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le septembre 06, 2010, 11:42:27 am
Ca m'étonne pas, ya que les bobos qui croient que ya pas de pognon en Thailande !
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 08, 2010, 12:12:05 pm

Le vote est ouvert jusqu'au 24 septembre et les détails sont disponibles en thaïlandais sur le site ThailandBranding.org. Une initiative et surtout des choix précis qui font beaucoup rire sur les forums côtoyés par des expatriés, notamment Thaivisa et le Bangkok Post, la plupart dénonçant avec ironie des "propositions naïves et éloignées de la réalité".


Comme d'habitude, les Farangs rigolent !... Mais avant de se moquer, peut être devraient-ils regarder un peu se qu'il se passe chez eux !...

Hier encore, en France, plus de 2 millions de manifestants dans les rue et un pays totalement bloqué !...

En Belgique, un pays sans gouvernement au bord de l'implosion...

En Grèce, en Espagne, des états au bord de la ruine...

Au Etats-Unis, un pays à la dette abyssale...

etc, etc...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: rudy le septembre 08, 2010, 02:07:56 pm
tout à fait d'accord avec toi Manu .....comme donneurs de leçon on s'impose pas mal
le seul problème c'est qu'on est incapable d'appliquer chez nous ce que l'on voudrais imposer uax autres !!
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le septembre 10, 2010, 11:56:15 am
On aime bien filer des leçons aux autres, nous, les français ! Et si on parlait du coefficient de bonheur, on dirait quoi ! Les Français se plaignent tout le temps, ont l'air triste et consomment des anti-dépresseurs. A ce que j'ai vu, c'est pas le cas des Thailandais. Alors, dans l'histoire, c'est qui qu'est heureux ?
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le septembre 10, 2010, 01:36:30 pm

On aime bien filer des leçons aux autres, nous, les français ! Et si on parlait du coefficient de bonheur, on dirait quoi ! Les Français se plaignent tout le temps, ont l'air triste et consomment des anti-dépresseurs. A ce que j'ai vu, c'est pas le cas des Thailandais. Alors, dans l'histoire, c'est qui qu'est heureux ?


Les thaïs sont sanouk en toutes circonstances , donc plus heureux .  8)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 10, 2010, 01:46:33 pm

Effectivement, on peut se poser la question... La richesse avérée de nos sociétés occidentales crée-t-elle finalement plus de bonheur chez nous que dans les sociétés apparemment moins privilégiées ?...

A la vue du comportement quotidien des Occidentaux qui, comme le dit justement Rugby, passent leur existences à se plaindre de leur sort, on pourrait en douter...

Le bonheur ne serait-il finalement pas lié au niveau de richesse ?... Je l'ai pourtant toujours cru mais les faits tendent à me démontrer le contraire...

 :-\
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 13, 2010, 12:57:31 pm

Baht, croissance, exportations: le miracle Thaïlandais


Jusqu’où peut-il aller trop haut ?  Un dollar à 30 bath   ? La question ne se pose même plus, c’est quasiment chose faite.  Tous les indicateurs économiques de la Thaïlande sont maintenant redevenus nettement haussiers, et atteignent même des plus haut historiques.

Le SET à 1000 point, le dollar à 30 baht, une croissance de 7 % ou plus, 15 millions de touristes en 2010 : la Thaïlande n’en finit plus de surprendre par son dynamisme et ses capacités de récupération. Les indicateurs boursiers et économiques n’en finissent plus de grimper vers des sommets qui semblaient bien improbables il y a peine six mois. La Bourse de Thaïlande (SET) a  terminé à 923,19 points vendredi, son niveau le plus élevé depuis 13 ans et huit mois ou décembre 1996. Le SET est en hausse de 6,7% depuis la fin du mois précédent et de 24,32% depuis le début de l’année, la plus forte hausse de tous les indices boursiers de la région.

Stimulée par la forte liquidité de l’économie mondiale, et par des entrées massives de fonds, la présence des investisseurs étrangers se renforce en Thaïlande. Elle reflète la forte croissance économique, et des valorisations encore relativement faibles des actions locales, selon  Yunyong Thaicharoen, de l’Institut de recherche du marché des capitaux à la Bourse de Thaïlande.


Le baht vers ses plus hauts depuis la crise de 1997

Le baht se négociait hier autour de 30.80 pour un dollar américain, comparativement à 33,15 baht en janvier. Une de hausse de 7,6% depuis le début de l’année, la plus élevée dans la région derrière le ringgit malais.

Cependant la hausse de la devise thaïlandaise pourrait poser problème, si elle se poursuivait à ce rythme,  pour une économie encore très dépendante de ses exportations (environ 65% du PIB). Les chefs d’entreprises thaïlandais ont intensifié leurs appels en direction du gouvernement, et réclament maintenant des mesures pour réduire l’impact de la hausse du baht, selon Payungsak Chartsutthipol, le président de la Fédération des industries thaïlandaises (FTI).

La hausse du baht profite en effet aux industries qui ont un contenu d’importations élevé (le secteur automobile par exemple), et aux entreprises qui ont besoin de rembourser des prêts. Mais certains exportateurs, comme dans le secteur du textile, sont confrontés à une réduction de leur compétitivité.

Il reste que les ventes aux États-Unis et en Europe ont augmenté de 37% le mois dernier, et les ventes vers la Chine ont augmenté de 26%. Certaines entreprises japonaises ou américaines, en particulier dans le secteur automobile, reviennent en Thaïlande en provenance de Chine afin d’éviter les grèves, et les hausses de salaires. Selon le Yomiyuri Shimbun le salaire annuel d’un ouvrier chinois de Honda se situe entre 4500 et 5500 dollars en Chine, soit 25 a 30% de plus qu’ en Thaïlande.


Encourager l’adoption de nouvelles technologies

A terme la hausse de la devise thaïlandaise pose la question du modèle de croissance de la Thaïlande: celui ci ne peut pas indéfiniment reposer sur l’avantage compétitif que procure une main d’œuvre peu chère, comme le montre l’exemple de la Chine. La Thaïlande occupe seulement  la 38e position au dernier classement 2010-2011 du Forum économique mondial (WEF), et a perdu 10 places depuis 2006, principalement en raison des turbulences politiques internes.

"La Thailande doit d’urgence améliorer son cadre institutionnel, et intensifier ses efforts pour améliorer la santé et l’éducation, et encourager une plus large adoption des nouvelles technologies pour générer des gains de productivité.  Ces efforts viendront ensuite étayer le potentiel d’innovation du pays, qui deviendra de plus en plus important, car il se déplace vers un stade plus avancé de développement économique."

a déclaré le WEF dans son rapport. On peut difficilement être plus clair concernant les défis qui attendent la Thaïlande. Car dans le cadre d’une économie qui évolue vers une main d’œuvre plus qualifiée et des gains de productivité, la hausse de la devise locale sera beaucoup plus facile a absorber pour l’économie locale.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Bip Bip le septembre 13, 2010, 08:10:57 pm
Les résultats de la Thailande sont vraiment incroyables quand on compare à la France. L'avenir est bien en Asie.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 16, 2010, 12:32:50 pm

Asie: la météo et de nouvelle habitudes alimentaires font flamber les prix


Des millions d'Asiatiques dépensent plus cette année pour nourrir leur famille en raison des inondations, de la sécheresse mais aussi de leurs nouvelles habitudes alimentaires qui vont continuer à faire augmenter les prix, préviennent des experts.

La situation est moins grave qu'en 2008, lorsque qu'un bond des prix des produits alimentaires avait provoqué des émeutes dans les régions les plus pauvres.

Mais "la tendance est vraiment orientée à la hausse même si on ne va pas retrouver le choc de 2008", estime Shikha Jha, économiste à la Banque asiatique de développement (BAD) basée à Manille.

La situation des prix alimentaires dans le monde sera débattue lors d'une réunion organisée par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) à Rome le 24 septembre.

L'indice des prix calculé par la FAO a atteint en août son plus haut niveau depuis septembre 2008, en raison notamment de l'embargo de la Russie sur ses exportations de céréales décrété après les graves incendies de l'été.

En Asie, le continent le plus peuplé du monde, l'augmentation est également liée à la météo capricieuse, à la réduction de la surface des terres cultivables en raison de l'urbanisation et à la demande croissante pour une nutrition à l'occidentale parmi les classes les plus aisées.

"Nous tablons sur plusieurs années de hausse en raison de la demande en provenance des pays en développement, dotés d'une forte population et où les habitudes alimentaires évoluent vers un régime plus calorique", écrivent les économistes de Nomura dans une note.

Ce sont les consommateurs les plus pauvres des pays asiatiques qui souffriront le plus de la hausse des prix, avertit Kevin Grice, économiste chez Capital Economics à Londres.

L'exemple est donné cette année par le Pakistan où les inondations exceptionnelles de cet été ont détruit 80% des réserves et des semences de blé dans les provinces agricoles du Sind et du Pendjab. L'inflation a bondi de 20%, principalement en raison des prix alimentaires, selon le gouvernement.

Outre le Pakistan, "les pays les plus vulnérables sont sans doute la Thaïlande, l'Inde et les Philippines", estime M. Grice.

En Inde, les prix alimentaires, qui avaient flambé de presque 18% en 2009 à la suite de la pire mousson en trente ans, affichaient une hausse de 11% à la fin août par rapport à la même période de l'année précédente.

La météo est mise en cause aux Philippines pour l'envolée des prix, notamment du sucre. "Les régions qui ont besoin d'eau pour l'irrigation n'en ont pas reçue et celles qui n'en ont pas besoin ont été inondées", se lamente Roberto Amore de la Chambre de commerce et d'industrie.

De graves inondations ont également endommagé les cultures en Chine et provoqué une hausse des prix des produits alimentaires de 6,8% en juillet par rapport à l'année précédente. La hausse atteignait 22,3% pour les légumes et 11,8% pour les céréales.

En Malaisie, le gouvernement a introduit un système de contrôle des prix sur 18 produits, dont le poulet, les oeufs, certains légumes et le poisson. Mais les consommateurs se plaignent de sa faible efficacité.

En Indonésie, troisième pays asiatique le plus peuplé après la Chine et l'Inde, une appréciation de la roupie a jusqu'ici protégé les ménagères de la hausse des prix. Mais si le mouvement s'inverse, "cela deviendra un problème ici", prévient Gifar Indra Sakti, analyste chez Sucorinvest Central Gani.


http://actu.voila.fr/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le septembre 17, 2010, 08:24:16 am
TOURISME – Les opérateurs touristiques dénoncent le peu d'aide gouvernementale.


La Fédération des associations du tourisme thaïlandais (Fetta) se prépare à discuter avec ses membres de la mise un place d'un fonds touristique afin d'aider les tours opérateurs, et après avoir reçu peu d'écoute et d'assistance du gouvernement, selon une information hier du Bangkok Post.



(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) vendredi 17 septembre 2010
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 17, 2010, 11:22:49 am

J'ai du mal à comprendre cette demande... D'un coté, on nous annonce que la Thaïlande va battre tous les records cette année quant au nombre de touristes, et de l'autre, la FETTA nous explique qu'elle ne s'en sort pas !...

Et puis, à qui l'aide gouvernementale sera-t-elle destinée ?... Probablement encore aux grands groupes hôteliers qui ont des taux de remplissage catastrophiques !...

Car le fond du problème est bien là... Plus que le Tourisme en général, ce sont bien les structures de prestige (les hôtels 4 et 5 étoiles, les resorts, etc...) qui ne s'en sortent plus. L'offre que propose ce genre d'établissement en Thaïlande est bien trop importante par rapport à la demande.

Les Thaïlandais pensaient pouvoir attirer le Tourisme de luxe chez eux (c'était même une volonté gouvernemental de l'ancien premier ministre Thaksin !) et ils n'y ont pas réussi. Le Royaume demeure une destination "pas chère" qui attire surtout les voyageurs à petits budgets...

Et très sincèrement, je m'en réjouis... D'ailleurs, ma guesthouse n'a jamais reçu autant de demandes de réservation, preuve que le Tourisme des classes moyennes se porte plutôt bien...

 :)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le septembre 17, 2010, 01:03:07 pm
Il est sur que perso les gros hôtels ne m'intéresse pas du tout , je préfère de loin les guesthouses bien plus sympa et chaleureux .  8)
Et puis les riches touristes eux ne viendront pas autant en Thaïlande que des voyageurs comme nous , et les riches touristes qui vont dans les hôtels luxueux en général ne bouge pas de leur hôtel donc ne dépense guère en dehors de leur hôtel ou très peu .  8)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le septembre 28, 2010, 09:20:43 am

ECO . Les investisseurs thaïlandais parient sur le football anglais Manchester United, Leicester City, Everton…


Toutes ces équipes de football anglaises ont un point commun : elles sont sponsorisées par des investisseurs thaïlandais. L'amour que portent les Thaïlandais pour les clubs de Premier League n'est plus à prouver, et des géants comme Singha, Chang ou encore King Power Duty espèrent pouvoir se servir de l'image des championnats anglais pour internationaliser leur marque.




(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) mardi 28 septembre 2010
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 30, 2010, 06:41:10 pm

Thaïlande - Budget 2011

Voici les prévisions du gouvernement thaïlandais concernant la répartition du budget pour chaque ministère en 2011. Le budget total est de 2,07 milliard de milliards de bahts (2.07 "trillion" en anglais)


Education: 388,05 milliards de bahts

Intérieur: 231,68 milliards de bahts

Economie: 209,11 milliards de bahts

Defense: 170,28 milliards de bahts

Santé publique: 88,3 milliards de bahts
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le octobre 04, 2010, 11:05:13 pm
(Thaïlande.fr.com)


  :announce        Le salaire minimum pourrait augmenter de 20% en Thaïlande        (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/aplausos.gif)


La proposition lancée par le gouvernement thaïlandais au mois de juin dernier d’augmenter le salaire minimum journalier à 250 baht (21% de plus que le taux actuel de 206 baht a Bangkok sera débattue aujourd’hui par un groupe réunissant des représentants de la Chambre de Commerce et d’autres membres représentants de différents secteurs de l’économie.

Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva avait lancé l’idée d’un salaire minimum de 250 baht au mois de juin dernier, dans un discours devant les membres de la Chambre de commerce, et avait exhorté les chefs d’entreprise à penser «out of the box” sur les moyens d’améliorer la répartition des revenus, et de promouvoir la réconciliation sociale. Sa proposition sera examinée par le Comité mixte permanent sur le commerce, l’industrie et les banques, qui comprend des représentants de la Fédération des industries thaïlandaises (FTI), la Chambre de commerce de Thaïlande et de l’Association des banquiers thaïlandais.

“Alors que la Chine est confrontée à des salaires plus élevés, la Thaïlande sera parmi les destinations les plus attrayantes d’Asie pour de nouveaux investissements pour les constructeurs automobiles”,  a déclaré Charl Kengchon, directeur général de Kasikorn Research Co. Comme le montre le graphique publié par le WSJ, la hausse des salaires en Chine a conduit les investisseurs à repenser certaines de leurs installations industrielles à forte composante de main d’œuvre.

La hausse des coûts de main-d’œuvre en Chine représente donc une opportunité certaine  pour d’autres pays de la région, comme la Thaïlande, mais pour combien de temps ? Les pays d’Asie du Sud sont également confrontés à des obstacles comme l’insuffisance des infrastructures,  et les problèmes de corruption.

La plupart des pays d’Asie du Sud-Est, comme le Cambodge, ou le Vietnam et l’Indonésie manquent d’infrastructures suffisantes pour accueillir des industries opérant sur une grande échelle, même si leurs salaires sont moins élevés qu’en Chine.


La Thaïlande serait le pays des inégalités persistantes

Au cours des quatre dernières décennies, l’économie thaïlandaise a connu une croissance moyenne d’environ 7 % par an, et le revenu réel moyen par habitant a pratiquement triplé depuis le milieu des années 1980. Mais, selon un récent rapport sur la Thaïlande par le Programme des Nations Unies pour le développement, la deuxième économie de la région d’Asie du Sud serait en proie à “une persistance des inégalités», qui défie une théorie largement répandue selon laquelle l’écart entre riches et pauvres se creuse au cours d’une phase initiale de développement, puis a tendance à se rétrécir.

La Chine, quant à elle, a vu son économie croître de 11% par an – et a depuis été frappée par une vague de conflits sociaux, y compris une grève sur les salaires dans une usine Honda dans le Guangdong, une des régions les plus riches du pays. Le Parti communiste chinois a misé son avenir sur le pari que la croissance économique permettra de renforcer  la stabilité sociale et d’étouffer la contestation politique.

Mais l’expérience de la Thaïlande montre que de tels calculs peuvent se révéler risqués sur le long terme.


La hausse des coûts de main-d’œuvre en Chine représente une opportunité pour d’autres pays de la région

L’inégalité des revenus de la Thaïlande est à peu près la même que celle de pays beaucoup plus pauvres, tels que l’Ouganda et le Cambodge et un peu moins bonne que celle de la Chine et des États-Unis, très inégaux en termes de répartition des revenus, selon les données de l’Organisation des Nations Unies pour le développement humain (rapport 2009).

La récente proposition du Premier Ministre, en vue d’une augmentation massive du salaire minimum aurait un double objectif: couper l’herbe sous le pied de la contestation, qui a axé sa campagne sur les inégalités, et positionner la Thaïlande de manière a ne pas reposer uniquement sur une politique de faibles salaires.

Car d’une certaine façon, la situation actuelle de la Chine peut s’analyser sur le plan économique, comme une sorte de projection pour la Thaïlande : une hausse des salaires inéluctable sur fond de tensions sociales, qui appelle une recherche de compétitivité par d’autres moyens, comme l’éducation, les infrastructures et… la stabilité politique.

La taille de la population active en Thaïlande dépasse maintenant 38,24 millions (2009 est.), avec une majorité de la population active de moins de 35 ans. Chaque année, environ 800.000 personnes se joignent à cette population, sans que le chômage n’ait enregistré d’augmentation significative.


Salaires minimum en 2010 (taux journalier) ci-dessous, quelques exemples :

- BANGKOK  =  206 baht
- PHUKET = 204 baht
- CHONBURI = 184 baht
- AYUTTHAYA + 181 bah- - RAYONG = 178 baht
- CHIANG MAI = 171 baht
- KRABI = 170 baht
- KANCHNABURI = 169 baht
- PETCHABURI = 168 baht
- CHANTABURI = 167 baht
- SINGHABURI = 165 baht
- PRACHAUB = 164 baht
- LOEI = 163 baht
- TRANG = 162 baht
- SONKGHLA = 161 baht
- CHAMPORN, NAKHON NAYOK, LAMPHUN, UBON RATCHANANI = 160 baht
- PATTANI, UDONTHANI = 159 baht
- CHANG RAI = 157 baht
- NAKHON PHANOM = 155 baht
- SUKHOTHAI = 153 baht
- NAN = 152 baht
- PHRAE et MAE HONG SONG = 152 baht

 
Un peu long... mais pas inintéressant...      :smile
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le octobre 05, 2010, 12:58:41 am
Non c'est pas long Line , très intéressant comme article .  8)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le octobre 05, 2010, 10:20:31 am

CARREFOUR – La guerre des repreneurs potentiels se précise .


Une guerre d'appels d'offres est à son paroxysme pour les supermarchés de Carrefour en Thaïlande, en Malaisie et à Singapour, alors que le géant français prépare sa sortie après avoir échoué à prendre une position dominante dans la région. Deuxième distributeur mondial, la revente de ses activités pourrait atteindre un montant d'un milliard de dollars.


(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) mardi 5 octobre 2010
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le octobre 06, 2010, 03:29:29 pm

C'est bien...    :D   Intéressants tous ces articles...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 12, 2010, 09:01:05 am

La Thaïlande étant le 2ème producteur mondial de caoutchouc, des événements qui innévitablement vont toucher la vie du Royaume...


Le prix du pneu suit le niveau record des cours du caoutchouc  !


Continental, le fabricant allemand de pneumatiques, numéro un en Europe, vient d'annoncer ce lundi 11 octobre qu'il augmenterait de 5% ses prix de vente en janvier prochain. Le Français Michelin devrait aussi augmenter ses tarifs comme annoncé cet été. Cela pour répercuter le coût de leur matière première principale, le caoutchouc, dont les cours battent des records en Asie.

Ce lundi 11 octobre, le caoutchouc standard indonésien a encore amélioré son record historique d'avril dernier. Le contrat le plus rapproché à la bourse de Singapour valait 3 690 dollars la tonne. Quant au caoutchouc de qualité supérieure, le « feuille 3 thaïlandais », il a terminé sa cotation au plus haut depuis quatre ans à la bourse de Shanghai, 29 000 yuan la tonne, l'équivalent de 4 357 dollars !

La faiblesse du dollar par rapport au yuan entre en partie dans l'intérêt qu'ont porté les investisseurs au produit de l'hévéa, mais ces derniers ont surtout plébiscité une matière première qui se fait rare depuis la mi-septembre. En ce moment c'est la saison des pluies dans les principaux pays producteurs, Thaïlande, Indonésie et Malaisie, mais les précipitations sont beaucoup trop abondantes, elles retardent la récolte du latex, au moment où la demande n'a jamais été aussi forte de la part de la Chine et de l'Inde, pour leur industrie automobile. La Chine devrait procéder à des importations record cette année, 1 million 700 000 tonnes. Quant à l'Inde, pourtant quatrième producteur de caoutchouc, elle n'arrive plus, et de loin, à fournir ses propres usines de pneus.

En comparaison la faiblesse de la production mondiale inquiète et pas seulement à court terme. Elle sera cette année de 9 millions et demi de tonnes, près d'un million de tonnes de moins que la demande. Et ce déficit pourrait s'amplifier dans les deux ans qui viennent, prédit l'Association des pays producteurs. Les hévéas sont vieux. Après 30 ans, leur production décline. Bangkok et Jakarta ont bien lancé des campagnes pour replanter, mais il faut quatre à sept ans pour qu'un hévéa soit productif, ces efforts ne commenceront à porter leurs fruits qu'à partir de 2012. Sans tenir compte des freins à l'arrachage que sont les cours élevés pour les petits planteurs : ils hésitent à se séparer d'un revenu sûr. Ou de la concurrence du palmier à huile, qui prend la place de l’hévéa arraché, il est plus vite rentable pour les grandes sociétés.

Les fabricants de pneumatiques, qui utilisent en moyenne 40 % de caoutchouc naturel dans les pneus de meilleure qualité, auront du mal à amortir leurs coûts en se reportant un peu plus sur le caoutchouc synthétique : son prix est également à la hausse, avec celui du pétrole ! Alors en Europe les industriels peuvent rêver d'une alternative à l'hévéa tropical, en climat tempéré : la guayule et le pissenlit russe font l'objet d'un programme de recherche très sérieux financé à hauteur de 8 millions d'euros par l'Union européenne.

_________________________________

Un séminaire international sur l'avenir des plantes à caoutchouc naturel se tiendra jeudi 14 et vendredi 15 octobre à Montpellier, dans le sud de la France, sous l'égide du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), d'Agropolis International et des partenaires internationaux du projet EU-PEARLS. Plus de 70 scientifiques du Nord et du Sud sont attendus.


http://www.rfi.fr/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 14, 2010, 11:45:15 am

Une taxe sur les placements financiers pour enrayer la hausse du baht !


Le Conseil des ministres examinera aujourd’hui un impôt de 15 % sur les revenus  des investisseurs étrangers détenant des obligations, le selon le ministre thaïlandais des Finances Korn Chatikavanij.
 
Les investisseurs non-résidents en Thaïlande sont actuellement exonérés de l’impôt sur le revenu sur les obligations publiques et quasi-publiques (émises par des entreprises détenues par l’État). Mais depuis le début de l’année, un afflux de capitaux étrangers provoque une hausse continue de la devise thaïlandaise: plus de 10 % depuis le mois de janvier. Le baht est poussé vers le haut par des achats nets de capitaux d’un montant de 1,6 milliards de dollars.

La confiance des investisseurs envers le baht découle d’un contexte général des banques centrales des principales monnaies de réserve que sont le dollar, l’euro et le yen : toutes se sont engagées à maintenir des taux d’intérêt proche de zéro, et à se reposer sur l’assouplissement quantitatif, comme vient de le faire la Banque du Japon.


Un afflux de capitaux étrangers vers les économies émergentes

D’autres économies émergentes sont également aux prises avec l’appréciation de leurs monnaies déclenché par des entrées massives de capitaux dans les derniers mois. La banque centrale du Brésil a doublé la semaine dernière la taxe sur les entrées de capitaux à court terme à 4%.

Les investisseurs étrangers se basent sur les tendances économiques, les taux d’intérêt et les perspectives de change. Alors que le taux américain est compris entre 0 et 0,25%, le taux d’intérêt thaïlandais se situe actuellement à 1,75%, la Malaisie et l’Indonésie de 2,75% à 6,5%.

Nombreux sont ceux qui pensent qu’il existe une marge pour une nouvelle hausse des taux en Thaïlande d’ici la fin de l’année, à mesure que se confirme la reprise économique et une croissance plus forte que prévue.


http://www.thailande-fr.com/


Photo: Le baht a touché son plus haut depuis 13 ans, soit 29,81 pour un dollar US, le 8 octobre.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le octobre 19, 2010, 10:02:15 am

ECO - L'Asie du Sud-est devrait se "dédollariser", mais lentement.

Les pays d'Asie du Sud-est qui se reposent beaucoup sur le dollar pourraient être alarmés par sa chute récente. Mais les analystes les mettent en garde contre toute action soudaine pour réduire leur dépendance au billet vert, ce dernier pouvant apporter une certaine stabilité à un marché parfois volatile.


(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) mardi 19 octobre 2010



Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le octobre 23, 2010, 04:20:06 am
 Thailande.fr

:announce          Une Prius made in Thaïlande


Toyota a indiqué avoir décidé de commencer à fabriquer la Prius en Thaïlande, dès le mois prochain. Le numéro un mondial du secteur automobile, fabrique actuellement la Prius au Japon, après l’arrêt d’une production à petite échelle en Chine.

Toyota a actuellement trois usines en Thaïlande qui produisent 550 000 voitures à l’année, dont la Camry, berline hybride de Toyota depuis 2009.


La Prius, qui est en vente en 1997, est l’hybride le plus populaire sur le marché, cumulant les ventes mondiales de plus de 2 millions de véhicules.

Toyota va importer du Japon les batteries, moteurs et autres composants clés en franchise de droits dans le cadre d’un accord avec le gouvernement thaïlandais, qui renonce à une taxe de 5% pour attirer les investisseurs étrangers. Après incitations fiscales, la Prius Thai se vendra pour environ 1,3 millions de bahts, soit environ 32500 euros.

En janvier, la Thaïlande et cinq autres membres fondateurs de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est ont éliminé les tarifs douaniers sur les voitures importées, à condition qu’au moins 40 % des pièces soient achetées localement.

Une série de grèves dans des usines chinoises ainsi que des coûts de main d’oeuvre de plus en plus élevés, encouragent les constructeurs automobiles japonais à se tourner vers des pays au contexte économique plus stable.

Plus d’une douzaine de grèves ont touché des usines chinoises à la fin du mois de juin dernier, en particulier venant de jeunes travailleurs qui demandaient un meilleure salaire, ainsi que des avantages sociaux supplémentaires. Des ouvriers d’une usine Honda ont également demandé à former leur propre syndicat.

Les industriels japonais sont actuellement les plus gros investisseurs sur le sol thaïlandais, en particulier en ce qui concerne l’automobile, representée par des constructeurs tels que Mitsubishi, Nissan, Isuzu ou Toyota.

Le gouvernement thaïlandais offre actuellement des réductions d’impôts aux constructeurs de voitures  dans le cadre du projet éco-car officiellement lancé le 15 juin 2007 et est assorti d’un paquet de mesures fiscales, comme l’exemption de droits de douanes sur les machines et équipements, des exonérations d’impôts sur les sociétés pendant huit ans, la réduction tarifaire sur les matières importées à 90% pendant deux ans et la réduction des droits d’accises à 17%.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 26, 2010, 07:15:56 pm

La Thaïlande compte 400000 agriculteurs de plus !


Surprenante Thaïlande ! Alors que dans la plupart des pays émergents la tendance est a la diminution du secteur agricole dans la population active, la Thailande affiche une évolution diamétralement opposée, et un chômage de 0.9%

Le Bureau national de statistique a présenté cette semaine les résultats d’une enquête sur le travail qui a été menée en août 2010,  et qui a révélé qu’il y a au total 38,7 millions de personnes actuellement dans la population active, soit une augmentation de 410 000 personnes, depuis 2009.

Le secteur qui a connu la plus forte croissance de la population active a été l’agriculture, avec une augmentation de 400.000 personnes, à 15,82 millions. Le secteur agricole représente donc encore plus de 40% de la population du royaume.

Les secteurs qui ont vu la croissance la plus importante après le secteur agricole sont le commerce de gros et de détail, les services et les employés du gouvernement.

Pendant ce temps, les secteurs qui ont connu des baisses significatives sont ceux de l’exploitation forestière, de la nourriture, des boissons et de la fabrication automobile.

Toujours selon l’enquête, il y avait au total 353.000 chômeurs en Thaïlande, soit un taux de chômage à 0,9%, soit une baisse de 0,3% par rapport à l’an dernier. Bangkok affiche le taux de chômage le plus élevé, avec 1,1 %, suivi de 1 % dans la région centrale, 0,8% dans la région Nord-Est et 0,6 % dans le Sud. Le sondage indique que les quatre régions ont connu une baisse du chômage.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 31, 2010, 09:03:12 am

Ah... Les agences de notations qui font la pluie et le beau temps...


Moody’s relève la notation de la Thaïlande !


Moody’s Investors Service a changé les perspectives de la Thaïlande à Baa1, et les  notations en monnaie locale et étrangère des obligations d’État de négative à stable.

La décision de Moody’s a été motivée par la solide reprise économique et la stabilisation des finances publiques, malgré la persistance des troubles politiques internes.

"Le gouvernement de la Thaïlande a habilement piloté l’économie au milieu d’un grand choc économique externe, et d’ une crise interne potentiellement déstabilisatrice"

a déclaré Christian de Guzman, vice-président adjoint et analyste en chef de Moody’s pour la Thaïlande.

Le gouvernement thaïlandais a réussi à donner une réponse politique efficace à la crise sans détérioration des soldes budgétaires et en outre, les déficits sont revenus à des niveaux d’avant la crise.

Depuis 2006, les réserves de change ont presque triplé à 169 milliards de dollars à la mi-Octobre 2010, mais les risques négatifs persistent alors que l’économie continue d’être fortement tributaire de la demande extérieure pour ses exportations de marchandises, ainsi que des recettes du tourisme.

"Grâce aux efforts du gouvernement portant sur l’ordre et la sécurité, les risques qui touchent à la stabilité politique sont peu susceptibles de se traduire par une détérioration des finances publiques, ni par un déséquilibre des paiements, ce qui aurait signifié une augmentation du risque de défaut."

estime Moody’s

Pour décider sa notation Moody’s évalue la probabilité d’un moratoire sur les paiements de la dette étrangère dans le cas d’un défaut souverain. Dans le cas de la Thaïlande, ce risque est très faible compte tenu des facteurs suivants: degré élevé de l’intégration de l’économie thaïlandaise dans le système économique mondial, politiques récentes visant à la libéralisation des sorties de capitaux, et faible recours du gouvernement au financement externe.

La dernière évaluation sur la Thaïlande avait été prise en Décembre  2008, lorsque Moody’s avait modifié la notation de la Thailande de stable à négative.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 02, 2010, 09:29:43 am

Ouille, la mauvaise nouvelle pour les touristes et les exportations thaïlandaises...


KasikornBank prévoit un dollar à 25 baht d’ici deux ans !


L’unité de recherche Kasikornbank prévoit dans une de ses études que le baht thaïlandais pourrait atteindre 28 baht pour un dollar US l’année prochaine et continuer à augmenter pour atteindre 25 baht d’ici deux ans.

Sur la base d’une parité inchangée entre l’euro et le dollar (1.4), la prévision de la banque Kasikorn équivaut à un cours de 35 baht pour un euro.


Selon Wiwan Tharahirunchote, président exécutif de l’unité de recherche de Kasikorn, le baht va continuer de monter l’an prochain, à cause de  l’affaiblissement du dollar, des entrées de capitaux étrangers et de l’excédent commercial de la Thaïlande.

Kasikorn Bank donne des prévisions de croissance du PIB thaïlandais entre 3,5% et 4,5% l’an prochain, et prédit que l’excédent commercial chutera à entre $ 4,5 et $ 7,6 milliards, en dessous des 10 milliards de dollars l’année. L’investissement étranger devrait continuer à croître de 7,5% à 9% l’an prochain.


Un afflux de capitaux étrangers vers la Thailande

Le gouvernement thaïlandais a récemment décidé un impôt de 15 % sur les revenus  des investisseurs étrangers détenant des obligations. Depuis le début de l’année, un afflux de capitaux étrangers provoque une hausse continue de la devise thaïlandaise: le baht est poussé vers le haut par des achats nets de capitaux d’un montant de 1,6 milliards de dollars.

La confiance des investisseurs envers le baht découle d’un contexte général des banques centrales des principales monnaies de réserve que sont le dollar, l’euro et le yen : toutes se sont engagées à maintenir des taux d’intérêt proche de zéro, et à se reposer sur l’assouplissement quantitatif, comme vient de le faire la Banque du Japon, et comme prévoit de le faire bientôt la FED.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le novembre 03, 2010, 10:12:23 am
 Pattaya.Thail.

Le prix des préservatifs grimpe à cause des pluies en Asie...     (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Nature/meteo-pluie.gif)


Les inondations en Asie ont eu de graves conséquences sur la production du caoutchouc naturel. Les fabricants de pneus mais aussi de préservatifs ont déjà annoncé une augmentation des prix.  

Si les inondations en Asie nous semblent lointaines, elles pourraient avoir des conséquences sur notre quotidien, principalement sur les prix des produits faits à base de caoutchouc. Ces derniers mois, les prix du caoutchouc ont augmenté de près de 65% en raison des dégâts provoqués sur les récoltes de l'hévéa, dont on extrait le latex.

Adam Glickman de Condomania, l'un des plus grands détaillants de préservatifs aux États-Unis, a déclaré que le prix des préservatifs a augmenté de 10 à 20% dans la dernière année et prévoit de nouvelles augmentation cette année.

Pour les fabriquants de pneus, c'est la même chose. Bridgestone, Michelin et Goodyear ont tous augmenté leurs prix de 5 à 15%. Or 70 % de la production mondiale de caoutchouc naturel est achetée par les manufacturiers de pneus de véhicules, les automobilistes vont donc largement payer la note.

Selon Jom Jacob, économiste senior à l’Association des pays producteurs de caoutchouc, "les inquiétudes sur les réserves de caoutchouc vont sans doute continuer jusqu'à la fin 2011", même si les récoltes s'améliorent l'année prochaine.

Les principaux producteurs de caoutchouc naturel sont situés en Asie du Sud-Est : au Vietnam, en Indonésie, en Thaïlande et en Malaisie. Ces pays ont été dévastés par le typhon Megi à la mi-octobre, le plus puissant en 20 ans dans cette zone, et ensuite par des pluies torrentielles.


Et hop,  petite augmentation au passage... Lorsque ce n'est pas la pluie, c'est la sécheresse... Mais, on peut toujours trouver une bonne raison pour "faire une petite augmentation..".    (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/0023.gif)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 05, 2010, 08:50:32 am

La Fed relance la guerre des monnaies


Après la décision américaine d'injecter 600 milliards de dollars dans l'économie, les pays émergents redoutent un raz de marée de capitaux spéculatifs poussant à la hausse leurs monnaies. L'Europe s'inquiète aussi.


Si le Fonds monétaire international (FMI) salue la décision de la Fed de racheter pour 600 milliards de dollars de bons du Trésor, comme une «mesure courageuse» qui aura «des effets positifs», les pays émergents et la zone euro s'inquiètent des effets pervers pour leurs économies.

Ce jeudi, les Bourses mondiales ont clôturé en hausse, mais l'euro franchissait, pour la première fois depuis janvier, le seuil de 1,42 dollar. Le ministre allemand de l'Économie, Rainer Brüderle, a été le premier à s'en inquiéter en Europe, redoutant un retour du «protectionnisme». De son côté, la ministre de l'Économie Christine Lagarde estimait qu'il fallait «repenser le système monétaire international et les mécanismes de coopération».

Mais le danger est certainement beaucoup plus important pour les pays émergents, comme le Brésil, la Corée du Sud et l'ensemble de l'Asie du Sud-Est, qui n'hésitent pas à brandir la menace de représailles, à une semaine du G20. «Tout le monde veut que les États-Unis se redressent, mais cela ne fait du bien à personne de jeter des dollars par hélicoptère», a déclaré ce jeudi le ministre brésilien des Finances, qui fut le premier à parler de guerre des monnaies.

En faisant tourner la planche à billets, les États-Unis risquent de provoquer un afflux massif de dollars dans les pays émergents, où les rendements sont plus attractifs, provoquant un rebond des devises risqué pour les exportateurs. «Tant que le monde n'exercera aucune contrainte sur l'émission de dollars, une autre crise est inévitable», a mis en garde Xia Bin, conseiller de la banque centrale chinoise.


Taxes sur les capitaux

Ce jeudi, la Corée du Sud a dit qu'elle allait reconsidérer sans complaisance son système de contrôle des capitaux, tandis que le Brésil parlait de «mesures de rétorsion», après avoir imposé des taxes sur les investissements étrangers. Il a été suivi, depuis, par la Thaïlande et par l'Indonésie. Le ministre turc des Finances Ali Babacan a également évoqué de possibles représailles, alors que la banque centrale est contrainte d'acheter des dollars, pour contrer l'appréciation de la livre turque. La Corée du Sud, où le won s'est apprécié de 7,6% contre le dollar ces derniers mois, se prépare de son côté à supprimer les déductions d'impôts accordées aux étrangers qui achètent des obligations d'État.

Même attendue par les marchés, la décision de la Fed est une mèche allumée sous un baril de poudre, alors que le G20 souhaite «minimiser les mouvements désordonnés des taux de change». La réaction défensive du Brésil et de la Corée augure mal d'un accord à Séoul en faveur d'une réduction contraignante des déséquilibres des comptes courants, souhaitée par les États-Unis.

À Hanoï, les dirigeants des pays du Sud-Est asiatique (Asean) ont, le mois dernier, jugé que l'afflux de capitaux étrangers provoquait une « hausse rapide des Bourses et de l'immobilier, alimentant les craintes d'une forte inflation et d'une bulle spéculative qui pourrait exploser si ces capitaux repartaient aussi vite qu'ils sont arrivés ».

De son côté, la Banque asiatique de développement demande aux pays asiatiques de «gérer avec la plus grande précaution l'arrivée massive des capitaux étrangers». Selon l'institut International Finance, les pays émergents devraient recevoir, en solde net, 825 milliards de dollars en 2010, contre 581 milliards en 2009, dont 343 milliards pour l'Asie.


http://www.lefigaro.fr/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 11, 2010, 02:13:19 pm

La crise touche aussi la culotte...  :'(


Petites culottes en liberté

11/11/2010

En Thaïlande, la société Triumph a licencié un peu moins de 2000 ouvrières en prétextant la crise économique. Jusque là, l’histoire peut paraître (malheureusement) banale. Elle prend une autre tournure quand on sait que le géant de la lingerie continue d’ouvrir des usines dans le pays….Explications.

Sur le site web de la marque de lingerie Triumph, au milieu de photos de jeunes filles rayonnantes, il n'est question que d'élégance, de confort et de délicatesse. L'élégance, le confort et la délicatesse, les ouvrières thaïlandaises qui ont travaillé pour ce géant suisse-allemand de la lingerie les attendent encore. En juin 2009, 1930 d'entre elles ont été mises à la porte du jour au lendemain. C'est la crise économique occidentale qui a été évoquée pour justifier ces licenciements. Mais, en réalité, l'entreprise souhaitait s'affranchir du poids des syndicats qui avaient réussi à s'implanter dans ses usines. La preuve : de nouvelles unités de production ont depuis vu le jour en Thaïlande ... mais cette fois sans représentation syndicale.

Les ouvrières licenciées ne baissent pas les bras. Mieux, elles lèvent le poing ! Elles se sont remises au travail et un poing dressé sur fond rouge orne l'en-tête de Try Arm, l'association qu'elles ont créée pour commercialiser elles-mêmes leurs soutiens-gorges et leurs petites culottes. Si vous envisagez d'offrir - ou de vous offrir - de la lingerie pour Noël, pourquoi ne pas faire appel à leurs services ? Mieux vaut vous y prendre maintenant, leur processus de commande et d'expédition n'étant pas aussi rodé que celui d'une multinationale ...


http://www.mondomix.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 26, 2010, 09:32:57 am

La Thaïlande en pointe des marchés d’Asie du Sud-Est


Les perspectives de la croissance à moyen terme ont retrouvé leur niveau d’avant la crise financière dans six principaux pays de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), selon la dernière étude économique publiée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

La croissance annuelle du produit intérieur brut (PIB) des six pays membres de l’Asean (Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam) doit atteindre en moyenne 6% de 2011 à 2015, selon l’OCDE, au même niveau que pour la période 2003-2007, selon les Perspectives économiques d’Asie du Sud-est, élaboré par le Centre de développement de l’OCDE.

La montée en puissance de l’Asie du Sud-Est s’explique par la solidité sans cesse croissante des économies nationales, ainsi que par l’intensification de l’interdépendance régionale dans la zone.

"Les valorisations du marché d’actions thaïlandais restent très attractives, que ce soit en termes absolus et par rapport aux autres marchés émergents" note Raiffeisen Capital Management.

En dépit de la crise économique et financière mondiale, les perspectives de croissance à long terme en Asie du Sud-Est sont favorables.

Ces facteurs, conjugués à un programme conjoncturel chinois extrêmement ambitieux, jouent un rôle décisif dans la préservation des économies des pays sud-est asiatiques dans un contexte de fléchissement économique généralisé. À cela s’ajoute une nette amélioration, ces dernières années, de la stabilité politique de la zone – sauf pour la Thaïlande.

"Depuis le désamorçage de la crise politique en mai, la bourse de Bangkok a enregistré une hausse d’approximativement 30% et, une fois encore, nous ne considérons pas cette évolution comme un bref rally généré par des développements politiques, mais plutôt comme le début d’un retour à la normalité et à la stabilité." note Raiffeisen Capital Management.

La dynamique des bénéfices des sociétés thaïlandaises reste fréquemment sous-estimée, et, de ce fait et en raison des longues années d’agitation politique, le pays est fortement sous-représenté dans la plupart des portefeuilles d’actions mondiales, ce qui lui confère un bon potentiel de reprise. À cet égard, l’exemple le plus frappant est sans aucun doute l’Indonésie qui, faisant fi de tous les vents contraires, est parvenue à engager un processus démocratique très prometteur appelé à succéder à des décennies de dictature.

Cette évolution a été facilitée par les réformes du gouvernement, la déréglementation et les investissements publics, mais aussi par les afflux stables d’investissements directs étrangers.

L’épargne nationale a fortement augmenté durant les dernières années, et ces fonds sont maintenant disponibles pour tirer à la hausse la consommation et les crédits. Ceci signifie que nous pourrions assister à un boom des investissements, suivi par des gains robustes en matière de productivité, de salaires et de prospérité.


La part exponentielle qu’occupent les marchés émergents pour les stratèges  boursiers.

Selon le BCG (Boston Consulting Group), en 2009, 30 % des opérations de capital investissement à travers le monde ont été réalisées dans ces pays, contre 5 % en 1998. Cet engouement ne doit rien au hasard : en dix ans, le retour sur investissement dégagé y a plus que triplé pour s’élever à 17 %.Lors du Forum annuel du capital- investissement dans les émergents cette semaine à Londres, l’Association des professionnels actifs dans ces pays (Empea) s’est félicitée du rebond de leur activité après la crise 2009.

Au cours des neuf premiers mois de 2010, ils ont investi 21,5 milliards de dollars (15,3 milliards d’euros) contre 22,1 milliards pour l’ensemble de 2009. « Levées de fonds et investissements se détachent de leur plancher de 2009 mais devraient rester inférieurs aux records de 2007 et 2008 », respectivement inscrits à 53,1 et 47,8 milliards de dollars pour les investissements, note l’EMPEA.


http://www.thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 30, 2010, 08:29:51 am

Il faudrait déjà que le Yuan chinois soit évalué à sa juste valeur !... Les Chinois se foutent de la gueule du Monde et personne n'est assez fort (ou assez courageux) pour les remettre à leur place !...

 :(
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le décembre 01, 2010, 09:39:11 am

Il faudrait déjà que le Yuan chinois soit évalué à sa juste valeur !... Les Chinois se foutent de la gueule du Monde et personne n'est assez fort (ou assez courageux) pour les remettre à leur place !...

 

ils y tiennent pas à les remettre en place, les Chintoks leur apporte le business et du pas cher, on sera plus là pour le voir mais ils se feront bouffer! péril jaune comme ils disaient les anciens au pays y a 50 piges
Titre: Re : Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le décembre 04, 2010, 03:11:53 pm


Il faudrait déjà que le Yuan chinois soit évalué à sa juste valeur !... Les Chinois se foutent de la gueule du Monde et personne n'est assez fort (ou assez courageux) piour les remettre à leur place !...
 

ils y tiennent pas à les remettre en place, les Chintoks leur apporte le business et du pas cher, on sera plus là pour le voir mais ils se feront bouffer! péril jaune comme ils disaient les anciens au pays y a 50 piges


Napoléon disait à l'époque "" Tant que la Chine dort laissons là dormir "" il s'était pas tromper .  8)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le décembre 06, 2010, 10:24:21 am

La Thaïlande produira 1,7 million automobiles cette année


La Thaïlande  confirme sa position de « Detroit de l’Asie », battant tous les records de production avec environ 1,7 millions de voitures produites en fin d’année 2010.

La Thaïlande est maintenant classée 14e producteur mondial automobile. Sur les 1,7 millions d’automobiles produites en 2010, 750.000 sont destinées au marché intérieur et le reste, ou 950.000 véhicules, sont destinés à l’exportation.

L’objectif initial de production a été fixé à 1,6 millions, mais la production réelle pourrait atteindre 1,8 millions unités. Environ 990.000 véhicules ont été fabriqués en Thaïlande l’année dernière, ce qui équivaut à une croissance du secteur de 70% . Au cours des neuf premiers mois de 2010, la Thaïlande a déjà produit environ 1,2 millions de véhicules. Parmi eux, 556.000 ont été pour la vente locale et 664.000 pour l’exportation.


Le secteur automobile représente 11% du PIB de la Thailande

En 2011 la production devrait encore augmenter de 10% et plus de 100.000 éco-voitures seront fabriquées en Thaïlande. La production thaïlandaise de véhicules représente déjà près de 51 % du nombre total de véhicules fabriqués dans l’Association des Nations du Sud-Est asiatique (ASEAN). La production de véhicules  représente environ 11 % du PIB thaïlandais (9000 milliards de baht, 290 milliards de USD) , le deuxième secteur le plus important après l’informatique et les composants électroniques.

Le japonais Toyota, premier constructeur mondial a annoncé hier  le début de la production de Prius dans son usine thaïlandaise. Toyota dispose actuellement trois usines en Thaïlande qui produisent 550 000 voitures par an, dont la Camry, berline hybride de Toyota depuis 2009.

La Prius, qui est en vente en 1997, est l’hybride le plus populaire sur le marché, cumulant des ventes mondiales de plus de 2 millions de véhicules. Elle sera produite cette année à 12000 exemplaires en Thailande.

Toyota va importer du Japon les batteries, moteurs et autres composants clés en franchise de droits dans le cadre d’un accord avec le gouvernement thaïlandais, qui renonce à une taxe de 5% pour attirer les investisseurs étrangers. Après incitations fiscales, la Prius Thai se vendra pour environ 1,3 millions de bahts, soit environ 32500 euros.


Le centre de production automobile de l’Asie du Sud-Est

Aujourd’hui presque tous les grands constructeurs automobiles du monde, et fabricants de pièces et composants ont mis en place des unités de production dans le royaume. La  Thaïlande a prévu de produire 1,4 million de véhicules en 2010, dont 800 000 à l’exportation. Les industriels japonais sont actuellement les plus gros investisseurs sur le sol thaïlandais, en particulier en ce qui concerne l’automobile, representée par des constructeurs tels que Mitsubishi, Nissan, Isuzu ou Toyota.

D’après le journal japonais Yomiuri Shimbun, les grèves, des coûts de productions en hausse et une monnaie chinoise de plus en plus forte ont encouragé les constructeurs automobiles japonais à se tourner vers des pays voisins de la Chine, comme le Vietnam ou la Thaïlande.

Le salaire annuel d’un travailleur chinois se situe entre 4500 et 5500 dollars, à peu près deux fois supérieur à celui d’un ouvrier indien, et un tiers supérieur à celui d’un travailleur Thaï.

Le "Thailand Automotive Institute" prévoit que le royaume devrait dépasser l’Espagne, le Canada et le Mexique pour entrer dans le top 10 mondial en atteignant l’objectif de capacité de 2,3 millions d’unités d’ici 2015.


http://www.thailande-fr.com/

...

Je me permet une précision sur cette phrase du texte:

Citer

Le salaire annuel d’un travailleur chinois se situe entre 4500 et 5500 dollars, à peu près deux fois supérieur à celui d’un ouvrier indien, et un tiers supérieur à celui d’un travailleur Thaï.


L'auteur parle ici d'un travailleur chinois spécialisé dans le domaine de l'automobile et non d'un travailleur manoeuvre (manufacture) dont le salaire annuel se situe en Chine entre 1200 et 1500 dollars annuel...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le décembre 13, 2010, 04:41:08 am
(Thaïlande.fr)


Le SMIC thailandais augmente de 6,7%      8)
Vendredi 10 décembre 2010


La Commission nationale des salaires thaïlandais a décidé de relever le salaire minimum quotidien de 8 à 17 baht par heure, selon les provinces.

Le salaire minimum journalier enregistre la plus forte hausse de 17 baht dans la province touristique de Phuket,  et 9 baht dans la capitale de Bangkok, ou le salaire est déjà le plus élevé de la Thailande. La hausse des salaires devait être effective à partir du  1er janvier 2011.

La commission a examiné la qualité de vie des travailleurs, le taux d’inflation et l’économie de chaque province pour prendre sa décision.

Le salaire minimum journalier à Bangkok et ses environs sera porté à 215 baht contre 206 aujourd’hui. L’augmentation, qui équivaut à une hausse de 6,7% en moyenne, est considéré comme une amélioration significative. L’augmentation portera le salaire minimum moyen à 176,3 bahts par jour, a déclaré Somkiat Chayasriwong, le secrétaire permanent du travail et président de la commission des salaires

Le Bureau de la sécurité sociale estime que environ 2 millions de travailleurs thaïlandais et 2 millions de travailleurs migrants bénéficieront de l’augmentation. L’augmentation pour les travailleurs thaïlandais ajoute plus de 6,92 milliards de baht à la masse salariale nationale, tandis que l’augmentation pour les travailleurs migrants s’élève à plus de 7,78 milliards de baht. L’augmentation de 17 baht du salaire minimum à Phuket, à partir de 204 baht à 221 baht, est le plus élevé dans le pays.

La taille de la population active en Thaïlande dépasse maintenant 38,24 millions (2009 est.), avec la majorité de la population active de moins de 35 ans. Chaque année, environ 800.000 personnes se joignent à cette force.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le décembre 15, 2010, 05:12:35 pm
SALAIRES – Nouvelle hausse de 15% pour les agents de l'Etat.

Le Parlement a voté hier une augmentation de près de15% des salaires des parlementaires, et ce malgré l'opposition d'un groupe de 40 sénateurs, a annoncé le porte-parole adjoint du gouvernement, Marut Massayavanich, cité hier par le Bangkok Post. Les députés et sénateurs sont actuellement payés 62.000 bahts par mois, un salaire qui devrait monter à 71.230 bahts, plus une allocation mensuelle de 42.330 bahts.



(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mercredi 15 décembre 2010
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: rudy le décembre 16, 2010, 05:01:31 am


SALAIRES – Nouvelle hausse de 15% pour les agents de l'Etat.

Le Parlement a voté hier une augmentation de près de15% des salaires des parlementaires, et ce malgré l'opposition d'un groupe de 40 sénateurs, a annoncé le porte-parole adjoint du gouvernement, Marut Massayavanich, cité hier par le Bangkok Post. Les députés et sénateurs sont actuellement payés 62.000 bahts par mois, un salaire qui devrait monter à 71.230 bahts, plus une allocation mensuelle de 42.330 bahts.

La mesure sera effective à partir d'avril pour les sénateurs, et après les prochaines élections générales pour les députés. Un groupe de 40 sénateurs provenant en majorité du parti d'opposition Puea Thai avait dénoncé en début de semaine l'inefficacité de certains parlementaires peu présents lors des votes. "Pourquoi le public devrait supporter une charge fiscale accrue pour des personnes qui ne font pas leur travail?", avait réagi l'une des sénateurs opposés au projet, Rosana Tositrakul, "si le gouvernement insiste pour augmenter les salaires [des parlementaires], les citoyens peuvent demander à la Cour administrative de révoquer cette décision".
Le groupe de 40 sénateurs avait proposé des amendements à la loi, en liant l'augmentation de salaire à la présence des parlementaires lors des votes. "Ceux assistant à moins de 75% des sessions parlementaires devraient être congédiés", avait ajouté Rosana. La Commission nationale sur les salaires avait proposé cette hausse afin de rendre"plus compétitifs" les fonctionnaires et agents de l'Etat face aux entreprises privées. Une augmentation générale de 5% avait déjà été votée en août au parlement.

(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mercredi 15 décembre 2010




les sénateurs et les députés et les autres "politiques" ...pas ceux qui en ont réellement besoin malheureusement !! :( :(
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le décembre 16, 2010, 09:55:00 am

Il est vrai qu'une hausse générale du salaire des paysans et des ouvriers seraient plus judicieuse (même si Le SMIC thailandais a augmenté de 6,7% il y a quelques semaines, il doit être possible de faire mieux !)... Mais comment l'appliqué au secteur privé, si difficilement controlable ?...

A mon avis, l'établissement d'une véritable Sécurité Sociale pour les plus démunis serait également un véritable objectif pour le gouvernement...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le décembre 17, 2010, 09:06:25 am


Les villes d’Asie plus chères, Bangkok en hausse de 37 places !


La forte valeur du Yen explique la présence de plusieurs villes japonaises en tête du classement mondial. Tokyo maintient sa position de ville la plus chère d’Asie et prend la place de ville la plus chère du monde pour les expatriés.

Les villes coréennes n’ont cessé de grimper au classement au gré de la fluctuation du Won, la devise locale. Seoul, par exemple, se situe désormais à la 22e place du classement mondial, contre 56e l’an dernier.

Le coût de la vie augmente également à Hong Kong. La ville passe de la 52e à la 32e position. Singapour se hisse à la 42e cette année. Elle n’était qu’en 79e position l’an passé. D’après cette étude, le coût de la vie pour un expatrié s’avère plus élevé à Singapour que dans le centre de Londres, Munich ou Rome.


La montée des villes asiatiques au classement s’explique par la faible valeur de l’Euro.

C’est en Malaisie que les plus grands écarts ont été constatés d’une année à l’autre. La forte valeur du Ringgit, doublée de l’inflation, propulse Kuala Lumpur de la 207e à la 185e place. En raison d’une devise forte, Bangkok et Jakarta ont également vu leur position monter. Bangkok a gagné 37 places et se retrouve en 138e position. Jakarta grimpe de 70 places et figure désormais en 104e position.

"Cette augmentation du coût de la vie pour les expatriés dans les villes asiatiques incite les DRH internationaux à considérer non seulement une révision à la hausse des primes de coût de la vie, notamment pour Séoul ou Singapour, mais aussi à introduire pour la première fois ces primes pour des destinations jusqu’alors perçues comme bon marché, telles que Bangkok ou Jakarta, en raison de l’augmentation considérable du coût de la vie ces douze derniers mois"

explique Frédéric Franchi.

10e ville la plus chère d’Europe, Paris passe de la 16e à la 24e place au classement mondial.
Istanbul entre dans le Top 15 des villes les plus chères d’Europe, passant de la 40e à la 14e place
Tokyo confirme son titre de ville la plus chère au monde pour les expatriés et Oslo demeure la ville la plus chère d’Europe.

...

Pour voir le tableau du classement des villes, cliquez ici:

http://thailande-fr.com/expat/7463-capitales-asiatiques-cheres
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le décembre 22, 2010, 09:31:58 am


La Chine, le Laos et la Thaïlande reliés par TGV en 2015


La Chine et la Thaïlande ont signé un accord pour la construction d’un train à grande vitesse reliant Nong Khai (nord-est) à Bangkok. Ce chantier s’inscrit dans un projet ferroviaire de grande envergure reliant le sud de la Chine à Singapour.

Cet accord représente un investissement de plus de 250 milliards de bahts supervisé par la Chine,qui fournira aussi très probablement un financement. Ce chantier gigantesque qui verra la naissance d’une ligne de train à grande vitesse reliant la ville de Kunming dans le sud de la Chine à Singapour, a pour but de dynamiser la région et de relancer l’économie des pays concernés. En effet, la ligne de chemin de fer traversera le Laos, la Thaïlande, la Birmanie, le Cambodge, la Malaisie et le Vietnam.


Chine – Thailande : un partenariat sur les rails

Lors de la visite du Vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban en Chine mercredi dernier, le gouvernement chinois a incité le Parlement thaïlandais a donné son accord le plus rapidement possible afin de ne pas retarder le début des travaux. Le Pays du Milieu compte en effet signer l’accord définitif en mars ou avril 2011 afin que les travaux commencent dès la fin de l’année prochaine. Les travaux doivent durer au moins quatre ans pour finir en 2015.

Cependant, la Thaïlande souhaite obtenir de la Chine un prêt assorti de faible taux d’intérêts pour financer sa part de la construction de la ligne ferroviaire. Un tel accord a déjà été prévu entre la Chine et le Laos. Ce dernier va également bénéficier d’une ligne ferroviaire à grande vitesse qui traversera le pays en passant par la capitale Vientiane. Il n’y a actuellement que 3,5 kilomètres de chemin de fer au Laos, connectant la ville frontalière de Thanaleng à Nong Khai en Thaïlande.

La construction de la ligne de chemin de fer parcourant la Thaïlande ne devrait pas rencontrer de difficultés particulières, à l’exception de la mise en place d’un pont afin que le train puisse enjamber le Mekong.

Le Vice-Premier ministre du Laos, Somsavat Lengsavad, a demandé à la Thaïlande de décider rapidement l’emplacement du pont afin que le Laos puisse ajuster le projet selon ce choix.


La Chine nouveau géant mondial des trains grande vitesse


La Chine possède à ce jour le plus important réseau ferroviaire à grande vitesse du monde avec près de 7500 kilomètres. Le gouvernement chinois a l’intention de monter ce chiffre à 16 000 kilomètres de lignes d’ici 2020, pour un total de 120 000 kilomètres de réseau ferré au total sur tout le territoire. Selon le China Securities Journal, la Chine prévoit d’investir entre 340 et 450 milliards d’euros dans son réseau ferroviaire à grande vitesse de 2011 à 2015.

De son côté, l’entreprise chinoise CSR Corp., le plus important constructeur de véhicules ferroviaires en Chine, s’est mis en accord avec l’américain General Electrics pour investir 50 millions de dollars dans la construction de trains à grande vitesse à destination du parc ferroviaire américain.

La Chine est en ce moment en train d’essayer de battre le record du monde de vitesse sur rail avec un train expérimental développé par CSR Corp.. Lors d’un essai entre Pekin et Shanghaï, le véhicule a atteint 486,1 km/h. La date du véritable test n’a pas encore été dévoilée, mais la Chine compte bien dépasser l’actuel record du monde de 574,8 km/h détenu par le TGV français.


http://thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 07, 2011, 07:39:41 am

Fluctuation des stocks d'huile de palme en Thaïlande, Indonésie et Malaisie !


La Malaisie, l'Indonésie et la Thaïlande, grands producteurs d'huile de palme, doivent mettre en place des mesures pour protéger leur population d'une trop forte inflation de cette denrée de base. Grand producteur d'huile de palme, la Thaïlande vient pourtant d'annoncer qu'elle allait devoir en importer 30 000 tonnes d'ici la fin du mois de janvier. Comme il y a trois ans, à la même époque, lors de la grande flambée des matières premières alimentaires, la Thaïlande manque d'huile, alors qu'elle est habituellement autosuffisante.

Le ralentissement saisonnier de la production dans les plantations a sa part dans cette pénurie mais celle-ci est aussi artificiellement entretenue par les grandes compagnies privées d'huile de palme et les intermédiaires qui stockent en attendant la hausse des prix de détail. Ces prix sont contrôlés en Thaïlande, le gouvernement devait ce vendredi 7 janvier recevoir l'industrie thaïlandaise pour examiner sa demande de révision des prix intérieurs, en lien avec la hausse des cours mondiaux, au plus haut depuis 33 mois. Il est probable que l'annonce d'importations d'huile de palme vraisemblablement malaisienne, donnera des arguments au gouvernement thaïlandais pour résister un peu aux exigences de son industrie, qui réclame une hausse de 25 % de l'huile en boutique.

L'huile de palme est l'huile de base pour la cuisson en Thaïlande, mais aussi en Malaisie et en Indonésie. Et ces deux derniers pays, bien que de loin les premiers exportateurs au monde, sont non pas confrontés à la pénurie mais au stockage spéculatif plus intense encore qu'à l'accoutumée en cette veille de Nouvel An chinois.

Pour conserver un peu plus d'huile de palme sur le territoire indonésien, le gouvernement de Jakarta a augmenté la taxe à l'export. Il a par ailleurs annoncé mercredi qu'il continuerait à subventionner 10 % du prix de l'huile de palme pour ses concitoyens. De son côté, la Malaisie a déjà consacré 553 millions de dollars aux subventions sur l'huile de palme en 2010. Et le gouvernement de Kuala Lumpur vient d'ordonner aux grandes compagnies d'augmenter de 20 % les volumes d'huile disponibles dans les rayons.


http://www.rfi.fr/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 13, 2011, 09:27:40 am

Thaïlande : nouvelle hausse des taux d'intérêt

La Banque centrale de Thaïlande a augmenté hier (12 janvier 2011) son taux directeur de 25 points de base, à 2,25%, la quatrième hausse depuis le mois de juillet, en indiquant anticiper une hausse de l'inflation et une croissance économique solide.

"Les risques sur la croissance mondiale ont diminué", a indiqué Paiboon Kittisrikangwan, un adjoint du gouverneur de la Banque centrale. "L'économie devrait croître solidement en 2011".

La consommation intérieure et les investissements ont continué à être soutenus par l'augmentation des revenus et de l'emploi, et les pressions inflationnistes devraient augmenter en raison de prix de l'énergie plus élevés, a-t-il ajouté.

L'inflation s'est accélérée en décembre, les prix augmentant de 3% par rapport à décembre 2009. La Banque centrale avait relevé son taux directeur pour la première fois depuis deux ans à la mi-juillet, une surprise deux mois après la fin des violentes manifestations antigouvernementales (91 morts, près de 1.900 blessés entre avril et mai).

Mais selon Pichai Lertsupongkit, analyste à Thanachart Securities, le mouvement va se poursuivre. "La banque centrale va progressivement augmenter le taux cette année", a-t-il estimé.

L'économie thaïlandaise a plutôt bien résisté à la crise politique du printemps, et les analystes estiment qu'elle est sur le chemin de la reprise, malgré de mauvais chiffres en novembre qui montraient que la Thaïlande était entrée à nouveau en récession avec une deuxième baisse consécutive de son PIB au troisième trimestre.
 

http://www.lesechos.fr/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 14, 2011, 09:32:08 am

Revue de presse Thaïlande – Croissance – Chemises rouges – Cambodge

La Banque Mondiale prédit une croissance économique plus faible pour la Thaïlande en 2011 - Les rassemblement des “Chemises Rouges” inquiètent le gouvernement – Les commerçants de Ratchaprasong en colère – Un groupe de nationalistes thaïlandais menace la frontière avec le Cambodge – La Thaïlande toujours leader dans l’exportation de riz – Watsons étend son activité en Thaïlande.

D’après la Banque Mondiale, la Thaïlande aura une croissance économique de 3,2% en 2011 soit la plus faible de l’Asie depuis ces cinq dernières années. Malgré une année 2010 tourmentée, le Royaume avait fini avec 7,5% de croissance, mais la crise européenne et la diminution des arrivées de touristes venant des Etats-Unis et d’Europe risquent de porter un coup à la prosperité économique du pays.

La Chine reste l’économie dominante de l’Asie avec une croissance de 8,5%, chiffre quelque peu en-dessous des 10% de l’année 2010. La Banque Mondiale prédit également une croissance économique de 6,2% pour l’Indonésie et de 6,5% pour le Vietnam. (NPR)


Les rassemblement de “Chemises Rouges” inquiètent le gouvernement

Dimanche dernier, près de 30 000 “Chemises Rouges” se sont rassemblés dans le quartier de Ratchaprasong afin de commémorer les morts d’avril et mai 2010. C’était leur plus gros rassemblement depuis les manifestations de mars 2010. Le gouvernement s’inquiète de l’impact de ces évènements sur la santé politique fragile de la Thaïlande. En marge des rassemblements des “Rouges”, les “Chemises Jaunes”, partisans de l’actuel gouvernement, organiseront leur propre ralliement le 25 janvier. A l’approche des élections législatives, la Thaïlande reste un pays profondément divisé. (Bangkok Post)


Les commerçants de Ratchaprasong en colère

Alors que le prochain rassemblement des “Chemises Rouges ” est prévu pour le 23 janvier, les commerçants de Ratchaprasong se sont adressés au Premier Ministre Abhisit Vejjajiva afin que les manifestations soient déplacées et mieux encadrées. Les “Rouges” bloquent en effet une grande partie du quartier lors de leurs manifestations, empêchant quiconque de pouvoir circuler. Pendant une bonne partie de la journée, les commerçants perdent donc du chiffre d’affaire. “Les Chemises Rouge” ont pour l’instant refusé de changer de lieu, appelant les commerçants à plus de compréhension et de soutien. (The Nation)


Un groupe de nationalistes thaïlandais menace de fermer la frontière avec le Cambodge

Après l’arrestation de sept Thaïlandais le 29 décembre dernier, accusés d’avoir illégalement franchi la frontière cambodgienne, un groupe de “Chemises Jaunes” se faisant appelé Thai Patriot Network menace de faire fermer un poste frontière entre la Thaïlande et le Cambodge. Les manifestants comptent s’en prendre au point de passage Aranyaprathet-Poipet qui voit près de 30 milliards bahts de marchandises circuler chaque année, ainsi que le passage de nombreux joueurs thaïlandais allant jouer aux casinos de la ville de Poipet à la frontière cambodgienne. Le groupe estime que le Cambodge relâchera les prisonniers afin de ne pas compromettre son économie. (Bangkok Post)


La Thaïlande toujours leader dans l’exportation de riz

En 2010, ce sont 9,03 millions de tonnes de riz qui ont été exportés de Thaïlande aux quatre coins du monde. Leader dans ce domaine depuis 1962, la Thaïlande a vu une hausse de 5% de l’exportation du riz en 2010, pour des revenus estimés à 5,3 milliards de dollars. En deuxième position se trouve le Vietnam avec 6,9 millions de tonnes de riz exportés au cours de l’année précédente. (The Nation)


Watsons étend son activité en Thaïlande

La compagnie Central-Watsons Co va investir au moins 200 millions de bahts dans l’expansion du parc de magasins de santé et de cosmétique Watsons. Au moins 24 nouveaux magasins vont être ouverts cette année, et 20 autres vont être rénovés afin d’instaurer un nouveau concept de vente. Avec plus de 700 magasins en Asie, Watsons est la plus importante chaîne de magasins spécialisés dans les produit de beauté et de santé de cette région. (Bangkok Post)


http://thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 24, 2011, 11:14:41 am

Production d’électricité: quelles options pour la Thaïlande ?

Poussée par une croissance économique continue, la consommation d’électricité de la Thaïlande au cours des 30 dernières années a considérablement augmenté. Mais la production reste très dépendante des énergies fossiles, en particulier le gaz naturel importé de Birmanie

En trois décennies, la demande nationale  d’électricité en Thailande a fortement augmenté, passant de 14.000 millions d’unités ou gigawatt-heure (GWh) à 150.000 GWh à l’heure actuelle, soit un taux de croissance annuel moyen de 8,2 %.

La demande d’électricité a rapidement augmenté dans le secteur industriel en raison de la politique des gouvernements successifs encourageant les investissements industriels. En outre, le développement économique de la Thaïlande a entraîné une augmentation de la consommation d’électricité par les secteurs commercial et résidentiel, conséquence de l’augmentation des revenus des consommateurs dont la consommation caractéristique a évolué vers plus de confort.


La demande d’électricité a fortement augmenté avec la croissance

Un plus grand nombre d’appareils électriques sont donc largement et quotidiennement utilisé, comme par exemple, les réfrigérateurs, téléviseurs, et surtout les climatiseurs, très gros consommateurs d’énergie. Ces appareils, produits de luxe il y a trente ans, sont devenus des nécessités pour la plupart les ménages thaïlandais.

L’électricité devenant un élément fondamental dans le développement économique et la vie des populations, les plans de développement de l’énergie ont jusqu’ici été concentré sur l’expansion de l’électrification pour assurer une couverture de services la plus large possible.

Maintenant le gouvernement doit aussi élaborer un plan de développement énergétique pour accroître la capacité de production du système de manière à pouvoir satisfaire la demande croissante. En 1979, la demande de pointe était  de 2.964 mégawatts (MW), tandis qu’en 2009, elle a atteint 22.596 MW.  Pendant ce temps, les systèmes distribution d’électricité ont été élargi, et couvrent actuellement presque tout le domaine à l’échelle nationale.


Une faible part d’énergies renouvelables

Quant à la sélection des types de combustibles pour la production d’électricité, l’un des facteurs que le gouvernement doit prendre en compte, est que le gaz naturel – actuellement le principal combustible utilisé dans le système de production d’électricité de la Thaïlande – est en grande partie importé de Birmanie.

Après le gaz naturel on trouve des « combustibles solides » comme le lignite, qui constitue 12,6 %, et le charbon importé, dont la qualité est meilleure que le lignite, qui représente 8,2 %.

La part de la production d’électricité à partir d’autres combustibles est relativement faible, soit 4,7 % pour l’énergie hydroélectrique; 1,4 % pour les sources d’énergie renouvelables, telles que les balles de riz, la bagasse et mini / micro hydroélectricité. En outre, le système électrique de la Thaïlande a commencé à dépendre de l’électricité importée de la République démocratique populaire du Laos et de la Malaisie, pour environ 2%.


La Thaïlande est fortement tributaire du gaz naturel pour produire son électricité.

Un facteur généralement considéré comme une priorité consiste notamment à réduire la dépendance des importations d’énergie. Cela semble être un facteur important dans de nombreux pays, comme les États-Unis, l’Australie, l’Afrique du Sud et en Chine.  Dans le cas du Canada et du Brésil, ils ont des ressources en eau considérables et, par conséquent, l’hydroélectricité est la principale source de leur production d’électricité.

Bien que la France n’ait pas de ressources en uranium, elle a fortement développé la technologie nucléaire et l’a choisi comme la principale source de production éléectrique.

Contrairement a la Thailande, les pays qui  manquent de ressources énergétiques propres, comme le Japon et la Corée, optent généralement pour la diversification des types de carburant dans le but de réduire les risques d’une dépendance excessive à un type particulier de sources d’énergie.


http://thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le janvier 24, 2011, 11:23:52 am
Dans les villages des tribus, ils ont installés plein de panneaux solaires devant chaque barraque. Bon, ça alimente qu'une ou deux ampoules mais c'est mieux que rien et c'est de l'énergie propre !  :clap
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le janvier 26, 2011, 10:20:08 am

TOURISME – Le secteur mise sur l'expansion de Suvarnabhumi et le TGV avec la Chine.

L'expansion de l'aéroport Suvarnabhumi et le développement d'un train à grande vitesse avec la Chine devraient permettre d'attirer encore plus de touristes en Thaïlande, a déclaré le président de l'Association des agents de voyage Surapol Sritrakul cité hier par The Nation.



(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mercredi 26 janvier 2011
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: knom le janvier 26, 2011, 10:38:09 am

Dans les villages des tribus, ils ont installés plein de panneaux solaires devant chaque barraque. Bon, ça alimente qu'une ou deux ampoules mais c'est mieux que rien et c'est de l'énergie propre !  :clap


A part dans un village complètement paumé je n'ai pratiquement jamais vu de panneaux solaires dans les campagnes thaïlandaises...

En ville ça ne m'a pas non plus sauté aux yeux...


Et vous ?
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 26, 2011, 10:48:11 am

Effectivement Knom, les villages thaïlandais ne sont pas équipés de panneaux solaires... Par contre, tous les foyers ont perçu un ou plusieurs panneaux dans les villages minoritaires sous le gouvernement Thaksin...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le février 05, 2011, 11:41:28 am
http://www.lepetitjournal.com/


Des travailleurs thaïlandais au Qatar

54.000 Thaïlandais pourraient prochainement partir travailler au Qatar sur les chantiers de la Coupe du monde de football 2022, soit 41.000 de plus que les 13.000 aujourd'hui recensés sur le sol qatari, selon vice-ministre du Travail Yuph Nana cité hier par le Bangkok Post.


I
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 02, 2011, 09:52:19 am

Baht, Euro, Dollars, Yuan : faites vos jeux…

Si vous faites partie des expatriés qui vivent en Thaïlande, donc vivant au quotidien en baht, mais avec un salaire ou une retraite en euros, 2010 a sans doute été une très mauvaise année pour le portefeuille. En un an le baht affiche en effet une hausse de 20 à 25% sur l’euro.

Pour 2011 les perspectives ne sont pas très encourageantes : les chances de voir remonter l’euro par rapport aux monnaies asiatiques sont faibles, et la tendance serait plutôt du coté d’une nouvelle baisse de l’euro, même si elle devrait être moins forte que les années précédentes.

"Comme un mauvais orage prêt à éclater à tout moment, la crise de la dette souveraine européenne n’en finit pas de peser sur l’avenir économique du Vieux Continent. Elle empoisonne l’atmosphère, elle mine cet élément essentiel à toute reprise de la croissance : la confiance dans l’avenir."

écrivait récemment le Monde dans son éditorial.

De manière un peu schématique on peut aujourd’hui diviser les pays en deux catégories. D’un coté vous avez un ménage qui a tout acheté à crédit, la voiture, la maison, le frigidaire etc… s’endettant parfois à plus de 100% de ses revenus, et de l’autre un ménage qui a patiemment épargné en travaillant sans compter pendant des décennies. A qui auriez vous envie de confier vos économies ?

On peut aussi se poser la question à la manière de Jacques Attali qui compare la France à une entreprise dont la dette représenterait plus de cinq années du chiffre d’affaires

"Comment réagirait un investisseur privé à qui l’on demanderait d’investir dans une entreprise dont la dette représenterait plus de cinq années du chiffre d’affaires, dont les pertes annuelles seraient supérieures à la moitié du chiffre d’affaires, et dont les emprunts annuels dépasseraient le chiffre d’affaires ? Il fuirait. Telles sont pourtant les caractéristiques de la France d’aujourd’hui !"

Pour l’instant, peut être sans vous en rendre compte, vos économies sont dans la poche du ménage qui a tout a acheté en s’endettant… En fait  en conservant vos biens et votre épargne en euros,  vous faites un pari sur la solidité de l’économie européenne à plus ou moins long terme, sur sa capacité de maîtriser sa dette et de produire des richesses exportables.


L’euro, 20 ans de galère en perspective, selon la BCE elle même…

La Banque centrale européenne (BCE) estime elle même dans son rapport que les États de la zone euro pourraient mettre vingt ans pour que leur niveau d’endettement redevienne inférieur aux critères définis par l’Union européenne, même si les pays prennent des mesures rapides pour gérer leurs problèmes budgétaires.

Sinon tôt ou tard l’euro plongera, comme le franc qui était dévalué tous les ans avant que l’euro n’existe.

On on est pas encore là avec l’euro, mais soyons réaliste, en fait la seule chose qui l’empêche de plonger tout de suite, c’est la fragilité du dollar… Dès qu’une alternative crédible existera (le yuan est en voie de le devenir), beaucoup de gestionnaires seront tentés de se débarrasser de leur euros.

Alors que l’on commence déjà à faire des plans pour le prochain sauvetage du Portugal, la Chine annonce le montant de ses réserves de change : 2850 milliards de dollars. Toujours plus ! Près du double de capitalisation des sociétés françaises cotées en Bourse ! La Chine détient même de 7 % de la dette publique de la zone euro, soit 630 milliards d’euros, c’est La Tribune qui donne cette estimation, confirmant celle du Financial Times.


Après la Grèce et l’Irlande, le Portugal et l’Espagne et…

Le Portugal et d’autres économies de la région, notamment l’Espagne, doivent procéder à des adjudications importantes en 2011 : si personne ne veut de leurs obligations, ou bien à des taux trop élevés (7% actuellement pour le Portugal), le prochain plan de sauvetage sera très douloureux, voire mortel pour l’euro.

Jusqu’à présent, l’Europe a été frappée principalement à sa périphérie. L’installation d’un fonds de secours de 750 milliards d’euros mis en place au printemps dernier a été plus que suffisant pour renflouer la Grèce et l’Irlande à hauteur de € 177 milliards.

Mais c’est 23% d’un fonds pour deux pays dont les PIB combinés représentent à peine 3,4% de l’économie l’UE. Ensuite, il y a le Portugal, l’Espagne et l’Italie pas loin derrière. Collectivement, ils représentent 22% du PIB de l’UE….

Une nouvelle hausse des rendements pourrait bien être le prélude à l’annonce de plans de sauvetage pour ces deux pays. Sinon ou trouver les fonds nécessaires pour financer la montagne de dettes que les européens ont accumulés.


Tous ruinés dans dix ans ?

C’est un message d’alerte, plutôt pessimiste, qui figure dans le titre du dernier essai de Jacques Attali, accompagné d’un sous titre guère plus rassurant (Dette publique: la dernière chance). Le constat est assez brutal: en fait rien n’est réglé, et une nouvelle crise liée à l’endettement de l’Europe n’est qu’une question de temps, si des mesures radicales ne sont pas prises très rapidement.

En 2020 selon la BRI (Banque des règlements internationaux), la dette publique dépassera les 200% du PIB en Grande Bretagne, et 150% en Belgique, France, Irlande, Italie et Grèce.

Si les taux d’intérêts grimpent, et ils ont déjà commencé à augmenter sur les taux à dix ans, le montant des remboursements seront hors de portée de la plupart des pays. En plus le taux d’endettement n’explique pas tout:

"Le déclenchement d’une crise de dette souveraine dépend plus de la perte de confiance subjective des marchés que du dépassement de ratios standardisés"

note Jacques Attali

Si cette perte de confiance devait se produire, Jacques Attali prévoit un effondrement de l’euro et du dollar, suivi de pertes massives de pouvoir d’achat et une chute de l’immobilier.

"Ce scénario constitue en tout cas la description, à grands traits et sans doute à peine exagérée, d’un rite de passage nécessaire avant que l’Asie ne reprenne toute sa place face à l’Occident."

conclut l’auteur.

Il n’est pas difficile d’imaginer ce qui se passera quand la Chine ouvrira alors grand les vannes du yuan. Une monnaie adossée aux plus importantes réserves mondiales de devises ne ferait qu’une bouchée des autres monnaies adossées a une montagne de dettes…


http://thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: DocTournesol le mars 04, 2011, 08:04:27 pm
L'Europe a débuté sa décadence et je ne vois pas ce qui pourrait l'arrêter. Nous avons eu notre période de domination, maintenant, c'est aux autres.
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 05, 2011, 11:24:32 am

L'Europe a débuté sa décadence et je ne vois pas ce qui pourrait l'arrêter. Nous avons eu notre période de domination, maintenant, c'est aux autres.


Je n'en suis pas si certain Doc... Même si leur secteur industriel est partiellement sinistré, l'Europe et l'Amérique du Nord conserve une vraie longueur d'avance sur les hautes technologies, la recherche (spatial, avionique, armement, médecine, etc...), les articles de luxe, etc...

L'Afrique, quant à elle, est à l'arrêt (je n'ai pas osé dire régresse !)... L'Asie et l'Amérique du sud risquent d'avoir bientôt des problèmes sociaux dont nous ne mesurons même pas l'ampleur... Je rappelle quand même que 90 % des Indiens, 80 % des Chinois et 70 % des sud-Américains vivent avec moins de 2 euros pas jours !... Jusqu'à quand ces gens qui, grace à leurs très bas salaires, permettent l'enrichissement de leurs Etats, en rendant très compétitifs leurs produits manufacturés et "boostant" leurs exportations, accepteront-ils cette situation ?

Non, non, la situation (décadence de l'Occident et monté de l'Asie et de l'Am-Sud) n'est donc pas si simple et si claire qu'on veut bien nous le faire croire...

Je me demande si certains n'ont pas intérêt à désirer nous faire avaler cette couleuvre et ne poussent pas les médias à vouloir nous faire croire que nous sommes décadents ?!...

En attendant, sur le plan de la vie quotidienne, je préfère de loin avoir le niveau de vie d'un Français moyen plutôt que celui d'un Chinois, d'un Indien, d'un Brésilien ou d'un Argentin moyen !...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Eric le mars 07, 2011, 11:20:23 pm

Comment l’Amérique négociera la chute de son empire au Moyen-Orient ?

par Peter OBORNE

Les empires peuvent s’évanouir en une génération. A la fin du XVIe siècle, les Espagnols semblaient dominer. Vingt-cinq ans plus tard, ils étaient à genoux, trop dispersés, ruinés, et incapable de rivaliser avec les puissances maritimes émergentes de l’Angleterre et de la Hollande. L’empire britannique atteignit son apogée en 1930. Vingt ans après, c’était révolu.

Aujourd’hui, il est raisonnable de se demander si les Etats-Unis, apparemment invincibles il y a une décennie encore, suivront la même trajectoire. L’Amérique a souffert de deux souffles convulsifs ces trois dernières années. Le premier fut la crise financière de 2008, dont les conséquences s’en ressentent encore justement. Bien que la cause première en fût la débâcle du marché des emprunts-logement, le problème sous-jacent fut le déséquilibre chronique de l’économie.

Pendant un certain nombre d’années, l’Amérique a été incapable de financer ses programmes intérieurs et ses engagements à l’étranger sans avoir recours à une aide massive de la part de la Chine, sa rivale internationale. La Chine a une raison prégnante pour fournir une aide : elle a besoin de maintenir la demande américaine afin d’ouvrir un marché pour ses exportations et ainsi éviter une crise économique de son propre chef. Cette situation est l’équivalent contemporain de la Destruction Mutuelle (Mutually Assured Destruction), la doctrine qui empêchait le lancement de la guerre nucléaire entre l’Amérique et la Russie.

Contrairement à cette doctrine, ce pacte est insoutenable. Mais Barack Obama n’a pas cherché à s’occuper du problème. Au lieu de cela, il réagit à la crise avec les mêmes politiques inefficaces qui causèrent le trouble en premier lieu : crédit facile et plus de dettes encore. Il est certain que l’Amérique sera forcée, en temps voulu, de s’ajuster massivement à la fois sur ces niveaux de vie internes et à ses engagement à l’étranger.

Cela importe car, en suivant le second souffle convulsif, les intérêts américains à l’étranger sont menacés à une échelle jamais constatée auparavant. Depuis 1956, lorsque le secrétaire d’Etat John Foster Dulles retira son soutien à la Grande-Bretagne et à la France dans le cadre de Suez, le monde arabe devint la chasse gardée des Etats-Unis. Initialement, il y eut des promesses qu’ils toléreraient l’indépendance et l’autodétermination. Mais cela ne dura guère longtemps ; l’Amérique fit le choix de gouverner par le biais de dictateurs brutaux et corrompus, approvisionnés en armes, en entraînement militaires et en conseils par Washington.

L’importance capitale de quelques semaines passées réside dans le fait que cet arrangement profitable mais moralement épuisé apparaisse comme sur le déclin. Une des ironies les plus remarquables dans l’agonie sanglante et macabre du régime libyen est qu’il aurait été plus sage pour le Colonel Kadhafi d’être resté en dehors de la sphère d’influence des Etats-Unis. Lorsqu’il se joignit aux forces avec George Bush et Tony blair cinq ans auparavant, le dictateur vieillissant prenait en marche un train qui était sur le point de s’arrêter.

A Washington, le Président Obama n’a pas souligné cet aspect de l’affaire. Au lieu de cela, après avoir hésité, il a présenté les soulèvements récents comme démocratiques et même pro-américains, en fait un triomphe pour les dernières méthodes de communication occidentales telles que Twitter et Facebook. Beaucoup de commentateurs compatissants ont cependant proclamé que les révolutions arabes tenaient la comparaison avec le soulèvement de 1989 des peuples d’Europe de l’Est contre la tyrannie soviétique.

Je supposerais que l’analogie est appropriée. Exactement comme 1989 vit l’effondrement de l’empire russe en Europe de l’Est, c’est comme si maintenant 2011 allait marquer la destitution de beaucoup de régimes satellites de l’Amérique dans le monde arabe. Il est très peu probable cependant que les événements prennent ensuite le chemin étroit souhaité par la Maison Blanche. Loin d’être inspiré par Twitter, une grande majorité des Arabes qui ont conduit ces événements sensationnels est illettrée. Ils ont été poussés à la révolte par la pauvreté de masse et le chômage, liées à un sentiment de dégoût quant aux larges divergences de richesse et à une corruption grotesque. Il est trop tôt pour jauger du cours futur des événements avec sûreté mais il semble peu probable que les peuples libérés prennent Washington et New-York comme modèle économique.

La grande question est de savoir si l’Amérique appréhendera son statut minoré avec légèreté, ou si elle deviendra violente, comme sont historiquement enclins à le faire les empires ébranlés. Ici, la réaction de la Maison Blanche suscite des inquiétudes. L’insensibilité américaine est bien démontrée dans le cas de Raymond Davis, l’agent de la C.I.A. qui a abattu deux Pakistanais à Lahore. Hillary Clinton essaie de forcer le Pakistan à donner l’immunité diplomatique à Davis. Ceci est un comportement incroyable qui montre que les Etats-Unis continuent à se considérer comme au-dessus de la loi. Le Président Zardari, déjà vu par ses compatriotes comme un polichinelle pro-américain, aurai-il obtempéré, si son gouvernement s’effondrait presque de manière certaine.

Ou prenez la décision du Président Obama datant de la semaine dernière de poser son veto sur la résolution du Conseil de Sécurité de l’O.N.U. condamnant les colonisations israéliennes. L’Amérique elle-même s’accorde sur l’illégalité de ces colonisations. A un moment où le Moyen-Orient est déjà mutin, cette suite d’actions semble folle.

Le problème le plus important est que l’Amérique veut la démocratie, mais seulement ses propres termes. Un très bon exemple en est l’élection d’un gouvernement Hamas à Gaza en 2006. Cela aurait dû être un moment d’espoir pour le processus de paix au Moyen-Orient : l’élection d’un gouvernement avec la légitimité et le pouvoir de mettre fin à la violence. Mais l’Amérique a refusé de traiter avec le Hamas, comme elle a refusé de traiter avec la Fraternité Musulmane en Egypte, ou de reconnaître les aspirations régionales bien fondées de l’Iran.

L’histoire du monde arabe depuis l’effondrement du califat ottoman en 1922 peut être schématiquement divisée en deux périodes : une règle coloniale ouverte sous les Britanniques et les Français, suivie par l’empire invisible américain après la Deuxième Guerre Mondiale. Nous allons entrer maintenant dans une troisième époque, lorsque les nations arabes, et d’autres en temps utiles, affirmeront leur indépendance. Il est très peu probable qu’elles choisissent toutes le chemin tracé par les Américains. De toute évidence, le Président Obama et la secrétaire d’Etat Clinton sont embourbés et incapables de saisir la nature des événements actuels.

C’est ici que les Britanniques, qui ont de profonds liens historiques avec la région, et pour qui le souvenir de la perte de l’empire est encore vivace, doivent être capables d’apporter de sages et pratiques conseils. Jusqu’ici le Premier Ministre, un néophyte dans les affaires étrangères, ne l’a pas encore fait. Sa tournée des capitales du Moyen-Orient avec un cortège de marchands d’armes avait un sens seulement en relation avec les accords rompus des cinquante dernières années. Ces paroles auraient pu être rédigées par Tony Blair il y a dix ans, avec des faux-fuyants et des hypocrisies du même acabit. Il n’y eut point de reconnaissance du grand changement de paradigme dans la politique internationale.

Les liens entre les institutions de défense, de sécurité et de politique étrangère britanniques et américaines sont si forts qu’il est peut-être plus possible pour quelque gouvernement britannique que ce soit d’agir indépendamment. Lorsqu’elles sont mises à l’épreuve, nos ministres disent toujours que nous usons de notre influence « en coulisses » avec des alliés américains, plutôt que de les mettre à l’épreuve au grand jour. Mais, cela est pareillement une tactique erronée. On me dit, par exemple, que William Hague s’est battu pour persuader Hillary Clinton de ne pas poser son veto sur la résolution du Conseil de Sécurité la semaine dernière, mais qu’il fût ignoré. Voilà le temps où nous devenons un ami d’une candeur bien plus grande car le monde change plus vite que nous le pensons.  

Article de Peter OBORNE paru dans le TELEGRAPH le 24 février 2011
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 08, 2011, 09:53:22 am

On revient à la Thaïlande...


La Thaïlande émet des obligations à 50 ans !


La Thailande est le quatrième pays au monde à avoir mis sur le marché avec succès des obligations à 50 ans, une durée exceptionnellement longue pour ce type d’instrument financier.

Le ministère des Finances thailandais a pour la première fois émis des obligations à 50 ans, la maturité  la plus longue jamais lancée pour ce pays, avec un taux d’intérêt de 4,85 %, selon le ministre des Finances Korn Chatikavanij.

M. Korn a déclaré que la vente a atteint 3.5 milliards de baht au total, tandis que la demande des investisseurs était de  Bt6.3 milliards, soit environ 1,8 fois plus.

Deux groupes d’investisseurs ont souscrit l’offre de l’Etat thailandais : les acheteurs institutionnels, pour environ 37 pour cent du montant proposé dans l’appel d’offres. L’autre groupe étant des sociétés d’assurance-vie, pour environ 63 pour cent.

Cette émission fait de la Thaïlande le quatrième pays au monde à émettre des obligations à 50 ans, après le Royaume-Uni, la France et la Chine.

Le ministre des Finances a déclaré que la première adjucation ayant été un succès, M. Korn, prévoit d’organiser deux autres ventes aux enchères de 3 à 4 miliards de baht chacune en avril et juin et juillet-septembre 2011.

(Source: MCOT news)


http://thailande-fr.com/


Photo: Selon le ministre des Finances Korn Chatikavanij, la première émission de bons à 50 ans de la Thailande a été un succès auprès des investisseurs
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 09, 2011, 08:40:19 am

Les thaïlandaises sont au top !


On ne pense pas souvent à la Thaïlande comme un pays à la pointe du féminisme et de l’égalité entre hommes et femmes. Pourtant si cela signifie avoir les mêmes opportunités de carrière et de salaire que les hommes, cela pourrait bien être le cas. Le rapport  2011 de Grant Thornton, International Business Report (IBR), révèle que les femmes occupent actuellement 20% des postes de direction au niveau mondial, contre 24% en 2009, mais en Thailande ce pourcentage atteint 45%, assez proche d’une véritable parité.

Dans son enquête sur les entreprises privées (privately held businesses  ou PHB) Grant Thornton a également constaté que le pourcentage des entreprises privées qui ne comptent aucune femme dans leurs instances dirigeantes a augmenté à 38% par rapport à 35% en 2009.


La Thaïlande affiche le pourcentage le plus élevé de femmes parmi les cadres supérieurs

Grant Thornton a constaté que la Thaïlande a le plus grand pourcentage de femmes parmi les cadres supérieurs (45%), suivie par la Géorgie (40%), la Russie (36%), Hong Kong et les Philippines (35%). Les pays ayant les plus faibles pourcentages sont l’Inde, les Émirats arabes unis et le Japon où moins de 10% des postes de direction sont occupés par des femmes.

Achara Boonyahansa, Business Development Director de Grant Thornton en Thaïlande, explique:

"La culture de travail de la Thaïlande offre des chances égales aux hommes et femmes d’atteindre des niveaux de gestion supérieurs. Les entreprises engagées dans la diversification de leurs dirigeants veillent à ce que les femmes soient traitées sur un plan d’égalité dans  l’entreprise, et soient assignées a des taches primordiales comme faire partie des opérations de redressement , et acquérir une expérience internationale."

Les données ont révélé que les pays du G7 sont à la traîne de la moyenne mondiale, avec seulement 16% de femmes occupant des hauts postes dans les entreprises tandis qu’au niveau régional, l’Asie-Pacifique (hors Japon) enregistre les scores les plus élevés avec 27% en moyenne.

Les femmes ont réussi à augmenter leur part de postes de cadres supérieurs en Thaïlande, Hong Kong, Grèce, en Belgique et au Botswana, où le pourcentage de femmes cadres supérieurs a augmenté d’au moins 7% depuis 2009.

Achara a ajouté:

"Etre célibataire ou se marier pourrait être un facteur déterminant pour femmes thaïlandaises pour leur capacité de gravir les échelons de l’entreprise, car elles sont plus susceptibles de faire des heures supplémentaires au travail. En outre, pour les femmes mariées, elles ont la capacité de concilier leur travail avec leur vie personnelle, grâce au soutien de la famille élargie pour prendre soin de leurs enfants."

Les femmes occupent 20% des postes de direction au niveau mondial, contre 24% en 2009, et à peine 1% par rapport à 2004. Mais en Thaïlande, ce pourcentage est de 45%, plus élevé dans le monde, affirme Grant Thornton International Business Report


30% des PDG thailandais sont des femmes

Globalement seulement 8% des PDG d’entreprises (Chief Executive Officer – CEO) sont des femmes.

Cependant la proportion est différente dans les économies asiatiques: la Thaïlande vient en tête avec 30% des entreprises employant des femmes PDG, suivie de la Chine (19%), Taiwan (18%) et duVietnam (16%) .

Les réponses ont été recueillies au T4 2010 et T1 2011, auprès d’un échantillon global de plus de 9000 répondants. Les répondants ciblés sont des dirigeants, directeurs généraux, présidents ou autres dirigeants (titre dépendant de ce qui est le plus significatif pour chaque pays) à partir de 39 économies principalement dans cinq secteurs d’activité.


Les thaïlandaises au top de la gestion des finances

En outre les Thailandaise sont aussi au top du classement MasterCard des femmes sur la gestion financière en Asie.

Les femmes thaïlandaises ont obtenu les notes les plus élevés en matière de gestion financière dans la région Asie-Pacifique, selon la première enquête sur les femmes et le financement menée par MasterCard.

Selon MasterCard Thaïlande, les femmes thaïlandaises ont obtenu la meilleure note globale à 73,9 points, basée sur trois indicateurs: 87 points sur le plan financier, 69,3 points pour les investissements et 67,9 points pour la gestion financière de base.

Après les femmes thaïlandaises, on trouve la Nouvelle-Zélande et les femmes australiennes, avec 71,3 et 70,2 points respectivement. Les femmes vietnamiennes sont à la quatrième place avec 70,1 points, suivies par les femmes de Singapour avec 69,4 points. Les plus bas dans le tableau sont les femmes chinoises à 60,1 points, les femmes japonaises à 59,9 points et les femmes coréennes avec 55,9 points.

L’enquête a été menée auprès de 5094 femmes dans 14 pays de l’Asie-Pacifique, dont l’Australie, la Chine, Hong Kong, Inde, Indonésie, Japon, Malaisie, Nouvelle-Zélande, les Philippines, la Corée, Singapour , Taiwan, le Vietnam et la Thaïlande.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le mars 15, 2011, 08:27:46 am
Thailande.fr


LES VENTES AUTOMOBILES EN HAUSSE...

Les ventes intérieures de véhicules automobiles en Thaïlande ont fait un bond de 44,2 % à 78 039 unités au mois de février, avec Toyota conservant sa part de marché prédominante de 30 592 unités et Isuzu, au deuxième rang avec 14 713 unités, en hausse de 22,2 %, selon une source de l’industrie automobile thaïlandaise.

Employant actuellement plus de 300.000 personnes et générant 12% du PIB national, l’industrie automobile est considérée comme l’un des principaux secteurs manufacturiers de Thaïlande.

L’industrie automobile en Thaïlande a attiré presque tous les grands constructeurs automobiles du monde, assembleurs et fabricants de pièces et de composants. Ford, General Motors, BMW, DaimlerChrysler, Mitsubishi, Mazda, Toyota, Isuzu, Honda et Nissan ont tous une présence établie en Thailande, qui représente  près de 1,4 million de véhicules produits en 2008.


La production automobile en Thailande se dirige vers de nouveaux records pour 2011

L’année dernière, les exportations d’automobiles ont contribué pour environ 13% des exportations totales de la Thaïlande, ce qui fait du secteur automobile le deuxième secteur en importance après les pièces électroniques et informatiques, selon les données du ministère du Commerce.

Le salaire moyen des travailleurs de la fabrication automobile en Chine sont de 412,50 US dollars par mois, contre USD 245,50 $ en Thaïlande,  et US dollars 129 pour l’Indonésie, selon un rapport de 2009 sur le site de l’Organisation internationale du travail...l


et pourtant, les voitures sont chères en Thaïlande et il y a de plus en plus de 4X4... je me pose des questions...  ???
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 15, 2011, 11:03:27 am

et pourtant, les voitures sont chères en Thaïlande et il y a de plus en plus de 4X4... je me pose des questions...  ???


Réponses aux questions que tu te poses Line:

1/ Les Thaïlandais sont loins d'être tous pauvres, contrairement à ce qu'imaginent certains Occidentaux mal informés !...

2/ Les crédits automobiles ici, sont très accessibles et ont des taux d'intérêt très faibles !
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 21, 2011, 07:39:20 am

JAPON – Une perte de 15 à 20 milliards de bahts pour le tourisme thaïlandais

La Thaïlande pourrait perdre en 2011 entre 15 et 20 milliards de baths (de 349 à 465 millions d’euros), en raison d’une baisse attendue des touristes venant du Japon, après le tremblement de terre du 11 mars qui a touché une partie de l’archipel nippon, selon une étude du Centre de recherche Kasikorn citée par l’agence MCOT.



P.B. (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) lundi 21 mars 2011
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 21, 2011, 09:51:54 am

Il est clair que les Japonais sont très présents en Thaïlande, en tant que touristes et en tant qu'expatriés...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 29, 2011, 09:39:31 am

Bangkok domine l’offre de bureaux dans l’Asean !


Bangkok offre plus d’espace de bureau par rapport aux autres villes de l’ASEAN, y compris Singapour, selon une étude de Colliers International en Asie-Pacifique. Tokyo reste la ville qui contient de loin la plus grande surface de bureaux en Asie dans son ensemble, avec près de dix fois plus que Bangkok.

Patima Jeerapaet, directeur de Colliers en Thaïlande estime que la forte position de Bangkok servira de tremplin pour la capitale thailandaise pour profiter de la Communauté économique de l’ASEAN (AEC) en 2015.

« Le secteur des services sera un facteur clé dans les changements qui se produiront en 2015, et le fait qu’il y a une quantité significative d’espace de bureau déjà présent à Bangkok est un avantage énorme pour la ville » a t-il dit.

Un des éléments clés de l’AEC (accord de libre échange entre les dix pays de l’Asean) est la disposition qui porte à 70%  la participation étrangère autorisée pour les pays de l’Asean dans tous les secteurs de services nationaux d’ici à 2015. Pour la Thailande ou la participation étrangère est toujours plafonnée à 49%, le changement sera de taille, mais devrait aussi repositionner Bangkok au centre de l’Asean pour le siège de sociétés de services.

Les recherches menées par Colliers montrent que Bangkok possède environ 7.900.000 mètres carrés de bureaux, et Singapour un peu plus de sept millions. Les autres villes comme Manille, Jakarta et Kuala Lumpur sont derrière mais pas de beaucoup, selon Antoine Picon, directeur associé de recherches à Colliers. La plus grande partie de la construction de bureaux à Bangkok s’est produite dans les années 1990.

« D’autres villes sont en phase de rattrapage, mais l’ouverture du secteur des services en Thaïlande devrait conduire à la prochaine vague de développement de bureaux à Bangkok »

at-il souligné. M. Picon, qui a également expliqué que l’activité commerciale en Thaïlande et très centralisée à Bangkok alors que dans d’autres pays elle est plus dispersée.

« Aux Philippines, il y a un marché de bureau à Cebu, l’Indonésie a Surabaya, la Malaisie a Penang et le Vietnam a un marché de bureaux à Hanoi et Danang, en Thaïlande, il est limité à Bangkok ».


http://thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 01, 2011, 09:38:47 am

Une petite brève...


Kellogg’s se convertit à l’huile de palme durable !

Après Carrefour, Nestlé, Findus, Kraft Foods et Cadbury notamment, Kellogg’s choisit à son tour GreenPalm pour la certification en huile de palme durable. Avec un objectif de couvrir 100 % de ses besoins à terme. Seulement 6 % de l’approvisionnement mondial de palme seraient aujourd’hui produits de manière durable.

L’Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande, le Nigéria et la Colombie sont les principaux pays producteurs. Ils exportent 75 % de leur culture. GreenPalm est le nom commercial de GreenPalm Limited, filiale indépendante du groupe britannique Aarhus Karlshamn. Lequel fabrique des huiles et du corps gras et fut l’un des membres fondateurs de la Table Ronde sur la palme durable.


http://www.lineaires.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 08, 2011, 10:00:18 am

Le nucléaire: trop cher et trop dangereux pour la Thaïlande ?

Il est facile avec le recul de voir que la centrale nucléaire de Daiichi Fukushima comportait des défauts importants: centre de commande électronique situé dans une salle sous le bâtiment du réacteur qui a été facilement inondé lorsque le tsunami a frappé.  Même réflexion pour les générateurs diesel de secours pour l’approvisionnement en électricité des pompes de refroidissement qui ont été incapables de fonctionner en cas de besoin, parce que installées dans un sous sol qui a également été inondé.

Depuis quarante ans, les autorités du Japon avaient assuré que les centrales japonaises seraient « sûres » dans toutes les circonstances prévisibles. Et puis l’imprévisible s’est produit sous la forme d’un fort séisme suivi d’un tsunami. Selon les premières estimations, la contamination de l’iode radioactif I-131 et radioactifs du césium-137 dans les quatre premiers jours de Fukushima Daiichi représentent déjà entre 20 et 50% des émissions de Tchernobyl.

Le «prévisible» arrive en général, aussi. Il n’est pas trop difficile de prédire qu’ une centrale nucléaire construite en Thaïlande coûtant des milliers de milliards de baht, serait susceptible d’engendrer une certaine corruption. Cela s’est déjà produit pour l’aéroport de Suvarnabhumi et le réacteur de recherche nucléaire Ongkarak.

Si la Thaïlande décide de construire des centrales nucléaires, il n’est pas difficile de prévoir qu’une certaine partie des fonds ira remplir indument certaines poches, et ce au détriment des normes de qualité de la construction et de sécurité.

Le problème majeur avec l’énergie nucléaire est qu’elle est particulièrement impitoyable. L’énergie nucléaire ne serait pas si dangereuse, si les gens étaient parfaits et si la nature était prévisible.

Mais les gens sont corruptibles (surtout quand les montants sont importants en Thaïlande). Et les gens font parfois des erreurs.

Sur le long terme, lorsque l’imprévisible survient, tout d’un coup l’énorme pouvoir de la radioactivité et de l’atome est libéré de manière destructrice. Les estimations dans les médias japonais ont déjà estimé le coût des fuites de rayonnement en milliers de milliards de yens (centaines de milliards de baht), non compris le coût des impacts sur la santé. Selon la loi japonaise, les sociétés sont responsables du coût de tous les accidents de réacteurs nucléaires, sauf lorsque les accidents sont le résultat d’une «catastrophe naturelle grave de caractère exceptionnel ou d’une insurrection».

Par conséquent il semble assez probable que les Japonais après avoir supporté les risques d’exposition aux rayonnements, et des semaines de pannes d’électricité, soient également obligé de finir par payer les frais engendrés par la catastrophe nucléaire en prélevant sur leur propre portefeuille.

Y at-il des possibilités pour la Thaïlande pour économiser l’énergie à un coût moindre que l’énergie nucléaire? Tout à fait.

Construire de nouvelles centrales nucléaires est plus coûteux que réduire les frais de consommation énergétique. Une étude menée par des analystes internationaux sur l’efficacité énergétique de la Thailande a estimé que 29% de la consommation résidentielle d’électricité peuvent être économisés avec des programmes d’amélioration de l’efficacité énergétique au cours des 20 prochaines années.

...

Pour plus d’informations, voir le site de Chuenchom et Chris Greacen, chercheurs indépendants dans le domaine de l’énergie. Leurs articles et des présentations sur le secteur de l’électricité thaïlandaise sont sur www.palangthai.org


http://thailande-fr.com/

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Photo: depuis quelques semianes, des agents du gouvernements thaïlandais ont reçu pour mission de controler le taux de radio-activité des aliments vendu dans les supermarchés.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 24, 2011, 10:44:38 am

Exportations en hausse de 30% en mars !

Les exportations de la Thaïlande en mars ont atteint un niveau record de 21,3 milliards de dollars US, soit une croissance de 30% en glissement annuel, a déclaré le ministre du Commerce Pornthiva Nakasai.

Converties en baht thaïlandais, les exportations ont été évaluées à 646 milliards de THB, représentant une croissance de 20 %. Pour le premier trimestre, les exportations de la Thaïlande ont atteint 56,87 milliards de dollars soit une croissance de 28%, tandis que les importations en mars ont atteint un taux de croissance similaires.

L’excédent commercial de la Thaïlande en mars est de 1,79  milliards de dollars (USD) et de 2,70 milliards au premier trimestre. Mme Pornthiva a déclaré que l’augmentation des exportations de la Thaïlande a été provoqué par une expansion de l’économie mondiale et la hausse des prix des produits agricoles.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 26, 2011, 09:33:44 am

La production automobile thaïlandaise pourrait baisser en 2011 !


La production de véhicules en Thaïlande d’avril à juin 2011 pourrait être réduite de 150.000 unités, en raison des perturbations dans la fourniture de pièces en provenance du Japon.

Selon Wallop Tiasiri, directeur de l’Institut thaïlandais de l’automobile, une perte de 75 milliards de baht (1.8 milliards d’euros) de recettes, est envisageable sur la base d’un prix moyen de vente de 500 000 baht (12000 euros) par automobile, qui serait partagée par les constructeurs et les fournisseurs locaux de pièces.

Les principaux constructeurs automobiles présents en Thailande (Toyota, Honda, Isuzu, Nissan, General Motors, Hino, Mitsubishi, Suzuki), se sont entretenu avec le secrétaire permanent du ministère de l’industrie Witoon Simachokedee pour examiner le dernier rapport de situation suite à la pénurie de pièces en provenance du Japon.

Le numéro un mondial de l’automobile, Toyota Motor, a annoncé hier qu’elle allait suspendre les opérations de ses trois usines en Thailande les lundis et vendredis entre le 25 avril et le 4 juin, en raison de la pénurie de pièces, conséquence du tremblement de terre au Japon. La production dans les trois usines de Samrong, Gateway et Banpho du mardi au jeudi sera effectuée à environ 50 % de la capacité normale. Tous les constructeurs automobiles ont insisté pour s’engager à ne pas licencier des travailleurs

La société mère au Japon a également annoncé que la production devrait revenir à la normale au mois de décembre au plus tard.


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Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 26, 2011, 01:32:17 pm
En effet tout se relie , voir cet article .  8)

La production automobile nippone s'effondre après le tsunami .


Les constructeurs automobiles nippons ont vu leur production s'effondrer au Japon à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars. Le géant Toyota a enregistré le mois dernier une chute de 62,7% du nombre de véhicules produits, en raison du manque de pièces détachées après la catastrophe.

Premier constructeur mondial en terme de ventes l'an dernier, Toyota a annoncé lundi que seuls 129.491 véhicules étaient sortis de ses usines au Japon en mars, le plus bas niveau de production enregistré depuis 1976, quand la firme a commencé à conserver les chiffres. Les ventes de Toyota au Japon ont aussi chuté de 45% en mars.

Au niveau mondial, la production de Toyota a chuté de 29,9% en chiffre annualisé avec 542.465 véhicules sur le mois.

Le géant japonais qui a dû suspendre sa production au Japon a annoncé qu'un retour à la normale n'interviendrait pas avant novembre ou décembre.

De son côté, Honda a annoncé lundi que ses usines automobiles au Japon opéreraient à 50% de leur capacité jusqu'à la fin juin et prévoyait un retour à une production pleine pour la fin de l'année. Honda a vu sa production intérieure chuté de 62,9% à 34.754 véhicules, et sa production mondiale diminuer de 19,2%.

De son côté, Nissan a vu sa production au Japon chuter de 52,4% à 47.590 véhicules en mars.

Le séisme de magnitude 9 et le tsunami le 11 mars dernier ont détruit plusieurs usines dans le nord-est du Japon, entraînant de graves ruptures d'approvisionnement en pièces détachées pour Toyota et plusieurs autres constructeurs. AP
http://fr.news.yahoo.com/3/20110425/twl-japon-seisme-economie-automobile-2f4e741.html
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 27, 2011, 12:49:32 pm
UsineNouvelle


Le caoutchouc restera cher


Le recul de la production thaïlandaise maintiendra les prix à un niveau élevé.


Pour la première fois depuis 2007, la production de caoutchouc naturel devrait enregistrer un déclin chez le premier producteur mondial, la Thaïlande, qui pèse pour 30 % de l’offre mondiale.

Selon Luckchai Kittipol, le président de la Thai Rubber Association, la production thaïlandaise devrait s’élever à 3,2 millions de tonnes (Mt) cette année, contre 3,25 Mt en 2010 et une précédente estimation de 3,49 Mt. Des précipitations hors normes dues au phénomène climatique la Niña ont causé des inondations fin mars dans dix des quatorze provinces du sud (près de 80 % de la production nationale), détruisant 50 000 rai (8 000 hectares) de plantations d’hévéas, estime le ministère thaïlandais à la Prévention et à la Réduction des catastrophes. Si les arbres doivent être replantés bientôt, ceux-ci n’entreront en production qu’au bout de sept ans, se désole Luckchai.
 
« Evidement, cela devrait conduire à une hausse des prix du caoutchouc et à une augmentation des coûts de production pour les producteurs de pneumatiques, principalement pour les fabricants de pneumatiques pour camions qui utilisent de plus grands volumes », indique Niels Fehre, un analyste de HSBC Trinkaus & Burkhardt. « Avec la perspective d’une demande forte non seulement en Chine et en Inde, mais également en Europe et au Japon, le prix de référence du Thai RSS3 ne devrait pas tomber sous les 5 dollars le kilogramme cette année », souligne Luckchai, contre 3,60 dollars en moyenne en 2010.  Aujourd’hui, le RSS3 se négocie entre 5,80 et 6 dollars le kilogramme.

En Indonésie, le deuxième producteur mondial (2,972 Mt en 2011), le kilogramme de SIR20 devrait se négocier en moyenne à 4,5 dollars cette année, contre 3,11 dollars en 2010, anticipe Asril Sutan Amir, le président de l’Indonesian Rubber Association (Gapkindo).
 

La Chine reste le moteur de la demande

Selon Su Bo, le vice-ministre chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information, les ventes de véhicules en Chine ont atteint 18,1 millions d’unités (+32,4 %) en 2010, dont 13,8 millions de voitures particulières (+33 %). D’ici à 2015, les ventes devraient s’élever de 27 % à 23 millions d’unités.

Environ 5 % des Chinois possèdent leur propre véhicule, contre 55 % des Européens, estime Grégoire Olivier, le directeur exécutif de PSA Asie. Une belle marge de progression qui devrait largement profiter aux producteurs de caoutchouc naturel.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 02, 2011, 01:03:06 pm
Thailandefr.


La fièvre du condo retombe à Bangkok


Selon le dernier rapport sur le marché des condominiums de Colliers International Thaïlande, la production de nouveaux condos (appartements en copropriété) à Bangkok serait en baisse de 46% au premier trimestre 2011

Un peu moins de 10.800 unités ont été lancés au 1er trimestre de cette année, contre environ 20.000 au 4e trimestre 2010 révèle une nouvelle étude sur le marché des copropriétés à Bangkok. En 2010 il s’est vendu un total de 105000 appartements condominiums à Bangkok, contre 95000 en 2009.

Patima Jeerapaet, directeur de Colliers  Thaïlande, a déclaré que la récente mesure de la Banque de Thaïlande restreignant l’offre de prêts immobiliers à 90% du prix du logement, et l’augmentation constante des taux d’intérêt ont ralenti le rythme effréné des lancements.

Le prix de vente moyen dans le centre ville est de 95.000 baht par m² (environ 2000 euros) pour les unités lancées en 2011, un prix de 13% inférieur au prix de vente moyen en 2010, mais une baisse en trompe l’œil car due à des projets moins prestigieux lancé en 2011.

Beaucoup de lancements ont visé le marché surtout destiné à la clientèle locale des primo acheteurs, avec des petites unités et des prix assez abordables, mais les prix des terrains en hausse et l’augmentation des coûts de construction seront difficiles à répercuter sur les acheteurs, a affirmé M. Picon, « de sorte que toute hausse des prix pour l’avenir ne sera possible qu’avec une forte croissance économique qui se traduit par des salaires plus élevés », a t-il ajouté.

Le 20 avril dernier, la Banque centrale de Thailande avait augmenté sont taux directeur à 2,75% (contre 2.5%) en justifiant cette hausse par une reprise de l’inflation.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 04, 2011, 11:52:22 am

La Thaïlande reste sur la liste rouge américaine du piratage !


Ce n’est pas franchement une surprise, mais une fois de plus la Thailande se retrouve sur la liste rouge de la commission américaine sur le commerce et la propriété intellectuelle (USTR), connu sous le nom de la liste de surveillance prioritaire.

La Thaïlande se retrouve donc en compagnie de onze autres pays accusés ne se pas respecter les droits de propriétés intellectuels comme la Chine, la Russie, Algérie, Argentine, Canada, Chili, Inde, Indonésie, Israël, le Pakistan et le Venezuela.

Le rapport de l’USTR estime que la Thaïlande a « fait preuve d’un engagement continu pour améliorer la protection et l’application du droit de propriété intellectuelle», mais «n’a pas réussi à faire de progrès substantiels. »

Selon le rapport américain,  la Thaïlande n’a pas réussi à adopter les lois demandées par Washington, notamment celle visant à interdire l’utilisation de caméscopes dans les cinémas pour enregistrer des vidéos.

« Le piratage et la contrefaçon, y compris le téléchargement illégal d’œuvres piratées sur Internet, et le piratage de signaux par câble et satellite, restent monnaie courante en Thaïlande», affirme le rapport.

Selon la  Business Software Association 90% des PC en Thaïlande contiennent des installations de logiciels illégaux. L’année dernière, ce nombre avait chuté à 75% suite aux actions de la Cyber ​​Division du crime (DPE) et son programme de lutte contre la contrefaçon, mais le piratage semble être une habitude bien ancrée chez les utilisateurs.

Chaque année, la police et le gouvernement thaïlandais organisent de grandes rafles dans les quartiers afin de montrer que la lutte est active, le tout couvert par les médias. En 2004, les autorités ont saisis plus de 732 millions de bahts de produits contrefaisants, mais la prise n’était censée représenter que 15% du marche de l’époque.

Des campagnes d’information sont organisées afin de changer la mentalité des consommateurs mais avec peu d’effet sur le public, car les produits originaux sont souvent beaucoup trop cher pour le marché local, notamment dans le secteur des programmes informatiques.

Vingt-neuf partenaires commerciaux des Etats Unis sont sur la liste de surveillance, des droits de propriété intellectuelle: le Bélarus, Bolivie, Brésil, Brunei, Colombie, Costa Rica, République dominicaine, Équateur, Égypte, Finlande, Grèce, Guatemala, Italie, Jamaïque , Koweït, Liban, Malaisie, Mexique, Norvège, Pérou, Philippines, Roumanie, Espagne, Tadjikistan, Turkménistan, Turquie, Ukraine, Ouzbékistan et le Vietnam.


http://thailande-fr.com/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le juin 19, 2011, 01:07:58 am
http://www.francebtp.com/carrieres/article/2011/06/17/57279/caterpillar-ouvrira-une-deuxieme-usine-thailande.php


Caterpillar ouvrira une deuxième usine en Thaïlande


En anticipation d’une demande grandissante, Caterpillar lancera avant la fin de l’année la construction de sa deuxième usine de production de tracteurs sur chenilles de moyen tonnage, en Thaïlande.

Le site de 40 000 m² doit permettre au constructeur d’augmenter significativement ses capacités de production.

Caterpillar entend "rencontrer la demande à long terme des consommateurs sur ce marché en pleine expansion", explique Tom Bluth, vice-président de Caterpillar.

Les premières machines devraient sortir des lignes de production fin 2013.


Très bien, ca fera du boulot pour nos amis thaïs...  :D
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 19, 2011, 11:25:30 am

Avec un taux de chomage de 1% (le plus faible au Monde), pas sûr que les Thaïs cherchent du travail... A fortiori dans une entreprise étrangère qui va les payer des "clopinettes"...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 10, 2011, 08:41:12 am

La crise alimentaire crée des remous à l’échelle internationale

La nouvelle première ministre de Thaïlande s’est fait élire sur des promesses d’aider les agriculteurs et de soutenir.

La carte géopolitique mondiale continue d’être fortement influencée par la flambée du prix des denrées de base depuis l’automne dernier. Après avoir été l’élément déclencheur des révolutions dans le monde arabe, voici que la population en Thaïlande a choisi, lors des récentes élections, une femme politique mettant de l’avant plusieurs mesures à saveur agroalimentaire.

Yingluck Shinawatra, chef du parti Pheu Thai (pour les vrais Thaïs), a promis une vie meilleure aux Thaïlandais des zones rurales et aux couches les plus pauvres de la société, dont des prix garantis pour le riz, des subventions pour les fermiers et une hausse du salaire minimum.


L’indice de la FAO

La FAO a d’ailleurs confirmé que les prix des aliments continuent d’augmenter. L’indice de la FAO a augmenté de 1 % à 234 points en juin 2011, une augmentation de 39 % par rapport à juin 2010, mais 4 % en dessous de son record historique de 238 points, en février de cette année.

La forte hausse des cours mondiaux du sucre est pour une grande partie responsable de l'augmentation. Le prix des céréales a également diminué durant le mois. Les cours du riz ont par contre augmenté en juin, signe d'une forte demande d'importations et de l'incertitude sur les prix à l'exportation de la Thaïlande, première exportatrice mondiale de riz.

Selon la FAO, l'utilisation mondiale de céréales en 2011-2012 devrait croître de 1,4 % par rapport à 2010-2011, pour atteindre 2307 millions de tonnes, à peine cinq millions de tonnes de moins que les prévisions sur la production.

Les stocks céréaliers mondiaux à la fin de la saison des récoltes en 2012 devraient être supérieurs de six millions de tonnes par rapport à leurs niveaux d'ouverture. Alors que les stocks de blé et de riz devraient être plus consistants, les stocks de céréales secondaires, en particulier le maïs, resteraient limite.


http://www.laterre.ca/politique/la-crise-alimentaire-cree-des-remous-lechelle-inte/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: rudy le juillet 10, 2011, 08:30:37 pm


L’alternance en Thaïlande: les investisseurs entre espoir et inquiétude
Publié le 10 juillet 2011

BANGKOK, 10 juillet 2011 (AFP) – La victoire sans équivoque de l’opposition aux élections thaïlandaises a plutôt rassuré les marchés sur la visibilité à court terme du royaume, mais elle soulève aussi des inquiétudes sur l’impact de ses coûteuses promesses pour les finances du pays.

La Bourse de Thaïlande a pris près de 5% lundi au lendemain de législatives où les alliés de l’ancien Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra ont remporté la majorité absolue.

Dans un pays englué dans les violences politiques depuis cinq ans, la confiance « s’est améliorée de manière significative », confirmait vendredi une note de la Royal Bank of Scotland.

Mais les inquiétudes du monde de l’économie sont d’un autre ordre.

« Il y a eu glissement de l’attention portée aux risques politiques vers (…) le type de mesures qui vont être mises en place », estime Mark Monson, du gestionnaire de fonds Raiffeisen Capital Management, basé à Vienne.

Le Puea Thai et sa tête de liste Yingluck Shinawatra, soeur de Thaksin, ont en effet promis des investissements massifs en infrastructures ferroviaires, une augmentation du salaire minimum ou des tablettes numériques pour les écoliers.

Des mesures chiffrées à environ 42 milliards d’euros sur cinq ans par la Standard Chartered Bank, qui craint un retard de deux ans, à 2018, de l’objectif d’un budget équilibré.

L’agence de notation internationale Standard & Poor’s a également mis en garde contre ce risque, prévenant cette semaine que les notes de la Thaïlande pourraient en souffrir.

Les promesses du Puea Thai font écho aux politiques en faveur des plus pauvres mises en place par Thaksin entre 2001 et 2006.

Même si la Thaïlande comptait en 2009 seulement 8,1% de sa population en dessous du seuil de pauvreté, un des taux les plus bas d’Asie, selon la Banque mondiale, les inégalités restent phénoménales. Surtout entre Bangkok et le nord-est rural, bastion des partisans de Thaksin qui ont aussi soutenu sa soeur.

Yingluck a elle assuré avoir conscience des conséquences de ses promesses. « Nous essaierons de mettre en oeuvre les politiques que nous avons promises, mais bien sûr, je dois prendre en compte les impacts négatifs », a déclaré la future Premier ministre vendredi.

Parmi les victimes potentielles figurent les petites et moyennes entreprises, poumon de l’économie, qui risquent de souffrir du passage du salaire minimum de 215 à 300 bahts par jour (4,9 à 6,8 euros).

Les projets du Puea Thai risquent aussi d’augmenter les pressions inflationnistes, selon les analystes.

Les négociants en riz craignent, eux, la mise en place annoncée d’un système de garantie des prix de la céréale. Un enjeu majeur en Thaïlande, premier exportateur mondial.

« Si le (futur) gouvernement insiste pour maintenir 15.000 bahts par tonne, les exportateurs auront des problèmes à vendre le riz », prédit Korbsook Iamsuri, directrice de l’Association des exportateurs de riz.

Mais ces inquiétudes sont toutefois atténuées par la résilience de l’économie thaïlandaise, qui a appris à faire tourner la machine économique, par delà alternances, coups d’Etats et autres chutes de gouvernements sous pression de la rue.

Le futur gouvernement devra « modifier (ses politiques), quoi qu’il arrive », estime Robert Broadfoot, analyste chez Political & Economic Risk Consultancy à Hong Kong.

Au final, « l’économie thaïlandaise se portera bien, les investissements étrangers ne vont pas s’enfuir, les touristes continueront de venir ».

Vendredi, les Démocrates ont entamé une procédure légale pour faire dissoudre le Puea Thai. La « réconciliation » n’est pas pour demain. Mais en 2010, alors que le royaume a traversé la pire crise de son histoire avec les manifestations du printemps (plus de 90 morts), le PIB a augmenté de 7,8%.

Car ici, « la politique ne se reflète pas sur l’économie », résume Broadfoot.

Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 11, 2011, 09:21:48 am

Je me pose quand même pas mal de questions sur les promesses électorales du Puea Thaï (et je sais que je ne suis pas le seul !)...

Yingluck Shinawatra et ses petits amis ont en promis des investissements massifs en infrastructures ferroviaires, une augmentation du salaire minimum ou des tablettes numériques pour les écoliers (franchement, ça, c'est vraiment une promesse bidon !)... Bref, il y en a pour 42 milliards d’euros échelonné sur sur cinq ans (ce qui a été jugé comme irréalisable par toute les banques sérieuses !)...

Primo, l'augmentation des salaires va faire des dégats parmis les petites et moyennes entreprises, poumon de l’économie, qui risquent de méchamment souffrir du passage du salaire minimum de 215 à 300 bahts par jour.

Secundo, si le gouvernement veut pour maintenir le prix de la tonne de riz à 15.000 bahts, les exportateurs vont avoir des problèmes à vendre leur riz, or le secteur est plutôt important puisque la Thaïlande est à la première place mondiale dans ce secteur...

Tertio, le Puea thai a promit la "Délivrance des cartes de crédit pour les agriculteurs servant a acheter des produits de base et du matériel agricole de production.". C'est la meilleure mesure pour que les chao na s'endettent encore plus auprès des banques !... Comme s'il ne l'était pas déjà assez !... Je suis désolé, mais on ne peut pas vivre au dessus de ses moyen; c'est peut être dur, mais c'est réaliste !...

Quarto, tous ces projets du Puea Thai ont toutes les chances d’augmenter les pressions inflationnistes, ce que s'accordent à dire les analystes (mais vous me direz, la Thaïlande a l'habitude !)...

Bref, en relisant le programme du Puea thai, j'ai de plus en plus l'impression que ce dernier, rattrapé par les réalités de la vie et de l'économie, ne va pas pouvoir tenir beaucoup de ses promesses... D'ailleurs, Yingluck a déjà déclaré il y a 3 jours: "Nous essaierons de mettre en oeuvre les politiques que nous avons promises, mais bien sûr, je dois prendre en compte les impacts négatifs"... Comme c'est prémonitoire !!!...

 :o
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le juillet 14, 2011, 11:34:23 am
http://www.ntccthailand.org/cms/index.php?


Business : le 14 juillet, séminaire des Chambres de commerce sur les nouveaux standards financiers thaïlandais


Les Chambres de Commerce de France, d’Allemagne, des Pays-Bas et de Belgique-Luxembourg en Thaïlande vous convient le 14 juillet à un séminaire sur la finance thaïlandaise.


Le 14 juillet, les Chambres de Commerce de France, d’Allemagne, des Pays-Bas et de Belgique-Luxembourg en Thaïlande s’associent pour offrir aux gestionnaires comptables et contrôleurs financiers un séminaire sur les nouveaux standards financiers thaïlandais, en vigueur cette année...

L’événement aura lieu à l’hôtel Landmark, proche de la station de BTS Nana, de 9h00 à 12h00.

Le prix pour assister au séminaire est de 200 bahts.

 Les présentations seront données par des spécialistes de Mazars (Thailand) Ltd en thaïlandais.

 Les réservations peuvent se faire sur cette page: http://www.ntccthailand.org/cms/index.php?option=com_dtregister&eventId=22&Itemid=91&task=event_register&type=reg_individual  
Titre: Voiture à crédit
Posté par: Narbetai le juillet 31, 2011, 09:09:09 am
Bonjour,

ayant acheté une voiture à crédit, (au nom de ma femme car il semble que ce ne soit pas possible pour un étranger), et que le crédit est bientôt payé, comment mettre la voiture à mon nom?
Le montage du crédit a été effectué par le vendeur de voiture avec les informations de mes revenus-ceux de ma femme n'étant pas suffisants-
 La réponse que j'avais eu alors, pour mettre la voiture à mon nom une fois le crédit payé, était: no problem... 

En fait il peut y avoir des surprises comme certains l'ont dit, et que faire pour essayer de les éviter?
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juillet 31, 2011, 11:29:28 am

Hello Narbetai,

Si tu es détenteur d'un visa O, OA, B ou de résident, il n'y aura pas de problème pour que le vendeur mettent les papiers du véhicule à ton nom...

J'ai moi-même 3 voitures en Thaïlande qui sont toutes à mon nom (je suis détenteur d'un visa B)...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande. Voiture à crédit
Posté par: Narbetai le juillet 31, 2011, 02:02:23 pm
Merci de la réponse; il ne manque pas d'histoires de voitures qui disparaissent, avec ou sans l'épouse et bien d'autres encore...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le août 01, 2011, 06:15:17 pm
Je ne sais pas ce qu'il en est aujourd'hui, car comme Manu je dispose d'un visa longue durée et d'un permis de résidence, mais en 2004 j'avais pu immatriculer une voiture à mon nom en me présentant à l'immigration de Samui avec le livret bleu que m'avais remis le propriétaire de la maison pour laquelle j'avais un contrat de location longue durée (30 ans renouvelables). L'immigration m'avait remis un document que j'avais présenté avec mon passeport pour obtenir l'immatriculation à mon nom. Je n'étais pourtant qu'un simple touriste avec visa de 2 mois.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 01, 2011, 07:35:18 pm

Depuis 2004, après un coup d'état et 6 changements de gouvernement les lois ont bien changé Casamui...

Aujourd'hui, tu ne peux même plus ouvrir légalement un compte en banque avec un visa touristique...
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: amjolianne le août 01, 2011, 08:00:38 pm

Aujourd'hui, tu ne peux même plus ouvrir légalement un compte en banque avec un visa touristique...


L'ouverture d'un compte avec visa touristique fonctionne encore à la "Kasikorn Bank", du moins dans ma petite bourgade de Loei où je viens de faire la démarche avec deux personnes différentes.
Titre: Re : Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le août 01, 2011, 08:48:00 pm


Aujourd'hui, tu ne peux même plus ouvrir légalement un compte en banque avec un visa touristique...


L'ouverture d'un compte avec visa touristique fonctionne encore à la "Kasikorn Bank", du moins dans ma petite bourgade de Loei où je viens de faire la démarche avec deux personnes différentes.


Juste Amlo , et valable aussi à Phuket ou dernièrement un ami a ouvert un compte à la Kasikorn Bank je suis aller avec lui car il y croyait pas non plus , en 20 minutes il avait son carnet vert et sa carte ATM , il a juste présenter son passeport et donner l'adresse de son hôtel .  8)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le août 01, 2011, 10:10:15 pm
Egalement valable à Samui, Ayuthaya Bank, où il est facile d'ouvrir un compte avec passeport et adresse de l'hôtel ou référend sur place. Plusieurs membres de ma famille française l'ont fait récemment. Mais d'autres banques refusent.
Pour ce qui est de l'immatriculation d'un véhicule, ça ne doit pas être aussi simple.
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le août 02, 2011, 12:57:16 am

Egalement valable à Samui, Ayuthaya Bank, où il est facile d'ouvrir un compte avec passeport et adresse de l'hôtel ou référend sur place. Plusieurs membres de ma famille française l'ont fait récemment. Mais d'autres banques refusent.
Pour ce qui est de l'immatriculation d'un véhicule, ça ne doit pas être aussi simple.



Pareil à Chiang Mai Kasikorn Bank il y a deux ans je suis aller aussi avec un autre ami , pas de soucis en 20 minutes il avait son N° de compte carnet vert et sa carte ATM en 20 minutes , la petite agence pas loin du Plazza .  8)
Par contre éviter d'aller dans les grosses agences .
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: rudy le août 02, 2011, 03:25:11 am
moi également sans problème à la Kasikorn Bank le fait d'envoyer régulièrement de l'argent sur un compte chez eux les a peut être influencé ...je pense que c'est la seule banque qui accepte encore ...
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le août 02, 2011, 07:27:50 am

moi également sans problème à la Kasikorn Bank le fait d'envoyer régulièrement de l'argent sur un compte chez eux les a peut être influencé ...je pense que c'est la seule banque qui accepte encore ...


Ayuthaya Bank c'est aussi valable à Phuket ils acceptent sans problème .  8)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 02, 2011, 09:37:47 am

Effectivement, j'ai également entendu dire que la Kasikorn Bank le faisait encore... mais elle totalement hors la loi dans le cadre de cette procédure... Mon comptable me l'a encore rappellé il y a quelques jours lorsque je lui ai parlé d'ouvrir un compte pour ma mère...

Et lorsqu'on sait que les autorités thaïlandaises peuvent balancer des contrôles quand cela leur chante (rappelez-vous des contôles aux frontières il y a quatre ans ou des contrôles sur sociétés il y a deux ans, tous survenus du jour au lendemain !), que se passera-t-il le jour ou la Police financière demandera de vérifier les visas de tous les étrangers ayant des comptes bancaires dans le Royaume ?!!... J'espère qu'elle laissera le temps aux gens le temps de récupérer leur argent et ne leur confisquera pas tout simplement leurs mises prétextant que ces comptes sont hors la loi !... Le problème, c'est qu'avec les Thaïs, on ne sait jamais...

 :-\

Donc à mon avis, autant faire les choses dans la légalité... D'abord obtention d'un visa O ou B, ensuite ouverture du compte...

Mais, bien sûr, chacun fait ce qu'il veut...  :D
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le août 02, 2011, 01:02:50 pm
Comment faire pour les retraités en demande d'un visa retraite alors qu'il faut un déposit de 800 000 bahts dans une banque thaï 3 mois avant de faire la demande de ce visa ? .   8)
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le août 03, 2011, 11:24:44 am

Comment faire pour les retraités en demande d'un visa retraite alors qu'il faut un déposit de 800 000 bahts dans une banque thaï 3 mois avant de faire la demande de ce visa ? .   8)


ca doit être comme pour le visa B, on te file d'abord un visa non immigrant et t'as ton visa B ensuite. Tu dois ouvrir ton compte en présentant les papiers de demande de visa non ?
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: letirailleur le août 03, 2011, 05:53:40 pm
Comment faire pour les retraités en demande d'un visa retraite alors qu'il faut un déposit de 800 000 bahts dans une banque thaï 3 mois avant de faire la demande de ce visa

Ca c'est pour faire une extension annuelle de visa Non-Immigrant O. Pas une demande.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 03, 2011, 06:39:02 pm

De toute façon, nous savons tous qu'en Thaïlande, les lois sont faites pour être contournées... Cela n'empêche pas d'être au courant de ces dernières...

Quoiqu'il en soit, j'ai pu remarquer que certaines banques qui, dans le passé, ouvraient facilement des comptes à des touristes comme la Bangkok Bank par exemple (j'ai eu mon premier compte chez elle), ne le font plus !...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 12, 2011, 09:50:12 am
Agro-alimentaire


La Thaïlande fait les yeux doux au Cameroun


Conduite par Vasana Mututanont, la dizaine d’hommes d’affaire a échangé avec Martin Abega le Secrétaire exécutif du Groupement Inter-patronal du Cameroun. Au centre de la rencontre, les opportunités d’affaire pour les camerounais désireux d’investir en Thaïlande et vice versa.

Dans l’escarcelle plusieurs secteurs sont visés, outre le riz thaïlandais déjà très présent sur le marché camerounais, ce pays de l’Asie souhaite élargir son éventail d’offre vers le Cameroun, ainsi les secteurs des télécommunication, agriculture, mines, infrastructure, tourisme, énergie pourraient générer les investissements de ce pays.

C’est d’ailleurs ce qui ressort du dialogue entre les deux parties, à son tour Martin Abega a présenté l’institution qu’il incarne tout en exprimant la volonté et la disponibilité des hommes d’affaire camerounais à accroître le partenariat avec leurs collègues asiatiques...


Accroître les échanges

En rappel, loin d’être le recordman des producteurs de riz au monde, la Thaïlande exporte neuf millions de tonnes de riz chaque année sur une production annuelle de presque 24 millions de tonnes. Avec le Cameroun les échanges commerciaux pour l’année 2010 avoisinent les 100 millions de dollars – environ 5 milliards de FCfa –En revanche les légumes, les fruits, le bois constituent les produits prisés et exportés en direction de la Thaïlande.
Il faut aussi noter que 30.000 mégawatts d’énergie y sont produits, d’ailleurs la ressource principale est l’énergie électrique ; par contre le tourisme contribue à hauteur de 10% au produit intérieur brut (PIB) avec 15.000 000 d’arrivées de touristes par an.
Arrivée au Cameroun le 6 août la délégation d’hommes d’affaires thaïlandais achève son séjourne dans notre pays ce 10 août 2011, ils ont également eu des conversations fructueuses avec les responsables du ministère du commerce et ceux du ministère de l’agriculture et du développement rural. Il en ressort une certaine satisfaction sur l’éventualité d’accroître les échanges.


http://www.camereco.com/article.php?aid=395
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: PHILGOOD le août 12, 2011, 08:14:10 pm
Ca Manu, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne nouvelle pour la Thaïlande en matière de tourisme ?!...
Amicalement,
Philgood ...  :wonder
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 13, 2011, 09:40:48 am

Pas d'inquiétude... Je n'imagine pas des hordes de touristes camerounais déferlant en Thaïlande... La grande majorité de la population du Cameroune est loin d'avoir les moyens financiers de se payer des vacances...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: PHILGOOD le août 13, 2011, 05:57:52 pm
Ok Manu ! Ca me rappel mon Ex Beau Père qui me disait toujours : T'inquiète pas, ici il fait trop froid pour eux, et il pleut souvent, on en aura jamais !
Aujourd'hui, je peux te dire que la population Malouine ne vie plus du tout avec la même tranquillité qu'il y a quelques années ! Même si St Malo n'en ai pas au même point que Marseille, une certaine population s'y ai installé, et, s'y reproduit à vitesse grand V !...
Petite anecdote : Mon Ex belle mère de st Malo, se moquait souvent du Parisien que je suis, et, qui fermait toujours tout à clefs : Voiture, Maison etc ... Après s'être fait cambriolée fracturé sa voiture, et agressé pour lui piquer son sac à main, maintenant elle me demande des conseils, et elle à même adoptée un Malinois !...
Amicalement,
Philgood ...  :juju :smile :juju :juju
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: rudy le août 13, 2011, 09:55:31 pm

Ok Manu ! Ca me rappel mon Ex Beau Père qui me disait toujours : T'inquiète pas, ici il fait trop froid pour eux, et il pleut souvent, on en aura jamais !
Aujourd'hui, je peux te dire que la population Malouine ne vie plus du tout avec la même tranquillité qu'il y a quelques années ! Même si St Malo n'en ai pas au même point que Marseille, une certaine population s'y ai installé, et, s'y reproduit à vitesse grand V !...
Petite anecdote : Mon Ex belle mère de st Malo, se moquait souvent du Parisien que je suis, et, qui fermait toujours tout à clefs : Voiture, Maison etc ... Après s'être fait cambriolée fracturé sa voiture, et agressé pour lui piquer son sac à main, maintenant elle me demande des conseils, et elle à même adoptée un Malinois !...
Amicalement,
Philgood ...  :juju :smile :juju :juju



tu sais un africain n'est pas nécessairement un délinquant en puissance !! les malfrats on en trouve dans toutes les sociétés ..et la seule fois ou j'ai été cambriolé c'est par mon ex-beau frère qui était bien belge et bien blanc !!
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 14, 2011, 08:46:36 am

Philgood, je ne suis pas bien ton résonnement... Si tu peux m'expliquer le rapport entre les touristes camerounais et la maison cambriolée de ton ex-belle -mère ?...

Sinon, pour le Cameroun et l'Afrique en général que je connais bien pour y avoir "roulé" plus d'une décennie, je confirme, qu'à part une minorité, la population est bien loin de pouvoir se payer des vacances en Thaïlande...

La déferlante en ce moment, c'est plutôt les touristes chinois... et russes dans une moindre mesure...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: PHILGOOD le août 14, 2011, 09:32:04 pm
Pas de problème Manu, ok, je comprends, je ne voudrais pas polémiquer sur ce sujet plus que cela !...
Amicalement,
Philgood ...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le août 15, 2011, 03:20:53 pm

La déferlante en ce moment, c'est plutôt les touristes chinois... et russes dans une moindre mesure...


Absolumment d'accord. Les Chinois et Asiatiques en général viennent de plus en plus nombreux. Les Russes aussi, et là, par contre, c'est pas toujours un cadeau...

Quand aux Camerounais, je suis d'accord avec Manu. Trop pauvres pour faire du tourisme. Seuls les rares hommes d'affaire viennent en Thailande; et ceux qui s'expatrient viennent plutôt en Europe pour travailler...ou trouver un gentil blanc qui peut règler les problèmes matériels.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 16, 2011, 08:49:58 am

Le truc sympa, c'est que les Russes, qui pullulent aujourd'hui dans le sud, ne vont jamais dans le Nord... Je n'en ai encore jamais vu un seul à Chiang Mai...
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Tango974 le août 16, 2011, 01:10:33 pm

Le truc sympa, c'est que les Russes, qui pullulent aujourd'hui dans le sud, ne vont jamais dans le Nord... Je n'en ai encore jamais vu un seul à Chiang Mai...


Heureusement qu'ils ne viennent pas dans le Nord !

Ce sont de vrais fous ! Pas de respect et d'éducation !
La mafia russe s'impose à Pattaya, les bordels russes fleurissent, ils vendent leurs femmes russes pour les bordels locaux (pourquoi venir en thailande ... je me le demande)

A mon avis ils devraient être interdit de Thailande
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: olivier73 le août 16, 2011, 10:38:18 pm
d'accord avec toi tango.
mais le gros problème ,les russes ont un porte monnaie énormmmmmmmmmme
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Tango974 le août 17, 2011, 01:59:52 am

......,les russes ont un porte monnaie énormmmmmmmmmme


argent de la drogue et de la prostitution !

et on parle de prostitution en thailande !!?? .... vaudrait mieux regarder ce qui se passe chez les autres !

les filles thai valent bien mieux que ces femmes qui viennent de l'extérieur !

nous pouvons en rajouter avec ces messieurs russes qui courent après les petits garçons ! ça me fait vomir

(je me sens mieux tout d'un coup après avoir vidé mon sac)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le août 17, 2011, 01:54:27 pm

Je suis complètement de ton avis, Tango... Ce sont vraiment des gens que je n'aime pas... Ces nouveaux riches, ils se prennent pour quoi ?    >:(
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: PHILGOOD le août 17, 2011, 03:01:34 pm
Entièrement d'accord avec toi Tango !...
Amicalement,
Philgood ...
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le août 17, 2011, 03:07:34 pm

Entièrement d'accord avec toi Tango !...


Pareil je suis du même avis , en novembre dernier j'ai vu des russes à Phuket triste à voir . Par contre un thaï m'a dit "" les russes feront pas la loi ici à Phuket comme ils font à Pattaya , ça promet .
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le août 17, 2011, 06:30:11 pm
Les Thailandais disent la même chose à Samui. Et pourtant...

Et je rejoins l'avis général: les russes manquent d'éducation, n'ont pas la moindre idée de ce que sont la politesse ou le respect, et la notion de savoir vivre leur est totalement étrangère. En termes moins choisis, je trouve que ce sont souvent des sales cons.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le août 18, 2011, 10:33:31 am
http://votreargent.lexpress.fr/bourse/fiches-valeurs/un-tracker-pour-jouer-la-croissance-en-thailande-conseils_164036.html



Un tracker pour jouer la croissance en Thaïlande


Alors que la croissance du PIB a été nulle au deuxième trimestre en France et en Allemagne et beaucoup moins importante que prévu aux Etats-Unis, les investisseurs vont à nouveau se tourner vers les régions les plus dynamiques du globe. La Thaïlande en fait partie. Il est possible de miser sur les sociétés cotées dans ce pays avec le tracker de Lyxor.


L'activité économique a sérieusement ralenti au deuxième trimestre dans la plupart des pays occidentaux. Aux Etats-Unis, le PIB n'a progressé que de 1,3% sur la période quand les analystes tablaient sur une hausse de 1,8% et en Europe, la situation est encore plus critique puisque la croissance a été nulle en France et quasi-nulle (+0,1%) en Allemagne.

Les investisseurs devraient par conséquent redéfinir leurs allocations d'actifs en conséquence et privilégier les zones à plus forte croissance, c'est-à-dire, les pays émergents. Certains comme la Chine ont déjà été largement joués. D'autres n'ont pas encore révélé tout leur potentiel.

C'est le cas de la Thaïlande qui sort d'une période sociale agitée après les émeutes sanglantes du printemps 2010. C'est désormais une femme, la soeur de l'ancien Premier Ministre, qui gouverne le pays. Si des divisions subsistent au niveau politique, l'économie thaïlandaise tourne à plein régime. L'an dernier, ler PIB a bondi de 7,8% après une petite phase de récession en 2009. C'est le plus fort taux de croissance atteint depuis quinze ans. Cette année, la croissance sera plus sage, mais elle devrait malgré tout approcher 4%.

La Thailande est riche en matières agricoles. C'est le premier exportateur mondial de riz et le deuxième exportateur mondial de sucre. L'envolée des prix de ces denrées représente une manne considérable pour le pays qui profite aussi à nouveau de l'essor du tourisme. Mais la Thaïlande se développe aussi sur le plan industriel. L'automobile représente plus de 10% de son PIB et les besoins en infrastructure restent importants. Les entreprises locales disposent par conséquent de perspectives très favorables.

Il est possible de s'y intéresser de façon indirecte en achetant le tracker de Lyxor qui a pour but de répliquer l'évolution de l'indice SET 50 Net Total return, composé des 50 principales valeurs cotées à la bourse de Bangkok. Elles interviennnet dans des secteurs divers comme le pétrole et le gaz (27%), la banque (22%), la chimie (8%), la batiment et les matériaux de construction (7%), les télécommunication (7%), la distribution (5%)...Pour mémoire, l'indice de référence, sur lequel est indexé le tracker, a progressé de 71% en 2009 et 44% en 2010.

Notre conseil: achetez le tracker ETF Thailand émis par Lyxor (codes THA et FR0011067529). Prix: 102 euros. Les frais de gestion annuels sur ce produit sont de 0,45%.



Je vais vous avouer que ce texte ne m'inspire pas plus que que çà... Je n'ai pas compris grand'chose...   :)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 19, 2011, 09:09:57 am

La Thaïlande, une économie à revenu intermédiaire supérieur


La Banque mondiale a mis à jour la catégorisation des revenus de la Thaïlande, passant d’une économie à revenu moyen inférieur à une économie à revenu intermédiaire supérieur. La Banque mondiale révise annuellement son classement des économies du monde basée sur le revenu national brut (RNB) par habitant en utilisant la méthode Atlas.

Les pays à revenu intermédiaire supérieurs sont ceux dont le revenu moyen est compris entre $ 3.976 et $ 12.275. En Thaïlande le RNB par habitant est actuellement de $ 4.210. La Thaïlande se retrouve ainsi dans le même groupe que des pays comme la Chine, le Brésil et la Russie, ou la Malaisie.

L’ économiste principal à la Banque mondiale Kirida Bhaopichitr précise:

« La mise à niveau est une reconnaissance des réalisations économiques de la Thaïlande dans la dernière décennie pendant laquelle le RNB par habitant a presque doublé, tandis que la pauvreté a été considérablement réduite. Le pays a été prudent dans la gestion macro-économique, avec une position budgétaire solide et une faible dette publique et inflation. »

La Thaïlande dispose d’un environnement favorable aux affaires et a réussi à attirer des investissements directs étrangers et assurer une plus grande diversification de la production manufacturière, tant en termes de valeur ajoutée plus élevée que d’expansion vers de nouveaux marchés d’exportation émergents.

« Ces réalisations ont été reflétées dans la résilience de l’économie thaïlandaise à la récente crise financière mondiale, qui place la Thaïlande dans une position favorable à la fois dans l’ASEAN et le monde »

estime la Banque Mondiale

Pour soutenir sa croissance et éviter le piège à revenu intermédiaire,  la Thaïlande doit faire attention à élever sa productivité non seulement dans la fabrication, mais aussi dans les secteurs de l’agriculture et des services. Des niveaux élevés d’éducation et de compétences ainsi que la créativité, l’innovation et la concurrence seront nécessaire. Il s’agirait non seulement de promouvoir une croissance plus élevée, mais aussi une croissance inclusive qui aidera à réduire l’inégalité des revenus importante en Thaïlande.

La Banque mondiale utilise le RNB par habitant estimations pour sa classification opérationnelle des économies qui, à son tour, détermine leur admissibilité des prêts. La nouvelle liste de toutes les économies inclues dans des bases de données de la Banque mondiale, leurs classifications régionales et de revenus, et l’explication de la méthodologie de l’Atlas peuvent être trouvés ici .


http://thailande-fr.com/economie/12456-la-thailande-une-economie-a-revenu-intermediaire-superieur
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le août 25, 2011, 04:28:30 pm
http://thailande-fr.com/economie/investissement/12506-les-acheteurs-etrangers-reviennent-en-thailande


Les acheteurs étrangers reviennent en Thaïlande


Le retour au calme politique a provoqué un regain d’intérêt pour la Thaïlande chez les acheteurs étrangers, notamment les investisseurs institutionnels qui avaient déserté le marché immobilier local avec la fermeture de l’aéroport en 2008 et les émeutes de 2010.
 
Longlom Bunnag, président de Jones Lang LaSalle (Thaïlande), a déclaré travailler actuellement sur au moins trois offres dans Bangkok et Phuket d’une valeur totale de 5 milliards de baht (119 millions d’euros) d’ici la fin d’année, lors d’un événement parrainé par le site Property Report la semaine dernière.

« Maintenant nous avons de nouveau des visites, et ils envisagent de reprendre leurs investissements, alors que le nouveau gouvernement semble bien installé. En fait la Thaïlande ne pose pas de problème pour l’investissement, en dehors de la politique.

Tous les acheteurs sont des fonds de Hong Kong et de Singapour qui sentent que c’est le bon moment pour profiter des perspectives de rendement de la Thaïlande. Dans le même temps, les propriétaires n’ont pas de problèmes avec leurs biens, et pensent que les prix sont au bon niveau. Certains veulent donc vendre.

Patima Jeerapaet, directeur général de la firme de consultants immobiliers, Colliers International Thaïlande a déclaré que le nombre de touristes est cette année nettement en hausse,  dans Pattaya et aussi dans certaines stations haut de gamme ou les hôtels affichent des taux d’occupation de 95 %.
 
Les voyageurs sud-coréens, chinois, australiens, indiens et en provenance du Moyen-Orient sont ceux qui alimentent le plus le boom touristique.

«Les acheteurs du Moyen-Orient, de l’Inde, la Russie et de la Chine cherchent à investir en Thaïlande. Des investisseurs chinois ont acheté un bloc de condos sur Ratchadaphisek Road, tandis que les Russes préfèrent investir sur Pattaya et Phuket «

a déclaré Patima Jeerapaet.
 
Malgré de bonnes perspectives, certains obstacles demeurent sur le marché immobilier thaïlandais comme l’insuffisance de financement pour les étrangers, les risques liés à la politique intérieure, et des améliorations possible concernant les structures de propriété.
 
Le Comité de la propriété des Chambres de Commerce étrangères a remis un livre blanc qui propose de porter le durée des baux de longue durée (leasehold) de 30 ans à 60 ans, et est confiant que le nouveau Premier Ministre Yingluck Shinawatra, qui a une formation en immobilier, sera attentive à cette proposition
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le août 26, 2011, 07:25:44 pm
http://viewtalay.org/PATTAYA-INFORMATIONS-NEWS/


Messieurs les Français, tirez les premiers !    :)

La filiale thaïlandaise "Big C" du groupe français Casino vient d’entamer des poursuites contre Tesco Lotus (groupe anglais Tesco) pour pratiques commerciales déloyales.

Big C réclame à son concurrent 415 millions de Baht de dédommagement. Le litige porte en outre sur des coupons de réduction distribués par Big C à valoir sur les futurs achats des clients bénéficiaires. Les magasins Lotus auraient proposé d’honorer ces coupons à un taux supérieur. D’autres pratiques déloyales sont à l’origine de la plainte.

Souhaitons que cette bataille des géants mène a une baisse des prix…    :wonder
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: stommy le août 26, 2011, 07:55:18 pm
Citer

Souhaitons que cette bataille des géants mène a une baisse des prix…


j'y crois pas 1 seconde !
comme en France quand ils auront coulé tout les petits business ils couleront (ou rachèteront) les moyens et quand ils seront seul les prix monteront inexorablement.
Ils prendront à la gorge les fabricants, exploitants locaux..., mettront des caisses automatique pour licencier un max et feront des profits énorme  >:(
Ça laisse une 20aine d'année de survie aux petits  :'(
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: rudy le août 26, 2011, 08:34:35 pm

Citer

Souhaitons que cette bataille des géants mène a une baisse des prix…


j'y crois pas 1 seconde !
comme en France quand ils auront coulé tout les petits business ils couleront (ou rachèteront) les moyens et quand ils seront seul les prix monteront inexorablement.
Ils prendront à la gorge les fabricants, exploitants locaux..., mettront des caisses automatique pour licencier un max et feront des profits énorme  >:(
Ça laisse une 20aine d'année de survie aux petits  :'(



tout à fait d'accord !! il suffit de voir ce que la libéralisation des marchés à fait en Europe....tout se retrouve entre les mains de quelques grands groupes et ceux ci n'ont seulement imposent leurs prix mais impose leurs choix également !! On mange , on boit , on s'habille comme le veux le marché !!  
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le août 27, 2011, 12:39:23 am
+1. En France, on a vu les dégats.

A Samui, depuis l'ouverture du Tesco de Lamai, le marché de Lamai ( l'un des plus anciens de l'ile)a perdu 30 % de sa fréquentation. Saloperie d'hypermarché qui a ouvert à exactement 50 mètres de chez moi. Les travaux m'avaient pourri les nuits pendant 9 mois, et maintenant les dégats sur les petits commerces sont déjà irréversibles. Rien qu'à Samui, 2 gros Tesco, 2 petits, 1 Big C, 1 Macro et d'innombrables 7/11 ou Familymart. Quelle tristesse... :( :(
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le août 27, 2011, 09:39:31 am

Tout cela est dans la logique des choses...

Pour ma part, je ne vais jamais dans les lotus Lotus que je trouve mal agencé et qui surtout ne proposent aucun prouduit franco-européen... Dans le passé, carrefour avait ma préférence et aujourd'hui Big C - Casino avec un très bon rayon de spécialités françaises...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le août 30, 2011, 01:09:52 pm
http://thailande-fr.com/entreprises/12608-nestle-va-investir-98-m-chf-82me-en-thailande-sur-deux-ans


Nestlé va investir 98 M CHF (82M€) en Thaïlande sur deux ans     (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/cool.gif)

Nestlé va investir plus de CHF 98 millions (THB 3,5 milliards) en Thaïlande pour augmenter la fabrication de ses produits agro alimentaires, comme le café et les crèmes glacées.
 
L’investissement sur deux ans servira à soutenir l’expansion des usines existantes déjà en Thaïlande, ainsi que la construction d’un nouveau Centre Nestlé Quality Assurance.
 
Les investissements visent à satisfaire la demande croissante pour les produits Nestlé dans le pays et dans la région environnante.

Paul Bulcke, Directeur général de Nestlé a déclaré:
 
" La sophistication des consommateurs thaïlandais, et leur focalisation croissante sur les produits de qualité supérieure, avec une meilleure santé et bienfaits nutritionnels, donne un avantage concurrentiel à Nestlé en Thaïlande.
 
La Thaïlande a aussi un rôle très important à jouer dans notre stratégie asiatique et notre stratégie mondiale.
 
Nous nous sommes engagés en Thaïlande pour le long terme. Nous avons confiance en l’avenir de l’économie thaïlandaise, et nous sommes optimistes quant au potentiel considérable du marché thaïlandais et de la région indochinoise. «
 
En 2010, le chiffre d’affaires de Nestlé en Thaïlande a augmenté de plus de 10% grâce à une combinaison de ventes intérieures et d’exportations de la Thaïlande vers plus de 44 pays à travers le monde.


Soutenir les producteurs de café

La Thaïlande est aussi l’un des pays à bénéficier du plan Nescafé, un plan le 500 millions de francs suisses. Une initiative lancée par Nestlé l’année dernière en faveur  de l’agriculture responsable.
 
Dans le cadre de ce plan, Nestlé s’est engagé à acheter le café directement à plus de 12 500 agriculteurs thaïlandais au cours des cinq prochaines années.

Cela aidera les producteurs de café locaux à obtenir des prix plus favorables pour leurs récoltes, tout en leur permettant d’avoir accès à une assistance financière et technique.
 
Nestlé va également augmenter sa distribution de plantules de café pour les agriculteurs thaïlandais à environ six millions de plants dans les cinq ans[/color].


Nestlé en Thaïlande

En 2009, Nestlé a annoncé des investissements majeurs dans deux projets de fabrication importants en Thaïlande, portant son investissement global dans le pays à CHF 56 millions.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le septembre 08, 2011, 12:48:54 pm
http://french.peopledaily.com.cn/Tourisme/7591082.html



La Thaïlande souhaite étendre la coopération commerciale et touristique avec la Chine en profitant de l'Exposition Universelle 2020



Eveillée et stimulée par le succès de l'Exposition Universelle 2010 de Shanghai, la Thaïlande fait actuellement des efforts pour tenter d'obtenir l'organisation de l'Exposition Universelle de 2020 et espère avec cette occasion faire passer le nombre des touristes chinois vers son pays de 1,4 millions à 5 millions de personne par an et faire de la Chine le partenaire commercial numéro un de la Thailande(numéro deux à l'heure actuelle), a annoncé le Bureau des Conventions et des Exhibitions de Thaïlande (TCEB) le 5 septembre.

La Thaïlande a décidé de proposer la ville d'Ayutthaya pour accueillir l'événement et envisage d'attirer lors de cette période de 35 à 40 millions de visiteurs.

« La Chine est un des marchés les plus importants pour nous. De maintenant à l'année 2020, nous lancerons une série de mesures pour attirer les touristes chinois et élever le niveau de la coopération commerciale entre la Chine et la Thaïlande » a dit un responsable du TCEB Puripan Bunnag.

D'après Puripan Bunnag, en visant l'Exposition Universelle 2020, la Thaïlande va mettre l'accent sur le développement des touristes de moyen et de haut niveau. C'est à dire le voyage pour faire des affaires commerciales, des conventions et des expositions, des vacances en groupe et des vacances comme récompense. En 2010, la Thaïlande a accueilli environ 680 000 touristes de ce genre venus de tout le monde entier, dont 45 000 venus de la Chine, seulement derrière l'Inde.

Le TCEB prévoit que le nombre des touristes chinois de moyen et de haut niveau pour la Thaïlande devrait atteindre 53 000 personnes en 2011, soit une hausse de 18% par rapport à l'année 2010 et pourrait réaliser une augmentation de 15% en 2012.

D'après Puripan Bunnag, pour que les touristes chinois de moyen et de haut niveau y aillent fréquemment, la Thaïlande va accélérer la construction de centres de conventions et d'expositions, ainsi que d'hôtels dans les célèbres sites touristiques de Chiang Mai, Phuket et Koh Samui, après Bangkok. Le plan de récompense par le voyage sera aussi lancé.

Selon les statistiques publiées par la Thaïlande, sous l'influence de la situation politique et de la crise financière mondiale, le nombre des touristes internationaux de moyen et de haut niveau pour affaires commerciales, conventions et expositions, vacances en groupe ou vacances comme récompense était en baisse depuis 2009, mais les touristes chinois de ce genre ont augmenté contre le courant avec la même vigueur que l'économie chinoise qui connaît une croissance continue.

« La ville hôte de l'Exposition Universelle 2020 sera dévoilée en 2013, nous espérons que la Thaïlande pourra la remporter à l'aide du marché chinois géant », a dit Puripan Bunnag.

Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le septembre 08, 2011, 03:11:39 pm
La Chine est, avec les Etats Unis, l'un des partenaires essentiel de l'économie Thaïlandaise. Pas étonnant donc, que le pays souhaite développer ses relations dans ce sens. De plus, la proximité géographique, voire culturelle, ne peut que favoriser ces échanges. Et l'on dit dans un autre sujet, la Chine est devenue un très gros investisseur en Thaïlande (et partout ailleurs dans le monde).
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le septembre 08, 2011, 04:19:38 pm

La Chine est, avec les Etats Unis, l'un des partenaires essentiel de l'économie Thaïlandaise. Pas étonnant donc, que le pays souhaite développer ses relations dans ce sens. De plus, la proximité géographique, voire culturelle, ne peut que favoriser ces échanges. Et l'on dit dans un autre sujet, la Chine est devenue un très gros investisseur en Thaïlande (et partout ailleurs dans le monde).


Jusqu'ou iront les chinois ? ils sont partout 8)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le septembre 08, 2011, 04:24:10 pm
Et je crois, Malco, que ça n'est que le début...
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le septembre 08, 2011, 04:34:18 pm

Et je crois, Malco, que ça n'est que le début...


Oui sur et certain , ils sont même en Afrique .  8)
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 08, 2011, 05:24:16 pm

Et je crois, Malco, que ça n'est que le début...


Et bien moi, je dirai plutôt que les Chinois sont plutôt sur la fin de leur irrespect des règles internationales...

Les nations occidentales en ont assez du Yuan sous-évalué... Elles en ont assez de ce pays à qui elles empruntent pour pouvoir ensuite lui acheter ses produits manufacturés alors que produire en Occident sera beaucoup plus simple, n'obligerait pas à s'endetter et serait créateur d'emploi...

Nous avons laissé faire la Chine par faiblesse et résultat, notre secteur industriel est sinistré... mais il y a une fin à tout et lorsque notre survie sera en jeu, nous serons obligé de prendre des mesures protectionnistes beaucoup plus dures (Les Etats Unis viennent de prendre les premières mesures sérieuses contre la Chine cette année !)...

Et ce jour là, ce seront les Chinois qui auront des problèmes... Je rappelle tout de même que la Chine produit actuellement trois fois plus de produits que ce que son marché intérieur peut absorber... Bref, 2 tiers de sa production part à l'exportation... Mais le jour où nous réglementerons nos importations, les chinois risquent d'avoir de sérieux problèmes avec une industrie obsolète qui produit trop et ne fonctionne que grâce à des millions d'employés sous-payés et n'ayant aucune protection sociale... J'ai hâte de voir ce que les dirigeants Chinois feront lorsque la machine s'enrayera et qu'ils se retrouveront avec des centaines de millions de citoyens sans emploi...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le septembre 08, 2011, 05:58:20 pm
Ton analyse est certainement juste Manu. Mais il faudra attendre que les dirigeants européens (et surtout français) aient le courage de reconnaître que l'Europe est entrée en récession et que la crise qui dure depuis 3 ans est loin d'être achevée. Et le courage politique, dont ont fait preuve les Allemands pendant les 10 années passées (rigueur, blocage des salaires, réduction des dépenses et désendettement), ce courage n'est pas une caractéristique française. Peut-être as tu raison, je l'espère. Car comme tu le précises, nous avons perdu des pans entiers de notre économie, et donc des emplois, au profit de la Chine, dont la concurrence ne peut, dans les conditions actuelles, être affrontée. Et il faudra effectivement, tôt ou tard, renoncer à la mondialisation sans règles, et revenir à un protectionnisme (je parle de taxes surtout) indispensable si nous voulons conserver, en Europe, notre niveau de vie.
Je suis également d'accord sur le fait que, tôt ou tard, la Chine sera confrontée à un problème d'emploi; Pas ou peu de règles sociales, surproduction évidente, les Chinois connaîtront un jour ou l'autre les problèmes du chômage.
Puisses tu avoir raison Manu, sinon l'Europe va être confrontée rapidemment à la pire crise économique de son histoire.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le septembre 08, 2011, 10:34:22 pm


En attendant, les riches Chinois prévoient  et se placent très bien en ce moment dans tous les pays d'Europe, dans n'importe quel domaine...   

En France, ils achètent tout : terrains, maisons, resto. hôtels, boîtes de nuit, club de foot etc... etc... et les couturiers des Champs Elysées et les bijoutiers de la place Vendôme sont contents, contents... C'est une clientèle très généreuse...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 09, 2011, 09:33:52 am

Pour Line: les riches Chinois, ce n'est pas la Chine... ce pays compte 1,5 milliards d'habitants dont plus de la moitié vivent avec moins de 2 euros par jour !...

Les riches chinois sont très très minoritaires, obligatoirement liés au parti unique (PCC) et ont constitué leur fortune grâce au travail de millions de travailleurs extrèment pauvres et sans aucune protection...

...

Pour Casamui : la prise de conscience et la réaction des nations occidentales face à la Chine est obligatoire à moyen terme... Il en va de notre survie !... Comme, je l'ai déjà dit, les Etats Unis viennent de réagir plus sérieusement cette année, et cela, bien que la Chine détienne 7 % de leur dette... L'Europe va suivre, mais il va falloir attendre encore un peu de temps. Nous ne sommes pas encore assez la tête dans l'eau (et pourtant, nous sommes déjà bien immergés !)*...


* D'après Robert E.Scott, les importations chinoises aux Etats Unis (qui provoquent la disparition de nombreuses manufactures) ont couté 2 millions d'emplois aux Américains... En France, elles ont couté 700 000 emplois entre 2000 et 2010...
Avec un Yuan aussi bas et des couts de production minuscules (travailleurs sous-payés, horaires de travail démentiels, abscence d'aide sociale, etc...), les Chinois jouent sur du velour pour nous innonder de leurs produits...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 09, 2011, 09:45:01 am

Je pourrai ajouter que nous sommes actuellement lancés dans une guerre économique avec la Chine... Le problème est que la Chine l'a parfaitement compris (depuis l'après Tiananmen) mais que l'Occident se refuse toujours à l'avouer...

Mais le modèle chinois actuel, qui ne s'enrichit que grâce à ses exportations, possède ses limites... Son marché intérieur, aussi énorme soit soit-il, ne peut absorber qu'un tiers de sa production... Ce modèle ne peut par ailleurs, fonctionner qu'avec une population très pauvre et c'est pour cela que les dirigeants chinois actuels font tout pour que la majorité de la population ne s'enrichisse pas (le revenu moyen de la famille chinoise ne cesse de diminuer !) même si quelques privilégiés, ont quant à eux, réussit à batir des fortunes...

Petits textes explicatifs (issu du "Vampire du Milieu" de Philippe Cohen et Luc richard - Edition Mille et une nuits)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 09, 2011, 10:02:09 am

Et pour encore mieux comprendre la situation chinoise actuelle...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le septembre 09, 2011, 01:11:52 pm
Dans mon journal ce matin ( Midi Libre ) je viens de lire ceci :  8)

La Chine compte 148 milliardaires en $ soit 14% de plus que l'an dernier , n'étant devancée que par les Etats-Unis selon le nouveau classement consacré à la deuxième économie mondiale publié hier par le magazine Forbes .
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 09, 2011, 07:01:01 pm

La Chine, un pays très riche où la majorité de la population est très pauvre... N'est-ce pas un sacré paradoxe !?!...

 :hang
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: rudy le septembre 09, 2011, 08:02:31 pm
à peu de choses près je retrouve les mêmes réactions que lorsque les produits japonais ont "envahis" l'Europe ....et puis l' Europe est un peu dans le même cas non ? des pays très riches mais super endettés et ou une grande partie de la population vit au seuil de la pauvreté ! bien sur un smicard français ou belge est "riche" en Asie mais vivre "bien" avec des salaires moyens en Belgique qui tournent aux environs de 1200 € devient une gageure !!
ce qui est paradoxal je trouve c'est que jamais on a brassé autant d'argent et jamais la "pauvreté" n'a été autant visible !! je pense qu'avant de critiquer la Chine ou la Corée ou n'importe quel pays émergeant nous devrions mettre sérieusement de l'ordre chez nous !
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le septembre 09, 2011, 09:26:31 pm
C'est vrai Rudy, mais ça n'était pas vraiment de la critique, juste des constats.
Bien sûr tu as raison: vivre avec 1 200 euros en Europe est une vraie galère, et il y a, rien qu'en France, plus de 8 000 000 de personnes vivants sous le seuil de pauvreté. C'est énorme, mais à rapporter au milliard de Chinois vivants sous ce même seuil de pauvreté. Et 148 milliardaires pour 1 300 000 000 de personnes, ça fait pas lourd.
Les articles publiés ci-dessus sont très parlant. 2eme économie mondiale certes, mais peu de Chinois en profitent réellement. Et une économie essentiellement basée sur l'export, avec un marché intérieur qui ne décolle pas vraiment.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: rudy le septembre 09, 2011, 10:41:48 pm
c'est bien comment cela que je l'entendais ....mais c'est vrai que notre époque n'a jamais autant brassé d'argent et jamais autant de gens n'ont eu difficiles à simplement essayer de vivre "dignement " !
mais pour ce qui est de la comparaison avec le Japon elle est juste je pense je me souviens des critiques et des rigolades lorsque on achetait une toyota ou un caméscope samsung .....et quand on voit ce que sont devenues ces marques actuellement !
la Chine suivra le même chemin et ici je parle uniquement de la qualité de ses marchandises ....pour le reste bien malin qui peut prévoir l'avenir !
par contre je pense que la Chine n'est pas l'unique fossoyeur de nos entreprises bien au contraire combien de sociétés se sont exilées en  Chine ou en Inde parce que le travail y est moins cher ? combien préfère partir de la France ou de la Belgique pour la Pologne ou la Roumanie ou le travail y est moins cher ?la crise est mondiale et la Chine y joue un rôle bien sûr mais certainement pas le plus grand !!
je pense que pour beaucoup d'économiste il est plus facile de hurler aux loups en désignant la Chine comme unique responsable de tous nos maux ...
combien de milliardaire en France par rapport à la population ? je ne suis pas certain que la différence est si énorme avec la Chine toutes proportions gardées bien sûr !en 2010 on ne comptait que 24 milliardaires pour 62 millions et quelques habitants ....
et puis des articles de journaux je peux t'en sortir qui disent exactement l'inverse de ceux ci et pas des farfelus mais bien  écrits par des vrais journalistes ....
ceci dit j'aime bien ce genre de discussion .....même et surtout quand nous ne sommes pas du même avis et parfois je change d'avis par la suite ....mais pas toujours  :)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le septembre 10, 2011, 12:34:10 am

ceci dit j'aime bien ce genre de discussion .....même et surtout quand nous ne sommes pas du même avis et parfois je change d'avis par la suite ....mais pas toujours  :)


 :) :) Il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis. Je suis comme toi, Rudy, je cherche et cherche encore et encore.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le septembre 10, 2011, 12:39:07 am

....pour le reste bien malin qui peut prévoir l'avenir !


Ca, je dois reconnaître que c'est imparable ! Quand j'entends ou vois les spécialistes, analystes, experts en tous genre à la TV ou sur internet, je les trouve au moins aussi paumés que nous. :)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 10, 2011, 10:46:16 am

Vivre avec 1200 euros en Europe, ce n'est pas facile, c'est vrai !...

Mais vivre avec un salaire mensuel d'ouvrier de 70 euros à Shanghai, ou pire, avec un salaire d'ouvrier agricole de 30 euros par mois dans le Shangxi, ce n'est pas simple non plus... A part la soupe de nouille ou la boule de riz, je peux vous dire que le régime alimentaire n'est pas très varié... Et puis, il vaut mieux ne pas tomber malade, parceque là, c'est la cata !

 :o
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 10, 2011, 11:06:34 am

c'est bien comment cela que je l'entendais ....mais c'est vrai que notre époque n'a jamais autant brassé d'argent et jamais autant de gens n'ont eu difficiles à simplement essayer de vivre "dignement " !


Ah bon !... et bien, je dis qu'il ne faut pas se fier aux apparences...

A part les 30 glorieuses (année 1950, 60 et 70) où la qualité de vie était "peut être" meilleure que dans les années 2000, la vie des Européens n'a jamais été aussi bonne et belle qu'aujourd'hui !...

Observer un peu l'Histoire... Vous voulez que l'on parle de la vie d'un homme de condition faible ou moyenne au Moyen-Age (pensez au servage !), durant la renaissance et le siècle de Guerres de Religion qui suivit, au 17eme siècle ou la terrible Guerre de trente ans (1618-1648), accompagnée de ses famines, décima la moitié de la population européenne, au 18ème siècle ou la condition du Tiers Etat était si ignoble qu'elle mena en France à la Révolution et à la Terreur, au début du 19ème siècle avec les diaboliques guerres de l'Empire et l'injuste conscription obligatoire (un billet pour aller se faire tuer !), à la seconde partie du 19ème siècle avec la Révolution Industrielle et l'apparition d'un monde ouvrier constitué d'esclaves, à la première partie du 20ème siècle avec 2 Guerres Mondiales qui totalisent 100 millions de morts et une lutte des classes et des révoltes ouvrières permanentes...

Non, mes amis, la situation d'un "pauvre" avec 1200 euros par mois, une voiture, 2 postes de télévision, un ordinateur, 2 téléphones mobiles, la sécurité sociale, le 100 % en cas de maladie grave, l'école publique et gratuite, l'allocation chomage, etc. n'a jamais été aussi bonne qu'aujourd'hui... même si bien sûr, on peut supposer qu'il y a toujours des progrès à faire...

Par ailleurs j'ajouterai que de nos jours en Occident (Europe, Amérique du Nord, Australie-nouvelle Zélande), n'importe qui peut s'en sortir, ce qui n'a jamais été le cas auparavant dans l'Histoire des hommes où les classes sociales étaient extrêmement cloisonnées (c'est d'ailleurs encore le cas dans de nombreux pays)...

Je suis moi-même fils d'ouvrier pauvre et aujourd'hui, je dirige 4 sociétés et possède un train de vie plus qu'agréable... MERCI la République française moderne, MERCI l'école publique, MERCI la Démocratie !... Il y a, ne serait-ce qu'un siècle, de par ma naissance, j'aurai été condamné à vivre une vie de "bâton de chaise" en travaillant dans une mine ou dans une fonderie, sans avoir jamais accès à aucune forme d'éducation, sans pouvoir me soigner et en regardant mes enfants mourir d'un simple coup de froid !... Il y a 250 ans, j'aurai été paysan, subissant les régulières périodes de disettes, croulant sous les Gabelle, Tonlieu, Taille, Cens, Champart et autres corvées, obéissant au bon vouloir du seigneur qui m'aurait fait la bonté de bien vouloir me louer ses terres...

Honnêtement, je bénis les auspices qui m'ont fait naître Français en 1969 !... Alors, SVP, ne crachons pas bêtement dans la soupe, notre vie d'Européen nanti n'est pas si terrible que cela !...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: rudy le septembre 10, 2011, 03:29:22 pm
 comparaison n'est pas raison !
il faut comparer ce qui est comparable et comparer le moyen âge ou la renaissance avec notre époque est un exercice de style qui n'apporte rien !! cela reviens à  comparer des roses et des orties .
La comparaison avec les années 60/70 est déjà plus juste ..c'est vrai que les années 70 qui sont celles de ma jeunesse étaient de bonnes années même si la crise commençait et que depuis les générations suivantes ont toujours vécu dans la "crise"
Cette légende qui voudrait que c'était pire avant est une belle ineptie...créee de toute pièce pour se donner bonne conscience !!
Par contre je pense que tu vis totalement déconnecté de la société européenne actuelle Manu et que tu as une vision "idyllique" de l'Europe et à propos ce n'est pas la république qui te permet de vivre ta vie de nabab actuelle c'est la Thaïlande car je ne pense pas que tu aurais pu monter et faire fructifier tes sociétés aussi facilement en France .
Les impôts et contributions diverses t'auraient fait renoncer peut être ..et le coût de tes investissements n'auraient certainement pas été du même ordre je serais curieux de savoir les sommes que tu devrais investir en Provence par exemple pour un établissement du même niveau que le tien
Ne le prends pas mal mais je te l'ai déjà dis plus haut je te trouve extrêmement condescendant et hautain vis à vis de tes contemporains.... à Bruxelles nous dirions que tu es un stoefer ou un  dikkenek c'est à dire que ta réussite (que je salue et que je ne jalouse pas  !!) t'es un peu monté à la tête et tu as attrapé le gros cou  ..ceci dit sans méchanceté aucune ..mais revenons à nos moutons !

le coût de la vie fais qu'en Europe avec un salaire moyen tu as très difficile de t'en sortir ...un exemple bien simple ma soeur est séparée , 2 enfants et un salaire de 1190 € par mois !
620 de loyer , 100 pour les déplacements et 50 pour l'abonnement télé / internet 110  et pour électricité/ eau/chauffage  il ne leur reste pas grand chose pour vivre "dignement" tel que l'on l'entend actuellement !
et non elle n'a pas deux voitures ,deux téléphones portables ,pas de cinéma pour les filles ou de vacances ....pas de vêtements à la mode très rarement un bouquin neuf elles attendent de le trouver d'occasion et je ne te parle pas de la nourriture !!se nourrir en Europe n'est pas comparable avec la Thaïlande et les pâtes et les patates sont souvent au menu et si elle tombe malade ou qu'une carie imprévue apparait c'est aussi la cata parce que les soins médicaux même si les mutuelles remboursent il faut bien avancer l'argent et ici une visite chez le médecin c'est 32€ un dentiste c'est minimun 55€ !!et ce n'est pas remboursé à 100% comme tu l'affirmes si fort !

et ce n'est pas encore un cas exceptionnel mais je pense aux  pensionnés qui ont 990 ou 1000 € , tu as les handicapés qui n'ont pas tous la chance d'avoir une famille et qui vivent avec 700 € par mois ...et ce n'est pas du fantasme c'est la réalité Manu !!
c'est le quotidien de beaucoup d'européen ....la fin de mois tombe de plus en plus tôt !!
les deux voitures des deux télés et des 10 portables par famille c'est loin d'être la réalité de tous le monde !!
encore un petit exemple ...pas pour pour le plaisir de te contredire mais parce que c'est la réalité de tout les jours ..l'enseignement gratuit ?? un mythe !! les frais scolaires de ma fille qui a toujours été dans l'enseignement "communal" et qui devrait être gratuit m'ont coûtés chaque année entre 500 et 700 € et maintenant elle va à l'université et la première chose que l'on m'a demandé c'est 975 € de frais d'inscription !
ce sont des réalités belge mais la réalité française est très proche de celle ci ...
je ne crache nullement dans la soupe mais la vie ici est très loin d'être celle que tu penses ....peut être serait il bon de savoir pourquoi dans une société aussi riche que la nôtre tant de gens ont besoin des restos du coeur ou du secours populaire pour pouvoir manger tout les jours !
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le septembre 10, 2011, 08:50:38 pm
Je partage un certain nombre de tes analyses Rudy. Je viens, pour des raisons complexes, de passer plusieurs mois en France, ce que je n'avais pas fait depuis des années. Et j'ai été surpris, voir choqué, de voir énormément de gens en baver. Avec 1 200 euros/mois, c'est à dire 8 000 de nos francs d'avant (à comparer aux 6 000 fr du smic d'il y a 20 ans), c'est VRAIMENT la galère. Pas un loyer inférieur à 500 euros (et là je parle de studio ou F1), une fois les assurances payées, il ne reste souvent pas de quoi vivre décemment; la fin du mois commence le 12, alors qu'avant elle commençait le 24/25.
Rudy a raison, le nombre de travailleurs pauvres a explosé. Dans certaines villes, pas un seul médecin ou pédiatre conventionné, et pas moyen de se payer une complémentaire santé avec le smic. Jamais je n'avais rencontré autant de gens qui en bavent comme ça.
Bien sûr, la classe moyenne s'en sort, se paie des abonnements triple play et paie des portables à des minots de 12 ans. Mais les employés ou ouvriers n'en ont jamais autant bavé.
Bien sûr Manu, la démocratie française, le système scolaire, ont permis des progrès immenses, que ne connaissent ni les Thaïlandais ni les Chinois ou Africains. Mais l'ascenceur social est en panne. Vraiment.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le septembre 10, 2011, 10:14:34 pm
Et loin de moi l'idée ou l'envie de cracher dans la soupe: mais les conditions de vie en Europe se sont vraiment agravées. J'ai 3 enfants en France, et leur scolarité est TRES loin d'être gratuite. La moindre activité extra scolaire coûte cher. Une simple sortie au Mac Do revient à 35 euro (pour de la merde en plus) c'est à dire à 200 de nos francs d'avant. Tout a considérablement augmenté, même une baguette coûte plus de 6 francs, un litre de sp frise les 11 fr. Or les salaires n'ont pas suivis du tout. Un couple avec 2 enfants galère avec 2 400 euro, alors qu'il y a 15 ans à peine, ils atteignaient la fin du mois. Et comme dit Rudy, il y a de plus en plus de famille monoparentale, avec un seul revenu.
Je passe du temps dans une association qui s'appelle "Terre des Hommes Alsace", et qui, entre autres, vend des vêtements pas chers, récupérés ou donnés. En un an, la clientèle a plus que doublé. Toutes les associations d'aide tirent la sonnette d'alarme; j'ai fait du bénévolat aux Restos du Coeur, c'est affolant. La demande a explosé, et beaucoup de ces gens travaillent, mais avec des emplois précaires, ou à mi-temps. Ces gens ne s'en sortent plus. Et ils regardent les pubs à la tv avec écoeurement. Le nombre de surendettés aussi a explosé, et pas seulement pour des achats de type tv plasma ou autre bien de consommation. Mon ex épouse préside des audiences de surendettement au Tribunal d'Instance et elle avoue elle même n'avoir jamais vu autant de cas de travailleurs pauvres qu'au cours de ces 3 dernières années.

C'est pour cela que je disais, dans un autre topic, qu'il serait temps que nos gouvernants prennent conscience des réalités que vivent leur compatriotes. Il y a une énorme différence entre ce que nous montrent les séries tv, la pub, les films, et ce que vivent des millions d'Européens, en France, en Belgique, en Espagne, au Portugal; Les 30 glorieuses sont loin, très loin.
Et encore, pour ne pas en rajouter, je ne parle pas du chômage des jeunes de moins de 30 ans et des plus de 50 ans, là ça frise la honte. Quand aux retraités, je vois l'exemple de ma mère ... et j'ai honte. heureusement qu'elle n'a pas de loyer.
Non Manu, les choses ne vont plus aussi bien que cela en Europe.
J'ai hâte de rentrer.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le septembre 10, 2011, 11:24:23 pm
Pour finir, la scolarité:
Ma fille 1ère S : bouquins 195 euro. Abonnement bus (10 mois): 135 euro: Cantine: 650 euro ( l'année). Je ne parle pas des fournitures scolaires (l'allocation rentrée est soumise à un niveau de revenu)
Mon fils 4ème : bouquins 174 euro. Abonnement bus: 135 euro. cantine: 615 euro. Toujours pas la moindre fourniture scolaire.
Mon aîné Bachelor à Genève: Une piaule : 400 euro/mois, abonnement tram: 185 euro (10 mois), bouffe 120 euos/mois. Et là je ne parle pas des frais d'inscriptions ou du coût de la scolarité dans son école; Heureusement, il bosse à mi-temps à l'aéroport de Genève.

Bref, sans des revenus très largement au dessus de ce qu'on décrit plus haut, ça serait tout simplement IMPOSSIBLE.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le septembre 11, 2011, 12:17:46 am
J'ai bien lu tous vos post très intéressants et je vais essayer d'être objective :

- je suis complètement d'accord avec Manu, Rudy et Christophe : 1200 euros/mois pour vivre en Europe, ce n'est pas gérable...
- mais effectivement 5000 bahts en Thaîlande, c'est idem...
- et encore moins, pour tous les gens dans le monde qui vivent avec 1 ou 2 euros/jour...

et là bien, sûr, nous  sommes tous d'accord.

Par contre, je précise qu'en France, tout le monde peut se faire soigner sans faire une avance de frais  en allant aux urgences dans les hôpitaux et c'est la raison pour laquelle il y a une telle affluence car les gens viennent aussi bien pour une carie, un cor au pied ou bien un arrêt cardiaque... Tout le monde a au moins  une CMU ou une aide médicale gratuite de l'Etat qui couvre tous les frais.

Maintenant, en ce qui concerne entre autre les Restos du Coeur ( puisque j'y ai servi pendant mes RTT pendant 3 ans), j'ai constaté quelque chose qui m'a toujours choqué, c'est que tous les gens qui attendaient pour recevoir un peu de nourriture, avaient tous un portable... Alors, pour moi, quand on n'a pas d'argent, on n'a pas d'argent...

D'autre part, il y a beaucoup plus de dossiers de surendettement qu'avant... Il y a tout de même une raison à cela : les prêts revolving et là, c'est la cata... Mais enfin, on ne peut pas vivre avec de l'argent que l'on n'a pas... (pour exemple, j'avais une collègue à "mon Hôpital" qui est partie en retraite il y a 5 ans et qui est passée  par la case surendettement avant son départ et bien tenez-vous bien : elle avait une dette de 100 000 euros de prêts revolving...

Pour ce qui est de l'éducation scolaire, il est à souligner qu'elle est complètement gratuite jusqu'au BAC  (livres à acheter par contre au lycée et non au collège). Vous me direz ensuite, c'est largement rattrapée avec les inscriptions en fac et universités qui sont très chères.

Maintenant, pour revenir à la Thaïlande, nous aimons tous ici ce pays pour entre la qualité de sa vie nous les européens, mais n'oublions pas que nous sommes privilégiés lorsque nous arrivons avec une retraite en euros et c'est évident qu'avec 1 500 euros en France nous vivotons alors qu'en Thaïlande, c'est jouable.

Par contre, pour les Thaïs qui gagnent 5 ou 6 000 bahts,  c'est loin d'être évident et n'oublions pas qu'il n'y a pas de retraite en Thaïlande donc que les enfants doivent nourrir les parents... Et pour un européen qui gagne sa vie rien qu'en bahts, ce n'est pas 8 heures qu'il faut faire par jour pour s'en sortir mais le double...

Ce qui n'enlève rien au fait et je l'avais déjà dit plus haut, que la vie est de plus en plus dure en Europe, les salaires ne suivant pas les augmentations du coût de la vie, les charges de + en + importantes, augmentation des chômeurs etc... et qu'automatiquement il y a de + en + de "pauvres" et ce n'est pas fini... Et ce qui est nouveau et scandaleux est que maintenant les gens qui ont bossé toute leur vie, leur retraite étant tellement petite, qu'ils ne peuvent finir leurs jours en paix et sérénité...

De toutes façons, çà ne pourra pas continuer comme cela, il faudra bien qu'un jour, il se passe quelque chose...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le septembre 11, 2011, 04:19:04 am

...
- je suis complètement d'accord avec Manu, Rudy et Christophe : 1200 euros/mois pour vivre en Europe, ce n'est pas gérable...
- mais effectivement 5000 bahts en Thaîlande, c'est idem...
- et encore moins, pour tous les gens dans le monde qui vivent avec 1 ou 2 euros/jour...

et là bien, sûr, nous  sommes tous d'accord.
...



Bien sûr Line, on est tous d'accord. Quand on voit les conditions de vie de millions d'africains, d'indiens, etc, la misère et la pauvreté ne sont pas plus douces au soleil.
Et bien sûr, la France et d'autres pays d'Europe ont une population plutôt chanceuse et enviable, et elle est d'ailleurs percue comme tel, entre autres en Asie.


De toutes façons, çà ne pourra pas continuer comme cela, il faudra bien qu'un jour, il se passe quelque chose...


Là, très honnêtement, j'ai du mal à savoir quoi...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: MICHEL le septembre 11, 2011, 08:07:29 am
Bonjour,il y a un problème que vous oubliez c'est tous ces gens qui ne veulent plus ou pas travailler car il y a un systeme social tellement bien fait pour ces gens qu'ils seraient bien bêtes de s'en priver.Et n'oublions pas les retraités cultivateurs, artisants et autres commercants qui touchent une retraite de moin de 800 euro/mois malgré avoir payé toute leurs vie.Des differances sociales il y en a toujours eu mais aujourd'hui tous le monde veut avoir ne "bonne paye"mais sans trop se fatiguer sans faire d'heures sup et sans prendre de risque.Je pense que celui qui veut bosser il peut la preuve tous ces auto entrepreneurs "cadeau de l'etat"ils s'en sortent plutot bien,et bien c'est a la portée de beaucoup de gens,moi je pense qu'il y a une faineantise generale qui s'est installé en france et que l'on fait beaucoup trop de social...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 11, 2011, 10:59:57 am

D'abord une première réflexion pour Rudy... Tu commets une erreur, on peut tout à fait faire des comparaisons entre les niveaux de vie des hommes en fonction des lieux et des époques... Je ne vois pas en quoi, par exemple, il serait choquant d'évoquer le critère de soins en fonction des localisations (les endroits où l'on peut se faire soigner et ceux où c'est impossible !) et des périodes (époques ou des progrès médicaux significatifs améliorent la vie humaine en général)...

Ensuite, je ne vais pas poursuivre cette polémique, mais je dois quand même constater que vous avez des critiques de nantis (ce qui est tout à fait légitime, je l'admet !  :) ): vous parlez de vos dépenses de loyer, de livres scolaires pour les enfants, de prix du Mc Do et pourquoi pas du prix des jeux de Play Station tant qu'on y est ?!...

Savez-vous que sur cette Planète, 1 milliard de personnes survivent avec moins d'1 euro par jour, 2 autres milliards vivent avec moins de 2 euros par jour, 800 000 personnes n'ont pas accès à l'eau potable et je ne compte pas les centaines de millions de personnes qui n'ont même pas un toît sur la tête, subissent des conflits et des violences de tous genres et ne savent même pas ce que le mot "école" venut dire...

Vous avez tous des situations "terribles" mais vous avez tous des maisons, des voitures, des télévisions, des ordinateurs (et en l'occurence Internet !), des téléphones portables, la sécurité Sociale, des vacances régulières, des week end de 48 heures, des RTT, vos gamins sont en 1ere ou en terminale et porte des chaussures Nike à 100 euros et des pantalons Diesel !...

Messieurs, je ne suis pas déconnecté de la vie européenne (je vais en France tous les ans et vais même y remonter une SARL en juin) mais je suis conscient des choses...

Peut-être ai-je trop voyagé et peut-être ai-je trop d'éléments de comparaison ?... Le Congo, la RCA, le Zaïre, la Somalie, en fait, presque toute l'Afrique, des gens au Rwanda qui mangeaient de la chair humaine pour ne pas mourir de faim, les Favellas au Brésil, les mangeurs de galette de boue en Haïti, la misère noire des régions centrales de la Chine, de la Corée ou du nord-Vietnam, l'absence de soin dans tant d'endroits, des Indiens qui meurent d'un simple coup de froid faute de médicament, qui habitent des huttes de torchi sans électricité, qui marchent des dizaines de kilomètres quotidien pour aller travailler 16 ou 17 heures quotidiennes et gagner 1 euro, des femmes qui meurent lapidées en Iran ou sont brûlées vives au Pakistan pour une présomption d'adultère, etc, etc, etc...

Pensez ce que vous voulez, mais vous ne me ferez pas démordre de l'idée que nous, "petits" Occidentaux, sommes les super privilégiés de cette grande famille qui s'appelle l'Humanité !... Mais comme toujours, ce sont ceux chez qui tout va pour le mieux qui se plaignent le plus...

Après cela, on peut toujours faire le constat que la Vie humaine n'est pas une chose facile, mais là, ce n'est pas une nouveauté...

:D
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le septembre 11, 2011, 01:11:10 pm
http://www.turbo.fr/actualite-automobile/445388-economie-toyota-importer-vehicules-thailande/


Economie : Toyota pourrait importer ses véhicules de Thaïlande !


Pour lutter contre la crise économique et pour faire face aux conséquences du séisme et du tsunami, Toyota pourrait en arriver à importer ses véhicules de Thaïlande.

Toyota comme d'autres constructeurs nippons a été lourdement touché par les terribles évènements qui sont arrivés au Japon au mois de mars. Pour rendre les choses encore un peu plus difficile, la crise financière est de retour.

Pour lutter contre le fort taux du yen, Toyota pourrait donc se tourner vers l'importation de ses véhicules. De l'import, oui, mais pas de n'importe quel pays. En effet, le géant nippon pourrait se tourner vers la Thaïlande ou l'Inde, où les couts de production des voitures sont plus faibles qu'au Japon.

Cette solution permettrait à Toyota d'augmenter ses prévisions de ventes, qui avaient été revues à la baisse après le tremblement de terre.

Plutôt que de produire localement, Toyota pourrait donc importer pour son marché l'Etios qui est actuellement produite en Inde. Cette option de l'import n'est pour l'instant qu'une hypothèse, mais plus que sérieuse, puisque le vice-président de la marque a lui-même laissé entendre que cette solution était envisageable.

En parallèle de l'importation de véhicule, le constructeur japonais pourrait également importer des pièces et des composants d'autres pays, qui seront utilisés pour l'assemblage des véhicules, fait au Japon. Grâce à cette procédure, Toyota pourrait être un peu plus protégé en cas de nouveau tremblement de terre.


Actus et Tests auto sur Turbo.fr : Economie : Toyota pourrait importer ses véhicules de Thaïlande - Turbo.fr http://www.turbo.fr/actualite-automobile/445388-economie-toyota-importer-vehicules-thailande/#ixzz1Xcb5kFTc

Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 12, 2011, 09:20:51 am

Le saviez-vous ?


C'est la société COBRA, dont les ateliers sont situés à Samut Prakan en Thaïlande, qui fabriquent 90 % des planches à voile et des "paddle surf" du monde entier !
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le septembre 12, 2011, 06:19:23 pm
Moi non plus je ne souhaite pas prolonger ce qui me semblait d'ailleurs plus être un échange de point de vue qu'une polémique, mais une fois encore j'ai dû très mal m'exprimer, car


.... mais je dois quand même constater que vous avez des critiques de nantis (ce qui est tout à fait légitime, je l'admet !  :) ): vous parlez de vos dépenses de loyer, de livres scolaires pour les enfants, de prix du Mc Do et pourquoi pas du prix des jeux de Play Station tant qu'on y est ?!...


Je ne faisais que dire que la scolarité n'est pas gratuite. C'est tout. Je n'évoquais aucune dépense de "nantis", playstation ou autres, juste le coût de la scolarité. Et bien sûr que c'est une chance de pouvoir aller à l'école. Personne ici n'a affirmé le contraire. Et il ne s'agissait pas de critiques, mais d'un simple constat. Quand au Mac Do, qui est le restaurant le moins cher en France, c'était pour le comparer à un repas dans une gargotte en Thaïlande, où, tout en mangeant mieux, le coût est divisé par 5 ou 6.



Savez-vous que sur cette Planète, 1 milliard de personnes survivent avec moins d'1 euro par jour, 2 autres milliards vivent avec moins de 2 euros par jour, 800 000 personnes n'ont pas accès à l'eau potable et je ne compte pas les centaines de millions de personnes qui n'ont même pas un toît sur la tête, subissent des conflits et des violences de tous genres et ne savent même pas ce que le mot "école" venut dire...



C'est à peu près ce que je venais de répondre à Line.


Vous avez tous des situations "terribles" mais vous avez tous des maisons, des voitures, des télévisions, des ordinateurs (et en l'occurence Internet !), des téléphones portables, la sécurité Sociale, des vacances régulières, des week end de 48 heures, des RTT, vos gamins sont en 1ere ou en terminale et porte des chaussures Nike à 100 euros et des pantalons Diesel !...


Je n'ai pas dit, ni Rudy me semble t-il, que ma situation est terrible. Je parlais de gens que j'ai rencontré, aux Restos du Coeur ou ailleurs et qui en bavent, sans Nike ou Diesel. Quand à mes enfants, j'espère les avoir éduqué loin de l'attrait des marques. Quand aux RTT, je travaille 7j/7, ça ne me fait même pas rire. Une fois encore, je décrivais la situation des pauvres en France, je n'ai jamais dit que j'en faisais partie, et il ne me semble pas m'être plaint de quoi que ce soi.
Et bien sûr que je suis un nanti, un privilégié, j'en ai pleinement conscience.



Mais comme toujours, ce sont ceux chez qui tout va pour le mieux qui se plaignent le plus...


Là, pour le coup, je ne sais pas de qui tu parles. Rudy ou moi ne nous plaignions pas, nous constations juste que les choses n'ont pas évolué dans un sens positif pour les pauvres en Europe.

Pour finir, je dirais, Michel, que je suis très loin d'être d'accord avec toi. 4 ou 5 millions de fainéants en France, j'y crois pas un instant.

Moi aussi, j'arrête là. :)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le septembre 15, 2011, 12:33:11 am
Bref, peu ou proue, Thaksin revient aux affaires. A petits pas, pour ne pas faire exploser les jaunes, mais très sûrement.
Je crains que l'histoire ne soit pas encore finie; Et que la réconciliation ne soit pas encore à l'ordre du jour; Celle avec le Cambodge peut-être, mais les Thaïlandais jaunes ou rouges ne sont pas encore roses.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le septembre 17, 2011, 12:59:48 pm
http://www.temoignages.re/l-asie-sur-la-voie-de-la-prosperite,52031.html


ECONOMIE : L’Asie sur la voie de la prospérité


Alors que les mauvaises nouvelles s’accumulent de jour en jour dans les pays dits « développés » de l’Occident (Europe-USA), la presse française et réunionnaise ne parle pas souvent ou très peu des performances économiques des blocs régionaux du nouveau monde (Asie-Afrique-Amérique du Sud).

A la fin du mois d’août s’est déroulée une rencontre des ministres de l’Économie des pays du bloc asiatique regroupés au sein de l’ASEAN, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est en Indonésie.

Tous les indicateurs sont au vert et augurent de vastes perspectives de renforcement de l’intégration régionale dans cette région du monde...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le septembre 17, 2011, 04:59:37 pm
Et oui Line, en Europe et aux USA, les indicateurs sont à l'orange, voire au rouge (clignotant), l'Asie a quand à elle un avenir plus prometteur. Les investisseurs l'ont bien compris. Tant mieux. Un peu de rééquilibrage ne fait pas de mal.
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 18, 2011, 11:35:40 am

Un peu de rééquilibrage ne fait pas de mal.


ca dépend pour qui !... Le rééquilibrage entre l'Europe et les pays d'Asie qui ne respectent aucune des règles internationales (loi du travail, copie, parité monétaire, etc...) se fait à nos dépends... Notre secteur industriel est ruiné, nos économies s'effondrent... Même les savoir-faire et les produits de haute technologie, sur lesquels nous misions pour conserver une longueur d'avance sur les autres, commencent à apparaitre partout (rappelons-nous des fameux TGV chinois !)...

Le gag dans cette histoire, c'est que le jour où nos états ayant fait faillite, ne pourront plus payer de retraites décentes à leurs concitoyens, cela en sera fini des Occidentaux venant passer leur fin de vie en Thaïlande... Beaucoup ont déjà du partir, ne pouvant plus justifier de 65 000 bahts de revenu par mois et cela va s'amplifier...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le septembre 18, 2011, 03:08:47 pm
C'est vrai Manu.
Et tu as raison de souligner le problème des retraités. Il est réel et terriblement dévastateur pour leur moral. Et il semble que l'on s'achemine rapidemment vers un système de capitalisation à l'américaine (n'oublions pas que le Président du groupe MEDERIC, leader européen de la retraite par capitalisation, se nomme Sarkozy -Guillaume-) ou chacun doit, en réalité, se débrouiller pour préparer sa retraite.
C'est terrible de bosser 40 ans ou plus et de se retrouver avec une retraite de misère.
Maintenant la part du PIB consacrée au paiement des retraites n'a cessé de décroitre pendant 30 ans, et ça, ça reste un choix politique. Même endettés, les pays européens sont des pays riches, mais certainement très mal gérés.
Quand à nos retraités qui ne peuvent plus rester en Thaïlande, je reconnais que leur problème est sérieux: le retour en France avec une maigre retraite est encore plus douloureux.
Titre: Re : Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le septembre 18, 2011, 03:36:12 pm

Le gag dans cette histoire, c'est que le jour où nos états ayant fait faillite, ne pourront plus payer de retraites décentes à leurs concitoyens, cela en sera fini des Occidentaux venant passer leur fin de vie en Thaïlande... Beaucoup ont déjà du partir, ne pouvant plus justifier de 65 000 bahts de revenu par mois et cela va s'amplifier...



tu nous fout bien le bourdon, Manu... c'est pas réjouissant pour nos vieux jours...  :(

En clair, cela veut dire qu'il faut économiser pour sa retraite en gros à partir de 25 ans... et à 25 ans et heureusement, normalement, on pense à autre chose qu'à retraite...  :D  Pourquoi, penser à la mort pendant qu'on y est...  :(
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le septembre 23, 2011, 10:45:45 am
http://fr.vietnamplus.vn/Home/CambodgeTha%C3%AFlande--negociation-dans-lexploitation-de-petrole/20119/18406.vnplus



Cambodge-Thaïlande : négociation dans l'exploitation de pétrole


Les officiels de haut rang du Cambodge et de la Thaïlande ont repris les négociations d'un projet d'exploitation de pétrole et de gaz dans une zone maritime située dans la baie de Thaïlande qui, faisant l'objet de revendications concurrentes de la part des deux pays, avaient été suspendues en 2001.

Selon le ministère cambodgien des Affaires Étrangères, le ministre thaïlandais de l'Énergie Pichai Naripthaphan a rencontré informellement le secrétaire d'Etat à l'Industrie, aux Mines et à l'Énergie Ith Prang en marge de la Réunion ministérielle de l'Énergie de l'ASEAN qui a eu lieu récemment à Brunei.
 
Pichai a affirmé que les deux pays peuvent accélérer la définition comme la réalisation de ce projet d'exploitation afin de reprendre cette coopération interrompue depuis 10 ans déjà.

Les chefs de la diplomatie de deux pays discuteront prochainement des détails de ce projet en écartant la question de la délimitation et du bornage des frontières maritimes entre les deux pays dans cette zone, a-t-il affirmé.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le septembre 23, 2011, 03:50:00 pm
Quand il y a des intérêts communs, les deux pays trouvent un moyen de collaborer. Tant mieux.
Mais bon, en égoïste, j'espère que ça n'est pas au large de Samui ou de Suratthani qu'ils ont repéré leur filon.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 25, 2011, 08:17:35 am

Les inondations pourraient affecter la croissance de 0,5% !


La croissance économique de la Thaïlande pourrait se situer à 3,5 à 4 %, au lieu des prévisions antérieures de 4-4,5 %, selon une étude réalisée par l’Université de la Chambre de commerce de Thaïlande (UTCC) en raison des dégâts causés par les inondations.

L’étude réalisée  a montré que les inondations dans le Sud depuis avril et les inondations actuelles dans la région centrale et le nord du pays sont susceptibles d’amputer le produit intérieur de 0,5 à 0,7 point de pourcentage, d’une valeur 58.5 milliards de baht.

Les pertes totales dues aux inondations pourrait s’élever à 100 milliards de baht (2,5 milliards d’euros) si elles devaient durer jusqu’à la fin de l’année , et pourraient avoir un impact négatif sur la croissance de la Thaïlande de 0,5%.

Le recul a été attribué pour l’essentiel à l’impact sur le secteur agricole, d’une valeur estimée à  31.5 milliards de baht de pertes; ainsi que 11.73 milliards de baht de dommages au secteur commercial; 8.73 milliards de baht de pertes dues aux dégradations des biens publics; et 2.21 milliards de baht de pertes dues aux logements inondés.

Par ailleurs le gouvernement a approuvé une indemnisation d’urgence de 5.000 bahts comme aide immédiate pour chaque famille touchée par les inondations. Les personnes dont les terres agricoles ont été touchées par les inondations recevront aussi  une indemnité de 2222 baht pour chaque raï, de champs de riz endommagés.


http://thailande-fr.com/actu/13208-les-inondations-pourraient-affecter-la-croissance-de-05
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 26, 2011, 09:24:38 am

Polémique sur un soutien aux producteurs de riz


Bangkok - La mise en place programmée d'un système de garantie à la hausse des prix du riz en Thaïlande, premier exportateur mondial, suscite des inquiétudes sur les marchés, mais c'est bien le royaume lui même, selon les experts, qui pourrait en être la principale victime.

Le nouveau gouvernement entré en fonction en août a promis de relever entre octobre et février le prix minimum reçu par les producteurs, en achetant lui-même la production à 15.000 bahts (360 euros), contre environ 10.000 bahts (240 euros) aujourd'hui.

Cette politique fait partie d'un ensemble de promesses en faveur des plus défavorisés qui a participé à la victoire aux élections de juillet des alliés de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra.

Mais elle alimente les craintes d'une hausse des prix sur le marché mondial.

L'impact sur les consommateurs de la planète n'est pour l'instant pas clair mais la tendance des prix est déjà à la hausse. Et les observateurs craignent une flambée qui s'ajouterait au fardeau des pays les plus pauvres.

La céréale est consommée quotidiennement par environ trois milliards de personnes dans le monde et la Thaïlande fournit un tiers des exportations mondiales de riz, notamment à la Chine et à des pays africains.


http://www.portalangop.co.ao/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le septembre 28, 2011, 09:30:40 am

A mon avis, une mesure politique qui va avoir un sacré effet boomerang... Le prix du riz thaïlandais en augmentant de 50 % va rendre la céréale beaucoup moins compétitive sur le plan internationale... J'imagine déjà les autres gros producteurs comme le Vietnam, la Chine ou l'Inde qui se frotte les mains...


Tempête sur le riz thaïlandais !


Le parti Peu Thai l’avait annoncé pendant la campagne électorale, et entend bien tenir ses promesses : un programme massif d’achat public de riz à un prix supérieur au prix de marché sera mis en place, afin de permettre aux riziculteurs thaïlandais de sortir de la pauvreté.

La mesure suscite de nombreuses réactions car le riz n’est pas une céréale comme les autres. Elle constitue la nourriture de base de 3 milliards d’individus sur la planète. En Thaïlande, premier exportateur mondial de riz, le sujet est sensible tant il noue inextricablement des enjeux économiques et politiques. En langue Thaï, le verbe manger (gin khao) se traduit littéralement par « manger riz », c’est dire si le riz fait partie de l’univers quotidien du royaume.


Une augmentation de plus de 50%

Selon le plan de soutien public au cours du riz, le gouvernement achètera le paddy de riz blanc à 15.000 baths (360 euros) alors qu’il s’échange aujourd’hui sur le marché aux alentours de 9.000 baths (216 euros).

Il est difficile d’estimer le coût total du futur plan, étant donné que le gouvernement n’a pas fixé de limite aux volumes potentiellement achetés avec les deniers publics. Mais selon Pridiyathorn Devakula, ancien ministre des finances cité par le Bangkok Post, le coût pourrait atteindre les 250 milliards de baht (environ 6 milliards d’euros) pour la prochaine récolte.

A titre de comparaison, la mesure de subvention directe aux cultivateurs, instaurée par le gouvernement Abhisit, avait coûté 55 milliards de baths (1,32 milliards d’euros)

Les principales critiques formulées à l’encontre du programme concernent les risques considérables d’affaiblissement à moyens termes du secteur du riz thaïlandais. Augmenter le prix d’une denrée pour mieux la vendre, seul le gouvernement thaïlandais y avait pensé.


Une politique dangereuse sur le long terme

« Partout dans le monde, les subventions publiques pour les produits de base ont pour objectif d’aider les exportateurs à demeurer compétitifs en proposant un prix faible. La Thaïlande est le seul pays sur la planète où des subventions visent à augmenter les prix »

constate Vichai Sriprasert, PDG de Riceland International, un des principaux exportateurs de riz thaïlandais, et président émérite de la Thai Rice Exporters Association.

La critique n’est pas sans fondement : en augmentant instantanément de 50% les prix du riz, le gouvernement thaïlandais court le risque d’affaiblir ce secteur sur un marché international où les concurrents ne manquent pas.

Ainsi, à en croire Vichai Sriprasert, le Vietnam, l’Inde et la Birmanie accueilleraient le plan thaïlandais avec enthousiasme, puisqu’il s’agit pour ces pays d’un gain de compétitivité considérable.

Une dégradation de la compétitivité thaïlandaise pourrait s’avérer catastrophique pour les cultivateurs eux mêmes. En effet, premier exportateur mondial depuis 40 ans, la Thaïlande doit exporter la moitié de sa production, soit environ 10 millions de tonnes, pour maintenir l’économie du riz en bonne santé.

Les consommateurs ne continueront pas longtemps à acheter le riz thaïlandais s’il devient artificiellement beaucoup plus cher que le riz vietnamien, indien ou birman.

« Le marché international du riz est libre, personne ne peut y fixer unilatéralement un prix. Il s’agit d’une idée folle. L’immense majorité des fonds consacrés à l’achat du riz ira à une minorité de gros fermiers, de gros exportateurs et de gros meuniers, qui sont tout sauf pauvres ! »,

remarque Ammar Siamwalla, une des économistes thaïlandais les plus reconnus et farouche opposant au plan du gouvernement.

L’étude qu’il a réalisé pour le TDRI (Thailand Development Research Institute) pour évaluer le précédent programme de prix administrés du riz, mis en place par le gouvernement Thaksin, démontre que en définitive les riziculteurs ne sont les bénéficiaires que de 37% des sommes dépensées pour soutenir les cours du riz. Les couts administratifs et de stockage du système sont considérables (14%) et le reste profite surtout aux minotiers(18%) et aux exportateurs (23%).


Une intervention publique aux effets paradoxaux

Les Asiatiques sont les premiers consommateurs de riz au monde. Or, au fur et à mesure qu’ils s’enrichissent, ils privilégient la consommation d’un riz de meilleure qualité et en moins grande quantité.

Cette constatation économico-culinaire semble de bon augure pour la Thaïlande, qui a su demeurer au premier rang mondial des exportateurs grâce à la qualité de son riz.

Cependant, selon Ammar Siamwalla,

« Je vous conseille de regarder ce que ce passe dans les autres pays producteurs: partout où le gouvernement intervient dans la commercialisation du riz, la qualité de celui-ci décline. Or nous avons besoin de donner la priorité à la qualité, pas à la quantité pour rester compétitif dans le futur ».

En résumé, la situation paraît paradoxale : le gouvernement souhaite à tout prix aider un secteur dans lequel la Thaïlande est le leader mondial, et ce depuis quarante ans. Cette aide empoisonnée est d’autant plus absurde que d’autres priorités, bien réelles, existent.

Selon Kanit Sangsubhan, directeur du Fiscal Policy Research Institute,

« La Thaïlande a besoin, dans les cinq années à venir, d’investir environ 4,4 trillions de baths (106,83 milliards d’euros) dans la gestion de l’eau, les chemins de fer, les infrastructures portuaires, l’énergie et la santé afin d’améliorer sa compétitivité. La seule gestion de l’eau, en prenant en compte les mesures de prévention des inondations, requiert un investissement d’environ 300 milliards de baths (7,21 milliards d’euros) sur cette période »

S’adjuger les votes des fermiers n’est pas une raison suffisante pour mettre en péril un des fleurons de l’économie thaïlandaise. Même si la situation n’est pas idyllique, preuve en est la mainmise de quelques sociétés sur l’exportation du riz ou les inégalités considérables entre les fermiers, la mise en place d’une mesure populiste à l’efficacité douteuse n’arrangera pas les choses


http://thailande-fr.com/economie/13223-tempete-sur-le-riz-thailandais
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le septembre 28, 2011, 10:32:35 am
Voilà encore une mesure qui ne tient compte ni des réalités économiques, ni des conséquences, pourtant prévisibles, qu'elle risque de provoquer. Prise par des politiciens qui devraient pourtant prendre conseil auprès des spécialistes de ce marché. Un homme prévenu en valant deux...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le octobre 13, 2011, 08:14:10 am
http://auto.nouvelobs.com/actu-auto/20111012.LQA1561/chevrolet-colorado-demarrage-de-la-production-en-thailande.html


Chevrolet Colorado : démarrage de la production en Thaïlande


Le pick-up mondial de GM démarre sa carrière cette semaine. Les premiers exemplaires de série sont en effet tombés des chaînes.

GM se prépare à lancer dans le monde entier son dernier né, le Chevrolet Colorado.

Il s'agit d'un pick-up moyen fabriqué dans un premier temps en Thaïlande, très gros marché pour ce type de véhicule. Il sera par la suite produit sur le continent américain, mais le lieu n'a pas encore été annoncé.

Son destin européen est encore moins clair, mais sa présentation au Salon de Francfort laisse penser qu'il sera bel et bien commercialisé chez nous, où il fera face au Nissan Navara ou au Volkswagen Amarok.

En Thaïlande, cet utilitaire est proposé avec deux moteurs Diesel 2.5 et 2.8. GM compte adapter le véhicules aux spécificités de tous les marchés dans lesquels il sera proposé
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Tango974 le octobre 13, 2011, 12:42:23 pm
a-t-on une idée du prix du COLORADO en thailande ?
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le octobre 13, 2011, 04:16:02 pm

Nombreuses fermetures d’usines en Thaïlande, les exportations menacées .


Les graves inondations qui frappent la Thaïlande depuis trois mois risquent de porter un coup à la croissance des exportations au quatrième trimestre estime  le Centre d’études en commerce international (STI) de l’Université de la Chambre thaïlandaise du Commerce (UTCC).

La crise des inondations Thaïlande a causé des pertes importantes à la production agricole, de nombreuses exploitations rizicoles étant désormais impraticables, et de nombreuses usines ont été obligées de cesser leur activité.

Deux des plus gros fabricants mondiaux de disques durs informatiques, Hutchinson et Western Digital, ont annoncé la fermeture temporaire de leurs usines, située dans la zone industrielle d’Ayutthaya.

Hutchinson Technology Inc, a rapporté que ses opérations d’assemblage à Ayutthaya, Thaïlande, ont été temporairement suspendues en raison des inondations dans le parc industriel de Rojana. Les usines de Western Digital installées dans la banlieue de Bangkok, sont aussi touchées par les inondations qui touchent le pays et qui ont contraint de nombreux services publics à fermer. L’usine de Thaïlande fournit environ 60% de la production en disques durs de la firme, le reste étant fabriqué en Malaisie.

Bien que les installations de WD en Thaïlande soient opérationnelles, la production a été suspendue afin de protéger les employés et les installations et équipements contre les infiltrations d’eau.

a précisé Western Digital

Microsemi, le fabricant de semi conducteurs a également arrêté sa production et signalé que

« l’une de ses installations de fabrication en sous-traitance située dans le parc Rojana à Ayutthaya, en Thaïlande, a suspendu ses opérations en raison des dommages subis par les récentes inondations dans la région », notant que « le parc industriel est sans electricité et les fonctionnaires ont ordonné l’évacuation de la zone ».


L’usine de Nikon fermée

L’usine Nikon d’Ayutthaya est également submergée par des inondations, et le communiqué de Nikon informe que tout le premier étage de son usine est inondé et la production arrêtée depuis le 6 octobre.

Le parc industriel Rojana  abrite 198 usines avec environ 90.000 employés.

Le ministère du Travail de la Protection du Travail et des Affaires sociales estime que 1215 usines dans 33 provinces ont déjà été touchées par les inondations qui ont provoqué le chômage technique de 42 000 employés. Rien qu’à Ayutthaya, 349 usines ont été touchées, affectant 20 000 travailleurs.


Les trois usines Toyota au point mort

Le constructeur d’automobiles japonais Toyota a annoncé la suspension de la production dans ses trois usines en Thaïlande, en raison des inondations qui perturbent la chaîne d’approvisionnement. Le numéro un mondial de l’automobile, Toyota Motor, avait déjà suspendu ses opérations entre le 25 avril et le 4 juin, en raison de la pénurie de pièces, conséquence du tremblement de terre au Japon.

Employant actuellement plus de 300.000 personnes et générant 12% du PIB national, l’industrie automobile est considérée comme l’un des principaux secteurs manufacturiers de Thaïlande.

L’industrie automobile en Thaïlande a attiré presque tous les grands constructeurs automobiles du monde, assembleurs et fabricants de pièces et de composants. Ford, General Motors, BMW, DaimlerChrysler, Mitsubishi, Mazda, Toyota, Isuzu, Honda et Nissan ont tous une présence établie en Thailande, qui représente  près de 1,4 million de véhicules produits en 2008.

Source : http://thailande-fr.com/economie/13757-nombreuses-fermetures-dusines-en-thailande-les-exportations-menacees
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 18, 2011, 08:47:07 am

Je rappelle juste que la Thaïlande est le premier producteur mondial de disques durs...


Pénurie de disques durs attendue pour fin 2011

Nous venons d'apprendre que les inondations qui se sont déroulées en Thaïlande vont impacter la production de disques durs, ce qui pourrait occasionner des pénuries pour les six prochains mois.

Disque durLes innondations meurtrières qui se sont déroulées ces dernières semaines en Thaïlande ont également effectué énormément de dégâts matériels. Nous venons d'apprendre que la production de disques durs se voit largement perturbées, ce qui se soldera par de très probables pénuries d'ici décembre 2011.

Cette prévision se confirme par les inventaires relativement faibles des fournisseurs : les stocks sont passés de 20-25 jours à 10-15 jours en raison de la faible demande des consommateurs. La Thaïlande étant la base la plus importante de production de composants pour les disques durs, le marché sera fortement ralenti.

Les sociétés Western Digital, Seagate Technology, Hitachi Global Storage Technologies, Toshiba ainsi que le constructeur de moteurs de disques durs Nidec, le fabricant de têtes magnétiques TDK, la société de composants Min Aik Technology et le concepteur de circuits imprimés Cal-Comp Electronics ont des usines de production en Thaïlande.

Selon les informations relayées, la distribution reprendra un rythme normal dans six mois.


http://www.generation-nt.com/penurie-disques-durs-innondations-thailande-actualite-1490701.html
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le octobre 19, 2011, 05:25:11 pm
http://www.gavroche-thailande.com/actualites/a-la-une/1833-pot-de-fer-contre-pot-de-terre


Pot de fer contre pot de terre...    :D


Sahaviriya Steel Industries Plc (SSI) étend son activité en Angleterre.

Le numéro un de l’acier thaïlandais vient de racheter l’unité de production de Teesside Cast Products (TCP) au géant indien Tata Steel. Située à Redcar, au nord-est de l’Angleterre, l’usine a été acquise pour 469 millions de dollars (14 milliards de bahts) et devrait renforcer considérablement la position du groupe thaïlandais dans le monde.

Huit cents emplois, en plus des 700 existants, seront créés sur le long terme, a annoncé SSI.


Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 20, 2011, 09:40:38 am

Facilité d’entreprendre: la Thaïlande au 17e rang du rapport 2012


Comme d’habitude Singapour arrive en tête du classement sur la facilité de faire des affaires, suivi par la RAS de Hong Kong, Chine, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis et le Danemark. La République de Corée fait quant à elle son entrée dans le top 10 et la Thaïlande recule d’une place de la 16e à la 17e.

Les 12 économies qui ont le plus amélioré la facilité de faire des affaires dans plusieurs domaines de réglementation étudiés dans le rapport sont le Maroc, la République de Moldova, l’ex-République yougoslave de Macédoine, Sao Tomé-et-Príncipe, la Lettonie, le Cap-Vert, la Sierra Leone, le Burundi, les îles Salomon, la République de Corée, l’Arménie et la Colombie. Parmi celles-ci, deux tiers sont des économies à faible revenu et à revenu intermédiaire, tranche inférieure.

« A une époque où le chômage persistant et le besoin de création d’emplois sont au centre de l’attention, les gouvernements du monde entier continuent de chercher des façons d’améliorer l’environnement réglementaire pour les entreprises locales. Les petites et moyennes entreprises qui profitent le plus de ces améliorations sont les principaux moteurs de la création d’emploi dans de nombreuses régions du monde »,

explique Augusto Lopez-Claros, Directeur de l’unité de recherche sur les indicateurs et analyse du Groupe de la Banque mondiale, Global Indicators and Analysis.

Dans le contexte de la crise financière et économique mondiale, un plus grand nombre d’économies a renforcé les régimes d’insolvabilité en 2010-11, par rapport aux années précédentes. Vingt-neuf économies ont mis en œuvre des réformes sur l’insolvabilité, contre 16 l’année dernière et 18 il y a deux ans.

La plupart de ces réformes ont eu lieu dans les économies d’Europe de l’Est et Asie Centrale ou dans les économies à haut revenu membres de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).
Hong Kong félicité pour son système d’enregistrement en ligne


Hong Kong félicité pour son système d’enregistrement en ligne

« Hong Kong, en Chine, a rendu cette année la création d’entreprise encore plus facile, en introduisant des services en ligne pour l’entreprise et l’enregistrement des entreprises, y compris la livraison de documents au registre des sociétés, la signature avec des signatures numériques ou mots de passe, le paiement en ligne, et la délivrance des certificats. »

note le rapport de la Banque Mondiale

On est très loin de ça en Thailande même si la création d’une entreprise a été grandement facilitée par l’introduction d’un guichet unique, le One Stop Service Center for Visas and Work Permits. Le centre situé à Chamchuree square à la station de MRT Sam Yan centralise les demandes qui étaient auparavant gérés par trois organismes gouvernementaux différents.

La mise en place d’un guichet unique pour la création d’entreprise, n’a pas suffit à empêcher le royaume de tomber de la 16e à la 17e place. Néanmoins la Thaïlande est en troisième position dans le classement régional, Asie du Sud-Est Pacifique après Singapour et Hong Kong qui sont les deux meilleurs mondiaux.


http://thailande-fr.com/expat/13965-facilite-dentreprendre-la-thailande-au-17e-rang-du-rapport-2012
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le octobre 20, 2011, 06:07:26 pm
http://thailande-fr.com/societe/environnement/13684-asie-pacifique-une-nouvelle-revolution-industrielle-%C2%AB-verte-%C2%BB-est-necessaire


Asie-Pacifique : une nouvelle révolution industrielle « verte » est nécessaire


Tandis que la Thaïlande fait face à une véritable catastrophe humaine et économique provoquée par de gigantesques inondations, le temps est peut être venu de s’interroger sur le modèle économique de croissance qui a permis son succès. Ce modèle est-il soutenable à long terme pour toute la région sans entraîner des catastrophes de plus en plus graves ?

Les experts de l’ONU estiment qu’une nouvelle révolution industrielle « verte » pour améliorer l’efficacité énergétique est nécessaire pour que les pays de la région Asie-pacifique prospèrent au 21ème siècle, selon un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) publié lundi.

Les résidents de la capitale thaïlandaise polluent beaucoup : ce n’est pas une surprise, mais en l’occurrence Bangkok produit autant de carbone par habitant que  New-York, et 18% de plus que Londres, selon une étude publiée par la ville de Bangkok et l’ONU. Autrement dit Bangkok pourrait être touchée directement par les conséquences de son mode vie, très gourmand en énergie. Embouteillages monstres, et climatisation sans restriction, pourraient valoir un bain de pied d’eau salée aux bangkokiens, dont la sensibilité aux problèmes d’environnement est plutôt modeste.

Une transition vers une économie verte est la clé de la prospérité

Les catastrophes naturelles auraient fait 30 millions de réfugiés climatiques en Asie et dans le Pacifique l’an dernier, rapporte de son coté la Banque asiatique de développement (BASD), pour qui le pire serait encore à venir. Avec la hausse du thermomètre mondial, les évènements météorologiques extrêmes devraient en effet continuer d’augmenter en fréquence et en intensité, en particulier dans cette zone du globe.

La consommation de ressources par personnes doit être réduite de 80% par rapport au niveau actuel pour permettre un développement durable.

Préparé par termes d’émissions de gaz à effet de serre, de perte de biodiversité, de détérioration des écosystèmes et de réduction rapide de ressources.

Selon le rapport intitulé « Efficacité énergétique, économie et perspectives pour l’Asie et le Pacifique », le total des matières consommées en 2005 (biomasse, combustibles fossiles, métaux et autres matériaux industriels et de construction) s’élève à quelques 32 milliards de tonnes.

Sans une action concertée, la consommation de ressources au niveau mondial pourrait tripler d’ici à 2050, d’après un précédent rapport du PNUE publié plus tôt cette année.

Actuellement, région d’Asie-pacifique représente plus de la moitié de la consommation de ressources mondiale. Cela s’explique notamment par le fait que la région abrite plus de la moitié de la population du monde et qu’elle produit presque 30% du PIB mondial.

Cependant, toujours selon ce rapport, la région Asie-pacifique recèle un potentiel énorme pour augmenter son efficacité énergétique et, se faisant, relancer sa croissance économique tout en générant de nouvelles industries de technologies propres, ce qui permettrait alors de réduire les pertes liées à la dégradation environnementale.

L’économie mondiale (excepté la région Asie-pacifique) a réussi à enregistrer des gains considérables en matière de consommation de ressources naturelles, alors qu’en Asie-Pacifique les gains d’efficacité sont restés immobiles depuis 1990.

Les défis et opportunités d’une transition vers une économie verte

De 1970 à 2005, l’utilisation des ressources est passée de 2,2 à 1,1 kilogrammes pour un dollar du PIB du reste du monde.

En Asie-pacifique, les améliorations sont restées inexistantes depuis 1990. En 2005, la région utilisait 3,1 kilogrammes de matériaux divers pour un dollar de son PIB, indique l’étude.

A ce propos, Mr. Achim Steiner, Secrétaire général adjoint et Directeur exécutif du PNUE, a déclaré

« Ces nouveaux résultats arrivent neuf mois avant la conférence « Rio+20 » où le monde va se remettre au travail pour mettre en oeuvre un programme de véritable transformation en matière de durabilité. Les changements remarquables qui ont eu lieu ces dernières décennies sont particulièrement visibles en Asie-Pacifique, où des progrès économiques époustouflants ont sorti plus d’un demi-milliard de personnes de la pauvreté. Mais cela a eu des conséquences sociales et environnementales considérables»

«Ce nouveau rapport met en lumière les défis mais aussi les opportunités pour effectuer une transition vers une économie verte, sobre en émission de carbone et en ressources naturelles, non pas en tant qu’alternative à un développement durable, mais en tant que moyen de le mettre en oeuvre»,

a-t-il ajouté.

« L’analyse, le modèle d’innovation et les scénarios présentés dans le rapport ouvrent une nouvelle voie que l’Asie-pacifique peut suivre dans la perspective de « Rio +20 » (l’année prochaine). Il s’agit d’un chemin qui maintient le dynamisme de la région tout en accélérant les investissements et les transformations dans les domaines de l’énergie renouvelable et de l’exploitation forestière responsable, » a expliqué Mr. Steiner.
Dans les décennies à venir, à moins que la tendance soit renversée, la région risque de devenir le plus grand consommateur de ressources au monde et d’être responsable des impacts environnementaux les plus importants; parmi lesquels on compte la raréfaction des ressources naturelles, la pollution et les changements climatiques. La vitesse et l’ampleur du développement des nouvelles infrastructures et de la capacité de production dans la région sont à la fois un défi et une opportunité pour l’innovation technologiques, conclut le rapport du PNUE.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le octobre 21, 2011, 05:50:41 am
Ces enjeux, qui paraîssent un peu techniques et théoriques sont pourtant la clé de l'avenir de l'humanité... et de sa survie.
J'ose espérer que les dirigeants politiques ont pris la mesure de leurs responsabilités, car les données scientifiques, les analyses des experts se recoupent toutes, et on ne pourra pas dire, dans un siècle, que l'on ne savait pas.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le octobre 21, 2011, 09:56:36 am


pour les amateurs de bierres...    :)


La bière Tsingtao bientôt fabriquée en Thaïlande


La brasserie chinoise Tsingtao Beer a annoncé ce Lundi 17 octobre que sa première usine à l’étranger serait implantée à Bangkok.


Elle devrait être opérationnelle et débuter la production début 2013 avec un objectif annuel de 200000 litres.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le octobre 25, 2011, 08:53:58 am
http://thailande-fr.com/immobilier/14135-investissement-immobilier-a-bangkok-un-rendement-stable-de-5-a-6- 24 octobre 2011


Investissement immobilier à Bangkok: un rendement stable de 5 à 6%


En dépit des inquiétudes sur l’état de l’économie mondiale et la crise de la dette de la zone euro, les rapports de l’immobilier à Bangkok restent stables avec un rendement moyen brut de 5,9%, selon l’agence CBRE en Thaïlande.

Au cours des six derniers trimestres, les locations en centre-ville de Bangkok dans les immeubles en copropriété (condominiums) ont fourni un rendement moyen de 5% à 6%. Les petits logements d’une chambre ont eu tendance à obtenir des rendements plus élevés à plus de 6%, alors que les grandes unités de quatre chambres à coucher ont en général un rapport inférieur à 3%.

«Les prix et les rendements varient considérablement à Bangkok entre chaque bâtiments, même situés dans des endroits semblables. La performance est déterminée par la qualité et l’attractivité de chaque immeuble, ainsi que par l’agencement et la décoration des unités individuelles »,

a déclaré James Pitchon, directeur exécutif de CBRE en Thaïlande.

Toutefois, cette tendance pourrait changer compte tenu du rythme soutenu de livraison de nouveaux condominiums. Une quantité importante de petites unités, studio et une chambre, doit être livrée au cours des deux prochaines années, ce qui signifie plus de concurrence et pourrait faire baisser les rendements sur les petits appartements.

En jouant sur des prix d’achat moins élevés dans des immeubles anciens, les investisseurs peuvent encore obtenir des rendements comparables aux bâtiments neufs, même avec un loyer inférieur.

Sukhumvit et les environs du parc Lumpini restent les endroits les plus populaires parmi les expatriés. Les locataires ont tendance à préférer un design moderne et fonctionnel, et les propriétaires doivent choisir une décoration intérieure assez neutre pour plaire à un large éventail de clients.


P.S. Bangkok se classe 7ème en Asie et 28e au niveau mondial pour le prix d'une location d’un appartement de deux chambres
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 28, 2011, 09:57:48 pm

Thaïlande: croissance revue en baisse...

La Banque de Thaïlande a annoncé vendredi une baisse de ses prévisions de croissance de 4,1% à 2,6% pour 2011, alors que le pays est frappé depuis trois mois par des inondations historiques qui continuent de menacer le centre de Bangkok.

"Les inondations très étendues, qui affectent non seulement la production agricole mais aussi l'activité manufacturière, sont susceptibles de peser de façon importante sur la croissance au quatrième trimestre", a indiqué la Banque centrale.

Les prévisions de croissance pourraient encore être abaissées si la situation s'aggrave, en particulier si le centre de la capitale est touché, a précisé aux journalistes son gouverneur adjoint, Paiboon Kittisrikangwan. Vendredi, plusieurs districts du nord de la capitale étaient toujours largement inondés, ainsi que certains quartiers le long du fleuve Chao Phraya qui traverse la ville. Mais le centre d'affaires de la mégalopole était encore au sec. Ces inondations, les pires depuis des décennies, ont provoqué l'arrêt de centaines d'usines, mettant près d'un demi-million de personnes au chômage technique, en particulier dans les secteurs de l'automobile et de l'électronique.

La demande intérieure est également ralentie, tandis que la crise économique mondiale pèse sur les exportations, a noté la Banque. Malgré tout, si la crise liée aux inondations est terminée d'ici la fin de l'année, la croissance pourrait repartir en 2012.

La Banque prévoit ainsi pour l'an prochain une augmentation du PIB de 4,1%. Une saison de mousson particulièrement abondante a déjà provoqué la mort de près de 380 personnes en Thaïlande et des millions d'autres ont été affectées. La capitale s'est préparée pour recevoir les tombereaux d'eau qui inondent depuis des semaines une vaste région du nord et du centre du pays. Une masse qui descend inexorablement vers le golfe de Thaïlande, force les digues et fait déborder fleuves et canaux. Alors que les autorités ont alterné ces derniers jours messages rassurants et alarmistes, de nombreux habitants ont fui la capitale, qui bénéficie comme 20 autres provinces touchées, d'un week-end exceptionnel de cinq jours, jusqu'à lundi, pour faire face à la menace.


http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/10/28/97002-20111028FILWWW00409-bangkok-croissance-revue-en-baisse.php
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le octobre 28, 2011, 10:21:15 pm
C'est certain, les inondations pèsent sur la production industrielle et agricole, mais 2,6 %, c'est mieux que 0, 000 %. :)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le octobre 30, 2011, 10:00:34 am

A prendre au conditionnel pour l'instant... D'autant plus que cet article passe totalement sous silence les stocks que possèdent les 15 000 rizeries thaïlandaises...


Les prix du riz prennent l'envol
  
 
La Thaïlande, premier exportateur de riz au monde, aurait perdu un quart de sa production à cause des inondations. Le prix de la tonne de riz thaï pourrait, par conséquent, grimper de 34% après le déficit. Ceci mettra un peu plus de pression sur les prix alimentaires mondiaux.

En effet, depuis le début des inondations monstres qui touchent la Thaïlande, le prix de référence de la tonne de riz blanc thaï est passé de 519 dollars à 622 en moins de quatre mois et selon les prédiction des investisseurs et exportateurs, cette inflation risque de perdurer lorsque les eaux se seront retirées.  

Les graves pertes que subit la Thaïlande sur ses récoltes, l'empêcheront inévitablement de respecter ses promesses à l'export. D'après les premières estimations gouvernementales de ce vendredi, 1,6 million d'hectares seraient déjà détruits par les eaux. Près d'un quart de la production a disparu, ce qui ramène les prévisions de production du pays à 19 millions de tonnes, contre 25 millions jusqu'ici.

Le responsable du département de l'Agriculture du pays, Apichart Jongsakul, explique : "Les 6 millions perdus ne sont qu'une première estimation. Nous devrons mener une autre après la décrue". La Thaïlande s'appuie sur sa deuxième récolte de l'année pour assurer ses arrières. Mais, les eaux menacent, encore une fois, de faire des ravages sur les récoltes. Les inondations ont, en effet, détruit les greniers des fermiers où étaient stockées les graines, ce qui pourrait signifier une baisse des récoltes. Pour l'heure, aucune information n'a filtré sur les pertes de cette deuxième récolte.  

Cette baisse des récoltes, associée  à la concrétisation d'une promesse électorale de subvention des prix aux producteurs renseignent bien sur  la flambée envisagée sur le marché.

Aussi, cette poussée est, par ailleurs accentuée par des baisses de production dans les pays voisins.

Grenier à riz, où les paysans assurent jusqu'à trois récoltes par an, le delta du Mékong dans le sud du Vietnam a déjà fait état d'une perte de quelque 6000 hectares de riz. Des surfaces estimées à plus de 99.000 hectars sont menacées, explique-t-on encore.

Le Cambodge n'est pas en reste, puisque, apprend-on,  plus de 330.000 hectares de riz sont, dont un tiers sont détruits, si l'on se fie aux informations communiquées par le ministère de l'Agriculture, qui craint, par ailleurs,  que ses objectifs d'un surplus de 3 millions de tonnes cette année ne puissent être atteints.

A moindres impact, la catastrophe a tout de même provoqué la perte de plus de 60.000 hectares de riz au Laos. Au Honduras,  64% des cultures de riz ont été détruits par les inondations, alors qu'au Costa Rica, ce sont quelques  8000 hectares  qui ont disparu.

Idem au Panama, où 157.000 quintaux de riz sont menacés. Cette situation pousse déjà les gros importateurs à se tourner vers le riz indien. L'Inde, qui n'exportait plus de riz depuis quatre ans, a autorisé la livraison de 2 tonnes de ce produit en septembre. Selon les investisseurs, ce dernier est bien moins cher que le thaïlandais ou le vietnamien, puisqu'il se négocie entre 460 et 470 dollars la tonne.

Les pressions sur les produits alimentaires, à  moyen terme, sur le marché font craindre le pire à l'ONU, alors que le riz reste l'aliment de base pour près de la moitié de la population mondiale. "L'ensemble de la région va désormais souffrir de la hausse des prix alimentaires puisque les récoltes potentielles ont été dévastées. Les dégâts sont très importants cette année et il faudra du temps pour que les gens reprennent une vie normale", a déploré Margareta Wahlstrom, représentante du secrétaire général de l'ONU pour la prévention des catastrophes.


http://www.lemaghrebdz.com/lire.php?id=39885      
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le novembre 03, 2011, 01:32:34 pm
http://www.courrierinternational.com/notule-source/the-nation



Ouverture ce jour du 1er  magasin IKEA de Thaïlande

 

Malgré les inondations qui traversent le pays, le premier magasin IKEA de Thaïlande doit ouvrir ses portes comme prévu aujourd’hui.


La première enseigne du géant suédois du meuble a été construite au sud  l’aéroport de Suvarnabhumi sur la route de Bang Na-Trat dans le district de Bang Phli de la province de Samut Prakan.


D'autres ouvertures sont prévus ultérieurement dans le pays...


A vos achats...    :)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le novembre 03, 2011, 05:41:54 pm
Voilà une bonne nouvelle. :(
Comme ça, on mange tous la même merde grâce à KFC ou Mac Do, et on aura tous les mêmes meubles grâce à IKEA.
Enfin, il n'y avait effectivement aucune raison pour que les Thaïlandais soient épargnés par les week-ends pourris passés à monter des meubles de m...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 03, 2011, 06:39:09 pm

OK avec Casamui, et les meubles IKEA en aglo, c'est quand même de la crotte !

En Thaïlande, on peut acheter des meubles magnifiques en teck, en santal, etc..., à des prix défiant toute concurrence, ce serait quand même bête d'acheter de l'IKEA !
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: banedon le novembre 03, 2011, 07:05:11 pm
Pour les nanas, IKEA propose un nouveau modèle d'étagères.   :huhu
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le novembre 04, 2011, 02:45:00 am

Pour les nanas, IKEA propose un nouveau modèle d'étagères.   :huhu



merci, Ludo...    :What?
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le novembre 04, 2011, 02:53:13 am
puisque je constate que vous aimez IKEA, j'en rajoute une petite couche...  :)


http://thailande-fr.com/economie/commerce-economie/14707-ikea-ouvre-son-premier-magasin-en-thailande

- IKEA est déjà présent en Thailande depuis très longtemps mais en tant qu’acheteur : chaque année la firme suédoise achète pour 5 milliards de baht (107 millions d’euros) de meubles en provenance de Thaïlande dans le cadre de sa stratégie de production mondiale.


Il a osé le dire :

- Lars Svensson, le directeur marketing de IKANO (Thaïlande), opérateur local d’Ikea, a déclaré que l’inondation actuelle allait diriger les préférences des consommateurs thaïlandais vers des meubles démontables, plus faciles à déplacer en cas de besoin...  >:(


et pour finir :

Au lieu de la fête prévue pour l’ouverture du magasin, Ikea Thaïlande a fait don de 20 millions de bahts (480.000 euros) aux victimes des inondations à travers la Fondation Mae Fah Luang.

Enfin une bonne action. On a eu peur...

Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 04, 2011, 08:29:03 am

Mort de rire, un meuble IKEA en agloméré, tu le montes une fois et après c'est fini, tu ne pourras plus jamais le démonter... Il es foutu !...

Un meuble en vrai teck, il ne bouge pas, même s'il passe une semaine dans l'eau... T'as juste à remettre un coup de vernis...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le novembre 04, 2011, 02:55:22 pm
 ;D ;D C'est un vrai comique le Svensson. Comme dit Manu, il n'y a pas photo. Il prend vraiment les gens pour des abrutis ce type là. Le jour où un meuble IKEA sera solide ET démontable, je serai le roi du bricolage; Et croyez moi, ça n'est pas demain la veille...Le dernier meuble IKEA que j'ai démonté, c'était à coup de pompes, et ça a effectivement pris 1 mn.
Enfin, une petite bonne action en faveur des sinistrés, c'est toujours ça de pris.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Rugby15 le novembre 06, 2011, 01:26:57 pm
T'as raison svenson, surement que les Thai vont se mettre à acheter de l'Ikea ! Peut être dans les villes une ou deux étagères si les prix sont OK, mais ailleurs, même pas la peine de rêver !  :-X
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le novembre 06, 2011, 05:12:28 pm

T'as raison svenson, surement que les Thai vont se mettre à acheter de l'Ikea ! Peut être dans les villes une ou deux étagères si les prix sont OK, mais ailleurs, même pas la peine de rêver !  :-X


 :clap :clap :clap J'espère et je crois que tu as raison. D'ailleurs les Thaïs ont accès à du massif de qualité, pas forcément hors de prix, pourquoi se jetteraient-ils sur de la m... en aggloméré ? Comme tu dis, dans les villes peut-être un peu, en campagne, il ya peu de chance.
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le novembre 08, 2011, 01:03:27 am

 :clap :clap :clap J'espère et je crois que tu as raison. D'ailleurs les Thaïs ont accès à du massif de qualité, pas forcément hors de prix, pourquoi se jetteraient-ils sur de la m... en aggloméré ? Comme tu dis, dans les villes peut-être un peu, en campagne, il ya peu de chance.


complètement d'accord avec vous...  
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 08, 2011, 08:31:53 am

On s'en remettra... Nikon aussi et ses investisseurs aussi...


Nikon, noyé, va perdre plus de 800 millions $ !


Nikon vient de publier un rapport détaillant les pertes liées aux inondations thaïlandaises et la situation est assez dramatique. Il affirme qu’il va perdre 600 millions d’euros en vente et 230 millions d’euros en chiffre d’affaires opérationnel. Il faudra attendre mars 2012 avant que la production de ses reflex retrouve un rythme normal.

Le 4 novembre dernier, la firme enregistrait des niveaux d’eau allant de 2,47 mètres à 2,10 mètres sur son site de Rojana Industrial Park situé dans la province d’Ayutthaya au centre de la Thaïlande. L’usine a cessé ses activités depuis le 6 octobre dernier et vu que les rez-de-chaussée sont complètement inondés, les dégâts matériels vont être importants.

Tout comme pour les disques durs, il est fort probable que les marchés souffrent de pénuries de reflex Nikon. Une autre usine thaïlandaise va prendre la relève en décembre et le Japonais espère que son usine inondée pourra reprendre une production partielle en janvier, mais cela ne compensera pas les dommages causés. Ce fut une année particulièrement dure pour Nikon qui souffrit aussi du tremblement de terre de mars dernier.


http://www.presence-pc.com/actualite/innondation-thailand-reflex-45578/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le novembre 10, 2011, 11:08:51 pm

Pénurie de bière en perspective pour la Thaïlande !  :huhu


De Bangkok à Phuket, les bars et supermarchés, impuissants, ne peuvent que tirer la sonnette d’alarme concernant la pénurie de bière qui s’annonce au Pays du Sourire.

L’information peut prêter à sourire mais elle est très sérieuse et pourrait contribuer à impacter une haute saison touristique déjà largement fragilisée par la catastrophe que connait actuellement le Royaume.

La bière pourrait bien se faire rare en Thaïlande alors que les chaines de production et d’acheminement des différents acteurs du secteur sont actuellement très perturbées.

Singha, dont les usines se trouvent en zone inondée, a dû fermer l’une de ses brasseries encerclée par les eaux. Le porte-parole de l’entreprise a déclaré que cette décision avait donné un sérieux coup de frein à la capacité de production du géant thaïlandais de la bière.


Pas assez de bière pour les touristes !

Alors que la Thaïlande attaque dans la tourmente une saison touristique qui s’annonce d’ores et déjà bien morose, une pénurie de bière pourrait bien entrainer une hausse des prix et impacté le porte-feuille d’un touriste déjà frileux à l’idée de passer ses vacances en Thaïlande.

A Phuket, destination phare du tourisme au Pays du Sourire, on parle déjà d’une « crise de la bière ». Weerawit Kurasombat, président de la Patong Entertainment Business Association (100 millions de bahts de chiffre d’affaires annuel), déclare que les entrepreneurs membres de son association connaissent actuellement une pénurie de bière et que le réassort se fait à des prix éclatant tous les plafonds.

Toujours selon Weerawit Kurasombat, si la production et l’acheminement de la bière ne reprend pas son cours normal dans les 30 prochains jours, c’est toute l’industrie de l’entertainment à Phuket qui plongera dans une crise sans précédent.

A Bangkok, la chaine 7-Eleven est elle aussi en rupture sur un grand nombre de références.

Cette crise de la bière ne devrait malheureusement pas aller en s’arrangeant puisque l’alcool et son acheminement est à l’heure actuelle le dernier des soucis d’un gouvernement thaïlandais en pleine tourmente.


http://www.thailande-infos.net/actualite-thailande/penurie-de-bier-pour-la-thailande/3555/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: PHILGOOD le novembre 10, 2011, 11:21:42 pm
Ben mince alors !!! Va falloir boire de l'eau ?!!!  :wonder :wonder
Amicalement,
Philgood ...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le novembre 11, 2011, 01:53:33 am
Je l'ai déjà dit, me semble t-il, mais pas d'inquiétude PHILGOOD, il reste le Spy rouge. :) :)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: olivier73 le novembre 11, 2011, 11:49:10 pm
j'aime bien aussi le spy red et  même les autres couleurs :P
sinon pas de pénurie en france pour la shinga ,chang léo,,asahi, kirin...en tout cas dans mon garage :) :)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le novembre 12, 2011, 12:23:23 am

j'aime bien aussi le spy red et  même les autres couleurs :P


Moi pas, j'ai beaucoup de mal à en boire, mais bon, personne ne m'y oblige.


...en tout cas dans mon garage :) :)


 ;D ;D ;D
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le novembre 12, 2011, 12:49:33 am

j'aime bien aussi le spy red et  même les autres couleurs :P
sinon pas de pénurie en france pour la shinga ,chang léo,,asahi, kirin...en tout cas dans mon garage :)
:)


Ok , maintenant on sait ou venir .  :D
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: DocTournesol le novembre 13, 2011, 09:22:30 pm


J'ai entendu dire que les prix des ordinateurs allaient augmenter car de nombreux fabricants installés en Thailande ont vu leurs sociétés inondées. Avez-vous des informations ?
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 14, 2011, 11:15:05 am

Il y ades chances, Doc !...


Les inondations en Thaïlande menacent la production de PC !


Les inondations en Thaïlande, qui affectent l’industrie nationale des composants électroniques, vont ralentir la production mondiale d’ordinateurs personnels en 2012, voire faire baisser de 20 % les livraisons, selon le scénario catastrophe de certains analystes.

L’approvisionnement en disques durs pourrait fléchir de 30 % au quatrième trimestre à 125 millions d’unités, forçant les fabricants informatiques à réduire leur production, selon le cabinet d’études IHS.

D’après son concurrent International Data Corporation (IDC), cela pourrait se traduire dans le pire des cas par des livraisons de PC de 20 % inférieures aux attentes au premier trimestre de l’an prochain. Les usines thaïlandaises de disques durs, situées principalement dans des régions industrielles des plaines centrales, inondées depuis juillet, fournissent environ 40 % du marché mondial de ces composants clefs.

Des producteurs comme Toshiba et Western Digital ont fermé une large partie de leurs usines en Thaïlande à la suite des intempéries.

L’analyste Peter Misek de la banque Jefferies souligne cependant que des fabricants informatiques de premier plan comme Dell et Hewlett-Packard ont suffisamment de stocks de disques durs pour faire face aux perturbations de l’approvisionnement pendant le restant de l’année.

Alors que les inondations refluent, les producteurs de disques durs devraient être en mesure de reprendre le travail à la fin de l’année, et IDC table sur un retour à une production et des prix normaux en juin.


http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2011/11/13/les-inondations-en-thailande-menacent-la-production-de-pc
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le novembre 15, 2011, 02:33:04 pm

J'ai entendu dire que les prix des ordinateurs allaient augmenter car de nombreux fabricants installés en Thailande ont vu leurs sociétés inondées. Avez-vous des informations ?


flûte alors car je dois me racheter un portable... J'ose espérer (mais j'en doute) qu'ils ne vont pas en profiter et faire comme pour l'essence qu'ils augmentent automatiquement alors qu'ils ont toujours des réserves à l'ancien prix plus bas...  :(
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: PHILGOOD le novembre 15, 2011, 05:01:24 pm
Line, si tu dois acheter un portable, fait le maintenant si tu peux, et, si tu es encore en Thaïlande pour tes vacances, tu peux aussi le commander par internet et te le faire livrer chez toi en France !...
Moi j'ai commandé un disque dure portable Ioméga 500 Go la semaine dernière, car en deux semaines, il avait pris 20 EU !...
Amicalement,
Philgood ...  :smile :smile :smile
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le novembre 15, 2011, 11:33:17 pm


merci, Phil, du tuyau... Je vais voir çà de près...   :)  malheureusement, je ne suis plus en Thaïlande et j'ai froid à Paris...    (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Grands_Smileys/3d-froid-glagla.gif)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 16, 2011, 08:12:15 am

De plus, je suis certain que certains revendeurs vont en profiter et jouer sur la pénurie due aux inondations pour justifier quelques augmentations...

Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 18, 2011, 09:34:16 am

Les exportations japonaises risquent de stagner, prévient la BoJ


La production et les exportations japonaises risquent de stagner avant d'enregistrer une reprise modeste, a estimé jeudi la Banque du Japon, qui évoque des perspectives économiques rendues hautement incertaines par le ralentissement de la croissance mondiale et de l'impact de la vigueur du yen.

Les inondations en Thaïlande affecteront aussi de manière significative les exportations au dernier trimestre, en perturbant les chaînes de production à travers l'Asie, a averti la BoJ dans son rapport du mois de novembre.

"Les exportations et la production devraient ressortir plus ou moins stables pour le moment et augmenter modérément ensuite, reflétant surtout une accélération de la reprise des économies étrangères", a dit la banque centrale, prévenant toutefois que les perspectives économiques restaient teintées d'incertitude.

"Le ralentissement des économies étrangères continuera pour le moment, tandis que la hausse du yen pèsera dans une certaine mesure sur les exportations."

La BoJ avait annoncé la veille le maintien de sa politique monétaire et l'abaissement de ses perspectives économiques, en raison des répercussions au Japon de la crise européenne de la dette.


http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-exportations-japonaises-risquent-de-stagner-previent-la-boj_270969.html
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 19, 2011, 08:19:58 am

Un petit coup de concurrence...


Caoutchouc : L'Indonésie, une politique des prix attractive pour la filière caoutchouc


(Commodesk) L'Indonésie est aujourd'hui le deuxième producteur mondial de caoutchouc (26% du total), derrière la Thaïlande. Avant tout grâce à sa politique de soutien aux prix. Car la rentabilité des petites exploitations, 85% de l'ensemble, 79% de la production globale, reste particulièrement vulnérable. Leur productivité est inférieure de 50 à 70% à celle des domaines gérés par l'Etat ou par de grosses sociétés privées. La durée de vie de leur gemmage est réduite de moitié. Dans le premier cas, le rendement est de 667kg par hectare, dans le second, de 900kg/ha.

En 2010, la superficie des plantations indonésiennes atteignait 3,4 millions d'hectares (dont 2,8 millions de tonnes de caoutchouc naturel), soit 6,4% de croissance par an depuis 2000. Si le secteur reste attractif, c'est grâce au Conseil international tripartite du caoutchouc (ITRC), composé de l'Indonésie, de la Thaïlande et de la Malaisie. Elles exercent ensemble un contrôle des prix : dès que le kilogramme passe sous les 1,6 dollars, les exportations sont interrompues. Les prix se maintiennent par conséquent à un niveau élevé, ce qui continue d'attirer de nombreux investisseurs, malgré une concurrence accrue de l'huile de palme, particulièrement rentable à court terme.

Et la filière du caoutchouc est également portée par une demande en hausse des Chinois (+18% par an depuis cinq ans) et des Indiens (+68%), de plus en plus nombreux à vouloir posséder leur propre véhicule. Les exportations vers l'Asie ont ainsi doublé entre 2004 et 2010.

Globalement, les Etats-Unis, la Chine et le Japon représentent 54% du total des exportations indonésiennes. Seules les contraintes sécuritaires parviendront à freiner le développement de cette culture : les vols sont beaucoup plus aisés que pour les fruits des palmiers.


http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/CAOUTCHOUC-L-Indonesie-une-politique-des-prix-attractive-pour-la-filiere-caoutchouc--13898993/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le novembre 21, 2011, 07:29:50 am
Cette embellie a été très facile à observer depuis 2004. Aujourd'hui dans le sud, un raï planté et productif (arbres de plus de 7/8 ans) se négocie aux alentours de 120 000 THB, pour 50 000 THB en 2006, et le kilo de produit fini livré en coopérative est passé de 40 THB à 100 THB aujourd'hui. Un énorme gain pour les familles qui ont investi dans ce secteur dans les années 2000.
Et comme ton article le précise bien, la demande, malgré la crise mondiale, ne faiblit pas, bien au contraire, et ce malgré le développement de cette culture dans d'autres pays (Brésil, etc)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 21, 2011, 09:49:45 am

Tout à fait... Les petits planteurs d'hévéa qui sont aujourd'hui 850 000 en Thaïlande (ils emploient environ 5 millions de travailleurs pour la récolte du latex) doivent se féliciter de leur choix...

Même si à peine 10 % des surfaces exploitées dépassent des tenures de quarantes hectares, la production a décuplé en Thaïlande durant la Seconde moitié du 20ème siècle, faisant de l'hévéa la première culture de rente en Thaïlande (devant celle de la canne à sucre)...

Il faut bien reconnaitre que le soutien de cette filière par le gouvernement y est pour beaucoup (recherche, clonage, taxe sur l'exportation, etc...). Entre 1980 et 2000, les rendements agricoles concernant la culture de l'hévéa ont connu une augmentation de 250 % (seulement 40 % pour le riz) !...

Néanmoins, le secteur marque aujourd'hui un peu le pas dans le Sud faute de main d'oeuvre, mais il tend à se développer dans d'autres province...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le novembre 21, 2011, 04:46:05 pm

Néanmoins, le secteur marque aujourd'hui un peu le pas dans le Sud faute de main d'oeuvre, mais il tend à se développer dans d'autres province...


C'est tout à fait exact. Il est de plus en plus difficile de trouver de la main d'oeuvre dans la province de Suratthani, ce qui oblige d'ailleurs les très nombreux petits producteurs (dont ma belle famille) à proposer de meilleurs salaires. Compte tenu de la marge d'exploitation assez confortable, ça n'est pas une mauvaise chose.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 23, 2011, 09:45:04 am

Les prix du caoutchouc divisés par deux depuis février dernier


Conséquence de la crise, qui ralentit aussi l'industrie pneumatique, les prix du caoutchouc ont dévissé de moitié en quelques mois. Ce qui inquiète les pays producteurs d'Asie du Sud-Est.

En février dernier, le kilo de caoutchouc valait encore la somme record de 6,4 dollars. Depuis l'été, la crise des dettes souveraines s'est imposée à l'économie mondiale, ralentissant la construction automobile et les commandes de pneus. Le caoutchouc naturel, un temps deux fois plus cher que le caoutchouc synthétique, a aussi perdu des parts de marché. Du coup, il n'est plus qu'à 3,3 dollars le kilo aujourd'hui. Cette dégringolade inquiète au premier chef la Thaïlande, l'Indonésie et la Malaisie, qui produisent à elles trois 70% du caoutchouc mondial.

D'autant que certains acheteurs peu scrupuleux, en particulier des compagnies privées chinoises, commencent à remettre en cause les contrats conclus il y a plusieurs mois, lorsque les prix du caoutchouc étaient beaucoup plus élevés. Le week-end du 19 novembre, les trois grands pays producteurs réunis dans le Conseil international tripartite du caoutchouc ont donc décidé de dresser une liste noire des mauvais payeurs, pour les exclure des transactions futures. C'est la première fois qu'une liste commune est constituée.

Pas question, cependant, d'influencer collectivement le marché comme le Conseil l'avait tenté en 2008, lors de la précédente crise. Les pays asiatiques avaient alors artificiellement réduit de 10% leur offre de caoutchouc pour faire monter les prix, mais l'initiative avait été inutile, le marché était reparti en 2009 avec la demande de la Chine et de l'Inde.

Aujourd'hui, les mesures d'intervention sur les prix restent nationales. En Thaïlande, qui produit tout de même un tiers du caoutchouc mondial, la filière privée demande aux planteurs d'hévéa de ne saigner le latex qu'un jour sur deux et non deux jours sur trois, pour ralentir la production. Deux cents coopératives thaïlandaises ont aussi décidé de suspendre les enchères durant deux mois.

Le gouvernement de Bangkok prévoit par ailleurs de créer, comme pour le riz, un prix minimum aux planteurs d'hévéa, il devrait en décider la semaine prochaine. D'ici là, les cours pourraient néanmoins voir stopper leur chute car la mousson qui atteint la région sud de la Thaïlande, jusque-là épargnée par les inondations, va ralentir de fait les expéditions de caoutchouc. Les 3 dollars le kilo pourraient donc constituer un plancher de prix, finalement encore très confortable par rapport au niveau de fin 2008, où ils avaient plongé à 1,3 dollar.


http://www.rfi.fr/emission/20111123-prix-caoutchouc-divises-deux-depuis-fevrier-dernier
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le novembre 23, 2011, 07:44:32 pm
Oui, même à 3 dollars (120 THB), la marge est encore énorme.
Et tu as raison, cela fait déjà deux mois que les petits producteurs du sud ont commencé à réduire les tailles, ce qui ne plait pas trop aux saigneurs qui sont payés à la tâche ou au volume.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le novembre 27, 2011, 04:23:33 pm
http://www.01net.com/editorial/547298/les-pc-portables-plus-chers-a-cause-de-la-penurie-de-disques-durs/



Les PC portables plus chers à cause de la pénurie de disques durs 
   :(


Les prédictions des observateurs les plus pessimistes sont en train de se réaliser. La crise de production des disques durs consécutive aux inondations en Thaïlande, où sont localisées de nombreuses usines, affecte maintenant le marché des ordinateurs portables. Selon Digitimes, Acer relèvera le prix de ses PC portables de 2 à 3 % pour tenir compte de l’augmentation du coût des disques durs. Asustek devrait faire de même.
 


Ces hausses interviendront au mois de décembre, lorsque les stocks des fabricants seront épuisés. Très logiquement, elles sont néanmoins beaucoup moins spectaculaires que celles-qui touchent les disques durs eux-mêmes. Sur Internet, on constatait début novembre que le prix des modèles de 1 To avait été multiplié par trois en l’espace d’une semaine.


On s'en doutait...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 28, 2011, 12:10:43 pm

A Chiang Mai, on ne trouve carrément plus de disques durs depuis 3 semaines !...  :o
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le novembre 29, 2011, 08:21:09 am

Les gouvernements thaïlandais ont toujours controlé le prix du riz... Rien de bien neuf finalement... Mais cette fois, cela risque de devenir compliqué face aux concurrent vietnamien et pakistanais qui produisent le même riz moins cher !...


Thaïlande : le prix garanti aux producteurs de riz maintenu malgré le coût des inondations


Les graves inondations qui ont frappé la Thaïlande vont ralentir la croissance économique du pays. Pourtant le gouvernement maintient le cap de son coûteux programme d'achat de riz aux agriculteurs.

Subventionner le prix du riz, c'était une des promesses au cœur de la campagne des alliés de Thaksin Shinawatra, dont la sœur a conquis le pouvoir en juillet dernier. Pas question donc de l'abandonner si vite en chemin. Pourtant le coûteux programme qui consiste pour le gouvernement à payer le riz au paysan moitié plus cher qu'auparavant, a été lancé au plus mauvais moment : alors que les prix mondiaux du riz étaient faibles, avec des stocks plein à ras bord à travers toute l'Asie, alors que les récoltes ont été abondantes cette année et le seront encore cet hiver, et en premier lieu au Vietnam, le grand concurrent. Alors que l'Inde se remettait à exporter son riz, après quatre ans d'absence du marché. Alors enfin que la Thaïlande subissait parmi les pires inondations de son histoire.

La croissance économique devrait ralentir de 4 à 1 et demi % du fait de la catastrophe, qui a dissuadé le tourisme et handicapé les infrastructures. Beaucoup se demandent comment le gouvernement pourra durablement financer ses largesses aux riziculteurs. D'autant que les revenus des exportations de riz risquent d'être décevants. Les expéditions de riz au mois dernier ont baissé d'un tiers par rapport à l'an dernier, du fait des inondations, qui ont bloqué une partie de la logistique. Mais surtout du fait du manque de compétitivité du riz thaïlandais.

Alors que les flots sont en train de refluer actuellement, il n'est pas sûr que le rythme des exports revienne à la normale, car le riz thaïlandais est boudé sur le marché international. Trop cher désormais. Le riz 5 % brisure vaut en effet 600 dollars la tonne, quand la même qualité vaut 550 dollars en provenance du Vietnam, 450 dollars depuis le Pakistan. Les exportateurs thaïlandais eux-mêmes se tournent vers le riz pakistanais ou le riz indien, un comble, pour pouvoir honorer leurs engagements de livraison auprès de leurs acheteurs chinois, à un prix raisonnable.


http://www.rfi.fr/emission/20111128-thailande-le-prix-garanti-producteurs-riz-maintenu-malgre-le-cout-inondations
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le décembre 01, 2011, 01:36:42 pm
http://www.lemoci.com/011-60272-Asie-du-Sud-est-perspective-de-croissance-a-5-6-pour-2012-2016-selon-l-OCDE.html


30-11-2011
 
Asie du Sud-Est: croissance de 5,6% prévue pour 2012-2016


L’Asie du Sud-Est (Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam) devrait afficher une croissance de 5 % en 2011, selon les Perspectives économiques en Asie du Sud-Est, publiées le 29 novembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Pour la période 2012-2016, les projections visent un taux de 5,6 %, en recul de 2 % par rapport à 2010. « Les incertitudes mondiales conjuguées aux catastrophes naturelles assombrissent les perspectives mais, comparée aux perspectives de croissance molle des pays de l’OCDE, la croissance de la région devrait rester vigoureuse jusqu’en 2016 ».

Alors que la demande extérieure fléchit, les économies de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) se tournent vers les moteurs internes de la croissance à moyen terme et étudient une stratégie alternative « verte » pour assurer un développement viable à long terme.

La région vient d’engager un certain nombre d’initiatives. Encore naguère très dépendante de la demande extérieure, elle table de plus en plus sur une double dynamique interne : les investissements à grande échelle dans les infrastructures et la consommation des ménages, dopée par le développement des classes moyennes et les réformes des politiques sociales, précise l'OCDE.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: casamui le décembre 02, 2011, 12:34:44 am
Oui, je suis certain que le pays va s'en remettre. Et malgré les pertes humaines terribles, malgré le malheur qui continue pour beaucoup de sinistrés, je suis persuadé que l'économie va redémarrer. Les Thaïlandais ont des ressources, de l'imagination et du courage.
Et les taux de croissance annoncés continuent de faire pâlir les pays occidentaux.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le décembre 02, 2011, 01:13:26 pm
http://www.59hardware.net/actualite/disques-durs-%10-ssd/un-disque-dur-hybride-sata-signe-seagate-2011113011837.html


Pour les amateurs... 


Après les inondations, un disque dur hybride SATA signé Seagate...   :wonder


Pour cette fin d’année, Seagate a décidé de frapper un gros coup en proposant la nouvelle génération du seul disque dur hybride SATA disponible sur le marché, le Momentus XT.


Alors que le secteur du disque dur a été lourdement touché par les inondations qui ont frappé la Thaïlande en juillet dernier, Seagate ne se décourage pas pour autant et propose une nouvelle génération pour le Momentus XT.

Il s’agit du seul disque dur hybride disponible sur le marché. Si la sortie de la première version a été couronnée de succès dans les ordinateurs portables, Seagate n’en attend pas moins avec sa petite sœur.

 En effet, la partie SSD en SLC qui fait office de cache passe de 4 à 8 Go tandis que la capacité de stockage passe de 500 à 750 Go avec 32 Mo de cache en DDR3. On a ainsi un disque dur de format 2.5 pouces doté d’une interface SATA 6 Gbps contre 3 Gbps pour la génération précédente.

Par contre, les consommations ont aussi progressé avec la nouvelle génération. Ainsi avec le Momentus XT 750 Go, on note 3.3 W en activité et 1.1 W au repos contre 2.2 W et 0.8 W pour l’ancienne version...


Perso. çà ne me parle pas du tout...   :)
 
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le décembre 05, 2011, 09:03:47 am

Je rappelle qu'en 2010, la Thaïlande avait le taux de chômage le plus faible au Monde : 1,5 %...


Les inondations à l’origine de 100.000 licenciements

Les chiffres du ministère du Travail thaïlandais indiquent que seulement environ 100 000 travailleurs perdront leur emploi de façon permanente à la suite de licenciements conséquences des inondations en Thaïlande, au lieu d’un maximum de 920 000 selon les premières estimations du Conseil du développement économique et social national (NESDB).

Le faible nombre de licenciements s’explique par le fait que la plupart des entreprises ont préféré conserver leur personnel, craignant d’avoir des difficultés pour ré embaucher une fois la production remise en route.

Le Secrétaire permanent du ministère du Travail Somkiat Chayasriwong a déclaré hier que sur un total de 993 929 travailleurs touchés par les inondations, 661 627 ne sont que temporairement sans travail et sont susceptibles d’être réemployés.

Le taux de chômage estimé par le NESDB à la suite de inondations se situe entre à 1.8 et 2.3 %,  après que 28 678 entreprises dans 39 provinces inondés ont dû fermer.

Le ministère a rapporté que 14 647 entreprises ont rouvert et réemployé 332 302 travailleurs.


http://thailande-fr.com/actu/15702-les-inondations-a-lorigine-de-100-000-licenciements
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le décembre 06, 2011, 12:39:13 pm
http://www.presence-pc.com/actualite/thailande-nidec-45893/


Thaïlande : Nidec aussi reprend la production    8) 


Presque deux mois après le début des pluies diluviennes qui ont paralysé la Thaïlande, les sociétés les plus touchées commencent à reprendre leur activité. Western Digital annonçait vendredi avoir relancé une de ses usines thaïlandaises. Nidec, principal fournisseur mondial de moteurs pour les disques durs, indique lui aussi avoir pu reprendre la production.

Nidec possède de nombreuses usines en Thaïlande dont trois fabriquent des moteurs de disques durs, deux fabriquent des composants pour les moteurs de disques durs et deux autres les coques métalliques des disques durs.

Une usine n'avait pas du tout été touchée, mais toutes les autres avaient dû fermer temporairement. Nidec a pu les remettre en service progressivement depuis la fin octobre, et aujourd'hui seule une usine de coque reste inopérante.

Les deux usines de composants moteurs ont été redémarrées comme deux usines de moteurs sur trois. La production de la troisième a été prise en charge par une usine louée dans une zone épargnée par les inondations.

Nidec ne donne pour le moment pas plus d'informations sur sa capacité réelle de production, où l'impact des inondations sur son bilan financier.

Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le décembre 06, 2011, 03:40:55 pm

Apparemment, les société qui étaient dans les zones inondées ont repris le travail depuis au moins deux semaines...

J'ai donné un de mes appareils photos Canon à faire réparer il y a 10 jours et il me l'ont pris sans problème disant que leur usine de Bangkok refonctionnait...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le décembre 15, 2011, 09:57:33 am

Là, évidemment, on parle des sociétés et des groupes industriels... Les particuliers en thaïlande, eux, ne sont presque jamais assurés...

 :o
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le décembre 15, 2011, 08:59:40 pm
Ça c'est une bonne nouvelle .  8)
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le décembre 16, 2011, 07:34:11 pm

Ça c'est une bonne nouvelle .  8)



oui, très bonne nouvelle pour le pays...  8)



P.S. Et en plus au passage, ils vont en profiter pour continuer à vendre leurs robots...   :huhu
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le décembre 17, 2011, 12:50:48 pm
http://indices.usinenouvelle.com/matieres-premieres/thailande-six-usines-de-sucre-vont-emerger-d-ici-2018.4100


Thaïlande : six usines de sucre vont émerger d’ici 2018


Après la production record de 10 millions de tonnes de sucre de l’an dernier, la campagne 2011-2012 promet d’être au même niveau. Face à de telles performances naturelles, le gouvernement thaïlandais a autorisé l’ouverture de six usines sucrières d’ici 2018. Cyrille Schweizer, analyste chez Agritel, nous commente son étude sur le sujet.

Le secteur du sucre en Thaïlande, montre des signes d’expansion aujourd’hui. Cinquième producteur de sucre mondial, le pays du sourire devrait compter d’ici 2018 six usines supplémentaires.

En 2000, on en dénombrait 46. « En 2011, on en trouve 47, compte Cyrille Schweizer, analyste chez Agritel. Le gouvernement, en lien direct avec l’OSCB, l’autorité qui règlemente le sucre dans cet Etat, depuis le Sugar Act de 1984 a autorisé la création de six nouvelles structures sucrières, qui permettront la fabrication de sucre. TCC Group s’est engagé à en construire trois, une sera créée par Mitrphol Sugar et une autre par Khon ken Sugar. Le dernier projet tient en l’agrandissement d’une usine existante.»
 
Le sucre devient peu à peu, pour l’Etat thaïlandais un nouveau créneau.

Dix millions de tonnes, soit deux fois plus qu’en 2004/2005, ont été produits en 2010/2011, et la même quantité est prévue pour la nouvelle campagne. Les dernières inondations  n’ont quasiment pas affectées les champs de cannes à sucre.

En mai 2010, le gouvernement avait délivré une autorisation pour faire augmenter la quantité de broyage de canne à sucre. « Le potentiel en la matière du pays s’élève à 110 millions de tonnes, pas exploité totalement encore », précise le spécialiste français.
 

Profiter des coûts brésiliens qui augmentent
 
Un autre paramètre entre en ligne de compte. Le sucre du Brésil, premier producteur mondial du sucre, perd de sa compétitivité. Les coûts de production ont prodigieusement augmenté. « En 2005-2006, la livre de sucre revenait à 12 cents, tandis qu’elle s’établit aujourd’hui entre 18 et 20 cents la livre, nous livre Cyrille Schweizer. Cette hausse est en partie liée aux coûts FOB qui grimpent et à l’inflation ».
 
Par conséquent, les prix brésiliens augmentent et la Thaïlande peut donc s’offrir sa place au soleil.

Elle trouve ses acheteurs dans les pays d’Asie du sud-est (Indonésie, Japon, Inde, Vietnam, Chine, Cambodge). Ces derniers voient leur niveau de vie augmenter, et donc, leur consommation de sucre croître. Il s’agit d’un créneau pour la Chine. Actuellement, la consommation est de 12kg par habitant. Selon Cyrille Schweizer, elle est forcément amenée à prendre une évolution ascendante. Et donc profiter aux producteurs de sucre.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le décembre 23, 2011, 09:45:42 am

Ce qui explique pourquoi le gouvernement thaïlandais ferment aujourd'hui les yeux sur les exactions des dirigeants birmans vis à vis des ethnies minoritaires de l'Est...

C'est ce qu'on appelle de la "Real politic"...  :o
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le décembre 23, 2011, 09:46:57 am

La Chine signe un accord de swap avec la Thaïlande


La Banque populaire de Chine, la banque centrale, a annoncé jeudi la signature d'un accord d'échange de devises (swap) avec la Banque de Thaïlande.

L'accord va durer trois ans et pourra être renouvelé avec l'approbation des deux parties, selon un communiqué publié jeudi sur le site internet de la banque.

Cet accord vise à renforcer la coopération financière, promouvoir le commerce et l'investissement entre les deux pays et maintenir la stabilité financière régionale, indique le communiqué.

Depuis la déclaration fin de 2008 de la crise financière mondiale, la Chine a signé des accords de swap avec 13 pays et régions. 
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le décembre 28, 2011, 01:16:38 pm
http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/CAOUTCHOUC-Stagnation-de-la-production-de-caoutchouc-en-2012--13948471/



Caoutchouc : Stagnation de la production de caoutchouc en 2012


L'Association du caoutchouc thaïlandais (TRA) a publié lundi ses perspectives pour le secteur d'ici à 2020. Elle anticipe une stagnation de la production mondiale en 2012, à cause du ralentissement économique mondial à venir.

L'association se base sur les calculs du FMI, qui table sur une croissance économique globale de seulement 4% l'année prochaine.

En 2020, la production mondiale s'établirait à 13,77 millions de tonnes, contre 10,39 en 2010. La Thaïlande resterait le premier producteur mondial, devant l'Indonésie, le Vietnam et la Chine.

Globalement, l'Asie représenterait toujours plus de 90% de l'offre.

La TRA est également optimiste concernant les cours du caoutchouc, actuellement très volatils. Elle estime que les prix augmenteront ces prochaines années, du fait d'une hausse de la production inférieure à celle de la demande, certains pays comme l'Indonésie risquant de connaître une pénurie.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: phil40 le décembre 28, 2011, 10:31:30 pm
bonjour,

on m'a dit que les producteurs de riz reçoivent leur subvention sous forme de chèque payable à 6 mois. un producteur souhaite négocier son chèque, est-ce légal et quelle est la procédure?
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le décembre 29, 2011, 01:39:35 pm

bonjour,
on m'a dit que les producteurs de riz reçoivent leur subvention sous forme de chèque payable à 6 mois. un producteur souhaite négocier son chèque, est-ce légal et quelle est la procédure?



en attendant que l'un d'entre nous réponde à ta question, Phil, bienvenue sur notre forum...  :)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 01, 2012, 09:45:10 am

Il est de tradition en Thaïlande que le gouvernement soutienne les producteurs de riz... Cela se fait depuis un siècle...

Des subventions étaient en effet prévues par le nouveau gouvernement élu cette année... Mais je ne connais personne dans mon entourage qui ait encore reçu ces aides pour l'instant...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le janvier 05, 2012, 06:52:43 pm
Bonne nouvelle pour la Thaïlande .  8)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 06, 2012, 08:06:58 am

A chaque fête thaïlandaise à laquelle je participe, je suis toujours étonné de voir le nombre de Thaïlandais qui possèdent des appareils photos Canon... Pas mal de 50 D mais sutout un nombre impressionnant de 1100 D qui, même équipé d'un objectif simple, se négocie tout de même à 24 000 bahts (600 euros) en prix de départ...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: phil40 le janvier 08, 2012, 03:00:45 am
c'est vraiment un pays dynamique et sympathique, trop peu connu en Europe
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le janvier 10, 2012, 01:41:52 pm
http://www.silicon.fr/a-suivre-disques-durs-ils-ont-tous-augmente-leurs-prix-70512.html


A suivre : disques durs, ils ont tous augmenté leurs prix    :(


Il aura été le dernier des grands acteurs du stockage à résister, mais sa position n’était plus tenable… Après HP en novembre et EMC en décembre, c’est au tour du dernier géant du stockage, NetApp, d’annoncer une hausse, de 5 à 15 %, du prix de ses disques durs.

Les inondations en Thaïlande, qui ont sévèrement touché les unités de production de disques durs du pays, sont à l’origine du double phénomène concomitant de pénurie de production et de hausse des prix qui a marqué la fin 2011 et continuera de peser sur les disques durs probablement jusqu’à la fin 2012.


La hausse des prix, inévitable

Toute situation de pénurie – qui ici affecte plus particulièrement certains modèles populaires de disques durs, dont les 7 200 tpm (tours par minute) – s’accompagne inévitablement d’une hausse des prix, c’est un phénomène économique connu depuis longtemps. Mais tous les acteurs du marché ne réagissent pas au même rythme et avec la même amplitude. Question de stratégie… ou de stocks !

Les vendeurs en ligne ont été les premiers à réagir à la pénurie. Dès le mois de novembre, certains prix ont bondi de 50 à 150 % ! Nous pouvons nous interroger sur la légitimité de tels bonds... Les acteurs du stockage, qui certainement s’octroient des marges supérieures ce qui leur laisse un peu plus de latitude pour répercuter la hausse, ont réagi plus tardivement, et avec une ampleur plus réaliste, voire mesurée, de 5 à 20 % de hausse.

Dans les prochaines semaines, la hausse devrait toucher les intégrateurs et fabricants de PC et appareils qui embarquent des disques durs. Elle sera cependant moins sensible, car les fabricants vont proposer de nouveaux modèles qui intègreront des technologies et formats de disques disponibles à la production.

L’ampleur de la hausse sera probablement diluée. À suivre donc...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le janvier 18, 2012, 01:55:02 pm
http://www.leblogauto.com/2012/01/investissements-de-toyota-en-thailande.html


Investissements de Toyota en Thaïlande


Alors que Honda va investir massivement pour restaurer son usine en Thaïlande, Toyota continue également à miser sur le pays en y augmentant encore sa production, par l’implantation d’un nouveau site de production.

Toyota compte déjà trois usines opérationnelles en Thaïlande, avec une capacité totale de 670.000 exemplaires. Une capacité qui n’a pas été pleinement employée en 2011, puisque la production y a été inférieure à 500.000 exemplaires. Cela n’empêche pas le constructeur d’envisager de porter sa capacité à 760.000 exemplaires d’ici à mi-2013, et de confirmer que le pays dans son rôle de plaque tournante de la production automobile dans la zone ASEAN.

L’usine Gateway ouverte en 1996, et qui assemble aujourd’hui les Camry, Camry Hybrid, Prius, Vios, Corolla a être étendue avec l’implantation d’une seconde unité, avec une capacité additionnelle de 70.000 véhicules par an. L’investissement de cette nouvelle unité est de 16,9 milliards de yen.

Par ailleurs, l’usine Thai Auto Works, arrêtée mi 2010, va reprendre son activité fin 2012, avec une capacité de 20.000 exemplaires, moyennant un investissement de 2,3 milliards de yens.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 18, 2012, 05:46:08 pm

Ayant déjà un 4x4 Ford et une voiture Honda, et donc en mesure de comparer, je dois bine avouer que le 4x4 Vigo Hilux de Toyota que j'ai acheté récemment est une pure merveille de technologie et de puissance...Vive Toyota !
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le janvier 26, 2012, 08:43:35 am

L’Asean fait preuve de résilience sur les marchés !


L’année 2011 restera une fois de plus comme une année à oublier pour les marchés qui ont tous terminés en baisse à l’exception notable de Wall Street. Au cours de ces dernières années, aucune place boursière n’a été épargnée par la volatilité qui a dominé sur fond d’incapacité des économies occidentales à lutter contre leur endettement.

Mais une région a fait preuve d’une grande résilience : l’Asean avec ses cinq principaux membres que sont l’Indonésie, la Thaïlande, les Philippines, la Malaisie et Singapour n’ a perdu que 3% sur l’année 2011.


Tous les marchés, sauf  les Etats Unis, ont terminé l’année 2011 en baisse

« une volatilité sans précédent a dominé tous les marchés en 2011 et, à l’exception des Etats-Unis, toutes les places boursières finissent l’année en net recul. Une seule région a mieux résisté, l’Asean, l’indice ne cédant que 3,1 % quand, pour la plupart, les bourses affichent des baisses à deux chiffres ».

« Les pays émergents continuent à bénéficier d’un rythme de croissance supérieur à celui des pays développés et nous attirons à nouveau l’attention sur les nouveaux marchés émergents qui bénéficient à la fois de leur croissance domestique et de celle des pays émergents déjà largement reconnus ».


Un cycle économique dominé par la puissance économique de l’Est

Le cycle économique actuel identifié par la banque de Singapour Standard Chartered, est défini comme la période entre 2001 et 2030 où la puissance économique passera de l’Ouest à l’Est :

« Une période de croissance mondiale historiquement élevée, qui durera sur une génération ou plus, suscitée par des transactions de plus en plus nombreuses, des taux d’investissement élevés, l’urbanisation et l’innovation technologique, caractérisée par l’émergence de grandes nouvelles économies, constatée d’abord dans des taux de croissance de rattrapage élevés sur les marchés émergents. »

Pour Soo-Hai Lim, gérant du Baring Asean Frontiers Fund, la région bénéficie à la fois d’une croissance économique basée sur la consommation domestique solide et de politiques budgétaires prudentes.

Les conditions financières favorisent les investissements permettant de dynamiser encore la demande intérieure.


La Thaïlande va lancer un important programme de reconstruction après les inondations

« A moins que la crise au Moyen-Orient ne prenne des proportions démesurées, les pressions inflationnistes, alimentées par les prix alimentaires, s’atténueront, les comparaisons (en glissement annuel) atteignant leur plus haut niveau au second semestre. Les dirigeants ont utilisé des outils variés pour gérer les pressions inflationnistes, par exemple en laissant les taux de change s’apprécier en Indonésie », note le gérant de Baring Asean Frontiers Fund.

« Malgré la volatilité qui a suivi la catastrophe japonaise, les marchés de l’Asean se sont fortement redressés. Les petits pays (Thaïlande, Indonésie et Philippines) se sont démarqués et l’indice MSCI Philippines a dégagé plus de 10%, tiré par le grand opérateur de télécommunications PLDT après le rachat d’un concurrent qui posait des problèmes. »


Vers une meilleure intégration financière

« Les compagnies indiennes fondent des bureaux à Singapour aujourd’hui », a déclaréAnil Kishora, directeur général à la Banque d’État de l’Inde Singapour (SBI), « car elles se préparent à conquérir le marché de l’ASEAN et voient Singapour comme un centre majeur. »  Cela signifie que la communauté financière de Singapour a l’occasion de centraliser son propre traitement pour l’ASEAN à Singapour, a-t-il suggéré.

Le directeur général de SWIFT pour l’Asie Pacifique, Ian Johnston estime que la création de la Communauté économique de l’ASEAN (visée pour 2015) est un moteur de croissance majeur et une source de collaboration accrue.

« Le secteur gaspille des milliards sur des systèmes sur des standards qui ne peuvent pas communiquer entre eux. Nous pensons que l’interopérabilité est la clé du succès de la communauté économique de l’ASEAN.   Les mesures que vous prenez pour créer un bloc économique puissant dans la région doivent inclure une infrastructure financière qui s’empare de la croissance démographique et économique dynamique qui a lieu dans l’ASEAN.  SWIFT joue un rôle de plus en plus important dans la conception des standards et des plateformes nécessaires pour cette infrastructure. »


L’émergence du RMB (Yuan) comme monnaie régionale

‎L’internationalisation de la devise chinoise pourrait être un ‘autre facteur important d’intégration économique.  Wim Raymaekers, responsable des marchés bancaires pour SWIFT, a indiqué qu’en pratique, le RMB est déjà transféré sur SWIFT par plus de 1000 banques dans 85 pays.

« Tandis que le règlement des transactions internationales avec la Chine se réoriente vers des paiements libellés en Yuan, ceci présente de nouvelles opportunités commerciales  pour les établissements financiers qui sont prêts à capitaliser dessus »,

a déclaré M. Raymaekers.

« Et, étant donné que l’ASEAN est un partenaire commercial important avec la Chine – avec Singapour comme plaque tournante importante – nous constatons déjà une augmentation considérable des flux de paiements en RMB. »

Pour Edward Lee, économiste à la Standard Chartered Bank, il était également évident que le RMB ouvrira des perspectives. La Chine, a-t-il dit, sera le plus grand marché des changes n’appartenant pas au G10 du monde d’ici 2030, avec un chiffre d’affaires quotidien d’au moins 6,2 millions de dollars US de transactions de change en RMB prévu.


http://thailande-fr.com/economie/bourse/16261-lasean-fait-preuve-de-resilience-sur-les-marches
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le janvier 29, 2012, 12:00:48 am
http://www.chine-informations.com/actualite/asie/la-pm-thailandaise-va-participer-au-forum-de-davos_9018.html


La PM thaïlandaise va participer au Forum de Davos


La Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra participera à la 42e rencontre du Forum économique mondial (FEM) vendredi et samedi à Davos, en Suisse, a rapporté vendredi l'Agence de presse thaïlandaise.

Après sa visite officielle en Inde où elle a été invitée aux célébrations du 63e anniversaire de la proclamation de la République mercredi et jeudi, Mme Yingluck se rendra en Suisse pour le FEM.

La participation de la Première ministre thaïlandaise au forum de Davos a pour principaux objectifs de véhiculer une image positive et de montrer la vision de la Thaïlande sur la scène internationale, ainsi que de reconstruire la confiance des leaders des investisseurs dans l'économie thaïlandaise après les graves inondations survenues l'année dernière dans le pays.

Elle a indiqué qu'elle saisirait également cette occasion pour promouvoir le FEM de l'Asie de l'Est qui se déroulera du 30 mai au 1er juin à Bangkok.

Au cours de son séjour à Davos, la Première ministre thaïlandaise devrait participer à trois principales sessions, dont une table ronde sur la croissance économique durable.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 09, 2012, 06:40:32 pm

1%... Mazette !... Où sont les 10 % des années 90 ?...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le février 25, 2012, 09:19:24 am

L'économie thaïlandaise devrait rebondir en 2012 : FMI


L'économie thaïlandaise devrait marquer un fort rebond cette année, après les fortes inondations qui ont embourbé sa croissance en 2011, a indiqué vendredi le Fonds monétaire international (FMI).

« Les crues historiques qui ont inondé une grande partie du pays ont détruit des vies, saccagé des propriétés matérielles, et interrompu la production au dernier trimestre 2011. Toutefois, l' économie est en bonne position pour opérer un fort rebond en 2012, malgré les incertitudes sur l'évolution de l'économie mondiale », a déclaré le FMI dans un communiqué publié à l'issue d'un voyage de consultation achevé récemment par une mission dirigée par Thomas Rumbaugh.

L'agence de prêt basée à Washington a prédit que l'économie thaïlandaise connaîtrait une expansion de 5,5 % sur l'année et de 7,5 % en 2013. Elle a noté que la croissance économique mondiale était attendue à un taux limité de 3,3 % en 2012, et qu'une forte demande intérieure serait par conséquent nécessaire pour soutenir la reprise.

« La position accommodante de la Banque de Thaïlande soutient l'économie de manière adéquate mais il conviendra de retirer progressivement les stimuli monétaires une fois la reprise en marche, pour éviter un accroissement des pressions inflationnistes », met en garde le Fonds.

« La mission à moyen terme consiste à s'assurer que la Thaïlande bénéficie d'une croissance rapide et durable. Cela nécessitera de renforcer l'investissement et d'améliorer la productivité. Mobiliser les régions sous-développées et étaler la croissance davantage dans l'ensemble du pays au niveau géographique contribuera à maintenir un taux de croissance annuel de 5 % sur le moyen terme, avec une inflation faible », indique le communiqué.


http://www.chine-informations.com/actualite/asie/economie-thailandaise-devrait-rebondir-en-fmi_9209.html
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 05, 2012, 10:25:30 am

Il faut faire payer les riches (en France, seulement) !


Ce qu’il y a de bien avec la gauche en France, c’est qu’on n’est jamais pris au dépourvu. On se sent tout de suite chez soi et en terrain connu, en confiance quoi, pas dérangé dans nos petites habitudes. Avec la proposition de Hollande pour taxer les hauts revenus (ne pas dire riche, ça fait communiste attardé) à 75% par exemple, je me sens rajeunir, comme au temps du Programme Commun (1972) avec Georges Marchais.

On a beaucoup ironisé sur Georges Marchais, mais personnellement je lui rends hommage : c’est un homme politique qui a très bien dirigé son Parti (à l’époque on disait le Parti sans adjectif, pour le Parti Communiste, avec une nuance de respect et de crainte) qui est d’ailleurs resté longtemps le premier parti de France avec plus de 20% de suffrages à chaque élections législatives. En d’autres termes, il a su se mettre au niveau de son électorat, ce qui est la moindre des choses pour un homme politique.
Enfin un impôt patriotique: taxer les riches à 75%

Hollande aussi d’ailleurs, puisqu’il a ajouté que son projet de taxer les riches à 75% c’était un impôt « patriotique ». Avec Hollande on a quand même une petite surprise : le patriotico socialiste. Heureusement qu’il n’a pas dit que c’était un impôt nationaliste….

J’aimais beaucoup Georges Marchais, d’abord parce qu’il me faisait rire, ce qui n’était pas le cas des autres hommes politiques, qui racontaient souvent des choses beaucoup trop sérieuses et ennuyeuses.

Lui au moins,son programme était simple et frappé au coin du bon sens : il faut faire payer les riches.

D’un coté il y a des gens trop riches, et de l’autre des gens trop pauvres : il suffit de prendre d’un coté pour distribuer de l’autre. Même un enfant de 5 ans peut comprendre ça, et ceux qui disent que ça ne servira à rien, ce sont les riches évidemment.CQFD.


Réveille toi François: le riche à taxer est parti en Suisse depuis longtemps

Mais est ce qu’il en reste encore beaucoup des riches à faire payer en France ? Faudrait voir à voir. Depuis la création de l’IGF en 1981 (l’impôt sur les grosses fortunes, devenu ensuite l’ISF de solidarité sur la fortune, c’est plus mieux d’être solidaire que d’être gros et riche) il en part entre 300 et 500 par an. En 2012, tondre les riches pour nourrir nos 3 millions de chômeurs et nos 2 millions de RSA’istes (le RMI c’était plus pratique pour les néologismes) ça fait un peu léger comme programme.

Il reste bien quelques rombières aux fraises sous tutelle de tapettes mondaines, mais ça fait pas bézef. Ceux qui ont encore toute leur tête ont déguerpi depuis longtemps.

C’est que le riche à tondre se fait de plus en plus rare dans notre Gaule bien aimée: sur les 300 Suisses les plus riches répertoriés par le magazine Bilan, il sont 44 Français, soit 12%. Un chiffre qui reflète très partiellement l’exil fiscal des Français car il ne prend en compte que les fortunes de plus de 100 millions de francs (suisses, soit 81 millions d’euros tout de même), et exclut par conséquent les « petits » patrimoines.

Il y a 10 ans, il n’y avait que 17 familles françaises dans le classement des Suisses le plus riches, mais aujourd’hui, les Français sont la 3e communauté expatriée présente en Suisse. Coricococouac.

"Comme en 1981, la crainte de l’élection d’un président de gauche en France qui va devoir accroître la pression fiscale sur les plus riches pour satisfaire son électorat, incite nombre de Français à organiser leur sortie de France avant même l’élection",

affirme, le rédacteur en chef du magazine Bilan, Stéphane Benoît-Godet.

Conclusion la proposition de Hollande, c’est de la gnognotte, de la demi mesure : il faut prendre 100% aux riches et tout de suite encore, et avant que les quelques gros riches attardés qui restent encore en France se cassent avec leurs malles pleines de lingots. Une fois qu’on les aura coxé, on pourra s’payer à l’aise les 39 heures payées 35 et « créer des zemplois » autres trucs qui marchent trop bien.


En Thaïlande, il y a encore des riches trop riches: un vrai scandale

Quel rapport avec la Thaïlande ? Aucun bien entendu. Ici les riches sont très riches, trop riches pour certains. Ils n’ont jamais quitté la Thaïlande : les grandes familles thaïlandaises (le groupe Central, Bangkok Bank, Siam Cement etc…) ont crée et géré leur empire en Thaïlande, créant des millions d’emplois, et elles sont toujours là.

En Thaïlande, les salauds de riches ne sont jamais partis à Singapour ou Hong Kong pour ne pas se faire plumer par des hommes politiques fonctionnarisés et incompétents. Des énarques qui sortent tous du même moule, et qui n’ont jamais mis les pieds dans une usine autrement que pour faire une photo avec  leur attaché de presse.

Les PME thaïlandaise sont aussi nombreuses et prospères : résultat, un taux de chômage proche de 0,1% au lieu d’une économie enterrée  vivante par  les impôts et cotisations sociales. Heureusement que Steve Jobs n’est pas né en France, sinon Apple ne serait jamais sorti de son garage pour devenir une multinationale: il aurait été bouffé par les URSSAF comme tout le monde.


La France: globalement positif

Que pense t’on de la France quand on est expatrié en Thaïlande ? C’est « globalement positif ». Merci encore Georges Marchais pour la formule, car c’est ce qu’il répondait à chaque fois qu’ on lui demandait son avis à propos de l’Union Soviétique ou de la RDA (République Démocratique d’Allemagne, par opposition à la RFA capitaliste, donc pas vraiment démocratique pour de vrai).

Tiens j’ai encore une bonne idée pour Hollande : changer le nom de la France pour « République Démocratique de France », ça nous rappellera le bon vieux temps, quand les socialistes parlaient de Karl Marx au lieu de parler du Carlton.


http://thailande-fr.com/headline/17863-il-faut-faire-payer-les-riches#axzz1oD1dNim5
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: PHILGOOD le mars 05, 2012, 05:37:58 pm


Manu, il est facile de prendre juste un point négatif ( si il l'est ) du programme de François Hollande, mais regarde aussi les points positifs qu'il propose pour relancer l'emploie et de ce fait la croissance dans notre pays ! ...
Quand à Sarko, c'est sûr que lui il a favorisé les plus aisé à commencer par lui même en multipliant son salaire X+++,
en revanche, il à presque fini de saigner les plus pauvres, et malgrès ce qu'il peux dire ou essayer de faire croire avec une petite mesurette ( exonération des heures supp. ), les classes moyennes dont je fais parti ont bien morflés aussi !...
J'avoue que je ne peux avoir aucun respect pour Sarko et sa clique de Fachos : Fillon, Ortefeux, Guéan ... Par contre, j'ai déjà un certain respect pour M.Hollande, et beaucoup de sympathie ! Tu sais que je travail dans le milieu du spectacle et de l'information, et je t'assures Manu, pour avoir pu approcher les deux lors de divers émissions politique, Sarko n'a vraiment rien de sympathique ni humain, par contre, François Hollande est quelqu'un de simple, proche des gens, sympa !
Amicalement,
Philgood ...  :smile
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le mars 05, 2012, 09:08:40 pm
 
Pour mettre mon grain de sel, je dirais que le gars qui a écrit cet article exagère un tantinet... et d'ailleurs, c'est son point de vue personnel et certainement pas celui de beaucoup de Français, surtout dans l'état actuel dans lequel se trouve le pays...

Que Hollande fasse des bourdes dans son programme tout comme les autres candidats d'ailleurs, mais là en l'occurence, nous parlons de Hollande, d'accord... mais pitié, plus de Sarko, nous avons déjà donné...  (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/0023.gif)

Nous savons bien qu'à chaque élection, il y a beaucoup de promesses qui ne sont pas tenues mais ainsi que je l'ai déjà dit, nous sommes obligés de reconnaître après 5 années, que Sarko a décroché la timbale...  :(
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mars 24, 2012, 11:41:44 am

C'est bien, mais attention à ne pas retomber dans le travers de la spéculation excessive...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 27, 2012, 04:23:00 pm

Honda reprend la production en Thaïlande .


Anéantie depuis les inondations d’octobre 2011, l’usine Honda implantée en Thaïlande a enfin redémarré sa production. Il s’agit de l’une des plus importantes usines du constructeur dans la région.

Début octobre 2011, les inondations submergent une partie du pays. L’industrie automobile n’est bien entendu pas épargnée, et c’est Honda qui paye le plus lourd tribut. Son usine restera sous l’eau jusqu’à la fin du mois de novembre. Il faudra ensuite des mois de travaux pour nettoyer et changer le matériel endommagé. Sans compter les véhicules perdus.

La Brio voit son envol interrompu, et la livraison de plusieurs modèles dans de nombreux pays (Jazz, City) est interrompue. Sans compter les pièces détachées, dont le site est grand fournisseur pour d’autres usines qui se contentent d’assembler les véhicules. Depuis, Honda a transféré une partie de la production dans d’autres usines pour parer au plus pressé.

La production peut à présent redémarrer, et le site va reprendre la place qui est la sienne dans l’arsenal industriel de Honda…

Source: Honda : http://www.leblogauto.com/2012/03/honda-reprend-la-production-en-thailande.html

Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 08, 2012, 09:00:13 am
http://www.reussirbusiness.com/16672-Le-pari-thailandais-pour-faire.html



Le pari thaïlandais pour faire remonter les cours du caoutchouc


La Thaïlande semble réussir avec le caoutchouc ce qu’elle a échoué à réaliser avec le riz : faire remonter les prix mondiaux tout en accordant un prix minimum aux planteurs.

Au début du mois de janvier, les planteurs manifestaient leur mécontentement dans le sud de la Thaïlande, la région de l’hévéa. Le prix qu’on leur offrait pour le kilo de caoutchouc n’était plus ce qu’il avait été un an auparavant, lorsqu’on pouvait l’exporter sans problème à plus de 6 dollars !

Désormais, il n’en valait plus que la moitié. 6 dollars 50 c’est le prix fou qu’avait atteint le kilo de feuilles de caoutchouc fumé, à la bourse de Tokyo, en février 2011.

C’était avant l’annonce que les ventes de voitures venaient de chuter en Chine, cet hiver-là. Avant le tsunami au Japon qui désorganisa toute l’industrie automobile asiatique, et donc freina les commandes de pneus, première destination du caoutchouc naturel. Avant que Goldman Sachs ne siffle la fin de la récréation pour les investisseurs qui avaient massivement parié sur le caoutchouc.

Et bien sûr, avant la crise de la dette européenne qui reprit le devant de la scène à l’été. La dégringolade des cours du caoutchouc qui s’en suivit fut aussi violente que la hausse déraisonnable qui l’avait précédée.

Jusqu’au début de l’année, les principaux producteurs, Thaïlande, Indonésie, Malaisie, n’avaient pas pris le risque d’organiser une rétention des exportations, comme ils l’avaient fait en décembre 2008, pour faire remonter les cours : cette fois, les prix restaient tout de même bien au-dessus des coûts de production, il n’était pas question de priver les producteurs de cette manne.

Mais le gouvernement thaïlandais craignant les violences dans le Sud, toujours prompt aux révoltes, a agi de son côté, en annonçant qu’il achèterait 200 000 tonnes de caoutchouc à ses planteurs à un prix garanti.

Cette seule annonce a fait remonter les cours très régulièrement à la bourse de Tokyo, ils ont regagné 25 % depuis le début de l’année. Un impact psychologique sur le marché, où les investisseurs ont timidement fait leur retour, mais aussi un impact réel puisque, attendant le prix promis par le gouvernement, les planteurs avaient cessé de vendre leur latex, et que les exportations thaïlandaises avaient donc chuté.

Le pari de Bangkok est périlleux, alors que la demande chinoise de caoutchouc est inexistante, tant les stocks en Chine sont pleins à ras bord. Il ne faudrait pas que les cours du caoutchouc rechutent, ou la Thaïlande, tenue par ses obligations de prix minimum aux planteurs, mais aussi aux riziculteurs, serait ruinée.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 29, 2012, 09:06:17 am

Crise des salaires en Thailande, les Siamois sous pression !

Selon une étude de la chambre de commerce thaïlandaise, les classes inférieures siamoises s’enfoncent de plus en plus dans les dettes pour faire face à l’augmentation du coût de la vie et ce malgré l’augmentation du salaire journalier à 300THB dans sept provinces.

L’enquête menée a en effet révélé que le poids de la dette sur les familles thaïlandaises modestes avait augmenté de 87 milliards de bahts en 2011 et de 91 milliards de bahts cette année. Un niveau d’endettement jamais atteint depuis le lancement de cette étude annuelle en 2009.

Bien que la premier ministre Yingluck Shinawatra ait exprimé sa préoccupation quant à l’augmentation importante du coût de la vie, le gouvernement n’a pas été en mesure de proposer un plan d’action concret.

Toujours selon l’étude, les dettes mensuelles du travailleur thaïlandais moyen sont passées de 5263 THB à 5773 THB cette année. Ce niveau de dette élevé entraine bien entendu une baisse conséquente de l’épargne.

Thanavath Phonvichai souligne entre autre que les travailleurs thaïlandais estiment que leurs revenus ne couvrent toujours pas leurs dépenses quotidiennes en raison de la flambée des prix des biens et des carburants ainsi que la hausse des taux d’intérêt. En conséquence, les Thaïlandais n’ont d’autre choix que d’emprunter toujours plus après avoir sacrifié leur épargne.

Les 5 millions de travailleurs concernés par la hausse récente du salaire minimum souhaitent voir leur paie augmenter d’avantage dans un avenir proche afin de pouvoir couvrir leurs dépenses. L’enquête a d’ailleurs dévoilé que le salaire minimum revendiqué par les ouvriers siamois est de 360THB par jour.

Les Thaïlandais attendent également que des mesures soient mises en place pour assurer un salaire minimum de 435THB dans les trois ans suivant l’ouverture de l’espace économique commun de l’ASEAN puis à 546THB sur les cinq années suivantes.


Source: The Nation

http://www.thailande-infos.net/actualite-thailande/crise-des-salaires-en-thailande/9932/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le avril 29, 2012, 09:08:25 am

Il y a 10 ans, lorsqu'un Thaïlandais me disait qu'il gagnait 4500 bahts, je répondais OK, c'est peu mais ça va !...

Aujourd'hui, avec l'énorme augmentation du cout de la vie qu'à connu la Thaïlande en une décennie, je me demande tout simplement comme ce gars réussit à se nourrir et mettre de l'essence dans sa mobilette !

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Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 29, 2012, 10:56:39 pm

Il y a 10 ans, lorsqu'un Thaïlandais me disait qu'il gagnait 4500 bahts, je répondais OK, c'est peu mais ça va !...
Aujourd'hui, avec l'énorme augmentation du cout de la vie qu'à connu la Thaïlande en une décennie, je me demande tout simplement comme ce gars réussit à se nourrir et mettre de l'essence dans sa mobilette !

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archi d'accord avec toi, Manu...
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le avril 29, 2012, 11:13:17 pm

Il y a 10 ans, lorsqu'un Thaïlandais me disait qu'il gagnait 4500 bahts, je répondais OK, c'est peu mais ça va !...

Aujourd'hui, avec l'énorme augmentation du cout de la vie qu'à connu la Thaïlande en une décennie, je me demande tout simplement comme ce gars réussit à se nourrir et mettre de l'essence dans sa mobilette !

 :o


Déjà avant je me posais cette même question , alors aujoud'hui je sais pas comment ils font les pauvres .
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 05, 2012, 11:50:12 am
http://www.leblogauto.com/2012/05/ford-ouvre-sa-nouvelle-usine-en-thailande.html


Ford ouvre sa nouvelle usine en Thaïlande


Ford a commencé à dévoiler de façon concrète ses plans pour la Chine au salon de Pékin. Mais du côté de Dearborn, on lorgne sur l’ensemble de l’Asie, avec comme principale base de production la Thaïlande.

Ford fait partie des plus gros investisseurs en Thaïlande durant les dernières années. Ce que vient confirmer l’ouverture de la seconde usine du constructeur, portant sa capacité à 450.000 unités annuelles.

Les 2.200 employés de l’usine pourront, dès que la pleine cadence sera atteinte, produire 150.000 véhicules par an. C’est la Focus qui inaugurera les lignes, débutant le lancement planifié de huit nouveaux modèles à vocation mondiale que Ford compte lancer dans la région ASEAN d’ici à 2015.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 22, 2012, 01:22:24 pm
http://asie-info.fr/2012/05/22/thailande-le-rebond-apres-les-inondations-54094.html


Thaïlande : le rebond après les inondations


L’économie du pays fait preuve d’une capacité de résilience plus forte que prévue. Mais le problème du coût de la vie reste entier.

Insubmersible. L’histoire récente de la Thaïlande montre sa capacité à se relever rapidement des aléas politiques ou climatiques qui la frappent.

Nouvelle illustration avec le rétablissement de l’économie du pays en ce début d’année après les inondations record de 2011. La montée des eaux exceptionnelle qu’a connue le pays l’an passé avait provoqué la mort de plus de 800 personnes et occasionné des dégâts matériels d’un montant de 31,5 milliards d’€.

Au même moment, le taux de croissance du royaume avait plongé à – 8,9% pendant les quatre derniers mois de 2011.

Renversement spectaculaire de tendance en 2012 puisque  pendant les trois premiers mois, la production brute industrielle a augmenté de 11% selon BBC News.

Le Conseil national économique et de développement social annonce un taux de croissance pendant cette même période de nouveau positif à + 0,3%.

Il prévoit en 2012 un taux de croissance entre 5,5% et 6,5%.
Les analystes estiment que la politique de relance économique, initiée par le premier ministre Yingluck Shinawatra, a soutenu la consommation locale et donc favorisé ce rebond.

Une bonne nouvelle pour Yingluck qui doit maintenant faire face à une hausse du coût de la vie. Elle se traduit par une augmentation du prix des denrées alimentaires et de l’essence notamment.

Le gouvernement a annoncé le 20 mai, selon le Bangkok Post, une aide d’un montant de 225 millions d’€ pour tenter d’inverser la courbe de hausse des prix.

Ce montant compensera la poursuite durant un mois supplémentaire des réductions de taxes sur le diesel. Le gouvernement donne depuis plusieurs semaines des aides aux opérateurs publics pour assurer la gratuité dans certains transports ou limiter la facture d’eau et d’électricité.

Mesure plus symbolique, le ministère des Transports annonce le report de 3 mois de l’augmentation du prix du ticket de métro. Le prix minimum passera de 15 (0,37 €) à 16 (0,39 €) bahts à partir du 3 octobre. Les autres prix de tickets restent eux inchangés.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 30, 2012, 03:37:55 pm
http://www.zonebourse.com/LONDON-CAOUTCH-16171/actualite/Caoutchouc-La-Thailande-achete-du-caoutchouc-pour-soutenir-les-cours-14346611/


Caoutchouc : La Thaïlande achète du caoutchouc pour soutenir les cours



Anticipant une hausse du caoutchouc poussée par leur gouvernement, les négociants thaïlandais s’approvisionnent sur les marchés internationaux.

Les 200 industriels et exportateurs réunis dans la Thaï Rubber Association stockent du caoutchouc avant qu’il n’atteigne les  120 bahts  le kilo (3,8 dollars) souhaités par le gouvernement thaïlandais.

Bangkok a fait savoir la semaine dernière qu’il achèterait plus de 10.000 tonnes de caoutchouc en bourse à Tokyo ou Shanghai, jusqu’à ce que le prix local au producteur arrive à un niveau satisfaisant.

Jusqu’ici, les contrats à terme connaissaient une glissade, passés de 324,45 yens le 2 mars à 253 yens le kilo le 16 mai sur le TOCOM, en raison du ralentissement des usines automobiles chinoises, mais ils ont rebondi depuis, à 260 yens par kg.

La Thaïlande est le premier producteur mondial de caoutchouc (3,57 millions de tonnes en 2011-2012)
, et le premier exportateur de produits dérivés, mais elle ne parvient pas à satisfaire les besoins de ses usines. Cette année, les inondations dans le sud ont perturbé la récolte de la principale région productrice, et creusé le déficit
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le mai 31, 2012, 09:29:43 am

Il est vrai qu'il est plutôt difficle de quantifier le travail des paysans ("chao na"). Ils travaillent 12 heures par jours durant les périodes de plantation ou de coupe du riz et ne font presque plus rien en saison froide.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le juin 01, 2012, 12:42:56 pm
http://www.chine-informations.com/actualite/asie/thailande-ouverture-du-e-forum-economique-mondial-sur-asie-de-est_9720.html


Thaïlande : ouverture du 21e Forum économique mondial sur l'Asie de l'Est


Le 21e Forum économique mondial (FEM) sur l'Asie de l'Est s'est officiellement ouvert jeudi dans l'après-midi à Bangkok, capitale de la Thaïlande, mettant l'accent sur la promotion de la connectivité entre les pays asiatiques afin de lutter contre les risques et les défis auxquels fait face la région.

Avec pour thème "Construire l'avenir de la région par la connectivité", le forum de l'année a attiré plus de 630 participants, quelque 200 plus que prévu, venant de 50 pays pour partager leurs points de vue sur la coopération régionale, selon l'organisateur.

Les cinq chefs d'Etat ou de gouvernement, de l'Indonésie, du Laos, du Myanmar, de la Thaïlande et du Vietnam, et plus de 450 chefs d'entreprise, des représentants de la société civile et de la société académique participent à ce forum.

C'est la première fois que la Thaïlande accueille l'événement.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le juin 08, 2012, 02:00:42 pm
http://www.lessentiel.lu/fr/economie/story/Les-noms-d-articles-font-rougir-les-clients-12553249


IKEA EN THAILANDE


Les noms d'articles font rougir les clients   (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Surpris/G_04BI%7E1.GIF)


Qui ne s’est jamais amusé des drôles de noms qu’arborent les meubles du géant suédois? Son catalogue en compte plus de 9000, en différentes langues scandinaves.

Pour un groupe présent dans quelque 40 pays, cette pratique a priori exotique peut réserver quelques chausse-trappes. Comme en Thaïlande, où Ikea a ouvert son premier magasin à la fin de l’an dernier.

Or c’est avec stupeur que les clients y ont découvert les lits «Redalen» et des pots «Jättebra». Indiqués en thaï, le nom des premiers évoque la masturbation, tandis que le deu­xième renvoie irrésistiblement à un mot très vulgaire désignant un rapport sexuel...   ???

Face à ces quiproquos embarrassants, le géant bleu et jaune a chargé une équipe de linguistes de passer en revue tout l’assortiment, raconte le Wall Street Journal. Au besoin, ces experts ont l’autorisation de modifier un peu les appellations afin de ne choquer personne...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 20, 2012, 05:45:06 pm

Comment une belle mesure populiste peut être stupide lorsque l'on parle "d'économie réelle"...
Titre: Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le juin 27, 2012, 06:39:01 pm

La crise de la dette en Europe a d’abord pour conséquence logique une baisse de l’euro entant que devise: en deçà des 40 baht depuis plusieurs mois, l’euro à perdu plus de 20% par rapport à son cours d’il y a deux ans (48 baht pur un euro). A terme on peut envisager un cours de 1,2 dollar pour un euro, ce qui correspondrait au taux de change de 36 baht pour un euro.



grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr... 36 bahts pour un euro... quand je pense que je l'ai connu à 50...


Si çà continue, je vais être obligée de partir en vacances en Tunisie ou en Egypte...  :)


quoi que, c'est pas facile, la baignade avec la burka...   :huhu


(http://img15.hostingpics.net/pics/789491pasfacilelabaignadeenburka.jpg) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=789491pasfacilelabaignadeenburka.jpg)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: stommy le juin 28, 2012, 05:30:20 am
Citer

c'est pas facile, la baignade avec la burka...


C'est génial cette photo !!!
Elle pète et ça lui fait un hydroglisseur  :huhu
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu (de Chiang Mai) le juin 28, 2012, 08:50:15 am

L'Europe ne peut plus conserver un Euro aussi fort si elle veut rester compétitive... J'avais dis il y a déjà quelques années sur le Forum Franco-thaï que l'Euro allait continuer de baisser et qu'à moyen terme, on verrait probablement 1 euro à 30 bahts (à l'époque, il était à 52 bahts !)...

La meute de retraités français vivant en Thaïlande, que chaque baisse de l'euro rapproche d'un retour précipité en France, s'était alors ruée sur moi... Et pourtant, mes propos de l'époque se confirment peu à peu. On est déjà passé de 52 à 39 bahts pour 1 euro.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le juillet 02, 2012, 12:55:41 pm
http://siamlife.blog4ever.com/blog/lire-article-92107-9388054-actualites____du_25_au_30_juin_2012_.html


La Thailande tente de suivre la vague verte mais ...  


En tous cas, c'est une fois encore grâce aux agriculteurs/pècheurs qu'une nouvelle solution d'avenir peut voir le jour...

De quoi sagit il ?

- d'un carburant a base de poisson (et oui)... Nest Oil, compagnie pétroliere nationale Finlandaise, a resolument investi dans les carburants alternatifs, ainsi son biodiesel NExBTL principalement produit à partir d'huile de palme malaisienne, a l'avantage de pouvoir etre raffiné a partir de divers produits.

La dernière matière premiere validée par les ingenieurs finnois vient d'Asie, plus précisement du Vietnam et de Thaïlande.

Il s'agit des residus de la transformation du panga, le fameux poisson qui depuis quelques années envahi les magasins du monde entier en raison de son faible prix et de ses filets sans arêtes.

Ce poisson a été introduit sur les marchés occidentaux dans les années 2000 avec un grand succès d'autant que d'après les experts. Son emprunte écologique est une des meilleures (si on ne parle pas de la déforestation du à la folle croissance des exportations de l'huile de Palme alors meme que le 3° producteur mondial, Felda vient de rentrer en bourse !).

Matti Lehmus, vice-president responsable de la branche énergies renouvelables chez le pétrolier nordique n'hésite d'ailleurs pas a declarer:

« Ça a du sens au niveau environnemental d'utiliser les sous-produits de diverses industries pour remplacer le pétrole par des produits propres et de qualite »

Selon les calculs de ses équipes, l'utilisation de NExBTL offrirait une reduction de 84% d'émissions par rapport aux carburants classiques, cela en considerant le cycle de vie du produit.

Quant aux forets, il vaut mieux ne pas en parler ...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le septembre 06, 2012, 09:21:45 am

Sucre : Nouvelles raffineries de sucre en Thaïlande


(Commodesk) 14 nouvelles raffineries seront mises au profit de la production sucrière thaïlandaise d’ici 2017, dont 4 cette année.

L’annonce a été faite par Prasert Tapaneeyangkhul, secrétaire général à l’OSCB (Office of Cane and Sugar Board) cité par agra-net.com.
Avec ces nouvelles usines, qui s’ajoutent aux 47 déjà implantées sur le territoire, la production Thaïlandaise pourrait atteindre 1,2 million de tonnes par jour contre 800 000 tonnes en 2011.

La Thaïlande, deuxième exportateur mondial de sucre après le Brésil, répond de façon quasi exclusive à une demande asiatique. De récentes conditions favorisent l’exportation: la zone de libre-échange effective depuis 2010 au sein de l’ASEAN (Association of Southeast Asian Nations) et la forte baisse des droits de douanes sur le sucre (au maximum de 5 % en 2012). La production sucrière thaïlandaise 2011-2012 avoisinerait les 10,6 millions de tonnes contre moins de 7 millions en 2010.


http://www.zonebourse.com/LONDON-SUGAR-16175/actualite/Sucre-Nouvelles-raffineries-de-sucre-en-Thailande-14488904/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le septembre 07, 2012, 08:09:30 am

La Thaïlande 38e au classement mondial de compétitivité


La Suisse, Singapour et la Finlande arrivent en tête du classement global de la compétitivité 2012 qui révèle de profondes fractures. La Thaïlande, pour la première fois depuis six ans, améliore d’un point son classement au 38e rang.

- L’écart de compétitivité s’accroît entre les pays européens
- Les États-Unis restent le moteur de l’innovation mondiale malgré une baisse dans le classement général
- La République populaire de Chine accroît sa compétitivité au sein des grands marchés émergents tandis que l’Inde et la Russie reculent

Après avoir reculé pendant six années consécutives, la Thaïlande (38e)  améliore son classement d’une place dans le GCI (Index mondial de compétitivité publié chaque année par le WEF à Genève) de cette année. Pourtant, note le rapport 2012/2013,  les défis auxquels le pays est confronté restent considérables.

"L’instabilité politique et la politique, l’excès de bureaucratie, la corruption généralisée, les problèmes de sécurité, et l’incertitude autour de la protection des droits de propriété intellectuelle (contrefaçon et piratage)  compromettent gravement la qualité du cadre institutionnel sur lequel les entreprises reposent en Thaïlande"

note le WEF dans son rapport pays par pays. Le classement de la Thaïlande a chuté de 10 places en termes d’institutions au 77e rang, tandis que la santé publique et le niveau d’éducation de base respectivement au 71e et 89e rang ont également été considérés comme des faiblesses importantes du pays.


La Thaïlande en 84e rang pour l’adoption des technologies et internet

En qui concerne l’adoption des technologies et internet, la Thaïlande fait également piètre figure au 84e rang, avec moins d’un quart de la population utilisant Internet régulièrement et seulement une petite fraction avec l’accès au haut débit.

Sur une note plus positive, l’environnement macroéconomique continue de s’améliorer, quoique de façon marginale (27e , plus un point), alors que le déficit budgétaire a été réduit à moins de 2 % du PIB et le ratio dette-PIB a chuté à 42 % en 2011 .

Pour la quatrième année consécutive, la Suisse arrive en tête du classement établi par le Rapport Global sur la Compétitivité, dont l’édition 2012-2013 est publiée aujourd’hui par le World Economic Forum.


Singapour conserve sa deuxième place devant la Finlande

Singapour conserve sa deuxième place devant la Finlande qui dépasse la Suède (4e). Ces pays ainsi que ceux d’Europe du nord et d’Europe occidentale dominent le top 10 avec les Pays-Bas (5e), l’Allemagne (6e) et le Royaume-Uni (8e). Les États-Unis (7e), Hong Kong (RAS) (9e) et le Japon (10e) complètent le classement des 10 économies les plus compétitives.

Le rapport indique que la Suisse et les pays de l’Europe du nord ont renforcé leur leadership depuis la crise de 2008. Par ailleurs, les pays d’Europe du sud comme le Portugal (49e), l’Espagne (36e), l’Italie (42e) et en particulier la Grèce (96e) continuent de souffrir d’un manque de compétitivité en raison de leurs déséquilibres macroéconomiques, de l’accès limité au financement, de la rigidité de leurs marchés du travail et d’une faible capacité à innover.
Parmi les principaux marchés émergents – les BRICS – les performances sont très contrastées.

Malgré une chute de trois places dans le classement, la République populaire de Chine (29e) reste largement en tête du groupe. Parmi les autres pays, seul le Brésil (48e) progresse tandis que l’Afrique du Sud (52e), l’Inde (59e) et la Russie (67e) perdent encore des places dans le classement.


* Téléchargez l’intégralité du Rapport avec les profils des 144 économies, les principales conclusions, le classement, etc., à l’adresse http://www.weforum.org/gcr


http://thailande-fr.com/economie/20932-la-thailande-38e-au-classement-mondial-de-competitivite#axzz25k1ag6Sf
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le septembre 13, 2012, 05:12:51 pm


Les nababs thaïlandais vont bien, merci !

Pour un pays considéré par certains comme en proie à de graves troubles politiques, sans parler des inondations catastrophiques de l’automne dernier, la Thaïlande affiche des performances économiques assez remarquables.

Les premiers a en profiter sont les grands groupes thaïlandais, qui font désormais partie des entreprises qui comptent au niveau mondial. Les entreprises sud asiatiques ont engrangé ces dernières années des profits colossaux et certaines se sentent à l’étroit chez elles.  En 2012, les acquisitions de ces sociétés à l’étranger ont atteint 29,9 milliards de dollars (sans compter les rachats opérés par les fonds souverains de la région).

Les sociétés  d’Asie du Sud Est ont soif de nouveaux horizons et elles ont maintenant les moyens de leurs ambitions. Originaires notamment de Thaïlande, de Malaisie et d’Indonésie, elles multiplient les offres de rachats d’entreprises étrangères.

En Thaïlande où les groupes sont encore majoritairement détenu et dirigé par des familles, la fortune des nababs à fait un bond de plus de 20%,  pour la deuxième année d’affilée !

Les grand groupes de Thaïlande sont à la recherche d’opportunités à l’étranger

Leur croissance interne leur donne les moyens de financer leur expansion en Asie du Sud et au-delà, notamment pour prendre des parts de marché sur leurs concurrents internationaux, grâce aux bénéfices engrangés sur un marché intérieur dont le dynamisme continue de surprendre (croissance attendue de 6% de l’économie thaïlandaise cette année).

En janvier dernier, la Premier ministre Yingluck Shinawatra (la soeur de Thaksin Shinawatra, classé 23e fortune de Thaïlande) a réduit  le taux d’imposition des sociétés de 30 à 23%, et a annoncé une nouvelle réduction à 20% pour 2013 !

L’indice boursier SET est en hausse de 19% (rendement total en baht thaïlandais) sur un an. En conséquence, la richesse collective des plus riches de Thaïlande a fait un bond de 55 milliards de dollars.

L’homme le plus riche de Thaïlande, Dhanin Chearavanont, possède une fortune estimée à 9 milliards de dollars construite dans l’industrie et la distribution agro alimentaire. Il a fait part de son intérêt pour Carrefour en France et Smithfield Foods aux Etats Unis !

Un autre grand gagnant de cette période d’expansion est le tourisme médical avec  Chalerm Harnphanich (fortune n ° 33 au classement Forbes de Thaïlande), qui a créé une fortune 285 millions de dollars avec sa chaine d’hôpitaux (Bangkok Hospital, Samitivej et BNH)  Bangkok Dusit médical.

http://thailande-fr.com/entreprises/20837-les-nababs-thailandais-vont-bien-merci#.UFGjoo0aPtA


PS : ThaiBev la société de distillerie et de commerce de boisson dirigée par Charoen Sirivadhanabhakdi a récemment fait une offre pour Asia Pacific Breweries (bière Tiger) contre Heineken, le leader des brasseur européens !

Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le septembre 14, 2012, 02:42:06 pm


Caoutchouc : La Malaisie et la Thaïlande veulent créer la cité du caoutchouc !

Les deux premiers producteurs mondiaux de caoutchouc veulent créer une “cité du caoutchouc” près de Kedah, une ville frontière dans le nord de la Malaisie. Les Premiers ministres des deux pays ont évoqué le sujet en fin de semaine dernière à Vladivostok, en marge du sommet des dirigeants de l’Association de coopération économique Asie-Pacifique (APEC).

L’intérêt est de produire plus en un lieu, de manière à faire des économies d’échelle. Regroupés, les hévéaculteurs pourront coordonner les moyens en recherche et développement, pour réaliser des marges plus importantes.

La “cité du caoutchouc” permettrait aussi des économies sur les infrastructures de traitement de la production, ainsi que sur le transport, de manière à assurer un meilleur approvisionnement sur les marchés internationaux.

Le projet peut également être vu comme un moyen de soutenir les petits producteurs, explique la presse locale. Alors que la majorité de la production est aujourd’hui réalisée par de petites structures, une entité de grande taille serait en position de force lors des négociations des contrats avec les importateurs.

Les grands pays producteurs, la Malaisie, la Thaïlande et l’Indonésie, essaient depuis plusieurs mois d’endiguer la baisse des cours (-35% en un an sur le TOCOM). Mi-août, ils ont convenu de limiter leurs exportations* afin de faire remonter les prix d’achat.

A eux deux, la Thaïlande et la Malaisie assuraient 59% de la production mondiale de caoutchouc en 2010, avec respectivement 3,2 et 3 millions de tonnes.

http://www.zonebourse.com/LONDON-CAOUTCH-16171/actualite/Caoutchouc-La-Malaisie-et-la-Thailande-veulent-creer-la-cite-du-caoutchouc-15197041/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le septembre 18, 2012, 04:06:47 pm

La Chine investit la Thaïlande !

Les relations entre la Chine et la Thaïlande sont anciennes et remontent loin dans l’histoire du royaume: dans une performance théâtrale historique et culturelle sur l’antique Thaïlande (Siam Niramit),  au 16ème siècle un bateau chinois jette l’ancre dans un port de commerce. Chargé de soies délicates, porcelaine et autres trésors de Chine, il déclenche l’enthousiasme de la population locale.

Aujourd’hui, le navire de commerce a été remplacé par des milliers d’avions et cargos transportant des marchandises entre les deux pays,  et les lien entre les deux pays se sont considérablement approfondis, à la fois socialement et économiquement. Il y encore à peine une décennie, le commerce extérieur de la Thaïlande, et ses investissements étrangers étaient dominés par le Japon et les Etats Unis. Mais la crise des sub primes en 2008 et l’irrésistible ascension de la Chine a bouleversé la donne.

Selon les dernières statistiques de l’Office thaïlandais de l’investissement (BOI), la Chine est le deuxième pays source d’investissements directs étrangers en 2011, après le Japon. Les entreprises chinoises ont demandé à participer à plus de 180 projets d’investissement au cours des cinq dernières années, d’une valeur d’un investissement total de 4,15 milliards de dollars.

Depuis 2007, près de 30 entreprises chinoises ont établi une présence dans la zone industrielle de Rayong, dans des secteurs aussi variés que l’électronique les  pièces automobiles, le caoutchouc et de métal.

Renforcement de la coopération et TGV

Lors d’une rencontre avec son homologue thaïlandais Yingluck Shinawatra à Beijing en avril dernier, le Premier ministre Wen Jiabao a proposé d’élargir le commerce bilatéral entre les deux pays à 100 milliards de dollars par an d’ici à 2015, et de  renforcer la coopération des deux pays notamment dans les télécommunications, la technologie, l’énergie et l’agriculture.

Le gouvernement thaïlandais pousser activement la construction d’un réseau de chemin de fer à grande vitesse reliant la province du Yunnan en Chine du sud-ouest au nord-est de la Thaïlande.

« Le nord-est de la Thaïlande sera une plaque tournante du transport pour la région de l’ASEAN une fois ce réseau mis en place», a déclaré Wiboon Khusakul, ambassadeur de Thaïlande à la Chine.

Des avantages fiscaux et tarifaires pour les entreprises qui investissent en Thaïlande

Selon Apipong Khunakornbodintr, directeur de la section de promotion des investissements à l’Ambassade Royale de Thaïlande à Beijing, un avantage important pour les entreprises qui s’implantent en Thaïlande est d’éviter les obstacles tarifaires en faisant partir leurs exportations du royaume au lieu de la Chine.

Holley Groupe électrique (Thaïlande) en est un exemple – une filiale du fabricant d’appareils de mesures électriques Holley Group China : son usine en Thaïlande lui permet de contourner une taxe de 30%  lors de l’exportation de ses produits au Pérou. La mise en place d’une usine en Thaïlande a aidé à éliminer cet obstacle tarifaire, car la Thaïlande et le Pérou on signé un accord de libre échange.

« C’est souvent la raison initiale pour qui pousse  beaucoup d’investisseurs chinois à venir s’installer en Thaïlande, mais une fois qu’ils sont là, ils découvrent qu’ il ya beaucoup d’autres avantages», ajoute Apipong.

Le BOI offre aussi de très intéressants avantage fiscaux pour les entreprises qui viennent installer leur usine en Thaïlande:  les investisseurs étrangers sont exonérés de l’impôt sur le revenu des sociétés pour une durée de huit ans, suivie d’une réduction de 50 % pour les cinq prochaines années. À la suite de ces types d’incitations, le nombre de projets d’investissement approuvés en provenance de de Chine a augmenté de 16 en 2006 à 36 en 2011, avec un volume d’investissement total de 2,5 milliards en baht (79 millions de dollars) à 16,9 milliards de baht !

http://thailande-fr.com/economie/21015-la-chine-investit-la-thailande#.UFg3340aPtA
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le septembre 20, 2012, 08:46:28 am

Interconnection des places boursières aséaniennes


Six pays membres de l'Association des nations de l’Asie du Sud-Est ont démarré mardi un programme d'interconnection des transactions boursières dans leur effort de dynamiser le marché des capitaux aséaniens en élargissant les chances d’investissement.

Selon ce programme, une place boursière spécifique est créée pour assurer l’interconnexion électronique de sept bourses de la région comme suit : Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Philippines et Singapour ; et les deux du Vietnam.

La Bursa malaisienne et la bourse de Singapour sont connectées à ce réseau depuis mardi, celle de la Thaïlande le sera le mois prochain. Ces trois places boursières comptent à elles seules près de 3.000 entreprises cotées, dont les actions représentent environ 1.400 milliards de dollars.

A ce jour, 31 courtiers sont mobilisés pour réaliser les transactions effectuées par le biais de ce programme. - AVI
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le septembre 24, 2012, 03:33:09 pm

La Thaïlande produit plus d’automobiles que la France !


Un secteur automobile en déclin depuis dix ans coté Français, et en progression constante coté Thaïlande : les deux courbes étaient destinées à se croiser un jour. C’est chose faite : la production automobile de la Thaïlande a dépassé celle de la France depuis le début de l’année.

La production totale du secteur automobile en Thaïlande au cours des huit premiers mois a atteint plus de 1,4 millions d’unités, soit une augmentation de 33% par rapport à la même période de l’an dernier.

Sur ce chiffre, environ 830.000 unités étaient destinées à approvisionner des commandes nationales, et les 630.000 unités restantes étaient destinés à l’exportation.

Le chiffre pour le mois d’août s’élève à environ 210.000 unités produites en Thaïlande,  pour le quatrième mois consécutif.

Il ne fait par conséquent aucun doute, sauf nouvelle catastrophe naturelle, que la production thaïlandaise automobile atteindra rapidement les deux millions de véhicules sur 12 mois.

En France, les dernières statistiques disponible datent de février 2012 et indiquent une production cumulée sur 12 mois de 2.oo7.000 véhicules (source : CCFA, Comité des Constructeurs Français d’Automobiles)

Le déclin automobile de la France: subventions et supressions d’emplois

En 2001, les sites automobiles implantés  en France avaient fabriqué 3,6 millions de véhicules: 10 ans plus tard ce chiffre est tombé à 2,3 millions, et plus récemment encore à un peu plus de 2 millions. Ce mouvement s’est accompagné d’une forte réduction des effectifs et de plans de départs volontaires de plusieurs milliers de salariés.

Au 1er janvier 2012, le parc automobile français comptait 38 millions de véhicules, un chiffre stable depuis dix ans,  car la France, comme ses voisins européens, est saturée d’automobiles. Les diverses primes gouvernementales n’ont fait qu’anticiper les achats de remplacement, préparant ainsi la prochaine crise.

De « balladurettes » en « sarkozettes », l’Etat passe son temps à soutenir cette filière qui emploie encore plus de 400 000 personnes en France, mais qui comme les autres industries est en déclin constant et souffre principalement d’un taux maximal de charges et d’impôts.

Au-delà de l’automobile, c’est toute l’industrie française qui est coule lentement par manque de compétitivité. Les chiffres du commerce extérieur français, 70 milliards de déficit commercial en 2011, sont là pour le rappeler.

La  vers le top 10 mondial

D’ici cinq ans au plus, la Thaïlande devrait rentrer dans le top-10 mondial des constructeurs automobiles, avec une production annuelle proche de 3 millions d’unités, selon Surapong Paisitpatanapong, porte-parole du club automobile de la Fédération des industries thaïlandaises (FTI).

En 2011 malgré les inondations et une baisse de la production de 11% , la Thaïlande a été le 15 e producteur mondial de tous types de véhicules à moteur, selon les classements mondiaux de l’Organisation internationale des constructeurs d’automobiles.

Le royaume est à la sixième place en termes de production de véhicules utilitaires (pick up en particulier) et 22e en termes de production automobile individuelle.

La production totale de janvier à août 2012 atteint 1,48 millions d’unités, soit une augmentation de 33% par rapport à l’exercice précédent. La production de véhicules en année pleine sera donc supérieure à 2 millions d’unités.

Ces très bon résultats à l’exportation ont permis à la Thaïlande d’augmenter à partir de 2013 le salaire minimum de 40%. Pendant ce temps la France produit avec succès toujours plus chômeurs (plus de trois millions cette année), plus d’impôts, et plus d’assistanat : un savoir faire typiquement Made in France, qui malheureusement s’exporte assez mal.

http://thailande-fr.com/economie/21168-la-thailande-produit-plus-dautomobiles-que-la-france#.UGAGkY0aPtA
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le septembre 27, 2012, 04:22:14 pm

La crise de la zone euro frappe les exportations thaïlandaises !


Les exportations thaïlandaises au mois d’août ont enregistré une baisse de 6,9% en raison de la crise de la dette zone euro, a déclaré le vice ministre du Commerce Poom Sarapol.

Les principaux marchés de la Thaïlande tels que le Japon, l’Union européenne et les États-Unis ont chuté de 13,3%, les marché de l’ASEAN de 12,3% et la Chine de 13%.

Pendant ce temps, le Dr Somchai Sajjapongse, Directeur général de l’Office de la politique fiscale, a déclaré que les prévisions de croissance du PIB ont  été baissées de 5,7 à 5,5 %,après que les prévisions de croissance des exportations thaïlandaise ont été ramenées à 4,5 % en 2012 au lieu des 12,8% initialement prévus.

Les exportations de riz ont chuté de 38,7 %en valeur, tandis que les exportations alimentaires ont chuté de 9,3 %, principalement pour les crevettes surgelées, les fruits et le poulet congelé. Les livraisons de biens électroniques ont baissé de 15,4 %.

Le secteur automobile épargné

La production totale du secteur automobile en Thaïlande au cours des huit premiers mois a atteint plus de 1,4 millions d’unités, soit une augmentation de 33% par rapport à la même période de l’an dernier.

Sur ce chiffre, environ 830.000 unités étaient destinées à approvisionner des commandes nationales, et les 630.000 unités restantes étaient destinés à l’exportation.

La Thaïlande est une des économies d’Asie les plus ouvertes, avec un PIB dépendant à plus de 65% des exportations.

Pour la deuxième fois en moins de quatre ans, l’Asie est frappée par un choc majeur lié à la demande extérieure. Cette fois-ci le choc vient d’Europe où une crise ravageuse de la dette souveraine menace de transformer une simple récession en quelque-chose de bien plus grave : la sortie éventuelle de la Grèce de la zone euro qui pourrait se propager à travers toute la zone !

http://thailande-fr.com/economie/21225-la-crise-de-la-zone-euro-frappe-les-exportations-thailandaises#.UGQZlI0aPtA
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le octobre 03, 2012, 07:48:46 am

Gestionnaires en direct – La chance tourne en Asie


Les « dragons » de l’Asie ne sont plus ce qu’ils étaient. Allez plutôt voir du côté de la Thaïlande et des Philippines, et préparez-vous au retour de l’Inde, recommande Raymond Chan, chef de la direction des investissements pour Hamon Investment Group à Hong Kong.

« Les exportations vont continuer à s’affaiblir dans les pays comme la Corée ou Taïwan. Leurs économies domestiques sont stables, mais vulnérables aux facteurs extérieurs. Le scénario est bien plus prometteur dans les pays du Sud-Est asiatique », observe Raymond Chan.

Les Philippines et la Thaïlande devraient poursuivre leur croissance robuste, selon l’expert. « Aux Philippines par exemple, l’inflation n’est pas un problème alors la banque centrale reste très accommodante en ce qui a trait aux politiques. »

Raymon Chan aborde ensuite le cas de l’Inde, qui a suscité des inquiétudes ces derniers mois en raison d’une inflation galopante et d’un sévère resserrement monétaire. Selon lui, on peut s’attendre à une amélioration substantielle dans les mois à venir.

« Les investisseurs ont été très déçus par l’incapacité du gouvernement à encourager la croissance, les investissements directs étrangers, et les projets d’infrastructure. Mais cette phase vient à sa fin », estime Raymond Chan.

« On commence à voir une réduction des taux d’intérêt et des montants de réserve obligatoires. Les liquidités deviennent plus accessibles. En outre, l’Inde s’est doté au mois de juillet d’un nouveau ministre des finances (P. Chidambaram) qui a un excellent profil, alors nous devrions voir un momentum se créer cet hiver, avant les élections générales de 2014. »


http://www.conseiller.ca/nouvelles/gestionnaires-en-direct-%E2%80%93-la-chance-tourne-en-asie-37896
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le octobre 03, 2012, 01:47:54 pm

« On commence à voir une réduction des taux d’intérêt et des montants de réserve obligatoires. Les liquidités deviennent plus accessibles. En outre, l’Inde s’est doté au mois de juillet d’un nouveau ministre des finances (P. Chidambaram) qui a un excellent profil, alors nous devrions voir un momentum se créer cet hiver, avant les élections générales de 2014. »
http://www.conseiller.ca/nouvelles/gestionnaires-en-direct-%E2%80%93-la-chance-tourne-en-asie-37896




Archi vrai que l'Inde est en train de faire sa place au rang mondial et dans quelques années, ils seront en tête pour tout  (SAUF POUR ARCELORMITTAL chez nous... Merci Monsieur MITTAL...)   >:( >:(
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le octobre 04, 2012, 03:17:20 pm

Caoutchouc : La Thaïlande limite ses exportations de caoutchouc !

L'accord tripartite entre les plus grands producteurs mondiaux de caoutchouc entrera en vigueur ce 1er octobre en Thaïlande.

Le pays s'est engagé à réduire ses exportations de 140.000 tonnes cette année. Tous les producteurs thaïlandais qui annuellement vendent plus de 5.000 tonnes de caoutchouc sont appelés à réduire leurs exportations.

En août dernier, la Thaïlande, l'Indonésie et la Malaisie s'étaient mis d'accord pour limiter leurs  exportations de 300.000 tonnes afin de faire remonter le cours du caoutchouc.

http://www.zonebourse.com/LONDON-CAOUTCH-16171/actualite/Caoutchouc-La-Thailande-limite-ses-exportations-de-caoutchouc-15247468/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le octobre 05, 2012, 09:13:00 am

Alstom envisage de construire une usine en Thaïlande


Alstom envisage de construire une usine de fabrication de composants de trains en Thaïlande pour accroître sa présence en Asie et tenter de rejoindre son concurrent Siemens.

Didier Farez, le président d’Alstom (Thaïlande) Ltd, a déclaré au Bangkok Post que la société française a été approchée par le Mass Rapid Transit Authority (MRTA) pour examiner un projet avec des partenaires locaux potentiels.

« Il faudra environ un an pour finaliser le plan », a déclaré M. Farez, ajoutant que l’installation en Thaïlande servirait non seulement le marché thaïlandais, mais aussi les exportations dans la région, considérée comme à fort potentiel pour le transport ferroviaire.

Les  projets d’Alstom liés à la Thaïlande comprennent le développement des voies pour la Ligne bleue MRTA et la fourniture de locomotives diesel à la State Railway of Thailand.

L’allemand Siemens travaille déjà avec de grandes universités thaïlandaises pour développer la maîtrise en ingénierie ferroviaire et former du personnel pour cette industrie, qui connait actuellement une pénurie de main d’oeuvre qualifiée

Hier, Alstom a signé un mémorandum de cinq ans du même type (MoU) avec faculté d’ingénieurs de  l’Université Kasetsart pour former des étudiants dans les domaines du génie ferroviaire  de la production d’énergie et des transports. L’objectif est de produire 1.000 ingénieurs au cours des cinq dernières années.

L’université Kasetsart mettra en place un programme de baccalauréat en ingénierie ferroviaire, le premier de son genre en Thaïlande, au prochain semestre. Elle espère avoir 40 diplômés par an.

Jérôme de Grandmaison, le vice-président des ressources humaines en Asie, a déclaré qu’Alstom a déjà signé des accords similaires  en Chine et en Inde. Le protocole d’accord comprend un échange d’étudiants entre les programmes d’études supérieures d’Alstom en Asie, permettant aux meilleurs étudiants d’être impliqués dans différents projets dans d’autres pays.

M. Thanya Kiatiwat, doyen de  l’Université Kasetsart, a déclaré que le partenariat avec Alstom va contribuer au développement de l’infrastructure de la Thaïlande et de l’Asean, car la demande pour l’électricité et l’expansion de transport ferroviaire ne cesse de croître dans la région.

La Chine et la Thaïlande ont signé un accord pour la construction d’un train à grande vitesse reliant Nong Khai (nord-est) à Bangkok. Ce chantier s’inscrit dans un projet ferroviaire de grande envergure reliant le sud de la Chine à Singapour.

Cet accord représente un investissement de plus de 250 milliards de bahts supervisé par la Chine,qui fournira aussi très probablement un financement. Ce chantier gigantesque qui verra la naissance d’une ligne de train à grande vitesse reliant la ville de Kunming dans le sud de la Chine à Singapour, a pour but de dynamiser la région et de relancer l’économie des pays concernés. En effet, la ligne de chemin de fer traversera le Laos, la Thaïlande, la Birmanie, le Cambodge, la Malaisie et le Vietnam.



http://thailande-fr.com/economie/21348-alstom-veut-construire-une-usine-en-thailande#axzz28O1rdLXj
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le octobre 07, 2012, 08:27:02 am

Disques durs : comment la production est revenue à la normale !


Un an après les inondations qui ont touché la Thaïlande en octobre 2011, la production de disques durs, qui avait été fortement impactée par les intempéries, revient à la normale. Les prix redescendent, sans retrouver leurs niveaux d’avant la catastrophe. Nous avons mené l’enquête sur le sujet.

Fin de la période noire pour la production de dispositifs de stockage informatique. Suite aux inondations en Thaïlande en octobre dernier, les fabricants de disques durs que sont Seagate et Western digital avaient vu leur production fortement affectée, soit que leurs usines aient été directement touchées, soit que leurs sous-traitants aient été affectés. Résultat : un envol des prix moyens, passé d’environ 45 dollars par unité de stockage en septembre 2011 à environ 65 dollars fin juin 2012.

Interrogé par Industrie & Technologies, Fred Milon, Directeur Commercial Europe du sud de Western Digital, affirme que « la production a redémarrée à 100% au dernier trimestre. Nous pouvons servir le marché à hauteur de la demande ». Il précise que malgré les 2 mètres d’eaux dans les usines, « la relance de la production n’a demandé que 46 jours ».

Une problématique que Seagate n’a pas eu à affronter : « nos sites sont géographiquement diversifiés et nos usines n’ont pas été directement touchées » explique Jean Louis Cazenave, Directeur Général de Seagate France. Ce n’est pas le cas des sous-traitants car les fabricants de composants qui sont essentiellement japonais (la Thaïlande comprend 450 filiales d’entreprises nipponnes) ont tous été touchés directement ou non par les inondations.

« Il a été nécessaire de reconstruire la chaîne d’approvisionnement » précise Jean-Louis Cazenave. Fred Milon explique « que certains fournisseurs dotés de petites unités ont mis du temps à retrouver une situation normale ». Cet évènement a renforcé les liens entre les géants des disques durs (Western Digital, avec 34 000 salariés est le premier employeur de Thaïlande) et leurs fournisseurs.

Reste à savoir pourquoi les prix des disques durs ne retrouvent pas leur niveau antérieur. « Nous ne sommes plus que trois acteurs » explique Fred Million. « Le marché change : il y a deux ou trois trimestres la demande moyenne concernait des capacités de l’ordre des 600 à 700 Mo alors que le marché d’aujourd’hui veut 1 To » précise Jean Louis Cazenave.

En parallèle, la montée en puissance du cloud explique une forte demande en capacité de stockage. « En 2007, Seagate produisait 25 hexaoctets contre 150 prévus sur 2012 soit 6 fois plus ! Sur 2011 le cloud représentait 25% du volume de stockage produit, en 2020 cette technologie devrait peser 60% » détaille Jean Louis Cazenave. C’est un problème : « la densité de stockage progresse en moyenne de 25% par an alors que la demande de volume de stockage progresse de 60% ! » précise Fred Million.

Cette situation engendre un déficit d’espace de stockage produit. Pour Fred Million, « avec les technologies actuelles, la barre des 4 To par disque dur est un seuil. Nous travaillons sur de nouvelles technologies pour le dépasser. Mais ce n’est pas le seul axe d’innovation puisque nous avons annoncé en septembre travailler sur des disques durs hybrides capables de répondre à de nouvelles demandes ».

Seagate développe aussi des technologies pour faire progresser la densité du stockage. « Des investissements colossaux sont à venir notamment pour lancer la technologie heat-assisted magnetic recording ou HAMR sur laquelle nous travaillons depuis 10 ans » précise Jean Louis Cazenave. Un système qui pourrait potentiellement  engendrer des unités offrant 60 To. Ces affirmations prouvent que les disques durs et leurs 220 pièces mobiles assemblées dans des salles blanches classe 100 sont bien des produits de haute technologie.


http://www.industrie.com/it/disques-durs-comment-la-production-est-revenue-a-la-normale.13823
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le octobre 11, 2012, 08:12:53 am

Le baht thaïlandais est sous évalué selon le FMI

Récemment l’euro avait temporairement réussi à passer au dessus des 40 baht pour un euro, mais ça n’a pas duré longtemps, et il est depuis revenu dans la zone où il oscille depuis plus de 6 mois au gré des plans de sauvetage : entre 39 et 40 baht, soit une chute de plus de 30% depuis son plus haut à 52 baht en juin 2008.

Il semble que cette époque soit révolue: en bref ne comptez pas trop sur la faiblesse de la devise thaïlandaise pour améliorer votre niveau de vie en Thaïlande ou booster votre retraite.

Selon une étude du FMI parue hier,  les monnaies de la Chine, de la Malaisie et de la Thaïlande sont sous-évaluées par rapport aux fondamentaux économiques à moyen terme de ces pays.

Dans ses « Perspectives de l’économie mondiale », le FMI a déclaré que, bien que les mouvements de change depuis la crise financière mondiale aient été conforme aux rééquilibrage de la demande, les gains en devises des pays ayant des excédents extérieurs se sont arrêtés au cours des huit derniers mois.

En clair: le cours Euro/THB qui est stable depuis environ 8 mois (autour de 39/40) aurait du évoluer davantage en faveur du Baht compte des déficits d’un coté, et des excédents de l’autre… A long terme un cours de un euro pour 35 baht n’est pas exclu si la tendance actuelle se confirme, et ce malgré le recul de la croissance en Chine.

Les comptes courants de plusieurs pays asiatiques, dont la Chine, la Malaisie, Singapour, la Corée du Sud et la Thaïlande, sont excédentaires et leurs monnaies plus faibles que ce qu’elles devraient être, estime le FMI, ajoutant que plusieurs d’entre eux ont de très importantes Réserves de change (la Chine surtout), ou des distorsions internes qui limitent la consommation.

Conclusion: pas de baisse du baht à court terme !

Cela fait longtemps que le FMI critique la sous évaluation des devises asiatiques qui sert notamment à dynamiser le commerce extérieur, et réclame une relance de la consommation intérieure. En Thaïlande, où l’économie dépend à 65% des exportations, le FMI a été partiellement entendu puisque le salaire minimum va augmenter de 40% à partir de 2013, laissant présager un meilleur équilibre entre les exportations et la demande intérieure, ce qui permettrait au baht de s’apprécier par rapport au dollar et à l’euro.

Mais d’un autre coté, de fortes augmentations de salaires sans gains de productivité provoquent généralement de l’inflation… ce qui pourrait pousser le thai baht vers le bas.


http://thailande-fr.com/economie/21418-le-baht-thailandais-est-sous-evalue-selon-le-fmi#axzz28wraBd28
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le octobre 12, 2012, 02:55:14 pm
La Thaïlande au chevet de Carrefour ?

Curieuse rumeur ce matin, que celle lancée par le quotidien thaïlandais Kao Hoon, qui annonce que le conglomérat Charoen Pokphand est prêt à dépenser 88 milliards de bahts (environ 2,22 milliards d'euros) pour racheter 16,2% du distributeur français Carrefour...

Le journal indique que trois banques thaïlandaises se sont ainsi engagées à apporter le financement nécessaire. Les titres seraient notamment cédés par Blue Capital.


Charoen Pokphand a cependant répliqué promptement par un communiqué laconique précisant qu'il n'a "pas démarré une telle transaction comme cela a pu être indiqué"...

Le groupe thaïlandais est un acteur important de la région dont les revenus annuels atteignent 33 milliards de dollars dans de nombreux domaines, allant des télécoms à la distribution alimentaire.

La valorisation évoquée pour l'investissement semble relativement élevée, puisqu'elle représenterait 19,30 euros par action environ, soit une prime proche de 21% sur le cours actuel de 16 euros...

http://www.boursier.com/actions/actualites/rumeurs/la-thailande-au-chevet-de-carrefour-3336.html?sitemap
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le octobre 14, 2012, 02:53:13 pm
http://asie-info.fr/2012/10/12/asie-du-sud-est-la-croissance-demeure-substantielle-511528.html


Asie du sud-est : la croissance demeure substantielle


Le FMI a réduit d’un demi-point ses prévisions de croissance en Asie du sud-est : elle devrait être de 5,5% en 2012 et de 5,75% en 2013. Une performance honorable.

Selon le dernier rapport du Fonds monétaire international publié le 8 octobre et repris par le Nation (Bangkok), la croissance dans les cinq principaux pays de l’Asean (Indonésie, Malaisie, Philippines, Thaïlande et Vietnam) devrait atteindre 5,75% en 2013, en très légère progression donc (5,5% en 2012).

Si le Vietnam est freiné par une crise bancaire et politique depuis 2010, l’économie thaïlandaise s’est nettement remise de la catastrophe consécutive aux inondations de l’année précédente (un taux d’expansion de 5,6% en 2012, et sans doute de 6% en 2013).

Le taux de croissance de l’Asie du sud-est est supérieur à celui de l’économie mondiale, qui pourrait être, selon le FMI, de 3,3% en 2012 et de 3,6% en 2013.

Mais les perspectives à moyen terme sont moins brillantes en raison d’un affaiblissement prévu de la demande extérieure et d’un tassement de la croissance en Chine (7,75% en 2012 et 8,25% en 2013) et en Inde (une fourchette de 5% à 6% en 2012-2013).

«Une demande extérieure plus faible est le principal facteur d’une croissance légèrement plus faible des 5 de l’Asean», estime le FMI, à l’exception de la Thaïlande, où la croissance a rebondi.

En dehors de l’influence de facteurs extérieurs (la crise de la zone euro, les problèmes de fiscalité aux Etats-Unis),  l’un des risques pour l’Asie serait un «renversement» de la poussée récente des investissements en Chine.

«Le résultat pourrait être, dans le futur, un ralentissement des investissements plus brutal que prévu [en Chine] ; un tel choc affecterait fortement les économies qui font partie d’un chaine de ravitaillement asiatique très imbriquée – par exemple, la Corée du sud, la Malaisie, Taïwan, la Thaïlande – et qui aurait des effets importants, indirectement, sur d’autres exportateurs majeurs, en particulier l’Allemagne et le Japon», note le FMI...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le octobre 16, 2012, 08:05:23 am

La crise de la dette au menu d'une rencontre Europe-Asie

De hauts responsables asiatiques et européens se sont réunis à Bangkok le 15 octobre pour débattre des conséquences de la crise de la dette en Europe sur l'économie mondiale, et en particulier sur l'Asie qui montre de plus en plus de signes de ralentissement.

"Avec les difficultés économiques en cours dans certains pays de l'Eurozone, je crois que notre coopération est plus importante que jamais", a déclaré le ministre thaïlandais des Finances, Kittiratt Na-Ranong. Le continent, longtemps considéré comme un îlot de croissance forte face aux économies américaine et européennes en difficulté, ne semble en effet plus à l'abri. "Parce que l'Asie et l'Europe sont étroitement liées en matière de commerce international et d'investissement, une étincelle de crise peut provoquer des remous de l'autre côté du monde", a ajouté le ministre.

"Une détérioration subite et rapide de l'économie mondiale toucherait durement l'Asie", a confirmé la société de consultants Capital Economics, basée à Londres, soulignant que le continent disposait malgré tout de "fondamentaux sains" et de nombreuses options permettant de relancer la croissance.

Alors qu'un sommet européen est prévu le 18 octobre, plusieurs nations du vieux continent n'ont envoyé que leur vice-ministre à Bangkok. La rencontre intervient à quelques semaines du sommet Asie-Europe (ASEM), prévu début novembre à Vientiane, et alors que l'Union européenne s'interroge sur les façons de répondre à la crise de la dette. Les participants ont estimé que l'UE devait poursuivre "une consolidation fiscale compatible avec la croissance (...)", selon un communiqué.

"Les ministres ont souligné le rôle des économies émergentes dans l'effort mondial, en renforçant plus encore la consommation et en mettant en œuvre des réformes structurelles pour contribuer à dynamiser la demande intérieure et la croissance", ont-ils ajouté.

La Chine et l'Inde accusent un ralentissement économique plus important que prévu, poussant la Banque asiatique de développement (BAD) et le Fonds monétaire international (FMI) à abaisser leurs prévisions de croissance. Le FMI pronostique ainsi une croissance de 6,7% en Asie cette année et 7,2% en 2013, contre les respectivement 7,1 et 7,5% espérés au début de l'été.


http://lecourrier.vnanet.vn/lecourrier/fr-fr/details/35/economie/53533/la-crise-de-la-dette-au-menu-dune-rencontre-europe-asie.aspx
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le octobre 18, 2012, 03:20:51 pm

La Thaïlande baisse ses taux face à la crise mondiale !

La Banque centrale de Thaïlande a baissé mercredi son taux directeur pour la première fois en neuf mois, espérant encourager son économie dans un contexte mondial déprimé qui affecte directement son industrie manufacturière.

Le taux est passé de 3,0% à 2,75%, une décision qui a surpris les analystes. La dernière mesure similaire datait du mois de janvier, alors que le royaume tentait de relancer sa machine économique après des mois d'inondations monstres qui avaient notamment paralysé son industrie automobile.

Le gouverneur adjoint de la Banque, Paiboon Kittisrikangwan, a expliqué que la décision avait pour objectif de dynamiser la demande intérieure dans un contexte de pressions inflationnistes et d'une économie mondiale "à haut risque".

- "D'une façon générale, l'économie thaïlandaise a continué de croître au troisième trimestre mais les exportations et la production destinée à l'exportation ont été clairement touchées par l'économie mondiale", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Les analystes de Capital Economics s'attendaient à une mesure de cet ordre mais plutôt le mois prochain, ont-ils relevé de leur côté.

- "Une raison majeure est que le redressement du secteur manufacturier après les inondations de l'an passé a été affecté par la faible demande mondiale", a souligné l'économiste Sukhy Ubhi. "C'est une mauvaise nouvelle pour la Thaïlande compte-tenu du fait que le secteur représente 40% de sa production de richesses".

Le pays a bien rebondi après une contraction à deux chiffres due aux inondations fin 2011. Le PNB a gagné 4,2% au deuxième trimestre par rapport à la même période l'année précédente, après un maigre gain de 0,3% au premier trimestre.

La montée des eaux avait paralysé le nord du pays et menacé Bangkok sans pour autant jamais noyer le centre névralgique de la capitale.
Sept zones industrielles majeures du centre du pays avaient été englouties. Au total, 65 provinces sur 77 et plus de 13 millions de personnes avaient été touchées par la catastrophe, qui avait fait des centaines de morts et perturbé les chaînes mondiales d'approvisionnement.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00471234-la-thailande-baisse-ses-taux-face-a-la-crise-mondiale-501313.php
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le octobre 19, 2012, 09:24:30 am

Et voilà, ça devait arriver... Totes les personnes un peu "éclairées" savent depuis le début que cette politique de soutien du riz par l'Etat ne peut que nuire aux exportations thaïes de ce produit...


Riz : La Thaïlande interrompt sa politique de soutien sur le riz


La politique de rachat à prix garanti aux producteurs de riz prend fin en Thaïlande. Il y a un an, et conformément à sa promesse de campagne, le nouveau gouvernement a fortement augmenté les prix d’achat aux producteurs. En conséquence, ces derniers ont privilégié la quantité à la qualité, et la production est devenue difficile à vendre, car trop onéreuse et de faible qualité.

Le gouvernement justifie sa décision par un niveau de stock record, environ 12 millions de tonnes, entraînant une pénurie d’espaces de stockage. Très critiquée dans le pays comme à l’international, cette mesure pourrait être prochainement remplacée par une subvention aux agriculteurs.

De nombreux riziculteurs ne parvenaient déjà plus à écouler leur production, car aucun revendeur ne souhaitait l’acheter faute de pouvoir l’entreposer. La nouvelle récolte, qui s’annonce abondante du fait d’une augmentation des surfaces, commence ce mois-ci, mais il est probable que de grandes quantités ne trouvent pas preneur.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le octobre 20, 2012, 03:05:54 pm

TOYOTA INVESTIT 400 MILLIONS D'EUROS EN THAÏLANDE !

Dans le cadre de son développement dans les pays émergents, le constructeur japonais va investir significativement pour augmenter sa production de moteurs Diesel en Thaïlande.

L'appétit vient en mangeant. Après une période très difficile, Toyota est redevenu le premier constructeur mondial au premier semestre 2012. Pour poursuivre son développement, notamment dans les pays émergents, le constructeur japonais va investir 40 milliards de yens – soit près de 400 millions d'euros – dans son usine thaïlandaise située dans la province de Chonburi.

Spécialisée dans la production de moteurs Diesel, cette usine produit actuellement 290 000 exemplaires par an. Avec cet investissement, la firme tokyoïte compte faire passer ce résultat à 610 000 d'ici 2015. Pour y arriver, 450 emplois supplémentaires seront créés sur ce site qui compte déjà 3 200 salariés !

Ces moteurs serviront à alimenter les usines d'assemblage du groupe en Thaïlande, où sont produits de nombreux véhicules destinés à toute l'Asie du Sud-Est. Alors qu'elle atteignait les 40 % en 2010, Toyota espère voir sa part de marché passer à 50 % dans les pays émergents d'ici trois ans.

http://www.journalauto.com/lja/article.view/15168/toyota-investit-400-millions-d-euros-en-thailande/1/constructeurs
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le octobre 21, 2012, 09:07:47 am

Et l'histoire continue... Le premier ministre s'accroche...


La Thaïlande poursuit sa politique de soutien au cours du riz

La Premier ministre Yingluck Shinawatra a de nouveau insisté pour que la Thaïlande continue son programme de soutien gouvernemental au cours du riz, en dépit d’un vote du Sénat demandant de suspendre temporairement le programme.

Corruption, chute des exportations en raison des cours trop élevés, difficultés de stockage et au final inefficacité notoire du programme en faveur des riziculteurs : le gouvernement thaïlandais est resté sourd à toutes les critiques et a décidé de renouveler son soutien au cours du riz pour la prochaine récolte.

Les agriculteurs thaïlandais continueront donc de pouvoir vendre leur récolte de riz au gouvernement au prix de 15,000 baht par tonne (40% plus cher environ que les cours mondiaux) alors que les centres de stockage sont déjà tous pleins à craquer avec la précédente récolte, et que le gouvernement envisage maintenant d’utiliser les hangars désaffectés d’aéroport pour stocker du riz.


Exportations en chute libre et corruption généralisée

Un groupe de 68 sénateurs a demandé à la Cour constitutionnelle une injonction de suspendre les ventes de riz G-to-G (Gouvernement à gouvernement),  fortement critiquées par d’anciens membres du gouvernement et des universitaires en raison de son manque de transparence. Selon les chercheurs du TDRI (Thailand development research Institute) le système de soutien artificiel au cours du riz nuit aux exportations et conduit à une corruption généralisée.

La politique de subventions mise en place par le Premier ministre Yingluck Shinawatra a déjà coûté au gouvernement environ 260 milliards de baht (8,4 milliards de dollars) et un autre budget de 400 milliards de baht a été approuvé pour les douze prochains mois.

Le prix du riz décidé arbitrairement par le gouvernement thaïlandais est d’environ 45 % au-dessus du prix mondial. Conséquence directe:  au cours des 12 derniers mois, les exportations de riz thaïlandaises ont baissé de 45 %. La Thaïlande produit plus de 30 millions de tonnes de riz par an, et en 2010 a exporté plus de 7 millions de tonnes. En 2011, le volume des exportations a diminué de 3,9 millions de tonnes, et le riz invendu s’entasse et commence à s’abimer dans des silos à travers tous le pays.

Extrêmement coûteuse la politique gouvernementale de soutien artificiel au prix du riz, ne pourra être reconduit éternellement à moins d’une hausse importante et durable des cours mondiaux du riz. Qu’adviendra-t-il alors de la production des riziculteurs qui ne pourra plus être exportée, puisque la Thaïlande a perdu sa première place d’exportateur mondial au profit d’autres pays comme le Vietnam, l’Inde, ou les Philippines.

La décision du Premier ministre Yingluck Shinawatra, l’an dernier d’acheter du riz avec une prime de 40% sur le cours mondial a été motivée par le désir d’aider les producteurs de riz thaïlandais. Ces agriculteurs réclamaient une meilleure redistribution des richesses et un niveau de vue plus proche de celui de Bangkok. Ils sont aussi, et ce n’est pas un hasard, de fervents partisans de son parti, le Pheu Thai: les zones rurales ont massivement voté pour l’élection de la jeune sœur de Thaksin lors du dernier scrutin.


http://thailande-fr.com/economie/21538-la-thailande-poursuit-sa-politique-de-soutien-au-cours-du-riz#axzz29tVKq2xy
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le octobre 23, 2012, 08:40:25 am

La production automobile en Thaïlande atteint un nouveau record


La production automobile en Thaïlande au mois de septembre a atteint un nouveau record avec 228 500 unités produites, selon Surapong Phaisitpattanapong, porte-parole de la Fédération thaïlandaise des Industries industrie automobile

Depuis le début de l’année, la production automobile a atteint 1,71 millions d’unités, soit une augmentation de 32,8% par rapport à l’exercice précédent. Les exportations de la Thaïlande de véhicules en septembre ont également atteint un niveau record de 98 268 unités.

Le montant des exportations se sont élevées en septembre 47,2 milliards de bahts, soit une hausse de 8,4% par rapport à l’année précédente.

M. Surapong déclaré que la production automobile pour le quatrième trimestre est estimée à 678.281 unités, ce qui porterait la production annuelle à 2,3 millions d’unités

La Thaïlande a prévu de célébrer la production de 2 millions de voitures le 30 novembre prochain à Muang Thong Thani.


La Thaïlande vers le top 10 mondial

D’ici cinq ans au plus, la Thaïlande devrait rentrer dans le top-10 mondial des constructeurs automobiles, avec une production annuelle proche de 3 millions d’unités, selon Surapong Paisitpatanapong, porte-parole du club automobile de la Fédération des industries thaïlandaises (FTI).
En 2011 malgré les inondations et une baisse de la production de 11% , la Thaïlande a été le 15 e producteur mondial de tous types de véhicules à moteur, selon les classements mondiaux de l’Organisation internationale des constructeurs d’automobiles.
 Le royaume est à la sixième place en termes de production de véhicules utilitaires (pick up en particulier) et 22e en termes de production automobile individuelle.

La production totale de janvier à août 2012 atteint 1,48 millions d’unités, soit une augmentation de 33% par rapport à l’exercice précédent. La production de véhicules en année pleine sera donc supérieure à 2 millions d’unités.


http://thailande-fr.com/economie/21546-la-production-automobile-en-thailande-atteint-un-nouveau-record#axzz2A59L1T8r


Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le octobre 25, 2012, 04:10:35 pm

La Thaïlande 18e au classement doingbusiness.org !


Le classement de la Thaïlande a reculé pour la troisième année consécutive au classement  de la Banque mondiale Doing Business, et se classe 18e dans l’enquête contre 17e dans le classement de 2012, et 16e dans le rapport 2011.

La Thaïlande est classée 85e pour le démarrage d’une entreprise, contre 78e en 2012. Que faut-il pour démarrer une entreprise en Thaïlande? Les données recueillies par Doing Business pour la création d’une entreprise indiquent qu’il faut remplir 4 procédures, ce qui prend 29 jours,  et que les frais sont de 6,7% du revenu mensuel moyen par habitant.

À l’échelle mondiale, Singapour est en tête du classement mondial sur la facilité de faire des affaires pour la septième année consécutive. Il est rejoint sur la liste des 10 économies avec la réglementation la plus favorable aux entreprises par Hong Kong SAR, Chine, Nouvelle-Zélande, les États-Unis, le Danemark, la Norvège, le Royaume-Uni, la République de Corée, la Géorgie et l’Australie

La Banque mondiale a salué le royaume pour la réduction de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, et a enregistré des perspectives positives pour la Thaïlande pour attirer les investisseurs ![/color]

Le Sri Lanka se classe parmi les 10 économies au niveau mondial qui a le plus progressé dans la dernière année sur trois ou plusieurs domaines mesurés par le rapport. Le Sri Lanka a lancé toute une série de systèmes informatisés qui a rendu plus facile la création d’une entreprise, l’enregistrement des biens, et des produits d’exportation à la douane.

http://thailande-fr.com/economie/21590-la-thailande-18e-au-classement-doingbusiness#axzz2AI69m3w5

Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le novembre 05, 2012, 04:25:43 pm

Nissan va investir €280Mn dans une deuxième usine en Thaïlande !


Nissan Motor Co., Ltd a annoncé aujourd’hui son intention d’investir 11 milliards de bahts (359 millions de dollars) pour la construction d’une deuxième usine d’assemblage en Thaïlande.

Prévue pour démarrer la production en août 2014, la nouvelle usine vise à soutenir la stratégie de croissance de Nissan dans la région de l’ANASE, et viendra compléter la première usine de  Nissan Motor Thailand Co., Ltd.

La nouvelle usine aura une capacité initiale de production annuelle de 75.000 unités extensible  jusqu’à 150.000 unités.

«La nouvelle installation fera de la Thaïlande comme notre plus grand centre de fabrication dans la région de l’ASEAN », a déclaré Hiroto Saikawa, vice-président exécutif de Nissan Motor Co., Ltd

«Cet investissement est un élément important pour atteindre les objectifs de notre plan d’entreprise d »augmenter la part de marché et de soutenir la croissance de nos ventes dans cette région du monde très importante »

L’ajout de 150.000 unités de capacité de production nous permettra non seulement d’accroître notre compétitivité sur le marché intérieur thaïlandais, mais fera de la Thaïlande une plaque tournante d’exportation mondiale pour Nissan « , at-il ajouté.

Actuellement, Nissan dispose d’une seule usine d’assemblage en Thaïlande qui produit des voitures de tourisme et des pickups.Elle est située sur la route de Bangna-Trat Road dans la province de Samut Prakarn, à environ une vingtaine de kilomètres de Bangkok.

L’usine emploie 6.000 personnes et a une capacité de production annuelle de 220.000 unités. La nouvelle usine sera également situé sur Bangna-Trad et répondra aux demandes croissantes pour les véhicules Nissan sur marchés nationaux et régionaux.

Une fois la deuxième installation fonctionne à pleine capacité, l’entreprise aura une capacité de production combinée de 370.000 unités par an.

«Cet investissement est un facteur clé dans la réalisation de notre objectif de conquérir 15 % de part de marché en Thaïlande en 2016, comme indiqué dans notre plan Power Up 2016», a déclaré Takayuki Kimura, président, NMT.

« Le renforcement de nos opérations confirme l’engagement de Nissan en Thaïlande et la confiance dans le marché thaïlandais. Je suis également très heureux d’ajouter 2.000 emplois nouveaux à l’économie thaïlandaise.  »

Nissan, qui a établi son entité locale en 1952, a été la première entreprise automobile japonaise en Thaïlande. Au cours des 60 dernières années, la société a joué un rôle important dans la formation de l’industrie automobile thaïlandaise. Aujourd’hui, sept modèles sont disponibles sur le marché thaïlandais – la Nissan Teana, Sylphy, Tiida, Almera, Mars, X-Trail et Navara.

Les constructeurs automobiles japonais affluent en Thaïlande

Toyota va faire de la Thaïlande son principal centre de production de moteurs à destination des pays émergents, et en particulier des pays de l’Asean qui formeront une communauté économique à partir de 2015.

Toyota Motor Corp a annoncé l’investissement de 40 milliards de yens (environ 400 million d’euros) pour accroître sa capacité de fabrication de moteurs diesel en Thaïlande de 290.000 à plus de 600.000.

http://thailande-fr.com/economie/21732-nissan-va-investir-359-mn-dans-une-deuxieme-usine-en-thailande#axzz2BKnxxtEK
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le novembre 11, 2012, 03:11:07 pm
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20121110trib000730122/le-japonais-toyota-investit-massivement-en-indonesie-pour-conforter-sa-place-de-numero-un-mondial.html


Le japonais Toyota investit massivement en Indonésie pour conforter sa place de numéro un mondial


Après l'annonce d'un investissement en Thaïlande, Toyota débourse un milliard d'euros en Indonésie. Les pays émergents devraient représenter la moitié de ses ventes en 2015. Le constructeur auto nippon est le numéro un mondial.

Toyota a annoncé ce samedi qu'il allait investir environ 1,3 milliard de dollars  (1 milliard d'euros) au cours des cinq prochaines années pour développer sa production en Indonésie. Toyota Motor et ses cinq filiales ont pris cette décision "compte tenu de la croissance remarquable du marché (indonésien) ces dernières années", selon un communiqué. 

La firme nippone compte compte créer carrément 9.000 emplois, portant ainsi l'effectif du groupe en Indonésie à 41.000 salariés, selon les médias japonais.

Nouvelle usine de moteurs

Toyota va acquérir notamment 150 hectares de terrains à proximité de ses deux usines à Karawang au nord de la capitale Jakarta pour construire une nouvelle usine de moteurs, précise le communiqué.

Le premier groupe auto mondial compte également accroître la production de véhicules. Daihatsu Motor, filiale de Toyota spécialisée dans les mini-véhicules, commencera la construction de sa deuxième piste d'essais et et d'un centre de design sur l'un des sites de Karawang. Après le Japon, la Chine et la Thaïlande, l'Indonésie devient une base clé pour le groupe nippon.

Le constructeur avait annoncé à la mi-octobre 400 millions d’euros d'investissements en Thaïlande, afin d'y doubler sa production de moteurs diesels dans à plus de 600.000 unités. 450 emplois supplémentaires devraient être créés. Le mois dernier,

Toyota affirmait que cet investissement lui permettrait de faire passer la part de ses ventes dans les pays émergents de 40% à 50% d’ici à 2015.

75 ans d'histoire

Toyota a fêté début novembre les 75 ans du démarrage de la production à l'usine de Koromo au Japon, le premier site du constructeur dédié à l'industrie automobile. Le célèbre groupe  vient d'ailleurs de passer la barre des 200 millions de véhicules produits depuis la fameuse AA, une maladroite copie de voiture américaine.

Et, pour fêter dignement son anniversaire, la firme de Toyoda City, compte battre son record cette année, en écoulant près de dix millions d'unités (avec ses marques Toyota, Lexus et Scion mais aussi ses filiales de petites voitures Daihatsu et de poids-lourds Hino), dépassant le précédent pic historique de 2007 (9,49 millions d'unités).

Et ce, malgré la poussée de nationalisme anti-japonais en Chine qui grève ses ventes sur place.

Redevenu le premier constructeur mondial au premier semestre devant General Motors et Volkswagen qui l'avaient dépassé en 2011 à la faveur du séisme au Japon, le constructeur à la plus large gamme de modèles du monde devrait aussi battre son record de ventes de modèles hybrides (thermique-électrique) dont il est un spécialiste depuis 1997...

Si les ventes de voitures sont plus qu'en baisse chez nous, on peut dire que ce n'est pas le cas de l'Asie en généra!. Ils ont au moins compris ce qu'il fallait faire pour empocher beaucoup d'argent...    :wonder
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le novembre 13, 2012, 10:21:15 am

Les défis qui attendent la Thaïlande

Somkiat Tangkitvanich, le nouveau président de l’Institut thaïlandais de recherche (TDRI) , tire la sonnette d’alarme:  la Thaïlande doit repenser son modèle de développement, ou risque de se retrouver en situation d’échec.

Dans une interview parue dans le quotidien thaïlandais Post Today, le Dr Somkiat estime qu’il y a quatre questions auxquelles il faudra répondre sous peine d’exposer le pays à de graves difficultés.


Un modèle de développement condamné à évoluer

Tout d’abord, le modèle traditionnel de développement suivi jusqu’à présent risque d’aboutir à terme à une impasse. Jusqu’à présent, la Thaïlande s’est appuyé sur trois piliers pour enrichir sa croissance: l’industrialisation (mais pas la recherche et le développement), les exportations qui représentent jusqu’à 65% du PIB, et la main d’œuvre pas chère.

Ce modèle n’est plus pertinent en raison de la crise mondiale qui frappe les principaux partenaires commerciaux de la Thaïlande : le royaume ne peut pas compter éternellement sur une croissance des exportations pour alimenter  la croissance de son PIB.


Les performances du système éducatif sont insuffisantes

Toujours selon le TDRI, la qualité de l’éducation en Thaïlande est globalement en régression.

Or si les enfants de plus en plus issus de milieux défavorisés obtiennent de mauvais résultats à l’école, il sera difficile pour eux de relever le niveau de la classe moyenne. S’il n’y a pas de mobilité socio-économique pendant une longue période, les tensions dans la société vont aller en s’accroissant et risquent de perdurer.

La Thaïlande n’a produit aucun groupe industriel multinational comme les taiwanais Asus ou Acer, l’indien Infosys ou les coréens LG et Samsung: la faiblesse de la recherche et les lacunes du système éducatif y sont sans doute pour quelquechose.

Les enseignants thaïlandais des écoles secondaires ont dû passer des examens dans leurs disciplines pour la première fois, avec des résultats alarmants, rendus publics dans un article du Bangkok Post. La plupart des enseignants de niveau secondaire supérieur, ont échoué aux tests proposés à leurs élèves, selon  le Bureau de la Commission d’éducation de base (Office of the Basic Education Commission, OBEC).


Une corruption endémique et largement acceptée

Troisièmement, la corruption en Thaïlande est endémique, ce qui rend difficile d’arriver à des décisions politiques correctes pour développer le pays sur le long terme.

« La corruption est le plus inquiétant, surtout quand tous les sondages d’opinion aboutissent toujours à la même conclusion : que la plupart des thaïlandais acceptent la corruption dans la mesure où ils en profitent.

J’ai entendu dire que les paiements en dessous de table sont de plus en plus grand chaque année. Il n’existe aucune preuve concrète, mais si vous demandez autour de vous, beaucoup de gens acceptent de dire que c’est vrai et certains peuvent même citer des anecdotes précises.

La corruption est entrée en profondeur dans le subconscient des gens et c’est inacceptable. »



Le gonflement de la dette publique

« Au cours des deux prochaines années, la Thaïlande ne fera pas face à une crise de la dette publique car son endettement est encore juste au-dessus de 40% du PIB, ce qui n’est pas très élevé par rapport à plusieurs autres pays. »

« Toutefois, la tendance inquiétante car la politique récente montre que tout parti politique qui souhaite gagner une élection doit adopter des politiques populistes dont l’électorat peut bénéficier immédiatement. »

Si un pays adopte un système politique qui encourage les gens à rechercher des gains à court terme, ce pays n’a pas d’avenir à long terme.

Si la dette publique par rapport au PIB du pays est considéré par les investisseurs comme un problème insurmontable, le pays devra faire face à une crise importante, comme c’est le cas avec plusieurs pays de la zone euro en ce moment.


http://thailande-fr.com/economie/21634-les-defis-qui-attendent-la-thailande#axzz2C4Kc2NFv
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le novembre 17, 2012, 09:43:09 am

Obama va chercher la croissance en Asie


Le président américain se rend pour quatre jours en Thaïlande, en Birmanie et au Cambodge, où il assistera aux sommets de l'Asie de l'Est et de l'Asean. Avec, en arrière-plan, la lutte d'influence entre les États-Unis et la Chine.

Pour son premier voyage officiel à l'étranger depuis sa réélection, le 6 novembre, Barack Obama a choisi l'Asie du Sud-Est. Délaissant la Chine, le Japon, la Corée du Sud, le président américain entame samedi sa tournée par la Thaïlande. Dimanche, il passera quelques heures en Birmanie, avant de se rendre au Cambodge où il assistera, lundi et mardi, aux sommets de l'Asie de l'Est (EAS) et de l'Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean). Il y rencontrera le premier ministre chinois Wen Jiabao et le chef du gouvernement japonais Yoshihiko Noda.

Ce choix n'est pas fortuit. Obama veut réorienter les priorités politiques et économiques des États-Unis vers l'Asie, un continent qui pèse de plus en plus lourd dans le monde. Si la Banque asiatique de développement (BAD) vient de réviser ses prévisions de croissance pour la région, elle n'en table pas moins sur une hausse de son PIB (produit intérieur brut), hors Japon, de 6,1 % cette année et de 6,3 % l'an prochain.

Face à la crise en Europe et aux États-Unis, les dix pays membres de l'Asean font bloc. Ils ont décidé en mai 2012 de doubler de 120 à 240 milliards de dollars les fonds destinés à les aider en cas de manque de liquidités. Et l'Asie dite «en développement» pèse aujourd'hui 29 % de l'économie mondiale.


Lutte d'influence

Le FMI (Fonds monétaire international) ne s'y est pas trompé, dont la directrice générale, Christine Lagarde, a entamé de son côté mercredi une visite en Malaisie, aux Philippines et au Cambodge. Il s'agit pour le Fonds de retisser ses liens avec une région qu'il avait particulièrement malmenée pendant la crise financière asiatique de 1997-1998. Et ce n'est pas par hasard si le FMI a choisi de commencer par la Malaisie qui avait, au plus fort de la crise, vertement refusé de se plier à ses diktats en imposant un strict contrôle des capitaux et en indexant sa monnaie sur le dollar.

Attendue, elle aussi, aux sommets de l'Asie de l'Est et de l'Asean, Christine Lagarde écourtera toutefois son déplacement pour participer le 20 novembre à la réunion de l'Eurogroupe sur la Grèce à Bruxelles.

Pour l'Amérique, il y a aussi en arrière-plan une féroce lutte d'influence avec la Chine. Cette dernière est le premier partenaire commercial de l'Asean, devant le Japon, l'Europe à 27 et les États-Unis. Pékin veut négocier un accord de libre-échange Asean-Japon-Corée, ouvrant un marché de 2,1 milliards de consommateurs et de près du quart du produit intérieur brut mondial. Le premier ministre Wen Jiabao va d'ailleurs, après le Cambodge, se rendre en Thaïlande.

Une bonne raison pour Barack Obama d'accélérer le mouvement. Dès samedi, le président des États-Unis, qui a autorisé en juillet dernier le retour des investissements américains en Birmanie, va presser Bangkok d'adhérer à l'accord transpacifique qu'il souhaite opposer à Pékin. La Thaïlande, en l'acceptant, en deviendrait le douzième membre. Et Washington, qui espère l'élargir au Canada, au Japon et au Mexique, aurait enfin entre les mains un contrepoids pour faire face aux accords de libre-échange qui se nouent sans lui en Asie.


http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/11/16/20002-20121116ARTFIG00608-obama-va-chercher-la-croissance-en-asie.php
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le novembre 26, 2012, 05:24:27 pm

La production automobile atteint 2 millions d’unités en Thaïlande

La production automobile en Thaïlande depuis le début de l’année 2012 a dépassé les 2 millions d’unités pour la première fois en cinq ans, a annoncé Vitoon Simachokedee, le secrétaire permanent à  l’industrie.

Il a également déclaré que la production automobile nationale atteindra 2,3 millions d’unités à la fin de l’année 2012. Sur ce total 1.3 millions d’unités sont destinées au marché intérieur et 1 million d’unités pour l’exportation, ce qui fait de la Thaïlande le sixième exportateur mondial.

Le président de la Fédération des industries thaïlandaises (FTI) Payungsak Chartsuthipol a déclaré que la Thaïlande dispose actuellement de plus de 2.500 usines liées à la production automobile, qui emploient plus de 800.000 personnes.

Toujours selon le président de la FTO, la production automobiles de la Thaïlande devraient atteindre 2,5 millions d’unités l’an prochain et 3 millions d’unités en 2017.

D’ici cinq ans au plus, la Thaïlande devrait rentrer dans le top-10 mondial des constructeurs automobiles, avec une production annuelle proche de 3 millions d’unités, selon Surapong Paisitpatanapong, porte-parole du club automobile de la Fédération des industries thaïlandaises (FTI).


http://thailande-fr.com/economie/22049-la-production-automobile-atteint-2-millions-dunites-en-thailande#.ULNCv4ZArwI
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le décembre 02, 2012, 09:22:50 pm

La Thaïlande veut s'implanter sur le marché MICE français


Présent pour la première fois en France, le bureau de conventions & d'expositions thaïlandais (TCEB) a organisé un workshop à destination des professionnels du tourisme d'affaires, agences MICE et incentive. L'occasion pour la destination de se positionner sur un marché où elle est encore peu implantée.

Second partenaire économique de la France en Asie, la Thaïlande veut aujourd'hui se positionner sur le secteur MICE.

Le bureau de conventions & d'expositions thaïlandais (TCEB) a donc organisé pour la première fois un workshop à Pars, le jeudi 22 novembre.

L'Europe est en effet un territoire clé pour la destination, représentant 12% du marché MICE, avec près de 87.000 visiteurs l'an dernier pour un chiffre d'affaires de 135,6 millions d'euros.

Malgré la crise financière, les analystes prévoient une croissance de 5% en 2013.

Le marché français reste plus confidentiel, et représente 8 à 10 % des Européens, soit 7005 voyageurs MICE en 2012 pour un chiffre d'affaires de 13,5M€.

Malgré la stagnation de ces chiffres, le TCEB reste optimiste et table sur une croissance de 5% en 2013, pour un chiffre d'affaires de 14,2 millions d'euros.


Le TCEB propose un soutien financier qui peut aller jusqu'à 25000 euros

La Thaïlande possède une longue expérience en matière d'organisation d'évènements et accueille chaque année de nombreux congrès dans divers centres de conférences.

Le plus important est le Bangkok International Trade & Exhibition Centre (BITEC) avec plus de 50 000 m2 d'exposition.

On trouve aussi l'Impact Exhibition & Convention Center (14 000 m2), le Queen Sirikit National Convention Center, le Bangkok Convention Centre (BCC) ou le Royal Paragon Hall Exhibition & Convention Centre.

Pour aider les entreprises à organiser leurs événements, le TCEB propose un soutien financier qui peut aller jusqu'à 25000 euros pour un minimum de 1000 délégués. Les conditions sont à retrouver sur le site internet du TCEB.


http://www.tourmag.com/La-Thailande-veut-s-implanter-sur-le-marche-MICE-francais_a55542.html
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le décembre 17, 2012, 04:15:41 pm

La Thaïlande signe un contrat de 20 ans avec Qatargas !

Qatargas a annoncé aujourd’hui la signature d’un contrat de vente de GNL (Gaz Naturel liquéfié) entre Qatar Liquefied Gas Company Limited 3 (Qatargas 3) et PTT Public Company Limited de Thaïlande.

L’accord a été signé par Son Excellence Dr. Mohammed Bin Saleh Al-Sada, ministre de l’Énergie et de l’Industrie et Président du Conseil de Qatargas et M. Pailin Chuchottaworn, président de PTT.

Selon les termes de l’accord, Qatargas  fournira deux millions de tonnes par an de GNL pendant une période de 20 ans à compter de 2015. Pour la Thaïlande cet accord est un pas important vers la diversification de ses sources d’approvisionnement en énergie: jusqu’ici, le royaume était dépendant à 70% de la Birmanie pour son approvisionnement en GNL.

En 2011, Qatargas a livré sa première cargaison de GNL à Map Ta Phut le seul terminal de réception de GNL en Thaïlande. Depuis lors, Qatargas a acheminé plusieurs cargaisons spot de PTT.

La capacité actuelle du terminal de réception de GNL de Map Ta Phut est de cinq MTA (Million de Tonnes par an) et PTT a l’intention d’augmenter cette capacité à dix MTA.

Khalid Bin Khalifa Al-Thani, chef de la direction de Qatargas Operating Company Limited, a ajouté:

«C’est une occasion importante pour nous car c’est le premier accord à long terme pour Qatargas dans le Sud-Est asiatique et notre premier contrat long terme avec PTT. Nous sommes très heureux que nos discussions avec PTT au sujet d’un accord à long terme ont porté leurs fruits.

En 2011, Qatargas a livré sa première cargaison de GNL à Map Ta Phut le seul terminal de réception de GNL en Thaïlande. Depuis lors, Qatargas a acheminé plusieurs cargaisons spot de PTT.

La capacité actuelle du terminal de réception de GNL de Map Ta Phut est de cinq MTA (Million de Tonnes par an) et PTT a l’intention d’augmenter cette capacité à dix MTA.

Khalid Bin Khalifa Al-Thani, chef de la direction de Qatargas Operating Company Limited, a ajouté:

«C’est une occasion importante pour nous car c’est le premier accord à long terme pour Qatargas dans le Sud-Est asiatique et notre premier contrat long terme avec PTT. Nous sommes très heureux que nos discussions avec PTT au sujet d’un accord à long terme ont porté leurs fruits.

http://thailande-fr.com/actu/22325-la-thailande-signe-un-contrat-de-20-ans-avec-qatargas#axzz2FD4qogLP
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le décembre 19, 2012, 06:03:40 pm


La Thaïlande prévoit de lancer des emprunts en dollars !

La Thaïlande pourrait vendre des obligations en dollars pour la première fois depuis 2003,  dans le but de récolter les fonds nécessaires pour financer des projets de gestion de l’eau, suite aux inondations de 2011 avaient paralysé l’économie du pays.

Le royaume envisage d’emprunter sur les marchés de 1 milliard à 3 milliards de dollars à échéance de 10 ans ou 30 ans, selon une information rendue publique par Chularat Suteethorn, directeur général du Ministère des Finances et du bureau de la gestion de la dette publique, sans indiquer un calendrier précis pour la vente.

Si la nouvelle se confirme, elle aura une portée symbolique importante pour la Thaïlande en tant que point final de la crise de 1997. A l’époque le pays et les entreprises thaïlandaises s’étaient lourdement endettés en dollars, appuyant leurs prévisions de remboursement sur un taux fixe de la Banque Centrale jugé irréaliste par les marchés, en raison d’un endettement excessifs surtout à court terme.

La crise financière qui s’en suivi fut l’une des plus brutales de l’histoire du continent provoquant une chute de plus de 50% du cours du bath, provoquant de nombreuses faillites et rendant quasiment impossible pour beaucoup d’entreprises le remboursement de prêts contractés en dollars.

Les marchés du sud-est asiatique attirent de plus en plus de fonds des investisseurs en ce moment car ils offrent des taux de croissance plus élevés et des rendements de dette plus intéressants que les pays développés, où les taux de rémunération sont souvent proches de zéro. Le rendement des emprunts d’État thaïlandais émis à 3,125% à échéance de décembre 2015 a atteint un plus bas de deux ans à 2,84% le 8 novembre et était de 2,92 % aujourd’hui, selon les données compilées par Bloomberg

L’Organisation de coopération et de développement économiques prévoit un taux de croissance annuel moyen de l’économie thaïlandaise de 5,1 pour cent de 2013 à 2017.

Le Philippines et l’Indonésie, ainsi que certaines entreprises thaïlandaises comme PTT  et Siam Commercial Bank PCL (SCB) , ont déjà vendu des obligations libellées en dollars sur les marchés mondiaux cette année.

http://thailande-fr.com/economie/22178-la-thailande-prevoit-de-lancer-des-emprunt-en-dollars#axzz2FUi5DBoz
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le décembre 20, 2012, 08:47:54 am

Dans un pays où l'imposition demeure faible, le principal problème de la Thaïlande est de trouver des fonds pour réaliser ses grands projets...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le décembre 26, 2012, 10:09:17 am

Les exportations de riz thaïlandais chutent de 37%


Les exportations de riz thaïlandais de janvier à novembre 2012 ont diminué de 37% en volume et de 25% en valeur par rapport à la même période de l’année 2011 selon l’Association des exportateurs de riz thaïlandais.

Le volume des exportations de cette année a atteint 6,4 millions de tonnes d’une valeur de 135 milliards de baht, comparativement à 10,1 millions de tonnes et une valeur de 178 milliards au cours de la même période l’an dernier.

Le volume total des exportations de riz pour 2012 est maintenant prévu pour atteindre seulement 6,5 millions de tonnes cette année, classant la Thaïlande troisième plus grand exportateur mondial, derrière l’Inde à 10 millions de tonnes et le Vietnam à 7,2 millions de tonnes.

Le prix du riz thaïlandais est monté cette année jusqu’à US $ 648 par tonne, soit une augmentation de 16% en glissement annuel en raison du programme gouvernemental de soutien au prix du riz. La Thaïlande est maintenant désavantagée par rapport à ses concurrents tels que l’Inde, le Pakistan et le Vietnam, qui le mois dernier a abaissé son prix du riz à US $ 410 par tonne, le plus bas du marché.

Le gouvernement a accumulé de gigantesques stocks de riz d’un montant estimé à 12 millions de tonnes, une politique qui présente davantage de difficultés pour les exportateurs. Les principaux importateurs de riz thaïlandais sont le Nigeria, l’Irak, l’Afrique du Sud, la Côte-d’Ivoire et l’Indonésie


Des pertes colossales

La Thaïlande est sur le point de perdre jusqu’à 150 milliards de baht (environ 3,75 milliards d’euros) par récolte à travers le programme gouvernemental d’achat du riz à des prix artificiellement élevés, selon une étude de la Banque mondiale rendue publique mercredi.

Alors que l’économie thaïlandaise devrait se développer au rythme de croissance de 4,7% cette année, la Banque mondiale a également prévenu que le gouvernement subirait des pertes énormes à cause des politiques populistes engagées depuis les dernières élections générales.

Dans le cadre du projet de soutien aux prix du  riz, le gouvernement paie aux agriculteurs thaïlandais 15.000 bahts par tonne pour le riz blanc brut non décortiqué et 20.000 bahts par tonne pour le Hom Mali, ou riz jasmin. Les achats ont commencé en octobre 2011 pour ces cours bien au-dessus du prix du marché, et ont également provoqué un regain important des importations illégales en provenance des pays voisins où les prix du riz sont  15 à 20% moins chers.

La Banque mondiale a estimé que le gouvernement a déjà dépensé 376 milliards de baht en achetant du riz pendant l’année financière qui s’est terminée le 30 septembre 2012, et devrait dépenser encore 450 milliards de bath en plus au cours de cette année fiscale, ce qui équivaut à 3,8% du produit intérieur brut.


http://thailande-fr.com/economie/22365-les-exportations-de-riz-thailandais-chutent-de-37#axzz2G7j1dhyF
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le décembre 29, 2012, 08:27:00 am

La Bourse de Thaïlande cinquième plus performante au monde.


La Bourse de Thaïlande a terminé une année exceptionnelle en 2012 se classant comme le cinquième marché le plus  performant au monde.

L’indice SET a augmenté de 5,26 points dans la dernière séance de bourse de l’année 2012 pour clôturer à 1,391.93, en hausse de 1,35% à partir de 1,373.38 le vendredi précédent. L’indice a passé les 1400 dans la matinée, avec un pic à 1,402.86, mais n’a pas pu maintenir son élan en fin de journée.

La dernière fois que le SET a clôturé au-dessus de 1400,  c’était en janvier 1996. La clôture la plus élevée jamais réalisée a été enregistrée à 1,789.16 le 5 janvier 1994.

La clôture de vendredi fixe le gain de l’indice SET à 35,75%  à la fin de 2011. Toutefois, ce chiffre est inférieur aux gains de 40,6% enregistrés en 2010 et 63,25% en 2009.

Seules les bourses du Venezuela (+ 299,65% par rapport à la fin de 2011), de la Turquie (53%), l’Egypte (49,6%) et du Pakistan (49,2%) ont enregistré une meilleure croissance que le SET. La Thaïlande enregistre la troisième meilleure performance en Asie après Karachi et Manille.


http://thailande-fr.com/economie/bourse/22419-la-bourse-de-thailande-cinquieme-plus-performante-au-monde#axzz2GOqmdXRy
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le janvier 03, 2013, 09:31:30 am

Casino veut tripler son parc en Thaïlande !

Big C, filiale de Casino en Thaïlande, a annoncé vouloir tripler son parc dans le pays d'ici 2016, pour arriver à 1250 magasins.

Dans le détail, l'objectif est fixé à 300 Big C et Big C Market (hypers et supers), ainsi que 950 Mini Big C (proxi).

Selon la presse locale, citée par le cabinet Planet Retail, le distributeur entend se développer sur tous les formats de magasin.

Il va ainsi multiplier, également, les ouvertures de Pure, un concept de parapharmacie-beauté, et de Big C Opticals, une enseigne d'optique.

A fin septembre, le parc thaïlandais de Casino comptait 112 hypermarchés, 18 supermarchés, 90 magasins de proximité et 84 concepts Pure. En 2011, Big C avait racheté les 42 magasins de Carrefour en Thaïlande.

Une particularité du distributeur est qu'il segmente finement son parc d'hypermarchés dans le pays.

Les Big C Supercenter affichent un positionnement discount classique. Les Big C Extra, apparus en 2011, sont plus premium, avec davantage de produits frais et de biens d'importation. 15 Carrefour ont été convertis il y a deux ans en Big C Extra.

Big C Jumbo, enfin, est un concept de cash and carry ouvert au public. La clientèle est composée de petits commerçants, de restaurateurs et de familles amatrices de grands formats.


http://www.lineaires.com/LA-DISTRIBUTION/Les-actus/Casino-veut-tripler-son-parc-en-Thailande-39873
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le janvier 03, 2013, 05:57:13 pm

UNE BREVE !


Thailande: les prix à la consommation en hausse


L’indice des prix à la consommation en Thailande a progressé plus que prévu le mois dernier, d’après des chiffres officiels publiés mercredi.

Selon le ministère thailandais du Commerce, ce chiffre en données annuelles corrigées des variations saisonnières, a progressé de 3.63%, contre 2.74% le mois précédent.

Les analystes tablaient sur un résultat de 3.23% le mois dernier.

http://www.forexpros.fr/news/indicateurs-economiques/thailande:-les-prix-%C3%A0-la-consommation-en-hausse-52472
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le janvier 05, 2013, 04:56:34 pm

2,2 milliard d’euros pour l’achat d’une première voiture !


Le gouvernement thaïlandais va rembourser 91 milliards de baht à 1,25 million d’automobilistes dans le cadre d’un programme de remboursement d’impôt pour l’achat d’une première voiture.

La date limite pour se faire enregistrer était le 31 décembre à minuit, et les Thaïlandais ne l’ont pas oublié: ils se sont rués sur l’occasion. Le gouvernement tablait sur 500.000 candidats, et il y en a finalement eu presque trois fois plus.

Le directeur général de l’Excise Département de Thaïlande (perception des impôts indirects) Poonsawat Somchai a déclaré que les taxes que le gouvernement devra rembourser aux propriétaires de voitures (maximum 100.000 baht par véhicule, ou 2500 euros, pour des voitures de moins de 1.000.000 de bath ou 25.000 euros) approcheront en définitive  les 100 milliards de baht.

Le plan, faisait partie des promesses électorales du parti Pheu Thai, et a soulevé des réticences dans l’opposition.

« Qui en bénéficie ? L’argent dépensé dans ce programme suffirait à construire une nouvelle route de transit. Est-il vraiment nécessaire d’utiliser l’argent du contribuable pour aider une industrie automobile qui est déjà florissante? »

s’est interrogé Korn Chatikavanij, leader adjoint du parti démocrate et ancien ministre des finances.

Le trafic à Bangkok s’est déjà sensiblement aggravé à la suite de cette politique: durant le mois denier les immatriculations de voitures à Bangkok ont bondi à 7.384.934, dont 296.553 étaient des voitures neuves achetées grâce aux subventions fiscales pour l’achat d’une  première voiture.

Plus de 381.184 habitants de Bangkok souffrent déjà de maladies respiratoires causées par la pollution de l’air associée aux embouteillages, a révélé le mois dernier l’administration métropolitaine de Bangkok (BMA).

Selon la division médicale de la BMA, le nombre de personnes souffrant de maladies respiratoires telles que l’asthme et les allergies a considérablement augmenté au cours des sept dernières années, avec environ 20.000 à 30.000 Bangkokiens développant des symptômes chroniques chaque année.

Certes, le plan ne concerne pas uniquement la capitale, mais alors que Bangkok connaît peut-être les pires embouteillages du monde, une qualité atmosphérique dégradée et conserve des bus qui ressemblent à des pièces de musée, l’arrivée de nouvelles voitures subventionnées par le gouvernement apparaît comme une fausse bonne idée.

http://thailande-fr.com/actu/22457-22-milliard-deuros-pour-lachat-dune-premiere-voiture#.UOf2VG83jLo
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le janvier 08, 2013, 04:42:51 pm

La Thaïlande n'est plus le premier exportateur mondial de riz !

La mauvaise nouvelle est tombée en fin de semaine dernière : la Thaïlande, qui était depuis trente et un ans le premier exportateur mondial de riz, s'est fait détrôner en 2012 par l'Inde et le Vietnam.

Le royaume a exporté 6,9 millions de tonnes de riz l'année dernière quand l'Inde en vendait à l'étranger 9,5 millions et le Vietnam 7,6 millions.

Pour l'Association thaïlandaise des exportateurs de riz, le coupable est connu : le gouvernement de la première ministre, Yingluck Shinawat ...!

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/07/la-thailande-n-est-plus-le-premier-exportateur-mondial-de-riz_1813568_3234.html
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le janvier 10, 2013, 05:30:27 pm

La Thaïlande maintient son taux à 2,75% !

La Thaïlande a maintenu son taux d’intérêt directeur inchangé pour la deuxième fois consécutive, tablant sur ​​une amélioration des perspectives pour les exportations et sur le renforcement de la demande intérieure.

L’économie thaïlandaise au quatrième trimestre a progressé plus que prévu, ce qui conduit à une révision à la hausse de la croissance pour 2012 et 2013.

a déclaré la Banque de Thaïlande dans un communiqué.


La consommation et l’investissement ont continué d’être les principaux moteurs de croissance soutenus par la confiance des consommateurs et des entreprises, le revenu des ménages en augmentation, le plein emploi ainsi que des conditions monétaires accommodantes avec le maintien de taux élevés de croissance du crédit.

Le secteur des exportations a montré les premiers signes d’une reprise généralisée alors que les secteurs des services et du tourisme ont enregistré une croissance soutenue. La pression inflationniste est restée stable proche de la précédente réunion.

Le Comité de politique monétaire de la Banque de Thaïlande (MPC) a estimé que la politique monétaire accommodante pendant l’année précédente avait suffisament étayé la confiance du secteur privé, et aidé à protéger l’économie des turbulences mondiales économiques.   Le MPC a donc voté à l’unanimité de maintenir le taux directeur de la Banque centrale à 2,75 pour cent par an

http://thailande-fr.com/actu/22616-la-thailande-maintient-son-taux-a-275#.UO6Xgm83jLo
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le janvier 11, 2013, 10:03:22 am

La guerre des cokes est déclarée en Thaïlande

Coca ou Pepsi ? Le duopole  qui régnait sur la Thaïlande depuis 60 ans n’est plus. Les amateurs de soda marron sucré auront désormais la possibilité de consommer local avec « Est », (prononcer s-cola) un outsider qui ambitionne de prendre la place de Pepsi, l’éternel dauphin de l’indétrônable Coca-Cola.

Dans les faits,  vous n’aurez jamais le choix entre Coca et Pepsi ou Est dans un même bar ou restaurant, puisque leur distribution repose principalement sur des contrats d’exclusivité.

C’est ainsi que Serm Suk s’est servit de sa connexion avec la grande société de boissons thaïlandaises Thai Beverage (plus connue sous le nom de ThaiBev) pour bloquer l’accès à Pepsi dans certains points de ventes et restaurants traditionnels thaïlandais. En 2011 Thaibev avait d’ailleurs discrètement racheté la participation de 41% que Pepsi détenait dans Serm Suk.


Un marketing calqué sur celui de Pepsi

Serm Suk Plc, l’embouteilleur de PepsiCo depuis 59 ans, a investi 1,5 milliards de baht (37,5 millions d’euros) dans sa première campagne de marketing pour Est, sa propre boisson au cola, en s’inspirant assez nettement du style Pepsi : mêmes gamme de couleurs et même recours à des contrats de stars locales pour faire la promotion de la marque.

L’embouteilleur local de Pepsi aussi choisi de distribuer une large proportion de son produit dans une bouteille de verre consignée, une pratique en déclin constant, mais très appréciée des consommateurs thaïlandais. Pour les Thaïlandais, qui accompagnent systématiquement leur boisson de très grandes quantités de glace (jusque dans la bière), les bouteilles en verre son censées mieux conserver la carbonatation d’un soda, ce qui signifie que vous pouvez mettre plus de glace dans un verre de soda sans perdre l’effet « fizz ».

Depuis plus d’un siècle les marques Coca Cola et Pepsi Cola se battent pour obtenir la plus grosse part sur le marché des boissons gazeuses. Cette rivalité légendaire débuta lorsque Pepsi fut inventé en 1898 par le pharmacien Caleb Bradham, 12 ans après l’invention du Coca Cola par John S. Pemberton.

Coca Cola a toujours eu l’avantage sur le marché des boissons gazeuses, mais Pepsi progresse nettement grâce à une communication intelligente et agressive. A l’heure actuelle, Coca Cola possède près de 42 % des parts de marché contre 31 % pour Pepsi. Mais à l’inverse, Pepsi détient un revenu annuel de 57,8 milliards de dollars contre 35,2 milliard de dollars pour Coca Cola.

Pepsi a misé depuis longtemps sur une stratégie de diversification qui lui a permis de compenser l’inexorable déclin des sodas,  souvent montrés du doigt par les nutritionnistes comme cause de l’obésité et du diabète. En septembre 2012, la ville de New York avait crée une belle polémique en interdisant la vente de maxi soda (plus de 16 oz ou ounces, environ 440 ml) dans les restaurants et fast food.


Une stratégie de diversification payante

En effet, la consommation de boissons gazeuses diminue de façon constante dans un monde où la santé devient un des enjeux principal des politique de santé publique.  Pepsi prend donc en considération les nouveaux modes de vie et les changements de la société et se concentre désormais sur la consommation de l’eau, des jus de fruits, thés et autres boissons énergisantes pour sportifs.
Pepsi mise également sur la création d’aliments sains en embauchant des nutritionnistes pour offrir des produits novateurs tels que les futures chips Lay’s fabriquées à partir d’ingrédients 100% naturels.

Coca Cola quand à lui se concentre toujours sur la vente de boissons gazeuses dans le monde et continue de détenir le plus de parts sur ce marché.

Pepsi et Coca Cola ne cessent d’être présentes dans les médias et sur les réseaux sociaux. Coca Cola reste le leader avec plus de 34 millions de fans sur Facebook tandis que Pepsi n’en accumule que 6 millions. Mais désormais les deux marques ne se battent plus l’une contre l’autre, mais contre toutes les autres boissons innovantes du 21 ème siècle.


http://thailande-fr.com/entreprises/22635-la-guerre-des-cokes-fait-rage-en-thailande#.UO-AWndAqeQ
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le janvier 13, 2013, 06:13:15 am

Investissement record en Thaïlande .

http://thailande-fr.com/economie/investissement/22659-investissement-record-en-thailande?utm_source=Thailande-fr+Newsletter&utm_campaign=73ece4bd9a-thailandefr+newsletter+Sunday&utm_medium=email#axzz2Ho11ED2i

demandes de privilèges d’investissement en Thaïlande  accordées par le BOI (Board of Investment) ont atteint le niveau historique de 1,46 trillions de baht- près de 48 milliards $ US – en 2012, selon le ministère de l’Industrie.
 
Le Ministre de l’Industrie  Prasert Boonchaisuk a déclaré que  la valeur des promotions à l’investissement a augmenté de 131 pour cent en glissement annuel, tandis que le nombre de projets ont augmenté de 29,7 pour cent aussi d’année en année.
 
Le BOI accorde des avantages fiscaux aux entreprises étrangères qui investissent en Thaïlande sous forme de
 
Exemption/réduction des droits d’importation sur les machines. (Section 28/29)
 
-         Réduction des droits d’importation sur les matières premières et matières essentielles. (Section 30)
 
-         Exemption d’impôts sur les sociétés et des dividendes. (Section 31 et 34)
 
-         50 percent de réduction d’impôts sur les sociétés. (Section 35 (1))
 
-         Double déductions des coûts de transport, d’électricité et d’eau. (Section 35 (2))
 
-         Déduction supplémentaire de 25 percent des coûts d’installation et de construction de l’infrastructure du projet. (Section 35 (3))
 
-         Exemption des droits d’importation des matières premières et matières essentielles destinées à la production à l’export. (Section 36).
 
Les investissements étrangers ont généré 348.000 emplois
 
Quelques 348.000 personnes ont été embauchées à la suite d’incitations à l’investissement en 2012, une augmentation de 61 pour cent par rapport à la même période l’année précédente. Plus de 50 pour cent des investissements provenaient du Japon, des Pays-Bas et Singapour.
 
Le Japon reste le principal investisseur en Thaïlande, avec 56% du montant des IDE nets en 2011 (4,4 Mds USD) et 31% du stock total d’IDE en Thaïlande. La prédominance des investissements japonais dans l’économie thaïe est confirmée par le nombre de projets d’investissements acceptés par le Board of Investment (BOI) : 57% du montant total des projets acceptés en 2011 proviennent d’investisseurs japonais.
 
Avec 324 M USD, les flux nets d’IDE chinois en 2011 sont 10 fois supérieurs au montant moyen des années 2006-2009. Cette confirmation de l’intérêt chinois pour la Thaïlande n’en fait toutefois pas, à ce stade, un investisseur de premier rang avec seulement 5,6% des stocks d’IDE en 2011.
 
Après six années de chute consécutives, la Thaïlande est remontée d’une place dans le classement de pays les plus compétitifs établis par le World Economic Forum. L’environnement macroéconomique est également en hausse d’une place (27ème) grâce à la diminution du ratio d’endettement public. Cette hausse ne doit pas cacher les enjeux considérables que la Thaïlande doit encore surmonter, telles que l’instabilité politique, la corruption et la faiblesse de la protection des droits de propriété intellectuelle (77ème position, en baisse de 10 places). Parmi les secteurs qui nécessitent de profondes réformes, se trouvent la mauvaise santé publique (71ème), l’adoption des nouvelles technologies (84ème) et le niveau d’éducation standard (89ème).
 
Source : BOI et http://www.tresor.economie.gouv.fr/6422_linvestissement-direct-etranger-en-thailande-en-2011-predominance-du-japon-contractions-de-leurope-des-etats-unis-de-lasean-et-expansion-de-la-chine
 
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le janvier 16, 2013, 07:36:04 am

Internet en Thaïlande : entre insécurité et censure !


La Thaïlande est un pays qui a accumulé un retard important en ce qui concerne l’Internet: le taux de pénétration du haut débit est faible, la 3G inexistante, la sécurité défaillante et la censure omniprésente.

Pas besoin d’être polytechnicien pour s’en rendre compte:  en Thaïlande l’internet est lent, parfois très lent ou tout simplement inexistant ….En dehors de Bangkok et des grandes villes, peu de gens ont accès au haut débit.


Un handicap important pour la Thaïlande

Ce retard se traduit par des handicaps importants pour le pays : en terme de sécurité la Thaïlande occupe la troisième place sur la liste des pays les plus infectés par des virus ou des malwares informatique. Un  utilisateur qui surfe sur le Web en Thaïlande, a une chance sur cinq de rencontrer des logiciels malveillants selon le cabinet d’étude Sophos.

Pour lutter contre la criminalité informatique, le 18 juillet 2007 est adopté le Computer Crime Act, dont le but principal est de réprimer les délits informatique et sur internet (phishing, hacking etc…). Mais cette loi comporte également un volet plus sensible qui porte sur le contrôle de l’information diffusée sur Internet.

Selon Ann Lavin directrice des politiques publiques et des relations avec le gouvernement chez Google, il faudrait réadapter la loi sur les crimes informatiques.

« Cette loi devrait punir ceux qui piratent les sites internet ou les comptes en banque et non ceux qui expriment leurs idées en ligne. La responsabilité pénale, en particulier l’article 15,  qu’elle implique pour les webmasters et un frein pour , l’innovation en Thaïlande, et elle éloigne aussi les investisseurs ».

Google a par exemple renoncé à développer certains de ses produits en Thaïlande, pour ne pas risquer de s’exposer aux sanctions prévues par l’article 15 de la loi de 2007.

Ann Lavin cite également l’exemple de YouTube :

« Les Thaïlandais adorent YouTube. Il existe des versions localisées de YouTube dans plus de 50 pays dont l’Inde,  Singapour, aux Philippines,  Indonésie et en Malaisie, mais pas en Thaïlande. Google ne veut pas prendre les risque des possibles sanctions qu’implique la loi de 2007 pour un simple diffuseur ».


Plus de 80.000 sites bloqués depuis 2007

Pour certains, cette loi protège les internautes des crimes informatiques alors que pour d’autres, elle sert surtout à bloquer les sites dont le contenu dérange le gouvernement. De fait depuis l’adoption de loi, plus de 80.000 sites ont été censuré par la police thaïlandaise.

Cette loi a pourtant pour but original de sanctionner les activités illégales du net telles que les données obscènes, les adresses piratés, les fausses données pouvant porter préjudice à une personne, à la sécurité publique et/ou nationale ou encore des activités liées au terrorisme.

Ann Lavin, affirme que
   
« 1% des sites web seulement sont en langue thaïlandaise. Pourtant, étant donné la taille du pays, on pourrait s’imaginer qu’il y en aurait beaucoup plus. Mais les Thaïlandais ont peur de s’aventurer sur le marché d’internet. Les internautes et les webmasters sont paralysés par le fait de ne pas connaître ou même bien comprendre la loi. C’est dommage car les sites internet dépensent de l’argent dans la sécurité et dans des avocats alors qu’ils pourraient à la place se développer d’avantage et augmenter leur fréquentation ».


Un impact négatif sur la liberté d’expression

Cette loi a donc un impact significatif sur la liberté d’expression depuis son entrée en vigueur. Or, la liberté d’expression s’applique également sur internet et tout autre moyen de communication. L’article 45 de la Constitution Thaïlandaise sur la liberté d’expression de l’individu et du média stipule qu’ « une personne jouit de la liberté d’exprimer son opinion, de faire des discours, d’écrire, d’imprimer, de publier, ou de s’exprimer par d’autres moyens ».

La loi sur la liberté d’expression a également ses responsabilités et ses limites puisqu’il faut tout de même respecter les droits et la réputation de chacun, ainsi que protéger l’ordre public et la sécurité nationale.

Mais l’article 15 de cette loi étend la responsabilité pénale aux fournisseurs internet et légalise la censure. De juillet 2007 à décembre 2011, 81 000 urls ont été fermé. 31 % pour diffamation, 12 % pour lèse majesté (insulte envers a famille royale), et 10 % pour fraude.


Le crime de lèse-majesté sévèrement punit par la loi

Il arrive également que l’application de la loi de 2007 se combine avec celle de loi sur le lèse-majesté, qui peut entrainer des condamnations encore plus lourdes: jusqu’à 15 années de prison. Là encore c’est l’incertitude et l’opacité qui règne: personne ne sait exactement où commence et où s’arrête le délit de lèse majesté. Certaines personnes ont été arrêtées pour avoir simplement écrit des commentaires sur le rôle de la monarchie dans la politique thaïlandaise. Les propos reprochés aux accusés ne sont jamais publiés, puisque cela reviendrait à enfreindre la loi…

Dès lors le risque pour les responsables de publication sur Internet est considérable: un simple commentaire suffit à faire envoyer un webmaster en prison. Chiranuch PremChaiporn l’a bien compris, cette directrice de publication de 44 ans du site thaïlandais d’informations Prachatai.com est accusée d’avoir tardé à retirer de son site Internet des commentaires d’internautes perçus comme des critiques de la monarchie.

Chiranuch a déjà payé 300 000 bahts de caution (7545 €) et est actuellement en attente de son verdict final. Elle risque 8 ans de prison mais reste positive quand à son avenir dans une interview pour le magazine ELLE

« Je suis plutôt optimiste et confiante et je ne regrette pas ma décision de me battre pour établir mon innocence. Les preuves apportées par le procureur sont inexistantes. (…) Je pense donc que je vais être relaxée, comme le sont en Amérique du nord ou en Europe les responsables de site web en pareille situation ».

Plusieurs autres cas de lèse-majesté sont recensés, tel que celui de Katha Pajariyapong, 39 ans, arrêtée en 2009 et condamnée à 4 ans de prison ferme pour avoir posté deux messages en ligne pouvant porter atteinte à la sécurité nationale.

Selon Sawatri Suksri, chercheur à la Faculté de Droit de Thammasart University, les critiques de la monarchie sur le web étaient en hausse de janvier à avril 2010 et de juillet à octobre 2010, principalement à cause de la crise politique en cours.

La Thaïlande figure à la 137e place sur 179 pays dans le classement mondial 2011-2012 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, et fait partie des pays sous surveillance dans la liste des “Ennemis d’Internet”.


http://thailande-fr.com/politique/22624-repression-des-crimes-informatiques-en-thailande#.UPX0LmdAqeQ
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le janvier 19, 2013, 08:29:27 am

Thaïlande : prévisions de croissance 2013 en hausse à 4,9%


La Banque de Thaïlande (BoT) a revu ses prévisions de croissance pour cette année à la hausse de 0,3 pour cent à 4,9 pour cent, a déclaré Paiboon Kittisrikangwan, gouverneur adjoint de la BoT.

La banque centrale a indiqué dans son rapport de politique monétaire que la projection de la croissance de la Thaïlande a été revu à la hausse pour l’année dernière et cette année, grâce à une croissance tirée principalement par la consommation privée et l’investissement.

Les prévisions de croissance de l’année dernière ont  été révisées à la hausse à 5,9 % (précédemment à 5,7 pour cent). Les prévisions de croissance pour cette année ont été révisées à la hausse à 4,9 % contre 4,6 pour cent. La banque centrale maintient sa prévision d’inflation pour cette année à 2,8 pour cent


http://thailande-fr.com/economie/22820-thailande-previsions-de-croissance-2013-en-hausse-a-49#.UPn2JmdAqeQ


Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le janvier 22, 2013, 03:58:02 pm

Profits records pour les banques thaïlandaises !


Le secteur bancaire en Thaïlande a enregistré des bénéfices records en 2012 avec une croissance moyenne des bénéfices net de 30%, totalisant 163,13 milliards de baht.

Bank of Ayudhya (BAY) a été la plus performante, avec un bond de 57,9% sur un an sur les bénéfices et une forte croissance des revenus dans tous les domaines.

Siam Commercial Bank a annoncé hier un bénéfice net pour 2012 de 40,22 milliards de baht, en hausse de 28,86% sur un an.


L’augmentation des profits est attribuable à la croissance des prêts de 19,7% stimulée notamment par le programme gouvernemental de soutien à l’achat d’une première voiture qui a attiré plus d’un million de futur automobilistes thaïlandais.

http://thailande-fr.com/economie/22860-profit-records-pour-les-banques-thailandaises#.UP5TkCfa3Lo
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le janvier 23, 2013, 08:24:04 am

Ravis de voir que la Bangkok Bank, la Kasikorn bank et la Siam Bank, les trois banques où j'ai des comptes, forment le tiercé de tête...

Mais gardons la tête froide, les banques thaïlandaises spéculent beaucoup et nous ne sommes jamais à l'abri d'un clash... Souvenons-nous de la crise asiatique de 1998 !
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le janvier 26, 2013, 04:18:13 pm

Le gouvernement va investir 2,2 trillions de bath dans les transports !

Le gouvernement thaïlandais a annoncé hier un investissement de 2,2 trillions de bahts (environ 55 milliards d’euros) sur sept ans pour rénover le système de transport du pays, avec une augmentation massive des services de transport ferroviaire notamment dans la région de Bangkok.

Le parti Pheu Thai qui dirige l’actuel gouvernement a annoncé un plan d’investissement massif qui vise à accroître la connectivité entre Bangkok et les autres provinces avec un service de trains à grande vitesse, et à améliorer les conditions de déplacement dans la capitale en ajoutant près de 400 km au réseau ferroviaire électrique existant.

Le programme d’investissement, qui sera supervisé par le ministre des Transports Sittipunt Chadchat, vise également à encourager le commerce et l’investissement en Thaïlande. Le gouvernement a prévu de voter un projet de loi autorisant des emprunts d’un montant de 2 trillions de baht (50 milliards d’euros).

Les prêts serviront à financer l’investissement dans les infrastructures de transport au cours des sept prochaines années, à partir de l’année en cours jusqu’en 2020. Les détails de chaque projet seront résumés et transmis au gouvernement pour approbation le mois prochain.

L’investissement comporte quatre principaux réseaux de transport, représentant 78% de l’emprunt. La plus grande partie étant prévue pour être investie dans les voies ferrées afin d’alléger le trafic sur les routes et le déplacer sur le réseau ferroviaire, ce qui permettrait de réduire les coûts logistiques jusqu’à 13,2% selon le ministre des transports. À l’heure actuelle, les coûts logistiques représentent environ 15,2% du produit intérieur brut, contre 8,3% aux États-Unis.

Le programme vise également à améliorer le transport dans et près de Bangkok.

l est prévu d’ajouter plus de neuf lignes ferroviaires électriques aux services de métro et métro aérien (BTS) existant déjà, couplés avec un prix du billet forfaitaire de 20 bahts pour tous les services de transport en commun afin d’encourager une plus grande utilisation du système.

Bangkok a seulement 80km de chemins de fer électriques à l’heure actuelle. L’investissement permettra de porter la longueur totale du chemin de fer électrique dans la région de Bangkok à 464 km d’ici 2019, a déclaré le ministre.

http://thailande-fr.com/economie/22900-le-gouvernement-va-investir-22-trillions-de-bath-dans-le-transport#.UQOHRL_a3Lo
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le janvier 29, 2013, 05:56:21 pm

ALSTOM : contrat de 90 mlns d'euros sur dix ans en Thailande !


Le groupe d'ingénierie Alstom (>> ALSTOM) a annoncé mardi dans un communiqué avoir signé avec la société thaïlandaise Eastern Power and Electric (EPEC) un contrat d'exploitation et d'entretien de dix ans pour sa centrale électrique de Bang Bo, située à Khlong Daan, dans la province de Bang Bo Samut Prakan. Il représente un montant d'environ 90 millions d'euros.

PRINCIPAUX POINTS DU COMMUNIQUE:

- Ce contrat prolonge le contrat actuel d'exploitation et d'entretien qui prendra fin en mars 2013.

- Dans le cadre de ce nouveau contrat, Alstom affectera sur le site, de manière permanente, des collaborateurs chargés de l'exploitation et de l'entretien de la centrale. Ils effectueront l'ensemble des opérations de maintenance.

- Construite en 2000 par Alstom, la centrale à cycle combiné de Bang Bo (350 MW) est équipée d'une turbine à gaz GT26 d'Alstom.

- Dans le cadre de ce nouveau contrat de service, Alstom modernisera l'actuelle turbine à gaz GT26 en l'équipant de la pale et des composants MXL2, sa dernière offre de service pour ce type de turbine.

- La centrale de Bang Bo sera la première centrale thaïlandaise équipée d'une turbine GT26 qui bénéficiera de cette modernisation, prévue en 2014.

- La Thaïlande dispose du plus important parc de centrales électriques équipées de turbines GT26, avec sept unités en opération.

http://www.zonebourse.com/ALSTOM-4607/actualite/ALSTOM-contrat-de-90-mlns-d-euros-sur-dix-ans-en-Thailande-15978804/
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le janvier 31, 2013, 08:42:34 am

La Thaïlande a produit 2,45 millions de véhicules en 2012 !

La Thaïlande a produit 2,45 millions de véhicules en 2012, en hausse de 68,3 %, se hissant ainsi à la dixième place mondiale des pays producteurs d’automobiles, indique la Fédération de l’industrie automobile locale. Les ventes de véhicules dans le pays ont en outre fait un bond de 80,9 % l’an passé, à 1,43 million d’unités.

Pour 2013, la Fédération table sur une production de 2,5 millions d’unités, en hausse de 2 %, dont 1,4 million pour le marché intérieur et 1,1 million pour l’exportation.

Par ailleurs, les exportations de pièces automobiles de la Thaïlande devraient augmenter de 25 % au moins cette année, à 15 milliards de dollars ; la Thaïlande est le premier exportateur de pièces de la région des pays du sud-est asiatique (ANSEA). Ses principaux marchés destinataires sont l’Indonésie, le Japon, la Malaisie, le Vietnam et le Brésil. (BANGKOK POST 30/1/13)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le février 01, 2013, 03:10:04 pm

Une brève !


Thailande: les prix à la consommation en recul !

L’indice des prix à la consommation en Thailande a reculé plus que prévu le mois dernier, d’après des chiffres officiels publiés vendredi.

Selon le ministère thailandais du Commerce, ce chiffre en données annuelles corrigées des variations saisonnières, a reculé de 3.39%, contre 3.63% le mois précédent.

Les analystes tablaient sur un résultat de 3.40% le mois dernier.

http://www.forexpros.fr/news/indicateurs-economiques/thailande:-les-prix-%C3%A0-la-consommation-en-recul-54278
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le février 06, 2013, 08:44:41 am

2012 : une année en or pour l’industrie automobile thaïlandaise


L’année 2012 marque pour la Thaïlande non seulement un nouveau record de ventes, avec 1,43 million d’unités, mais aussi un record de production, avec le dépassement pour la première fois du seuil des 2 millions de véhicules. Les exportations du secteur automobile thaïlandais en 2012 sont estimées à 25 milliards d’euros (1 million de véhicules ayant une valeur de 15 milliards d’euros et des pièces automobiles ayant une valeur de 10 milliards d’euros). Le ministère de l’Industrie ainsi que la Fédération des industries thaïlandaises (FTI) visent maintenant une production de 3 millions de véhicules en 2017.

L’industrie automobile représente 10 % du PIB de la Thaïlande et le pays vise la 10ème place mondiale en termes de production automobile d’ici la fin de 2013. Il se classe 6ème en matière d’exportations de véhicules et de pièces automobiles. Aujourd’hui, la Thaïlande possède 2 500 usines d’assemblage de véhicules et de fabrication de pièces automobiles. En 2012, les investissements effectués par l’industrie automobile à travers le Bureau des Investissements (BOI) s’élevaient à plus de 5,05 milliards d’euros, soit une augmentation de 95 % depuis 2011. Les centres de R&D sont au nombre de neuf dans le pays, ce qui favorise le transfert de la production et du savoir-faire technologique. La Thaïlande améliore ainsi rapidement la qualité de ses produits et accède aux standards des pays développés.

La croissance des ventes en 2012 a largement été tirée par le programme gouvernemental de remises fiscales pour "Le Premier Achat d’un Véhicule Neuf". Cette initiative, lancée en 2011 pour aider l’industrie automobile thaïlandaise au lendemain des graves inondations qui avaient dévasté le pays, a pris fin le 31 décembre 2012. Le programme prévoyait le remboursement de la taxe d’accise sur l’achat d’un premier véhicule ; les remises aux "primo-accédants" atteignaient jusqu’à 2 500 euros par véhicule. L’initiative a poussé la production et le marché automobiles en Thaïlande à des niveaux record l’an passé. Au total, le gouvernement thaïlandais devrait rembourser 91 milliards de baht (2,2 milliards d’euros) à 1,25 million d’automobilistes dans le cadre de ce programme, alors qu’il tablait initialement sur 500 000 candidats. Le Département fiscal chargé de l’opération a déjà remboursé 50 millions d’euros à 30 000 bénéficiaires ayant acheté leur véhicule en 2011 (les remboursements sont effectués un an après l’achat).

La fin du programme de remises fiscales entraînera une baisse du marché thaïlandais en 2013. Nissan, notamment, prévoit un recul de ses ventes en Thaïlande en 2013-2014, avec un retour à des niveaux "normaux" après la fin des subventions. Ses ventes au titre de l’exercice 2012-2013, qui s’achèvera fin mars, sont estimées à 132 000 unités, en hausse de 72,5 %. Le constructeur prévoit que le marché automobile thaïlandais dans son ensemble baissera de 10-15 % cette année, pour s’établir entre 1 et 1,2 million d’unités.

Quant à Toyota, il a vendu 516 086 véhicules sur le marché thaïlandais l’an passé (+ 78 %) et 405 892 à l’exportation (+ 62 %). Il prévoit pour 2013 un volume de ventes de 900 000 unités, dont 500 000 sur le marché intérieur et 400 000 à l’exportation. A l’instar de son compatriote Nissan, Toyota estime que le marché thaïlandais accusera un repli de 16 % en 2013 en raison de la fin des subventions aux "primo-accédants", pour s’établir à 1,2 million d’unités.


http://www.ccfa.fr/2012-une-annee-en-or-pour-l
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le février 06, 2013, 09:00:43 am
Une info qui peut être utile pour certains...


Fedex Trade Networks ouvre son premier bureau en Thaïlande

Fedex Trade Networks vient d'ouvrir son premier bureau en Thaïlande, à Bangkok. La branche "Freight Forwarding" du groupe américain compte ainsi désormais 17 bureaux dans la zone Asie-Pacifique.

Fedex Trade Networks poursuit son patient maillage du monde, en tissant peu à peu un réseau de bureaux en propre. Dernière implantation en date : Bangkok.

Selon le groupe, le marché du freight forwarding en Thaïlande a fortement augmenté ces deux dernières années. Il était évalué à 2 034 millions de dollars en 2011, en hausse de 2,3% par rapport à 2010, et devrait atteindre 3 297 millions en 2015.


Intégration du "Fedex international Direct Priority Ocean"

Fedex Trade Networks va désormais intégrer la Thaïlande parmi les pays bénéficiant du service "Fedex international Direct Priority Ocean". Ce service couvre l'organisation de transport, les opérations de douane, la livraison finale et le suivi des marchandises à destination des États-Unis.

Il est par ailleurs disponible au départ de Hong Kong, de Taiwan (Keelung et Kaoshiung), de Chine (Shenzhen/Yantian, Shanghai, Ningbo, Xiamen, Qingdao, Dalian et Tianjin), et d'Allemagne (Hambourg).
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le février 08, 2013, 08:23:37 am

Une centrale à cycle combiné de 850 MW à Bangkok

L'Autorité de production d'électricité de Thaïlande (EGAT**) vient de confier à Alstom - en consortium avec le groupe japonais Sumitomo Corporation of Japan - la construction et l'équipement de la centrale à cycle combiné de North Bangkok bloc N2.

Située dans la banlieue nord de Bangkok, cette centrale a pour objet de répondre à la demande d'électricité en forte croissance dans la capitale du Royaume. Il s'agit du premier contrat entre Alstom et EGAT pour la fourniture d'une centrale à cycle combiné, la part de l'industriel français s'élèvant à environ 225 millions d'euros.

Cette unité sera également la première centrale à cycle combiné au monde équipée de la nouvelle génération de turbine à gaz GT26 d'Alstom. L'entreprise fournira dans le cadre de ce projet 2 turbines à gaz GT26, les turbo-alternateurs, les générateurs de vapeur à récupération de chaleur (HRSG), les turbines à vapeur ainsi que le système de contrôle de la distribution.

La nouvelle turbine à gaz GT26 considérée par Alstom comme "fiable, flexible opérationnellement et disponible" permet d'accroître sensiblement l'efficacité d'une centrale tout en réduisant les émissions.

"Ce succès témoigne de la confiance de notre client dans nos technologies pour la génération d'une électricité propre, flexible et efficace", a déclaré Mark Coxon, Senior Vice-Président d'Alstom en charge des activités Gaz.

EGAT est l'opérateur public thaïlandais et le plus grand producteur d'électricité du pays, avec une base installée de plus de 13 000 MW, soit près de 48 % de la capacité totale. Le bloc N2 de la centrale de North Bangkok va apporter une capacité de production complémentaire de 55 000 MW d'ici à 2030, tout en maintenant les émissions de dioxyde de carbone au niveau actuel.

Le groupe Alstom est déjà présent en Thaïlande. Il a contribué à l'installation de près de 7 GW dans le pays, avec notamment la construction de plusieurs centrales au gaz, dont les projets de Bowin (730 MW), Bang Bo (350 MW) et Kaeng Khoi 2 (1 520 MW). Alstom a également fourni des équipements à Rayong, première centrale à cycle combiné de Thaïlande.


http://www.enerzine.com/15/15261+une-centrale-a-cycle-combine-de-850-mw-a-bangkok-thailande+.html
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le février 12, 2013, 07:27:35 am

Les prix alimentaires sont restés stables en janvier 2013 (FAO)


L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a annoncé jeudi qu’après trois mois consécutifs de baisse, son indice des prix des produits alimentaires est demeuré stable en janvier.

La hausse des cours du pétrole et des graisses a compensé la baisse des cotations des céréales et du sucre tandis que les valeurs des produits laitiers et de la viande sont restées pratiquement inchangées.

La pause dans la baisse de l’indice coïncide avec la forte révision à la hausse des dernières prévisions de la FAO relatives à la production céréalière mondiale pour 2012. Celle-ci est maintenant estimée à 2.302 millions de tonnes, soit 20 millions de tonnes de plus que les prévisions de décembre. Cela reste cependant inférieur de 2% à la récolte record de 2011.

Les premières perspectives relatives à la production céréalière de 2013 indiquent une amélioration de la production mondiale de blé. L’augmentation de 4 à 5% des superficies cultivées de blé dans l’Union européenne, où les conditions météorologiques ont été jusqu’à présent favorables, a largement contribué à cette embellie.
 

Aux États-Unis, les perspectives sont moins bonnes

En dépit d’une augmentation d’environ 1% des semis de blé d’hiver et de bonnes perspectives d’expansion des zones de blé de printemps, une grave sécheresse continue de sévir dans les plaines du sud où l’état des cultures est loin d’être idéal.

« Compte tenu de la situation tendue des approvisionnements, les conditions climatiques restent un facteur important pour la détermination des prix. Pour plusieurs céréales, il conviendrait d’augmenter la production de manière significative cette année pour éviter une hausse intempestive des prix »

a déclaré un expert en économie de la FAO, Abdolreza Abbassian, dans un communiqué de presse.

En ce qui concerne les cours internationaux, l’indice FAO des prix des céréales a reculé de 1,1% (soit près de trois points) à 247 points en janvier. L’indice des céréales a chuté depuis octobre en raison principalement de l’amélioration des conditions des cultures.

L’indice FAO des prix des huiles et graisses a atteint en moyenne 205 points en janvier, en hausse de 4,4% par rapport à décembre, renversant la tendance à la baisse des quatre derniers mois. Le rebond a été principalement tiré par l’huile de palme en raison du raffermissement de la demande d’importation. Celui des produits laitiers a atteint en moyenne 198 points en janvier, soit un léger mieux par rapport à décembre.

Quant à l’indice des prix de la viande, il a atteint en moyenne 176 points en janvier, en légère baisse par rapport à décembre. Les cotations de toutes les catégories de viande ont été généralement stables, même si une légère baisse des prix de la viande de volailles et de la viande porcine était perceptible.

L’indice FAO des prix du sucre a atteint en moyenne 268 points en janvier, en baisse de 2,2% par rapport à décembre. Les prix ont baissé pour le troisième mois consécutif du fait à la fois des attentes relatives à un important excédent de la production mondiale et de fortes disponibilités exportables en 2012/13, notamment au Brésil et en Thaïlande.


http://thailande-fr.com/economie/23201-les-prix-alimentaires-sont-restes-stables-en-janvier-2013-fao#.URmL3mdAqeQ



Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le février 14, 2013, 02:48:27 pm
Investissements massifs en Thaïlande !

La Thaïlande entend bien jouer un rôle central dans le futur marché commun des dix pays de l’Asean qui doit se mettre en place progressivement à partir de 2015. Un programme massif d’investissements est prévu dans les infrastructures pour les sept prochaines années dans le but d’améliorer la connectivité régionale et de la compétitivité du royaume.

Le gouvernement a présenté 55 projets d’une valeur Bt2.27trn (76.2 milliards de dollars $) qui sera exécuté d’ici 2020 , avec un plan du gouvernement en matière de développement à long terme. Les nouveaux investissements visent à positionner la Thaïlande dans une position favorable compte tenu du développement régional, notamment la libéralisation dans les pays voisins comme le Myanmar, et la dans le cadre de la mise en place de la Communauté économique de l’ASEAN (AEC).

L’AEC a fixé comme objectif pour 2015 l’intégration économique régionale, en mettant l’accent sur la création d’un marché unique concurrentiel intégré au sein de l’économie mondiale.

«Les projets de développement des infrastructures sont conçus pour faire de la Thaïlande le centre de l’ASEAN », a déclaré Chadchart Sittipunt, le ministre des Transports. « En vertu de ce plan, Bangkok ne sera plus le seul centre d’affaires de la Thaïlande. Les grandes villes gagneront en importance, grâce à l’AEC, qui va étendre la connectivité régionale. «

Le ministère des Finances devrait présenter cette année un plan au gouvernement pour emprunter 73.9 millions de dollars (2,2 milliards de baths) dont 64% sera alloué à 31 projets de chemins de fer, 24% à 13 projets routiers, 7% à sept projets de transport fluviaux et de 5% à projet de modernisation des transports aériens.


Améliorer les connectivité avec ses voisins de l’ASEAN

L’objectif de ces investissements est d’améliorer la connectivité de la Thaïlande avec ses voisins de l’ASEAN, de stimuler le commerce avec des coûts de transport moins élevés, et de soutenir la croissance du secteur du tourisme. En développant des alternatives au transport routier, la Thaïlande espère aussi réduire ses émissions de carbone.

La Thaïlande se trouve au cœur du Sud-Est de l’Asie, une région qui a connu une forte croissance économique ces dernières années, et qui s’est remise  de la crise économique mondiale beaucoup plus rapidement que les pays d’Europe et d’Amérique du Nord.

La création de nouveaux couloirs de transport importants qui sont susceptibles de faire l’objet d’investissements comprennent le corridor Sud économique (de Bangkok à Phnom Penh au Cambodge et Ho Chi Minh Ville au Vietnam) et le Corridor Nord-Sud économique (reliant la Thaïlande avec le Laos, le Myanmar et la Chine , et se terminant dans la ville chinoise de Kunming).


Les investisseurs étrangers devraient jouer un rôle de premier plan

Les investisseurs étrangers sont appelés à jouer un rôle de premier plan dans cet ambitieux programme, et le Premier ministre japonais Shinzo Abe, a déjà exprimé l’interet des entreprises japonaises participant aux appels d’offres, en particulier pour les projets ferroviaires à grande vitesse. Les autorités chinoises ont manifesté un vif intérêt pour les liaisons ferroviaires à destination de Chiang Mai et Nong Khai, en vue d’une connexion au réseau chinois.

Au cours d’un forum d’affaires qui s’est déroulé mardi dans un grand hôtel de Bangkok, M. Jean-Marc Ayrault a également mentionné l’intérêt des entreprises françaises dans son allocution:

L’importante délégation d’entreprises françaises qui nous accompagne est la marque de notre intérêt pour la Thaïlande. Les entreprises françaises vont répondre présent aux ambitieux appels d’offre du ministère des transports.

Avec ces gros investissements la Thaïlande  démontre un engagement en faveur de la refonte de son infrastructure de transport, vers une plus grande connectivité dans la région.


Un nouvel afflux de capitaux étrangers

La valeur totale des demandes d’investissement en 2012 a atteint un nouveau record de  1464 milliards de baht, soit un doublement par rapport aux chiffres de l’an dernier, selon les chiffres rendus publics par le BOI (Board of Investment). En 2012, le nombre des demandes d’investissement soumises au BOI ont atteint 2.582 projets, soit une augmentation de 29,7 pour cent sur les 1990 projets de l’ année dernière .

Le total des investissements étrangers pour 2012 a généré 348.866 emplois,  de 61% de plus que les 215.845 emplois en 2011.

Parmi les entreprises qui ont annoncé de nouveaux investissements en Thaïlande pour 2013 on compte  Michelin qui a décidé d’augmenter son investissement en Thaïlande de 3,5 milliards de baht.

Alstom, va également réaliser dans la construction d’une centrale électrique. Honda Motor, dont l’usine à Ayutthaya avait été touchée par de graves inondations en 2011, a réaffirmé sa volonté d’investir environ 17 milliards de baht dans la construction d’une usine à Prachin Buri. Ses ventes de véhicules en Thaïlande en 2012 ont atteint un nouveau record, et la société a l’intention d’élargir sa base de production thaïlandaises pour les exportations.


http://thailande-fr.com/economie/23227-investissements-massifs-en-thailande#.URySraWEwzw
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le février 17, 2013, 05:02:24 pm

Carlsberg retourne en Thaïlande !

La bière danoise Carlsberg réintègre le marché thaïlandais après avoir signé un accord avec le groupe Singha. Carlsberg  avait été introduite en Thaïlande en 1991 grâce à un partenariat avec Thaibev la société du magnat du whisky, Sirivadhanabhakdi Charoen.

Mais trois ans plus tard, Thaibev décidait de lancer sa propre marque de bière, la Chang, provoquant une rupture de la distribution de la bière danoise. Désormais, le distributeur des bières Singha et Leo, Singha Corporation, principal concurrent de la bière Chang, distribuera la bière Carlsberg dans le but d’atteindre le top 3 des bières les plus vendues en Asie.

Le directeur du groupe Singha, Piti Bhirombhakdi, a annoncé que la bière Carlsberg sera distribuée en Thaïlande pendant 5 ans mais que le contrat peut ensuite être renouvelé. Des agents du groupe distribueront Carlsberg dans 21 villes à travers le pays.

Un marché en croissance de 10 à 12%

Carlsberg possède 8 usines en Asie (deux usines au Laos, une au Cambodge, quatre au Vietnam et une en Malaisie) dont le groupe Singha pourra se servir pour la fabrication de produits Singha. .

Cette acquisition permettra au groupe d’augmenter sa capacité de production déjà importante puisqu’il peut produire jusqu’à 1,68 milliards de litres par an.

Le groupe Singha est optimiste et pense qu’avec l’acquisition de la bière Carlsberg le marché de la bière connaîtra une croissance de 8% par an pendants trois ans et 10% à 12% en moyenne pour la bière de qualité supérieure.

« L’entrée de Carlsberg en Thaïlande ne sert pas seulement à augmenter les ventes et les profits mais également à renforcer la clientèle dans la région au moment où l’Asean devient un marché unique dans le cadre du AEC (Asean Economic Community) », explique Mr Piti.

Singha à la conquête de nouveaux marchés

Le groupe a également été contacté par au moins 6 entreprises d’Asie et d’Europe qui sont intéressées par des partenariats dans d’autres secteurs d’activités tels que l’agriculture, la propriété et la nourriture. La compagnie prévoit de sceller ces transactions dans les années à venir.

L’entreprise a aussi l’intention de vendre sa bière Singha sur le marché européen le mois prochain en utilisant une usine Carlsberg située en Russie lui permettant ainsi de faire des économies sur l’importation.

Le Thaïlandais Thaibev est le quatrième brasseur de la région Asie Pacifique

Parmi les brasseurs asiatiques, Asia Pacific Breweries est le sixième en termes de ventes à travers la région Asie-Pacifique, San Miguel Corp (Philippines) est numéro un, et ThaiBev en quatrième position, selon les dernières données d’Euromonitor pour 2011.

Thai Beverage, plus connu sous le nom de ThaiBev, est la plus grande entreprise de production et de distribution de boissons alcoolisées en Thaïlande, est l’une des plus grandes en Asie du Sud Est avec des distilleries en Thaïlande, en Ecosse, Pologne, Irlande, Chine, et en France. Thaibev est cotée à la Bourse de Singapour , avec une capitalisation boursière de plus de 4 milliards de dollars.

http://thailande-fr.com/entreprises/23298-carlsberg-de-retour-en-thailande#.USCpQ6WEwzw
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le février 19, 2013, 09:10:58 am

Spectaculaire rebond de croissance en Thaïlande


L’économie thaïlandaise a enregistré un rebond spectaculaire (+18,9%) au quatrième trimestre 2012, poussant la croissance au delà des prévisions les plus optimistes à 6,4% pour l’année 2012.

La croissance économique de la Thaïlande s’est accélérée au quatrième trimestre grace à l’augmentation des exportations et de la demande locale, réduisant la pression sur la banque centrale pour de nouvelles baisses de taux.

Le produit intérieur brut a augmenté de 18,9% dans les trois dernier mois de l’année précédente, après une progression de 3,1% au trimestre précédent, le Conseil national de développement économique et social (NESDB) a déclaré à Bangkok ce lundi. La médiane de 14 estimations d’une enquête de Bloomberg était de 15,3%.

L’économie a progressé de 6,4% en 2012, contre 0,1% en 2011, quand les inondations avaient paralysé la majeure partie du pays.


http://thailande-fr.com/economie/23357-croissance-de-64-en-2012#axzz2LJ50jIcw


Photo : Le Premier ministre Yingluck Shinawatra augmenté l’an dernier le salaire minimum de plus de 40% dans plusieurs provinces et a dévoilé des incitations pour les acheteurs de voitures
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le février 21, 2013, 08:32:10 am

Les fonctionnaires priés de tomber la veste

La Thaïlande se prépare à de sérieux problèmes d’approvisionnement en gaz naturel à partir du mois d’avril, alors que la Birmanie a annoncé une suspension temporaire de ses livraisons pour réparer une plate forme de forage endommagée.

Si les coupures d’électricité annoncée pour le mois d’avril se concrétisent, la période de Songkran déjà très chaude d’ordinaire, pourrait bien devenir étouffante. En attendant les organismes publics ont été prévenus et priés de changer leurs habitudes qui consistent en général à faire régner un froid polaire dans leurs locaux. Une petite révolution culturelle dans un pays où la moindre odeur de transpiration est assimilé à une grave entorse au savoir vivre le plus


Pas moins de 25 degrés

Le gouvernement thaïlandais a donc décidé que les organismes d’État devront réduire leur consommation d’énergie de 10 pour cent à partir du mois prochain, sinon ils devront faire face à des coupes budgétaires, a annoncé le porte-parole du gouvernement Tossaporn Serirak aujourd’hui.

Le gouvernement a également demandé aux fonctionnaires de donner l’exemple pour le grand public, en fixant la température minimale des thermostats de climatisation à 25 degrés et en prohibant le port de la veste au bureau.

L’Electricity Generating Authority de Thaïlande (EGAT) a prévenu que des coupures de courant de plusieurs heures, pourrait avoir lieu dans la première moitié du mois d’avril du fait d’une perturbation de l’approvisionnement en gaz naturel du Myanmar.

Le gouverneur de l’EGAT Suthat Patmasiriwat a déclaré hier que des pannes sont possibles les après-midi en semaine entre les 4 et 12 avril, lorsque la maintenance programmée du bloc de Yadana au Myanmar devrait causer des ruptures d’approvisionnement. La rupture pourrait représenter une perte de 6.000 mégawatts de production d’électricité en Thaïlande, soit 23% de la demande de pointe en 2012 qui était de 26 121 MW.

La demande de pointe devrait atteindre 27.000 MW cette année, en hausse de 4% par rapport à 2012.

L’Egat envisage des options telles que retarder les programmes de maintenance de plusieurs centrales électriques, ou le passage à des centrales électriques fonctionnant sur hydrocarbures, ou encore des demandes de quotas supplémentaires de centrales hydroélectriques au Laos.

La demande d’électricité a augmenté fortement, ces dernières années en Thaïlande, mais le développement de nouvelles centrales a été retardé, et surtout le gouvernement n’a pas réussi à diversifier les combustibles utilisés dans la production d’électricité, le gaz représentant jusqu’à 70% de la production d’électricité.


http://thailande-fr.com/actu/23380-les-fonctionnaires-pries-de-tomber-la-veste#.USV302dAqeQ
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: letirailleur le février 21, 2013, 08:54:37 am
Il faut dire que lorsque je vais dans une grande surface ou autre, je me les gèle tellement il fait froid.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le février 21, 2013, 09:13:29 am

Il faut dire que lorsque je vais dans une grande surface ou autre, je me les gèle tellement il fait froid.


Bien vrai ça , ils mettent la clim a fond .
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: brigitte le février 21, 2013, 03:49:36 pm

Bonjour Brigitte... Avec toutes mes excuses, je suis obligé de retirer ton texte... Ta source, Le Petit Journal.com nous a en effet interdit de mettre ses textes sur notre forum il y a quelques années.

Cordialement, le Modérateur.

Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le février 23, 2013, 08:37:29 am

Vietnam, Laos, Thaïlande coopèrent dans les transports


La première conférence des ministres des Transports et des Communications Vietnam-Laos-Thaïlande a eu lieu jeudi à Hanoi afin de définir les orientations et tâches de coopération de ce secteur entre les trois pays.

Le ministre vietnamien des Transports et des Communications, Dinh La Thang et ses homologues thaïlandais Chadchart Sittipunt, et laotien Sommad Pholsena, ont participé à cet événement.

Le ministre Dinh La Thang s'est réjoui des acquis notables dans le cadre de la coopération tripartite relevant plus généralement de la coopération de l'ASEAN, de la sub-région du Mékong élargie (GMS) ainsi que des accords bilatéraux de transport terrestre comme aérien... Cependant, la mise en oeuvre de ces derniers rencontre des difficultés.

Il a estimé que cette conférence contribuera à régler les limitations et renforcer la promotion de la connection des réseaux de communication des trois pays.

Les responsables du secteur des transports de trois pays ont convenu d'achever au plus tôt les formalités internes pour signer un mémorandum Vietnam-Laos-Thaïlande afin d'inclure les nationales 8 et 12 traversant les territoires vietnamien et laotien dans le protocole N°1 de l'accord GMS-CBTA.

Ces voies permettront de réduire le temps comme le coût du transport et de faire transiter du fret entre le nord-est de la Thaïlande et le centre du Laos jusqu'aux ports vietnamiens de Vung Ang et Hon La, contribuant à promouvoir le développement socioéconomique de la région.

Les ministres ont adopté un plan d'action pour l'élaboration d'une convention sur le tourisme entre les trois pays sur la circulation routière comme la création des sous-comités sur les transports, le tourisme, l'entrée-sortie et la douane. - AVI


http://fr.vietnamplus.vn/Home/Vietnam-Laos-Tha%C3%AFlande-cooperent-dans-les-transports/20132/28272.vnplus
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 01, 2013, 08:16:51 am
Brève


Thailande: la production industrielle en recul !

La production industrielle en Thailande a reculé plus que prévu le mois dernier, d’après des chiffres officiels publiés jeudi.

Selon le Bureau de l’économie industrielle de Thaïlande, ce chiffre en données annuelles corrigées des variations saisonnières, a reculé de 10.1%, contre 23.4% le mois précédent.

Les analystes tablaient sur un résultat de 11.7% le mois dernier.
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le mars 06, 2013, 01:54:26 pm

La Chine premier partenaire de la Thaïlande ?

La Chine pourrait dépasser le Japon comme partenaire commercial le plus important de la Thaïlande dans les trois ans, grâce à la croissance rapide des investissements chinois dans les pays d’Asie du Sud-Est, selon Srirat Rastapana, directeur général de la promotion du commerce international au ministère thaïlandais du Commerce.

Le Japon a été le partenaire commercial le plus important de la Thaïlande l’année dernière, avec US $ 73,06 milliards d’échanges commerciaux. La Chine a terminé deuxième à US $ 63,86 milliards et les États-Unis, troisième avec US $ 35,69 milliards, selon les données officielles thaïlandaises.

La Chine est le plus grand marché d’exportation de la Thaïlande depuis l’année dernière, les exportations thaïlandaises vers le la Chine continentales ont atteint US $ 26,9 milliards. Si Hong Kong est inclus, les exportations thaïlandaises vers la Chine ont totalisé 40 milliards de dollars l’an dernier.

La Chine est le cinquième plus gros investisseur en Thaïlande, avec 4 milliards de dollars dans 177 projets principalement dans l’industrie légère et les machines de 2007 à 2012, selon les statistiques officielles thaïlandaises. Le Japon est le plus grand investisseur de la Thaïlande, suivi par l’Union européenne.

http://thailande-fr.com/economie/23493-la-chine-premier-partnaire-de-la-thailande#axzz2Meg4NzT8
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 07, 2013, 09:22:44 am

Et oui, ça fait mal !...


Automobile : la France derrière la Thaïlande !

Nouvelle dégringolade de la France comme base de production automobile. Qu’il s’agisse des petites voitures ou de l’ensemble des modèles depuis la plus petite des citadines aux camions de chantier, la France, avec 1,97 million de véhicules en 2012 (-12,3%) se retrouve à la 13e place (1), désormais dépassée par la Russie (2,23 millions, +12,1%), le Canada (2,46 millions, +15,4%) et la Thaïlande (2,48 millions), dont la production a fait un bond de 70%. Au train où vont les choses, le Royaume-Uni...


http://www.liberation.fr/economie/2013/03/06/automobile-la-france-derriere-la-thailande_886828
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Malco le mars 07, 2013, 09:33:12 am
Citer


Et oui, ça fait mal !...

Automobile : la France derrière la Thaïlande !



Oui , Ils parlent maintenant de mettre une taxe pour les anciennes voitures diesel , enfin c'est en projet attendons on s'étonne plus de rien maintenant je préfère en rire .
La prime a la casse c'est tomber à l'eau ça reviens trop cher disent-ils , je comprends donc de ce fait ils vont mettre une taxe aux anciennes voitures , ainsi c'est plus simple  :huhu :huhu
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 08, 2013, 07:33:00 am

Avec le tarif des contraventions qui va doubler, c'est la fête en France...  :What?
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le mars 08, 2013, 02:00:45 pm

L'UE et la Thaïlande vont engager la négociation d'un ALE !


L'Union européenne (UE) et la Thaïlande ont déclaré jeudi l'engagement des négociations d'un accord de libre-échange (ALE) dans l'effort réciproque de porter leur commerce bilatéral à 30 milliards d'euros.

Le premier tour devrait avoir lieu dans le courant de l'été à venir.

Cette information rendue publique à l'issue d'un entretien entre le président de la Commission européenne, M. José Manuel Barroso, et le Premier ministre thaïlandais, Mme Yingluck Shinawatra, souligne l'ambition de signer une convention globale portant sur les barrières tarifaires comme non-tarifaires ainsi que des problèmes en matière de services, d'investissement, de concurrence et de développement durable.

Mme Yingluck Shinawatra a espéré que la signature d'un tel accord permettra d'élargir la coopération bilatérale à d'autres secteurs, l'UE représentant 10% du commerce extérieur de son pays et contribuant notablement à son secteur du tourisme avec près de 5,5 millions de touristes européens chaque année.

Le lancement de ces négociations est un important jalon des relations entre l'UE et la Thaïlande qui avaient déjà été dynamisées par la signature d'une convention de partenariat et de coopération, et la signature d'un ALE permettra à chacun de s'assurer d'une plus grande durabilité de leur croissance économique.

Avec des échanges de près de 32 milliards d'euros en 2012, la Thaïlande est le 3e partenaire en commerce de l'UE dans le cadre régional de l'association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), tandis que l'union est l'un des premiers investisseurs étrangers dans ce pays avec 14 milliards d'euros en 2011

http://fr.vietnamplus.vn/Home/LUE-et-la-Tha%C3%AFlande-vont-engager-la-negociation-dun-ALE/20133/28645.vnplus
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 09, 2013, 08:47:27 am

Peu de gens savent qu'après l'Allemagne et les Etats-Unis, la Thaïlande est le 3e pays du Monde où se vend le plus de mercedes...


Mercedes va investir 20 millions de bahts en Thaïlande


Mercedes va investir 20 millions de bahts (environ 5,2 millions d’euros) en Thaïlande, afin d’augmenter ses capacités de production dans le pays. Son usine de Samut Prakan pourra ainsi produire 16 000 unités par an (contre 2 000 actuellement).

En outre, Mercedes investira un milliard de bahts dans cinq centres de services en Thaïlande pour améliorer son réseau de distribution.

L’an dernier, les ventes de Mercedes en Thaïlande ont progressé de 14 %. Cette année, la marque se fixe pour objectif d’accroître ses ventes dans le pays de 10 %. Mercedes devrait pour cela lancer 6 nouveaux modèles en Thaïlande en 2013. (UBIFRANCE février 2013)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 12, 2013, 07:54:37 am

La Chine premier partenaire de la Thaïlande ?(http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Drapeaux/thailande.gif)(http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Drapeaux/chine.gif)


La Chine pourrait dépasser le Japon comme partenaire commercial le plus important de la Thaïlande dans les trois ans, grâce à la croissance rapide des investissements chinois dans les pays d’Asie du Sud-Est, selon Srirat Rastapana, directeur général de la promotion du commerce international au ministère thaïlandais du Commerce.

Le Japon a été le partenaire commercial le plus important de la Thaïlande l’année dernière, avec US $ 73,06 milliards d’échanges commerciaux. La Chine a terminé deuxième à US $ 63,86 milliards et les États-Unis, troisième avec US $ 35,69 milliards, selon les données officielles thaïlandaises.

La Chine est le plus grand marché d’exportation de la Thaïlande depuis l’année dernière, les exportations thaïlandaises vers le la Chine continentales ont atteint US $ 26,9 milliards. Si Hong Kong est inclus, les exportations thaïlandaises vers la Chine ont totalisé 40 milliards de dollars l’an dernier.

La Chine est le cinquième plus gros investisseur en Thaïlande, avec 4 milliards de dollars dans 177 projets principalement dans l’industrie légère et les machines de 2007 à 2012, selon les statistiques officielles thaïlandaises. Le Japon est le plus grand investisseur de la Thaïlande, suivi par l’Union européenne.


http://thailande-fr.com/economie/23493-la-chine-premier-partnaire-de-la-thailande#axzz2NHZHllWg
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 13, 2013, 09:19:35 am

Forbes va lancer une édition thaïlandaise


Post Publishing Plc, l’éditeur du Bangkok Post, va lancer une édition du magazine Forbes en Thaïlande au mois de juin, en ciblant les principaux chefs d’entreprise locaux, les entrepreneurs et les décideurs.

Supakorn Vejjajiva, PDG du Bangkok Post, a déclaré que le magazine américain spécialisé sur le monde des affaires vise un tirage de 100.000 exemplaires par mois pour son édition en langue thaïe. Le premier numéro sera lancé le 15 juin prochain.

Forbes Thaïlande s’adressera à des cadres intermédiaires, des entrepreneurs et des leaders d’opinion qui cherchent un aperçu de l’environnement économique local et mondial, selon  M. Supakorn.


Forbes Thaïlande vise un tirage de 100.000 exemplaires

Post Publishing, via sa filiale Post International Media, est l’éditeur de magazines de référence du pays avec l’édition de magazine de mode pour femmes comme Elle et Marie-Claire, ainsi que des magazines de mode de vie tels que Elle Decor.

Krisda Sawamiphakdi sera directeur de la rédaction de Forbes Thaïlande. un vétéran de longue date du monde des affaires thaïlandais et plus récemment  premier vice-président de Asia Plus Securities.

« Notre marché comprend les grands banquiers et dirigeants d’entreprises… Il est essentiellement destiné à l’ensemble des « C-suite ‘», a t-il dit, se référant à l’expression anglo-saxonne qui désigne les postes de cadres supérieurs qui commencent par un C comme les CEO, CIO, CFO (PDG, DSI et DAF).

Nopporn Wonganan, un journaliste chevronné avec une expérience au Bangkok Post, The Asian Wall Street Journal et Reuters, sera le rédacteur en chef de Forbes Thaïlande.

« Forbes Thaïlande sera le support publicitaire pour atteindre les  dirigeants d’entreprises et propriétaires d’entreprises qui ont le revenu le plus élevé et sont les plus intéressés par les marques haut de gamme et les services financiers», a t-il dit.

« Les services bancaires et financiers, les marques de luxe, l’ automobile de luxe, l’immobilier et les annonceurs internationaux seront les annonceurs clés de Forbes Thaïlande. »

Selon M. Supakorn la circulation de l’édition thaïlandaise (100.000) serait la deuxième plus importante pour le magazine en Asie, après l’édition Chine de Forbes. Forbes a actuellement un tirage de 370.000 dans la région, avec une part de marché de 21% des dépenses publicitaires régionale dans les publications de presse, selon Kantar Media, devant le Wall Street Journal, l’International Herald Tribune et The Economist.


http://thailande-fr.com/media/23662-forbes-va-lancer-une-edition-en-thailande#axzz2NNdsEOEn
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 14, 2013, 08:47:59 am

J'ai effectivement fait le constat que lorsque l'on met en place une proposition d'embauche (même bien payée), en particulier pour les "travaux peu qualifiés" (batiment, personnel de maison, jardinier, etc...) il faut attendre parfois des semaines, voire des mois, pour avoir une réponse sérieuse... Les Thaïlandais n'ont pas l'air d'avoir très envie de travailler... Résultat, on se reporte sur les Birmans...


La Thaïlande menacée par une pénurie de main d’oeuvre

Dans la perspective d’une intégration économique plus étroite en Asie du Sud et à l’ouverture de l’économie du Myanmar, la Thaïlande pourrait être confrontée à une pénurie de travailleurs.

« Ce qui nous préoccupe c’est le flux de travail qui aura lieu après la libéralisation du marché en 2015. Une pénurie de main-d’œuvre fait partie de nos principales préoccupations,. » a déclaré Sutapa Amornvivat, économiste en chef au Centre Siam Commercial Bank d’Intelligence Economique.
Grue chantier Bangkok


Certains secteurs comme le bâtiment sont confrontés à une pénurie de main d’œuvre.

Tous les pays de l’Asean, réunis dans une communauté économique à partir de 2015 sont susceptibles d’avoir un besoin accru de travailleurs, en particulier du travail non qualifié, alors que le nombre de projets d’investissement est en augmentation.

« Les travailleurs peu qualifiés pourraient refluer vers ces pays et la Thaïlande pourraient souffrir de pénuries, » selon Mme Sutapa

Un certain nombre de projets d’investissement sont déjà prévus dans ces pays, y compris le Myanmar, qui exigeront beaucoup de main d’œuvre, généralement non qualifiée, at-elle dit.

Avec le Myanmar qui ouvre son économie, en invitant davantage d’investissements directs et de création d’emplois, la Thaïlande pourrait faire face à une pénurie de main-d’œuvre non qualifiée. De nombreux économistes et les investisseurs s’attendent à une augmentation des investissements directs, en particulier des industries intensives en travail.

« Un certain nombre d’ouvriers non qualifiés en Thaïlande pourrait se déplacer vers leurs propres pays comme le Myanmar, qui sont sur le point d’ouvrir leurs économies »

a déclaré Somprawin Manprasert, professeur assistant d’économie à l’Université de Chulalongkorn.

Jusqu’à présent, le gouvernement n’a pas fourni un plan clair en réponse à un déplacement possible du travail non qualifié et la Thaïlande a peut-être besoin de se repositionner sur des industries qui sont davantage liées à la main-d’œuvre nationale, comme les États-Unis et le Japon ont fait il y a plusieurs années.

Certaines industries comme la transformation du poisson (conserveries), de par leur nature ont besoin d’un avantage concurrentiel par le travail, généralement non qualifié et emploient une main d’œuvre majoritairement immigrée, surtout en provenance du Myanmar.

La question qui se pose maintenant pour l’industrie thaïlandaise est de conserver les travailleurs non qualifiés immigrés, ou de déplacer les lieux de  fabrication  là où une main-d’œuvre non qualifiée existe.


http://thailande-fr.com/actu/23489-la-thailande-menacee-par-une-penurie-de-main-doeuvre#axzz2NNdsEOEn
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 15, 2013, 08:27:45 am

Thaïlande et Myanmar promeuvent le commerce frontalier


La Thaïlande et le Myanmar ont convenu de renforcer leur commerce frontalier dans les régions de fort potentiel, dont la province thaïlandaise méridionale de Mae Hong Son, ainsi que d'accélérer la réalisation du projet de zone économique spéciale de Dawei au Myanmar.

Cette accord est intervenu lors d'un entretien entre le Premier ministre thaïlandais, Mme Yingluck Shinawatra, et le vice-président birman, M. Sai Mauk Kham, qui a eu lieu en marge du 5e Sommet de la Stratégie de coopération économique Irrawaddy-Chao Phraya-Mékong (ACMECS 5) à Vientiane (Laos).

Les deux dirigeants ont discuté des mesures de développement de leurs bourgs frontaliers, du secteur de la logistique ainsi que de conditions propices à la circulation à leurs portes frontalières en mettant en place des mécanismes d'"Un visa" ou d'''Un guichet unique" ou "one door-one stop".

S'agissant de la zone économique spéciale de Dawei, les deux parties ont décidé d'en accélérer la création, notamment la construction de ses infrastructures et d'un réseau d'ouvrages de communication qui devront être achevés d'ici l'institution en 2015 de la Communauté économique de l'ASEAN. -AVI


http://fr.vietnamplus.vn/Home/Tha%C3%AFlande-et-Myanmar-promeuvent-le-commerce-frontalier/20133/28837.vnplus
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 16, 2013, 08:52:25 am

THAÏLANDE • Une pénurie d'énergie moins grave que ne l'affirment les autorités

Le gouvernement annonce des pénuries d'électricité à venir. Selon l'opposition, c'est un stratagème pour faire passer des projets controversés de centrales au charbon et de barrages hydroélectriques.

Avril, le mois le plus étouffant en Thaïlande, pourrait être encore plus chaud cette année si la pénurie d'électricité forçait les autorités à imposer des coupures de courant.

Les ministres ont montré l'exemple le mois dernier en tombant la veste, en réduisant l'air conditionné dans les bureaux et en exigeant que les organismes publics limitent leur consommation d'énergie en vue de la pénurie imminente. Cette rafale de mesures soulève cependant une question : pourquoi le gouvernement a-t-il attendu si longtemps pour tirer la sonnette d'alarme ? Surtout que cette baisse de régime d'une semaine est due à des opérations de maintenance de routine sur les systèmes d'exploitation d'un gisement de gaz naturel birman, qui alimente six centrales électriques dans l'ouest de la Thaïlande. D'habitude, les centrales fonctionnent au fioul ou au diesel pendant cette période.

Les spécialistes du secteur ne s'attendent pas à une perturbation importante. L'économiste de l'énergie Decharut Sukkumnoed, de l'université de Kasetsart, estime que le manque ainsi engendré correspondra à moins de 4 % de la pointe quotidienne de consommation. "Ce n'est pas grand-chose, explique-t-il au Strait Times. Et ça ne concernera que les après-midi en semaine."

Toutefois, ces annonces de crise ont fait grimper au rideau les démocrates de l'opposition et les défenseurs de l'environnement. Selon eux, le gouvernement du parti Pheu Thai veut susciter des inquiétudes dans l'opinion publique pour faire accepter des projets controversés, notamment la construction de centrales au charbon ou de barrages hydroélectriques.

Outre le gaz importé de Birmanie, la Thaïlande tire en grande partie son énergie de barrages situés au Laos. Ces derniers mois, le pays a été vivement critiqué pour son rôle dans la construction du barrage de Xayaburi, sur la portion laotienne du Mékong, qui pourrait entraîner des dégâts écologiques en aval. En Thaïlande même, le gouvernement a l'intention de lancer un appel d'offres pour une série de projets qu'il souhaite réaliser dans le cadre de son plan de gestion de l'eau, un programme de 350 milliards de bhats [9 milliards d'euros] mis en place pour éviter qu'une catastrophe comme les inondations de 2011 [qui ont fait plus de 600 morts et coûté près de 27 milliards d'euros de réparations] ne se répète.

Teerapong Pomun, directeur du groupe de défense de l'environnement Living River Siam, soupçonne le gouvernement de vouloir monter en épingle cette pénurie pour affaiblir l'opposition aux barrages hydroélectriques. La construction de barrages engendre souvent des déplacements de population et des dégâts sur la vie aquatique. "[Le gouvernement] veut faire accepter la construction de barrages", affirme-t-il.

En attendant, tout ce bruit autour d'une imminente pénurie a mis en évidence le besoin de diversifier les sources d'énergie du pays. Des analystes estiment que la Thaïlande est trop dépendante du gaz naturel, qui a représenté quelque 68 % de l'énergie utilisée en 2012 et dont 20 % environ ont dû être importés.

L'ancien ministre de l'Energie Piyasvasti Amranand a confié au Strait Times que les subventions appliquées aux combustibles depuis de nombreuses années ont créé une demande de gaz trop élevée par rapport aux autres énergies. Selon lui, l'expansion de la production indépendante d'énergie est entravée par les lourdeurs administratives.

La Thaïlande compte des centaines de petits producteurs, dont beaucoup génèrent de l'énergie durable et qui vendent leur électricité au réseau national. Leur contribution reste toutefois limitée : en 2011, elle ne représentait que 7 % de la production totale du pays.


http://www.courrierinternational.com/article/2013/03/15/une-penurie-d-energie-moins-grave-que-ne-l-affirment-les-autorites
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 17, 2013, 08:00:16 am

Le CCFD se mobilise pour les migrants en Thaïlande


Il existe une image de la Thaïlande dans des revues de voyage, avec plages et massage de rigueur. Et puis une autre réalité, celle dénoncée par la MAP Fondation : trois millions de travailleurs migrants venus du Laos, du Cambodge et de Birmanie, 50 % d'entre eux sans le moindre papier.

« Des travailleurs employés dans des métiers sales, difficiles et dangereux, autrement dit dans la construction, le travail domestique, l'agriculture et la pêche, et pour gagner 2 à 3 € par jour », explique Juthamanee Areeya, membre de cette fondation, actuellement présente dans l'Aube grâce au Comité catholique contre la faim et pour le développement.

Le CCFD apporte en effet une aide substantielle à cette fondation. Celle-ci met en place des programmes sur le droit du travail, sur la sécurité et la santé au travail. Elle fournit des avocats lorsque des migrants ne sont pas payés. Un programme est notamment destiné aux femmes « car de nombreuses migrantes venues de Birmanie sont violentées, violées par les employeurs, renvoyées et même parfois tuées », affirme Juthamanee Areeya.

De tout cela, il sera question lors de la rencontre organisée ce dimanche, de 15 h à 17 h, au Relais Saint-Bruno à Troyes, ainsi que lundi 18 mars, à 20 h, en la salle paroissiale d'Ervy-le-Châtel.
 

http://www.lest-eclair.fr/article/culture-et-loisirs/le-ccfd-se-mobilise-pour-les-migrants-en-thailande
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le mars 20, 2013, 07:01:16 pm

La production automobile en hausse de 36% !


La production automobile en Thaïlande au mois de février a augmenté de 36% en glissement annuel, selon la Fédération des industries thaïlandaises (FTI).
Le porte-parole de la branche automobile de la FTI, Surapong Paisitpattanapong a déclaré que le mois dernier la production automobile a atteint environ 220.000 unités.

Au cours des deux premiers mois de 2013, la fabrication des véhicules se chiffre à 465.000, une augmentation de 50 % en glissement annuel.

Les exportations de véhicules dans les deux premiers mois ont atteint plus de 190.000 unités, 40 % de la production totale, soit une augmentation de 33 % par rapport à la même période l’an dernier.

La fédération thaïlandaise de l’industrie automobile table désormais sur une  production automobile totale cette année d’au moins 2,5 millions d’unités.

La Thaïlande figure désormais dans le top 10 mondial des pays producteurs  automobile grâce à une production record de 2,45 millions d’unités en 2012 en hausse de 68%. Sur ce total, on compte 957.623 voitures de tourisme  (39%), et 1,49 million de pick-up, un type de véhicule très populaire dans le royaume.

http://www.thailande-fr.com/economie/23779-la-production-automobile-en-thailande-en-hausse-de-36#axzz2O52KAHVY
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le mars 21, 2013, 05:14:19 pm

La Thaïlande, un centre de production mondial pour les « eco-car » ?

Mitsubishi Motors a annoncé cette semaine un investissement de 1 milliard de baht (€27Mln) visant à accroître sa capacité annuelle de production automobile  à 510.000 unités par an d’ici à la fin de cette année.

Grâce à une politique très volontariste du BOI pour soutenir les investissements de production de voitures « eco-car » (exonération d’impôts sur les sociétés pendant huit ans etc…)  depuis 2007, la Thaïlande est en passe de réussir son pari : devenir un centre mondial de production pour les petites voitures à faible consommation.

L’expansion de Mitsubishi est en ligne avec l’objectif du constructeur d’avoir exporté environ 3 millions de véhicules en provenance de Thaïlande au cours des trois à quatre prochaines années.

Mitsubishi est un des six constructeurs (Honda, Mitsubishi, Nissan, Suzuki, Tata Motors et Toyota) dont les projets d’investissements ont été approuvés par le Board of Investment en octobre 2008. Au total, l’ensemble des projets relatifs à la production d’éco-cars représente un investissement total de plus de 38,3 Milliards de THB (soit 1 milliard d’euros).


Transfert des activités recherche et développement

Preuve que la Thaïlande ambitionne bien de devenir plus qu’un simple atelier d’assemblage pour les industriels japonais,  Mitsubishi est également en train de transférer une partie de ses activités de recherche et développement (R & D) depuis son siège japonais en Thaïlande pour servir les marchés de l’Asean et l’espace économique communautaire (AEC), qui entrera en vigueur en 2015.

Osamu Masuko, PDG de Mitsubishi Motors Corp, lors de sa visite en Thaïlande cette semaine pour célébrer2 millionième véhicule produit par la société dans le Royaume, a déclaré au journal The Nation voulir investir 1 milliards  de baht pour augmenter la capacité de production locale à 510.000 unités d’ici la fin de l’année. La capacité annuelle actuelle est de 460.000 véhicules

La Thaïlande a été promu par la société mère comme l’un des plus importants marchés et centre de production mondiaux dans le cadre de sa stratégie internationale, et avec pour objectif d’atteindre 3 millions d’unités avec le cumul des ventes et des exportations thaïlandaises au cours des trois à quatre prochaines années.

La décision de l’entreprise de transférer une partie de sa R ​​& D en la Thaïlande a été prise pour augmenter le nombre d’ingénieurs locaux et japonais en Thaïlande de 40 à environ 120 au cours des deux prochaines années.

L’entreprise possède trois usines de production et une usine de moteurs à Leam Chabang Industrial Estate à Chon Buri dans la région de Pattaya, qui est la première unité de production de Mitsubishi en dehors du Japon.


Exonération d’impôts et de droits de douanes

L’année dernière, Mitsubishi a investi 16 milliards de baht dans sa troisième unité de production en Thaïlande, pour produire des petites voitures sous son programme « Global Small », qui est également en phase avec le projet du gouvernement thaïlandais « Eco Car ».

La Thaïlande ambitionne depuis 2007 en effet de devenir le centre production de véhicule « eco car » pour les pays de l’Asean.

Le projet gouvernemental éco-car a été officiellement lancé le 15 juin 2007 et est assorti d’un paquet de mesures fiscales, comme l’exemption de droits de douanes sur les machines et équipements, des exonérations d’impôts sur les sociétés pendant huit ans, la réduction tarifaire sur les matières importées à 90% pendant deux ans et la réduction des droits d’accises à 17%. En contrepartie, les constructeurs doivent produire au moins 100 000 unités par an à l’issue de la cinquième année d’exploitation. Les véhicules obéiront aux critères de la norme EURO 4 (une consommation n’excédant pas 5L/100km, rejet de CO2 inférieur à 120gm/km, respect des normes de sécurité UNECE 94 et 95).


http://www.thailande-fr.com/economie/23784-mitsubishi-va-investir-1mrd-de-baht-en-thailande#axzz2O52KAHVY
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 23, 2013, 08:18:15 am

Hausse de 42,3 % des ventes de véhicules en Thaïlande en février

Les ventes de véhicules en Thaïlande ont augmenté de 42,3 % en février, à 129 910 unités, portant le volume pour les deux premiers mois de 2013 à 255 727 unités, en hausse de 51,9 %, indique la Fédération de l’industrie automobile thaïlandaise (FTI).

Les exportations de véhicules ont par ailleurs progressé de 9 % en février, à 94 527 unités.

La FTI avait récemment annoncé que la production automobile en Thaïlande avait augmenté de 36,4 % en février (à 229 204 unités) et de 50,7 % sur deux mois (à 465 229 unités).

(BANGKOK POST 20/3/13)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 25, 2013, 07:59:15 am

Energies renouvelables: quelles options pour la Thaïlande


Alors que la Thaïlande se prépare à des problèmes d’approvisionnement en gaz naturel à partir du mois d’avril, pendant que la Birmanie a annoncé une suspension temporaire de ses livraisons pour réparer une plate forme de forage endommagée, le débat sur les sources d’énergie du royaume est relancé.

Pour un pays en croissance rapide comme la Thaïlande, les moyens pour se fournir en énergie représentent des enjeux importants pour assurer ses ambitions de développement.

L’équation du réchauffement climatique qui était le problème des pays développés, devient de plus en plus une problématique de nombreux pays asiatiques, à savoir se procurer ou créer de plus en plus d’énergie sans aggraver l’augmentation des gaz à effets de serre.


La Thaïlande est trop dépendante du gaz naturel

Des analystes estiment que la Thaïlande est trop dépendante du gaz naturel, qui a représenté quelque 68 % de l’énergie utilisée en 2012 et dont 20 % environ ont dû être importés, en grande partie de Birmanie et plus récemment du Qatar.

L’ancien ministre de l’Energie Piyasvasti Amranand a confié au Strait Times que les subventions appliquées aux combustibles depuis de nombreuses années ont créé une demande de gaz trop élevée par rapport aux autres énergies.

Faisant valoir une croissance forte et continue de nouveaux projets énergétiques sur son territoire, ainsi que d’avantages fiscaux et logistiques conséquents, le Royaume ambitionne de devenir une  place forte des énergies renouvelable en Asie du Sud-est.

A l’heure actuelle, la Thaïlande reste très dépendante de l’énergie que veulent bien lui vendre ses partenaires commerciaux. En 2010, plus de 900 milliards de bahts ont été dépensés pour satisfaire la demande d’énergie croissante du pays.


Un barrage controversé sur le Mekong

Outre le gaz importé de Birmanie, la Thaïlande tire en grande partie son énergie de barrages situés au Laos. Ces derniers mois, ce pays riverain de la Thaïlande a été très critiqué pour la construction du barrage de Xayaburi, sur la portion laotienne du Mékong, qui pourrait entrainer des dégâts écologiques en aval.

Twarath Sutabutr, Directeur général du département pour le développement des énergies alternatives et efficaces du Ministère de l’énergie a déclaré qu’il projette 20% « d’énergies vertes » d’ici 2022, alors que la production d’énergie renouvelable s’élève à 11% aujourd’hui.

Parmi les projets principaux figure l’hydro-énergie, la plantation d’éoliennes – bien que le Royaume soit bien moins venteux que son voisin le Viêt-Nam -, les biocarburants, le bio gaz et l’énergie biomasse.


Investir davantage dans le solaire

La mise en place de champ de panneaux solaires constitue un autre investissement important pour les années à venir. Selon Andrew Beebe, responsable du marketing et du développement de la firme Suntech, « l’énergie solaire peut être très vite rentabilisé du aux rayonnements solaires importants dans la région ».

Par Ailleurs, le prix de l’énergie solaire est en constante baisse, de l’ordre de 6 % par an. D’ici 2013, Andrew Beebe affirme que le prix d’un watt devrait coûter moins d’un dollar.

Dans la province d’Ayutthaya, au nord de Bangkok, se trouve le plus grand champ de panneaux solaires d’Asie du Sud-est. Sa mise en fonction a été inaugurée en octobre 2011.

Cette centrale solaire aura la capacité de produire 43 Mégawatt. D’autres projets d’envergures sont en élaboration et devraient voir le jour dans les mois qui viennent.

La question environnementale étant à la mode et porteur d’avenir, la Thaïlande compte jouer sur ce registre pour mettre en place des projets audacieux. Ainsi, près de Koh Samui, une île « verte » va être aménagée, principalement à destination des touristes, avec 100% d’énergie renouvelable. Des éoliennes et des panneaux solaires seront les deux principales sources d’énergie.

Les experts de l’ONU estiment qu’une nouvelle révolution industrielle « verte » pour améliorer l’efficacité énergétique est nécessaire pour que les pays de la région Asie-pacifique prospèrent au 21ème siècle, selon un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) .


http://www.thailande-fr.com/societe/environnement/12120-energies-renouvelables-quelles-options-pour-la-thailande#axzz2OVaoX4Y0
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 27, 2013, 09:21:08 am

Alerte à la bulle en Thaïlande ?

Avec une économie qui tourne à plein régime, une pénurie de main d’oeuvre, des capitaux qui affluent en masse à la bourse de Bangkok et le baht qui pulvérise tous ses records de hausse  depuis plus de 15 ans, la Thaïlande est-elle en train de connaitre une période de surchauffe,  ou pire encore une bulle sur le point d’éclater ?

Aujourd’hui certains experts n’hésitent pas à agiter le spectre d’une bulle financière : avec la hausse des flux de capitaux en direction de l’Asie, certains indicateurs pointent vers une redite de la crise asiatique de 1997.

Le bas niveau des taux d’intérêt dans les pays développés ont siphonné d’importants volumes de capitaux en direction de l’Asie, où les devises tendent en conséquence à s’apprécier. Le retour de l’inflation est dès lors à craindre, suivie d’un phénomène de bulle financière dangereux pour le secteur bancaire.

Virabongsa Ramangkura, président de la Banque de Thaïlande, a prévenu récemment que les flux actuels de capitaux étrangers exposent l’économie à un risque de bulle dans les secteurs boursiers et de l’immobilier.

Lorsque la crise financière de 1997 a éclaté, c’est vers le secteur de l’immobilier que les regards accusateurs se sont dirigés, avec sa spéculation massive et ses prêts énormes, et pour beaucoup insolvables.

Ces dernières années, les prix de l’immobilier ont à nouveau fortement augmenté en Thaïlande, et de nouveaux projets sont en construction un peu partout, ce qui provoque de nouvelles inquiétudes quant à savoir si l’histoire risque de se répéter.


Des fondamentaux très différents de ceux de 1997

Pendant le printemps 1997, Bangkok est un chantier à ciel ouvert : un boom immobilier sans précédent est en cours alimenté notamment par des capitaux en provenance de Hong Kong, qui craint la rétrocession à la Chine.

L’offre trop abondante engendre des milliers de mètres carrés inoccupés, et des propriétaires souvent endettés grâce à leur relation influente auprès de banques, elles-mêmes financées grâce aux capitaux étrangers volatils et en quête de rendement élevés et à court terme.

Le baht est alors indexé sur le dollar sur la base d’un taux fixe décidé par le gouvernement qui oscille autour de 25 baht pour un dollar. Un cours qui semble assez surévalué compte tenu de l’endettement important de la Thaïlande à l’époque et qui sera attaqué par de nombreux fonds spéculatifs.

Aujourd’hui le baht flotte librement sur le marché des changes et son appréciation est le résultat des mécanismes de marché, pas d’une décision gouvernementale.

Charl Kengchon, directeur général du Centre de recherche Kasikorn (KResearch), estime qu’il n’y a pas de signe d’une bulle sur le marché immobilier, mais que certains endroits sont en proie à une offre excédentaire.

Le nombre de logements disponibles dans et autour de Bangkok a atteint 88.378 l’année dernière, soit beaucoup moins que les 124.462 unités disponibles au moment de la crise financière de 1997.

Selon M. Charl  le boom du logement est aussi à mettre au crédit de facteurs positifs, et non spéculatifs comme une réelle politique du gouvernement de relance de la consommation, le développement  du système de transport en commun et l’ augmentation de la richesse provoquée par la croissance économique.

« La solide position financière des promoteurs immobiliers est globalement un autre facteur clé qui a apaisé les craintes au sujet d’une bulle immobilière », a déclaré M. Charl.


Des promoteurs moins endettés qu’en 1997

Toujours selon M.Charl leur encours la dette a représenté 4% du produit intérieur brut l’an dernier, comparativement à 10,4%,  du PIB en 1997.

De son coté Samma Kitsin, directeur général du Centre d’information Immobilier, estime que

« Il est vrai qu’un grand nombre de logements en copropriété (condominium) ont été lancés, mais les prix n’ont pas fait un bond spectaculaire, il n’y a donc pas de bulle », a t-il dit. « Lorsque Hong Kong a connu sa bulle immobilière, les prix ont augmenté de 30% en une seule année ».

Cependant l’augmentation rapide des achats financés à crédit pourrait poser problème, même si cette possibilité est pour le moment réservé aux Thaïlandais.

La Chine par exemple a réussi à contrôler son propre secteur immobilier en surchauffe en introduisant des taux d’intérêt progressifs pour les prêts immobiliers pour l’achat de résidences secondaires ou ultérieure. Par exemple, si le taux d’intérêt pour un accédant à la propriété était de 7% pour un premier logement, il est de 8% pour une deuxième unité achetée par le même acheteur et 9% pour une troisième.


http://www.thailande-fr.com/economie/23809-vers-une-nouvelle-crise-de-1997-en-thailande#.UVJWYFdLl-4
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 29, 2013, 07:58:26 am

Thailande: la production industrielle en recul

La production industrielle en Thailande a reculé plus que prévu le mois dernier, d’après des chiffres officiels publiés jeudi.

Selon le Bureau de l’économie industrielle de Thaïlande, ce chiffre en données annuelles corrigées des variations saisonnières, a reculé de -1.2%, contre 10.1% le mois précédent.

Les analystes tablaient sur un résultat de 2.5% le mois dernier.


http://www.forexpros.fr/news/indicateurs-economiques/thailande:-la-production-industrielle-en-recul-57451
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mars 30, 2013, 07:57:05 am

Thailande: le déficit commercial en hausse

Le déficit de la balance commerciale thailandaise a progressé plus que prévu le mois dernier, d’après des chiffres officiels publiés vendredi.

Selon le Bureau national des statistiques de Thaïlande, ce chiffre en données annuelles corrigées des variations saisonnières, a progressé à 0.60B, contre -2.80B le mois précédent.

Les analystes tablaient sur un résultat à 0.54B le mois dernier.


http://www.forexpros.fr/news/indicateurs-economiques/thailande:-le-d%C3%A9ficit-commercial-en-hausse-57561
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le avril 05, 2013, 07:57:55 am

Mitsubishi mise à nouveau sur la Thaïlande

La production thaïlandaise du constructeur devrait gagner 50 000 unités, portant ainsi la capacité annuelle à 510 000 unités afin de profiter au mieux des marchés de l'Asean. Mais pas que...

L'objectif de Mitsubishi Motors Thaïlande (MMTh) : entrer dans une nouvelle phase d'extension et passer, durant l'année fiscale 2013, de 460 000 à 510 000 unités produites, en investissant 27 millions d'euros dans le pays.

Le président de Mitsubishi Motors Company (MMC), Osamu Masuko, souhaite ainsi "viser principalement les marchés des pays émergents, de l'Asean à l'Amérique latine, et de l'espace économique communautaire (AEC), en vigueur dès 2015".

Une annonce réalisée lors de la célébration du deux millionième véhicule exporté par MMTh depuis 1988. A cette occasion, Osamu Masuko a assuré vouloir atteindre 3 millions d’unités produites sur place au cours des trois à quatre prochaines années.

Notons que la Thaïlande est déjà le premier pays producteur du groupe en dehors du Japon, assemblant notamment le SpaceStar pour le monde entier. Et, pour accentuer encore le rôle du pôle thaïlandais, le constructeur veut également renforcer ses fonctions Recherche et Développement sur place, en y transférant une partie des activités actuellement au Japon.


http://www.journalauto.com/lja/article.view/16647/mitsubishi-mise-a-nouveau-sur-la-thailande/1/constructeurs
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le avril 12, 2013, 08:14:54 am

La BAD prévoit une croissance de 4,9% en 2013 en Thaïlande

L’économie thaïlandaise devrait croître de 4,9 % cette année et de 5 % l’an prochain, au lieu de 6,4 % en 2012, selon un récent rapport de la banque asiatique de développement.

Luxamon Attapich, senior économiste à la BAD, a déclaré que la croissance de cette année est susceptible d’être principalement soutenue par la croissance de 12,5 pour cent de l’investissement public en raison du plan massif d’investissement du gouvernement de 2000 milliards de bahts dans les infrastructures du pays, et les projets de gestion de l’eau. Le déficit budgétaire de cette année est estimé à 4,8 pour cent du  produit intérieur brut.

Toutefois, le retard dans l’exécution des projets pourrait être un facteur de risque pour l’investissement et la croissance du pays. Le gouvernement doit travailler aussi  à augmenter ses recettes en élargissant l’assiette fiscale et doit assurer la transparence de chaque projet. Les exportations thaïlandaises sont susceptibles de croître de 10 pour cent cette année et de 11 pour cent l’an prochain, alors que les économies des principaux partenaires commerciaux de la Thaïlande, comme la Chine, sont en voie d’amélioration.


La croissance de l’Association des pays de l’ASEAN est estimée à 5,4 pour cent cette année et 5,7 pour cent en 2014.

La hausse de la consommation privée et le commerce intrarégional stimulera une reprise de la croissance dans l’Asie en développement en 2013 et 2014,tandis que l’activité économique aux États-Unis et en Europe restera médiocre selon le nouveau rapport de la Banque asiatique de développement (BAD).


La croissance chinoise ne faiblit pas

La République populaire de Chine la deuxième plus grande économie du monde, devrait voir une croissance de 8,2% en 2013, soutenue par la hausse de la demande intérieure et l’amélioration des exportations, avec des retombées positives pour les économies voisines. La croissance sera de 8,0% en 2014 alors que le gouvernement mettra l’accent pour ralentir la pression sur l’environnement et à lutter contre l’inégalité des revenus.


http://www.thailande-fr.com/economie/24091-la-bad-prevoit-une-croissance-de-49-en-2013#axzz2QCuakEtN
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 16, 2013, 01:06:58 pm
http://siamlife.blog4ever.com/blog/lire-article-92107-9842622-


Quand la France s'invite dans les finances du pays...  (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Grands_Smileys/3d-yeux-dollars.gif)


Alors que l'affaire Cahuzac semble faire grand bruit en France et en Europe, l'International Consortium of Investigative Journalists vient d'annoncer  en rendant les données publiques que quelques 600 Thaïlandais  détiendraient des comptes (ou des sociétés) off-shore dans quelques paradis fiscaux... en particulier dans les Iles Vierges britaniques...  :juju

On y trouve entre autre l'ancien ministre Nalinee Taveesin, dont les avoirs aux Etats-Unis sont gelés après que cette dernière ait fait du business avec leZimbabwe, avec le dictateur Robert Mugabe, Potjaman-Na Pombejra, l'ex-épouse de Thaksin, le fondateur de boissons énergétiques et musicien  Yuenyong Opakul, etc...

(http://img15.hostingpics.net/pics/778308MapBVI.gif) (http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=778308MapBVI.gif)

Nalinee, qui représente toujours le pays en matière de commerce international, a été désignée comme l'une des quatre « copains (ines) du régime de Mugabe » par le Département américain du Bureau du Trésor, en charge de contrôler les avoirs étrangers.

Elle a fermement démenti ces allégations, affirmant que sa relation avec les Mugabe est «strictement sociale» et qu'elle est une victime par association... Pourtant l'analyse des documents secrets révélés par l'ICIJ semble montrer qu'elle et son frère on acheté en 2008 une entreprise appelée Hall Kingston International Limited qui avait été récemment constituée dans les Iles Vierges...

En ce qui concerne l'ex.femme de Thaksin, elle a pour sa part acheté une société offshore appelé Premium Select Inc constituée au même endroit en 2007...  :o

D'autres notables thaïlandais font partie de la liste, entre autre la famille Chirathivat, les propriétaires des grandes surfaces Central, Isara Vongkusolkit, président de la plus grosse société sucrière de Thaïlande ou encore Banawit Kengrian, ex.secrétaire permanent adjoint à la Défense...


P.S. J'ai retrouvé ce post (ci-dessous) qui reflète bien cet article...  ;)

 http://www.forumthailandeinfo.com/index.php?topic=8.msg23476#msg23476 (Les nababs thaïlandais vont bien... Merci !)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le avril 16, 2013, 03:22:35 pm

http://siamlife.blog4ever.com/blog/lire-article-92107-9842622-
Alors que l'affaire Cahuzac semble faire grand bruit en France et en Europe, l'International Consortium of Investigative Journalists vient d'annoncer  en rendant les données publiques que quelques 600 Thaïlandais  détiendraient des comptes (ou des sociétés) off-shore dans quelques paradis fiscaux... en particulier dans les Iles Vierges britaniques...  :juju


la Thaïlande ne fait pas  exception Line ? c'est dans tous les pays pareil!
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le avril 17, 2013, 01:48:43 pm


Big C voit grand pour la Thaïlande !


Big C ne veut pas seulement être Big, il veut aussi être mini et marcher sur les plates-bandes de Seven-Eleven. Big C Supercenter Plc va doubler ses investissements cette année à 8 milliards de baht (216 millions d’euros) pour ouvrir plus de 200 nouveaux magasins dans tous les formats, mais surtout en misant sur les mini Big C.

 Big C voit grand pour la Thaïlande: la filiale de Casino va investir l’année prochaine 5 milliards de baht pour ouvrir six hypermarchés, 13 grands marchés, 150 Mini Big C et 50 pharmacies. Encore 3 milliards de baht seront utilisés pour la construction de deux centres de distribution dans le nord et l’est de Bangkok, ce qui porte le nombre de centres dans la capitale à six l’année prochaine.

Le nombre de tous les magasins Big C atteindra cette année 565 : 119 hypermarchés, 31 grands marchés C, 275 Mini Big Cs et 140 pharmacies.

«Nous avons vu un énorme potentiel dans le développement des commerces de proximité dans tous le pays, nous allons doubler notre expansion de Mini Big Cs cette année », a déclaré au Bangkok Post Praphan Eamrungroj, le vice-président exécutif de Big C.

Big C a églement conclu un accord exclusif avec  Bangchak Petroleum pour ouvrir 70 Mini Big C dans les stations-service Bangchak dans tout le pays.

Les magasins de stations-service seront disponibles en deux tailles : un mini supermarché de 200 mètres carrés, lorsque la situation présente une forte population résidentielle à proximité, et un petit magasin de 150 mètres carrés pour les sites routiers.

Les deux formats pourront stocker une large gamme de produits d’épicerie alimentaires et non alimentaires et autres besoins quotidiens tels que la boulangerie et les produits laitiers. Mini Big C proposera pour la première fois une franchise aux opérateurs de la station.

«Nous sommes très positifs sur l’investissement du gouvernement de 2 trillions de baht en infrastructure. Avec plus de routes qui seront développés dans de nombreuses provinces, cela va créer plus d’opportunités pour développer de nouveaux magasins », at-il dit.

Les ventes de Big C Supercenter ont totalisé 112 milliards de bahts l’an dernier et devrait augmenter de 9-10% cette année.

En novembre 2010 le groupe français Carrefour avait accepté la proposition du français Casino de reprendre l’intégralité de ses magasins en Thaïlande sous la marque Big C. Big C, filiale de Casino, avait alors signé un accord avec Carrefour pour le rachat de ses activités en Thaïlande, pour une valeur totale de 35,5  milliards de THB (868 millions euros).

http://www.thailande-fr.com/economie/24001-big-c-va-ouvrir-200-nouveaux-magasins#axzz2QhER2dC4
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le avril 24, 2013, 06:06:12 pm

La production de véhicules en Thaïlande a augmenté de 34,3 % en mars !


La production de véhicules en Thaïlande a augmenté de 34,3 % en mars, à 256 231 unités, portant le volume pour les trois premiers mois de 2013 à 721 460 unités, en hausse de 44,5 %, indique la Fédération des industries thaïlandaises (FTI).

Les exportations de véhicules ont progressé de 14,4 % en mars, franchissant pour la première fois le seuil des 100 000 unités (102 742), et de 28,7 % sur trois mois, à 283 966 unités.

La FTI prévoit que la production automobile en Thaïlande s’établira à 640 791 unités au deuxième trimestre, en baisse de 11,2 % par rapport au premier trimestre.

http://www.ccfa.fr/La-production-de-vehicules-en,121630
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 25, 2013, 09:02:03 pm
http://siamlife.blog4ever.com/blog/lire-article-92107-9864531-


Un bon coup pour Bouygues... (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Reflexion/F_14WA%7E1.GIF)   


En effet, via ses filiales Bouygues Thaï et Bouygues Energies & Services Bouygues Construction vient de signer un contrat d'environ 38 millions d'euros pour la conception, la construction et la maintenance de trois centrales solaires photovoltaïques dans le nord-est du pays pour le compte Soleq Solar Thailand, qui en début d'année avait déjà investit avec le groupe Allemand Juwi - qui possède également une filiale en France, dans 5 centrales identiques en Isan dans les provinces de Kamphaeng Phet et d'Ubon, dans un parc de 48 MW.

Point très important : tous ces sites seront protégés des inondations futures, car les changements climatiques présentent des défis particuliers, obligeant les investisseurs et les constructeurs à mener des études hydrologiques pour chaque emplacement, afin de mettre en oeuvre une protection efficace contre toutes les catastrophes météorologique a venir...  (ainsi les fermes seront équipées de tranchées, de digues et de bassins de rétention d'eau ainsi que de stations de pompage...)

Pour ce nouveau contrat, les trois centrales seront équipées de plus de 100.000 panneaux photovoltaïques sur 60 hectares et afficheront une production annuelle d'environ 45 gigawatt-heure (GWh).

Chaque centrale aura une puissance de 10 megawatts crete.

La livraison devrait avoir lieu fin 2013. Bouygues Energies & Services et Bouygues Thaï assureront l'exploitation et la maintenance des installations pendant 5 ans.



Content Mr Bouygues... (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Grands_Smileys/3d-yeux-dollars.gif)
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 26, 2013, 01:47:49 pm
http://siamlife.blog4ever.com/blog/lire-article-92107-9864531

 
:announce   Le gaz plus cher >:( 


Le Ministre de l'Energie Pongsak Raktapongpaisarn a confirmé que le prix du gaz va augmenter des le mois de juin.

Il devrait prendre une hausse de 50 satangs /kg chaque mois jusqu'a atteindre 21 bahts/kg, un prix donc qui sera désormais égal por le gaz domestique comme pour le gaz utilisé dans les transports.

Et ce n'est pas fini puisqu'une fois ce prix atteint il passera progressivement à 24,82 bahts /kg...   :What?

Parmi les 14 millions de personnes bénéficiant de subventions GPL, il y aurait environ 500.000 vendeurs ambulants dont seulement 100.000 se sont déclares auprès du Ministère de peur d'être taxé.

Une mesure d'accompagnement provisoire d'aide sera aussi mise en place afin que les petits commerçants vendeurs de soupes et autres reçoivent des coupons de réduction qui leur permettront d'acheter des GPL au prix antérieur.
 
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le avril 28, 2013, 02:17:13 pm
http://siamlife.blog4ever.com/blog/lire-article-92107-9842622


Les crevettes en péril...!  (http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/bleu-triste-1238.gif) 


En principe, les agriculteurs qui cultivent les crevettes de la province de Chanthaburi, arborent souvent un grand sourire à cette époque de l'année car depuis les mois de janvier et février qu'ils travaillent dur, c'est le moment de récolter le fruit de leur travail lorsqu'arrive la période de Songkran (Nouvel An).

Et pourtant, cette année, les choses semblent un peu différentes puisque  seulement 30% d'entres eux ont débuté la récolte,  alors que le dernier trimestre de 2012 avait déjà montré un fort recul (de l'ordre de 25 %), ce qui a laissé entrevoir un petit cataclysme pour ce premier trimestre de l'année.

Un des problèmes, c'est que de nombreux étangs sont à sec en ce moment alors que des craintes au sujet d'une possible maladie qui toucherait en particulier la région de Chontaburi s'avère de plus en plus probable… C'est un phénomène aussi mystérieux que mortel appelle EMS (Early mortality syndrom) qui sévit depuis trois ans et qui menace de détruire l'industrie commerciale de la crevette dans toute l'Asie !

Les premiers rapports en provenance de Chine en 2009 sont parlants, quand des agriculteurs ont remarqué que leurs crevettes commencaient à mourir en masse sans cause identifiable, àtel point qu'il était impossible d'ignorer le phénomène ;

En 2011, ce sont les élevages de crevettes de la petite île de Hainan qui sont touchés à leur tour, puis la province du Guangdong, du Fujian et du Guangxi qui subissent des pertes de plus de 80% de leurs récoltes.

En 2011 et 2012, ce syndrome EMS arrive au Vietnam puis en Malaisie (ou la production a diminué de 42 % depuis 2011), ou il fait d'énormes dégâts. Dans la province Vietnamienne de Tra Vinh, ce sont pas moins de 330 millions de crevettes qui meurent au cours du seul mois juin 2011 !

En Thaïlande, depuis 2011, le phénomène est tel qu'il est désormais impossible de l'ignorer car il cause dans les provinces orientales de Chanthaburi et Rayong, d'année en année, une diminution de la production de crevettes de 40 %, ce qui entraîne une véritable « panique » des agriculteurs qui préferent pour près de 80 % d'entres eux selon certaines sources, quitter leurs étangs, plutôt que de risquer de continuer à élever des crevettes qui ont toutes les chances de mourir.

Pour la Thaïlande, l'industrie de la crevette représente plus d'un milliard de dollars et ces baisses de production pourraient s'avérer catastrophiques, d'autant que les exportations des crevettes ont déjà subit des baisses importantes en raison des problèmes lies à l'environnement et aux produits employés, aussi bien pour les nourrir que pour les soigner, pendant que d'autres pays comme Madagascar propose (certes a un prix légèrement supérieur) des produits bio sans risques pour la santé...

Avec un baisse de 26 % entre 2011 et 2012, l'industrie semble désormais en mauvaise posture pour résister a ce choc..

Avec autant d'argent en jeu , les éleveurs de crevettes mais aussi les chercheurs universitaires sont entré dans la course pour trouver la cause du phénomène, mais jusqu'ici, cela reste une énigme, et même les autorités sanitaires n'arrivent pas à s'accorder sur le fait que cela soit une maladie ou non. D''ailleurs nombre de docteurs hésitent a parler d'épidemie car, pour pouvoir employer ce « statut », il faut que cette dernière soit connue !

L'EMS provoque aux crevettes des dérèglements essentiellement au niveau du foie et du pancréas entraînant des dysfonctionnements qui empêche l'animal de digérer les aliments, l'affaiblissant petit a petit et le rendant ainsi vulnérable a la maladie.

Apres avoir mis en cause un virus, les chercheurs étudient désormais de possibles  anomalies génétiques, des infections bactériennes voire des toxines et des conditions environnementales changeantes.

Pour le professeur Gruenberg, la raison pourrait provenir du fait d'avoir encouragé un élevage trop sélectif de l'une des espèces les plus cultivées, la L. Vannamei ou crevette à pattes blanches, expliquant qu'en sélectionnant les crevettes à la « croissance rapide », les éleveurs ont entraîné sans le savoir une défaillance du système immunitaire de ces crevettes qui deviennent particulièrement sensibles aux infections par un parasite connu sous le nom  gregarine qui agit un peu à la manière du paludisme sur les crustacés...

Le professeur et son équipe a donc mis en place toute une série de bassins expérimentaux dans lesquels ils tentent de sauver les crevettes en les nourrissant de de zooplancton riche en nutriments qui selon lui peuvent aider à compenser les problèmes de digestion des crevettes tout en renforçant leur système immunitaire.

Des expériences qui pour le moment s'avèrent plutot positives (50% des crevettes mises dans le bassin avec le EMS ont reussis a survivre) mais qu'il ne veut pas qualifier de « victoire » en raison de la trop petite échelle des expériences.

En attendant, les agriculteurs de crevettes de toute l'Asie du Sud-Est n'ont d'autres choix que d'attendre avec impatience un remède car lorsqu'on demande au Président de l'association des éleveurs ce qui se passerait si l'épidémie continuait , il réponds tout simplement :  « Je n'ose pas y penser »...



Et bien, pas très cool tout çà...    >:( >:( >:(
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le avril 28, 2013, 05:59:38 pm

Solaire photovoltaïque : un contrat de 38 millions d’euros pour Bouygues en Thaïlande
 

Les filiales de Bouygues Construction – Bouygues Thaï et Bouygues Energies & Services – viennent de signer un contrat avoisinant les 38 millions d’euros pour la conception, la construction et la maintenance de trois centrales solaires photovoltaïques en Thaïlande.

D’une durée de 5 ans, ce contrat comprend notamment la conception et la réalisation de travaux qui mobiliseront 450 collaborateurs en période de pointe et démarreront le mois prochain pour une livraison en 2013.

Les trois centrales seront équipées de plus de 100 000 panneaux photovoltaïques sur 60 hectares et produiront annuellement quelque 45 gigawatt-heure (GWh). Cette production correspond à la consommation annuelle d’une ville thaïlandaise de 90 000 habitants.


http://www.francebtp.com/environnement/article/2013/04/26/85465/solaire-photovoltaique-contrat-millions-euros-pour-bouygues-thailande.php
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le mai 02, 2013, 10:24:21 pm
Le ministre chinois des AE en visite en Thaïlande pour renforcer les relations bilatérales !


Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a rencontré mercredi la Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra, s'engageant à promouvoir davantage les relations bilatérales.

Saluant les relations amicales entre les deux pays, Mme Yingluck a déclaré que la Thaïlande est prête à approfondir la coopération globale avec la Chine en renforçant les communications politiques et en maintenant la dynamique de forte croissance du commerce bilatéral.

Cette année marque le 10e anniversaire de l'établissement du partenariat stratégique entre la Chine et l'Association des Nations d'Asie du Sud-est (ASEAN). En tant que pays coordinateur des relations Chine-ASEAN, la Thaïlande continuera à faciliter la coopération dans divers domaines entre les deux parties, a déclaré Mme Yingluck.

La PM a également invité davantage de Chinois à visiter son pays.

Pour sa part, M. Wang a affirmé que le nouveau leadership de la Chine, qui a pris ses fonctions en mars, va continuer à enrichir son amitié traditionnelle avec la Thaïlande et à transformer les relations politiques entre les deux pays en un puissant moteur pour renforcer la coopération mutuellement bénéfique.

Le ministre des Affaires étrangères a suggéré que la Chine et la Thaïlande renforcent la coopération dans les domaines tels que la gestion de l'eau, le chemin de fer, la nouvelle énergie et l'éducation et élargissent les échanges dans les domaines de la science, de la défense, du tourisme et autres.

Il a ajouté que la Chine prévoit de travailler en étroite collaboration avec la Thaïlande dans le traitement des questions internationales et régionales.

M. Wang a également eu des entretiens avec Suraporn Tovichakchaikul, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la Thaïlande et s'est entretenu avec le président du Conseil privé de Thaïlande, Prem Tinsulanonda et avec l'ancien vice-Premier ministre Surakiart Sathirathai.

A l'invitation du M. Suraporn, M. Wang est arrivé à Bangkok mardi pour une visite officielle de deux jours. Il s'agit de la première étape de son voyage de six jours en Asie du Sud-est qui le conduira également en Indonésie, à Singapour et à Brunei.

http://french.peopledaily.com.cn/Chine/8229528.html

Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 03, 2013, 07:28:39 pm

http://siamlife.blog4ever.com/blog/lire-article-92107-9895192


A la recherche des matières premières...

C'est désormais dans la Pacifique que le pays entends aller chercher ses matières premieres... des matières qui se raréfient trop rapidement sur la Planète alors que le secteur industriel thaïlandais est en pleine croissance.

La Premier Ministre a donc decider de se diriger vers le Pacifique pour trouver ces fameuses matières premieres mais aussi afin de mettre en place des partenariats commerciaux.

Ainsi, Maris Sangiampongsa, ambassadeur de Thaïlande pour le Vanuatu, la Papouasie Nouvelle-Guinée, les iles Salomon et Fidji, a declaré :

 «  Les liens commerciaux avec les nations Océaniennes du Pacifique sont cruciaux pour l'avenir économique de notre nation.  Nous sommes en phase de développement avec une croissance économique de 5% l'année dernière et nous avons besoin de matières premières...»
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mai 04, 2013, 07:44:18 am

Confiance des consommateurs : Thaïlande en hausse, Europe en baisse


L’indice mondial Nielsen de confiance du consommateur est en hausse de deux points au premier trimestre à 93. Un indice inférieur à 100 signale cependant que les consommateurs sont plutôt pessimistes quant à leurs perspectives.
 
Les consommateurs thaïlandais pètent la forme avec un indice de confiance de 115, le 4e plus élevé du monde, plus du double de celui de la France (52). Pas étonnant qu’il s’ouvre quasiment un shopping mall par jour dans Bangkok.
 
Sur l’ensemble des pays étudiés par Nielsen, 60% ont vu la confiance du consommateur s’améliorer au premier trimestre 2013, contre 33% seulement au dernier trimestre 2012.

Le sud de l’Europe, où l’austérité imposée pour réduire l’endettement a fait s’envoler le taux de chômage, reste en revanche l’une des régions du monde les plus pessimistes.
 
Le Portugal est le plus pessimiste des 58 pays étudiés par Nielsen (31, -7), suivi par la Grèce, même si l’indice s’y est amélioré au cours des trois derniers mois (40, +5). L’Italie est à 44 (+5) et la France à 55 (+3). Les Etats-Unis sont à 93 (+4) et l’Allemagne à 91 (+4).
 
Sur l’ensemble des pays étudiés par Nielsen, 60% ont vu la confiance du consommateur s’améliorer au premier trimestre, contre 33% seulement au dernier trimestre 2012.


http://www.thailande-fr.com/actu/24461-confiance-des-consommateurs-thailande-en-hausse-europe-en-baisse#axzz2SHPbzbdM
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Line le mai 04, 2013, 11:55:05 am

Confiance des consommateurs : Thaïlande en hausse, Europe en baisse


et ben çà c'est clair... c'est sûrement pas en faisant de la récession que l'on relance la consommation... Il n'y a vraiment que l'Europe qui est dans la bouse, les autres continents ayant subi la crise mondiale sont repartis dare dare, peut-être pas aussi bien qu'avant, mais au moins ils s'en sont sortis...
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le mai 07, 2013, 12:33:08 am

Hilton ouvre son huitième hôtel en Thaïlande, 100e en Asie-Pacifique !


Hilton a inauguré hier son huitième hôtel en Thaïlande:  un établissement sous la marque DoubleTree by Hilton situé dans le soi 26, son 100e établissement dans la région Asie-Pacifique.

La société gère huit propriétés en Thaïlande sous trois marques – Hilton, Conrad Hilton, et DoubleTree by Hilton. Hilton prévoit d’ouvrir deux autres hotels dans Bangkok – un Hilton en juillet de cette année et un Waldorf Astoria en 2015.

Hilton opère dans le royaume depuis 1983 et gère aujourd’hui plus de 2600 chambres. La société prévoit de lancer un Hilton Yangoon l’ année prochaine et un Conrad de 350 chambres à Manille en 2015, tandis que le Hilton Garden Inn Hanoi a été lancé le 2 avril.

Au cours des cinq prochaines années, la société prévoit d’ajouter 170 hôtels à son portefeuille régional en Asie. Dans le monde, la société compte déjà plus de 330 immeubles sous gestion.

En 2012 seulement, Hilton Worldwide a signé 55 contrats sur les principaux marchés d’Asie-Pacifique, y compris la Chine, l’Australie, le Japon, la Corée du Sud, l’Inde, le Vietnam, la Thaïlande et la Malaisie. Ils sont exploités sous six marques – Waldorf Astoria, Conrad, Hilton, DoubleTree by Hilton, Hilton Garden Inn et Hampton.

« L’Asie-Pacifique est un moteur de croissance majeur dans le monde, et notre portefeuille de marques nous permet de servir un large éventail de clients à travers cette région dynamique et passionnante », a déclaré Martin Rinck, président pour l’Asie-Pacifique.

http://www.thailande-fr.com/entreprises/24439-hilton-mise-sur-la-thailande#axzz2SWPkoEvA

Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mai 08, 2013, 03:29:53 pm

Pas de bulle immobilière en Thaïlande


Le marché de l’immobilier en Thaïlande ne présente pas les signes d’une bulle, ou d’une offre excédentaire, selon le vice-président exécutif de la Banque Kasikorn,  Chatchai Payuhanaveechai.
 
Selon Kasikorn l’augmentation  des prix des logements est du à la flambée des des coûts de construction et de main d’œuvre de 12 % depuis le deuxième trimestre de l’année dernière : les prix des maisons individuelles ayant augmenté de 3 %, et les condominiums de 6 %.

La hausse des coûts de main-d’œuvre (notamment le salaire journalier à 300 baht) et des prix des terrains à Bangkok et dans les périphéries, en particulier ceux proches du métro aérien, ont entrainé une escalade des prix des logements.
 

Une offre excédentaire normale
 
Chatchai a récemment déclaré que  102.000 nouveaux logements ont été construits l’an dernier, une augmentation de 19 % par rapport à l’année précédente, alors que 107.000 unités ont été vendues durant la même période, ce qui représente une augmentation de 30%. Un total de 129.000 unités étaient invendues l’an dernier, soit 4% de moins que en 2011.
 
Le ratio de financement moyen est de 30 % en apport de liquide et de 70 % en prêts avec les prêts globaux au logement qui s’élèvent à 2.450 milliards de baht, une augmentation de 8,5 % par rapport à l’an dernier. Les prêts non performants personnels sont prévus pour s’élever à Bt280 milliards cette année, soit une augmentation de11 % de plus que l’an dernier. (Source: MCOT News)


http://www.thailande-fr.com/immobilier/24571-pas-de-bulle-immobiliere-en-thailande#axzz2Sggun8te
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mai 08, 2013, 03:51:32 pm

France – Thaïlande : une rencontre sous le signe des affaires


Les relations entre la France et la Thaïlande bénéficient en ce moment d’un nouvel élan : la visite du Premier ministre français à Bangkok fait suite à celle de Yingluck Shinawatra à Paris au mois de juillet 2012, et elle intervient à un moment particulièrement opportun.
 
Le gouvernement thaïlandais a en effet annoncé le mois dernier un programme d’investissement de 2,2 trillions de bahts (environ 55 milliards d’euros) sur sept ans pour rénover le système de transport du pays, avec une augmentation massive des services de transport ferroviaire notamment dans la région de Bangkok. La Thaïlande se trouve aussi dans une position favorable pour aborder la transition vers l’AEC en 2015, la communauté économique de l’Asean qui réunira dans un marché unique de dix pays et 600 millions d’habitants.

Au cours d’un forum d’affaires qui s’est déroulé mardi dans un grand hôtel de Bangkok, M. Jean-Marc Ayrault a déclaré:
 
"L’importante délégation d’entreprises françaises qui nous accompagne est la marque de notre intérêt pour la Thaïlande. La coopération entre nos deux pays est déjà engagée depuis plusieurs années, nos relations sont historiques et nous devons les faire vivre et les intensifier. Les entreprises françaises vont répondre présent aux ambitieux appels d’offre du ministère des transports."
 
La visite du Premier Ministre, la première d’un responsable français de haut niveau depuis la visite de Jacques Chirac en 2006, est  placée sous le signe de l’économie, des investissements et du commerce extérieur. La France est le quatrième investisseur de l’Union Européenne en Thaïlande derrière le Royaume-Uni, l’Allemagne et les Pays Bas avec plus de 400 entreprises dans le royaume employant plus de 70000 personnes. Le montant des flux d’investissements thaïlandais vers l’Europe a aussi quintuplé en 5 ans.
 
"Les investissements thaïlandais en France sont aussi les bienvenus, comme cette entreprise qui vient d’investir dans une papeterie dans l’Eure. La France est un pays qui offre aux investisseurs étrangers un environnement juridique clair, stable et non discriminatoire. La France est aussi au cœur d’un vaste marché de 500 millions d’habitants."
 
a précisé M. Ayrault dans son allocution, en présence du ministre thaïlandais des Finances, Kittirat Na-Ranong.
 
"L’accord de libre échange (FTA) entre la Thaïlande et l’UE a été approuvé par le parlement, et nous pensons pouvoir conclure les négociations d’ici quelques mois. Cet accord va permettre de renforcer encore les relations commerciales entre la France et la Thaïlande, et notre politique d’augmentation du salaire minimum est un facteur qui encouragera l’augmentation de notre demande intérieure dans le futur.
 
Notre taux de chômage est faible et notre taux de croissance autour de 5%,  avec une politique budgétaire et un endettement sous contrôle : nous abordons donc les défis de l’AEC avec une position saine."
 
a déclaré M.Kittirat, ajoutant que les entreprises françaises faisaient partie des quatre ou cinq grands groupes qui seront considérés pour la modernisation des infrastructures de transport ferroviaire.
 
Un débat a ensuite réuni des hommes d’affaires français présents en Thaïlande, dans des entreprises françaises et thaïlandaises, au sujet des perspectives offertes par l’AEC à l’horizon 2015 et sur les raisons qui justifient d’investir en Thaïlande.
 
"La constitution d’un marché unique de plus de 500 millions d’habitants est une opportunité fantastique pour notre groupe (Thaibev)  et à mon avis pour toutes les entreprises thaïlandaises. La Thaïlande se trouve dans une position très avantageuse, au centre de l’AEC."
 
a commenté Jean Lebreton, vice président de Thaibev, une des principales entreprises thaïlandaises dans le domaine des boissons et de l’agro-alimentaire.
 
Jean Marie Pithon, PDG de Dextra, et François Corbin vice président de Michelin ont répondu à une question sur les raisons qui ont motivé leur présence en Thaïlande
 
"En Thaïlande nous produisons un peu moins cher qu’en Chine, donc l’image de la Chine comme atelier bon marché du monde de correspond plus tout à fait à la réalité. La Thaïlande offre aussi l’avantage d’un FTA avec la Chine et l’Inde : concrètement cela signifie que nous importons l’acier nécessaire à notre production de Chine, et nous revendons le produit fini en Inde sans payer de droits de douane."
 
François Corbin, Michelin
 
"Notre implantation en Thaïlande se justifie pleinement à la lumière de l’évolution économique récente, car notre stratégie est de produire au plus près de nos marchés. Il suffit de sortir dans les rues de Bangkok pour le constater : nous assistons à l’émergence d’une classe moyenne nouvelle avec un niveau d’exigence qui augmente en terme de sécurité et d ‘environnement.
 
Or le pneu a un impact très important sur la consommation des véhicules.. Cette présence n’est pas contradictoire avec le maintien de nos effectifs en France : au contraire, nous allons chercher la croissance là où elle se trouve, et cela nous donne une position financière solide qui bénéficie à l’ensemble du groupe."

 
Michelin est actuellement le premier employeur français en Thaïlande avec cinq usines qui emploient 7000 personnes, et un centre d’étude et de développement pour l’Asie du Sud-Est installé en Thaïlande


http://www.thailande-fr.com/economie/23152-france-thailande-une-rencontre-daffaires#axzz2Sggun8te
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mai 15, 2013, 09:04:59 am

L’internationalisation des entreprises thaïlandaises


L’année 2013 confirme l’entrée des grands groupes thaïlandais sur la scène financière internationale avec le rachat  pour 7,4 milliards de dollars des parts de HSBC dans Ping An Insurance (Hong Kong) par Charoen Pokphand Group, le conglomérat agro-alimentaire du milliardaire Dhanin Chearavanont. Une acquisition qui fait suite à la prise de contrôle au mois de janvier du groupe singapourien Fraser and Neave par  l’entreprise Thaibev de Charoen Sirivadhanabhakdi.
 
La hausse sensible des flux d’IDE thaïlandais à l’étranger au cours de ces dernières années souligne le renforcement du processus d’internationalisation des entreprises thaïlandaises. Dotées pour la plupart d’une bonne santé financière et bénéficiant d’un environnement règlementaire de plus en plus favorable, elles ne cessent de multiplier les projets d’investissement en Asie du Sud-Est, destination phare des IDE thaïlandais, mais également en Chine et en Occident.

Sécurisation de la chaîne de production, des approvisionnements en matières premières et ressources naturelles, recherche de croissance et de nouveaux marchés, stratégie de diversification ou encore accès aux compétences et technologies, les motivations des groupes thaïlandais à s’internationaliser sont multiples.
 
Mais, toutes découlent d’un objectif commun, celui de gagner en compétitivité dans l’optique de s’imposer comme des acteurs incontournables de la globalisation économique, notamment dans la perspective de l’Asean Economic Community fin 2015.
 

Des investissements étrangers multipliés par 16 en 10 ans
 
Avec un stock d’IDE sortant multiplié par 16 entre 2000 et 2011, la Thaïlande s’est imposée, en quelques années, comme l’un des principaux investisseurs étranger des pays de l’ASEAN. Quasiment absente en 2000 avec un stock d’IDE sortant de l’ordre de 2.2 Mds USD, le Royaume se positionne aujourd’hui à la 3ème place derrière Singapour et la Malaisie, avec un stock d’IDE sortant de l’ordre de 33.2 Mds USD en 2011(¹).
 
Le premier investissement thaïlandais à l’étranger remonte aux années 1950. La Bangkok Bank, qui est désormais présente dans plus d’une dizaine de pays (Chine, Malaisie, Indonésie, Japon, Taiwan, Singapour, Vietnam, Birmanie, Philippines, Laos, USA et Royaume-Uni), s’est en effet implantée à Hong Kong en 1954.

Toutefois, ce phénomène est resté marginal dans les trois décennies qui ont suivi en raison d’un cadre règlementaire contraignant et du très faible nombre d’entreprises ayant la capacité de s’internationaliser.
 
Ce n’est véritablement qu’à partir des années 1980 que les investissements directs thaïlandais à l’étranger ont commencé à se développer. Ils ont connu la progression la  plus forte au sein de l’ASEAN sur la période 2000-2011.
 
Quatre sociétés thaïlandaises – Charoen Pokphand Group, Indorama Venture, PTT et Thai Union Frozen – figurent dans la liste 2013 du Boston Consulting Group relative aux 100 premières multinationales de pays émergents.
 
D’autre part, 16 d’entre elles figurent au classement Forbes 2013 des 2000 plus grandes entreprises mondiales : PTT, Siam Commercial Bank, Kasikornbank, PTT Global Chemical, Siam Cement, Bangkok Bank, Krung Thai Bank, Charoen Pokphand Food, Advanced Info Service, Thai Beverage, Bank of Ayudhya, CP All, Thai Oil, In Touch, Total Access Communication et Tanachart Capital. Classées selon une pondération égale des ventes, des bénéfices, des actifs et de la valeur marché, les firmes thaïlandaises comptent parmi celles ayant connu la plus forte croissance.
 
Si la Thaïlande, 28ème investisseur mondial, se situe encore à un rang inférieur à la Corée du Sud, à Singapour et à la Malaisie (24ème), ses investissements à l’étranger sont de plus en plus nombreux et jouissent d’un fort potentiel de développement.
 

La recherche de nouvelles parts de marché en préparation de l’échéance de 2015
 
La recherche de nouveaux marchés est devenue une nécessité en raison de l’environnement de plus en plus concurrentiel dans lequel les firmes thaïlandaises évoluent. Afin d’atteindre leur objectif, nombreuses sont celles qui se tournent vers une stratégie d’acquisitions de marques impliquant des investissements emblématiques.
 
C’est le cas de Central Group qui, désireux de pénétrer le marché du luxe en Europe, a fait l’acquisition, de l’enseigne italienne la Rinascente, pour 335M USD en juin 2011, et du grand magasin danois, Illum, en 2013. Son ambitieux programme d’investissement de 50Mds USD, pour les 5 ans à venir, témoigne également de sa volonté de renforcer davantage encore sa position en Asie avec l’ambition de devenir le second développeur de centres commerciaux de luxe de la région.
 
Les récentes opérations réalisées par Thai Union Frozen, rachat de Petit Navire en France, John West en Grande-Bretagne et Chicken of the Sea aux Etats-Unis, lui ont permis de devenir le plus grand producteur de thon au niveau mondial. Le groupe Minor, qui a fait l’acquisition de l’enseigne alimentaire Riverside en Chine en 2012, poursuit également une stratégie de rachat de marque.
 
Thai Beverage a quant à lui opéré un investissement de 11 Mds USD en 2012 pour une prise de participation de plus de 90% au capital de la puissante société singapourienne Fraser&Neave. Loin de se contenter de cette opération conséquente, le groupe continue de porter un vif intérêt à un groupe français dont il est candidat à la reprise. Double A a, pour sa part, racheté, en janvier 2013, une usine papetière française qui lui permettra d’accroître ses capacités de production et d’accéder à de nouveaux marchés en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient.
 

Vers un assouplissement du cadre règlementaire
 
Les investissements des entreprises thaïlandaises à l’étranger devraient très prochainement bénéficier d’un assouplissement règlementaire ainsi que d’un soutien institutionnel et financier accru. C’est ainsi que la Banque de Thaïlande devrait permettre aux sociétés cotées d’investir librement et de façon illimitée à l’étranger. Concernant les investissements de portefeuille à l’étranger, elle a pour projet d’autoriser les investisseurs institutionnels, y compris les sociétés cotées, d’investir comme ils le souhaitent dans des actifs étrangers.
 
Actuellement, seules les sociétés cotées dont l’actif est d’au moins 160 millions de dollars sont autorisés à investir à l’étranger. Les  investissements de portefeuille sont limités à 50 millions de dollars pour les entreprises et 20 millions de dollars pour les particuliers.


http://www.thailande-fr.com/economie/24622-linternationalisation-des-entreprises-thailandaises
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le mai 17, 2013, 06:11:10 pm

Starbucks prévoit de doubler ses cafés en Thaïlande !


Après 15 ans d’exploitation en Thaïlande, Starbucks a prévu de doubler le nombre de ses magasins dans le pays au cours des cinq prochaines années.

Starbucks compte actuellement 168 points de vente en Thaïlande et a ouvert cette semaine l’un de ses « magasins communautaires » dans le quartier de Langsuan à Bangkok, son quatrième dans le monde et premier à l’extérieur des États-Unis

Le «magasin communautaire» dans le quartier de Langsuan à Bangkok, est le premier à être ouvert en dehors des États-Unis : il reversera 10% du produit de ses ventes  aux communautés agricoles du nord de la Thaïlande. Les fonds seront reversés au programme de développement tribal intégré (ITDP),  qui contribue à l’éducation durable, la santé et aux projets d’irrigation.

http://www.thailande-fr.com/actu/24708-starbucks-prevoit-de-doubler-ses-cafes-en-thailande

Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mai 18, 2013, 08:02:40 am

Mouai... Et bien, il faudrait déjà que Starbuck améliore le gout de son expresso, parcequ'il n'est pas vraiment terrible !
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: PHILGOOD le mai 18, 2013, 07:05:29 pm
Tout à fait d'accord avec toi Manu, d'ailleurs je trouve qu'il est difficile de boire du bon café en Thaïlande ! Ils ont plus l'habitude des sachet de café en poudre !...
Amicalement,
Philgood ...  :smile
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le mai 19, 2013, 03:30:31 pm

Tout à fait d'accord avec toi Manu, d'ailleurs je trouve qu'il est difficile de boire du bon café en Thaïlande ! Ils ont plus l'habitude des sachet de café en poudre !...
Amicalement,
Philgood ...  :smile




+ 1  durdur en Thailande pour le ptit jus !  ???
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le mai 21, 2013, 03:45:19 pm

Une croissance inférieure aux attentes en Thaïlande !


La croissance a atteint 5,3% en Thaïlande au 1er trimestre, selon les données publiées ce matin. C'est un peu moins que la moyenne des attentes, 6%, du consensus de 13 économistes compilé par Bloomberg.

Le marché thaïlandais était cependant en hausse ce matin, pour partie parce que les autres places asiatiques démarrent bien le semaine, et pour partie parce que cette croissance décevante pourrait forcer la banque centrale du pays à réduire ses taux.

http://www.boursier.com/actualites/macroeconomie/economie-une-croissance-inferieure-aux-attentes-en-thailande-531055.html
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mai 22, 2013, 05:40:29 pm

5,3 %, on ne va pas pleurer !...  :What?
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le mai 30, 2013, 09:02:27 am

La Thaïlande ramène son taux directeur à 2,5%


Assez largement attendue, la décision de la Banque de Thaïlande ne surprendra pas beaucoup les marchés et devrait contribuer assez faiblement à tempérer la hausse du baht thaïlandais, dont le taux est resté quasiment inchangé par rapport au dollar aujourd’hui.Depuis le début de cette année, la pression est montée sur la politique de taux relativement élevée de la Banque de Thaïlande (le taux de base est de 2,5% en Corée du Sud et 2% à Taiwan) alors que le baht a culminé à 28,53 pour un dollar US au mois d’avril – son niveau le plus élevé depuis 16 ans, ou depuis 1997 lorsque la Thaïlande a dévalué sa monnaie sous la pression des marchés.

Le baht s’est apprécié de près de 7 pour cent par rapport au dollar en 2013, au détriment des exportateurs thaïlandais puisque environ 90 % des exportations thaïlandaises sont libellées en dollars américains. Le gain du baht a été réduit à 2% actuellement, alors que la monnaie américaine s’est affaiblie à 29,96 pour un dollar hier, à partir de 30.60 à la fin de l’année dernière.

Le MPC a donc voté à l’unanimité de réduire le taux directeur de 0,25 pour cent de 2,75 à 2,50 pour cent, avec effet immédiat. M. Paiboon Kittisrikangwan, secrétaire du Comité de politique monétaire (MPC), a commenté les résultats de la dernière réunion, comme suit  :

"La reprise économique mondiale a été plus lente que prévu. L’économie américaine a continué de se redresser progressivement. L’économie de la zone euro est restée faible, mais les risques extrêmes ont diminué.

Les économies chinoise et asiatique ont progressé moins que prévu, ce qui peut entraîner un retard dans la reprise des exportations thaïlandaises. Pendant ce temps, l’économie japonaise a commencé à bénéficier de la politique économique de relance du gouverement, comme en témoigne l’amélioration des exportations et de la consommation privée."


Selon la Banque de Thaïlande, les marchés financiers sont restés volatiles, conduisant à des flux entrant de capitaux persistants dans la région et l’économie thaïlandaise au cours du premier trimestre de cette année. Les exportations sont aussi soumises à des risques de baisse en raison de la modération de la croissance dans les économies régionales, en particulier la Chine.

Les exportations de la Thaïlande au premier trimestre n’ont augmenté que de 4,3 pour cent, à cause d’une faible demande mondiale en particulier de la Chine obligeant le Conseil national de développement économique et social à reviser à la baisse ses prévisions de croissance économique en année pleine à 4,2-5,2 pour cent au lieu de 4,5 à 5,5 pour cent, précédemment. HSBC révisé à la baisse sa prévision de 6,8 pour cent à 5 pour cent. La prévision de la BOT est de 5,1 pour cent de croissance pour 2013.


http://www.thailande-fr.com/economie/24897-la-thailande-ramene-son-taux-directeur-a-25
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: SUDOKU le mai 31, 2013, 03:34:05 pm

Bouygues va construire 3 centrales solaires photovoltaïques en Thaïlande !


Bouygues Thaï et Bouygues Energies & Services, filiales de Bouygues Construction, ont annoncé la signature d'un contrat d'environ 50 millions de dollars (soit environ 38 millions d'euros) pour la conception, la construction et la maintenance de trois centrales solaires photovoltaïques dans le nord-est de la Thaïlande.

Les trois centrales situées dans les provinces de Tak et Sukhothai seront installées pour le compte du producteur d'énergie solaire Soleq Solar Thailand. Au total, elles comprendront plus de 100.000 panneaux photovoltaïques répartis sur 60 hectares et afficheront une production annuelle d'environ 45 gigawatt-heure (GWh), soit l'équivalent de la consommation annuelle des ménages d'une ville thaïlandaise de 90.000 habitants. Chaque centrale aura une puissance de 10 mégawatts (MW) crête.

Les filiales de Bouygues assureront l'exploitation-maintenance des installations pendant 5 ans.

Selon le groupe industriel français, la conception et la réalisation des travaux devraient mobiliser 450 collaborateurs en période de pointe. Le chantier démarrera en juin, pour une livraison prévue fin 2013.

Avec des besoins énergétiques en forte augmentation, la Thaïlande constitue l'un des marchés les plus prometteurs d'Asie dans le domaine des énergies renouvelables. Le gouvernement s'est donné l'objectif de couvrir 25 % de la consommation d'énergie du territoire par les énergies renouvelables d'ici à 2021.

Pour remporter ce contrat, Bouygues Construction s'est appuyé sur la complémentarité entre ses métiers de conception-construction et de services d'exploitation-maintenance des énergies. Sa présence en Asie depuis plusieurs dizaines d'années a également été déterminante.

A noter que le Groupe Bouygues réalise actuellement en Thaïlande la plus haute tour du pays qui atteindra 314 mètres !.

http://www.enerzine.com/1/15820+bouygues-va-construire-3-centrales-solaires-photovoltaiques-en-thailande+.html
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le juin 04, 2013, 09:35:29 am

Libre échange: accord UE/Thaïlande

L'Union européenne et la Thaïlande ont conclu leur premier cycle de négociations en vue de conclure un accord de libre-échange qui leur permettrait de renforcer leurs liens commerciaux.

Les discussions ont porté sur des sujets aussi divers que le commerce de biens, les droits de propriété intellectuelle, les marchés publics, les normes de santé animale et végétale, le développement durable, les services et la protection des investissements, a précisé ce porte-parole, John Clancy.
Les négociations entre l'UE et la Thaïlande ont été lancées début mars.

L'UE représente près de 10% du commerce extérieur de la Thaïlande et est son troisième partenaire commercial. Les échanges entre eux se sont élevés à environ 32 milliards d'euros en 2012.

En Asie, l'UE a déjà conclu des accords de libre-échange avec la Corée du Sud et Singapour, et des négociations se poursuivent avec la Malaisie et le Vietnam. Dans le futur, elle souhaite négocier un accord commercial de région à région.


AFP
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le juin 07, 2013, 08:16:30 am

Les salaires en Birmanie : une menace pour la Thaïlande ?


La visite en Birmanie cette semaine du Premier ministre japonais Shinzo Abe a certainement retenu toute l’attention du gouvernement du Premier ministre Yingluck Shinawatra à Bangkok. Le Japon est en effet le principal investisseur étranger en Thaïlande, avec un volume et un flux  d’investissement persistant assez remarquable.

Les investisseurs industriels japonais ont aussi fait preuve d’une grande résilience : ils sont restés en Thaïlande après le coup d’Etat de 2006, après les émeutes des « chemises rouges » pro Thaksin en 2010, et ont enduré les inondations de 2011 qui ont submergé de nombreuses usines japonaises.

Mais une force de travail conséquente et disponible en Birmanie, prête à travailler pour un sixième d’un salaire thaïlandais pourrait provoquer une réorientation décisive dans la politique de délocalisation industrielle du Japon.


Un salaire moyen six fois inférieur en Birmanie

Le Japon étudie attentivement les questions de coût de fabrication dans la région comme le démontre une enquête menée par l’Organisation japonaise du commerce extérieur, connue sous le nom de Jetro. Cette enquête a montré que les salaires dans l’industrie manufacturière en Birmanie sont les plus bas parmi les 19 pays de la région étudiés.

L’ «Enquête sur les entreprises japonaises en Asie et en Océanie » de 2012 a montré que le salaire annuel moyen dans l’industrie en Birmanie est de 1100 US $. En Thaïlande, le salaire annuel moyen est de six fois supérieur à 6,704 $. Le salaire minimum a augmenté de plus de 40% en 2013 en raison de la politique populiste décidée par le gouvernement de Yingluck Shinawatra.

Les salaires vietnamiens sont deux fois plus élevé que dans la Birmanie. Le coût le plus proche de la main-d’œuvre de la Birmanie est le Cambodge, où le salaire annuel moyen dans le secteur manufacturier est de 1,424 $. La Birmanie a aussi les salaires les plus bas de la région pour les ingénieurs, les gestionnaires et le personnel administratif.


Une réforme des investissements en Thaïlande ?

Cette perspective pourrait expliquer pourquoi la semaine dernière lors d’une visite  à Tokyo, Yingluck Shinawatra a présenté ses excuses aux dirigeants d’entreprises japonaises pour «la gêne occasionnée» pour eux et leurs entreprises en Thaïlande au cours des dernières années et a promis de faire mieux.

« Merci d’être patient avec la Thaïlande. Nous allons amender et modifier les règlements actuels sur les investissements pour vous satisfaire et attirer d’autres investisseurs, » a déclaré Yingluck lors d’une conférence de Tokyo.

« Notre gouvernement va essayer de faire en sorte que la Thaïlande soit un bon endroit pour les investissements pour vous tous dans l’avenir »

a-t-elle précisé en réponse à des appels à des changements dans les règles thaïlandaises sur l’investissement, qui font souvent l’objet de critiques  pour leur protectionnisme et leur complexité.

« Nous allons essayer d’élaborer et de mettre en œuvre des règlements qui conviendront mieux aux investisseurs, car nous voulons faire de Thaïlande une plaque tournante régionale », a déclaré Yingluck.

Parmi les problèmes révélés par l’enquête du Jetro, on remarque que les entreprises japonaises en Thaïlande se plaignent de la hausse continue des salaires et des plaintes des utilisateurs finaux sur les prix des produits.

Les principaux problèmes rencontrés en Birmanie sont les pénuries d’électricité et l’insuffisance des infrastructures.

Ce n’est pas un hasard si les dernières offres d’aide financière au gouvernement de Naypyidaw en provenance du Japon consistent notamment à aider le financement de la construction d’une grande centrale électrique et d’autres infrastructures.

« Je ne crois pas que le Myanmar [Birmanie] constitue une menace immédiate pour l’attrait de la Thaïlande comme base de fabrication pour les entreprises japonaises. Cependant, quelques-uns des avantages importants qui ont amené le Japon en Thaïlande s’érodent »

a déclaré un économiste d’une ambassade occidentale à Bangkok au journal birman The Irrawaddy.

« Il n’aura pas échappé à l’attention des investisseurs japonais que les salaires au Myanmar sont beaucoup, beaucoup plus faible qu’en Thaïlande, plus faible en fait que n’importe où ailleurs dans cette région »

« Les Thaïlandais ont été très assidu au cours des 25 dernières années en veillant à ce que leur pays dispose de suffisamment d’électricité pour soutenir une base industrielle expansionniste. C’est quelque chose que les Birmans doivent faire s’ils veulent attirer les grandes industries manufacturières japonaises. Les Birmans sont très conscients du fait que le combustible pour produire une grande partie de l’électricité de la Thaïlande est en fait du gaz naturel importé de Birmanie » .

Ceci explique aussi l’intérêt de la  Thaïlande pour la zone économique de Dawei sur la côte sud-est de la Birmanie. Malgré les assurances données par Bangkok que le projet bénéficierait surtout à la Birmanie, le plus grand bénéficiaire serait sans doute la Thaïlande. C’est la Thaïlande qui pourrait bénéficier d’un nouveau terminal de transbordement de pétrole brut à  Dawei, et c’est la Thaïlande qui aurait avantage à développer autour de Dawei une industrie pétrochimique, actuellement entravée  dans la zone industrielle de Map Ta Phut (environ 200 km de Bangkok) en raison de problèmes de santé et de non respect des normes environnementales.


http://www.thailande-fr.com/economie/24991-les-bas-salaires-en-birmanie-une-menace-pour-la-thailande
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le juin 09, 2013, 09:00:48 am

Le miracle thaïlandais est-il durable ?


Malgré une croissance moins importante que prévue au premier trimestre, 5,3% soit un peu moins que la moyenne des attentes de 6%, la Thaïlande affiche des performances qui font des envieux, même dans la région.

La bourse de Bangkok est en superforme, à des niveaux jamais vu depuis 1995, et elle attire les investisseurs du monde entier. La bourse thaïlandaise a augmenté de 48 % au cours des 14 derniers mois, malgré quelques signes récents de ralentissement.


La Thaïlande coqueluche des investisseurs

Avec un taux de base de maintenu depuis plus d’un an à 2,75%, la banque de Thaïlande offre un bonus important aux investisseurs comparé aux taux quasi nuls en Europe ou aux Etats Unis. Le baht a augmenté d’environ 4 % cette année par rapport au dollar et se situe à des niveaux jamais vus depuis la crise financière asiatique de 1997.

L’investisseur gourou des marchés émergents Mark Mobius a plus d’un quart de son fonds de 18 milliards de dollars « Templeton Asian Growth », le plus important de la région, investi en Thaïlande.

Les faibles taux d’intérêt et les politiques monétaires accommodantes aux Etats-Unis, de l’Union européenne, et plus récemment au Japon, ont suscité un exode massif de capitaux vers les marchés émergents, et les investisseurs étrangers se précipitent pour acheter des fonds thaïlandais.

L’afflux de capitaux étrangers a dopé les prix immobiliers et boursiers, ce qui relance les craintes d’une bulle spéculative. Cependant la comparaison avec la situation de 1997 ne semble pas vraiment pertinente, car les fondamentaux de l’économie thaïlandaise sont très différents de ceux des années 1990, quand le cours du baht était fixé arbitrairement par le gouvernement à un niveau peu réaliste par rapport au dollar.


Une dette maitrisée

Le total de la dette thaïlandaise s’élève à un peu plus 5 trillions de bahts (170.3 milliards de dollars US) soit 44% du PIB, mais un peu plus de 1 trillion de baht est constituée de la dette des entreprises publiques qui pourrait être facilement réduite en réduisant la part de l’État dans certaines grosses entreprises publiques commerciales.

Il s’agit de la dette publique brute:  le gouvernement thaïlandais dispose de l’équivalent en espèces de 8% du PIB déposé dans les banques privées et à la Banque de Thaïlande. La dette nette publique de la Thaïlande est donc de 36%, à comparer par exemple avec celle des pays de Union Européenne en moyenne de 80%.

Autre facteur important, contrairement aux années 1990, seulement 8% de la dette publique est détenue par des non résidents : en cas de chute du baht, l’impact sur le remboursement de la dette serait bien moins important qu’en 1997.

Le coût de l’assurance de la dette (credit default swap) émise par l’Indonésie, la Thaïlande, la Malaisie et les Philippines est en moyenne de 98 points de base, contre 270 pour l’Italie et l’Espagne ….

Le coût de l’assurance de la dette souveraine de la Thaïlande au moyen de swaps sur une défaillance de crédit à cinq ans est de 187 points de base de moins que l’Italie, ou l’Espagne. C’est dire si les investisseurs ont davantage confiance dans les capacités de la Thaïlande à honorer ses dettes.
 

Une croissance de plus en plus tirée par la consommation

Un sondage de l’UTCC montre que la confiance des consommateurs thaïlandais le mois dernier a atteint son plus haut niveau depuis le coup d’Etat militaire de 2006.

« La poursuite de la hausse de la confiance des consommateurs permettra d’assurer une forte expansion économique du pays cette année parce que la consommation sera un facteur important de la croissance économique », estime Thanavath Phonvichai, directeur du Centre et des prévisions économiques de la UTCC.

L’indice de confiance des consommateurs était à 84,8 points au mois d’avril et il n’a cessé d’augmenter pendant six mois consécutifs. Mais le niveau moyen de la dette des ménages est passée de 82.485 Thai baht par ménage en 2002 à 134.900 baht en 2011, selon le Bureau national des statistiques.

La locomotive des exportations donne quelques signes de faiblesse, mais ils sont à mettre sur le compte d’un baht en hausse depuis le début de l’année : autant de facteur qui devrait à terme faciliter une politique plus accommodante de la Banque Centrale qui a jusqu’à présent résisté farouchement à toutes les pressions pour baisser son taux de base.

Si  la consommation ou les exportations devaient faiblir dans les années à venir, l’économie thaïlandaise pourrait toujours compter dans les dix prochaines années sur le programme massif d’investissements du gouvernement pour contenir la gestion de l’eau et  rénover les infrastructures vieillissantes des transports. Le cabinet du Premier ministre Yingluck Shinawatra approuvé le mois dernier un plan d’emprunt de 2 trillions de bahts pour financer des projets d’infrastructure à long terme après les inondations qui ont dévasté le pays en 2011.


http://www.thailande-fr.com/economie/24410-y-a-t-il-un-miracle-thailandais
Titre: Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
Posté par: Manu de Chiang Mai le juin 25, 2013, 03:50:07 pm

La banque Ayudhya en passe d'être rachetée par les Japonais

Le groupe bancaire japonais Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG) est en passe de racheter la majorité de la banque thaïlandaise Bank of Ayudhya pour un montant évalué à 400 milliards de yens (3,1 milliards d'euros), a affirmé samedi 22 juin 2013 en une le quotidien économique Nikkei.

MUFG va procéder à une offre publique d'achat sur la Bank of Ayudhya, en espérant acquérir une participation d'au moins 51%, dont 25% détenus par le groupe américain General Electric Co et les parts d'autres actionnaires. Le groupe financier japonais travaille sur les détails avec les firmes concernées et pourrait forger un accord formel début juillet, a expliqué le journal.

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