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Auteur Sujet: La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...  (Lu 64576 fois)

Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #125 le: avril 11, 2019, 12:08:18 pm »


Des chercheurs affirment avoir découvert une nouvelle espèce humaine aux Philippines

L'équipe internationale de scientifiques, dont le Français Florent Détroit, a baptisé cette nouvelle espèce "Homo luzonensis". Les chercheurs estiment qu'elle vivait il y a  50 000 ans à 60 000 ans sur l'île de Luçon.

Il pourrait s'agir d'un nouveau membre de la famille Homo. Une équipe de chercheurs internationaux estime avoir découvert une nouvelle espèce humaine, aux caractères morphologiques singuliers, qui vivait sur l'île de Luçon, aux Philippines, il y a plus de 50 000 ans, ont annoncé les scientifiques mercredi dans la revue Nature.

L'analyse de treize restes fossiles (dents, phalanges de pied et de main, fragments de fémur), trouvés dans la grotte de Callao, a conduit les chercheurs à considérer qu'il s'agissait d'une nouvelle espèce, qu'ils ont nommée Homo luzonensis, annoncent-ils, mercredi 10 mai, dans la revue scientifique Nature (en anglais).

Cette espèce présente à la fois "des éléments ou caractères très primitifs ressemblant à ceux des Australopithèques et d'autres, modernes, proches de ceux des Homo sapiens", souligne le Français Florent Détroit, paléoanthropologue au musée de l'Homme, à Paris, et principal auteur de l'étude. Cela en fait une espèce "mosaïque", dit-il.

Cet Homo luzonensis "était probablement petit si on en juge par la taille de ses dents", même si "ce n'est pas un argument suffisant" pour l'affirmer, tempère le chercheur. Homo luzonensis, qui n'est pas un ancêtre direct de l'homme moderne, serait une espèce voisine, contemporaine d'Homo sapiens (qui est apparu il y a 300 000 ans). Ce serait donc un de nos cousins, tout comme l'homme de Néandertal. Deux des fossiles analysés ont été datés directement par la méthode des séries de l'uranium et sont âgés respectivement de 50 000 ans et de 67 000 ans. Il s'agit des plus anciens restes humains connus aux Philippines, précédant les premiers Homo sapiens qui sont arrivés sur l'archipel il y a 30 000 à 40 000 ans, selon des ossements mis au jour sur l'île de Palawan.


Une molaire qui ressemble aux nôtres

L'analyse morphologique des restes fossiles de la grotte de Callao a réservé des surprises. D'abord au niveau des dents : les prémolaires d'Homo luzonensis présentent des ressemblances avec celles des Australopithèques (disparus il y a deux millions d'années, et qui vivaient en Afrique) et d'autre espèces anciennes du genre Homo comme Homo habilis ou Homo erectus. Entre autres, ces dents ont deux ou trois racines alors que celles d'Homo sapiens en ont généralement une, parfois deux, soulignent les chercheurs.

En revanche, les molaires sont très petites et leur morphologie très simple ressemble à celle des hommes modernes. "Un individu possédant ces caractéristiques combinées ne peut être classé dans aucune des espèces connues aujourd'hui", relève Florent Détroit.

Les os du pied aussi sont surprenants : une phalange proximale (située au milieu du doigt de pied) présente une courbure très marquée et des insertions très développées pour les muscles assurant la flexion du pied. Cela ne ressemble pas à une phalange d'Homo sapiens, mais plutôt à celle d'un Australopithèque, qui était probablement à la fois bipède et arboricole.


Nouvelle espèce ou pas ?

"Nous ne disons pas du tout que Homo luzonensis vivait dans les arbres car l'évolution du genre Homo montre que ce genre est caractérisé par une stricte bipédie depuis 2 millions d'années", souligne Florent Détroit. La "réapparition" de caractéristiques primitives chez Homo luzonensis s'explique peut-être par l'endémisme insulaire, selon lui. Pendant le Quaternaire, l'île de Luçon n'a jamais été accessible à pied sec. Si des hommes se trouvaient là, il faut qu'ils aient trouvé un moyen de traverser la mer. Aux yeux du chercheur, les résultats de l'étude "montrent très clairement que l'évolution de l'espèce humaine n'est pas linéaire". "Elle est plus complexe qu'on ne le pensait jusqu'à récemment."

Il s'agit d'"une découverte remarquable" qui "va sans aucun doute susciter beaucoup de débats scientifiques", estime Matthew Tocheri de l'université Lakehead au Canada, dans un commentaire publié dans Nature.

Le Français Florent Détroit s'attend à ce que certains collègues "s'interrogent sur la légitimité à décrire une nouvelle espèce à partir d'un si petit assemblage de fossiles." Et le chercheur ajoute : "Si, dans le futur, des collègues montrent que l'on s'est trompé et que ces restes correspondent à une espèce que l'on connaissait déjà, tant pis, ce n'est pas grave, on oubliera"...



https://www.francetvinfo.fr/sante/decouverte-scientifique/des-chercheurs-affirment-avoir-decouvert-une-nouvelle-espece-humaine-aux-philippines_3274591.html
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PREHISTOIRE en Thaïlande... Et parfois ailleurs...
« Réponse #126 le: avril 22, 2019, 08:12:41 am »


L'un des plus grands mammifères terrestres découvert au Kenya. Vraiment ?

Deux paléontologues américains publient aujourd'hui la découverte d'un grand lion d'Afrique ayant vécu il y a 23 millions d'années. Sept fois plus gros que le lion actuel, il pesait environ 1 500 kilos et pouvait s'attaquer à des proies grandes comme un éléphant. Pas si sûr estime le découvreur des fossiles.

Qu'arrive t-il à un paléontologue curieux ? Un de ceux, qui, à la pause déjeuner, vont jeter un œil aux tiroirs du Muséum National du Kenya où sont conservées quantités de fossiles trouvés dans le pays ?  Il peut tomber sur un fossile non étudié.

C'est ce qui est arrivé à Matthew Borths, de l'université de l'Ohio. Ce spécialiste des carnivores fossiles a tout de suite compris qu'il avait affaire à une grosse bête en découvrant une mandibule dotée d'une canine, d'une prémolaire et d'une molaire. Il a appelé une collègue de l'université de l'Ohio, qui avait déjà procédé à des fouilles au Kenya et à eux deux, après six années d'études, ils ont conclu à la découverte d'une nouvelle espèce datant de 23 millions d'années. Un lion bien  plus grand que l'actuel roi de la savane et pesant 1 500 kilos. La taille imposante de ses dents laisse supposer que l'animal était capable de s'attaquer à de grandes proies comme l'éléphant et de casser des os en plus de cisailler la chair.

Simbakubwa Kutokaafrika (pour grand lion sorti d'Afrique en swahili) appartient à la famille des Hyaenodontes, des mammifères disparus n'ayant aucun lien avec les lions ou hyènes d’aujourd’hui.  On en trouve en Libye et en Europe. Sa tête est plus imposante que son corps.


Si nouveau que ça ?

Le gigantisme de la bête est ce qui est apparu le plus spectaculaire aux deux chercheurs. Ils en ont oublié l'histoire. Ces fossiles ont été retrouvés il y a 40 ans sur le site de de Meswa Bridge au Kenya, un site ouvert par Martin Pickford et Pascal Tassy du Muséum National d'Histoire Naturelle. "J'ai découvert le gisement à la fin des années 70" confie Martin Pickford et "on a continué à ramasser ces créodontes géants jusqu'en 1984, date à laquelle mon permis de travail au Kenya n'a pas été renouvelé. Du coup, je n'ai pas pu travailler sur ces os et ils attendaient depuis 40 ans dans les tiroirs". Martin Pickford, qui se dit très content que les fossiles soient publiés, n'est toutefois pas associé à  leur étude parue dans le Journal of Vertebrate Paleontology. Pour lui, la taille est surévaluée, au point de se demander si les spécimens trouvés en Libye ne sont pas plus imposants. 

La datation surtout ne le convainc pas. Certes les couches dans lesquelles ces fossiles ont été trouvés sont datées de 23 millions d'années mais selon Martin Pickford, "nous avions montré à l'époque pourquoi selon nous, le gisement remontait à 16 millions d'années ". Le paléontologue ajoute que pour les curieux intéressés, il existe aujourd'hui un spécimen de créodonte à la galerie de Paléontologie du Muséum à Paris.



https://www.franceinter.fr/sciences/l-un-des-plus-grands-mammiferes-terrestres-decouvert-au-kenya-vraiment
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