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Auteur Sujet: La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...  (Lu 67704 fois)

Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #125 le: avril 11, 2019, 12:08:18 pm »


Des chercheurs affirment avoir découvert une nouvelle espèce humaine aux Philippines

L'équipe internationale de scientifiques, dont le Français Florent Détroit, a baptisé cette nouvelle espèce "Homo luzonensis". Les chercheurs estiment qu'elle vivait il y a  50 000 ans à 60 000 ans sur l'île de Luçon.

Il pourrait s'agir d'un nouveau membre de la famille Homo. Une équipe de chercheurs internationaux estime avoir découvert une nouvelle espèce humaine, aux caractères morphologiques singuliers, qui vivait sur l'île de Luçon, aux Philippines, il y a plus de 50 000 ans, ont annoncé les scientifiques mercredi dans la revue Nature.

L'analyse de treize restes fossiles (dents, phalanges de pied et de main, fragments de fémur), trouvés dans la grotte de Callao, a conduit les chercheurs à considérer qu'il s'agissait d'une nouvelle espèce, qu'ils ont nommée Homo luzonensis, annoncent-ils, mercredi 10 mai, dans la revue scientifique Nature (en anglais).

Cette espèce présente à la fois "des éléments ou caractères très primitifs ressemblant à ceux des Australopithèques et d'autres, modernes, proches de ceux des Homo sapiens", souligne le Français Florent Détroit, paléoanthropologue au musée de l'Homme, à Paris, et principal auteur de l'étude. Cela en fait une espèce "mosaïque", dit-il.

Cet Homo luzonensis "était probablement petit si on en juge par la taille de ses dents", même si "ce n'est pas un argument suffisant" pour l'affirmer, tempère le chercheur. Homo luzonensis, qui n'est pas un ancêtre direct de l'homme moderne, serait une espèce voisine, contemporaine d'Homo sapiens (qui est apparu il y a 300 000 ans). Ce serait donc un de nos cousins, tout comme l'homme de Néandertal. Deux des fossiles analysés ont été datés directement par la méthode des séries de l'uranium et sont âgés respectivement de 50 000 ans et de 67 000 ans. Il s'agit des plus anciens restes humains connus aux Philippines, précédant les premiers Homo sapiens qui sont arrivés sur l'archipel il y a 30 000 à 40 000 ans, selon des ossements mis au jour sur l'île de Palawan.


Une molaire qui ressemble aux nôtres

L'analyse morphologique des restes fossiles de la grotte de Callao a réservé des surprises. D'abord au niveau des dents : les prémolaires d'Homo luzonensis présentent des ressemblances avec celles des Australopithèques (disparus il y a deux millions d'années, et qui vivaient en Afrique) et d'autre espèces anciennes du genre Homo comme Homo habilis ou Homo erectus. Entre autres, ces dents ont deux ou trois racines alors que celles d'Homo sapiens en ont généralement une, parfois deux, soulignent les chercheurs.

En revanche, les molaires sont très petites et leur morphologie très simple ressemble à celle des hommes modernes. "Un individu possédant ces caractéristiques combinées ne peut être classé dans aucune des espèces connues aujourd'hui", relève Florent Détroit.

Les os du pied aussi sont surprenants : une phalange proximale (située au milieu du doigt de pied) présente une courbure très marquée et des insertions très développées pour les muscles assurant la flexion du pied. Cela ne ressemble pas à une phalange d'Homo sapiens, mais plutôt à celle d'un Australopithèque, qui était probablement à la fois bipède et arboricole.


Nouvelle espèce ou pas ?

"Nous ne disons pas du tout que Homo luzonensis vivait dans les arbres car l'évolution du genre Homo montre que ce genre est caractérisé par une stricte bipédie depuis 2 millions d'années", souligne Florent Détroit. La "réapparition" de caractéristiques primitives chez Homo luzonensis s'explique peut-être par l'endémisme insulaire, selon lui. Pendant le Quaternaire, l'île de Luçon n'a jamais été accessible à pied sec. Si des hommes se trouvaient là, il faut qu'ils aient trouvé un moyen de traverser la mer. Aux yeux du chercheur, les résultats de l'étude "montrent très clairement que l'évolution de l'espèce humaine n'est pas linéaire". "Elle est plus complexe qu'on ne le pensait jusqu'à récemment."

Il s'agit d'"une découverte remarquable" qui "va sans aucun doute susciter beaucoup de débats scientifiques", estime Matthew Tocheri de l'université Lakehead au Canada, dans un commentaire publié dans Nature.

Le Français Florent Détroit s'attend à ce que certains collègues "s'interrogent sur la légitimité à décrire une nouvelle espèce à partir d'un si petit assemblage de fossiles." Et le chercheur ajoute : "Si, dans le futur, des collègues montrent que l'on s'est trompé et que ces restes correspondent à une espèce que l'on connaissait déjà, tant pis, ce n'est pas grave, on oubliera"...



https://www.francetvinfo.fr/sante/decouverte-scientifique/des-chercheurs-affirment-avoir-decouvert-une-nouvelle-espece-humaine-aux-philippines_3274591.html
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #126 le: avril 22, 2019, 08:12:41 am »


L'un des plus grands mammifères terrestres découvert au Kenya. Vraiment ?

Deux paléontologues américains publient aujourd'hui la découverte d'un grand lion d'Afrique ayant vécu il y a 23 millions d'années. Sept fois plus gros que le lion actuel, il pesait environ 1 500 kilos et pouvait s'attaquer à des proies grandes comme un éléphant. Pas si sûr estime le découvreur des fossiles.

Qu'arrive t-il à un paléontologue curieux ? Un de ceux, qui, à la pause déjeuner, vont jeter un œil aux tiroirs du Muséum National du Kenya où sont conservées quantités de fossiles trouvés dans le pays ?  Il peut tomber sur un fossile non étudié.

C'est ce qui est arrivé à Matthew Borths, de l'université de l'Ohio. Ce spécialiste des carnivores fossiles a tout de suite compris qu'il avait affaire à une grosse bête en découvrant une mandibule dotée d'une canine, d'une prémolaire et d'une molaire. Il a appelé une collègue de l'université de l'Ohio, qui avait déjà procédé à des fouilles au Kenya et à eux deux, après six années d'études, ils ont conclu à la découverte d'une nouvelle espèce datant de 23 millions d'années. Un lion bien  plus grand que l'actuel roi de la savane et pesant 1 500 kilos. La taille imposante de ses dents laisse supposer que l'animal était capable de s'attaquer à de grandes proies comme l'éléphant et de casser des os en plus de cisailler la chair.

Simbakubwa Kutokaafrika (pour grand lion sorti d'Afrique en swahili) appartient à la famille des Hyaenodontes, des mammifères disparus n'ayant aucun lien avec les lions ou hyènes d’aujourd’hui.  On en trouve en Libye et en Europe. Sa tête est plus imposante que son corps.


Si nouveau que ça ?

Le gigantisme de la bête est ce qui est apparu le plus spectaculaire aux deux chercheurs. Ils en ont oublié l'histoire. Ces fossiles ont été retrouvés il y a 40 ans sur le site de de Meswa Bridge au Kenya, un site ouvert par Martin Pickford et Pascal Tassy du Muséum National d'Histoire Naturelle. "J'ai découvert le gisement à la fin des années 70" confie Martin Pickford et "on a continué à ramasser ces créodontes géants jusqu'en 1984, date à laquelle mon permis de travail au Kenya n'a pas été renouvelé. Du coup, je n'ai pas pu travailler sur ces os et ils attendaient depuis 40 ans dans les tiroirs". Martin Pickford, qui se dit très content que les fossiles soient publiés, n'est toutefois pas associé à  leur étude parue dans le Journal of Vertebrate Paleontology. Pour lui, la taille est surévaluée, au point de se demander si les spécimens trouvés en Libye ne sont pas plus imposants. 

La datation surtout ne le convainc pas. Certes les couches dans lesquelles ces fossiles ont été trouvés sont datées de 23 millions d'années mais selon Martin Pickford, "nous avions montré à l'époque pourquoi selon nous, le gisement remontait à 16 millions d'années ". Le paléontologue ajoute que pour les curieux intéressés, il existe aujourd'hui un spécimen de créodonte à la galerie de Paléontologie du Muséum à Paris.



https://www.franceinter.fr/sciences/l-un-des-plus-grands-mammiferes-terrestres-decouvert-au-kenya-vraiment
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #127 le: juillet 14, 2019, 08:32:40 am »


Découverte du plus vieil Homo sapiens

Le plus vieil Homo sapiens non africain mis au jour est grec et âgé de 210.000 ans selon une étude publiée aujourd'hui dans la revue Nature, qui avance de plus de 150.000 ans l'arrivée de notre espèce en Europe !

Tout l'article, ici : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/paleontologie-plus-vieil-homo-sapiens-europe-serait-arrive-grece-il-y-210000-ans-11003/


Pour info, les plus vieux Homo Sapiens étaient jusqu'à présent :

- L'Homme d'Omo 1 (Ethiopie) : 195 000 ans

- L'Homme de Skul et Qafzeh (Israël) : 100 000 à 90 000 ans

- L'Homme d'Eito (Ethiopie) : 155 000 ans


En Asie :

- L'Homme de Xiujiayao (Chine) : 110 000 ans

- L'Homme de Tam Pa Link - Hua Pan (Laos) : entre 63 000 et 46 000 ans

- L'Homme de Rongrien (Thaïlande) : 37 000 ans

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Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #128 le: août 01, 2019, 09:55:36 am »


En Chine, un petit garçon découvre par hasard un nid d’œufs de dino­saure

Un garçon de 10 ans a décou­vert par hasard un œuf fossi­lisé qui a conduit à la mise au jour d’un nid de dino­saure vieux de 66 millions d’an­nées dans la ville de Heyuan, dans le sud de la Chine, mardi 23 juillet, rapporte le Daily Mail.

Alors qu’il jouait sur un talus avec sa mère le long du fleuve de Heyuan, Zhang Yangzhe a d’abord pensé avoir trouvé un morceau de ciment. Mais passionné de paléon­to­lo­gie, le petit garçon a rapi­de­ment eu l’in­tui­tion qu’il s’agis­sait d’un œuf de dino­saure. Sa mère, Li Xiao­fang a aussi­tôt contacté le musée local, qui a confirmé que l’étrange pierre de 9,1 cm de diamètre était un œuf fossi­lisé. Au cours des fouilles, les cher­cheurs ont alors trouvé dix œufs supplé­men­taires, iden­tiques à celui décou­vert par l’éco­lier.

L’an­cien direc­teur du musée de Heyuan, Huang Ding, affirme que « les fossiles datent de la fin du Crétacé », soit l’époque qui a précédé l’ex­tinc­tion des dino­saures, il y a envi­ron 66 millions d’an­nées. Cepen­dant, il ne s’agit pas d’une décou­verte inha­bi­tuelle à Heyuan, connue en Chine pour être le « berceau des dino­saures ». Plus de 17 000 œufs fossi­li­sés y ont été retrou­vés depuis 1996. Les paléon­to­logues tentent désor­mais de savoir à quelle espèce appar­te­naient ses œufs.



https://www.ulyces.co/news/en-chine-un-petit-garcon-decouvre-par-hasard-un-nid-doeufs-de-dinosaure/?fbclid=IwAR2b7rLCrHx7ZEHscVKPSmlpRn11Jaf9wK4ubxWfbealXrEPMPFHxzMcSkM
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #129 le: octobre 03, 2019, 09:37:53 am »


Extinctions de masse : comment la quasi-totalité des espèces a été décimée 5 fois

Ces derniers 500 millions d'années, la vie a dû se remettre de cinq événements cataclysmiques. Les humains sont-ils en train d'infliger à la planète son sixième ?

Plus de 99 % de tous les organismes ayant vécu sur Terre sont aujourd'hui éteints. À mesure que de nouvelles espèces évoluent pour s'adapter aux changements perpétuels des niches écologiques, les plus anciennes disparaissent. Ce qui ne veut pas dire que le taux d'extinction est perpétuellement constant.

Au cours des 500 derniers millions d'années, certains épisodes catastrophiques pas plus longs qu'un clin d'œil géologique ont entraîné la mort de 75 à plus de 90 % de l'ensemble des espèces évoluant sur Terre, les fameuses extinctions de masse.

Malgré le caractère meurtrier de ces extinctions massives, elles libèrent la planète pour faire place à de nouvelles formes de vie. La plus étudiée d'entre toutes, celle qui marque le passage du Crétacé au Paléogène il y a environ 66 millions d'années, a rasé de la surface de la Terre les dinosaures non-aviens pour laisser place aux mammifères et aux oiseaux qui ont pu rapidement évoluer et se diversifier.

Célèbre pour avoir été principalement causée par l'impact d'un gigantesque astéroïde, l'extinction Crétacé-Paléogène fait office d'exception. La principale cause commune aux autres extinctions massives serait plutôt un bouleversement majeur du cycle du carbone de la Terre comme une éruption massive des provinces ignées où d'immenses volcans auraient déversé des centaines de milliers de kilomètres carrés de lave. Ces éruptions auraient libéré dans l'atmosphère d'importants volumes de gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone, ce qui aurait entraîné le réchauffement de la planète et d'autres problèmes comme l'acidification des océans et l'anoxie, la diminution du volume d'oxygène dissous dans l'eau.


EXTINCTION ORDOVICIEN-SILURIEN - 444 MILLIONS D'ANNÉES

L'Ordovicien, qui s'étend de -485 à -444 millions d'années, a été une période d'importants changements pour la vie sur Terre. Pendant près de 30 millions d'années, la diversité des espèces n'a cessé de croître mais avec la fin de cette période est arrivée la toute première extinction de masse. À cette époque, une glaciation massive a séquestré d'énormes volumes d'eau dans une calotte glaciaire qui enveloppait un vaste territoire polaire austral. Ce déferlement de glace aurait été déclenché par la formation des Appalaches, une chaîne de montagne nord-américaine. L'érosion à grande échelle de ces jeunes roches aurait absorbé le dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère et ainsi refroidi drastiquement la planète.

Cette glaciation a provoqué la chute du niveau des océans de plusieurs centaines de mètres. Les créatures qui avaient élu domicile dans les profondeurs océaniques auraient donc assisté au refroidissement et au rétrécissement de leur habitat et se seraient retrouvées sans issue. Les quelques survivants auraient eu beaucoup de mal à se rétablir dans ces eaux chimiquement hostiles : une fois que le niveau des océans a recommencé à augmenter, les niveaux d'oxygène dissous dans l'eau ont quant à eux diminué, ce qui aurait eu pour effet d'augmenter l'absorption des métaux toxiques dans les océans.

Considéré comme la seconde extinction massive la plus dévastatrice, cet événement a provoqué la mort de 85 % de toutes les espèces. Les plus grandes victimes de ce désastre planétaire ont été les organismes marins tels que les coraux, les brachiopodes à coquille, des créatures semblables aux anguilles appelées conodontes et les trilobites.

 
EXTINCTION DU DÉVONIEN - 383 - 359 MILLIONS D'ANNÉES

Cette extinction a débuté il y a 383 millions d'années et a éliminé environ 75 % de toutes les espèces de la planète en 20 millions d'années.

À plusieurs reprises au cours du Dévonien, la teneur en oxygène des océans a chuté abruptement ; ces épisodes se sont accompagnés de conséquences drastiques pour les conodontes et les ancêtres à coquilles des pieuvres et des calamars appelés goniatites. Le plus grave de ces épisodes, l'événement de Kellwasser, est survenu il y a environ 372 millions d'années. Les roches de cette période, visibles aujourd'hui en Allemagne, montrent que les niveaux d'oxygène ont dramatiquement chuté, provoquant la mort de nombreux organismes bâtisseurs de récifs, notamment celle d'un groupe d'éponges de mer appelées stromatoporoïdés.

Il n'est pas facile de déterminer la cause exacte des pics d'extinction du Dévonien supérieur mais le volcanisme est considéré comme un candidat potentiel : à quelques millions d'années d'intervalle de l'événement de Kellwasser, l'éruption d'une vaste province ignée appelée Trapps de Viluy a déversé un million de kilomètres cubes de lave au cœur de l'actuelle Sibérie. Cette éruption aurait libéré des gaz à effet de serre et du dioxyde de soufre, provoquant au passage des pluies acides. Par ailleurs, il est possible que les astéroïdes aient leur part de responsabilité dans cette extinction. En Suède, le cratère de Siljan d'un diamètre de 52 km est l'un des plus grands cratères d'impact encore visibles aujourd'hui et il s'est formé il y a environ 377 millions d'années.

Bien que cela puisse paraître surprenant, les plantes terrestres pourraient être complices du crime. Pendant le Dévonien, les végétaux ont connu une série d'adaptations réussies comme l'apparition de la lignine, un composé chimique qui renforce leur tige, et le développement d'une véritable structure vasculaire. Ces nouvelles caractéristiques auraient permis aux plantes de devenir plus grandes et à leurs racines de s'enfoncer plus profondément, ce qui aurait augmenté le rythme d'érosion des roches.

Plus les roches s'érodaient rapidement, plus le ruissellement draguait des nutriments dans les océans. Cet excédent de nutriments aurait ensuite favorisé la croissance des algues dont la décomposition aurait absorbé l'oxygène des océans pour former des étendues d'eau connues pauvres en oxygène sous le nom de zones mortes. De plus, la prolifération des arbres aurait englouti le CO2 présent dans l'atmosphère et ainsi contribué au refroidissement de la planète.

Pour ne rien arranger, non seulement certaines créatures ont disparu pendant le Dévonien supérieur mais en plus la diversification des espèces a ralenti. Ce ralentissement trouve peut-être ses origines dans la propagation rapide d'espèces invasives à l'échelle planétaire : à mesure que le niveau des océans augmentait, des créatures évoluant dans des habitats auparavant isolés ont pu se mêler aux autres espèces et ont ainsi entraîné une homogénéisation des écosystèmes à travers le monde.

 
EXTINCTION PERMIEN-TRIAS - 252 MILLIONS D'ANNÉES

Il y a environ 252 millions d'années, la vie sur Terre est arrivée à un funeste tournant : l'extinction Permien-Trias ou, selon le paléobiologiste Douglas H. Erwin, « la mère de toutes les extinctions de masse ». Ce cataclysme a été l'événement le plus dévastateur que la vie sur Terre n’ait jamais connu. En à peine 60 000 ans, 96 % des espèces marines et environ 75 % des espèces terrestres ont été rayées de la planète. La Terre a été privée de ses forêts et elle ne les a retrouvé en pleine forme que 10 millions d'années plus tard. Sur les cinq extinctions de masse, celle du Permien-Trias est la seule à avoir provoqué la disparition d'un grand nombre d'espèces d'insectes. Il a fallu 4 à 8 millions d'années aux écosystèmes marins pour retrouver leur état initial.

La cause principale de cette extinction réside dans les Trapps de Sibérie, un immense complexe volcanique dont l'éruption a déversé 3 millions de kilomètres cubes de lave à travers l'actuelle Sibérie et libéré 14,5 billions de tonnes de carbone dans l'atmosphère, soit plus de deux fois et demi le volume relâché si l'intégralité des réserves de combustibles fossiles de la planète venaient à être extraites puis brûlées. Et au cas où ce n'était suffisant, le magma des Trapps de Sibérie a infiltré les bassins houillers sur son chemin vers la surface, ce qui a probablement dégagé encore plus de gaz à effet de serre comme le méthane.

Le réchauffement climatique provoqué par cette éruption a été infernal. Dans le million d'années qui a suivi l'événement, entre 14 et 18 °C ont été ajoutés aux températures de l'eau de mer et des sols. Il y a 250,5 millions d'années, la température de surface des océans à l'équateur atteignait les 40 °C, la température idéale d'un jacuzzi. À l'époque, presque aucun poisson ne pouvait vivre à l'équateur.

À mesure que les températures augmentaient, l'érosion des roches terrestres s'intensifiait, accélérée par les pluies acides formées par le soufre volcanique. Tout comme au Dévonien supérieur, l'intensification de l'érosion aurait provoqué une anoxie responsable de la suffocation des océans. Les modèles climatiques suggèrent qu'à l'époque, les océans auraient vu leur niveau d'oxygène diminuer de 76 %. Ces modèles suggèrent également que le réchauffement et la perte d'oxygène sont les deux principaux facteurs responsables de l'extinction des espèces.

 
EXTINCTION TRIAS-JURASSIQUE - 201 MILLIONS D'ANNÉES

Il aura fallu attendre longtemps pour que la vie se remette de l'extinction Permien-Trias mais une fois rétablie, elle s'est rapidement diversifiée. Divers organismes bâtisseurs de récifs ont commencé à s'implanter et les terres se sont couvertes d'une végétation luxuriante, préparant le terrain pour un groupe de reptiles répondant au nom d'archosaure : les prédécesseurs des oiseaux, des crocodiles, des ptérosaures et des dinosaures non-aviens. Malheureusement, il y a environ 201 millions d'années, une nouvelle catastrophe est venue troubler cette apparente tranquillité et provoquer la soudaine disparition de près de 80 % de toutes les espèces marines et terrestres.

À la fin du Trias, la planète s'est réchauffée d'environ 3 à 4 °C en raison d'un quadruplement des niveaux atmosphériques de CO2. Cette augmentation drastique a probablement été provoquée par les énormes volumes de gaz à effet de serre provenant de la province magmatique centre Atlantique, une vaste province ignée située au centre de la Pangée, le supercontinent de l'époque. Les vestiges de ces anciennes coulées de lave sont aujourd'hui disséminés en Amérique du Sud, dans le nord-est de l'Amérique du Nord et en Afrique de l'Ouest. La province magmatique centre Atlantique était colossale. Le volume de lave qu'elle produisait aurait pu recouvrir les États-Unis continentaux sur 400 m d'épaisseur.

La hausse soudaine des niveaux de CO2 a provoqué l'acidification des océans du Trias, ce qui a compliqué la vie des créatures marines dont la coquille était composée de carbonate de calcium. Sur terre, les vertébrés dominants étaient les crocodiliens, plus grands et nettement plus diversifiés qu'ils ne le sont aujourd'hui. Bon nombre d'entre eux se sont éteints. Dans leur sillage sont apparus les premiers dinosaures, de petites et agiles créatures qui se sont rapidement diversifiées.

 
EXTINCTION CRÉTACÉ-PALÉOGÈNE - 66 MILLIONS D'ANNÉES

L'extinction Crétacé-Paléogène est la plus récente des extinctions massives et la seule définitivement liée à l'impact cataclysmique d'un astéroïde. Environ 76 % de toutes les espèces qui peuplaient la planète ont disparu, notamment l'intégralité des dinosaures non-aviens.

Un jour, il y a 66 millions d'années, un astéroïde large de 12 km a percuté la planète à plus de 70 000 km/h, au large de l'actuelle péninsule mexicaine du Yucatán. Cet impact extraordinaire a creusé un cratère de 190 km de diamètre et a projeté de gigantesques volumes de poussière, de débris et de souffre dans l'atmosphère, plongeant la planète dans une nouvelle ère glaciaire. Des incendies ont éclaté dans un rayon de 1 500 km et un immense tsunami a asséné un coup fatal aux terres déjà mal-en-point. Du jour au lendemain, les écosystèmes dont dépendaient les dinosaures non-aviens ont commencé à s'effondrer. (À lire : Le dernier jour de l'ère des dinosaures heure par heure.)

Par ailleurs, le réchauffement climatique alimenté par les éruptions des Trapps du Deccan en Inde a peut-être aggravé la catastrophe. Certains scientifiques soutiennent que l'impact de l'astéroïde aurait déclenché des éruptions dans cette province ignée.

 
EXTINCTION ACTUELLE

La Terre connaît actuellement une crise de la biodiversité. Des estimations récentes suggèrent que près d'un millions d'espèces animales et végétales seraient menacées d'extinction, essentiellement à cause des activités humaines telles que la déforestation, la chasse et la surpêche. Parmi les autres menaces sérieuses figurent la propagation des espèces invasives et des maladies suite aux échanges internationaux ainsi que la pollution et le changement climatique induit par l'Homme.

Aujourd'hui, les extinctions se produisent des centaines de fois plus rapidement qu'elles ne le feraient naturellement. Si toutes les espèces actuellement considérées en danger, en danger critique ou vulnérables disparaissent au cours du siècle prochain et si ce taux d'extinction se maintient sans ralentir, nous pourrions atteindre le niveau d'une extinction massive dans les 240 à 540 prochaines années.

Le changement climatique constitue une menace au long terme. Notre façon de consumer les combustibles fossiles se rapproche de l'activité des provinces ignées à travers l'injection annuelle de milliards de tonnes de dioxyde de carbone et d'autres gaz dans l'atmosphère de la Terre. En termes de volume, ces anciens volcans émettaient bien plus que ne le font les humains aujourd'hui ; les Trapps de Sibérie libéraient 1 400 fois plus de CO2 que l'Homme ne l'a fait en 2018 via son utilisation des carburants fossiles à des fins énergétiques. Cependant, nous émettons des gaz à effet de serre aussi rapidement, voire même plus rapidement, que les Trapps de Sibérie, ce qui accélère dramatiquement l'évolution du climat de la planète.

Comme en témoignent les extinctions massives, un changement climatique abrupt peut s'accompagner de profondes perturbations. Bien que nous n'ayons pas encore franchi le seuil des 75 % d'extinction qui caractérise les extinctions de masse, cela ne signifie pas pour autant que nous nous portons bien. Bien avant que cette sinistre limite ne soit atteinte, les dégâts infligés sèmeraient le chaos au sein des écosystèmes où nous avons élu domicile et provoqueraient la déroute de nombreuses espèces à travers le monde, y compris la nôtre.



https://www.nationalgeographic.fr/sciences/extinctions-de-masse-comment-la-quasi-totalite-des-especes-ete-decimee-5-fois?fbclid=IwAR2nYDMBWgxw0RZpJaFXMQN9ZR9ddwbkuIasxbC0ThE2bTbbjKCqKLViNVA
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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #130 le: octobre 03, 2019, 11:15:24 pm »


Extinctions de masse : comment la quasi-totalité des espèces a été décimée 5 fois

excessivement  intéressant  cet article, merci Manu...  :clap
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #131 le: octobre 10, 2019, 09:50:26 am »


Des fossiles du Siamraptor, un monstre du Crétacé, découverts à Khorat

Des fossiles d'un grand dinosaure carnivore qui était l’un des plus grands prédateurs il y a environ 115 millions d'années ont été découverts en Thaïlande – une brute épaisse qui faisait partie des premiers membres d'un groupe impressionnant de dinosaures connus pour leurs dents acérées et leur mâchoires redoutables.

Des scientifiques ont fait savoir mercredi que le dinosaure, appelé Siamraptor suwati, mesurait plus de 9 mètres de long et pesait au moins 3,5 tonnes. Siamraptor, le plus grand dinosaure carnivore jamais découvert en Thaïlande, a vécu pendant la période du Crétacé dans un environnement centré sur un réseau de rivières se nourrissant de dinosaures végétariens, ont indiqué les chercheurs.

La paléontologue Duangsuda Chokchaloemwong de l’Université Rajabhat Nakhon Ratchasima et du Musée des fossiles de Khorat (autre nom de la province de Nakhon Ratchasima dans le nord-est de la Thaïlande) a déclaré que des squelettes partiels de quatre Siamraptor avaient été découverts à Khorat. Il s’agit de parties du crâne, de la colonne vertébrale, des membres, des hanches et des dents.

"Siamraptor est le plus grand prédateur de l'environnement et pourrait donc être un prédateur au sommet de l’échelle à cette période", précise Soki Hattori, paléontologue de l'Université préfectorale de Fukui et du Musée des dinosaures de Fukui au Japon.

Siamraptor met en lumière les débuts de l'évolution d'un groupe de dinosaures appelé carcharodontosaurs.

Le membre le plus connu du groupe est Carcharodontosaurus, qui signifie "lézard aux dents de requin". Ce dinosaure figurait parmi les plus grands carnivores de la planète. Il vivait il y a environ 90 millions d'années dans le nord de l'Afrique et pouvait mesurer un peu plus de 13 mètres de long. Les dents des dinosaures de ce groupe ont des caractéristiques similaires à celles du requin, permettant de déchirer la chair avec une grande efficacité.

L'étude, qui fait partie d'une collaboration de recherche appelée Projet de dinosaures Japon-Thaïlande, a été publiée dans la revue PLOS One.



https://lepetitjournal.com/bangkok/des-fossiles-du-siamraptor-un-monstre-du-cretace-decouverts-khorat-266432?fbclid=IwAR1mtepPwjD5fFJO7UOCz9y5nKCP14eAXNsdWglmYPkGA3wkwvoplkp6nQI

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Manu de Chiang Mai

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« Réponse #132 le: octobre 10, 2019, 05:18:44 pm »


Une nouvelle espèce de dinosaure découverte en Thaïlande

Une nouvelle espèce de dinosaure carnivore a été découverte en Thaïlande. Elle comble un vide dans le registre fossile.

Siamraptor suwati, c'est le nom de cette nouvelle espèce de dinosaure découverte en Thaïlande, dans la formation géologique du Khok Kruat au Nord-Est du pays et qui est datée du Crétacé inférieur (145 à 100,5 Ma). Il ne reste de lui que quelques os épars, mais ils ont permis de reconstituer une partie de son crâne et l'allure générale de l'animal.


Une famille très imposante

Le siamraptor appartient aux carcharodontosauridés qui constituaient un groupe répandu et prospère de gros dinosaures prédateurs. Ils ont vécu à la fin du Jurassique et au début du Crétacé et leurs fossiles ont été retrouvés sur tous les continents. Parmi les membres de ce groupe, on compte quelques-uns des dinosaures les plus gros ayant jamais peuplé la Terre comme l'énorme giganotosaure qui pouvait dépasser les 15 mètres de long pour presque 14 tonnes !

Jusqu'à présent aucune carcharodontosaure datant du début du Crétacé n'avait été déniché en Asie du Sud-Est. Le siamraptor est le premier ! C'est une équipe de l'Université de Nakhon Ratchasima Rajabha, en Thaïlande, qui est à l'origine de sa découverte. Elle repose sur l'identification de plusieurs os fossilisés comprenant des morceaux du crâne, de l'épine dorsale, des membres et des hanches d'au moins quatre spécimens. L'analyse phylogénétique dont les résultats font l'objet d'une publication dans la revue PLOS ONE indique que le Siamraptor est un membre primitif du groupe des carcharodontosauridés ce qui révèle que ces dinosaures avaient déjà colonisé cette partie du monde dès le tout début du Crétacé.



https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/paleontologie/une-nouvelle-espece-de-dinosaure-decouverte-en-thailande_138014?fbclid=IwAR2typwpmBOo-en68eSEaLJUJNFVvpRe3f_-N8WjGhKoBduVNUTJzMkDNvk
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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #133 le: octobre 10, 2019, 10:03:56 pm »


Une nouvelle espèce de dinosaure découverte en Thaïlande

tout à fait extraordinaire...  :D
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