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Auteur Sujet: L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...  (Lu 46134 fois)

SUDOKU

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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #50 le: février 08, 2017, 11:55:10 pm »


Terrible anniversaire , en espérant que cela ne se reproduise plus .


+1 triste anniversaire !
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Manu de Chiang Mai

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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #51 le: juin 18, 2017, 08:17:40 am »


Ko Korutao, une île à l'histoire étonnante !

Cette île thaïlandaise a beau être paradisiaque, aucun touriste ne l'a visité pendant des décennies. Découvrez quel est son lourd secret !

Les côtes thaïlandaises comptent des milliers d’îles, et des millions de voyageurs viennent chaque année y chercher leur petit coin de paradis. Pourtant, l’une d’entre elles, bien entourée par ses sublimes voisines, cache un secret particulièrement lourd. Et pendant très longtemps, elle l’a gardé inviolé.

Cette île, c’est Ko Tarutao, l’une des plus grandes du pays en termes de superficie. Elle est également la plus vaste du Parc marin national de Tarutao, qui possède 51 îles. En effet, avec ses 26 kilomètres de longueur pour 18 de large, sa taille n’a pas vraiment de comparaison possible avec les autres. Malgré sa beauté et sa présence dans une zone naturelle protégée, aucun touriste n’y a posé les pieds. D’ailleurs, si des visiteurs parvenaient à s’y rendre, ils seraient sans doute déçus de ne trouver ni bars, ni restaurants, ni hôtels de standing comme c’est le cas sur la plupart des îles thaïlandaises.

Mais alors, pourquoi un tel bijou situé à l’extrême sud-ouest du territoire, à environ 25 kilomètres au large du continent, n’a pas eu la même trajectoire que ses semblables ? La raison est tout simple. Dans les années 1930, les prisons de la capitale ne parviennent plus à accueillir tous les criminels jugés. Ainsi, le gouvernement décide de partir à la recherche d’un terrain isolé et calme afin de construire une immense prison, une sorte de bagne où étaient envoyés les détenus qui ne pouvaient pas être logés à Bangkok.

Et de fil en aiguille, c’est Ko Tarutao qui a été choisie pour remplir ce rôle ! Résultat, de la fin des années 1930 au milieu des années 1940, plus de 3 000 prisonniers ont vécu sur cette île extraordinaire. Contrairement à une prison lambda localisée en zone urbaine, la distance entre l’île et les côtes permet d’éviter les évasions et de faire largement baisser le nombre de tentatives.

À l’époque, les détenus étaient incarcérés à l’est de l’île, à Talo Wao Bay. Aujourd’hui, l’endroit n’abrite plus aucun criminel, mais plutôt un petit musée dans lequel il est possible d’en apprendre davantage sur celles et ceux qui l’ont occupé pendant près de 10 ans. Toute l’Histoire du lieu y est racontée en détail, accompagnée de quelques photographies.

En parlant d’Histoire justement, celle qui avait commencé en 1930 lors de l’inauguration de la prison a dû se terminer bien plus rapidement que prévu. La faute en grande partie à la Seconde Guerre mondiale. Et pour cause, le conflit a empêché les provisions d’être acheminées jusqu’à Ko Tarutao et a donc mis en grande difficulté non seulement les prisonniers, mais aussi les gardes, qui n’avaient plus rien à manger.

Peu après 1941 et l’invasion de la Thaïlande par l’armée japonaise, pour survivre, les deux parties se sont finalement réfugiées dans la piraterie. À tel point que la situation est devenue vraiment tendue aux abords de l’île. En 1946, les militaires britanniques, avec le feu vert du gouvernement thaïlandais, pénètrent la zone afin de secourir les personnes encore sur place. Ces dernières seront finalement prises en charge, soignées et dispersées dans différents pénitenciers à travers le pays.

Pendant près de 30 ans, Ko Tarutao reste dans l’abandon et pas grand monde se bouscule pour trouver une autre utilité au lieu. Mais en 1974, des naturalistes locaux redécouvrent l’incroyable beauté de ce territoire sauvage et décident d’y créer le « Ko Tarutao Marine National Park », le deuxième plus parc naturel du royaume de Thaïlande !

Aujourd’hui, les anciennes prisons, et notamment le site de Talo Wao Bay se visitent. Une excursion qui permet de se rendre compte de ce qu'a pu être le quotidien des détenus entre 1939 et 1946, mis en cage et forcés à travailler. Si certains d’entre vous tentent l’expérience, sachez qu’il est aussi possible de marcher à travers un sentier de 12 kilomètres emprunté jadis par ces prisonniers.


https://www.demotivateur.fr/voyage/cette-ile-paradisiaque-thailandaise-a-cache-pendant-des-decennies-un-lourd-secret-decouvrez-le-aujourd-hui-10395
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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #52 le: juin 19, 2017, 06:46:39 pm »


Le poilu de Bangkok !

Il est là, droit, le regard fixe, sous son casque Adrian, emmitouflé dans sa grossière capote d’hiver. Une large écharpe protège sa peau dorée de la morsure du froid… Pense-t-il au soleil de son pays, à la lumière des paysages du Siam, à la chaleur des siens ? Tout ce qui lui manque dans cette Europe froide et inconnue.

Comme 1,284 compatriotes, il a quitté au printemps 1918 son pays, le Siam, pour venir participer aux côtés des Alliés à la lutte contre l’agresseur allemand.

Une guerre qui le dépasse, des intérêts qui ne sont pas les siens, mais un combat pour défendre la liberté contre le barbarisme. C’est cela qu’il a compris et c’est pour cela qu’il n’a pas hésité à se porter volontaire pour ce grand voyage vers un autre monde.

Ils partirent, mais 19 ne revinrent jamais. Non pas morts au combat, mais souvent morts de froid tout au long d’un hiver épouvantable dans le nord de l’Allemagne où les avait envoyés les drôles de décisions d’un État-major qui ne connaissait peut-être pas la vie quotidienne de ces enfants du soleil, bien mal équipés pour affronter les rigueurs hivernales de notre continent.

Et lui, dont nous ne connaissons pas le nom ? A-t-il défilé, en pleine gloire, le 14 juillet 1919 sur les Champs-Élysées parisiens, est-il rentré dans son pays, fort du prestige d’un ancien combattant héroïque, revenu victorieux sur le sol de sa Patrie ?

Ou bien a-t-il fait partie de ses compatriotes, morts pour la liberté, bien petit contingent de sacrifiés, mêlés aux millions de morts de la Grande Guerre ?Nous ne le savons pas…

La statue est en bronze de couleur beige et mesure 80 cm de haut sur 30 cm de large. Elle porte la prestigieuse signature de Paul Ducuing, célèbre sculpteur français.

Envoyé en mission en Indochine en 1921-22, il réalisa la statue d’Auguste Pavie au Laos, celle de l’empereur d’Annam Khaï Dinh et celle du roi Sisowath qui se trouvait autrefois au Palais Royal et aujourd’hui est au Musée National.

Le propriétaire ne se rappelle plus l’origine de cette statue mais déclare la posséder depuis plus de 15 ans. Pour lui, elle représente le roi Rama VI Vajiravudh, ce qui nous semble inexact. Mais c’est aussi pour cela sans doute qu’il en demande le prix déraisonnable de 36,000 dollars…

Il est là, aujourd’hui, dans le coin d’une galerie d’antiquités du 4ème étage de River City, tristement oublié.

Bien sûr il serait mieux dans la chaleur historique d’un Musée de son pays, image muette du courage de ses compatriotes…

Nous ne pouvons que souhaiter que ces quelques lignes puissent rappeler à la Nation thaïlandaise, le sacrifice de ses enfants... !

https://www.le-souvenir-francais-thailande.com/le-poilu-de-bangkok/

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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #53 le: juin 27, 2017, 11:46:13 am »


Sans le musée Guimet, des milliers d'oeuvres provenant de pays asiatiques (Thaïlande, Cambodge, Vietnam, etc.) auraient disparu à jamais... J'espère bien qu'il va les conserver !


La Thaïlande va réclamer des trésors nationaux qui se trouvent dans des musées à l'étranger

La Thaïlande espère pouvoir récupérer 133 objets historiques se trouvant actuellement dans des musées étrangers ou des institutions éducatives.

Deux objets venant des USA ont déjà été récupérés et deux autres linteaux devraient aussi revenir.

Le ministre de la culture Vira Rojpojchanarat affirme "Nous avons des preuves évidentes que les linteaux de Khao Lon et Prasat Nong Hong nous appartiennent." Il ne dit pas clairement que ces linteaux seront rendus par le Musée d'Art Asiatique de San Francisco.

Le 13 juin, une commission a été créée dont le but est de réclamer ces trésors historiques à l'étranger. Parmi les membres de cette commission Jade Donavanik, qui a récemment informé les fonctionnaires thaïlandais en charge des différents trésors qu'il a vu à l'étranger. "J'ai vu 20 de ces pièces manquantes dans des musées de San Francisco". dit-il.

On ne sait pas si le musée Guimet est visé.


https://www.thaivisa.com/forum/topic/989682-thailand-aims-to-reclaim-133-historical-items-held-overseas/
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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #54 le: juin 27, 2017, 05:52:57 pm »


Sans le musée Guimet, des milliers d'oeuvres provenant de pays asiatiques (Thaïlande, Cambodge, Vietnam, etc.) auraient disparu à jamais... J'espère bien qu'il va les conserver !


La Thaïlande va réclamer des trésors nationaux qui se trouvent dans des musées à l'étranger

superbe ce musée !  à voir et à revoir !
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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #55 le: juillet 22, 2017, 07:50:57 am »


"Les Thaïs détruisent les traces de leur passé" déplore un historien !

PHETCHABURI: - Un historien thaïlandais à Phetchaburi a critiqué le travail effectué dans la grotte historique de "Khao Luang" datant du règne du roi Rama IV au XIXe siècle.

Lorm Phengkaew a dirigé une délégation d'experts pour inspecter le travail qui est prévu dans la grotte au cours des prochains mois. Mais le mal est déjà fait et des plaintes ont été reçues de la part de touristes (thaïlandais) au sujet de la destruction du patrimoine thaïlandais.

Lorm et son équipe ont constaté que l'entrepreneur, qui va recevoir plus de 16 millions de bahts pour effectuer ce travail qui devait être achevé en décembre, avait retiré toutes les briques historiques du sol et en a fait un tas.

Lorm a déclaré que même si certains endroits du sol avait besoin de remplacement, la majeure partie pouvait être rénovée et réparée. Il a dit que l'entrepreneur venait tout juste de tout retirer et a "jeté l'histoire thaïlandaise dans un tas de briques". (pour cimenter à la place?)

"C'est la destruction du passé", a-t-il déclaré aux journalistes de Thai Rath.

Les experts locaux prévoient contacter le Dpt des beaux-arts pour se plaindre de la manière ont les travaux en cours sont effectués.


https://www.thaivisa.com/forum/topic/993508-thais-ripping-up-their-history-local-historian-complains-about work-being-done-at-historic-cave/
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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #56 le: septembre 07, 2017, 10:32:02 pm »


"Les Thaïs détruisent les traces de leur passé" déplore un historien !

PHETCHABURI: - Un historien thaïlandais à Phetchaburi a critiqué le travail effectué dans la grotte historique de "Khao Luang" datant du règne du roi Rama IV au XIXe siècle.



Bien dommage...  :(
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Manu de Chiang Mai

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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #57 le: septembre 11, 2017, 08:11:57 am »


Il faut hélas reconnaître qu'à part une toute petite élite, les Thaïlandais ne connaissent pas du tout leur histoire... Ils n'ont connaissance que de deux ou trois grands événements flattant leur nationalisme (Bang Rajan, résistance de Naresuan aux Birmans, etc.) et c'est tout...

Mon épouse m'avaouait que même à l'université, les cours d'Histoire sont totalement insignifiants !
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Manu de Chiang Mai

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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #58 le: septembre 29, 2017, 08:15:25 am »


Le drapeau de la Thaïlande à 100 ans. Et le plus grand se trouve à Phitsanulok !

Le plus grand drapeau thaïlandais jamais fabriqué a été déployé sur le terrain de football à l'Université de Phitsanulok jeudi matin pour commémorer le 100e anniversaire du drapeau national.

Le vice-gouverneur de Phitsanulok Thatchai Sisuwan et l’officier local Lt-Gen Vichak Siribansop ont dirigé les fonctionnaires de l'État et d'autres citoyens tout fiers de chanter l'hymne national à 8h pour célébrer cet évènement historique.

Ils ont ensuite présidé une cérémonie durant laquelle la Fondation Rakthongchatthai 189 a officiellement présenté ce drapeau de 40 par 60 mètres.

Le drapeau pèse 600 kilogrammes et nécessite 300 personnes pour le déployer complètement.

Le drapeau flottera en haut d'un mat de 189 mètres dans le district de Chiang Saen à Chiang Rai, devenant un symbole de l'unité nationale.

Le 100 ème anniversaire du drapeau a été l’occasion de moult cérémonies partout dans le pays et de quelques rappels historiques dans les journaux les écoles et sans doute à la télévision.

 
https://www.thaivisa.com/forum/topic/1004549-national-flag’s-centenary-sees-largest-ever-unfurled/
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Manu de Chiang Mai

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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #59 le: octobre 23, 2017, 10:27:35 am »


La disparition de Jim Thompson : le cas résolu ?

Un nouveau documentaire est en passe de susciter de nouveaux débats sur l'un des mystères les plus durables d'Asie: qu'est-il arrivé à Jim Thompson, le légendaire roi de la soie en Thaïlande ?

L'ancien officier de renseignement américain devenu magnat du textile s'est promené dans la jungle malaisienne il y a 50 ans et n'est jamais revenu. Malgré une recherche massive, aucune trace de Jim Thompson n'a jamais été retrouvée. L'un des Occidentaux les plus éminents d'Asie avait simplement disparu.

Les théories abondent: il a été tué par un tigre; il s'est perdu et a péri dans la forêt profonde; il a disparu volontairement dans le cadre d'une intrigue politique. Ceux qui sont derrière le documentaire disent qu'ils ont de nouvelles preuves que Thompson a été tué.

Leur film « Qui a tué Jim Thompson » a été présenté le 20 octobre au festival Eugene International Film dans l’état de l’Oregon, aux USA

"Il y a eu toutes sortes de théories et surtout des théories idiotes, mais j'espère que cela mettra un terme à toute l'histoire", a déclaré Barry Broman, le producteur du film.

Les cinéastes, d'Adventure Film Productions, ont dit avoir eu un coup de main: un ancien contact les a approchés avec une histoire de confession sur son lit de mort. Ils ont finalement trouvé une seconde source dont les informations ont confirmé la première source.

Leur conclusion: Jim Thompson a été tué par des rebelles du Parti communiste de Malaisie, qui sont devenus suspicieux après son arrivée dans la jungle lorsqu’il a commencé à demander une rencontre avec le secrétaire général du parti, alors l'homme le plus recherché de Malaisie. Plutôt que d’être parti en vacances, les cinéastes ont dit que Jim Thompson était sur une dernière et mortelle mission.

Broman, qui a des dizaines d’années d’expérience en Asie comme photographe, U.S. marine et diplomate, dit que la conclusion est sans équivoque: « Jim ne sera jamais retrouvé. Il a été assassiné »

Les cinéastes ont reconnu que la théorie du meurtre n'est pas nouvelle, mais ils croient que leur version est la plus complète.

Bien que certaines des conclusions du film soient plausibles sur la base de ce que l'on sait de la vie de Thompson, il n'y a rien de définitif étant donné que le film repose sur des informations de seconde main des proches des personnes impliquées et laisse de nombreuses questions sans réponse.

Durant la seconde guerre mondiale, Jim Thompson a été un agent hautement décorée de l’OSS (Office of Strategic Services), l’ancêtre de la CIA. Après la guerre, il a été posté en Thaïlande avec l'OSS et a choisi d'y établir sa maison après être devenu homme d'affaires et avoir fondé sa société travaillant dans la soie en 1948.

Jim Thompson a aidé à relancer l'industrie de la soie thaïlandaise et sa société est devenue depuis l'une des marques de luxe de la Thaïlande. Son ancienne maison de Bangkok, autrefois le site de fêtes légendaires, est maintenant un musée rempli de sa fabuleuse collection d'art asiatique et d'antiquités. Les deux sont devenus des attractions incontournables pour les millions de touristes qui visitent la Thaïlande chaque année.

La société a refusé de commenter les nouvelles informations sur le sort de son fondateur.

Thompson avait une activité de 1,5 million de dollars par an en 1967, lorsque la guerre du Vietnam battait son plein avec la Thaïlande jouant un rôle essentiel, abritant des bases de l’U.S. Air Force qui bombardait les zones contrôlées par les communistes en Indochine.

Thompson était parti en mars de cette année à Cameron Highlands en Malaisie, une station de montagne parsemée de plantations de thé qui était autrefois populaire auprès des colons britanniques, pour un peu de repos et de détente. Il était chez des amis singapouriens, dans leur maison de vacances Moonlight Cottage de style Tudor.

Le 26 mars, dimanche de Pâques, alors que ses hôtes se reposaient après le repas, ils ont entendu leur invité de Bangkok quitter la maison, sans doute pour se promener dans l'air frais de la région.

Aucune trace de Jim Thompson n'a été trouvée après cela. Des centaines de personnes ont été impliquées dans le premier balayage pour le retrouver: des soldats, des policiers, des pisteurs professionnels de la jungle, des tribus autochtones. Quand aucun indice n'a été découvert, des médiums et des guérisseurs ont rejoint la quête infructueuse.

"J'ai encore des questions. J’aurai aimé avoir d’autres sources », a reconnu Broman. Il espère que avoir porté cette histoire à l'écran pourrait raviver quelques souvenirs, et que peut-être quelqu'un, quelque part sera frappé en voyant ce documentaire et se dira "dis, Papy n'a pas parlé de cela?"


http://www.khaosodenglish.com/news/2017/10/21/jim-thompson-disappearance-case-solved/
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Malco

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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #60 le: octobre 23, 2017, 10:39:33 am »


Le 23 octobre, à la mémoire de SM le roi Rama V.

Le 23 octobre est un jour férié en Thaïlande. Comme toute la Thaïlande, Kanchanaburi célèbre la mémoire du roi Rama V, Chulalongkon,

Chulalongkon est le roi les plus respecté et le plus aimé de la monarchie thaïlandaise.

Le monument du roi Rama V à Tha Muang, Kanchanaburi

Chulalongkon a régné 42 ans, de 1868 à 1910. Il est mort le 23 octobre 1910 après avoir eu 77 enfants de 36 de ses 92 femmes. Il est l'arrière grand-père du roi actuel Rama X.

SM Chulalongkon, le premier des 39 fils du roi Mongkut, Rama IV, est né à Bangkok le 20 septembre 1853

La Photo la plus populaire : le roi Chulalongkorn cuisine sur le porche de la résidence Ruen Ton , en face du palais Vimanmek. Bibliothèque et archives du Prince Damrong à Bangkok.).

Il a reçu une éducation à la fois moderne, par une gouvernante anglaise, Anna Leonowens, engagée par son père pendant cinq ans et traditionnelle par des moines bouddhistes.

Le roi Chulalongkon est l’objet aujourd’hui d’un culte actif, de très nombreuses maisons thaïlandaise sont ornées de son portrait, des prières et des offrandes lui sont adressées. De nombreuses statues à son effigie sont érigées presque partout dans le pays.

Continuant l’œuvre de son père, Chulalongkon a été un grand modernisateur du royaume de Siam. Il fut le premier roi à voyager à l’étranger, à Singapour, en Inde et en Europe, il fut reçu deux fois en France, en 1897 et 1903.

Son action a été fondamentale dans tous les domaines. Il modernisa et centralisa l’administration, organisa les services postaux (1885), les chemins de fer (1893), établit un calendrier solaire (1889), fonda la première université, la première école d’administration, l’école militaire et l’école navale. Les billets de banque furent introduits en 1902 et le système décimal imposé en 1908. L’esclavage fut aboli en 1905.

Rama V a séjourné souvent dans la province de Kanchanaburi. Il a visité le Wat Tham Khao Pun en 1870. Le Roi Rama V aimait se réfugier et se baigner dans la région de Sai Yok au bord de la rivière Kwaï. Chulalongkon était un admirateur des chats et en particulier du khao mani (gemme blanc - เขามณี).

Publié dans Kanchanaburi, Thaïlande, Histoire, Sai Yok, Tha Muang, Rama IV, Rama V, Mongkut, Chulalonkorn, 23 octobre, Rama X, Wat Tham Khao Pun, Rivière Kwaï .
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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #61 le: décembre 11, 2017, 03:48:45 pm »



Une collection royale inscrite au registre de la «Mémoire du Monde» !   :clap


Une importante collection comprenant des négatifs-photo sur plaques de verre et des gravures originales relatant la transition du Siam vers le royaume moderne de Thaïlande a été inscrite au registre de la « Mémoire du monde » par l’Unesco.

Le patrimoine soumis par la Thaïlande figure désormais parmi les 78 nouvelles entrées au « Registre International de Mémoire du Monde » de l’Unesco, il est ajouté notamment au meme moment que des documents sur Shakespeare (dont un documentaire sur la vie de William Shakespeare), des archives indonésiennes sur la conservation de Borobudur, des inscriptions chinoises en os d’oracle, entre autres…

« La collection royale contient près de 35 427 négatifs sur plaque de verre et 50 000 estampes (gravures), couvrant une période longue et continue de 1855 à 1935″ a déclaré la ministre de la Culture, Vira Rojpojchanarat

La collection était jusqu’alors conservée dans trois bibliothèques royales distinctes, dont les propriétaires originaux, le roi Chulalongkorn (Rama V), le roi Vajiravudh (Rama VI) et le prince Damrongrajanubhab, fils du roi Monkut (roi Rama IV).

En 1977, ils ont été confiés aux archives nationales de Bangkok. À ce jour, 24 800 plaques ont déjà été numérisées dont 4 149 plaques qui ont été incluses dans la base de données nationale.

La collection massive dépeint le vieux Siam jusqu’au royaume moderne de la Thaïlande pendant les règnes du Roi Mongkut (Rama IV) au Roi Prajadhipok (Rama VII).

« Travail admirable » … « Cette collection offre une chronique inégalée d’une période critique dans l’histoire de la Thaïlande moderne et ses relations avec le reste du monde » … «

Les archives nationales thaïlandaises ont fait un travail admirable pour préserver et restaurer la collection en utilisant la technologie numérique, désormais avec l’inscription de la collection dans le registre « Mémoire du monde », un pas de plus à est fait pour garantir que ce précieux patrimoine soit sauvegardé et apprécié » a déclaré Misako Ito, conseiller en communication et information pour l’Unesco à Bangkok

Le site Web de l’Unesco présente la collection pour documenter les importantes transformations en cours au Siam à une époque de changements mondiaux majeurs.

Lire la suite de long et intéressant article chez nos amis de

zonesamui.png.d53a7642bcf9aafcf217edf971a9dba8.png

https://zonesamui.com/2017/12/une-collection-royale-inscrite-au-registre-de-la-memoire-du-monde/

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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #62 le: mars 08, 2018, 07:45:23 am »


Génial... J'adore croiser des Thaïlandais en tenue traditionnelle !


Une série de la "3" incite les Thaïlandais à se précipiter à Ayutthaya en costume traditionnel !

Des Thaïs s'habillent en tenue traditionnelle et se rendent au Wat Chaiwatthanaram pour des séances de photos depuis que la série issue d'un roman historique a créé une vraie tempête dans le pays.

Les sites touristiques historiques utilisées pour filmer la série romantique "Bupphesaniwat" ("Amour et Destin") ont vu leur fréquentation (de Thaïlandais) multipliée par trois, ont déclaré mercredi des responsables du tourisme local.

Sur un week-end normal, le Wat Chaiwatthanaram reçoit environ 3 300 visiteurs. Depuis que la série a débuté à la fin du mois dernier, les arrivées ont grimpé à plus de 9 000. Dimanche seulement, 5 773 personnes ont visité les sites.

"Bupphesaniwat" raconte l'histoire de Kadesura, une étudiante en archéologie qui se découvre une connivence avec Karakade, qui vit sous le règne du roi Narai en 1682.

Kadesura (Ranee Campen) doit accomplir de bonnes actions pour réparer sa cruauté dans une vie antérieure et soigner sa relation avec son fiancé Muen Suntharathewa (Tanawat Wattanaputi).

Beaucoup de personnages de la série ont réellement existé tel que l'aventurier grec et conseiller royal Constantine Phaulkon (Louis Scott) et Maria Guyomar de Pinha (Susira Naenna), qui était l'épouse de Phaulkon. Elle a inventé des desserts thaïlandais d'inspiration portugaise tels que foi thong, thong yip, thong yod et sangkhaya.

Comparé à d'autres séries récentes, "Bupphesanitwat" a obtenu à la fois des notes élevées, des éloges en ligne et la ferveur du public. En revanche, "Sri Ayodhya", un drame historique nationaliste pourtant promu avec beaucoup de publicité, n'attire pas les Thaïlandais. La série de 19 épisodes a débuté au moment de l'anniversaire du roi Rama IX en Décembre.

La fièvre  "Bupphe" atteint des sommets. Ainsi le roman dont il est tiré écrit par Chanyawee "Rompaeng" Somprida en 2010, est piraté en ligne.

Par ailleurs #Bupphesanitwat est en tendance sur Twitter depuis que la série est diffusée.

"Bupphesaniwat" est diffusé à 20h20 les mercredis et jeudis sur Channel 3 et peut être regardé en ligne. Des téléspectateurs ont créé des sous titres en chinois et en anglais.


https://www.thaivisa.com/forum/topic/1028074-romcom-fever-triples-ayutthaya-tourism-officials/
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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #63 le: mars 08, 2018, 01:14:03 pm »


Génial... J'adore croiser des Thaïlandais en tenue traditionnelle !

Une série de la "3" incite les Thaïlandais à se précipiter à Ayutthaya en costume traditionnel !

Des Thaïs s'habillent en tenue traditionnelle et se rendent au Wat Chaiwatthanaram pour des séances de photos depuis que la série issue d'un roman historique a créé une vraie tempête dans le pays.



SUPERBE   :clap  j'adore  :D
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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #64 le: novembre 11, 2018, 12:20:35 am »


14/18 :

Je poste cette page d'histoire trouvée par pur hasard ce jour, mais ne suis absolument pas sûre de la véracité des faits relatés... ???

J'espère que le connaisseurs voudront bien corriger les inexactitudes notifiées dans ce texte si nécessaire ... Merci 
:D

En août 1914, le Siam est un royaume indépendant mais fortement contraint par des liens imposés au début du XXème siècle par les puissances occidentales, dont la Grande- Bretagne et la France.

Également en relation avec l’Allemagne, le royaume du Siam rejoint pourtant le camp des alliés le 22 juillet 1917.

En effet, le roi Vajiravudh (Rama IV) voit dans le ralliement à la cause des alliés un intérêt stratégique et commercial, espérant ainsi obtenir l’égalité avec les nations engagées dans la guerre.

À la déclaration de guerre, plusieurs navires marchands allemands sont saisis par l’armée royale du Siam. En 1918, un corps expéditionnaire est envoyé sur le front occidental.

Composé de 1 284 volontaires, ce corps, dirigé par le lieutenant-général Phya Pijaijarnrit, débarque dans le port de Marseille en août 1918. Les soldats Siamois sont immédiatement dirigés vers le front, combattant dans les tranchées en septembre 1918.

Un groupe de pilotes siamois est également mis à contribution dans le conflit.

Formés dans les écoles de l’air françaises, notamment à l’école de Cazaux en Gironde, ces pilotes volontaires effectuent plusieurs missions vers la fin de la guerre.

Les troupes siamoises participent au défilé de la victoire sur les Champs-Élysées le 14 juillet 1919.
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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #65 le: novembre 11, 2018, 12:25:20 am »


d'autres photo de cette période...

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Manu de Chiang Mai

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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #66 le: décembre 20, 2018, 08:07:23 am »


Il y a 25 ans, la Thaïlande se lançait dans les télécommunications spatiales

Dans la nuit du 17 au 18 décembre 1993, avec la mise sur orbite du satellite Thaicom 1 par le lanceur européen Ariane 4, la Thaïlande devenait un acteur des télécommunications spatiales.

Au cours des années 60, les satellites de télécommunication font leur apparition (Echo 1 en août 1960, Courier 1B en octobre 1960, Telstar 1 en juillet 1962, Syncom 1 en février 1963, Early Bird en avril 1965…). Ils sont d’abord un enjeu national pour certaines grandes et moyennes puissances, comme les Etats-Unis, l’Union soviétique ou le Canada. D’autres nations suivent, en Europe (France, Royaume-Uni, Allemagne, etc.), mais aussi en Asie, avec des pays émergents (Inde, Indonésie) qui se dotent d’un système satellitaire national afin de résoudre le problème du sous-équipement et celui d’une géographie compliquée (taille, émiettement du territoire).

A la fin des années 1980 et au début des années 1990, d’autres nations – pour plupart en voie d’émergence – souhaitent se constituer un réseau de télécommunication, afin d’accéder à un statut régional en maîtrisant d’abord un système national. L’objectif consiste alors à développer des capacités d’échanges à différents niveaux d’échelle (national, régional, international). C’est notamment le cas de la Thaïlande. Avant de pouvoir disposer de son propre réseau, celle-ci a d’abord utilisé le Palapa indonésien. Néanmoins, l’ambition nationale pousse les Thaïlandais à vouloir leur propre système, d’autant plus que Palapa s’est révélé comme un système « national étroitement contrôlé par le gouvernement indonésien », comme le soulignait en 1997 le géographe Fernand Verger.

 

Le programme Thaicom.

L’aventure des télécommunications spatiales thaïlandaises commence surtout le 11 septembre 1991, lorsque le Ministère des transports et des communications accorde une concession pour déployer un réseau de télécommunication à l’entreprise Shinawatra Satellite Co (créée le 7 novembre 1991), du groupe Shinawatra Computer & Communications Co Ltd, appartenant à l’homme d’affaires et homme politique influent Thaksin Shinawatra (qui deviendra Premier ministre de 2001 à 2006). Précisons que la compagnie changera de nom à plusieurs reprises, en Shin Satellite Plc (2 août 1999), puis en Thaicom Public Company Limited (21 avril 2008). Quant aux satellites appelés à constituer le réseau, ils reçoivent le nom de Thaicom qui, décerné par le roi Rama IX (Bhumibol Adulyadej), symbolise le lien entre le pays et les communications modernes (Thai Communications).

Toutefois, la Thaïlande ne dispose pas de compétences technologiques suffisantes pour construire et lancer ses satellites. De ce fait, elle fait appel au groupe américain Hughes Space Aircraft pour fabriquer les deux premiers Thaicom. D’une hauteur de 3,48 m pour une masse de 629 kg (1 080 kg au lancement), ils sont équipés de dix répéteurs en bande C, ainsi que de deux répéteurs en bande Ku. L’énergie est fournie par des panneaux solaires cylindriques placés autour des satellites. Stabilisés sur trois axes et positionnés sur une orbite géostationnaire, ils ont alors la capacité de couvrir une zone allant de la Thaïlande au Japon.

Thaicom 1 est lancé dans la nuit du 17 au 18 décembre 1993 par une Ariane 44L européenne, depuis le Centre spatial guyanais. Le second Thaicom suit le 7 octobre 1994, placé sur orbite par le même type de lanceur. En mai-juin 1997, Thaicom 1 est déplacé sur une autre orbite (renommé à cette occasion Thaicom 1A), puis sur une « orbite cimetière » le 12 janvier 2010 où, après 16 ans de bons et loyaux services, il cesse de fonctionner ; Thaicom 2 connaît le même destin le 30 octobre 2010.


Diffuser, fournir, étendre.

Dans les années qui suivent, d’autres Thaicom plus performants sont construits par les Américains (Thaicom 4, 6, 7 et 8), mais aussi par la France (Thaicom 3 et 5) et la Chine (qui prépare la construction et assurera le lancement de Thaicom 9). Aujourd’hui, la flotte de satellites (Thaicom 4 à 8) permet à la compagnie thaïlandaise d’être un acteur de premier plan. De plus, en créant des filiales (IPSTAR Autralia Pty Ltd, Lao Telecommunications Company Ltd, etc.), celle-ci tisse d’ambitieux partenariats régionaux fournissant des prestations variées. En effet, le système offre en plus de la télécommunication, des services étendues au numérique et à l’internet à haut débit pour une quarantaine de pays d’Asie-Pacifique (dont l’Australie), mais aussi pour l’Afrique (Thaicom 6 ou Africom 1) et l’Europe (Thaicom 5) !

Par ailleurs, avec Thaicom 4, construit par Space System Loral et placé sur orbite le 11 août 2005 par un lanceur Ariane 5, la Thaïlande devient le premier pays à disposer d’un satellite conçu pour faire tout spécialement des services IP (Internet Protocol) - d’où son second nom IPSTAR 1 - capable de desservir jusqu’à deux millions d’utilisateurs ou près de 30 millions d’abonnés à la téléphonie mobile dans toute la région Asie-Pacifique. En 2008, la Thaïlande est ainsi le pays qui a le taux le plus élevé d’abonnés mobiles utilisant internet au sein des pays de la région Asie-Pacifique.


Une fierté nationale.

Sur son site, la société Thaicom Public Company Limited (TPCL) présente fièrement son réseau de satellites comme « une connectivité fiable et sécurisée pour des services de données et vidéo de qualité. Notre vaste réseau de satellites en Asie, en Océanie et en Afrique permet aux radiodiffuseurs de diffuser quotidiennement le dernier contenu télévisé numérique, aux opérateurs de télécommunication de fournir des réseaux haut débit dans les régions isolées de l’Asie-Pacifique et aux administrations gouvernementales d’étendre leur portée à l’échelle nationale ».

L’exemple thaïlandais illustre la complexité de l’aventure spatiale qui, désormais, a des implications au quotidien pour les populations, y compris pour celles des pays du sud. Pour en bénéficier, il n’est pas indispensable de posséder un lanceur, ni même d’avoir les capacités nationales pour fabriquer les satellites. En revanche, pour la gestion du réseau, il est nécessaire d’avoir un personnel qualifié, souvent formé auprès des nations du nord.

 

Références.

Un article : Alain Prestat, « Télévision de demain, l’Asie est déjà dans la course », in Les échos, 7 mars 1994.

Un atlas : Fernand Verger, Atlas de géographie de l’espace, Belin, Paris, 1997.

Le site officiel de Thaicom Public Company Ltd

Une vidéo sur la construction et le lancement de Thaicom 4 / IPSTAR par Space Systems Loral, 2005

 

Philippe Varnoteaux est docteur en histoire, spécialiste des débuts de l’exploration spatiale en France et auteur de plusieurs ouvrages de référence.
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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #67 le: février 08, 2019, 08:42:36 am »


Des tombes françaises retrouvées en Thaïlande. Cérémonie d’hommage.

Tout à commencé, lorsque nous avons essayé de retrouver la trace de la tombe du jeune Marcel Henry, gazé sur le front en 1915, Mort pour la France, et qui avait été inhumé en 1920, après son retour auprès de ses parents au Siam, dans le cimetière catholique de Silom Road, dans le centre de Bangkok.

Convoité par les promoteurs car se trouvant dans le quartier de la ville où le m2 est le plus cher, ce cimetière, qui accueillait les dépouilles des défunts catholiques depuis 1888, était alors laissé à l’abandon. Les inhumations, depuis les années 60, se faisaient dans des cimetières plus modernes, situés dans des banlieues éloignées de la capitale thaïlandaise.

Dans les premières années du XXIème siècle, décision fut prise de vendre à bail les terrains des deux grands cimetières catholiques. Les services du Collège de l’Assomption entreprirent alors l’ouverture des tombes, l’exhumation des restes qui s’y trouvaient et leur transfert vers le grand cimetière de Santikham, qui se trouve à 60 km à l’ouest de Bangkok.

Il ne semble pas que les familles ou descendants des défunts aient pu être prévenus.

Les inscriptions qui se trouvaient gravées sur les pierres tombales avaient été recopiées, mais souvent avec beaucoup de difficultés et les erreurs de transcription sont nombreuses, certaines très anciennes étant particulièrement difficiles à déchiffrer.

C’est après de longues recherches, que nous avons pu retrouver où avaient été transportés tous ces restes, tous semble t-il, oubliés de leurs famille et de leurs pays.

L’étude attentive de deux grimoires poussiéreux rédigés en latin, conservés aux archives de l’Assomption, nous a permis de retrouver la trace de toutes les inhumations ayant eu lieu dans le cimetière catholique. Le Père Colombet, fondateur du Collège, en tenait soigneusement et jour après jour les entrées.

C’est alors que nous avons découvert, outre l’acte d’inhumation de Marcel Henry, les mentions des inhumations de sept marins français, morts pendant leur service au Siam, à différentes époques.

Nous nous sommes donc attelés à essayer de retrouver l’histoire de ces braves, oubliés de leur pays, et morts si loin de chez eux. Ceci à pu être réalisé grâce à l’aide de nos amis généalogistes.

Il ne restait donc plus au Souvenir Français de Thaïlande, que de rendre un hommage officiel à ces tombes redécouvertes.

C’est le 11 janvier 2019, que S.E. M. l’ambassadeur de France, M. Jacques Lapouge, entouré du Chef de notre Mission de Défense, le Lt-Colonel Nadia Piercy et de notre délégué général qu’eut lieu notre cérémonie du souvenir. Les drapeaux de la France vinrent saluer leurs frères d’armes. Une bénédiction religieuse par le Père Supérieur du cimetière fut suivie du dépôt de gerbes devant les plaques installées par le Souvenir Français.

Cette belle cérémonie fut le point d’orgue d’une recherche de plusieurs mois.

Tous sont des marins, à l’exception de Marcel Henry, seul ‘Mort pour la France’, qui était sous-officier au 8ème RIC.

Marcel Henry était le fils du directeur de la Banque de l’Indochine au Siam, et était parti avec une soixantaine de ses compatriotes résidant au Siam, dès octobre 1914, vers la Métropole pour répondre à l’ordre de mobilisation générale. Gazé pendant les durs combats de la Main de Massiges en septembre 1915, il sera hospitalisé, puis envoyé pendant l’hiver 1916-17 sur le front de Serbie. Atteint de laryngite tuberculeuse, il sera réformé en juillet 1918. Il rejoindra alors sa famille a Bangkok, mais les poumons détruits, il décèdera en octobre 1920. Il avait 25 ans.

Son nom figure également sur le monument du Souvenir de l’Ambassade de France de Bangkok.

Les sept marins eux, sont tous morts de maladie.

Peu après les évènements de juillet 1893, du bref conflit franco-siamois et du refus des autorités siamoises de signer un traité qu’elles jugeaient injuste, les forces navales françaises mirent en place un blocus de l’estuaire de la rivière Chao Phaya par où transitait tout le commerce maritime entre le Siam et le reste du monde.

C’est au cours de ce blocus, que le marin Louis Henry et l’officier médecin de 2ème classe, Jean-Baptiste Comte-Lagauterie, vont mourir :

Louis Henry était né le 2 novembre 1870 à Lanmodez, dans les Côtes du Nord. Engagé à Brest à l’âge de 16 ans, il était gabier breveté de 1ère classe. Il meurt à bord de ‘La Triomphante’. Il avait 23 ans.

Le Dr. Jean-Baptiste Comte-Lagauterie était né le 29 octobre 1858 à St Paul de Lizonne, en Dordogne. Il avait obtenu son diplôme de Docteur en médecine à Bordeaux en 1888. Et alors qu’il était l’auteur d’une thèse sur une ‘Etude d’une épidémie de dengue en Nouvelle–Calédonie en 1884-87’, c’est sans doute à la suite d’une maladie tropicale qu’il décèdera à Bangkok le 21 août 1893. Il avait 35 ans.

Un an plus tard, le 28 août 1894, c’est à bord de la canonnière française ‘La Vipère’ que le jeune Edmond Héloury va mourir. Il était né le 12 septembre 1876 à Plouézec, dans les Côtes du Nord. Il avait 21 ans.

Augustin Tréguy était second-maître également à bord de la canonnière ‘La Vipère’, à bord de laquelle il meurt le 12 juillet 1895. Il était né le 6 février 1862 à Ploubalay, dans les Côtes du Nord, et laissait en Bretagne, une veuve, Marie-Anne. Il avait 32 ans.

Louis Le Tertre meurt le 10 août 1895. Nous ne connaissons que son année de naissance, en 1872. La mention de son décès se trouve dans le journal de Raphaël Réau, jeune diplomate attaché à la Légation du Siam, qui à la date du 10 août écrit : ‘Un marin du Pluvier, poitrinaire, est mort hier soir, dans la nuit. Pauvres marins, si à l’étroit sur leurs bateaux, privés de toute douceur. Chaque canonnière laisse quelqu’un ici…’. Notons que pendant cette époque troublée, la France maintenait en permanence à poste, sur le fleuve, devant la Légation, une canonnière. Louis Le Tertre avait 23 ans.

C’est en 1922 que le gouvernement Poincaré a décidé d’envoyer en mission vers le Pacifique, le grand croiseur ‘Victor Hugo’. Après une longue croisière qui l’a mené jusqu’à Nouméa puis au Japon, le bâtiment fait escale à Bangkok en mai 1923. C’est au cours de cette escale que deux marins vont mourir :

Julien le Douairon est né le 30 septembre 1902 à Trélazé, dans le canton d’Angers (Maine et Loire). Son père, qui était de Bubry dans le Morbihan, avait été tué pendant les combats en Haute-Marne en mai 1916. Pupille de la Nation, Julien s’était engagé dans la Marine. Et c’est le 13 mai 1923 qu’il meurt, au large des côtes du Siam. Il avait 20 ans.

Ce n ‘est que trois jours plus tard, le 16 mai 1923, que Yves Bellec, maître-mécanicien du ‘Victor Hugo’ décède à son tour. Il était né le 21 septembre 1881 à Lanvéoc (Finistère), était marié et avait deux enfants. Il avait 42 ans.



https://www.le-souvenir-francais-thailande.com/des-tombes-francaises-retrouvees-en-thailande-ceremonie-dhommage/?fbclid=IwAR0XfXqPahu0WgrlVySC5LagCvvidRhPe1yvN1YmUWflOTxEvkQ6LowqYec
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Manu de Chiang Mai

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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #68 le: février 11, 2019, 08:52:39 am »


Auguste Pavie

À l'origine agent des télégraphes en Cochinchine, Auguste Pavie devint explorateur, ethnologue, photographe des rives du fleuve Mékong ("mission Pavie" 1889-1890), il fut le premier vice-consul de France au Laos (1887), consul-général de France à Bangkok en 1892, puis commissaire général au Laos en 1893.

Engagé dès 17 ans tout d'abord dans l'armée de terre, Pavie intègre l'infanterie de marine, les "Marsouins", dans l'espoir de participer aux expéditions militaires au Mexique lancées par Napoléon III. Il est en fait affecté en Indochine, à Saïgon (1867). Lassé par l'ennui de la caserne et bercé de récits d'aventure par son ami Raphaël Garcerie, il se fait employé au service des Postes et Télégraphes. Fervent patriote, il tente de participer aux combats de la guerre franco-prussienne de 1870, mais arrivé trop tard, il ne prendra part qu'aux douloureux assauts de la Commune de Paris. Humilié et dépité par la défaite française, il ne rêve plus que de relever l'honneur national par la découverte de nouveaux territoires. De retour en Cochinchine, il est muté à Kampot au Cambodge (1876) où il est seul Occidental parmi les indigènes, et il s'immerge pendant trois ans dans la culture khmère et adopte le mode de vie local, renonçant à l'arrogance du jeune colonialiste qu'il a été, sous l'enseignement bienveillant de moines bouddhistes.

Remarqué pour ses notes d'exploration, il se voit confier par le nouveau gouverneur civil Le Myre de Vilers la direction du chantier de la ligne télégraphique entre Phnom-Penh et Bangkok (1881-1885); une épreuve d'autorité et de charisme pour conduire une équipe de plus de cent ouvriers, annamites et khmers. Pour récompense du zèle et de l'efficacité de son travail, il est décoré à 37 ans de la Légion d'honneur. Ce sera aussi l'occasion de démontrer ses qualités de négociateur avec les autorités siamoises, qui lui vaudront d'être nommé vice-consul au Laos, à Luang Prabang. Lors d'un voyage à Paris en 1886 il embarque avec lui treize jeunes fils de la haute société cambodgienne et fonde "l'École cambodgienne", qui devient rapidement l'École coloniale, dont le but initial est la formation de cadres indigènes pour l'administration des colonies.

De retour à Bangkok, il pense pouvoir entamer l'œuvre de sa vie, l'exploration des régions inconnues du Haut-Laos. Mais il lui faut subir la forte réticence des autorités siamoises pour organiser son voyage, et il atteint péniblement la petite capitale de Luang-Prabang, le 10 février 1887, six mois après son départ de la capitale du Siam. Il se fait apprécier du vieux roi Oun Kham, cerné d'agents siamois, en organisant son sauvetage lors d'un sac de la ville par les mercenaires chinois, les "Pavillons Noirs", déjà connus pour l'assassinat de Francis Garnier. Dès lors, sa vie est liée au devenir de ce petit royaume, petite poche de survie de l'ancien royaume Lao. Par une attitude patiente, toute stratégique, respectueuse et pacifique à l'égard des peuples indigènes, il obtient le protectorat de Luang-Prabang par la France, déjouant les perspectives expansionnistes du royaume du Siam, soutenu par l'Empire britannique. En 1888 il pacifie la région de la Rivière Noire avec Théophile Pennequin.

Il commande néanmoins le blocus de Bangkok par l'escadre de l'Extrême-Orient à l'automne 1893 pour obtenir la signature du Traité d'octobre 1893, pierre angulaire de la renaissance du Laos. Devenu commissaire général au Laos, Auguste Pavie signe la paix avec les bandes de mercenaires chinois, et se fait l'ami du chef emblématique Deo Van Tri dont les fils et neveux iront suivre l'enseignement de l'École coloniale. Son unique objectif est désormais la pacification effective des territoires laotiens et leur administration autonome, qui goûteront une paix éphémère, depuis les troubles et conflits répétés dès 1944 jusqu'aux massacres de la révolution communiste en 1975.

Les frontières du nord de la future Indochine fixées avec le Siam, l'Angleterre et la Chine; Auguste Pavie, épuisé (il a été souvent victime de fièvres et de la dysenterie), rentre définitivement en France en 1895. Il devient un temps la vedette de la presse parisienne, puis, s'étant rasé sa barbe légendaire, retombe dans un anonymat qu'il préfère. Par l'entremise de sa sœur Adèle, à 50 ans (25 octobre 1897) il épouse une jeune dinannaise, Hélène Louise Marguerite Gicquelais, et se consacre à la rédaction et l'édition de son travail d'explorateur, la Mission Pavie en dix volumes, qui retrace les 36 000 km explorés et la première carte complète de l'Indochine. Le couple aura un fils, Paul-Auguste, trop tôt victime de la tuberculose en 1940, alors qu'il préparait un ouvrage sur la vie de son père depuis son retour en France.

Bien que ministre plénipotentiaire en titre, Auguste Pavie décline toutes les offres d'ambassades, pour se consacrer uniquement au Laos, "l'unique œuvre", encore menacé par les convoitises anglaises et siamoises. Devant la fadeur de la politique du ministre des Affaires étrangères sur la question, il demande sa mise à la retraite anticipée, consterné par le manque de détermination du gouvernement.

Il veille toujours avec son frère Pierre sur les jeunes étudiants de l'École coloniale, dont les princes Piranit et Monivong, fils du roi Sisowath du Cambodge..
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Re : L'HISTOIRE de la Thaïlande et du Siam...
« Réponse #69 le: février 11, 2019, 05:29:20 pm »

Auguste Pavie

très intéressant, merci Manu... :)
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