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Auteur Sujet: MYANMAR - BIRMANIE  (Lu 187618 fois)

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Re : MYANMAR - BIRMANIE
« Réponse #675 le: août 26, 2017, 05:00:59 pm »


BIRMANIE - C’est l’un des plus violents affrontements entre policiers birmans et membres des groupes armés de musulmans rohingya. Ces derniers, au nombre d’environ 150, ont attaqué, vendredi 25 août, une vingtaine de postes frontières dans l’Arakan (appelé "Rakhine" par le régime birman actuel). Les assauts, d’une ampleur inédite, ont fait au moins 71 morts, dont une dizaine de policiers.
 Le chef de l’armée birmane a souligné le fait que « les combats se poursuivaient » vendredi dans cette région limitrophe du Bangladesh, notamment autour des postes de police des villages de Kyar Gaung Taung et Nat Chaung. Des armes ont été dérobées par les attaquants dans plusieurs postes de police, a-t-il précisé.

Article complet >>> http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2017/08/25/une-trentaine-de-morts-dans-l-attaque-de-rohingya-en-birmanie_5176353_3216.html




encore un conflit de plus en plus grave qui n'est pas prêt de s'arrêter...  :'(
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Re : MYANMAR - BIRMANIE
« Réponse #676 le: septembre 04, 2017, 10:34:46 pm »

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Fin de la BBC à la TV birmane sur fond de crise des Rohingyas

Rangoun - Le service birman de la BBC ne sera plus diffusé à la télévision en Birmanie, la BBC dénonçant lundi "une censure", dans un pays où évoquer nommément la minorité musulmane des Rohingyas est tabou.

Depuis avril 2014, ce service de la BBC, basé à Rangoun, produisait un bulletin d'informations quotidien pour la chaîne MNTV, regardée par quelque 3,7 millions de téléspectateurs.

La BBC a annoncé lundi cesser cette collaboration, en raison du refus de MNTV de diffuser plusieurs de ses émissions depuis mars.

"La BBC ne peut pas accepter les interférences ou la censure de ses programmes par des diffuseurs télé, car cela mine la confiance de ses auditeurs", annonce la chaîne britannique dans un communiqué.

Un responsable de MNTV, interrogé par l'AFP sous couvert de l'anonymat, a précisé que le conflit était dû à l'usage du mot "rohingya" dans les programmes de la BBC.

En Birmanie, les Rohingyas sont appelés "Bangladais", même si nombre d'entre eux sont depuis des générations en Birmanie, partie comme le Bangladesh de l'ancien empire des Indes britanniques.

Les programmes en birman de la BBC restent visibles en Birmanie via le site internet de la chaîne britannique, connue pour avoir été une importante source d'information pour Aung san Suu Kyi pendant ses longues années de résidence surveillée, sous la junte militaire birmane.
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Malco

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Re : MYANMAR - BIRMANIE
« Réponse #677 le: septembre 11, 2017, 10:46:29 pm »


Birmanie: comment expliquer la prudence d'Aung San Suu Kyi sur les Rohingyas?

L’attitude d'Aung San Suu Kyi est depuis longtemps très ambigüe sur la question des Rohingyas, persécutés en Birmanie. Comment expliquer la prudence quasi coupable de celle qui est désormais de facto la dirigeante du gouvernement ?

Eléments de réponse, alors que la « dame de Rangoun » est attaquée de toute part pour sa passivité. Même le dalaï-lama, Nobel de la paix au même titre qu'elle, a fait part de son indignation.


L’exode des Rohingyas musulmans de l’ouest de la Birmanie vers le Bangladesh se poursuit, atteignant au moins 250 000 réfugiés en trois semaines. Face aux condamnations émanant surtout des pays musulmans, des Nations unies et des organisations de protection des droits de l’homme, Aung San Suu Kyi s’est exprimée pour la première fois ce week-end.

La conseillère spéciale birmane a affirmé que son gouvernement protègerait toutes les personnes vivant sur le sol birman, « y compris ceux qui n’en sont pas citoyens ». Mais la dirigeante birmane tarde à prendre des mesures concrètes pour ces populations.

La première raison est qu’elle n’a pas vraiment les mains libres. L’appareil d’Etat est encore en grande partie contrôlé par les militaires. Ils tiennent les ministères de l’Intérieur, de la Défense et des Frontières ; ce sont justement les ministères qui sont en charge de tout ce qui se passe dans l’Etat d'Arakan, dans l’ouest de la Birmanie.

La situation actuelle dans cette région frontalière du Bangladesh est considérée comme une question de sécurité nationale, et selon la division des tâches entre la dirigeante birmane et les militaires, seuls ces derniers ont leur mot à dire sur ce sujet. D’où l’extrême prudence d’Aung San Suu Kyi et sa réticence à s’exprimer publiquement sur les Rohingyas.


Critiques sur la « dame de Rangoun »

Pourtant, la conseillère spéciale aurait pu en faire beaucoup plus, ne serait-ce qu'en dénonçant clairement les exactions dans l'ouest. C’est d'ailleurs ce que lui reprochent les organisations de protection des droits de l’homme. Elle pourrait utiliser une partie de sa crédibilité politique et de sa popularité pour prendre une position de principe contre les violations des droits dans l’Arakan.

Mais pour elle, cela comporte des risques : d’abord créer des tensions avec les militaires, qui pourraient dès lors s’appuyer sur le ressentiment général des bouddhistes birmans contre les Rohingyas pour l’affaiblir politiquement. Elle risquerait également de se couper de sa base politique.

Dans sa longue lutte pour ramener la démocratie en Birmanie, Aung San Suu Kyi a avant tout été la représentante des Birmans bouddhistes. Les minorités ethniques ne se sentaient pas représentées par elle. En déclarant par exemple que les violations des droits de l’homme dans l’Etat d'Arakan sont des inventions des médias étrangers, elle va dans le sens de ce que pense sa base politique.


Conséquences sur la transition politique

Cette crise a en tout cas des effets très négatifs sur la transition démocratique en Birmanie. D’abord, elle renforce la montée d’un bouddhisme ultra-nationaliste à travers tout le pays. Cet ultra-nationalisme vise en premier lieu les musulmans dans toutes les régions. On commence ainsi à voir des villages qui interdisent l’entrée aux musulmans.

Le boycott économique des musulmans se renforce également, mais même au-delà du clivage bouddhiste-musulman, ce fanatisme bouddhique peut aussi déstabiliser les relations avec les autres minorités ethniques du nord du pays, avec lesquelles le gouvernement a essayé de mettre en place des accords de coopération politique.

Plus largement, la question des Rohingyas focalise maintenant toute l’attention, non seulement à l’intérieur de la Birmanie, mais aussi dans les relations entre la Birmanie et les pays étrangers. Cela ne peut que ralentir et rendre plus difficile la transition démocratique, c’est-à-dire le désengagement progressif des militaires de l’appareil d’Etat.

Source : RFI les voix du monde .
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Re : MYANMAR - BIRMANIE
« Réponse #678 le: septembre 20, 2017, 04:20:45 pm »

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Aung San Suu Kyi prête à organiser le retour des Rohingyas

« Nous condamnons toutes les violations des droits de l'homme », a déclaré mardi la dirigeante birmane, sans toutefois citer l'armée, accusée d'incendier des villages et de tirer sur des civils.

La dirigeante birmane s'est dite « profondément désolée » pour les civils « pris au piège » de la crise. La prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi a assuré mardi que son pays était « prêt » à organiser le retour des plus de 410.000 Rohingyas réfugiés au Bangladesh voisin.

« Nous sommes prêts à débuter la vérification » des identités des réfugiés, en vue de leur retour, a-t-elle assuré dans l'enceinte du parlement, à Naypyidaw, la capitale birmane.

Ce discours télévisé très attendu après plus de trois semaines de troubles dans l'ouest de la Birmanie. Aung San Suu Kyi n'avait jusqu'ici que mollement appelé l'armée à la retenue et à épargner les civils.

« Nous condamnons toutes les violations des droits de l'homme », a ajouté Aung San Suu Kyi, sans citer l'armée, accusée d'incendier des villages et de tirer sur des civils. L'ONU parle d'« épuration ethnique ». « Les forces de sécurité ont reçu des instructions » afin de « prendre toutes les mesures pour éviter les dommages collatéraux et que des civils soient blessés » lors de l'opération antiterroriste, a-t-elle encore dit.

« Nous sommes profondément désolés pour les souffrances de tous ceux qui se sont retrouvés pris au piège de ce conflit », a-t-elle ajouté, évoquant les civils étant partis en masse au Bangladesh, mais aussi les bouddhistes ayant fui leurs villages dans la région.

L'opinion chauffée à blanc

« Nous ne voulons pas que la Birmanie soit divisée par les croyances religieuses », a-t-elle insisté, alors que l'opinion publique birmane est chauffée à blanc par les critiques internationales sur le sort des Rohingyas.

Depuis le début de la crise, la population soutient massivement le gouvernement civil mais aussi l'armée, et les critiques envers la communauté internationale se multiplient sur les réseaux sociaux de ce pays bouddhiste à plus de 90%, où les musulmans sont vus comme une menace à l'identité nationale.

Aung San Suu Kyi, fille du père de l'Indépendance birmane et icône dans son pays, a précédemment dénoncé « l'iceberg de désinformation » véhiculé par les médias internationaux sur la crise...

Les généraux restent très puissants malgré la dissolution en 2011 de la dictature militaire qui a joué sur la peur de l'islamisation de la Birmanie pendant ses décennies au pouvoir. Le chef de l'armée, le général Min Aung Hlaing, est, dans l'ombre, l'homme clé dans ce dossier.

Les violences et discriminations contre cette minorité musulmane se sont intensifiées ces dernières années: traités comme des étrangers en Birmanie, ils représentent la plus grande communauté apatride du monde.

Depuis que la nationalité birmane leur a été retirée en 1982, ils sont soumis à de nombreuses restrictions: ils ne peuvent pas voyager ou se marier sans autorisation, et ils n'ont accès ni au marché du travail ni aux services publics.
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Re : MYANMAR - BIRMANIE
« Réponse #679 le: septembre 21, 2017, 05:35:15 pm »

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Birmanie : Facebook  interdit les publications de la rébellion rohingya


Facebook s'immisce dans les contenus politiques en Birmanie. Qualifiant l'organisation de "dangereuse", le réseau social a interdit les publications de la rébellion rohingya, à l'origine des attaques contre la police fin août ayant déclenché une campagne de répression de l'armée, qualifiée d'épuration ethnique par l'ONU.

L'entreprise fondée par Mark Zuckerberg a expliqué mercredi que cette interdiction de l'Armée du Salut des Rohingyas de l'Arakan (ARSA), n'avait pas été faite à la demande d'un gouvernement mais correspondait simplement à la politique du groupe d'exclure les groupes violents...
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Re : MYANMAR - BIRMANIE
« Réponse #680 le: septembre 30, 2017, 07:01:32 pm »

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Quest-ce que l'Armée de secours de l'Aarakan (Asra)... ?

L’Armée de secours aux Rohingyas de l’Arakan (Asra) est une forme d’insurrection complètement inédite en Birmanie et l’armée birmane a montré qu’elle était très mal préparée à la combattre.

Les combattants de l’Asra se mêlent aux villageois et sont habillés en civil.

Quant ils commettent des attentats rudimentaires ciblant les forces de sécurité, ils se replient ensuite au Bangladesh, où la population parle leur langue et pratique la même religion.

En ce sens, les tactiques de l’Asra ressemblent plus à celles des rebelles musulmans à l’extrême sud de la Thaïlande (à la frontière avec la Malaisie) qu’aux méthodes des autres minorités... (source :courrier international)
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Re : MYANMAR - BIRMANIE
« Réponse #681 le: octobre 31, 2017, 12:15:58 am »



Birmanie: la crise des Rohingyas plombe le fragile secteur touristique - Le Laos espère accueillir 5 millions de touristes en 2018 !


Alors que débute la haute saison touristique, les annulations de voyages se multiplient, et pourraient freiner le développement économique du pays.

Des plages idylliques quasiment vierges, des temples majestueux: la Birmanie rêvait de devenir la nouvelle destination touristique d'Asie du Sud-Est, avant que son image internationale ne soit abîmée par les photos de villages brûlés et de réfugiés fuyant au Bangladesh.

Le tourisme fait partie des secteurs économiques qui ont profité le plus rapidement et le plus massivement des changements de ces dernières années dans le pays.

Gouvernée par une junte ultra-autoritaire, fermée au monde pendant près de 50 ans, la Birmanie s'est ouverte en 2011. Quatre ans plus tard, elle accueillait près d'un million de voyageurs, contre seulement quelques milliers à l'époque de la junte.

 Longtemps desservi par deux uniques avions en provenance de Bangkok, le pays accueille désormais une centaine de vols internationaux par jour. Des centaines de milliers de touristes viennent maintenant tous les ans admirer les immenses temples de Bagan dans le centre du pays, que la Birmanie espère faire classer au patrimoine mondial de l'Unesco, le lac Inle, ou se prélasser sur les plages de Ngapali (ouest).

Le gouvernement tablait encore récemment sur 7,5 millions de touristes d'ici à l'horizon 2020, soit deux fois plus qu'actuellement. Et l'année avait bien commencé avec une hausse de 22% par rapport à l'an passé, d'après les chiffres du ministère du Tourisme.

Mais fin août, l'ouest du pays s'est embrasé: après des attaques de la rébellion rohingya, une minorité musulmane, l'armée a lancé une campagne de répression, qui a conduit depuis fin août à la fuite de plus 580.000 civils rohingyas au Bangladesh voisin.

Annulations en cascade

Depuis, les annulations de voyages se font en cascade et les professionnels du tourisme sont très inquiets alors que débute en octobre, avec la fin de la saison des pluies, la saison haute pour le tourisme.

"Quasiment tous les voyages prévus pour le mois d'octobre et novembre ont été annulés à cause de l'instabilité dans le pays, de la situation en État Rakhine", se désole Tun Tun Naing, directeur de l'agence New Fantastic Asia Travels and Tour.

"La plupart des groupes du Japon, d'Australie et d'autres pays asiatiques évoquent des raisons de sécurité et certains Européens ont clairement dit qu'ils boycottaient à cause de la situation humanitaire", ajoute-t-il.

Certains hôtes de marque prennent aussi leur distance: le prince Charles, héritier du trône britannique, et son épouse Camilla, qui vont effectuer cet automne une tournée en Asie, ne passeront pas par la Birmanie.

Comme un retour en arrière pour ce pays, boycotté pendant des années par les touristes qui refusaient d'enrichir la dictature, d'autant plus que l'armée avait la main sur la plupart des complexes touristiques.

Aung San Suu Kyi, à l'époque une dissidente en résidence surveillée, était la première à appeler au boycott de son pays par les touristes.

Aujourd'hui, son gouvernement s'inquiète des effets de la désertion et a annoncé dans le journal officiel Global New Light of Myanmar la formation d'un comité en charge de la question des "touristes internationaux", en lien avec la crise des Rohingyas.

Déception

La situation en État Rakhine a en effet fait la Une des médias internationaux: dans cette région à la frontière avec le Bangladesh, des dizaines de villages ont été réduits en cendre et les témoignages des réfugiés font état de meurtres, viols et tortures par les soldats birmans.

A quelques dizaines de kilomètres de la zone que fuient les Rohingyas, Mrauk-U, ancienne capitale du royaume du même nom, site archéologique majeur, est la première touchée.

"Tous les gens qui vivent du tourisme sont sans travail en ce moment", déplore Aung Soe Myint, guide à Mrauk-U.

Ces dernières années, la Birmanie était devenue une destination à la mode chez les voyagistes occidentaux et asiatiques, à la recherche d'un pays épargné par le tourisme de masse.

Les rares touristes croisés au pied de l'immense pagode Shwedagon de Rangoun avouent que cette crise pose une toile de fond douloureuse sur leur voyage.

"C'est très triste de voir ce que le pays est en train de devenir. Notre guide nous a expliqué que les musulmans étaient dangereux et qu'ils n'étaient pas birmans", raconte Christine, une touriste française, qui se dite très déçue. Le niveau des réservations dans l'hôtellerie est en baisse de 30%, affirme Hervé Flejo, de l'agence Gulliver, qui gère un hôtel au bord du lac Inle (centre), l'une des destinations phare du pays.

Pour les vacances de Noël, les réservations sont au plus bas..!/b]

 http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/birmanie-la-crise-des-rohingyas-plombe-le-fragile-secteur-touristique-1289368.html
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Re : MYANMAR - BIRMANIE
« Réponse #682 le: novembre 04, 2017, 09:09:40 pm »


Aung San Suu Kyi rend visite aux Rohingyas pour la première fois !

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi s'est rendue pour la première fois dans l'ouest du pays, jeudi 2 novembre, où l'armée est accusée par l'ONU "d'épuration ethnique" contre la minorité musulmane rohingya.

Visite très attendue en Birmanie. Le 2 novembre, la prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, s'est rendue pour la première fois dans l'ouest du pays depuis son investiture, en avril 2016.

Depuis le mois d'août, la présidente birmane essuyait les critiques de la communauté internationale pour son manque d'empathie envers la minorité des Rohingyas.

Selon l'ONU, cette communauté musulmane subit une "épuration ethnique" de la part de l'armée birmane. Environ 600.000 personnes ont été contraintes de fuir vers le Bangladesh depuis deux mois.

Les autorités birmanes ont jusqu'ici rejeté toutes ces accusations, assurant ne vouloir réprimer que les acteurs de la rébellion musulmane, l'Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan (ARSA).

Les Rohingyas sont aujourd'hui l'une des plus grandes communautés apatrides au monde. La nationalité birmane leur a été enlevée en 1982, lors d'une junte militaire.

Victimes de discriminations, ils n'ont pas de papiers d'identité, ne peuvent pas voyager ou se marier sans autorisation. Et ils n'ont accès ni au marché du travail ni aux services publics comme les écoles et hôpitaux.

 http://www.rtl.fr/actu/international/video-aung-san-suu-kyi-rend-visite-aux-rohingyas-pour-la-premiere-fois-7790778892
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Re : MYANMAR - BIRMANIE
« Réponse #683 le: novembre 12, 2017, 08:10:16 am »

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Birmanie: Aung San Suu Kyi cherche à renforcer la coopération en Asie du Sud-Est

Aung San Suu Kyi est arrivée aux Philippines ce samedi. Elle va participer au sommet de l'Asean, qui regroupe les pays d'Asie du Sud-Est.

Elle était auparavant au sommet de l'Apec, au Vietnam. Ce sont les premiers déplacements pour la conseillère d'Etat birmane depuis le début de la nouvelle crise des Rohingyas et la pression de la communauté internationale.

En septembre dernier, Aung San Su Kyi avait annulé son déplacement à l'Assemblée générale des Nations unies, deux semaines après le début des nouvelles violences dans l'Etat de l'Arakan.

Pour la Birmanie aujourd'hui, ces deux rendez-vous internationaux ont essentiellement un objectif économique : renforcer la coopération en Asie du Sud-Est. C'est ce que la prix Nobel de la paix a souligné dans un communiqué ce samedi 11 novembre.

Un déplacement qui intervient une semaine après la visite du Fonds monétaire international (FMI) à Rangoun. Le FMI avait précisé ne pas se mêler de la situation politique, mais être attentif à ses conséquences sur l'économie. 

Même si elle peut compter sur le soutien de la Chine, Aung San Suu Kyi devrait donc avoir du mal à éviter la question des Rohingyas lors des rencontres bilatérales.

D'autant que l'Indonésie ou la Malaisie, par exemple, ont dénoncé la gestion de la crise par le gouvernement birman. Une question que la prix Nobel de la paix a déjà abordé avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau, au Vietnam.

L'occasion pour la dirigeante birmane de rassurer sur ses intentions, face aussi à la menace des sanctions internationales. Et ce, à quelques jours de la visite du secrétaire d'Etat américain dans le pays. Rex Tillerson est attendu le 15 novembre et doit rencontrer Aung San Suu Kyi. 

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Re : MYANMAR - BIRMANIE
« Réponse #684 le: novembre 15, 2017, 08:42:38 am »

http://www.parismatch.com/Actu/International/Un-moine-bouddhiste-ultra-nationaliste-emprisonne-en-Birmanie-1393907


Un moine bouddhiste ultra-nationaliste emprisonné en Birmanie

Parmaukkha, un des moines ultra-nationalistes les plus influents de Birmanie, a été emprisonné et poursuivi pour incitation à la violence après avoir organisé une manifestation anti-rohingya.

Un des moines ultra-nationalistes les plus influents de Birmanie est emprisonné et poursuivi pour incitation à la violence après avoir organisé une manifestation anti-rohingya devant l'ambassade américaine à Rangoun en 2016.

Mardi, le tribunal de Rangoun en charge du cas du moine Parmaukkha a refusé de le libérer sous caution, selon une journaliste de l'AFP sur place. Le moine, interpellé ce week-end, a été emmené en prison dans l'attente de l'ouverture de son procès le 21 novembre.

Je "n'ai fait que protéger la souveraineté de l'Etat", a déclaré le moine, visiblement très ému, à son arrivée au tribunal, où l'attendaient des dizaines de fidèles.

Celui qui est un des fondateurs du mouvement extrémiste bouddhiste Ma Ba Tha devra répondre des chefs d'accusation d'"incitation à la violence" et "trouble à l'ordre public" pour une manifestation organisée en avril 2016 devant l'ambassade des Etats-Unis.

"Il n'a rien fait de mal", assure sa soeur

Les nationalistes bouddhistes reprochent à Washington l'usage du mot "Rohingya", les membres de cette minorité musulmane apatride étant qualifiés de "Bangladais" en Birmanie, pour souligner le fait qu'ils sont vus comme des immigrés illégaux du Bangladesh.

"Il est le fils de bouddha. Il oeuvre au bien collectif depuis qu'il est jeune", a réagi, en larmes, la soeur du moine Parmaukkha, Khin Mar Oo, interrogée par l'AFP devant le tribunal.

"Cela me fait mal de le voir en habits civils, j'avais l'habitude de le voir en robe... Il n'a rien fait de mal", a-t-elle lancé.

La haine des musulmans est notamment attisée par le moine Wirathu, figure la plus connue du mouvement Ma Ba Tha, qui se voit comme une vigie contre la menace d'une islamisation de la Birmanie, pays qui compte moins de 5% de musulmans.

Plus de 600 000 Rohingyas ont fui vers le Bangladesh depuis des attaques de rebelles rohingyas contre la police birmane fin août. Depuis, l'armée est accusée de représailles, appuyée par des milices de bouddhistes extrémistes.
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Re : MYANMAR - BIRMANIE
« Réponse #685 le: novembre 22, 2017, 08:57:31 am »

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En Birmanie, le CICR doit faire face aux haines interethniques...

La gestion du conflit en Birmanie est compliquée par la participation de la population. Le président du CICR Peter Maurer se dit frappé par la haine ancrée au sein de cette population, divisée entre bouddhistes et musulmans.

"On n'a pas affaire à une situation classique d'un conflit armé entre groupes armés. Ici, le conflit est interethnique, intraculturel et intrareligieux", constate le président du CICR Peter Maurer mardi dans le 19h30.

Le Comité international de la Croix-rouge (CICR) est un acteur crucial en Birmanie, car il est l'un des seuls à pouvoir garder un contact avec les populations Rohingyas restées sur place.

Depuis fin août, quelques centaines de milliers de Rohingyas, minorité musulmane de Birmanie, ont fui les violences pour se réfugier au Bangladesh. Mais des dizaines de milliers d'autres sont restés. C'est pour eux que le CICR a augmenté ses capacités sur place.


"La sécurité n'est plus assurée"

"Mes collègues et moi avons été frappés par cette haine et par la participation de la population au conflit", témoigne Peter Maurer. Selon lui, la sécurité "des uns et des autres" n'est plus assurée, car il devient très difficile de vivre ensemble.

Avec les populations qui prennent part au conflit, la gestion de l'aide humanitaire se complique.

"Sur le terrain, il devient plus difficile d'avoir la confiance des gens. On a du mal a recevoir l'acceptation d'une communauté lorsqu'on a apporté une aide humanitaire à l'autre groupe", insiste Peter Maurer.
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