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Auteur Sujet: Hors sujet : la CHINE  (Lu 58190 fois)

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Re : Hors sujet : la CHINE
« Réponse #200 le: septembre 04, 2019, 09:00:05 pm »

http://www.gavroche-thailande.com/actualites/ailleurs-en-asie/110581-hong-kong-manifestations-pourquoi-la-chine-a-finalement-cede-aux-protestataires?


HONG-KONG - MANIFESTATIONS: Pourquoi la Chine a finalement cédé aux protestataires... ?

L'annonce est tombée mercredi 4 septembre dans l'après midi, deux jours après la grève générale très suivie dans les écoles du territoire: le projet de loi sur l'extradition vers la Chine continentale des criminels présumés sera retiré. Cette annonce a été effectuée par la très contestée cheffe de l'exécutif du territoire, Carrie Lam, dont plusieurs déclarations récentes laissaient entendre qu'elle a demandé à Pékin de quitter ses fonctions. Ce que le pouvoir chinois a refusé. Explications.

C'est une décision majeure, susceptible de mettre (provisoirement ?) un terme aux manifestations à Hong Kong, qui paralysent le territoire et sa place financière depuis bientôt trois mois. Mercredi 4 septembre, Carrie Lam, la cheffe de l'exécutif de la «région autonome spéciale» de la République populaire  a annoncé qu'elle allait retirer le projet de loi d'extradition de suspects vers la Chine.

Ce retrait pourrait être le prélude à l'ouverture de discussions avec les principaux leaders du mouvement de protestations, dont l'ampleur politique sans précédent a désormais dépassé la seule question de l'extradition des criminels (avec ce que cela suppose comme conséquences pour le système judiciaire du territoire). La démission de la cheffe de l'exécutif imposée par Pékin en 2017, vingt ans après la rétrocession par le Royaume Uni de son ancienne colonie à la Chine, est en effet une autre demande récurrente. Très impopulaire, accusée d'être trop rigide, Carrie Lam a d'ailleurs plusieurs fois laissé entendre lors d'entretiens récents en privé qu'elle souhaitait quitter son poste. Ce que le régime communiste chinois n'a jusque là pas accepté.


Le poids des marchés financiers

La décision de retirer le projet de loi contesté ne signifie pas que l'étranglement progressif des libertés politiques à Hong Kong par la Chine va cesser. Il s'agit d'abord d'une mesure d'urgence, qui vise à rétablir la confiance des milieux financiers alors que la bourse du territoire était de plus en plus bousculée, et que plusieurs introductions en bourse de compagnies chinoises ont du être annulées ces dernières semaines.

L'hebdomadaire français Courrier International, qui suit de prés la presse chinoise, affirmait récemment que le ton des médias officiels était de plus en plus dur vis à vis des contestataires de Hong Kong. Vous pouvez retrouver ici l'actualité de Courrier International, dont nous vous recommandons la lecture.


Voici un extrait de l'article en question publié lundi 1er septembre:

Au premier jour de la rentrée scolaire et universitaire, et après un week-end d’affrontements, Hong Kong entame deux jours de grève générale des cours. Pendant ce temps, la pression exercée par Pékin monte encore d’un cran – la presse officielle chinoise passe aux menaces et aux insultes.

Le ton est à l’offensive depuis quelques jours dans la presse officielle chinoise, où les avertissements de fermeté vis-à-vis des protestataires de Hong Kong et des auteurs de violences qui troublent la Région administrative spéciale (RAS) depuis trois mois se multiplient. Des personnalités nommément citées sont présentées comme responsables de la situation et vilipendées, tandis que tout participant aux violences est averti d’une justice sans faiblesse.


1117 personnes interpellées

Selon le webzine shanghaien Pengpai (The paper) un total de 1 117 personnes ont été interpellées au cours des manifestations depuis le mois de juin. Ce chiffre a été donné le 2 septembre lors d’une conférence de presse de la police de Hong Kong, au lendemain d’un nouveau week-end d’affrontements, durant lequel 159 personnes ont été arrêtées. Seize d’entre elles ont été inculpées de «participation à une émeute», selon le site Hong Kong Free Press. Le porte-parole de la police a déclaré que Hong Kong avait “une nouvelle fois subi une catastrophe”.


Grève des cours et rassemblements dans les facs

Des scènes d’une grande violence ont eu lieu dans tout le territoire, y compris dans le métro. Avant le week-end, les manifestations avaient été interdites et une dizaine de leaders démocrates interpellés avant d’être remis en liberté sous caution, rappelle le South China Morning Post...
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Re : Hors sujet : la CHINE
« Réponse #201 le: septembre 08, 2019, 07:05:12 pm »

http://www.gavroche-thailande.com/actualites/economie/110601-hong-kong-finance-le-dollar-de-hong-kong-monnaie-de-moins-en-moins-refuge?


Le dollar de Hong Kong, monnaie de moins en moins refuge...

Trois mois de manifestations antigouvernementales ont plongé Hong Kong dans la crise la plus profonde du territoire depuis des décennies, frappant l’économie et le marché boursier du troisième centre financier mondial déjà plombés par les effets de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis. Le dollar de Hong Kong (HKD) demeure pour l'heure arrimé par un peg au dollar américain.

Le dollar de Hong Kong est arrimé au dollar américain depuis 1983. Il s'agissait alors de soutenir la monnaie locale et de générer la confiance alors que le dollar hongkongais chancelait dans le contexte des négociations entre Pékin et Londres sur l’avenir de la colonie britannique quelques années avant la fin du bail du Royaume-Uni sur le territoire.

Un plus tard, en 1984, était signée la Déclaration sino-britannique qui fixait les conditions de la rétrocession avec pour principe « Un pays, deux systèmes ».

L’indexation du HKD au dollar américain, connue sous le nom de « peg », a servi à maintenir une stabilité de la devise qui s’échange à 7,80 HKD pour un USD, et dans une fourchette de 7,75 à 7,85 depuis 2005.


Interventions fréquentes

Pour maintenir le HKD dans l’étroite fourchette dans laquelle il doit évoluer par rapport au dollar américain, l’Autorité monétaire de Hong Kong (HKMA, la « Banque centrale » de l’ex-colonie) doit fréquemment intervenir, en tapant dans ses importantes réserves.

Ces dernières semaines, les manifestations quasi-quotidiennes dans le territoire chinois semi-autonome et le durcissement de Pékin ont toutefois commencé à susciter des remous sur le marché des changes, faisant plonger le dollar de Hong Kong.

Il n’y a en revanche pas de signes de fuite de capitaux hors du territoire dans les données officielles, mais des indicateurs révèlent un certain stress. Le statut de monnaie refuge du dollar hongkongais est en train de se dissiper.

Beaucoup d'épargnants et d'investisseurs convertissent en dollars ou d'autres devises leurs économies en HKD, de crainte d’un abandon du « peg » et d’une reprise en main par la Chine.


Résistance aux pressions

Malgré ces pressions, le dollar hongkongais devrait résister encore une fois aux attaques des spéculateurs pour le forcer à abandonner le peg, comme cela avait été le cas notamment durant la crise financière asiatique de 1997-98 ou en 2008.


Talon d'Achille

Toutefois, tout en faisant la force de la devise hongkongaise, le peg avec le dollar US est aussi son talon d’Achille. L’arrimage fait l’objet depuis des années de critiques, pour des raisons politiques notamment.

La Hong Kong Monetary Authority ne fait que suivre les décisions de la Réserve fédérale américaine en ce qui concerne les baisses ou les hausses de taux.

Cette rigidité du mécanisme, couplée à l’interconnexion grandissante entre l’économie de Hong Kong et celle de Chine rend de plus en plus fragile ce lien ombilical entre les deux monnaies.
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Re : Hors sujet : la CHINE
« Réponse #202 le: septembre 15, 2019, 11:33:16 pm »

http://www.gavroche-thailande.com/actualites/ailleurs-en-asie/110627-chine-pollution-pekin-de-moins-en-moins-polluee-vraiment?

Pékin de moins en moins polluée, vraiment ?   :wonder

L'excellente lettre d'informations «Français à l'étranger» dont nous vous recommandons la lecture publie une nouvelle étonnante : selon une société suisse d'estimation de la pollution dans l'air, la capitale chinoise serait de moins en moins polluée. Une conséquence de l'accent mis par la Chine sur les énergies renouvelables ? Ou bien l'impact logique du ralentissement économique en raison de la guerre commerciale sino-américaine ?

Nous reproduisons une information donnée par la lettre «Français à l'étranger», que vous pouvez consulter ici.

Selon l’enquête d'AirVisual, la branche recherche de la société suisse IQAir, Pékin « est sur la bonne voie » pour réduire de près de 20% cette année par rapport à 2018 les particules PM2,5 (2,5 microns de diamètre).

«La concentration de PM2,5 au cours des huit premiers mois de 2019 était inférieure de moitié à celle de 2009 sur la même période».

C’est en 2013 que les autorités avaient lancé un plan contre la pollution, destiné à réduire d’un quart la concentration de particules fines dans certaines régions autour de grandes villes comme Pékin et Shanghai.

Si la situation s’est améliorée, les niveaux actuels restent cependant quatre fois plus élevés que ceux recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMC). En 2018, Pékin était classée 122e parmi les villes les plus polluées du monde.
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Re : Hors sujet : la CHINE
« Réponse #203 le: septembre 18, 2019, 04:14:29 pm »

http://www.gavroche-thailande.com/actualites/ailleurs-en-asie/110635-chine-hong-kong-le-conseil-des-droits-de-l-homme-de-l-onu-sollicite-par-une-deputee-du-territoire?


CHINE - HONG KONG: Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU sollicité par une députée du territoire...

Alors que la Chine populaire s'apprête à célébrer en grande pompe le 70ème anniversaire de la révolution de 1949 qui porta les communistes au pouvoir, l'ONU va franchir ce lundi un pas révélateur dans sa prise de distance avec Pékin. Le législateur de Hong Kong, Tanya Chan, a sollicité une audience du Conseil des droits de l'homme des Nations unies pour défendre la mobilisation populaire qui se poursuit sur le territoire.

Tanya Chan, membre du Conseil législatif de Hong Kong, avocate et co-fondatrice du Parti civique, s'inquiète de la grave détérioration de la situation des droits de l'homme à Hong Kong en particulier en raison de l'escalade de la violence policière, qui a mis en péril la sécurité personnelle et la liberté des manifestants, des journalistes et du grand public.

En juin, Mme Chan a été condamnée à une peine de huit mois d'emprisonnement pour «infraction de nuisance publique», suspendue pour deux ans, pour son implication dans les manifestations du Mouvement des parapluies de 2014.

En juillet, l'organisation UN Watch, accréditée auprès d'une organisation non gouvernementale à l'ONU, avait invité Denise Ho, chanteuse et militante pour la démocratie à Hong Kong, à s'adresser à la CDH composée de 47 nations, la Chine a tenté à plusieurs reprises d'arrêter les témoignages.
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Re : Hors sujet : la CHINE
« Réponse #204 le: septembre 20, 2019, 09:49:03 pm »

http://www.gavroche-thailande.com/actualites/tourisme/110652-thailande-tourisme-partageons-nos-informations-soutenons-un-tourisme-plus-responsable?


HONG KONG - MANIFESTATIONS: L'enquête vérité d'Amnesty International sur les violences policières...  :hang

Regardez bien cette carte: elle comporte la mention de tous les sites où les manifestations pacifiques contre le gouvernement du territoire ont donné lieu à des violences policières.

Ce travail de repérage détaillé a été fait par l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International. Nous le publions en intégralité car il s'agit d'un document de référence. Gavroche, c'est l'Asie du sud-est décryptée au quotidien.

Dans le cadre d’une nouvelle enquête menée sur le terrain, Amnesty International a constaté avec préoccupation les pratiques des forces de police de Hong Kong, qui emploient sans discrimination des méthodes brutales, notamment lorsqu’elles procèdent à des arrestations lors des manifestations.

Cette enquête a également mis au jour des éléments prouvant l’existence de torture et de mauvais traitements en détention.

Après avoir interrogé une vingtaine de personnes arrêtées et recueilli des preuves et des témoignages auprès d’avocats, de professionnels de santé et d’autres, Amnesty International demande la tenue dans les meilleurs délais d’une enquête indépendante sur les violations des droits humains, qui semblent se durcir depuis que les manifestations de masse ont débuté en juin.

« Le monde entier a pu voir la réaction brutale de la police de Hong Kong, filmée et diffusée en direct, pour contrôler la foule dans les rues.

En revanche, bien moins visible sont les très nombreuses violences policières touchant les manifestants qui se sont déroulées à l’abri des regards », a déclaré Nicholas Bequelin, directeur pour l’Asie de l’Est à Amnesty International.
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Manu de Chiang Mai

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Re : Hors sujet : la CHINE
« Réponse #205 le: septembre 25, 2019, 08:28:40 am »


Quelle triste planète nous sommes en train de nous fabriquer !  :'(


VIDEO. Chine : vers le premier régime totalitaire numérique ?

La Chine de demain se dessine sous l'œil des caméras de surveillance, alors que le système du "crédit social" qui note et classe les citoyens devrait être étendu à tout le pays en 2020. Dans "Envoyé spécial", le dissident Hu Jia envisage, dans un futur tout proche, une population sous le contrôle total des autorités.

L'empire du Milieu va-t-il devenir celui de la surveillance ? Le système du "crédit social", qui note et classe les citoyens chinois en fonction de leurs "bonnes" ou "mauvaises" actions, devrait être généralisé en 2020. "Envoyé spécial" diffuse le 26 septembre un reportage tourné en partie dans la région de Rongcheng, la ville pilote qui l'a mis en place dès 2013.


Le "crédit social" au service du Parti communiste ?

Si la Chine parvient un jour à ficher ses 1 milliard 390 millions d'habitants, c'est aussi parce que peu de voix osent critiquer le régime. Un régime qui se durcit depuis cinq ans, observent les défenseurs des droits de l'homme. En banlieue de Pékin, la journaliste Elise Menand s'est entretenue avec l'un de ses rares opposants. Selon lui, le crédit social, sous couvert de rétablir la morale, est un outil pour renforcer encore le pouvoir du Parti communiste : "Le but final du crédit social, pense Hu Jia, c'est que les Chinois intègrent ces règles, et qu'ils deviennent, sans en avoir conscience, les petits soldats que le Parti aimerait qu'ils soient."

Hu Jia est l'un des seuls Chinois qui affiche publiquement ses convictions. En 2016, le dissident a reçu le prix Sakharov de l'Union européenne, qui récompense la liberté de penser. Une liberté qu'il défend dans son pays depuis près de trente ans... et qui lui a valu de passer trois années et demie en prison.


Les données des entreprises privées menacées

Le rendez-vous a été pris sur messagerie cryptée. C'est sur un banc public, dans un parc, que Hu Jia décrit un avenir très sombre pour le citoyen chinois, "façonné et taillé pour être un esclave". Selon lui, tous ses comportements et habitudes de consommation seront bientôt enregistrés, sa vie sentimentale, son travail, son quotidien contrôlés par le gouvernement. "Ils ne rateront aucun détail, assure-t-il, et le Parti te connaîtra bientôt mieux que tu ne te connais toi-même."

Dans un pays où le moindre paiement se fait par téléphone, le risque existe aussi que les autorités accèdent aux milliards de données des entreprises privées. La Chine pourrait alors entrer dans une nouvelle ère : celle du premier régime totalitaire numérique.

Extrait de "Chine, tout est sous contrôle !", un reportage à voir dans "Envoyé spécial" le 26 septembre 2019.


La vidé ici : https://www.francetvinfo.fr/monde/chine/video-chine-vers-le-premier-regime-totalitaire-numerique_3620795.html?fbclid=IwAR37oBvFGlQCp3odtZ1yxJGL9P33ZCAzT04px3D7MOmMYTrzgn_4prcQsfA
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Manu de Chiang Mai

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Re : Hors sujet : la CHINE
« Réponse #206 le: septembre 26, 2019, 08:49:21 am »


L'explosion du tourisme chinois

Le président chinois, Xi Jinping, a inauguré mercredi l'aéroport de Pékin-Daxing, présenté comme le plus grand du monde. Une ambition à la hauteur du tourisme chinois, qui explose. Cartographie de cette lame de fond qui bouleverse le secteur du voyage.

Gigantesque. Présenté comme le plus grand du monde, l'aéroport de Pékin-Daxing, que le président Xi Jinping a inauguré mercredi en banlieue de la capitale, est à la hauteur de la frénésie touristique des Chinois. En 1995, ils n'étaient que 4,5 millions à s'être rendus à l'étranger. Leur nombre a dépassé les 150 millions l'an dernier.

Une augmentation vertigineuse qui ne donne pas signe d'essoufflement. Le potentiel de croissance est immense : seulement 10 % des Chinois disposent d'un passeport, contre 40 % des Américains et 76 % des Britanniques.

A l'horizon 2030, on pourrait compter 400 millions de touristes chinois, selon l'Institut de recherche sur le tourisme en Chine (Cotri). A cet horizon, ils contribueront pour moitié à la croissance mondiale du secteur. Autrefois réservés à une élite, dignitaires du Parti ou dirigeants d'entreprises d'Etat, les voyages internationaux ont commencé à se démocratiser au début des années 1990. C'est à cette époque que commencent à être signés des accords avec quelques pays soigneusement sélectionnés, pour simplifier les procédures d'obtention de visas pour les groupes de touristes. La liste de ces pays s'est allongée au fil du temps. Plus de 150 y figurent désormais. Surtout appréciés des seniors, ces voyages en groupe sont aujourd'hui en perte de vitesse. Seulement 10 % des visiteurs chinois auraient opté pour ce type de séjour en Ile-de-France l'an dernier.

La clientèle chinoise offre un nouveau visage : souvent citadins, 54 % des visiteurs chinois ont moins de 35 ans et sont hyperconnectés. Ils privilégient les séjours individuels, choisis en fonction des avis partagés sur les réseaux. Beaucoup se sont rendus dans les régions administratives de Hong Kong et de Macao, ainsi qu'à Taïwan, qui est un Etat indépendant mais que Pékin considère volontiers comme une province chinoise. Ces trois destinations représentent à elles seules près de 70 millions de voyages en 2018.

Au-delà, ce sont surtout les économies asiatiques qui profitent de l'explosion du tourisme chinois. Sur les 10 premières destinations, 9 sont situées sur ce continent. La Thaïlande et le Japon sont les deux grands bénéficiaires : ils accueillent dix fois plus de Chinois qu'il y a dix ans. Le succès du tourisme urbain dans les grandes métropoles de cette région constitue une autre tendance de fond. Macao, Kuala Lumpur et Bangkok absorberont plus de 20 millions de visiteurs supplémentaires en 2025, dont la moitié viendra de Chine, d'après Oxford Economics. Une tendance qui ne fera qu'accentuer les problèmes de concentration touristique sur la planète.



https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transport/lexplosion-du-tourisme-chinois-1134622?fbclid=IwAR0XXVKqyFFTiwMYEXTOfFOMPZll4yi82D9Ei6BMdpRh8no7w1JNyoyUwFY
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Re : Hors sujet : la CHINE
« Réponse #207 le: septembre 29, 2019, 04:21:15 pm »

http://www.gavroche-thailande.com/actualites/ailleurs-en-asie/110701-chine-anniversaire-la-republique-populaire-a-70-ans-l-age-de-puissance


ANNIVERSAIRE: La République populaire a 70 ans, l'âge de puissance...

Pékin accueillera le 1er octobre prochain l'un des plus importants défilés militaires de son histoire pour les 70 ans de la fondation de la République Populaire de Chine. Une occasion pour le président chinois Xi Jinping de montrer la grandeur et la puissance du parti communiste, mais aussi l’étendue de son propre pouvoir à l'heure de la contestation à Hong Kong.

300.000 participants. Plus d'une heure et demie de parade militaire: la démonstration de force attendue mardi 1er octobre place Tiananmen s’annonce à la hauteur du « rêve chinois » du président chinois, également chef des armées.

Xi Jinping devrait dans un discours glorifier les avancées économiques et l’amélioration des conditions de vie de la population permises grâce au régime communiste. Mais loin de cette vision édifiante, la base du parti semble de plus en plus préoccupée par les perspectives d'avenir d’un régime verrouillé par un homme autoritaire souvent présenté comme le nouveau Mao.

Ces festivités tombent à point nommé pour raviver l’esprit du « renouveau national » voulu par Xi, au moment où la Chine est chahutée par la guerre commerciale avec les États-Unis, par le ralentissement économique et par la révolte populaire dans sa région semi-autonome de Hong Kong.
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Re : Hors sujet : la CHINE
« Réponse #208 le: octobre 05, 2019, 08:00:42 pm »

http://www.gavroche-thailande.com/actualites/ailleurs-en-asie/110720-hong-kong-manifestations-les-protestataires-masques-defient-le-pouvoir-et-refusent-de-montrer-leur-visage


MANIFESTATIONS: Les protestataires masqués défient le pouvoir et refusent de montrer leur visage...

Un nouveau week-end d'affrontements à Hong Kong, et un camouflet de plus pour le gouvernement du territoire et la cheffe de l'exécutif Carrie Lam qui a ressorti une loi de l'époque coloniale pour interdire le port des masques aux manifestants. Hong Kong a en effet connu dans la nuit de vendredi à samedi de nouveaux affrontements, en riposte à la décision des autorités de bannir le port du masque dans les manifestations.

C'est un nouvel échec cinglant pour la cheffe de l'exécutif de Hong Kong Carrie Lam. Celle qui avait promis le retour de l'ordre dans le territoire, région autonome spéciale de la République populaire, affronte une nouvelle flambée de violence.

L’ancienne colonie britannique a en effet connu une nouvelle escalade dans la nuit de vendredi 4 à samedi 5 octobre. Selon le Figaro, qui reprend le South China Morning Post, « des manifestants en colère ont vandalisé le centre-ville, remontant les rues d’une cité en état de siège, affrontant avec pugnacité les forces de l’ordre, relativement « peu présentes ». Un garçon de 14 ans aurait été touché à la jambe par un tir de sommation d’un policier, et a été transféré à l’hôpital dans un état sérieux »


Cocktail Molotov.

Dans le quartier de Yuen Long, un policier en civil s’est débattu dans les flammes, attaqué au cocktail Molotov, avant de perdre un instant son pistolet dans l’affrontement avec les jeunes manifestants a révélé une vidéo mise en ligne.

Ailleurs, des groupes ont mis le feu aux agences des grandes banques chinoises, telle la China Construction Bank. Des scènes de chaos inimaginable pour cette plaque tournante financière asiatique. Pour contenir le mouvement, les autorités ont fermé samedi l’ensemble du réseau de métro MTR.

Carrie Lam a eu recours cette semaine aux dispositions d’urgence offerte par une législation datant de l'ère britannique, et jamais utilisée depuis un demi-siècle, l’Emergency Ordinance Regulations. Le recours à ce texte a déclenché la colère des jeunes opposants qui accusent les autorités de vouloir dépecer l’île de sa semi-autonomie, sous la pression de la Chine continentale.
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Manu de Chiang Mai

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Re : Hors sujet : la CHINE
« Réponse #209 le: octobre 29, 2019, 09:40:54 am »


Nouvelles routes de la soie : le coup commercial du siècle qui précipite l’effondrement

Le Président chinois Xi Jinping en parle comme du projet du siècle : les nouvelles routes de la soie, aussi appelées Belt and Road Initiative (BRI), véritables artères flambant-neuves de la mondialisation, ont pour ambition de faciliter et de développer le commerce mondial. Afin d’assurer son hégémonie commerciale et fluidifier les échanges de marchandises à l’échelle internationale, Pékin multiplie les acquisitions et les chantiers maritimes et terrestres pharaoniques, au mépris des conséquences désastreuses pour l’environnement qu’ils induisent.

Le projet BRI a été lancé en 2013 par le Président Xi Jinping dans le but déclaré de relier davantage la Chine aux marchés du reste du monde. Concrètement, la BRI consiste en la création d’une « ceinture » terrestre qui parcourt l’Asie et l’Europe doublée d’une « route » maritime qui se déploie jusqu’en Afrique. De nouvelles liaisons commencent même aujourd’hui à apparaître du côté de l’Amérique du Sud et centrale. Au total, ce gigantesque réseau d’infrastructures énergétiques, routières, ferroviaires, maritimes et digitales couvrira plus de deux tiers de la population mondiale. Une toile d’araignée connectée qui mise une fois encore sur le caractère espéré de la croissance mondiale infinie.


Mondialisation 2.0

En ce moment même, de plus en plus de pays rejoignent le programme ambitieux, parfois appelé « mondialisation 2.0 » tant il deviendra central à l’économie mondialisée. La réalisation de la BRI est aujourd’hui bien engagée et devient inévitable. Xi Jinpin est sur le point de mettre en œuvre le plus grand projet commercial jamais pensé à l’échelle du monde. Des échanges plus intenses, plus fréquents, plus rapides… mais surtout encore plus polluants. Car, en dépit des déclarations, l’aspect écologique n’est pas vraiment prioritaire dans le modèle. Comment pourrait-il l’être alors qu’il s’agit d’une nouvelle atteinte contre l’économie locale qui peine déjà à résister aux marchés d’échelle.

Après de nombreux rapports d’ONG, c’est ainsi un think tank chinois, le Centre Tsinghua pour la finance et le développement, qui pointait début septembre la menace potentielle que représente la BRI pour la lutte contre le réchauffement climatique. Si les effets néfastes sur l’environnement du commerce mondial ne sont plus à prouver, la pollution atmosphérique occasionnée par les transports maritimes industriels n’est pas le seul problème posé par les nouvelles routes de la soie.


Les enjeux écologiques au second plan

Parmi les 130 pays qui ont signé des accords de coopération avec la Chine, un grand nombre peine déjà à tenir leurs engagements pour l’environnement, et ce projet ne devrait pas les y aider, bien au contraire. Le centre Tsinghua a modélisé les effets du développement des ports, pipelines, voies ferrées et autoroutes liées à la BRI dans certains de ces pays. Résultat : la Russie, l’Iran, l’Arabie Saoudite ou encore l’Indonésie devraient réduire leurs émissions de CO2 de 68% d’ici à 2050 pour rencontrer les objectifs de l’Accord de Paris de 2015. Un tour de force dans un contexte où la croissance économique reste un objectif majeur des activités économiques et politiques.

En ce qui concerne l’impact environnemental de la BRI, les déclarations officielles de Pékin demeurent peu claires. En théorie, les normes du pays hôte doivent être respectées lors de la construction d’infrastructure. Mais une réglementation trop ambitieuse pourrait tempérer l’intérêt des autorités chinoises, et les enjeux écologiques se voient donc souvent relégués au second plan par les pays en question. Le régime de Pékin met tout en œuvre pour que la dépendance au développement économique qu’il apporte continue de primer sur tout le reste.


L’énergie, le nerf de la guerre

En parallèle, le régime de Président Xi Jinpin insiste sur ses « projets verts » lancés dans le cadre des nouvelles routes de la soie. Des centrales solaires, des barrages hydrauliques et des parcs éoliens seront effectivement mis en place, participant volontiers au mythe d’une croissance verte. Pourtant, une étude publiée par le World Resources Institute en collaboration avec le Global Development Policy Center de Boston pointe le fait que les investissements dans le projet entre 2014 et 2017 ont été dirigés dans une large mesure vers l’utilisation abondante des énergies fossiles. « La plupart des projets énergétiques et de transports sont encore étroitement liés aux secteurs traditionnels », analyse encore le rapport, qui recommande par ailleurs plus de transparence au gouvernement chinois. Le Global Environment Institute avance pour sa part le chiffre de 240 projets d’énergie à base de charbon auxquels Pékin aurait participé entre 2001 et 2016 dans le cadre de la BRI. Autant dire que les projets « verts » sont les arbres qui cachent la forêt.

Le CECP (corridor économique Chine-Pakistan), qui relie la Chine au port de Gwadar, en mer d’Arabie, rassemble à lui seul une bonne partie de ces projets. Plus de la moitié des dépenses engagées dans ce corridor d’une importance stratégique capitale, soit 33 milliards de dollars, sont investis dans des centrales énergétiques classiques. Près de 75% de l’électricité ainsi produite proviendra de centrales au charbon. Le contrôle du port de Gwadar avait été cédé à la Chine en 2015 pour une période de 43 ans.


Une consommation énorme de ressources naturelles

Outre les ressources énergétiques, de nombreux autres matériaux sont nécessaires pour mener ce projet à bien. Des quantités énormes de bois, de sable, de calcaire et de nombreux autres minéraux plus ou moins rares sont engouffrées chaque jour par les nombreux chantiers de la BRI à travers le globe. L’extraction et le transport de ces ressources naturelles ne manquent pas d’engendrer des dégâts importants à l’environnement, notamment en Afrique. De par sa taille, c’est peut-être d’ailleurs le projet qui affiche le plus manifestement les conséquences et besoins de la mondialisation triomphante.

Le continent Africain est devenu aujourd’hui le principal fournisseur de la Chine, dont l’appétit pour les matières premières semble sans limite. Pékin multiplie ainsi les chemins de fer et autres routes commerciales en pleine nature comme dans les mers destinées à l’acheminement des ressources depuis l’Afrique, profitant souvent des réglementations plus souples en matière d’environnement mais aussi de la dépendance des pays en voie de développement à leur grande puissance économique.


Une menace grandissante pour la biodiversité

Des chantiers aussi importants que ceux-là empiètent aussi forcément sur le territoire de la faune locale. C’est ce que dénonçait en 2018 de nombreux experts de l’environnement du monde entier. Dans le cadre d’une tribune publiée dans Nature Sustainability, ils estimaient, s’appuyant sur un rapport de WWF, que les routes commerciales de la BRI pourraient nuire gravement à plus 265 espèces menacées, dont certaines en danger critique d’extinction. En plus d’envahir leur territoire, la BRI augmente la fragmentation de leur habitat, la pollution tant atmosphérique que sonore ou lumineuse et le risque d’introduction d’espèces invasives. Ces chantiers contribuent également à déplacer des populations locales, qui figurent parmi les premières victimes du projet.

Dérèglement climatique, pollution atmosphérique, surconsommation de ressources naturelles, déforestation, perte d’habitat pour des espèces végétales et animales… La liste des impacts désastreux des nouvelles routes de la soie est longue. Le type de projets développés (qui font la part belle aux énergies fossiles), leur grande diversité, le manque de réglementation stricte dans les pays concernés et l’impérialisme économique destructeur de la Chine, premier émetteur de CO2 du monde (avec plus de 30% des émissions à son actif), engendrent des risques sans précédent pour l’environnement. Alors que la crise écologique exige des réponses qui s’articulent autour de la subsistance locale et d’un changement complet de paradigme, de nombreux gouvernements continuent de s’engager toujours plus sur la voie d’une mondialisation intensive qui menace l’avenir de la planète. Reste à comprendre pourquoi les populations continuent-elles de les élire, précipitant par là même leur propre extinction. Tout ça pour quelques gadgets pas chers fabriqués en Chine ?



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