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Auteur Sujet: Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme  (Lu 15374 fois)

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Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
« Réponse #50 le: janvier 04, 2017, 09:42:42 am »

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La junte amende la loi monastique pour écarter Somdet Chuang de la direction de l’Eglise bouddhique...

Le 29 décembre, l’Assemblée législative nationale, une assemblée parlementaire de 250 membres entièrement nommée par la junte qui a pris le pouvoir le 22 mai 2014, a voté à l’unanimité un amendement à la loi monastique de 1962, portant sur la procédure de nomination du patriarche suprême.

Les trois votes nécessaires pour le passage de la loi ont été faits en moins d’une heure, sans débat, avec apparemment l’intention de "boucler l’affaire" rapidement...

Jusqu’alors, le Conseil suprême du Sangha (la Communauté monastique), composé de 20 moines ayant reçu des titres ecclésiastiques élevés, suggérait un nom pour le poste au Premier ministre, qui devait le transmettre au roi pour approbation.

Des conditions strictes régissaient le choix du candidat : celui-ci devait être le moine ayant reçu le rang de somdet-phra-ratcha-khana (titre ecclésiastique le plus élevé octroyé par le roi) depuis le plus longtemps...
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Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
« Réponse #51 le: janvier 07, 2017, 08:35:59 am »


Thaïlande: le temple Dhammakaya, une influence qui inquiète le pouvoir

En Thaïlande, la junte au pouvoir essaie de mettre au pas depuis plusieurs mois un puissant temple bouddhique, le temple Dhammakaya, qui est soutenu par des centaines de milliers de fidèles. Plusieurs opérations de police ont été lancées contre ce temple pour en arrêter l’abbé qui est l’objet de multiples mandats d’arrêt, mais ces opérations ont échoué devant la résistance des partisans du temple.

Le temple Dhammakaya est un temple situé juste au nord de Bangkok qui utilise des techniques marketing agressives pour attirer les donations des fidèles laïques. C’est un peu comme le système des indulgences en Europe au Moyen-Age : on peut acheter des parts de nirvana, le paradis bouddhique, si l’on fait des donations importantes.

Mais le temple enseigne aussi une version hétérodoxe du bouddhisme, une version où la réussite matérielle personnelle tient une place centrale. Ce temple dispose de près de 2 000 branches à travers le pays. Il est aussi présent dans 33 pays du monde. Sa puissance politique et financière est considérable, ce qui explique pourquoi les autorités thaïlandaises rencontrent des difficultés pour le neutraliser.


Une structure qui inquiète

L’abbé du temple, âgé de 72 ans, qui s’appelle Dhammachayo, est accusé de nombreuses malversations financières. Mais la raison essentielle est que le temple Thammakai est apparemment lié au mouvement des Chemises rouges, un mouvement politique formé par les partisans du changement social et opposé à la junte.

Le temple dispose d’un tel réseau à travers le pays qu’il est devenu une menace politique. Il constitue le seul mouvement existant bien organisé et structuré à l’échelle nationale qui ne dépend pas de l’Etat. Outre le régime militaire, beaucoup de personnalités thaïlandaises craignent que le temple ne prenne tout simplement le contrôle de l’église bouddhique thaïlandaise.


Démesure, influence et sens du spectacle

Il y a eu deux opérations, une en juin dernier et une le mois dernier. Dans les deux cas, près d’un millier de policiers ont lancé un raid pour arrêter l’abbé du temple Dhammachayo. Mais à chaque fois les fidèles ont formé une barrière humaine et les policiers ont dû renoncer. Il est étonnant de voir que toute la puissance de l’Etat thaïlandais soit réduite à néant devant ce temple.

Le pouvoir financier du temple Dhammakaya est tel qu’il n’est pas à écarter que des arrangements soient passés en sous-main avec les autorités, notamment la police, et que ces raids tiennent plus du spectacle que de la réalité. En tout état de cause, le temple est devenu si influent, notamment parmi les classes moyennes thaïlandaises, qu’on voit mal comment le pouvoir central pourrait désormais totalement le neutraliser.


http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20170106-thailande-temple-dhammakaya-bouddhisme
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Manu de Chiang Mai

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Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
« Réponse #52 le: février 04, 2017, 07:21:14 am »


Thaïlande : L’empire des bonzes attaqué

Près de Bangkok, le temple Dhammakaya inquiète la junte par son influence. Fréquentée par des centaines de milliers de fidèles pour son bouddhisme moderne, l’institution génère également la controverse par son matérialisme et les soupçons de malversations qui pèsent sur elle.

« Un bouclier humain ? Comment pouvez-vous appeler cela un bouclier humain ? Les fidèles étaient simplement assis sur le bitume et chantaient des versets bouddhiques, comme ceux qui sont ici», lance le moine Phra Pasura Dantamano, massif et jovial dans sa robe safran, en désignant une centaine de fidèles vêtus de blanc qui psalmodient devant une rangée d’autres bonzes. Guidant le visiteur à travers l’immense enceinte du temple Dhammakaya, dans la province de Pathum Thani, à une trentaine de kilomètres au nord de Bangkok, il évoque entre pointe d’agacement et sourires les deux opérations massives lancées par la police thaïlandaise contre le temple en juin et décembre.

« Nos fidèles ne parlaient même pas, ils n’avaient aucun moyen de défense ; nous n’utilisons pas la violence. La présence des policiers avec leurs boucliers et leurs matraques était suffisante pour les effrayer», dit ce bonze chargé des relations publiques du temple. Depuis des mois, l’affaire tient la Thaïlande en haleine. Pour arrêter l’abbé, le très controversé Phra Dhammachayo, accusé entre autres de malversations financières, un millier de policiers ont tenté de lancer un raid. Mais, par deux fois, la puissance de l’Etat thaïlandais a fondu devant quelques centaines de fidèles vêtus de blanc, priant et méditant à même la chaussée. Après un face-à-face de plusieurs heures, les policiers antiémeute ont finalement battu en retraite.

C’est que le temple Dhammakaya est loin d’être une pagode bouddhique comme les autres. Pour commencer, il est, avec ses 3 000 moines, sa fortune colossale et ses branches dans 33 pays dont la France, le plus influent du royaume. Le fondateur et leader du temple, Phra Dhammachayo, 72 ans, est considéré comme un saint bouddhiste par les fidèles de Dhammakaya. Le temple a par ailleurs des parts dans une banque et dans plusieurs entreprises. Il est aussi soutenu par des hommes d’affaires de premier plan. Son influence est devenue telle à travers le pays que certains craignent qu’il prenne tout simplement le contrôle du bouddhisme thaïlandais.

« J’avoue ne pas comprendre pourquoi on s’acharne sur nous. Peut-être avons-nous trop de succès », explique Dantamano en poursuivant la visite à travers l’immense espace de 30 hectares ponctué de grandes stûpas et d’un hall de prière qui peut accueillir jusqu’à 300 000 personnes. « A chaque fois qu’il y a des troubles politiques, nous sommes ciblés. Dans les années 70, on nous accusait d’être communistes parce que nous formions des étudiants », s’agace-t-il.

Ce succès, le temple Dhammakaya le doit à une combinaison de facteurs : utilisation habile de méthodes marketing pour attirer les fidèles et les donations, valorisation d’une technique de méditation qui produirait des effets psychiques bénéfiques tangibles, gestion moderne du temple qui plaît aux classes moyennes aisées… Par comparaison, les temples de province, avec leurs rituels répétitifs et mécaniques, paraissent figés dans un passé révolu. Avec son impressionnant département financier, ses monuments futuristes et ses moines diplômés d’université, Dhammakaya offre une version matérialiste et accessible du bouddhisme, en phase avec le consumérisme qui domine la société thaïlandaise.

« Lors de certaines séances de méditation centrées sur le contrôle de la respiration, l’abbé Dhammachayo remplace les habituels "inspirez, expirez", par des injonctions comme "enrichissez-vous" », raconte Suwanna Satha-Anand, professeure de religions à l’université Chulalongkorn de Bangkok. Loin d’être embarrassés par ce qui peut apparaître comme une confusion malsaine entre le spirituel et le matériel, les bonzes de Dhammakaya mettent en avant leur pragmatisme. «Le bouddhisme est un excellent produit, mais avec le plus souvent un très mauvais marketing», aime à répéter le moine Thattachivo, abbé-adjoint du temple.


Mercedes de collection

La perspective d’une domination du bouddhisme national par ce temple a commencé à véritablement inquiéter les autorités lorsqu’un bonze âgé de 90 ans et très proche du temple Dhammakaya est apparu comme le seul candidat répondant aux conditions pour être nommé chef de l’Eglise bouddhique thaïlandaise. Rompant avec la tradition, le leader de la junte et Premier ministre, le général Prayuth Chan-ocha, a préféré refuser de soumettre le nom du bonze au roi pour approbation, prenant prétexte d’une obscure affaire d’évasion fiscale liée à l’importation d’une Mercedes de collection.

Mais dans une société où le pouvoir véritable repose sur les réseaux et où les péripéties judiciaires ne sont le plus souvent qu’une façade, l’image d’un Etat thaïlandais unifié dans sa résolution à mettre au pas une institution religieuse atypique et menaçante ne reflète probablement pas toute la réalité. Le temple Dhammakaya est simplement trop influent pour ne pas avoir ses propres soutiens au sein même de l’appareil d’Etat thaïlandais. «Quand il s’agit de préparer des cérémonies bouddhiques officielles de grande envergure, le gouvernement fait souvent appel au temple Dhammakaya, car c’est le seul qui a la capacité d’organisation pour cela», indique Vichak Panich, un expert du bouddhisme.

Dans les années 80, des unités de l’armée, notamment les forces spéciales, prêtaient main-forte au temple, alors au début de son expansion, pour préparer les jeunes aux stages intensifs de méditation. Ce n’est qu’à partir du milieu des années 90, lorsque les premiers scandales, liés à des litiges fonciers, sont apparus, que certains secteurs de l’Etat thaïlandais ont pris leurs distances. Beaucoup a également été écrit sur les liens entre le temple et les «Chemises rouges» (les partisans de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra) qui militent pour un rééquilibrage politique et social de la société thaïlandaise et s’opposent à la junte qui a pris le pouvoir en mai 2014. Les dirigeants du temple nient l’existence de tels liens et, de fait, peu d’éléments tangibles en attestent. Mais il est clair que le temple, que certains disent exercer une influence sur près de 2 000 autres pagodes à travers le pays, constitue le seul mouvement organisé et structuré à l’échelle nationale qui échappe au contrôle de l’Etat.

Le dynamisme du temple Dhammakaya et sa faculté d’utiliser à son avantage le système - une bonne partie de la hiérarchie bouddhique officielle lui est acquise - mettent en évidence, par simple effet de contraste, l’état de déliquescence du reste de l’Eglise bouddhique thaïlandaise. Asservie à l’Etat depuis la fin du XIXe siècle, la communauté monastique est devenue une institution fossilisée, de plus en plus coupée de ce qu’est la Thaïlande du XXIe siècle. «Le mouvement Dhammakaya - en intégrant le capitalisme dans sa structure - est devenu populaire grâce aux Thaïlandais urbains pour qui l’efficacité, l’ordre, la propreté, l’élégance, la grandeur, le spectacle, la compétition et la réussite matérielle équivalent au bien», écrit Apinya Feungfusakul dans un article universitaire sur le mouvement.


« Endoctrinement des fidèles »

Au-delà de ces aspects sociaux et politiques, certains accusent le temple Dhammakaya de dénaturer l’essence du bouddhisme theravada (ou du Petit Véhicule) thaïlandais. « Leurs enseignements sont en contradiction avec ceux du Bouddha à tous les niveaux, de la notion de mérite jusqu’au concept du Nibhana - ou Nirvana en sanskrit -, s’indigne le très respecté moine Phra Paisal Visalo, qui dirige un temple de la forêt dans le nord-est du pays. Leurs méthodes n’essaient pas seulement d’endoctriner les gens subrepticement, mais elles visent tout simplement à les tromper.» Mano Laohavanich, un ancien moine qui a passé plus de dix ans au temple Dhammakaya avant d’en devenir un des principaux détracteurs.

Le temple Dhammakaya rejette toutes ces accusations d’hétérodoxie, tout en reconnaissant que les cérémonies massives qu’il organise - avec souvent des dizaines de milliers de moines et des centaines de milliers de fidèles, du jamais vu dans le pays - peuvent choquer. «Nous sommes le plus grand temple de Thaïlande. Notre force est de savoir travailler comme une équipe, ce que ne savent pas faire les petites pagodes au sein des communautés. Beaucoup de gens ne sont pas habitués à voir autant de monde dans un temple, à voir des projets aussi nombreux et d’une telle envergure. C’est peut-être cela qui les effraie», estime Phra Pasura Dantamano.


http://www.liberation.fr/planete/2017/02/03/thailande-l-empire-des-bonzes-attaque_1546196
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Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
« Réponse #53 le: février 15, 2017, 09:02:25 pm »

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Encore un jeune moine défroqué... >:(

Un moine âge de 35 ans a été défroqué après avoir été surpris dans une chambre de motel en compagnie d'une prostituée. La police a également découvert des comprimés de yaba dans la salle de bains...

Les deux personnes interpellées ont subi des tests d'urine qui se sont avérés positifs.

Tout a commencé par un contrôle de routine. Des policiers ont aperçu une robe de safran et un sac de moine dans une Honda garée à l'extérieur de la chambre d'un motel situé dans la province de Phitsanulok situé à environ 350 km au Nord de Bangkok.

Il ont frappé à la porte et découvert un homme au crâne rasé en compagnie d'une jeune fille âgée de 19 ans. Wutthichai Promma a été placé en détention...
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Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
« Réponse #54 le: février 16, 2017, 01:01:40 pm »

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Assaut imminent du Wat Phra Dhammakaya...

Le Premier ministre Prayut Chan-o-cha exerce légalement l'autorité du Wat Phra Dhammakaya, après avoir signé un décret au nom de l'article 44 qui lui accorde les pleins pouvoirs.

L'assaut est imminent. Phra Dhammajayo, le fondateur de la secte Dhammakaya, se cacherait à l'intérieur du temple. Il est sous le coup de plusieurs mandats d'arrêt dans des procédures de détournements de fonds, de blanchiment d'argent, et d'empiétement sur le domaine public ...

Une source militaire a déclaré que le raid pourrait commencer tôt jeudi.

L'armée serait chargée de mettre en place un cordon pour empêcher les partisans de Phra Dhammajayo d'intervenir et de bloquer les accès...


Aux dernières nouvelles :

Des officiers du "Department of Special Investigation (DSI)" ont pénétré dans le vaste complexe du Wat Phra Dhammakaya, situé dans le Khlong Luang, afin de procéder à des perquisitions. Des centaines de policiers anti-émeute non armés sont postés devant toutes les portes d'accès au temple.

Le fondateur et ancien abbé de la secte, Phra Dhammajayo, aujourd'hui âgé de 72 ans, est sous le coup de plusieurs mandats d'arrêt. On lui reproche de nombreuses malversations financières.
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Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
« Réponse #55 le: février 17, 2017, 08:23:21 am »


Le plus célèbre temple de Thaïlande investi par la police

La police thaïlandaise n'a pas réussi jeudi, malgré des milliers de policiers mobilisés pour investir le plus célèbre temple du pays, à mettre la main sur un moine au coeur d'un vaste scandale financier qui tient le pays en haleine depuis des mois.

Dès les premières heures du jour, plus de 4.000 policiers et militaires avaient été déployés aux abords du temple de Dhammakaya, immense complexe dans la province de Pathum Thani à une trentaine de kilomètres au nord de Bangkok.

Lors de précédentes tentatives de raid restées vaines, des milliers de dévots avaient fait barrage pour empêcher la police d'entrer dans le temple afin d'arrêter Phra Dhammachayo, moine septuagénaire qui a fondé en 1970 le mouvement bouddhiste Dhammakaya.

Il lui est notamment reproché d'avoir détourné des millions d'euros de dons faits par ses fidèles, dont plus de 31 millions d'euros versés par un chef d'entreprise accusé d'avoir détourné cet argent.

"Nous avons pu fouiller environ 15-20% de la superficie du temple. Nous ne l'avons pas trouvé", a déclaré à la presse Woranun Srilam, porte-parole du Département des enquêtes spéciales (DSI) du ministère de la Justice.

Ce dernier a ajouté que les recherches reprendraient vendredi.

Toute la journée, des dizaines de moines et de fidèles ont fait face aux colonnes de policiers rassemblés à l'extérieur alors qu'en fond sonore les hauts-parleurs diffusaient des chants bouddhiques.

De son côté, le porte-parole du temple avait expliqué qu'il ne pouvait pas confirmer la présence du chef spirituel à l'intérieur.

"Je ne sais pas où il se trouve - je ne l'ai pas vu depuis neuf mois environ", a déclaré Phra Sanitwong Wutthiwangso.

Le mouvement Dhammakaya, qui compte 3.000 moines, une fortune colossale et des ramifications dans plus de 30 pays, dont la France, est l'un des temples les plus riches du royaume.

Il est également souvent vu comme proche du milliardaire Thaksin Shinawatra, l'ancien Premier ministre en exil, bête noire des militaires au pouvoir.


16/02/2017 14 :16 :47 -  Bangkok (AFP) -  © 2017 AFP

http://www.lepoint.fr/monde/le-plus-celebre-temple-de-thailande-investi-par-la-police-16-02-2017-2105351_24.php
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Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
« Réponse #56 le: juin 13, 2017, 08:26:07 am »

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Le DSI et l’armée traquent un moine dans des villas de luxe de Phang Nga...

PHUKET : La traque de Phra Dhammajayo, le moine recherché dans le cadre d’un scandale de détournement de fonds de plusieurs milliards de baths auprès de Klongchan Credit Union Cooperative, s’oriente vers la province voisine de Phuket, Phang Nga, les officiels du département spécial d’investigation et des militaires perquisitionnant deux villas de luxe dans la province.

Les officiels du DSI accompagnés de soldats ont mené un raid dans deux propriétés  dans les collines du district de Takua Thung dans la province de Phang Nga, dans l’espoir d’attraper le moine en fuite. Mais le raid s’est avéré infructueux.

Le directeur général du département spécial d’investigation (DSI) le colonel Paisit Wongmuang a confirmé à The Phuket News que les propriétés perquisitionnées, située dans la montagne à Khlong Khian appartiennent à un promoteur de Phuket. Il n’a pas divulgué plus d’informations.

Les propriétés sont situées dans la réserve forestière de Khuan Toh La.

Cette intervention faisait suite à des suspicions des officiels du DSI qui pensaient que Phra Dhammajayo, 72 ans, ancien moine du temple Wat Phra Dhammakaya utilisait ces propriétés comme planques depuis le début de sa cavale en début d’année...
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Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
« Réponse #57 le: juillet 16, 2017, 11:23:12 pm »


Suite de cette affaire dévoilée il y a 14 mois !


La justice américaine approuve l'extradition du "bonze jet-set"
 
Le bureau du procureur général est prêt à envoyer une équipe d'avocats aux États-Unis pour escorter "l'infâme" ancien moine Luang Pu Nen Kham afin de le ramener en Thaïlande pour faire face à des accusations après qu'un tribunal américain a accepté et même ordonné son extradition à la demande des autorités thaïlandaises.

En effet, le ministère de la justice a été informé du verdict d'un tribunal de Californie, USA : l'ancien moine, maintenant M. Wirapol Sukphol sera extradé.

Cependant, il faut attendre de savoir si le moine fugitif exerce son droit à faire appel de l'extradition.

L'ancien moine, appelé de "bonze jet-set" est recherché par le SDI pour des accusations d'agression sexuelle sur une mineure, blanchiment d'argent et violation de la Loi sur les crimes numériques.

Ancien bonze à Si Sa Ket, dans un monastère en pleine foret, il a attiré l'attention des autorités en 2013 après que des images l'ont montré à bord d'un jet privé, portant un sac Louis Vuitton et portant des lunettes de soleil de marque. A la suite des allégations et révélations contre lui, il a fui vers la France puis les États-Unis.

Il a été arrêté l'année dernière par les autorités américaines sur demande du DSI trois ans après avoir fui la Thaïlande.



https://www.thaivisa.com/forum/topic/992625-jet-setting-former-monk-now-ordered-extradited-to-thailand/
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Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
« Réponse #58 le: juillet 21, 2017, 01:23:24 am »


L'ex-bonze "jet-set" est arrivé à Bangkok hier. Sous bonne escorte !

Un ancien moine bouddhiste recherché pour les accusations de délits à caractère sexuel infligés à des mineures est arrivé mercredi à Bangkok après avoir été extradé des États-Unis où il avait fui.

Wirapol Sukphol a attiré l'attention du public en 2013 quand une vidéo YouTube le montrait, en bonze, sur un jet privé avec un sac Louis Vuitton et portant des lunettes de soleil, un comportement jugé contraire aux enseignements bouddhistes et au vœu de pauvreté des moines.

Plus tard dans la même année, il a été accusé d'avoir eu des rapports sexuels - une infraction grave pour les moines - avec une mineure.

Il s'est ensuite enfui vers les États-Unis.

Des millions de bahts ont été découverts sur ses comptes en banque.

Le Département d'enquête spéciale (DSI) de Thaïlande l'a finalement poursuivi pour violences sur enfants, enlèvements d'enfants, fraude publique, blanchiment d'argent et crime informatique.

Son cas fait partie d'une série de scandales qui ont secoué le clergé bouddhiste thaïlandais ces dernières années. D'autres exemples incluent les moines arrêtés pour trafic de drogue et relations sexuelles avec des disciples et autres comportements considérés comme inappropriés.

Préoccupé par le déclin du bouddhisme thaïlandais, certains ont appelé à des réformes audacieuses des institutions religieuses du pays et de leurs organes directeurs.

Le gouvernement militaire, qui a pris le pouvoir après un coup d’État de 2014, a présenté un projet de loi qui réduira considérablement l'influence du conseil suprême du bouddhisme, jugé lénifiant.

Wirapol n'a pas parlé à la presse mercredi après son arrivée à Bangkok.

Il a été officiellement accusé à son arrivée en Thaïlande, ont déclaré les procureurs. Les officiers de police qui sont allés le quérir aux USA l'ont confié à des collègues et il a été interrogé toute la nuit et sera présenté au tribunal ce matin pour une possible incarcération.

Cette affaire est reprise par les médias anglo-saxons (ici Reuters mais aussi la BBC et autres). Bizarrement il est arrivé à Bangkok habillé en bonze alors qu'il devrait être défroqué depuis longtemps.



https://www.thaivisa.com/forum/topic/993315-jet-set-monk-arrives-in thailand after-extradition-from-us/
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Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
« Réponse #59 le: juillet 21, 2017, 11:48:55 pm »



Dernières nouvelles concernant l'ex-moine Wirapol Sukphol


Le Tribunal Civil ordonne que les biens de l'ex-bonze "jet set" soient transférés à l’État, 43 millions de thb !


https://fr.thaivisa.com/forum/topic/8468-
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« Réponse #60 le: septembre 08, 2017, 03:33:07 pm »

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Un moine récidiviste arrêté à Nakhon Nayok...  :(

La police a interpellé Suwan Wongsricha (Phra Khru Opasthamchote), un abbé du Wat Khao Permsawang à Nakhon Nayok, et Suwanchote Imsamai, son assistant...

L'intervention a été sollicitée par les riverains qui se plaignaient que le centre de réadaptation dirigé par les suspects commercialisait un mélange de médicament traditionnel et de stupéfiants.

Le "Office of Narcotics Control Board (ONCB)" a envoyé sur place un agent prétendant être toxicomane voulant renoncer à la drogue. On lui a demandé de verser 500 bahts de frais d'inscription et d'acheter un médicament vendue 100 bahts le flacon .

Il en a acheté 6 ou 7. Les analyses de laboratoire ont démontré que le liquide contenait de la caféiné mélangée avec des méthamphétamines...  >:(

Selon Sitthisak Vajjanarat, directeur du "Narcotic Drugs Suppression Office", Suwan est un récidiviste sorti de prison.

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Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
« Réponse #61 le: octobre 27, 2017, 09:48:57 pm »


Fait divers : ivre, un bonze tue un homme dans un temple avec l'aide de novices !

La police a lancé un mandat d’arrêt contre un ancien –vice abbé d’un temple à Udon Thani qui aurait frappé un homme à mort dans les limites du temple. Cet homme a été finalement arrêté à Pattaya.

La police a aussi arrêté deux garçons de quinze ans qui auraient aidé le moine à cacher le corps. Un garçon de 11 ans, ancien novice du temple, a alerté la police sur ce meurtre et devient ainsi un témoin important.

Il a révélé que Phra Songran buvait dans ses quartiers lorsque Wicharn est venu lui demander de l’argent pour un coq de combat que le moine lui avait acheté.

Le témoin avoue que le moine s’est fâché et a frappé le garçon, puis a demandé aux deux garçons adolescents de le battre jusqu’à ce qu’il soit inconscient. Le moine aurait alors frappé la figure et le cou de cet homme avec une hache.

Phra Songkran aurait ensuite ordonné aux deux garçons et au témoin de creuser un trou pour enterrer le corps. Puis a ordonné aux trois garçons de se taire sinon il les tuerait tous les trois. Le témoin affirme que la robe safran du moine était tachée de sang. Et aurait été enterrée avec le corps.


https://www.thaivisa.com/forum/topic/1008192-hunt-for-monk-who-allegedly-hacked-man-to-death/
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Re : Chronique siamoise : un bouddhisme en petite forme
« Réponse #62 le: novembre 12, 2017, 07:58:31 am »

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Moines et pédophilie... 


 Trois moines de la province de Nan sont poursuivis pour avoir sodomisé des adolescents au cours d'une période de six ans. Phrasamu Udon Shinwangso, un adjoint de l'abbé du Wat Phayawat, est accusé d'avoir abusé d'enfants de moins de 15 ans. Il devrait être défroqué, selon Pol Prayoon Chamnankong, chef du poste de police du district.

Ce dernier a précisé que la police des districts de Phu Phiang et Wiang Sa porteront des accusations similaires contre Phrakhru Kittinantapreecha, l'abbé du Wat Shae Phlang à Phu Phiang et Phra Phisutthisak du Wat Lab Muentai à Wiang Sa.

Ces poursuites découlent de plaintes déposées par des frères et sœurs âgés de 19 et 15 ans.

Selon eux, Phra Phisutthisak les aurait connus via Facebook et rétribués à cinq reprises pour avoir des relations sexuelles, la dernière fois aux alentours du mois de juin avec le plus jeune garçon.

Phrakhru Kittinantapreecha aurait rémunéré à deux reprises des relations sexuelles à la fin de l'année dernière, et Phrasamu Udon Shinwangso est accusé d'avoir eu des relations sexuelles avec le jeune garçon deux fois dans son temple cette année...
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