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Auteur Sujet: La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...  (Lu 52070 fois)

Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #100 le: mai 22, 2015, 08:26:35 am »


Cela ne se passe pas en Thaïlande mais cette incroyable nouvelle mérite d'être mentionnée...


Les plus anciens outils du monde découverts au Kenya

Des archéologues ont découvert dans le nord du Kenya des outils de pierre vieux de 3, 3 millions d'années. Jusqu'à présent les plus anciens outils connus n'avaient "que" 2,6 millions d'années.

Lucy était bricoleuse. Des archéologues viennent de découvrir sur le bord du lac Turkana, au Kenya, des outils de pierre datant de 3,3 millions d'années. Soit un bond en arrière de 700 000 ans par rapport aux précédents outils identifiés. 

Des outils qui auraient donc pu être utilisés par des australopithèques, branche cousine de notre espèce dont fait partie Lucy, notre plus lointaine ancêtre. 


Des outils pour couper et racler

Les outils en question sont des pierres travaillées pour présenter un côté réservé à la prise en main, et un autre pour trancher ou racler des surfaces, comme le précisent les chercheurs dans un article publié sur le site internet de la revue spécialisée Nature jeudi. 

Le site archéologique sur lequel ces précieux cailloux ont été découverts avait déjà permis de mettre au jour d'autres fossiles. C'est le grand nombre de pierres identiques, avec des formes proches, qui a mis la puce à l'oreille des archéologues. Les marques observées en nombre sur les pierres ont fini de convaincre les chercheurs qu'ils étaient en présence d'outils. Ne restait plus qu'à les dater. 


Un bond de 700 000 ans en arrière

D'après les datations effectuées, ces pierres sont vieilles de 3,3 millions d'années. C'est ce qui donne son caractère remarquable à cette découverte.

En effet les précédents outils retrouvés dataient de 2,6 millions d'années. Cette nouvelle découverte permet donc d'établir que les ancêtres des humains disposaient des compétences cognitives nécessaires à la fabrication d'un outil 700 000 ans plus tôt que ce pensaient jusqu'alors les chercheurs. 


Read more at http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/les-plus-anciens-outils-du-monde-decouverts-au-kenya_1681763.html#g0I5a2JlVrJOJDWI.99
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Malco

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #101 le: mai 22, 2015, 01:59:04 pm »

Citer
             

cette incroyable nouvelle mérite d'être mentionnée...         


En effet très intéressant cette découverte , on a encore beaucoup à découvrir sur notre planète à mon avis .  8)
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@+ Malco

Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #102 le: mai 24, 2015, 09:15:20 am »


Je vous présente quelques nouveaux dinosaures découverts récemment en Thaïlande (suite de la page 1 de cette rubrique)...


Kinnareemimus khonkaenensis (กินรีไมมัส)


Nom : Kinnareemimus khonkaenensis

Signification : Kinnaree de Khon Kaen

Taille : 1-2 mètres de long

Poids :

Groupe : Théropodes

Famille : Ornithomimosauria

Epoque : Crétacé supérieur (~130 ma)

Régime alimentaire : Omnivore

Répartition :

- Thaïlande : Sao Khua (province de Khon Kaen)

Date de sa découverte : 2009


L'espèce-type, Kinnareemimus khonkaenensis, a été décrite par Éric Buffetaut, Varavudh Suteethorn et Haiyan Tong en 2009. Le nom générique a été donné en l'honneur de Kinnaree, « un être gracieux de la mythologie thaï, avec le corps d'une femme et les jambes d'un oiseau, ayant habité dans les profondeurs de la forêt légendaire Himavanta, en raison des pieds en forme d'oiseau de ce dinosauretrad 1,1. » Le nom a été souligné pour la première fois en 1999 par Sasithorn Kamsupha, puis sous le nom de Ginnareemimus en 2000 par Ryuichi Kaneko.

Le genre est basé sur des fossiles partiels de vertèbres, pubis, métatarse et fibula retrouvés dans une strate datée du Valanginien au Hauterivien de la formation géologique de Sao Khua, à Phu Wiang, province de Khon Kaen.

Classé chez les ornithomimosaures, il serait l'un des plus vieux genres de ce clade (famille). Selon Buffetaut, les fossiles de Kinnareemimus pourraient indiquer une origine asiatique pour les ornithomimosaures évolués.
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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #103 le: mai 24, 2015, 06:52:05 pm »


Je vous présente quelques nouveaux dinosaures découverts en Thaïlande (suite de la page 1 de cette rubrique)...

Kinnareemimus khonkaenensis (กินรีไมมัส)



extraordinaire celui-ci... j'adore  :D
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #104 le: mai 25, 2015, 09:00:48 am »


Siamodon nimngami (สยามโมดอน)


Nom : Siamodon nimgami

Signification : - Dent du Siam (Siam + odus = "dent" en grec)

Taille : ~ 5 m

Poids : -

Groupe : Ornithopodes

Famille : Siamodon

Epoque : Crétacé supérieur (~125-112 ma)

Régime alimentaire : herbivore

Répartition :

- Thaïlande : Ban Saphan, Province de Nakhon Ratchasima (formation de Khok Kruat)

Date de sa découverte : 2011


Le siamodon est un dinosaure herbivore de taille moyenne appartenant à la grande famille des Iguanodons mais possède de fortes ressemblances avec les Hadrosauridae, ainsi qu'avec le Probactrosaurus découvert en Chine dans les années 1960. Il vivait il y a un peu plus de 100 millions d'années.

Son nom de Siamodon Nimngami lui a été donné en l'honneur de Mr Withaya Nimngam qui a découvert le premier spécimen de Thaïlande (en fait une maxilaire).
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DocTournesol

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #105 le: mai 25, 2015, 09:04:59 pm »


passionnantes ces fiches techniques et tellement intéressant ce topic, un régal merci Manu
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #106 le: mai 26, 2015, 08:44:21 am »


Le truc intéressant, c'est que ces derniers dinosaures viennent juste d'être découverts (durant les 5 dernières années)... Leur étude commence seulement...
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #107 le: mai 26, 2015, 09:16:45 am »


Ratchasimasaurus suranareae (สยามโมดอน)


Nom : Ratchasimasaurus suranareae

Signification : -

Taille : ~ 5 m

Poids : -

Groupe : Ornithopodes

Famille : Ratchasimasaurus

Epoque : Crétacé supérieur (~125-112 ma)

Régime alimentaire : herbivore

Répartition :

- Thaïlande : Province de Nakhon Ratchasima - Formation de Khok Kruat

Date de sa découverte :


Le Ratchasimasaurus suranareae est un dinosaure herbivore de taille moyenne appartenant à la grande famille des Iguanodons non-Hadrosaures. Il vivait il y a un peu plus de 100 millions d'années.

Une unique maxilaire de ce spécimen a été découverte à ce jour.
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #108 le: juin 11, 2015, 08:54:25 am »


Incroyable découverte...

Des globules rouges découverts dans des os de dinosaures fossilisés

L’analyse de huit fossiles de dinosaures, pas spécialement bien conservés, a révélé la présence de sang et de fibres de collagène.

MOUS. Les tissus mous, et en particulier les structures cellulaires, résistent mal à la fossilisation. Il est extrêmement rare d’en découvrir dans des fossiles vieux de plus de quelques millions d’années. Néanmoins, dans certains cas, lorsque les ossements ont profité de conditions de préservation exceptionnelles, il est possible de découvrir des traces de cellules ou de protéines âgées de plusieurs dizaines de millions d’années. L’étude publiée le 9 juin 2015 dans la revue Nature Communications laisse entrevoir qu’il y aurait beaucoup plus de matériels mous disponibles dans les fossiles et même dans ceux qui ont été conservés dans des conditions non optimales.

JURASSIC WORLD. Les chercheurs ont ensuite analysé la signature des globules rouges retrouvés à l’aide d’un spectromètre de masse à ionisation et révélé des liens avec la signature du sang… d’émeu. Pas tout à fait une surprise puisque les oiseaux sont de lointain descendants d’une lignée de dinosaures. La découverte de globules rouges pourrait également permettre de trancher une question encore débattue : les dinosaures étaient-elles des créatures à sang chaud ou froid ? Il faudra plus d’échantillons pour le déterminer et surtout catégoriser plus d’espèces car il est vraisemblable que les deux types ont coexisté chez les dinosaures. "Mais ce qui est vraiment excitant dans notre étude est le fait que nous avons retrouvé de telles structures dans des fossiles mal conservés. Cela laisse penser que la préservation des tissus mous dans les fossiles est bien plus répandue" souligne Susannah Maidment, autre auteure de l’étude.


http://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/20150609.OBS0454/des-globules-rouges-decouvertes-dans-des-os-de-dinosaures-fossilises.html
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Malco

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #109 le: juin 11, 2015, 09:21:25 am »

En effet c'est incroyable cette découverte , la science avance à grand pas , chapeau .  :clap
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #110 le: juillet 17, 2015, 08:32:02 am »


Un mystère paléontologique enfin percé...


Thaïlande: découverte d’un fossile de lézard de 125 millions d’années

Des petits œufs fossiles découverts en Thaïlande en 2003 ont enfin été identifiés. Les chercheurs pensaient à un dinosaure ou à un oiseau. Mais à l'intérieur se trouvait en fait un embryon de lézard vieux de 125 millions d'années.

Un fossile à peine plus gros qu'un œuf de moineau et couvert de bosses. A l'époque de cette découverte, au début des années 2000, les scientifiques n'avaient jamais rien vu de semblable.

Une première étude de la coquille laissait penser que ces petits œufs provenaient d'un dinosaure carnivore, le théropode, ou d'un oiseau, comme annoncé par le Synchrotron européen de Grenoble (France).

Mais une nouvelle technique d'imagerie a permis aux scientifiques d'en découvrir la véritable nature. Entre leurs mains, ils ne tiennent finalement pas un fossile de petit théropode, ni de volatil ancestral, mais un embryon de lézard vieux de 125 millions d'années.

Le reptile appartient au groupe des anguimorphes au sein duquel on trouve entres autres le lézard crocodile de Chine, le dragon de Komodo ou encore le monstre de Gila, trois espèces de lézard impressionnantes par leur taille.

Un mystère paléontologique enfin percé donc, après plusieurs années de recherches et qui prouve que l'évolution de la reproduction chez les lézards est bien plus complexe que ce que l'on pensait.


http://www.rfi.fr/science/20150716-thailande-decouverte-fossile-lezard-125-millions-annees-phu-phok/
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #111 le: juillet 17, 2015, 08:39:44 am »


Découverte d’un embryon de lézard vieux de 125 millions d’années

Un œuf peut en cacher un autre. Ainsi l’installation européenne de rayonnement synchrotron (ESRF) de Grenoble a-t-elle titré l’étonnante découverte publiée mercredi 15 juillet dans la revue PloS One. L’équipe française y décrit, grâce aux images numériques réalisées avec l’accélérateur de particules, un embryon de lézard de plus de 125 millions d’années, le plus vieux jamais retrouvé.

Au passage, elle remet en cause quelques certitudes concernant la reproduction de cette famille de reptiles, son évolution. Du très sérieux, en somme. Si l’institution européenne installée dans les Alpes a opté pour un titre si décalé, c’est qu’il résume parfaitement le chemin suivi par cette découverte. Un parcours très scientifique, en réalité, qui invite, selon Paul Tafforeau, responsable de l’équipe à l’ESRF, à toujours « faire attention aux présupposés ».

Lorsque Vincent Fernandez, en 2007, se lance dans l’examen des fossiles découverts à Phu Phok, un site rocheux du nord-est de la Thaïlande, il croit étudier des œufs de dinosaure. De dinosaure ou d’oiseau, pour être tout à fait exact. En effet, ces spécimens de 2 cm de haut, grands comme des œufs de moineau, affichent l’âge vénérable de 125 millions d’années. Contemporains, donc, de la fameuse diversification, qui a vu les oiseaux faire une bifurcation dans le grand ordre des dinosaures pour voler de leurs propres ailes. Mais de quel côté les classer ?

Pour ce faire, l’examen de la coquille ne peut suffire. Il faut fouiller l’intérieur, si possible sans abîmer le spécimen. Faire une omelette sans casser les œufs. Pour cette mission, le synchrotron peut apporter une aide précieuse. L’accélérateur de particules permet de bombarder un échantillon avec un faisceau de rayons X d’une précision inégalable, et de recueillir une image d’une extrême finesse – ici de l’ordre de 5 microns par pixel. De quoi tenter d’y voir clair.


Un puzzle de quelque 1 000 pièces

Car à l’intérieur, les embryons n’ont pas pris la pose. Lors de la fossilisation, les sédiments ont démantibulé les squelettes. Restent deux tas d’os, où les vertèbres côtoient les fémurs et les morceaux de crâne. Il faut déblayer, trier, identifier. « Un projet gargantuesque, qui valait bien une thèse », dit Vincent Fernandez dans un sourire.

Sur son écran, à partir des différentes images, il sépare les os des sédiments, détoure les premiers, isole ceux qui sont restés entiers, en reconstitue d’autres à partir de fragments. Lorsqu’une pièce semble complète, il réalise une impression 3D. Une aide précieuse pour tenter de reconstituer un puzzle de quelque 1 000 pièces, mais aussi pour présenter son travail à ses mentors.

« J’allais régulièrement à Paris montrer mes pièces à Eric Buffetaut, se souvient Vincent Fernandez. C’est lui qui m’avait lancé dans cette aventure. Mais plus j’avançais, moins il comprenait. Venant d’un expert mondial des dinosaures et des oiseaux préhistoriques, c’était assez déconcertant. Même chose lors d’une conférence en Slovaquie où je me suis rendu : les spécialistes européens ne comprenaient pas… »

La lumière surgit au synchrotron. Vincent Fernandez est loin de Grenoble, ce soir-là. Sur un des écrans, un zoologue scanne la tête d’un banal lézard des murailles pour en étudier l’oreille interne. Passant derrière lui, Paul Tafforeau jette un œil sur le profil crânien, et s’arrête. « J’ai tout de suite reconnu… » Cet os de l’articulation de la mâchoire qu’on appelle le carré était le premier qu’il avait scanné plusieurs années auparavant avec son étudiant pour démontrer la faisabilité de la méthode. « Tout concordait : la forme, les différents détails, l’aspect, les proportions, poursuit le physicien. Je suis allé chercher le sac avec les impressions 3D en plastique, et en quinze minutes, presque tous les os avaient été reconnus. » Cette nuit-là, il envoie un courriel à Vincent Fernandez : « J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne : je sais ce qu’il y a dans les œufs. La mauvaise : je sais ce qu’il y a dans les œufs… »


Un nouveau mystère

La thèse vient de changer de direction. Désormais, il convient de comprendre quel type de lézard se trouve là. Question peu évidente : « D’abord parce que nous n’y connaissions rien, avoue Vincent Fernandez. Il a fallu absorber la littérature et consulter des spécialistes. » Surtout, parce que la coquille est épaisse et minéralisée. Or les lézards se divisent en deux groupes : les uns sont vivipares – autrement dit les embryons se développent à l’intérieur de la mère –, les autres ovipares, mais alors les coquilles sont toujours molles. Seule exception : les geckos. « Mais on a tout de suite vu que ce n’était pas ça : l’embryon ne collait pas du tout… »

Pour les spécialistes, l’inconnu appartient au groupe des anguimorphes. Des bêtes souvent puissantes, comme les varans, les monstres de Gila ou les lézards-crocodiles de Chine, mais aussi d’autres plus modestes, comme les orvets… Sauf qu’aucune de ces espèces ne pond d’œufs à coquille dure.

Un nouveau mystère s’ouvre donc. L’espèce s’est-elle éteinte sans descendance ? A-t-elle évolué, et dans quelle direction ? « Pour le moment c’est une énigme, reconnaît Jean-Claude Rage, spécialiste des fossiles au Museum national d’histoire naturelle, et, faute de matériel disponible, elle ne va pas être aisée à résoudre. » Il va aussi falloir reprendre tous les œufs à coquille rigide, jusqu’ici attribués aux geckos, et s’assurer qu’ils appartenaient bien à ce groupe de lézards grimpeurs. Ou encore chercher à quoi ressemblaient les adultes. Mais ce ne sera pas pour Vincent Fernandez. Lui est revenu à ses premières amours : les dinosaures, les vrais.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/paleontologie/article/2015/07/15/la-famille-lezard-mise-en-emoi-par-un-embryon-de-125-millions-d-annees_4684469_1650762.html#P32w4gICpcDYq022.99
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Malco

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #112 le: juillet 17, 2015, 02:00:56 pm »

Super cet article , on a encore beaucoup à découvrir sur notre bonne vieille terre .  8)
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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #113 le: juillet 17, 2015, 10:43:24 pm »

 
tout à fait extraordinaire et passionnant...
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #114 le: septembre 11, 2015, 08:22:58 am »


C'est en Afrique mais la découverte est incroyable...


« Homo naledi », une découverte qui laisse perplexe


Lee Berger jubile. Ce paléontologue américain, rattaché à l’université de Witwatersrand, à Johannesburg, mal-aimé de nombre de ses collègues, leur vole la vedette. Il a mis la main, dans une grotte d’Afrique du Sud, sur des restes fossiles qu’il attribue à une nouvelle espèce du genre humain, Homo naledi. Mais la façon dont il met en scène sa trouvaille – avec l’appui du National Geographic, un documentaire télévisé déjà bouclé, une sculpture de ce cousin putatif prête à entrer au musée, etc. – risque d’aggraver sa réputation de chercheur médiatique.

Le choix de la revue où est décrit Homo naledi est aussi un sujet de perplexité chez les spécialistes : eLife, diffusée en libre accès, n’a pas le statut de grands journaux comme Science ou Nature, où une telle découverte aurait pu naturellement trouver sa place. Mais c’est surtout l’absence de datation pour les restes présentés qui complique l’appréciation de ces fossiles. « Cela peut devenir une découverte très importante, mais c’est l’âge géologique qu’on pourra attribuer à ces spécimens qui le dira », commente Michel Brunet, découvreur de Toumaï (7 millions d’années), au Tchad. En attendant, estime-t-il, on se trouve face à une situation, « ultraclassique » en paléontologie humaine, d’évolution dite « en mosaïque » : des individus qui présentent un mélange de caractères modernes et archaïques, avec différentes parties du squelette semblant appartenir à des âges évolutifs distincts.


Un corps évoquant l’humain moderne, un crâne d’australopithèque

En l’occurrence, H. naledi possède des pieds modernes, des mains qui le sont aussi, hormis des phalanges courbes adaptées pour grimper aux arbres, tout comme le sont ses épaules. Ses dents, primitives, sont petites, ce qui suggère qu’il avait une alimentation énergétique – et pas seulement constituée de végétaux supposant d’être équipé de larges dents broyeuses de fibres. Ne dépassant pas 1,5 mètre de haut, il était doté d’un crâne d’un volume réduit.

En résumé, un corps évoquant des humains modernes de petite taille et un crâne plus proche de celui des australopithèques. Codécouvreur de l’australopithèque Lucy en Ethiopie, en 1974, Yves Coppens estime que « l’Homo en question n’est, bien sûr, pas un Homo, avec la petite tête qu’il a, mais un australopithèque de plus, de même qu’il y a eu de nombreuses espèces différentes de cochons, d’éléphants, d’antilopes, en fonction des variations du climat et des niches écologiques. » Tim White (université de Californie, Berkeley), codécouvreur de Lucy, y voit plutôt « une forme primitive d’Homo erectus, un fossile décrit dans les années 1800 », rapporte le Guardian.

S’il est trop tôt pour statuer sur le statut exact d’Homo naledi et sur sa place dans l’arbre de famille très buissonnant des hominidés, il n’en est pas moins inédit en Afrique par le nombre de restes fossiles disponibles : plus de 1 500 ossements attribués à une quinzaine d’individus de tous âges et des deux sexes. Bien d’autres pourraient suivre. Les conditions de découverte et de collecte elles-mêmes, détaillées dans National Geographic, qui a financé les fouilles, sont assez uniques : en octobre 2013, deux jeunes spéléologues s’aventurent dans la grotte dite « Etoile montante », explorée depuis les années 1960, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Johannesburg. Grâce à leur petit gabarit, Steven Tucker et Rick Hunter se faufilent d’abord par un conduit si étroit qu’il faut y progresser « comme Superman » – un bras collé le long du corps, l’autre tendu vers l’avant. Ils escaladent ensuite une paroi et tombent par hasard sur une fissure qui les mène dans une chambre sur le sol de laquelle sont éparpillés des ossements, dont une mâchoire.


La suite ici : http://www.lemonde.fr/paleontologie/article/2015/09/10/homo-neladi-un-mysterieux-cousin-d-afrique-du-sud_4751937_1650762.html
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #115 le: août 08, 2016, 08:34:28 am »


Un squelette vieux de 13 000 ans lève le voile sur l’origine des Amérindiens

Les scientifiques l'ont baptisée Naia, du nom d'une nymphe de la mythologie grecque. Datant de 12 000 à 13 000 ans, le plus vieux squelette humain du continent américain a été découvert dans une grotte sous-marine du sud du Mexique, a annoncé l'Institut mexicain d'anthropologie et d'histoire (INAH), mercredi 15 mai. L'analyse ADN des ossements de cette jeune femme met fin au débat sur les origines des Amérindiens.

Cette découverte exceptionnelle remonte à mai 2007 dans la péninsule du Yucatan. Un groupe de plongeurs archéologues explore le réseau de rivières souterraines le plus grand du monde, près de la ville de Tulum dans l'Etat de Quintana Roo. Au détour d'un tunnel subaquatique, long de plus de 1 200 mètres, ils aperçoivent une énorme grotte immergée. « On a tout de suite su que le lieu était unique par sa profondeur et son obscurité », raconte Alberto Nava, un des plongeurs qui ont baptisé le site « Hoyo Negro » (« trou noir »).

Au fond de la grotte, situé à 40 mètres sous la surface de la mer, ils découvrent les fossiles de 26 sortes de mammifères, dont un tigre à dents de sabre et un gomphothère, animal de la famille des éléphants, avant d'apercevoir les restes de Naia. « Quel choc, quand j'ai vu son crâne intact, avec ses dents et les orbites noires de ses yeux », confie M. Nava.

Les scientifiques supposent que cette femme, âgée de 15 ou 16 ans, serait venue chercher de l'eau dans la grotte, avant d'y tomber, mourant sur coup. « A l'époque, le lieu n'était pas immergé puisque le niveau de la mer était plus bas de 120 mètres, explique Pilar Luna Erreguerena, sous-directrice de l'INAH, qui a dirigé ce projet spéléologique. Depuis la fin de la dernière période glaciaire, il y a dix mille ans, la montée des eaux a inondé les grottes du Yucatan. »


ORIGINE GÉNÉTIQUE D'ASIE

Durant plusieurs années, une équipe internationale et pluridisciplinaire, réunissant des chercheurs américains, canadiens, danois et mexicains, a planché sur l'analyse de ces restes humains et animaliers. Les résultats de leurs travaux viennent d'être publiés dans la revue américaine Science.

La datation des ossements au radiocarbone et les analyses d'ADN mitochondrial extrait de la pulpe d'une des molaires de Naia, révèlent que son origine génétique est asiatique. « Cela prouve que les premiers occupants des Amériques sont venus de Sibérie en traversant la bande de terre reliant l'Asie et l'Alaska, aujourd'hui immergée sous le détroit de Behring », assure Mme Erreguerana. Mieux, cette découverte confirme le lien entre ces Paléoaméricains et les Amérindiens contemporains.

La question a longtemps alimenté le débat entre les archéologues car la morphologie faciale des plus anciens squelettes trouvés sur le continent, datant de 12 000 ans, ne ressemble pas à celle des actuels Amérindiens. Ces derniers ayant un visage moins long et moins étroit que ceux des premiers occupants des Amériques. « Les restes des Paléoaméricains, qui étaient des nomades peu nombreux, sont rares et souvent en mauvaises conditions de conservation, explique Mme Erreguerana. D'où l'importance de la découverte du squelette complet de Naia, en parfait état de préservation grâce au mélange d'eaux douce et salée des rivières souterraines du Yucatan. »


LES INDIENS DESCENDENT BIEN DES PREMIERS AMÉRICAINS

Outre une datation précise, son analyse anatomique et génétique révèle que le crâne de Naia possède des caractéristiques similaires aux Amérindiens contemporains. « Cela écarte l'hypothèse que les Indiens d'aujourd'hui ne seraient pas les descendants des premiers Américains », précise José Concepción Jiménez, chercheur en anthropologie physique.

Ainsi, les peuples originelles des Amériques sont tous venus par le détroit de Behring, et non pas d'Eurasie par la mer pour certains. « Leurs différences morphologiques sont liées à l'évolution génétique qu'ont connue les Amérindiens au cours des milliers d'années passés sur le continent, pour s'adapter aux conditions climatiques de la région », souligne M. Jiménez.

Le mystère ne s'arrête pas là. « La découverte du génome complet de Naia nous permettra de déterminer si les maladies génétiques des Mexicains contemporains viennent, ou non, des premiers occupants du continent, de l'époque préhispanique ou du métissage lié à la colonisation espagnole », précise M. Jiménez. Autre défi de poids pour l'INAH : protéger des pilleurs le site et une partie des fossiles restés dans la grotte d'Hoyo Negro.


La génétique excluait une origine européenne   

Quelques mois avant l'annonce de la découverte de Naia au Mexique, l'étude du génome d'un jeune garçon qui vivait dans le Montana il y a presque 13 000 ans tordait le cou à l'idée selon laquelle la civilisation Clovis, à laquelle il appartenait, serait venue d'Europe. C'est la ressemblance des outils lithiques clovis avec les pierres taillées solutréennes présentes sur le Vieux continent qui avait suscité cette hypothèse. Publiée dans Nature le 13 février, l'analyse de l'ADN de Anzick-1, ainsi que l'enfant a été baptisé, confirme qu'il était d'ascendance asiatique, ayant une plus grande proximité avec les Sibériens qu'avec les Eurasiens. Son génome, proche de celui des Amérindiens modernes, devrait permettre de mieux comprendre la succession de peuplements des Amériques via le détroit de Béring.
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #116 le: octobre 24, 2016, 08:45:37 am »


SITES RUPESTRES ET DECORS PARIETAUX PROCHES DE PHUKET

Certaines cavernes de la région de Phang Nga (au Nord-Est de la baie) sont ornées de peintures rupestres laissées par les "Hommes anciens".
Les  reliefs calcaires aux formes étranges qu’on rencontre en sortant de l’île de Phuket ne pouvaient qu’inspirer les récits de la tradition orale locale. C’est dans ce cadre fabuleux que des parois ont été décorées de "phap khien boran" (roches peintes) aux couleurs ocrées,  inspirés par les rites et pratiques magiques des chamanes appartenant aux tribus qui peuplaient ces contrées, du Néolithique à la protohistoire.


Les hommes Homo-sapiens, étaient présents aux époques pré- et proto-historiques. Ils ont laissé des témoignages de leurs activités économiques (outils) et esthétiques, plus vraisemblablement de leurs croyances magico-religieuses. Certains de ces objets, quelques unes de ces représentations ont été retrouvés depuis Takua Pa (Phang Nga) jusqu’à Khlong Thom (Krabi). En particulier dans les baies de Phang Nga, Ao Lek et Krabi, les formations calcaires au relief étonnant, taraudé, compliqué de galeries surplombées ont offert des sites propices aux peintres des "phap khien boran" qui, ajoutées aux "trésors" (bijoux, ornements), aux objets de pierre et à quelques ossements permettent de reconstituer une première histoire régionale.

Ces signes qui ont bravé le temps ont en eux même une charge magique encore renforcée par le côté ésotérique des dessins tout aussi symboliques que vraiment représentatifs. Capter leur énergie infuse devient alors tentant et c’est ainsi que l’on peut affadir ou rayer par frottage ces documents irremplaçables. S’assurer un bon numéro au prochain tirage de la loterie est parfois plus motivant que d’assurer la pérennité des premières manifestations artistiques de l’Homme, des balbutiements de l’Histoire.


LES PRINCIPAUX SITES RUPESTRES EN BAIE DE PHANG NGA

KHAO KIEN N°1
La "Montagne aux écritures" est sur la route de Koh Panyee et abrite des peintures rupestres représentant divers animaux, censées avoir été peintes par les marins qui ont amarré leurs embarcations ici, pour s'abriter de la mousson. Selon le département des Beaux-arts, les peintures ont au moins 3 000 ans. le site protégé demeure intégralement préservé et mis en valeur par les services des Beaux-Arts.

THAM PHI HUA TO N°2
"Grotte du fantome à grosse tête", laissé sans surveillance particulière, le site a subi l'invasion de graffitis.

KOH PHRA AT N°3
Encore nettes, les lignes d'ocre rouge dessinent des formes de poissons, de crustacés ou de formes géométriques et labyrinthes ordonnés.

KOH NAKHAYA N°4
A l'intérieur d'un gouffre, derrière une plage accueillante, un panneau avec dessins représentants une embarcation avec plusieurs hommes avec en dessous des créatures marines, méduses ou calamars.

KHAO THIEP N°5
Autour de la pointe de Laem Sak, Khao Thiep regroupe les sites : 5, 6, 7, 8 et 9

LAEM FAI MAI N°6
"Pointe du feu", près d'Ao Muong, les dessins restent partiellement visibles sous l'abri d'une galerie surplombée assez profonde.

LAEM CHAO LE N°7
"Pointe des hommes de la mer", deux panneaux peints bien conservés dans leur partie centrale. Se succèdent des monstres fantomatiques, un homme bien schématisé, un bateau monté, puis des créatures étranges.

THAM CHAO LE N°8
"Grotte des hommes de la mer", une paroi ouverte sur la mer, garde une partie de son décor ancien aux couleurs tenaces : quatre hommes accroupis en train de manger.

LAEM RAET KHAO KAROT N°9
"La montagne maléfique", on ne distingue plus que le génie maléfique gardien du lieu. Un animal au nez cornu est également visible sur ce panneau buriné.

KHAO KHIEN SRAH N°10
La "colline aux inscriptions du milieu de l'étang". on peut y voir une sorte de bande dessinée placée sous une roche en auvent.
La surface du panneau de grès tend à s'effriter et les couleurs se sont affadies.

KHAO DAP NAM N°11
La "montagne des eaux étranglées" la paroi peinte est composée de roches dures. Initialement colorées de noir et d'ocre rouge mais l'érosion a craquelé la surface devenue gerçée et oxydée.

KOH PHRAYA N°12
Sur l'île du crocodile, un des derniers sites découverts, un décor pariétal caché dans son renfoncement qui n'a pas subi trop d'altérations. dessins géométriques de courbes, alvéoles, nids d'abeille, difficiles à interpréter.

KOH RANG NOK N°13
Derrière le campement des collecteurs de nids d'hirondelles, une paroi se dresse, trouée de cavités. Certaines s'enfoncent jusqu'au coeur de l'île. Nombreux panneaux peints, bateaux à voile occidentaux et jonques. DANGER, le site est protégé des pillards par des thaïlandais en armes !


http://www.rawai.fr/sites-rupestres-parietaux-phuket.html
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Malco

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #117 le: octobre 24, 2016, 09:00:17 am »

Très bien à voir prochainement .  8)
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #118 le: janvier 20, 2017, 05:55:09 pm »


J'en parle dans mon dernier livre...


Il y a 70 000 ans, l'humanité a bien failli disparaître !

À cette époque, la population humaine, qui ne totalisait peut-être que deux mille individus, aurait été divisée en petits groupes isolés à la suite de sécheresses drastiques.

«Qui aurait pensé qu'il y a seulement 70 000 ans un climat extrême a réduit notre population à un nombre tellement infime que nous étions au bord de l'extinction ?» interroge Meave Leakey, paléontologue et coauteur d'une étude à paraître le mois prochain dans The American Journal of Human Genetics.

À cette époque, la population humaine, qui ne totalisait peut-être que deux mille individus, contre 6,6 milliards aujourd'hui, aurait été divisée en petits groupes isolés qui se seraient développés indépendamment, entre  135 000 et 90 000 ans, à la suite de sécheresses drastiques. Ce n'est qu'il y a 40 000 ans que tous les groupes humains sont devenus partie intégrante d'une seule population panafricaine, réunie après avoir été séparée pendant 100 000 ans. Après cette période sombre, Homo sapiens a connu une forte expansion qui l'a conduit à émigrer hors d'Afrique et à peupler les autres continents.

Pour en arriver à cette conclusion, les auteurs ont construit un arbre généalogique à partir de 624 génomes appartenant à des lignées subsahariennes dont celles de deux groupes ethniques (les Khoï et les San), derniers chasseurs-cueilleurs appartenant aux plus anciennes lignées connues de l'homme moderne.

L'histoire démographique des premiers humains est particulièrement difficile à déterminer en raison de la faible quantité de fossiles à la disposition des paléontologues.

De même les généticiens ont du mal à savoir ce qu'il s'est passé depuis le premier ancêtre commun. Ils ont trouvé un fragment d'ADN datant d'entre 150 000 et 200 000 ans chez tous les humains qu'ils ont nommé «Ève mitochondriale». «Cette étude est centrée sur peu de données», observe Pascal Picq, membre du Collège de France. «Au paléolithique, l'homme n'était pas qu'en Afrique, mais sur trois continents. L'ADN ne raconte qu'une partie de l'histoire humaine.»


http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/04/29/01008-20080429ARTFIG00013-il-y-a-ans-l-humanitea-bien-failli-disparaitre.php
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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #119 le: avril 18, 2017, 04:39:52 pm »

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201704171030949231-science-femme-portrait-apparence/


Des scientifiques révèlent l’apparence d’une femme qui a vécu il y a 13.000 ans...


Des scientifiques australiens ont réussi à reconstituer le portrait d’une femme qui avait vécu en Thaïlande il y a quelques 13.000 ans. D’ailleurs, ils n’ont pas trouvé de grandes divergences avec les Asiatiques actuelles selon Antiquity.

La question de l'apparence de nos lointains ancêtres a toujours intrigué des scientifiques du monde entier. Aujourd'hui, des paléontologues australiens lève un coin de voile sur ce mystère; a indiqué le journal scientifique Antiquity.

En effet, les chercheurs ont réussi à reconstituer le portrait d'une femme thaïlandaise datant d'il y a quelques 13 000 années.

« Nous n'avons pas utilisé les méthodes traditionnelles de reconstitution faciale. Elles sont très populaires, mais déjà en 2002, nos collègues ont prouvé qu'elles n'étaient pas véridiques », a expliqué Susan Hayes de l'Université Wollongong cité par LiveScience indiquant que ces méthodes n'étaient pas basées sur des faits réels mais sur les anciennes théories de Darwin.

Mme Hayes et ses collègues ont eu recours à une autre méthode basée sur les données statistiques et révélant comment l'épaisseur des muscles du visage dépendait des os crâniens.

Les chercheurs ont appliqué cette approche pour reconstituer le portrait d'une femme qui avait vécu il y a 13 000 ans dans les grottes de Tham Lod au nord-ouest de la Thaïlande.

Les résultats de l'étude ont révélé que cette femme avait le même type du visage que celui des Asiatiques de nos jours.

Toutefois, certains traits de son visage comme, par exemple, le nez ou la bouche étaient plus proches des femmes africaines, ce qui prouve que l'anatomie humaine a tout de même considérablement changé au cours de ces derniers 13-15 000 ans...
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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #120 le: septembre 25, 2017, 08:33:36 am »


Photographier la Préhistoire en Thaïlande

Pour ceux qui s'intéressent ou étudient la Préhistoire, la Thaïlande un nombre très important de sites relativement facile d'accès.

Ici, les peintures rupestres du Phu Phra Bat (Thaïlande du nord-est).

Vous pouvez voir tout mon album photos sur Facebook, ici: https://www.facebook.com/emmanuel.perve.3/media_set?set=a.10155850503694066.1073741846.741404065&type=3&pnref=story
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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #121 le: septembre 25, 2017, 05:09:25 pm »


Photographier la Préhistoire en Thaïlande

Pour ceux qui s'intéressent ou étudient la Préhistoire, la Thaïlande un nombre très important de sites relativement facile d'accès.
Ici, les peintures rupestres du Phu Phra Bat (Thaïlande du nord-est).



superbe, je connais et j'adore...   :clap
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SUDOKU

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #122 le: octobre 07, 2017, 02:26:13 am »


Découverte des os fossilisés du plus grand dinosaure herbivore du pays !

M. Niwat Maneekhat, assistant directeur-général du Département de Géologie révèle qu’un premier os fossilisé a été trouvé dans un étang de Ban Panangsua dans la province de Chaiyaohum par un pêcheur en mars d’il y a deux ans.

Plus tard, des experts en géologie et des paléontologues ont procédé à d’autres excavations dans le même étang et ses environs pour découvrir une vingtaine d’autres parties d’os fossilisés, le plus gros mesurant environ 178cm de long.

M. Niwat dit croire que ces ossements vieux d’environ 100 millions d’années appartiennent au même dinosaure, qui pourrait être un sauropode herbivore. Ce serait le plus gros dinosaure jamais trouvé en Thaïlande et peut-être même en Asie du Sud-est. Il est muni d’une long coup, d’une longue queue et d’une petite tête. Il est reconnu pour sa taille énorme.

L’assistant du directeur-général a poursuivi en disant que des études devraient être poursuivies pour comparer avec des ossements de dinosaures trouvés dans les autres pays de la région pour déterminer de quelle espèce il s’agit.



http://englishnews.thaipbs.or.th/fossilized-bones-biggest-plant-eating-dinosaur-unveiled/
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Mon Dieu, que votre volonté soit fête !
(Frédéric Dard)

Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #123 le: octobre 09, 2017, 12:14:23 pm »


Exclusif : le fossile de dinosaure "le plus impressionnant qu'on ait jamais vu"

Lorsqu'il a découvert ce fossile, notre photographe n'en croyait pas ses yeux, comme vous lorsque vous regarderez ces images exclusives.

Il en faut beaucoup pour impressionner le photographe Robert Clark.

Au cours de son illustre carrière, Robert Clark a réalisé plus de 40 photo-reportages pour le magazine National Geographic et s'est spécialisé dans la photographie des prémices de la vie et de la civilisation. Il a capturé les magnifiques fossiles des dinosaures à plumes découverts en Chine, observé des chercheurs procéder à l'autopsie d'Ötzi, « l’homme des glaces » (la célèbre momie congelée âgée de 5 000 ans) et réalisé des portraits intimes de personnes ayant vécu et disparu il y a 2 300 ans, dont les visages parcheminés avaient été conservés dans un marécage.

En revanche, lorsqu'il s'est rendu en décembre dernier au Musée Royal Tyrell de paléontologie d'Alberta au Canada et a posé ses yeux pour la première fois sur son nouveau sujet, il s'est esclaffé.

Le photographe fixait un fossile de nodosaure, un type de dinosaure cuirassé herbivore, vieux de 110 millions d'années. Son refuge sous-marin avait permis de fossiliser l'armure du dinosaure, des taches de sa peau, une partie de ses tissus mous, jusqu'aux potentiels restes du dernier repas du dinosaure.

Découvert par un mineur attentif en 2011 et dévoilé publiquement le 12 mai 2017, ce fossile représente le nodosaure le mieux conservé jamais observé et sans aucun doute l'un des fossiles les plus saisissants d'un point de vue visuel déterrés depuis des décennies.

« On aurait cru à un dragon tout droit sorti de Game of Thrones », affirme Robert Clark. « Il était exceptionnel, digne d'un accessoire de film ».

Stupéfait par la qualité de sa conservation, il s'est efforcé de rendre justice à ce fossile dans le numéro de juin 2017 de National Geographic, en prenant soin de mettre en lumière les moindres détails de ce spécimen.

« On peut dire qu'il s'agit du fossile le plus impressionnant que j'aie jamais vu, et j'ai pourtant vu beaucoup de fossiles incroyables » affirme-t-il. « C'est d'un tout autre niveau. »

Robert Clark déclare qu'il se sent investi d'une mission : celle de rendre compte du fossile pour la postérité. Il est probablement l'un des rares photographes autorisés à photographier le spécimen sans vitre protectrice.

Outre les preuves de la valeur scientifique du fossile, il a conscience du potentiel de sa photographie à saisir l'imagination du public, en particulier des enfants (dont certains, ajoute-t-il, en savent sans aucun doute plus sur les dinosaures que lui-même).

« Ma fille a huit ans et j'ai montré à certains de ses camarades de classe les photos », explique-t-il. « Ils en ont eu (il fait un bruit d'explosion) le souffle coupé. »

 

Retrouvez ce reportage dans le numéro 213 du magazine National Geographic du mois de juin 2017.

http://www.nationalgeographic.fr/archeologie/exclusif-le-fossile-de-dinosaure-le-plus-impressionnant-quon-ait-jamais-vu
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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #124 le: octobre 09, 2017, 04:31:06 pm »

Exclusif : le fossile de dinosaure "le plus impressionnant qu'on ait jamais vu"

superbe et impressionnant...   :clap
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