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Auteur Sujet: POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.  (Lu 509697 fois)

Manu (de Chiang Mai)

  • Invité
POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« le: août 26, 2009, 11:15:47 am »


Evidement, je ne peux pas remettre les 2 ans d'articles politiques que comptait notre ancien forum...

Nous allons néanmoins tenter de résumer ce qu'il s'est passé durant cette période mouvementée avec les articles principaux puis reprendre le cours de notre rubrique... On commence par une petite chronologie...


 :)

Je rappelle en outre que de nombreux article de cette rubrique provienne de l'excellent site http://www.thailande-fr.com/ que je vous invite évidemment tous à consulter régulièrement !


Thaïlande: une chronologie des événements clés.


1782 - Début de la dynastie Chakri (dont l’actuel souverain est le représentant), sous le règne de Rama I. La Thaïlande est connue sous le nom de Siam. Bangkok est la nouvelle capitale du royaume.

1868-1910 - Règne du roi Chulalongkorn. Emploi de conseillers occidentaux pour moderniser l’administration et le commerce. Développement du réseau ferroviaire.

1917 - Le Siam devient allié de la Grande-Bretagne dans la Première Guerre mondiale

1932 - Coup d’État contre le roi Prajadhipok monarque absolu. La monarchie constitutionnelle est introduite par le gouvernement parlementaire.

1939 - Le Siam change de nom pour devenir la Thaïlande ( "Land of the Free»).

1941 - Les Japonais envahissent la Thailande. Après des négociations la Thaïlande autorise les Japonais à avancer vers  la péninsule malaise, Singapour et la Birmanie sous contrôle britannique.

1942 - La Thaïlande déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux États-Unis, mais l’ambassadeur thailandais à Washington refuse de délivrer la déclaration au gouvernement américain.

1945 - Fin de la Deuxième Guerre mondiale. La Thaïlande contrainte de retourner les territoires qu’elle avait pris au Laos, Cambodge et Malaisie. Le roi Ananda exilé rentre en Thailande.

1946 - Le roi Ananda est assassiné dans des conditions jamais élucidées.

1947 - Coup d’Etat militaire par le général pro-japonais Phibun Songkhram. Les militaires gardent le pouvoir jusqu’en 1973.

1965 - La Thaïlande permet devient une base américaine pendant la guerre du Vietnam. Des soldats thailandais combattent dans le Sud du Vietnam.

Éphémère régime civil:

1973 - Des émeutes étudiantes à Bangkok provoque la chute du gouvernement militaire. Des élections libres sont organisées, mais les gouvernements élus manquent de stabilité.

1976 - Les militaires reprennent à nouveau le pouvoir.

1978 - Nouvelle constitution promulguée.

1980 - Le général Prem Tinsulanonda au pouvoir.

1983 - Prem renonce à sa carrière militaire et prend la tête d’un gouvernement civil. Il est réélu en 1986.

1988 - Le général Chatichai Choonhaven remplace Prem après les élections.

1991 - Coup d’Etat militaire, le 17e depuis 1932. Un civil, Anand Panyarachun, devient premier ministre.

1992 - Nouvelles élections : Anand est remplacé par le général Suchinda Kraprayoon. Des manifestations contre lui, l’obligent à démissionner. Anand revient temporairement. Les élections en septembre designent Chuan Leekpai, chef du Parti démocratique, comme premier ministre.

1995 - Le gouvernement s’effondre. Banharn Silpa-archa élu premier ministre.

1996 - Banharn démissionne, accusé de corruption. Chavalit Yongchaiyudh remporte les élections.

Crise financière:

1997 - Crise financière asiatique: le baht s’effondre brusquement contre le dollar, ce qui conduit à des faillites et au chômage.  Le FMI intervient pour soutenir la Thailande, Chuan Leekpai devient premier ministre.

1998 - Des dizaines de milliers de travailleurs migrants sont renvoyés dans leur pays d’origine. Chuan implique l’opposition de son gouvernement pour mener leurs réformes économiques.

1999 - L’économie commence à reprendre. Les médias thaïlandais soulignent le coût élevé des traitements médicamenteux contre le VIH et le sida.  La Thaïlande commence à faire pression sur les sociétés pharmaceutiques pour trouver des moyens de rendre les médicaments moins chers.

2001 Janvier - Elections remportées par  Thaksin Shinawatra Thai et le TRT (les Thais aiment les Thais). Thaksin forme un gouvernement de coalition.

2001 Mars - Un avion où s’apprête à embarquer Thaksin explose.

2002 Mai - La Birmanie ferme la frontière avec la Thaïlande, après des tirs d’ obus de l’armée thaïlandaise en Birmanie au cours d’une bataille entre l’armée birmane et les rebelles Shan. Réouverture de la frontière en octobre.

2003 - Sérieux incident diplomatique avec le Cambodge après le commentaire attribués à une actrice thaïlandaise qui suppose que Angkor Wat, a été volé à la Thaïlande par le Cambodge.  Des foules en colère attaquent l’ambassade de Thaïlande dans la capitale cambodgienne. Plus de 500 ressortissants thaïlandais sont évacués.

2003 Février - La répression contre la drogue commence, et plus de 2000 suspects sont tués d’ici la fin avril dans des conditions souvent peu claires. Les pouvoirs publics attribuent de nombreux meurtres à des règlements de compte entre bandes de criminels rivales; mais les groupes de défense des droits de l’homme disent que des assassinats extra-judiciaires ont été encouragés par les autorités.

2004 Janvier-Mars - Plus de 100 personnes sont tuées dans une vague d’attentats dans le sud musulman. Le gouvernement accuse les militants islamistes. La loi martiale est imposée.

2004 avril - Plus de 100 insurgés présumés extrémistes islamiques sont tués après avoir lancé des attaques coordonnées sur des bases de la police dans le sud.

2004 octobre - 85 manifestants musulmans meurent, beaucoup de suffocation, après avoir été capturés par l’armée lors d’un rassemblement violent dans le sud. Une enquête conclut qu’ils n’ont pas été tués délibérément.

Tsunami:

2004 décembre - Des milliers de personnes sont tuées quand des vagues massives, causé par un puissant séisme au large des côtes indonésienne, dévastent  la côte sud-ouest, y compris la station de Phuket.

2005 Mars - Thaksin Shinawatra commence un deuxième mandat avoir remporté largement les élections de février.

Juillet 2005 - Les troubles violents se poursuivent dans le sud, le Premier ministre Thaksin obtient de nouveaux pouvoirs pour lutter contre les militants suspectés d’islamisme dans la région.  En novembre, le nombre de morts dans les violences depuis janvier 2004 attient les 1000 victimes.

2005 - La Thaïlande redouble d’efforts pour lutter contre la grippe aviaire.

2006 Avril-Mai - Des élections surprises, appelées par Thaksin au milieu de rassemblements de masse contre lui, sont boycottés par l’opposition et est par la suite annulées, ce qui débouche sur un vide politique.

2006 août - Le Premier ministre Thaksin Shinawatra, accuse plusieurs officiers de l’armée de comploter pour le tuer après que la police ait trouvé une voiture contenant des explosifs près de sa maison.

2006 Septembre - Six bombes tuent simultanée trois personnes et  blessent plus de 60 dans une rue animée dans la ville du sud musulman de Hat Yai.

2006 19 septembre - Coup d’Etat militaire alors que le Premier ministre Thaksin Shinawatra est à l’Assemblée générale des Nations unies. Le général à la retraite Surayud Chulanont est nommé premier ministre en octobre.

2006 31 décembre - Série d’attentat à la bombe non revndiqués à Bangkok tue trois personnes.

2007 avril - Un premier projet d’une nouvelle constitution est approuvée par un comité nommé par l’administration militaire.

2007 Mai - Le parti Thai Rak Thai est interdit. Des milliers de soldats sont mis en alerte.

2007 août - Les électeurs approuvent par référendum une nouvelle constitution rédigée par les militaires.

2007 décembre - Des élections générales marquent la première étape importante vers un retour à un régime civil. Le Parti du pouvoir du peuple (PPP), considéré comme la réincarnation du Thai Rak Thai (les Thaïlandais aiment lesThaïlandais) de Thaksin remporte le plus de voix.

2008 Janvier - Un parlement élu se réunit pour la première fois depuis que les militaires ont pris le pouvoir en septembre 2006.

2008 Février - Retour au régime civil. Samak Sundaravej est nommé premier ministre. L’ex premier ministre Thaksin Shinawatra rentre d’exil.
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Manu (de Chiang Mai)

  • Invité
Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #1 le: août 26, 2009, 11:20:01 am »


Comment est administrée la Thailande de nos jours ?
         

La Thaïlande est découpée en 76 provinces (Jang-waat), elles-mêmes subdivisées en districts (Ampher), puis en sous districts (Kangampher), et enfin en communes (Tambun), qui comportent plusieurs villages (Moubaan).

Les villes de moins de 50 000 habitants sont appelées Muang, celles qui dépassent cette population sont appelées Nakhorn.
         
Les provinces sont dirigées par un gouverneur nommé par le gouvernement central. L’agglomération de Bangkok dispose d’un statut particulier, puisque son gouverneur est élu au suffrage universel. Les chefs de districts sont désignés par les autorités centrales. Par contre, les maires des villes et les chefs de communes et de villages sont élus par leurs administrés.
         
L’autorité suprême est le roi, mais la constitution thaïlandaise, très inspirée de l’anglaise, ne lui accorde pas de réels pouvoirs exécutifs. 
         
Le pouvoir législatif est détenu par l’Assemblée Nationale (Rathasapha), elle-même divisée en deux chambres :

- la Chambre des Représentants (Sapha Phuthaen Ratsadon), qui compte 500 sièges. Les membres de cette Chambre sont désignés par vote populaire tous les quatre ans.

- le Sénat (Wuthisapha) qui compte 200 sièges. Les sénateurs sont élus par le peuple et la durée de leur mandat est de six ans. Le Sénat est seul habilité à modifier la constitution du pays.
         
Sur le plan judiciaire, la Cour Suprême (Sandika) est composée de juges nommés par le roi.
         
Quant au pouvoir exécutif, il est placé sous l’autorité d’un premier ministre. Celui-ci est désigné par le roi parmi les membres de la Chambre des Représentants. Il s’agit le plus souvent du chef du parti qui détient la majorité au sein de cette Chambre.
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Manu (de Chiang Mai)

  • Invité
Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #2 le: août 26, 2009, 11:26:18 am »


La situation politique thaïlandaise entre 2000 et 2006 (coup d'état militaire du 20 Septembre).  


1/ Les partis.
          
Les partis politiques thaïlandais ne peuvent pas être comparés à leurs homologues occidentaux. Le plus souvent, ils dépendent totalement des hommes qui les ont fondés. Ceci explique la brièveté de leur existence, liée aux aléas de la carrière de leur leader. Ainsi, sur plus de 155 partis fondés depuis 1946, seuls une petite douzaine existent encore de nos jours.

Ces partis sont divisés en factions très indépendantes, les Klums. Ceux-ci ont leurs chefs, leurs financements, souvent leurs propres journaux périodiques, mais ne sont pas assez puissants ou trop limités dans leur implantation géographique pour devenir de véritables partis. Les chefs des Klums essaient donc de rallier le parti politique le plus apte à remporter les élections en mesure de leur assurer des avantages comme une participation au gouvernement.

  
3/ « Thaï rak Thaï ».
          
De 2001 à 2006, le parti au pouvoir est encore le Thaï rak Thaï, (« les Thaïlandais aiment les Thaïlandais »).  Il a été fondé par Mr Thaksin Shinawatra, qui devint premier ministre du pays en 2001. Né le 26 juillet 1949 à Sankamphaeng dans la province de Chiang Mai, ce dernier est sorti diplômé de l’école des cadets de la police nationale, puis a obtenu un doctorat en justice criminelle à l’université de Houston, aux Etats-Unis. Après avoir servi dans la police de Bangkok, il démissionna en 1987, et fonda une compagnie active dans le secteur informatique et les télécommunications, le « Shinawatra Computer and Com-munication Group ». Il devint rapidement l’un des hommes les plus riches du pays, puis entra sur la scène politique en 1994, année où il fut nommé ministre des affaire étrangères sous les couleurs du parti du « Dhamma ».

En 1998, il fonda son propre parti, le Thaï rak Thaï, avec lequel il remporta les élections législatives de février 2001. Il devint alors chef d’un gouvernement de coalition. En février 2005, le Thaï rak Thaï et son leader obtinrent un véritable triomphe éléctoral, remportant 374 sièges sur 500 au parlement, soit 126 sièges de plus qu’aux élections de 2001.


3/ L’opposition.
          
De 2001 à 2006, la plus grande formation d’opposition au gouvernement est le parti démocrate (Pak Prachatipat), créé en 1946. A l’origine conservateur et monarchiste, comptant de nombreux nobles parmi ses fondateurs, il s’opposa aux différentes dictatures militaires qui dirigèrent le pays durant les décennies suivant la seconde guerre mondiale. A plusieurs reprises, ses leaders du moment furent premiers ministres. A l’heure actuelle, Il est encore le parti qui exerça le plus longtemps le pouvoir. Au cours de sa longue histoire, ce mouvement connu de nombreuses scissions et dissidences auxquelles il survécu, prouvant que contrairement à la plupart des autres formations politiques, son destin n’était pas lié à la personnalité de son chef.


4/ La crise politique et le coup d’état du 20 septembre 2006.
          
Au début de l’année 2006, le royaume entra dans une crise politique profonde, le gouvernement de Thaksin Shinawatra s’étant rendu progressivement impopulaire auprès des classes moyennes de la capitale. Des manifestations régulières contestaient, depuis plusieurs mois, sa politique gouvernementale, perçue comme populiste, ainsi qu’une corruption toujours grandissante.
        
Voyant la situation empirer, le premier ministre décida de convoquer des élections législatives anticipées, que l’opposition choisit de boycotter. Malgré une victoire remportée de justesse lors de celles-ci, M. Thaksin Shinawatra pris la décision de  démissionner le 4 avril 2006.
          
La cour constitutionnelle invalida finalement le scrutin et de nouvelles élections furent prévues pour le mois d’octobre, laissant la Thaïlande dans une situation momentanée de totale désorganisation politique.  
          
Le 20 Septembre 2006, contre toute attente, quatre généraux dirigés par Sonthi Boonyaratgalin, chef d’état major des armées, décidèrent alors de rétablir l’ordre et de faire cesser les problèmes de corruption et d’insécurité (sud du pays). Ils s’emparèrent du pouvoir sans violence, lors d’un coup d’état éclair, qui fût dès le lendemain approuvé par 83,99 % de la population. Ils se fixèrent pour objectif d’amender la constitution et de désigner rapidement un nouveau premier ministre, ce qui fût fait le 1er octobre 2006, avec la nomination de Surayud Chulanont, général en retraite très respecté et ancien chef du conseil privé du roi.


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20 Aout 2007


Thaïlande: nouvelle Constitution approuvée.


Les Thaïlandais, convoqués au premier référendum de l'histoire de leur pays, ont approuvé à une large majorité dimanche une nouvelle Constitution qui, selon la junte, devrait permettre la tenue d'élections législatives et le retour de la démocratie en décembre.


La nouvelle Constitution thaïlandaise rédigée par les militaires a obtenu 57,81% de "oui" lors du référendum tenu ce week-end, a déclaré la commission électorale après dépouillement de la totalité des bulletins.

Cependant, 42,19% des votants l'ont rejetée, signifiant aux généraux qui ont renversé le Premier ministre Thaksin Shinawatra en septembre dernier qu'ils auront une certaine difficulté à contrôler la composition du prochain gouvernement.

"Cela veut dire que la junte aura du fil à retordre aux prochaines élections, ce qui pourrait entraîner tous les tentatives possibles pour influer sur le résultat - et ça, c'est inquiétant", a estimé le politologue Chris Baker, biographe de Thaksin.

Le gouvernement actuel, nommé par les militaires après le putsch, espérait une participation d'au moins 60% - elle s'est élevée en fait à 57,61% des 45 millions d'électeurs inscrits - pour cette consultation sur la 18e constitution en 75 ans de pratique démocratique en Thaïlande.

Après la publication des sondages sortie des urnes donnant la victoire du "oui" - tendance qui n'avait jamais été mise en doute -, l'actuel Premier ministre, Surayud Chulanont, a annoncé que des élections législatives auraient lieu à la fin de l'année, les dates les plus probables étant le 16 ou le 23 décembre.

Bien que le parti de Thaksin, Thai Rak Thai, ait été démantelé et que ses 111 plus hauts responsables aient été interdits d'activités politiques, ses anciens dirigeants ont bon espoir que le soutien des campagnes, qui a porté au pouvoir à deux reprises cette formation, se reportera sur un nouveau parti, sous une nouvelle bannière.

Thaksin, qui a 58 ans, vit en exil en Grande-Bretagne depuis son renversement. Il a passé l'après-midi de dimanche à regarder jouer le club de Premier league de football qu'il vient d'acquérir, Manchester City, qui a battu Manchester United 1-0.

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Manu (de Chiang Mai)

  • Invité
Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #3 le: août 26, 2009, 11:37:07 am »

6 Juillet 2008


Thaïlande : à quand le prochain coup d’État ?


À leur arriver au pouvoir le 19 septembre 2006, les militaires avaient promis de tenir des élections avant la fin de 2007.  Entre-temps, ils en ont profité pour augmenter leur influence  en instaurant une nouvelle constitution.  Le 20 août 2007, près de 56% des Thaïlandais votaient en faveur de cette constitution qui donnait plus de pouvoirs aux militaires, et diminuait le pouvoir de l’exécutif [1]. De plus, quelques jours avant les élections, les militaires faisaient adopter par l’Assemblée nationale, une nouvelle loi sur la sécurité intérieure.  Cette loi permet aux militaires de décréter des couvre-feux, de limiter la liberté de déplacement et d’encadrer les pouvoirs des responsables gouvernementaux quand ils jugent la sécurité nationale menacée. « Cette loi c’est leur police d’assurance contre la victoire du PPP.  Ils n’ont même plus besoin d’organiser un nouveau coup d’État » estime Thitinan Pongsudhirak, analyste politique et éditorialiste du Bangkok Post.


Le 23 décembre 2007, un peu plus d’un an après le coup d’État, le Parti du Pouvoir au Peuple, le PPP, remportait les élections avec à sa tête Samak Sundaravej.  Le PPP est constitué des anciens du Thai Rak Thai, TRT, qui était dirigé par Thaksin Shinawatra.  Samak se présentait lui-même comme étant « l’homme de paille » de Thaksin [4].   Donc pour les militaires qui voulaient, par le coup d’État de 2006, débarrasser le pays des hommes corrompus qui le dirigeaient, ce fut un échec.

Maintenant au pouvoir, le PPP veut faire amender la Constitution.  Le but visé serait de supprimer 2 articles qui ont servi de bases légales pour lancer des poursuites judiciaires contre Thaksin et certains ex-membres du TRT [5].   Le mardi 27 mai 2008, Samak a annoncé que son cabinet avait approuvé la tenue d’un référendum national, nécessaire pour amender la constitution [6].   24 heures auparavant, l’Alliance du peuple pour la démocratie, PAD, qui forme l’opposition, avait lancé un nouveau cycle de protestation au centre de Bangkok pour protester contre tout changement à la constitution de 2006 [7].

Ces manifestations ont relancé les rumeurs qu’un coup d’État se préparait, et quelques jours plus tard, le 29 mai, le général Boonsrang Niumpradit, commandant en chef de l’armée Thaïlandaise, a déclaré qu’à sa connaissance, aucun coup d’État ne se préparait : « J’ai simplement dit que celui qui prépare un coup d’État ne prévient pas avant. Mais d’après de que je sais, personne n’y songe. Ce n’est pas opportun. Je ne crois pas qu’il va y avoir un coup d’État [8]».

Pour Manuel Litalien, membre du Groupe de recherche sur la gouvernance démocratique et l’ethnicité à l’UQAM, les militaires se mettraient la communauté internationale à dos s’ils déclenchaient un nouveau coup d’État immédiatement.  Ils vont plutôt continuer d’agir dans l’ombre comme ils l’ont toujours fait [9].

D’ailleurs, le lendemain de la déclaration du général Boonsrang Niumpradit, Jakrapob Penkair, ministre auprès du Premier ministre thaïlandais, s’est vu dans l’obligation de démissionner sous les pressions de l’armée et de l’opposition. La police thaïlandaise l’a accusé de crime de lèse-majesté pour des propos tenus dans l’un de ces discours prononcé le 29 août 2007 [10].

Encore une fois, les militaires ont senti le besoin de mentionner qu’il n’était pas dans leur intention de préparer un nouveau coup d’État. Cette fois, c’est le chef de la force aérienne, le maréchal Chalit Phukphasuk qui s’en ait chargé, le dimanche 8 juin, clarifiant au passage la position de l’Armée.

Selon lui, les militaires ne font qu’observer la situation; l’armée ne doit pas s’ingérer dans les chicanes entre les dirigeants politiques et les membres de l’opposition. Toutefois, il a tout de même tenu à préciser que l’armée n’exécuterait que les ordres du gouvernement qui lui paraîtrait « légitime » et qu’elle « se rangerait du côté vertueux ». La bataille entre les militaires et les dirigeants du PPP est donc loin d’être terminée. L’issue est toujours incertaine.


http://asiesudest.wordpress.com/


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20 septembre 2008


Somchai Wongsawat le beau-frère de Thaksin est élu Premier Ministre en Thaïlande.
 
Somchai Wongsawat, le candidat du Parti du pouvoir du peuple (PPP) et beau-frère de l'ancien Premier ministre Thaksin qui avait été chassé du pouvoir par un coup d’état en septembre 2006, a recueilli les voix de 298 sur 466 députés tandis que le chef de l'opposition, Abhisit Vejjajiva, a recueilli 163 voix.

Juste après son élection le Premier Ministre Thaïlandais a appelé à la réconciliation de son pays qui est particulièrement instable depuis ces dernières années. Voici ce qu’il a déclaré : "Il est temps pour la Thaïlande de se réconcilier. Ne laissons par la haine s’emparer de notre pays. Nous devons en faire un lieu où il fait bon vivre».

M. Somchai Wongsawat, 61 ans, juriste de formation, a remplacé Samak Sundaravej qui a dû quitter son poste suite à une décision de justice de la cours constitutionnelle car il a animé une émission culinaire et a été rétribué pour cela alors qu’il était en fonction ce qui est interdit par la loi.

Le pays est en proie à des troubles notamment à Bangkok ou persistent des manifestations anti-gouvernementales qui sont organisées par le PAD (L'Alliance du peuple pour la démocratie). Le PAD occupe le siège du gouvernement depuis près de 2 semaine et reproche au gouvernement actuel sa trop grande connivence avec l’ancien Premier Ministre Thaksin Shinawatra exilé en Grande-Bretagne cause de plusieurs affaires de corruption. Le fait que le nouveau Premier Ministre soit le beau-frère de Thaksin ne pas certainement pas calmer les esprits.


http://thailande-actu.blogspot.com/
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Manu (de Chiang Mai)

  • Invité
Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #4 le: août 26, 2009, 11:42:15 am »


Deux ans d’instabilité politique en Thaïlande !


Le 23 décembre 2007, Samak Sundaravej remporte les législatives à la tête du Parti du pouvoir du peuple (PPP) après quinze mois d’administration militaire.

Le 26 août 2008, 35 000 manifestants de l’Alliance du peuple pour la démocratie (PAD, opposition) réclament la démission de Samak. Il est remplacé le 17 septembre par Somchai Wongsawat, beau-frère de l’ex-Premier ministre en exil, Thaksin Shinawatra.

La Cour constitutionnelle ordonne la dissolution du parti pro-Thaksin au pouvoir le 2 décembre 2008.

Le 15 décembre 2008, Abhisit Vejjajiva, chef de l’opposition, est désigné Premier ministre.

Le 26 mars 2009, des dizaines de milliers de partisans de Thaksin - vêtus de chemises rouges - accentuent la pression sur Vejjajiva.
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Manu (de Chiang Mai)

  • Invité
Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #5 le: août 26, 2009, 11:45:51 am »

25 novembre 2008


Blocage général en Thaïlande !


La situation s'envenime en Thaïlande. Avec près de 10 000 manifestants, l'opposition menée par l'Alliance du Peuple pour la Démocratie continue de bloquer les centres du pouvoir. Elle réclame la démission du Premier ministre en place, qui serait l'homme de paille de Thaksin Shinawatra, le précédent chef de gouvernement accusé de corruption et exilé.

Ils partirent quelques centaines pour arriver à 10 000 manifestants à l'aéroport de Bangkok. En Thaïlande, l'opposition menée par l'Alliance du Peuple pour la Démocratie (PAD) grossit ses rangs de jour en jour. Lundi, ils avaient réussi le coup de force de verrouiller le parlement. Mardi, grâce à l'afflux de nouveaux manifestants, ils veulent bloquer les autres centres du pouvoir. Depuis le 26 août dernier, les partisans du PAD occupent le siège du gouvernement, qui s'est réfugié dans l'ancien aéroport central de Bangkok. C'est désormais ce lieu que veulent investir les manifestants.

Le Premier ministre Somchai Wongsawat exclut de démissionner et a appelé au dialogue. Les syndicats du secteur public ont, quant à eux, appelé à une grève générale mardi, un mouvement qui risque d'aggraver l'impact économique d'une crise politique qui dure maintenant depuis plus de trois ans. L'opposition réclame la démission de Somchai, accusé d'être l'homme de paille de son beau-frère Thaksin Shinawatra, ancien Premier ministre en exil. Ce dernier est accusé de corruption, mais a profité d'une libération sous caution pour prendre la fuite. Sa formation politique, le Parti du Pouvoir du peuple (PPP), a été reconnu coupable par la commission électorale d'achats de voix.


L'issue impossible ?

Si l'impact de la grève semblait peu important mardi en début de journée, le PAD met la pression au pouvoir en place. Le parti d'opposition bénéficie du soutien des classes moyennes et supérieures citadines. En revanche, le gouvernement a été élu grâce aux populations rurales, sur lequel il peut compter si la situation se détériore. En octobre, une manifestation devant le parlement avait dégénéré en des affrontements qui avaient fait deux morts et des centaines de blessés, dont de nombreux policiers. Des violences qui avaient déjà eu lieu fin août.

Ces incidents graves augmentent les risques d'un nouveau putsch, deux ans seulement après le renversement de Thaksin Shinawatra par l'armée. Seule la Cour suprême peut désormais calmer le jeu, en reconnaissant au plus tôt la culpabilité du PPP pour fraude électorale. Un gouvernement de coalition devra alors se mettre en place, en attendant la tenue de nouvelles élections. Mais selon l'opposition, un tel scénario n'arrivera pas, accusant la Cour suprême d'être corrompue par le pouvoir en place.

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Manu (de Chiang Mai)

  • Invité
Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #6 le: août 26, 2009, 12:02:42 pm »

1er décembre 2008


L'économie thaïlandaise affectée par le blocage de Bangkok.


La crise thaïlandaise a d'ores et déjà porté un rude coup à l'industrie touristique du pays – dont elle attendait à l'origine un revenu de 12 milliards d'euros en 2008 – pour l'année 2009. Un million d'emplois serait menacé. Ce bilan provisoire est le premier à émerger cinq jours après le début du blocus complet des deux aéroports internationaux de Bangkok, depuis le 25 novembre au soir.

Les experts gouvernementaux sont également pessimistes pour le reste de l'économie du pays même si, dans un premier temps, le centre de prévisions de l'université des chambres de commerce a maintenu une estimation de croissance nationale de 4,5% à 4,8% pour 2008. Deux secteurs sont particulièrement affectés par ce blocus sans précédent pour une capitale qui dépend fortement de ses exportations : l'électronique et l'agroalimentaire.

Le secteur électronique, qui rapporte environ 14 milliards d'euros par an, perdrait 20 millions d'euros par jour. En raison de l'organisation en flux tendu de cette industrie, les entreprises thaïlandaises incapables d'honorer leurs commandes à temps pour des clients de l'étranger font face à des pénalités de retard pouvant atteindre 100000 dollars par heure. Une bonne part des 200000 travailleurs thaïlandais de ce secteur pourrait se retrouver au chômage avec la mise en faillite d'entreprise ou la fermeture de lignes de production pour un à deux ans.

L'agroalimentaire thaïlandais exporte 250 tonnes de produits frais (non congelés) par jour à partir des deux aéroports fermés. La perte sèche quotidienne est évaluée à 4 millions d'euros, et les exploitants, agriculteurs ou pisciculteurs de la région de Bangkok sont incapables de payer une partie de leurs 10000 travailleurs, eux-mêmes difficilement reclassables dans d'autres secteurs demandeurs de main-d'œuvre, dont le textile.

Les chambres de commerce de ces deux secteurs ont demandé à l'armée, devant la poursuite du blocus en fin de semaine, de prendre en charge leurs livraisons les plus urgentes à l'étranger à bord d'appareils militaires spécialement affrétés, au départ de l'aéroport de U-tapao, partiellement ouvert au trafic civil international.

LES OPÉRATIONS DE RAPATRIEMENT POURRAIENT PRENDRE "JUSQU'À UN MOIS"

Cet aéroport, situé au sud-est de la capitale, jadis employé pour le transport de troupes américaines pendant la guerre du Vietnam, est aujourd'hui la seule porte d'évacuation. Des tentes et une "sono" provisoire y ont été installées pour accueillir et faire patienter les milliers de touristes étrangers qui se sont retrouvés bloqués sans vol de retour chez eux. Samedi 29 novembre, les autorités évaluaient à 700 le nombre de vols internationaux et intérieurs annulés depuis la "prise" des aéroports.

Dans la capitale, plus de 100 000 passagers attendent toujours un vol et près de 30 000 passagers viennent s'ajouter à ce total chaque jour. Le vice-premier Olarn Chaiprawat a indiqué dimanche que les opérations de rapatriement des étrangers pourraient prendre "jusqu'à un mois". D'autre part, 50 000 Thaïlandais seraient retenus à l'étranger. Une partie d'entre-eux aurait réussi à regagner le pays par l'un des aéroports de taille moyenne ouverts aux vols internationaux (Chiangmai dans le nord, Phuket dans le sud et quelques installations mineures).

Paniqués, les responsables de la Tourism Authority of Thailand ont obtenu du gouvernement un accord de principe pour débloquer en urgence 20 millions d'euros afin de venir au secours des compagnies aériennes qui doivent héberger leurs passagers immobilisés. Outre l'hôtel, les touristes qui parviennent à s'entendre avec des fonctionnaires thaïlandais débordés peuvent obtenir une allocation alimentaire de quelque 40 euros par jour et par personne, versée en espèces.

Dans un quartier très fréquenté de Bangkok, l'avenue Sukhumvit, on n'a jamais vu, de mémoire de résident, des restaurateurs faire autant grise mine devant leur salle pourtant pleine. "En réalité, c'est un désastre complet, dit le patron du Green Garden, petit établissement comme Bangkok en compte des milliers à côté des grands hôtels. Qui va revenir pour des vacances en Thaïlande après ce coup-là ?"

Le royaume comptait enregistrer 14,5 millions d'entrées de visiteurs étrangers en 2008 et a déjà révisé ce chiffre à 13,5 millions si le blocus était levé incessamment. L'objectif le plus optimiste est fixé provisoirement à 6 ou 7 millions d'entrées pour 2009. En outre, le manque à gagner devra inclure toute l'industrie paratouristique des conférences, colloques ou séjours offerts par les entreprises à leur personnel dans le cadre légendaire du "pays du sourire".

Seul secteur à afficher un certain optimisme ces derniers jours, celui des compagnies aériennes privées. Louer un avion de 6 à 14 places pour un vol d'une heure ou deux vers un autre aéroport de la région, tout à coup, a paru une alternative à une clientèle fortunée.

Reste à estimer les répercussions du blocus de Bangkok pour l'ensemble du trafic aérien d'une région d'Asie du Sud-Est dépendant fortement des liaisons aériennes en raison de sa géographie.


lemonde.fr
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #7 le: août 26, 2009, 12:16:02 pm »

1 Décembre 2008


La France rapatrie les touristes bloqués en Thaïlande !


Un avion gros porteur a été affrété pour commencer à aider les 1.600 Français qui attendent de pouvoir rentrer. Les antigouvernementaux évacuent le siège du pouvoir pour se concentrer sur le blocage des aéroports.
 
Au lendemain de la démonstration de force des partisans du gouvernement, les manifestants antigouvernementaux ont décidé de quitter le siège du pouvoir qu'ils occupent depuis le 26 août dernier.

Un campement qui avait forcé le premier ministre contesté Somchai Wongsawat à aménager des bureaux temporaires à l'aéroport domestique de Don Mueang.

« C'est trop risqué de rester au siège du gouvernement en raison des attaques répétées contre nous», a expliqué une porte-parole de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD). Dans la nuit de samedi à dimanche, une attaque à la grenade à «Government House» a ainsi fait 49 blessés.

Ce groupe d'opposants, vêtus de jaune en signe d'allégeance au roi, a donc appelé ses partisans à soutenir les manifestants qui occupent les aéroports de Don Mueang et Suvanabhumi (vols internationaux), depuis la semaine dernière.

Dimanche, quelque 15.000 partisans du pouvoir vêtus de rouge se sont rassemblés devant le siège de l'administration métropolitaine de Bangkok et 1.500 d'entre eux étaient toujours là lundi matin. Une présence qui alimente des craintes de violences. Les pro-gouvernementaux, qui se rassembleront de nouveau lundi après-midi, n'ont pas encore décidé s'ils organiseront ou non une manifestation à la Cour constitutionnelle qui doit boucler mardi un dossier susceptible d'aboutir à un ordre de dissolution du parti au pouvoir et de deux formations alliées pour fraude électorale.

Redoutant un verdict négatif de la cour, ils ont d'ores et déjà mis en garde contre cet éventuel «coup d'Etat déguisé» qui pourrait aboutir à l'éviction politique du premier ministre et d'autres responsables de la coalition au pouvoir. Somchai Wongsawat est le beau-frère de l'ancien homme fort, Thaksin Shinawatra, renversé par l'armée en septembre 2006, à la suite d'accusations de corruption. Ses lieutenants sont revenus au pouvoir à la faveur de législatives qui ont mis fin à 15 mois d'administration militaire, en décembre 2007. Les plaintes pour fraude électorale concernent le scrutin d'il y a un an et la Cour constitutionnelle pourrait annoncer un verdict cette semaine.


Pas de risques pour la sécurité des Français.

Depuis des mois, la Thaïlande s'enfonce dans une grave crise politique qui a pris une tournure violente après une série d'affrontements ayant fait au total 6 morts et plusieurs centaines de blessés. Un climat insurrectionnel qui a poussé le premier ministre à se réfugier «indéfiniment» dans son fief électoral de Chiang Mai, à 700 km au nord de la capitale.

Seul signe de compromis dans un climat très tendu : le PAD a tout de même autorisé 37 avions commerciaux vides à quitter l'aéroport international. Mais à cause de ses protestations, plus de 100.000 passagers se sont retrouvés bloqués dans les terminaux. Seules d'autres plateformes aériennes, plus petites, sont utilisées pour les évacuer au compte-gouttes.

De nombreux gouvernements étrangers ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre en Thaïlande, où il est encore possible d'atterrir et de décoller, notamment à Phuket et Chiang Mai, ainsi que sur une base navale dans le sud-est du pays. Plusieurs compagnies aériennes affrètent des vols spéciaux pour des opérations d'évacuation. Plus de 1.600 Français sont ainsi dans l'attente d'un départ «dans les prochains jours». L'ambassade de France, qui a mis en place une cellule de crise, a toutefois indiqué « qu'il n'y a pas de risques pour leur sécurité pour le moment». Paris a décidé d'affréter un avion gros porteur pour aider ses ressortissants, en complément des efforts des compagnies aériennes. Un vol qui pourrait permettre d'emporter plus de 500 passagers, mais «différentes options» sont à l'étude pour le choix de l'aéroport thaïlandais qui «doit offrir toutes les garanties de sécurité», selon l'ambassade.


http://www.lefigaro.fr/
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #8 le: août 26, 2009, 12:21:32 pm »

3 décembre 2008


Thaïlande: les opposants évacuent l'aéroport de Bangkok !


Au lendemain du départ forcé du Premier ministre thaïlandais Somchai Wongsawat, des centaines d'opposants ont évacué mercredi matin l'aéroport international de Bangkok qui devrait reprendre ses vols vers l'étranger jeudi.

A l'issue d'une cérémonie marquant officiellement la restitution des lieux aux autorités aéroportuaires de Suvarnabhumi, les protestataires sont partis à bord de véhicules affrétés par leur mouvement peu après 10H00 (03H00 GMT), a constaté une journaliste de l'AFP.

"Nous reviendrons lorsque la nation aura besoin de nous", a toutefois déclaré un des animateurs du mouvement, Somkiat Pongpaibul.

Les opposants royalistes de "l'Alliance du peuple pour la démocratie" (PAD) avaient annoncé mardi la fin de toutes leurs actions dans Bangkok, y compris le blocage des aéroports commerciaux, après un verdict fracassant de la Cour constitutionnelle ordonnant la dissolution du parti au pouvoir et l'exclusion immédiate du Premier ministre Somchai Wongsawat de la scène politique.

Les partisans du gouvernement ont dénoncé ce "coup d'Etat judiciaire" alors que l'armée refusait déjà de prêter main forte au pouvoir civil pour déloger les opposants.

"J'ai hâte de dormir dans mon lit, mais tout le monde était venu par amour du roi", a affirmé mercredi la manifestante Neepirom Kunniam, 58 ans, vêtue d'une chemise jaune en signe d'allégeance au monarque Bhumibol Adulyadej.

C'est très symboliquement deux jours avant le 81e anniversaire du roi que les manifestants ont fait place nette, mettant fin à une action qui a plongé des milliers de touristes dans le désarroi et entraîné des pertes de plusieurs milliards de dollars depuis le 25 novembre.

Dans une ambiance bon enfant, tranchant avec les violences qui ont émaillé la crise, des centaines de membres de la PAD ont fait la queue pour décrocher un autographe des deux grands leaders, le patron de presse Sondhi Limthongkul (60 ans) et le général de réserve Chamlong Srimuang (73 ans).

La fermeture de Suvarnabhumi et de l'aéroport Don Mueang (vols intérieurs) a bloqué en Thaïlande plus de 350.000 passagers, dont de nombreux touristes, et des gouvernements à travers le monde se sont mobilisés pour organiser des opérations d'évacuation.

Les vols internationaux au départ de Bangkok devraient reprendre jeudi, a annoncé le président du conseil des Aéroports de Thaïlande (AOT).

"Nous prévoyons un premier vol à l'arrivée dès cet après-midi (mercredi). C'est un vol (intérieur) de la Thai Airways en provenance de Phuket (sud)", a déclaré à la presse Vudhihaandhu Vichairatama.

"Nous espérons reprendre les vols (internationaux) le 4 décembre (jeudi)" et "le premier vol au départ, affrété par la Thai Airways, assurera la liaison Bangkok-Rome", a-t-il ajouté.

"Nous essaierons d'obtenir un retour à la normale dès que possible", a assuré le président d'AOT.

Les dégâts éventuels causés par les manifestants à Suvarnabhumi --structure futuriste flambant neuve de 3 milliards de dollars-- n'ont pas été évalués immédiatement.

Cette évacuation est intervenue au lendemain d'un ordre de dissolution du parti au pouvoir émanant de la Cour constitutionnelle qui a également exclu le Premier ministre de la vie publique pendant cinq ans.

Le Parti du pouvoir du peuple (PPP) et deux formations alliées ont été sanctionnés car certains de leurs responsables ont été reconnus coupables de fraude électorale, notamment "d'achats de voix", pendant les législatives de décembre 2007 qui avaient mis fin à quinze mois de gouvernement militaire.

En vertu de la Constitution adoptée en août 2007, sous l'impulsion d'une junte, un parti peut être dissout en Thaïlande si un seul de ses responsables est coupable de fraude électorale.

Le parti au pouvoir regroupait les lieutenants de l'ex-Premier ministre et homme d'affaires Thaksin Shinawatra, renversé en septembre 2006 par l'armée. M. Somchai est le beau-frère de M. Thaksin, en exil.

Le clan Thaksin, populaire parmi les masses rurales du nord de la Thaïlande, est honni par une bonne partie de l'aristocratie et des classes moyennes de Bangkok.


http://www.rtlinfo.be/
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #9 le: août 26, 2009, 12:24:49 pm »

4 décembre 2008


Fin de la crise... pour le moment.


La crise politique semble enfin être terminée après 192 jours de confrontation entre les militants du PAD (Alliance du peuple pour la démocratie) et le gouvernement de Somchai Wongsawat. Ce dernier a été forcé de démissionner mardi et nombre de ses colistiers écartés de l'arène politique pour au moins cinq ans. Une victoire pour les leaders de l'opposition qui ont immédiatement annoncé la fin de l'occupation des aéroports de Bangkok.

Un geste que tout le monde attendait désespérément. L'aéroport de Suvarnabhumi (le quatrième en Asie) gère en effet 700 vols par jour. La fermeture d'une semaine a ont donc provoqué un retard sans précédent. Les autorités thaïlandaises ont bien tenté de réagir à la crise en ouvrant un ancien aéroport militaire (datant de la Seconde Guerre mondiale), près de la ville de Pattaya, mais ce lieu ne permettait l'arrivée et le départ que de trente avions par jour. Un nombre bien trop limité par rapport aux besoins des 350 000 touristes pris au piège des affrontements politiques dans la capitale thaïlandaise.

Bonne nouvelle, certains vols exceptionnels ont commencé à partir et arriver à Suvarnabhumi, dès hier après-midi, et l'aéroport devrait connaître « une reprise partielle de ses services dès aujourd'hui », affirme sa direction.


http://www.20minutes.fr/
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #10 le: août 26, 2009, 12:30:22 pm »

15 Décembre 2008


Les opposants au pouvoir

En Thaïlande, le chef du principal parti d'opposition, Abhisit Vejjajiva, a été élu premier ministre du pays lundi. Son élection survient deux semaines après que son prédécesseur, Somchai Wongsawat, a été démis de ses fonctions par la Cour constitutionnelle au moment où les partisans de l'opposition occupaient deux aéroports pour obtenir sa démission.

Abhisit Vejjajiva, âgé de 44 ans, a été élu par 235 votes contre 198 pour le candidat du Parti du pouvoir du peuple (PPP), Pracha Promnok.

L'économiste diplômé de l'Université britannique d'Oxford devient le troisième premier ministre du pays en trois mois, et le premier issu du Parti démocrate à prendre les rênes du pouvoir en huit ans.

Son élection ne mettra pas nécessairement un terme aux profondes divisions que connaît le pays. Plusieurs dizaines de partisans du PPP, vêtus de leur caractéristique chandail rouge, se sont livrés à du vandalisme à l'extérieur du parlement thaïlandais lorsqu'ils ont appris la nouvelle de l'élection de M. Vejjajiva. Ils dénoncent « un coup d'État silencieux ».

L'élection de M. Vejjajiva a été rendue possible par la défection de petits partis de la précédente coalition gouvernementale dirigée par le PPP. Le parti autrefois dirigé par Thaksin Shinawatra, en exil depuis qu'il a été démis de ses fonctions par l'armée en décembre 2006, a été dissous par la Cour constitutionnelle, mais ses députés se sont réunis sous une nouvelle bannière, Puea Thai.

Le 2 décembre dernier, la Cour constitutionnelle a non seulement banni le premier ministre Wongsawat de la scène politique pour une période de cinq ans, mais a aussi dissous trois formations politiques, dont le PPP. Le tribunal juge que ces trois partis se sont livrés à des fraudes électorales lors du scrutin de décembre 2007, le premier organisé depuis le renversement de M. Shinawatra.

Pas moins de 29 députés du PPP ont été bannis de la vie politique au même moment. Ces sièges seront pourvus le 11 janvier prochain lors d'élections partielles. Selon plusieurs analystes, cette élection pourrait causer des maux de tête au nouveau premier ministre Vejjajiva, porté au pouvoir par une nouvelle coalition jugée bancale.

Même en exil, l'ex-premier ministre Shinawatra continue de se mêler de la vie politique thaïlandaise. Samedi, un message vidéo qu'il a enregistré a été diffusé devant plus de 40 000 partisans rassemblés dans un stade de Bangkok. M. Shinawatra, qui fait face à des accusations de corruption, a dénoncé « l'ingérence » de l'armée dans le jeu politique et dans la formation d'un nouveau gouvernement.

Les troubles politiques qui secouent la Thaïlande sont un reflet des profondes fractures qui traversent la société. M. Shinawatra et son parti demeurent très populaires auprès des Thaïlandais dans les régions rurales, notamment dans le nord et le nord-est du pays, ainsi qu'auprès des citadins les plus pauvres. Le Parti démocrate est plutôt populaire auprès des classes moyennes et des élites.


http://www.radio-canada.ca/
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #11 le: août 26, 2009, 01:31:42 pm »


23 janvier 2008

Manifestation monstre le 23 janvier à Bangkok de la part des "Rouges" afin de demander le retout de l'ex-premier ministre Thaksin...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #12 le: août 26, 2009, 01:34:36 pm »


Thaksin galvanise les foules par téléphone !


L’ancien Premier ministre, en exil en Grande-Bretagne, a passé un coup de fil à ses partisans, depuis un lieu indéterminé. Ils étaient des milliers, rassemblés dans un stade de la capitale, à renouveler leur confiance à l’ancien chef de gouvernement condamné dans son pays pour évasion fiscale.

Tout était rouge au stade de football de Rajamangala à Bangkok. Rouge, comme la couleur emblématique des partisans de l'ancien Premier ministre. Environ 60 000 de ses fidèles remplissaient les gradins du stade. Leur slogan : résister au coup d'Etat et protéger la démocratie.

Quand la voix de Thaksin se fait entendre sur les haut-parleurs, la foule scande son nom et agite frénétiquement des applaudisseurs en plastique. Comme à son habitude, Thaksin ne parle que de lui-même. Il se plaint de l'acharnement de ses ennemis politiques contre sa famille. Mais l'homme a conservé son charisme, ses mots portent, et la foule se lève, galvanisée.

Dans son discours, Thaksin déclare que seul le pouvoir du peuple ou la sympathie du roi Bhumibol de Thaïlande pourrait lui permettre de rentrer en Thaïlande. Ce qui doit vouloir dire qu'il espère que les tribunaux effacent sa condamnation pour abus de pouvoir.

Mais cette grand-messe rouge est un signe de plus de la polarisation extrême de la société thaïlandaise irrémédiablement divisée en son milieu.

Dans une telle atmosphère, tout compromis entre les Jaunes --les militants anti-Thaksin-- et les Rouges semble difficile à concevoir. Ces grandes manifestations des pro et des anti-Thaksin ces derniers jours donne l'impression que chaque côté passe ses forces en revue avant la bataille.


http://www.rfi.fr/


la vidéo du discours de Thaksin au téléphone:  http://www.youtube.com/watch?v=yDqV9oTMb8U
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #13 le: août 26, 2009, 01:40:27 pm »


Re-belotte: nouvelle manifestation de 30 000 Rouges à Bangkok ce mardi 24 février 2009...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #14 le: août 26, 2009, 01:45:08 pm »


26 Mars 2009, grosse opération promotionnelle pour le gouvernement... Le 1er ministre Abhisit Vejjajiva fait distribuer la somme de 2000 bahts à toutes les travailleurs bénéficiant de la Sécurité socilae (ils ne sont hélas pas majoritaires !)...

Pendant ce temps là, les opposants ("Rouges") continuent de bruler des effigies du 1er ministre (photo 3)...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #15 le: août 26, 2009, 01:58:17 pm »

6 avril 2009

Le Parti Démocrate a fêté aujourd'hui son 63e anniversaire à Bangkok... Ses principaux leader étaient présent: le 1er ministre de Thaïlande Abhisit Vejjajiva, le vice 1er ministre et chef du Parti Chuan Leekpai et le ministre des Affaires Etrangères Kasit Piromya...

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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #16 le: août 26, 2009, 02:04:08 pm »

8 Avril 2009

Cette fois-ci, les Rouges sont 100 000 manifestants. ils demandent le départ du 1er ministre Abhisit Vejjajiva et le retour du Thaksin...

Ils ont même réussis à bloquer la voiture du 1er ministre durant quelques minutes (photos 4 et 5)...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #17 le: août 26, 2009, 02:19:15 pm »

11 Avril 2009


Les « chemises rouges » font capoter le sommet de Pattaya !


Le sommet de l'Asean à Pattaya qui rassemblait les dirigeants de seize pays d'Asie-Pacifique, a été brusquement reporté sine die ce samedi après la prise d'assaut, par des centaines de manifestants antigouvernementaux thaïlandais, de l'hôtel de luxe où il se déroulait. Les dirigeants participants ont tous été évacués par hélicoptère alors que l'état d'urgence était décrété à Pattaya, pour être finalement levé en fin de journée.

Les « chemises rouges » ont atteint leurs objectifs : faire capoter le sommet élargi de l’association des Nations de l’Asie du sud-est à Pattaya et humilier le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva.

La décision été prise de concert par tous les leaders de l’Asean lors du déjeuner : des hélicoptères ont évacué les seize chefs d’Etat et de gouvernement qui devaient participer au sommet y compris ceux de la Chine, de l’Inde et du Japon.

L’état d’urgence a été décrété par conséquent sur Pattaya et sur la province de Chonburi située à une centaine de kilomètres au sud-est de Bangkok. Concrètement, l’armée prend les choses en main et peut arrêter et détenir arbitrairement toute personne soupçonnée de créer des troubles. Cependant, il n’est pas question pour l’instant de couvre-feu et environ 500 « chemises rouges » qui avaient pénétré de force dans l’hôtel ce samedi matin continuent à manifester devant ce complexe de luxe où aurait dû se tenir le sommet.


Un très sérieux camouflet pour le Premier ministre.

C’est un très sérieux camouflet pour le Premier ministre Abhisit Vejjajiva. Mais il est clair qu’il n’a pas voulu que la police et l’armée utilisent la force pour disperser les manifestants. Des questions se posent toutefois quant à leur incapacité totale à contrôler et contenir ces manifestants dont le nombre à Pattaya n’a jamais dépassé le millier de personnes.

Les longues vacances du Nouvel an thaï vont commencer à partir de demain dimanche, ce qui va calmer quelque peu les tensions, mais il est toutefois probable qu’après cette victoire, les « chemises rouges » reprendront dans une dizaine de jours, leur campagne pour faire tomber le gouvernement.


http://www.rfi.fr/
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #18 le: août 26, 2009, 02:21:47 pm »

Citer

Qui sont ces « chemises rouges » ?

Dans leur majorité, les « chemises rouges » sont les partisans de l’ancien Premier ministre, Thaksin Shinawatra, renversé par un coup d’Etat en septembre 2006. Issues des classes modestes de la population, travailleurs migrants venus des provinces ou jeunes désœuvrés, ils avaient grandement bénéficié des politiques populistes de Thaksin, notamment de la couverture sociale universelle et des prêts revolving.

Depuis que Thaksin s’est exilé à l’étranger et qu’il a été condamné pour abus de pouvoir, il a utilisé cette masse informelle pour atteindre son objectif : récupérer environ deux milliards d’euros, gelés dans les banques thaïlandaises et éventuellement reconquérir le pouvoir.

Les « chemises rouges » qui ont fait capoter le sommet, ont été recrutés dans les bas fonds de Pattaya et Chonburi. Leurs revendications démocratiques sonnent un peu creux, comme un discours soigneusement appris, puis ânonné pour satisfaire le journaliste.

Au-delà de cette manipulation par des politiciens cyniques et sans scrupules, comme Thaksin, la révolte des « chemises rouges » reflète un profond malaise social qui ne date pas d’aujourd’hui. Ce sont surtout les classes moyennes urbaines, souvent sino-thaïlandaises qui ont profité des vingt années de croissance économique accélérée qu’a connues la Thaïlande.

Les « chemises rouges », souvent des provinciaux, souvent munis d’une simple éducation primaire, ont été les « laissés-pour-compte » de cette croissance. Leur colère actuelle exprime ce trop plein de frustration.



A Pattaya, les "Chemises Rouges" ont réussis à pénétrer dans les locaux du sommet de l'ASEAN...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #19 le: août 26, 2009, 02:31:58 pm »


Durant les affrontements de Pattaya, l'Armée, comme on peut le voir sur la 1ere photo, est restée "l'arme au pied"...

On a par contre vu l'apparition d'une nouvelle force: les "Chemises Bleues", constituées par des Thaïlandais exaspérés par les successifs blocages que les "Chemises Rouges" font subir aux pays...

Armés de gourdins, de couteaux, etc, les "Bleus" ont attaqués les "Rouges" et de violents combats de rue se sont déroulés...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #20 le: août 26, 2009, 02:41:44 pm »


Le 12 avril, les "Chemises Rouges" s'en sont pris violamment à la voiture d'un officiel gouvernemental à Bangkok (photos 1 et 2)...

Le 14 Avril, l'Etat d'Urgence a été déclenché dans la capitale l'Armée a du cette fois intervenir et chasser les manifestants (photos 3 et 4)...

Les cartes d'identité de tous les manifestants "Rouges" ont été controlé par la Police (photos 5 et 6)... Ils ont ensuite été encadrés et redirigés vers leur provinces d'origines (une grande partie de ses manifestants auraient tout simplement été payés entre 200 et 500 bahts par personnes par les pro-Thaksin pour venir manifester à Bangkok)...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #21 le: août 26, 2009, 02:45:04 pm »


Sondhi Limthongkul, mitraillé à Bangkok !


Les assaillants qui suivaient le militant royaliste thaïlandais Sondhi Limthongkul n’y sont pas allés de main morte, vendredi à Bangkok : ils ont immobilisé le véhicule de l’homme d’affaires et patron de presse et l’ont arrosé au fusil-mitrailleur.

Sur place, la police a retrouvé plus d’une centaine de douilles. Grièvement blessé, Sondhi Limthongkul a été opéré, mais ses jours ne seraient pas en danger. Limthongkul est le fondateur du mouvement royaliste thaïlandais des «chemises jaunes», farouchement hostile à l’ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, dont les supporteurs sont surnommés les «chemises rouges».

Limthongkul, 61 ans, avait créé en 2006 l’Alliance du peuple pour la démocratie (PAD), afin de «sauver la Thaïlande de la corruption généralisée sous Thaksin». La PAD avait organisé d’importantes manifestations qui avaient déstabilisé Thaksin avant son renversement par des généraux légitimistes.

Cette embuscade intervient quelques jours après la répression par l’armée thaïlandaise d’importantes manifestations de «chemises rouges» à Bangkok. Ces violences ont fait deux morts et 123 blessés.


http://www.liberation.fr/
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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #22 le: août 26, 2009, 03:10:34 pm »

1er Juin 2009

Le 1er Juin 2009, les responsables de l'Alliance pour la Démocratie (PAD: Alliance for Democracy ) se sont réunis afin de créer leur nouveau parti politique, nommé "Karn Muang Mai" ce qui signifie "Nouvelle Politique"...

L'enregistrement auprès du gouvernement de ses statuts se fera cette semaine...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #23 le: août 26, 2009, 03:27:10 pm »

16 Juillet 2009

Le leader du PAD Chamlong Srimuang ainsi que 35 autres "Chemise Jaunes" qui étaient accusé d'avoir bloqué les aéroports de Bangkok en Décembre 2008 et risquaient de lourdes peines de prison pour les motifs de "terrorisme" et de "trouble de l'ordre public" ont vu la cour prononcer un non lieu à leur encontre...

L'annonce de la nouvelle adonné lieu à une manifestation pacifique des "Jaunes"...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #24 le: août 26, 2009, 03:32:41 pm »

18 Aout 2009

30 000 «chemises rouges» pro-Thaksin manifestent à Bangkok.

Plus de 30 000 «chemises rouges», surnom des partisans de l'ex-Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, ont manifesté lundi à Bangkok.

Elles ont demandé au roi de gracier leur dirigeant en exil condamné pour corruption.

M. Thaksin, homme d'affaires de 60 ans qui a gouverné la Thaïlande de 2001 à 2006 avant d'être renversé par des généraux royalistes, s'est adressé à ses supporters, grâce à une liaison par vidéo, pour souligner qu'il restait «loyal» à la monarchie et au souverain Bhumibol Adulyadej, âgé de 81 ans.

La manifestation s'est déroulée près du Grand Palais, où d'importantes forces de sécurité avaient été déployées pour parer à toute éventualité.


Pétition pour le roi.

Les organisateurs ont affirmé disposer d'une pétition rassemblant plus de 3,5 millions de signatures demandant au roi Bhumibol d'accorder sa grâce à M. Thaksin, condamné par contumace en octobre dernier à deux ans de prison pour «conflit d'intérêt».

«Nous sommes ici aujourd'hui pour informer notre père, le roi de tous les Thaïlandais, que nous souhaitons l'unité et la réconciliation», a déclaré M. Thaksin qui portait lui-même une chemise rouge sur les images retransmises par un site web de l'opposition.

Le mouvement des «chemises rouges» avait été réprimé par l'armée en avril dernier à la suite de violentes manifestations lors d'un sommet asiatique à Pattaya, puis à Bangkok. Il a repris depuis sous une forme pacifique avec des rassemblements réguliers et la pétition qui a finalement été déposée lundi après-midi dans un bureau du Grand Palais.


Pas de fondement légal.

Abhisit Vejjajiva, devenu Premier ministre en décembre dernier à la faveur d'un renversement d'alliance au Parlement, a averti les «chemises rouges» que leur campagne n'avait aucun fondement légal et que seuls M. Thaksin et des membres de sa famille étaient en mesure de demander en personne la grâce du roi.

Depuis début 2006, la Thaïlande est secouée par d'incessantes manifestations entre partisans et adversaires de M. Thaksin qui reste populaire dans les régions rurales du nord d'où il est originaire. Il est, en revanche, détesté par une bonne partie des élites de Bangkok.


http://www.20min.ch/
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