Forum Thailande Info

Merci de vous connecter ou de vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Recherche avancée  

Auteur Sujet: POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.  (Lu 642792 fois)

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2050 le: septembre 28, 2018, 02:03:56 pm »


Prayut rappelle que le gouvernement élu devra mettre en place le plan à 20 ans élaboré par la junte

Le Premier ministre Prayut Chan-o-cha a fermement défendu hier son plan stratégique national sur 20 ans et a averti que les gens ne devraient pas autoriser les politiciens à l'abandonner, alors même que les universitaires craignent que cette obligation puisse être utilisée pour saboter les futurs gouvernements.

"Aujourd'hui, de nombreux partis disent que s'ils arrivent aux affaires, ils abandonneront notre stratégie à 20 ans", a déclaré M. Prayut. «C'est-à-dire que tu abimes ton propre pays. Voulez-vous céder à cela? Vous ne pouvez pas. [notre stratégie] c'est la voie à suivre si vous voulez la prospérité.

Le chef de la junte a fait cette remarque dans un discours intitulé « Stratégie nationale: L’avenir de la Thaïlande, notre avenir » qu’il a donné à l’ouverture de la réunion annuelle du Conseil national de développement économique et social à l’impact Arena Muang Thong Thani. Plus de 2500 personnes de divers secteurs ont participé à l'événement.

Prayut a déclaré que de tels projets étaient présents dans de nombreux pays du monde entier. Tous les gouvernements devaient les suivre et ne pas s’en écarter.

« Quiconque devient le Premier ministre doit présider le Comité national de stratégie et le suivre », a déclaré Prayut. « Cependant, certaines personnes veulent juste être Premier ministre, mais ne veulent pas mettre en œuvre la stratégie car elle a déjà défini ce que le Premier ministre doit faire.»

La stratégie nationale sur 20 ans a été élaborée et adoptée par des entités par un régime issu d'un coup d’État et est incluse dans la Constitution, ce qui oblige le futur gouvernement à adhérer aux plans qui y sont énoncés. Les membres du futur cabinet pourraient être poursuivi s'ils refusent de s'y conformer.

Les partis politiques et les critiques ont déploré que la stratégie, rédigée avec une participation limitée du public, contraindrait les futurs gouvernements élus et les obligerait en partie à poursuivre l’héritage de la junte.

M. Prayut a toutefois réaffirmé que cette stratégie litigieuse est vitale pour l’avenir du pays. Lorsqu’il a déclaré récemment qu’il était intéressé par un avenir politique, M. Prayut a également évoqué la stratégie et les réformes, affirmant qu’il souhaitait que les initiatives de la junte soient respectées et mises en œuvre même après la formation du nouveau gouvernement.

Selon un politologue de l’Université Thammasat, Attasit Pankaew, l’accent mis par Prayut sur la stratégie nationale peut être considéré comme une approche pour s’imposer en politique.

« Cela pourrait être un stratagème pour maintenir sa pertinence dans la politique [post-junte]», a-t-il déclaré. « Nous voyons qu’il se prépare à devenir politicien et son insistance sur la stratégie nationale pourrait être sa façon de faire campagne pour gagner les électeurs. Parce que certaines personnes penseront sûrement que puisque Prayut l’a imposée, il est la meilleure personne pour l’exécuter. »

Par ailleurs, un économiste a également déclaré hier qu'il craignait que la stratégie nationale sur 20 ans ne soit utilisée comme outil politique pour renverser les futurs gouvernements élus.

Pipat Luengnaruemitchai, directeur de Phatra Securities, a exprimé son inquiétude quant à la stratégie nationale formulée par le gouvernement soutenu par la junte.

« Il est normal d'avoir un plan à long terme sans sanction pour les gouvernements qui ne suivent pas la stratégie, mais la stratégie nationale à 20 ans obligatoire pourrait entrainer des poursuites contre des prochains gouvernements élus. ”Dit Pipat. C'est un peu comme si le président Obama poursuivait le président Trump pour n'avoir pas continuer sa politique.

Par conséquent, a-t-il averti, la stratégie nationale est rigide et pourrait être utilisée comme un outil politique pour renverser les futurs gouvernements élus. Le plan risque également de devenir obsolète si les conditions [à l'international] changent à l'avenir, a-t-il souligné.

Par exemple, le gouvernement actuel veut mettre en place le corridor économique de l’Est et des zones économiques spéciales le long des frontières de la Thaïlande, mais ces projets pourraient s’avérer inutiles à l’avenir.

Prayut a essayé hier d’apaiser les craintes, en niant que le plan de 20 ans était rigide et en disant que cela pourrait être changé. Pipat a toutefois déclaré que la procédure à suivre pour tenter de modifier le plan était très difficile.

Ces derniers jours, le premier ministre s'est violemment mis en colère à plusieurs reprises contre ceux qui ont émis l'hypothèse qu'il pourrait ne pas gagner les élections.


https://fr.thaivisa.com/forum/topic/12707-prayut-rappelle-que-le-gouvernement-%C3%A9lu-devra-mettre-en-place-le-plan-%C3%A0-20-ans-%C3%A9labor%C3%A9-par-la-junte/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2051 le: octobre 01, 2018, 07:44:00 am »


Quatre ministres du gouvernement militaire thaïlandais lancent un nouveau parti politique avant le scrutin

Quatre ministres du gouvernement militaire thaïlandais ont lancé un nouveau parti politique samedi, affirmant qu’ils allaient soutenir le Premier ministre Prayuth Chan-ocha au-delà des élections générales promises en mai (Reuters parle de mai et plus de février).

Des élections devraient avoir lieu l'an prochain, d'après Prayut. Ses détracteurs rappellent qu’elles ont été reportées à plusieurs reprises.

Le parti de Palang Pracharat, dont le nom fait écho à la politique de développement économique et social du gouvernement militaire, sera dirigé par le ministre de l'Industrie, Uttama Savanayana, qui s'est engagé à aider la Thaïlande à surmonter sa fracture politique.

"Nous avons gaspillé assez de temps et d’opportunités pour développer notre pays", a déclaré Uttama aux journalistes et aux membres du parti lors du lancement, faisant référence à des conflits politiques qui durent depuis plus de dix ans.

L'annonce a été faite quelques jours après que Prayuth se soit dit "intéressé par la politique". Les quatre ministres sont les premiers membres du cabinet de Prayuth à former un parti politique, éventuellement pour appuyer son rôle lors des prochaines élections. Comme Prayuth, les ministres ont déclaré qu'ils ne démissionneraient pas de leurs postes actuels.

Le ministre du Commerce, Sontirat Sontijirawong, secrétaire général du parti, a déclaré que Palang Pracharat n’avait pas pour objectif de prolonger le régime militaire car il n’était « pas affilié à l’armée ».

A la question de savoir si le parti soutiendrait Prayuth pour rester Premier ministre, Sontirat a déclaré: "Nous ne savons toujours pas ce qu'il décidera ni quel parti il rejoindra ... Nous devrons attendre pour en savoir plus de sa part."

"Nous choisirons la meilleure personne pour le pays", a-t-il ajouté.

Parmi les autres fondateurs du parti, citons le ministre de la Science et de la Technologie, Suvit Maesincee, et le ministre Kobsak Pootrakool, attaché au cabinet du Premier ministre.


https://fr.thaivisa.com/forum/topic/12716-quatre-ministres-du-gouvernement-militaire-tha%C3%AFlandais-lancent-un-nouveau-parti-politique-avant-le-scrutin/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2052 le: octobre 03, 2018, 08:01:55 am »


Les réseaux sociaux, la hantise de la junte thaïlandaise

A l’approche des élections législatives thaïlandaises en février 2019, après plus de quatre ans de gouvernement militaire, la junte a interdit aux politiciens de faire campagne sur les réseaux sociaux. Ils disent craindre que cela mène au chaos. Les leaders de partis politiques et médias critiquent vivement cette interdiction.

Depuis le coup d’Etat de mai 2014, il y a une interdiction totale de toute activité politique : les rassemblements politiques dans la rue ou même les simples réunions à huis clos sont interdites. Ces restrictions ont été un tout petit peu allégées à la mi-septembre. Pour contourner ces restrictions, beaucoup de politiciens ont recouru aux réseaux sociaux pour exposer leur programme, discuter avec leurs membres à travers le pays ou pour critiquer la politique du gouvernement militaire. Comme les élections, prévues en principe entre février et mai prochain, approchent, l’activité politique s’intensifie et les échanges acerbes fusent sur Facebook entre les différents camps politiques. Le numéro deux de la junte, le général Prawit Wongsuwan a donc déclaré que les politiciens ne pouvaient pas « mener campagne » ou même « faire des posts politiques » sur Facebook et Twitter, car cela risquerait d’entraîner une série de procès judiciaires.


Les politiques offusqués par l'interdiction

La grande majorité des politiciens disent comprendre que des contrôles soient exercés sur les réseaux sociaux, notamment concernant les propos sur internet qui incitent à la haine et à la violence. Mais en l’occurence, l’un des posts sur Facebook qui a été incriminé par la junte était constitué de simples photos d’un convoi de voitures mené par un politicien provincial. Quand on voit comment le chef de la junte Prayut Chan-ocha mène campagne à travers tout le pays pour devenir Premier ministre après les élections, avec ses posters politiques déjà en place le long des routes de province, on peut se demander si les règles sont les mêmes pour tous.


Les réseaux sociaux, incontrôlable sphère publique pour la junte

Les généraux au pouvoir sont des hommes du passé. Ils sont totalement dépassés par ce qu’est la Thaïlande de 2018. Ils veulent garder un contrôle total de la situation, des comportements et des échanges politiques. Ils y parviennent dans l’espace public : les manifestations, les rassemblements, etc… Mais la grande menace pour leur pouvoir vient d’internet, car ces réseaux, dans le fond, ne peuvent pas être contrôlés. La junte a sollicité l’assistance du patron de Facebook, Mark Zuckerberg pour permettre des contrôles très stricts de ce réseau social, mais la firme américaine n’a pas donné suite. D’où une sorte de paranoia des généraux par rapport aux réseaux sociaux et une répression à tout va. Car ils sentent bien que c’est là ou ils sont le plus vulnérables.


https://fr.thaivisa.com/forum/topic/12726-les-r%C3%A9seaux-sociaux-la-hantise-de-la-junte-tha%C3%AFlandaise-rfi/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2053 le: octobre 09, 2018, 07:59:11 am »


Un sondage révèle des réactions mitigées quant à l’intérêt exprimé par le général Prayut pour la politique

Les citoyens ont exprimé des réactions mitigées face aux récentes remarques du Premier ministre, le général Prayut Chan-o-cha, selon lesquelles il était « intéressé par la politique ».

Un sondage d'opinion réalisé par Suan Dusit Poll (officine moins inféodée au pouvoir que Super Poll) révèle que 40,50% des personnes interrogées pensent que le général Prayut a le droit d'exprimer son intérêt pour la politique. Mais 20,42% des 1 218 personnes interrogées préféreraient que le Premier ministre se concentre sur les performances de son gouvernement, notamment en ce qui concerne l’amélioration de la situation économique.

18,84% des personnes interrogées estiment que l’intérêt exprimé par le général Prayut pour la politique témoigne de sa volonté de s’accrocher au pouvoir.

15,63%, cependant, voient dans ses remarques une confirmation que les élections générales se dérouleront comme prévu. Mais ils veulent que le régime assure l'équité des élections maintenant que le premier ministre a ouvertement exprimé son intérêt pour la politique.

13,50% des personnes interrogées ont déclaré qu'elles souhaitaient que le général Prayut réfléchisse à deux fois à sa décision de savoir s'il entrerait ou non en politique. Ce groupe est composé de répondants qui approuvent ou désapprouvent l’intérêt du Premier ministre pour la politique.



https://fr.thaivisa.com/forum/topic/12765-un-sondage-r%C3%A9v%C3%A8le-des-r%C3%A9actions-mitig%C3%A9es-quant-%C3%A0-l%E2%80%99int%C3%A9r%C3%AAt-exprim%C3%A9-par-le-g%C3%A9n%C3%A9ral-prayut-pour-la-politique/

 
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2054 le: octobre 13, 2018, 07:35:24 am »


Non seulement Le parti Future Forward n'a pas le droit de faire campagne mais il ne peut pas recevoir de dons

Le parti "Future Forward" a demandé jeudi à la Commission électorale d'envoyer une lettre par écrit si elle voulait leur interdire d'accepter des dons en espèces, affirmant que cette décision compromettait la capacité du parti à participer aux élections.

Cette décision intervient après que la commission a appelé (au téléphone) le parti mercredi et déclaré que les dons en espèces étaient interdits, considérant qu'ils constituaient une violation de l'ordonnance no 57/2014 de la junte interdisant les activités politiques.

Le colonel de police Jarungvith Pumma, secrétaire général de la commission, a déclaré mardi matin que la commission convoquerait un représentant du parti pour un entretien plus tard dans la journée.

Le Future Forward Party a déclaré samedi avoir réuni 20 millions de bahts en permettant au public de s'inscrire et de donner de l'argent.

Mercredi, le chef du parti Thanathorn Juangroongruangkit a déclaré lors d'une visite de travail à Bruxelles que cette mesure allait à l'encontre des aspirations de libérer les partis politiques de la domination d'une poignée de personnes. Il a ajouté que le parti cherchait à réunir 300 millions de bahts pour participer aux élections générales promises prévues pour le mois de février et qu'il ne lui restait plus beaucoup de temps.

Thanathorn a précédemment siégé au conseil d'administration de Matichon Group, la société mère de Khaosod English.

La semaine dernière, le porte-parole du parti, Pannika Wanich, a déclaré que Thanathorn, milliardaire, s'était engagé à ne pas donner plus de 10 millions de bahts par an au parti.

Piyabutr Saengkanokkul, secrétaire général de Future Forward, a appelé la commission à réinterpréter l'interdiction de la junte. Il a également exhorté le public à rejoindre le parti et à payer une cotisation à vie de 2 000 bahts.

Piyabutr a déclaré que la commission devrait décider si elle devait être du côté de la démocratie ou constituer un obstacle pour les partis politiques. Sous entendu : un parti qui ne peut pas récolter trois sous pour, plus tard, organiser une réunion et imprimer des tracts est sûr de perdre.

Au téléphone jeudi, Jarungvith, de la CE, a refusé de dire si la commission demanderait à Future Forward de restituer l'argent, affirmant que la presse devrait attendre la fin de la réunion entre les représentants des partis et la commission.

https://www.thaivisa.com/forum/topic/1061783-future-forward-party-decries-ec’s-donations-ban/

Future Forward est le seul parti qui inquiète la junte. On apprend que le parti démocrate pourrait faire partie de la longue liste des partis pro-junte et le Pheu Thai voit certains de ses membres débauchés par la junte. Par ailleurs, le fils Thaksin est poursuivi dans une vieille affaire qu'il considère comme politiquement motivée et qui pourrait l'inciter à rejoindre son père et sa tante à l'étranger, achevant ainsi, l'éradication des Shinawatra en Thaïlande.
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2055 le: octobre 15, 2018, 07:45:53 am »


En Thaïlande, la « relève » politique cherche sa voie

A la tête du parti Future Forward, l’homme d’affaires Thanathorn Juangroongruangkit propose de dépasser les clivages politiques du royaume.

Après quatre ans de quasi-glaciation politique sous la junte militaire, la Thaïlande va-t-elle se réveiller ? C’est ce que veut croire Thanathorn Juangroongruangkit, 39 ans, fringant dirigeant d’un tout nouveau parti – Future Forward, ou le parti du « nouvel avenir », dont la création a été officiellement approuvée le 3 octobre – de passage en Europe pour s’inspirer des expériences politiques occidentales. Le gouvernement de généraux issu du coup d’Etat de 2014 a lancé en septembre les préparatifs pour la tenue d’élections législatives entre février et mai 2019.

« Ce qui importe aux gens, en Thaïlande, c’est le pouvoir de décider leur propre avenir. Le pouvoir est concentré dans les mains de l’armée, de l’élite à Bangkok », nous dit-il mardi 9 octobre dans un café parisien, après avoir rencontré l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron. Les jours précédents, à Londres, l’ex-homme d’affaires, longtemps vice-président du puissant groupe familial, se rendait au siège du Parti travailliste. Et en septembre, il participait au Global Progress Summit de Montréal, rendez-vous des forces progressistes émergentes de la planète – intervenant sur le sujet des défis posés aux idées progressistes par l’autoritarisme et le populisme.
 
« Nous nous positionnons comme des sociaux-démocrates, explique-t-il, brocardant les coups d’Etat dont le royaume est familier. Il y en a eu cinq, dont trois ont réussi depuis ma naissance [en 1978], précise-t-il. Nous refusons de léguer cela à nos enfants. Notre responsabilité est d’amener une démocratie qui tienne et soit durable. Nous devons convaincre les Thaïlandais que la démocratie est la solution, et non le problème. » Sa famille possède le groupe Thai Summit, géant de l’équipement automobile. La junte, qui gouverne sous le nom de Conseil national pour la paix et l’ordre (NCPO), a toujours justifié son intervention sous le prétexte de sauver le pays de conflits politiques déstabilisants.


Lire la suite du sujet dans LE MONDE :  https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2018/10/12/en-thailande-la-releve-politique-cherche-sa-voie_5368447_3216.html
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2056 le: octobre 17, 2018, 07:50:28 am »


Thaïlande: le Premier ministre en campagne sur les réseaux sociaux

Le Premier ministre thaïlandais Prayut Chan-ocha est officiellement sur Facebook, Twitter et Instagram, démarrant une campagne de mobilisation dans un contexte où les partis politiques se préparent aux élections générales prévues en 2019.

"Comme la plupart d’entre nous communiquons régulièrement via Facebook, j’ai décidé d’ouvrir mon compte personnel pour communiquer mes politiques et le travail du gouvernement, ainsi que pour donner des informations utiles", a indiqué le chef du gouvernement thaïlandais.

"Si vous avez des suggestions, si vous souhaitez échanger des opinions ou si vous avez besoin de moi pour résoudre des problèmes, vous pouvez m’écrire ici", a-t-il ajouté.

Au design élégant, le site officiel du Premier ministre Prayut Chan-ocha est à l’adresse: Prayutchan-o-cha.com, avec une présentation interactive sur sa vie, des galeries de photos et même un sondage sur les politiques que les gens aimeraient voir promulguées.

Le gouvernement thaïlandais s’est engagé à organiser les élections générales comme prévu en 2019, après des retards répétés pour des raisons liées à des problèmes constitutionnels et législatifs.

"Si vous vous demandez si les élections seront retardées, la réponse est que nous attendons toujours avec impatience le 24 février prochain", a déclaré le 3 octobre à la presse à Bangkok le vice-Premier ministre et ministre de la Défense de Thaïlande, Prawit Wongsuwan.

La Commission électorale (CE) de Thaïlande a publié en septembre dernier la feuille de route des prochaines élections générales qui se déroulera du 11 décembre 2018 au 9 mai 2019. Cependant, la date des élections ne sera officiellement annoncée qu’après la levée de l’interdiction par le gouvernement d’activités politiques pour permettre aux partis politiques de participer à cette feuille de route.


https://fr.thaivisa.com/forum/topic/12813-tha%C3%AFlande-le-premier-ministre-en-campagne-sur-les-r%C3%A9seaux-sociaux/


-------------------------


Dans le même temps, de nombreux articles font état de l'agacement des partis d'opposition qui n'ont pas le droit d'utiliser les réseaux sociaux.
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2057 le: octobre 20, 2018, 08:09:32 am »


Pour comprendre cette affaire il faut savoir que le général Chan-o-cha a fomenté son coup d'état et a pris la tête de la junte en tant que chef d'état major. Ainsi, en Thaïlande, le chef d'état major est un personnage clé de la vie "politique" du pays. Depuis 2014, plusieurs chefs d'état major se sont succédé (un par an) et ils ont fait profil bas. A quelques mois de possibles élections le chef d’état major actuel, Apirat, a clairement fait comprendre qu'il fomenterait un nouveau coup d'état si "ça se passait mal" après les élections.

article du pro-junte The Nation




L'évocation d'un nouveau coup d'état par le chef d'état major inquiète de nombreux Thaïlandais

LE NOUVEAU chef de l'armée aura du mal à justifier d'autres coups d'état après que des universitaires, des politiciens et des militants des droits de l'homme ont vivement rejeté sa déclaration selon laquelle l'armée pourrait reprendre le contrôle si les troubles politiques réapparaissaient.

La réticence du chef de l’armée, le général Apirat Kongsompong, à préserver la démocratie a suscité un sentiment anti-junte parmi les militants politiques qui affirment tous que les coups d’État étaient injustifiables.

Le politologue Piyaphob Mahamad a souligné hier que le recours à la force militaire n’était jamais une solution durable en politique.

"Les troubles politiques sont une raison classique pour laquelle l'armée intervient", a-t-il déclaré. "Mais il n’y a aucun moyen de le justifier. Un coup d’État ne fera que détruire la démocratie à long terme. Le meilleur moyen de gérer les conflits politiques est simplement de respecter les règles et les lois, ainsi que les résultats des élections. ”

Piyaphob a déclaré que l'armée devrait tirer des leçons d'expériences passées, telles que le soulèvement populaire qui a éclaté en mai 1992 à la suite d'un coup d'État.

De nombreux autres politiciens et militants ont exprimé des opinions similaires et se sont demandé si les rassemblements de rue et les affrontements qui ont conduit au dernier coup d'État avaient été spontanés ou conçus spécifiquement pour ouvrir la voie à une prise de contrôle par l'armée. Suthep ne s'était pas caché d'organiser les manifestations monstre de 2014 pour obliger Prayut à fomenter un coup d'état.

Watana Muangsook, du Pheu Thai, a déclaré que l'armée avait tenté de légitimer son action illégale, mais qu'elle n'avait en réalité organisé le coup d’État que pour protéger ses propres intérêts.

"La déclaration du chef de l'armée ne fait que saper le redressement du commerce et de l'investissement. Cela aggrave la situation économique déjà en récession, qui découle en réalité du coup d'État de 2014 », a-t-il déclaré.

Le chef des chemises rouges, Nattawut Saikua, a déclaré que les troubles politiques ne devraient jamais servir à justifier un coup d'État, ajoutant qu'il pensait également que les rassemblements de rue avaient été conçus spécialement pour une intervention militaire rapide.

Mais lorsqu'il s'est agi de manifestations des chemises rouges, ce qui a suivi était un massacre et non un coup d'Etat, a déclaré sarcastiquement Nattawut.

Le démocrate Nipit Intrasombat, dit que la déclaration du nouveau chef de l’armée avait probablement pour origine son manque de connaissances en politique.

Nipit a ajouté qu'Apirat devrait être prudent en occupant ce poste important et comprendre que le désaccord politique ne peut jamais être une raison pour organiser un coup d'État. Il a ajouté que tout le monde, y compris l'armée, devrait faire son devoir.

La Thaïlande est l'un des rares pays dirigés par l'armée. Depuis que la révolution siamoise a instauré la démocratie dans le pays il y a 86 ans, l'armée a organisé 18 coups d'État avec succès.

Alors que la démocratie n'est même pas encore revenue en Thaïlande, le nouveau chef de l'armée a tenu à adopter une position favorable au coup d’État lors de sa première conférence de presse mercredi. Il l'a fait alors que des élections devraient se dérouler dans quelques mois, soit quatre ans après le dernier coup d'Etat.

Le vice-Premier ministre, le général Prawit Wongsuwan, membre de la junte au pouvoir, a défendu Apirat hier, affirmant que ce que disait le chef d'état major était une évidence en Thaïlande.

Mais, plus tard, il a admis qu’un coup d’État ne devrait plus avoir lieu et que la déclaration d’Apirat ne devait pas affecter les prochaines élections. 


https://fr.thaivisa.com/forum/topic/12832-l%C3%A9vocation-dun-nouveau-coup-d%C3%A9tat-par-le-chef-d%C3%A9tat-major-inqui%C3%A8te-de-nombreux-tha%C3%AFlandais/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2058 le: octobre 26, 2018, 07:48:20 am »


Pourquoi est-ce important ?

Le PDRC est le mouvement qui a organisé les manifestations de 2014 contre le gouvernement élu pour amener le coup d'état

1- cela entérine les liens entre le PDRC et la junte

2- c'est un coup de barre à droite car le porte parole actuel, un militaire, a toujours fait preuve d'une grande retenue ce qui ne sera pas forcément le cas d'un membre du PDRC.



Le PDRC est le mouvement qui a organisé les manifestations de 2014 contre le gouvernement élu pour amener le coup d'état

Le gouvernement de Chan-o-cha passe en mode politique maintenant que les élections approchent à grands pas, remplaçant son porte-parole militaire, le lieutenant-général Sansern Kaewkamnerd, par l’homme politique Puttipong Punnakanta.

À partir de la semaine prochaine, M. Puttipong assumera les fonctions de porte-parole du gouvernement et organisera des comptes rendus des réunions du Conseil des ministres. Sansern, quant à lui, travaillera à plein temps en tant que directeur du département des relations publiques.

Le Premier ministre Prayut a annoncé hier, à l'issue de la réunion hebdomadaire du Cabinet, que Puttipong remplacerait Sansern, qui occupait ce poste depuis 2014, et qu'il serait chargé de fournir toutes les informations concernant la politique.

Sansern, hier, a attribué ce changement à la situation politique. «Nous nous dirigeons vers une élection. En tant que soldat, je ne devrais pas réagir aux critiques politiques. Ce n’est pas approprié », a déclaré le porte-parole du gouvernement sortant.

Puttipong a reconnu hier qu’il prendrait la relève en tant que porte-parole.

Cependant, l'ordonnance officielle n'a pas encore été publiée, a-t-il déclaré. Dans l’intervalle, il partagera le travail de porte-parole avec Sansern et il n’y a aucun conflit entre les deux, a-t-il ajouté.

Puttipong est un ancien député démocrate et ancien dirigeant du Comité populaire de réforme démocratique (PDRC), qui a lancé les manifestations antigouvernementales en 2013 et 2014 qui ont conduit au coup d'État. Le mois dernier, il a été nommé secrétaire général adjoint du Premier ministre, chargé des affaires politiques.

Cette évolution survient alors que le chef de la junte Prayut se prépare pour les prochaines élections. Sa dernière décision semble contredire sa position souvent affirmée selon laquelle il n’a aucune ambition politique et n’était au gouvernement que pour mettre fin au conflit politique.

Diverses actions officielles concernant différents partis politiques, y compris Pheu Thai, son rival au pouvoir, ont attiré l'attention du public.

Le parti Pheu Thai est menacé de dissolution. La Commission électorale (CE) cherche à savoir si il a violé la loi en permettant à Thaksin Shinawatra d'influencer ses décisions. Si tel était le cas, le Pheu Thai serait dissous. Avec un parti démocrate qui se dirige vers un soutien à Prayut, le seul parti d'opposition serait Future Forward mais ce dernier pourrait aussi être disqualifié pour telle ou telle raison.

Hier, Prayut a rejeté les critiques selon lesquelles il était à l’origine de la décision de la CE. L'agence est indépendante et régie par la loi qui l'oblige à contrôler les partis politiques, a-t-il déclaré.



https://fr.thaivisa.com/forum/topic/12868-un-ancien-dirigeant-du-pdrc-devient-le-nouveau-porte-parole-du-gouvernement/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2059 le: novembre 05, 2018, 07:36:39 am »


Dénoncée par des rappeurs, la junte répond avec du rap

Après le succès sur les réseaux sociaux d'un groupe de rappeurs dénonçant la junte au pouvoir en Thaïlande, les militaires répliquent en faisant appel eux aussi à des rappeurs.

"Vois plus loin, la Thaïlande peut aller loin", assure un groupe de rap engagé par les militaires, dans une chanson diffusée jeudi avant le discours du chef de la junte, le général Prayut Chan-O-Cha, devant des entrepreneurs. "Si tu fais pousser du riz, plantes des légumes et t'occupes de ta ferme, injectes-y tes idées et les prix monteront", poursuit la chanson "Thailand 4.0 Rap", reprise vendredi à son tour sur les réseaux sociaux.
 
Des paroles aseptisées qui tranchent avec celles de la chanson "Prathet Ku Mee" ("Ce qu'est mon pays"), qui a suscité plus de 26 millions de vues depuis sa mise en ligne sur YouTube le 22 octobre.


Les artistes à la pointe de la critique

La chanson de la junte avait suscité quelques milliers de vues vendredi. "Les paroles sont bonnes", a commenté le général Prayut, qui se pique lui-même d'écrire des chansons.
 
Dans un pays où les rassemblements politiques restent interdits depuis un coup d'Etat militaire en 2014, les artistes sont à la pointe de la critique, même si l'impact politique de leur action s'est révélé pour le moment négligeable.
 
Dans son clip anti-junte, le collectif "Rap contre la dictature" conspue l'armée, la corruption, la censure et l'absence d'élections, promises pour 2019 après cinq ans de dictature militaire.
 
"Le pays où tu dois choisir entre ravaler la vérité ou avaler une balle", scande un rappeur, le bas du visage dissimulé par un bandana, entouré d'une foule de jeunes gens en colère, brandissant le poing. Le général Prayut a confié ne pas avoir apprécié.


https://fr.thaivisa.com/forum/topic/12924-la-junte-contre-attaque-avec-son-propre-rap/
IP archivée

Line

  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 13631
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2060 le: novembre 08, 2018, 07:58:36 pm »

Français Ensemble dans le Club de Pattaya


POLITIQUE


Un nouveau parti politique a été lancé mercredi par des enfants de leaders du parti thaïlandais Pheu Thai, et des membres de la famille des anciens premiers ministres Thaksin et Yingluck Shinawatra.

Intitulé Thai Raksa Chart, ce parti pourrait prendre le relais du parti Pheu Thai menacé de dissolution par la junte qui le soupçonne d'être sous l'influence de Thaksin, ce qui en contravention avec la loi électorale.

Le nouveau parti, dirigé par Preechapol Pongpanich, âgé de 38 ans, a déclaré qu’il était indépendant du parti Pheu Thai. Certains auront remarqué que l'acronyme officiel du nouveau parti - Tor Sor Shor - peut être interprété comme «Thaksin Shinawatra».

Son logo ressemble étrangement à l'emblème de Pheu Thai (rouge, blanc et bleu).

Preechapol a précédemment représenté Khon Kaen au sein de l'administration Pheu Thai de Yingluck. Il a obtenu une maîtrise en économie politique de l’Université de Sydney en Australie et était le plus jeune député de Khon Kaen lorsqu’il a été élu pour la première fois à 27 ans.

Parmi les autres dirigeants du parti, on compte une nièce et un neveu des anciens premiers ministres.
Thaksin a maintenu son influence sur le parti par le biais de dirigeants qui le représentaient au fil des ans, notamment de sa soeur Yingluck, élue en 2011.

Chayika Wongnapachant est une nièce de Thaksin et de Yingluck. Le chef adjoint du parti, Rupop Shinawatra, est leur neveu.

Ton na Ranong, fils de Kittirat na Ranong, ancien ministre des Finances de Yingluck, a également été choisi comme dirigeant du parti.

Mitti Tiyapairat, fils de l'ancien président du parlement, Yongyuth Tiyapairat, a été nommé secrétaire général.

Patchara Naripthaphan, fils d’un ancien député de Pheu Thai qui était ministre de l’Énergie de Yingluck, a également été nommé dirigeant du parti.

IP archivée
" Les compliments, c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes, ça vient du coeur ".

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2061 le: novembre 10, 2018, 07:21:47 am »


En Thaïlande, le “clan Thaksin” de retour sur l’échiquier politique

Alors que des élections sont promises pour le début de 2019 en Thaïlande, des proches de l’ancien Premier ministre en exil, ennemi juré de l’establishment, lancent un nouveau parti politique.
 
Sur la photo de famille publiée par le quotidien The Nation, ils portent tous une tenue décontractée, veste sur tee-shirt blanc et jean à la mode. Eux, ce sont les cadres du nouveau Thai Raksa Chart Party, dont la première assemblée générale s’est tenue le 7 novembre. Rupop, un neveu de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, aujourd’hui en exil, a été élu vice-président de la nouvelle formation, précise The Nation.

La junte militaire arrivée au pouvoir en 2014 à la faveur d’un coup d’État ayant renversé Yinluck Shinawatra, la sœur de Thaksin, a promis la tenue d’élections l’an prochain entre février et mai, après les avoir sans cesse repoussées. Les partisans des Shinawatra disposent toujours d’un parti, le Puea Thai. Mais ils craignent que les militaires le dissolvent. Voilà pourquoi, afin d’anticiper une telle manœuvre “et l’instauration d’un nouveau système électoral, des membres envisagent de trouver refuge dans d’autres partis”, écrit The Nation.

Évincé du pouvoir en 2006 lui aussi par un coup d’État, Thaksin, qui a construit sa carrière politique en s’opposant à l’establishment, reste extrêmement populaire dans les campagnes du Nord-Est. Pour le site Asian Correspondent, les élections qui se profilent “sont perçues avant tout comme une compétition entre d’un côté les institutions militaire et royaliste et, de l’autre, le parti populiste Puea Thai”. Or, poursuit le site, “au cours de la dernière décennie, les partis proches des Shinawatra ont remporté toutes les élections”.


https://fr.thaivisa.com/forum/topic/12951-en-tha%C3%AFlande-le-%E2%80%9Cclan-thaksin%E2%80%9D-de-retour-sur-l%E2%80%99%C3%A9chiquier-politique/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2062 le: novembre 10, 2018, 08:00:00 am »


Le Gouvernement thaïlandais ne veut pas d’observateurs étrangers pour les prochaines élections

Le Ministre thaïlandais des Affaires Étrangères s’est opposé à l’idée de faire observer les prochaines élections générales par des organisations étrangères, affirmant que le pays est en mesure de tenir un scrutin libre et transparent.

Le Ministre, Don Pramudwinai, a indiqué que les observateurs étrangers se rendent généralement dans les pays où les élections sont problématiques. « Autoriser les observateurs étrangers signifie que nous avons des problèmes, à leurs yeux ou aux nôtres. Cela signifie que nous ne pouvons pas subvenir à nos besoins. Et c’est malheureux. » Il a ajouté que les meilleurs observateurs possibles de l’élection pourraient être les électeurs thaïlandais eux-mêmes.

« Ma question est de savoir si les médias veulent que notre pays soit considéré comme problématique aux yeux de la communauté internationale. Le fait est que nous n’avons aucun problème à tenir des élections », a déclaré Don aux journalistes.

Pour des raisons de crédibilité, certains politiciens et critiques ont demandé à des observateurs étrangers de surveiller les élections générales, provisoirement prévues pour le 24 février 2019. La Commission Électorale aurait reçu des demandes de la part d’organisations étrangères pour observer le scrutin thaïlandais.

Le Ministre des Affaires Étrangères a indiqué que les pays étrangers suivaient les évolutions concernant les élections à venir par le biais de leurs représentations en Thaïlande.

« Nous n’avons pas besoin de dépendre des pays étrangers pour tout ce que nous faisons. Une intervention étrangère signifierait que nous sommes encore immatures et sous-développés. Nous pouvons le faire nous-mêmes et nous avons déjà réussi à de nombreuses reprises », a-t-il déclaré, cité par MGR Online.


Alors que les élections approchent, les activités politiques sont toujours interdites

Don a cité le référendum national sur la Constitution en 2016, qui a été bien reçu et reconnu par la communauté internationale, a-t-il ajouté. Selon lui, il ne s’agit pas d’une question d’étroitesse d’esprit. « Il serait dommage que nous devions compter sur les autres tout le temps. Nous n’avons besoin d’aide extérieure que si nous ne pouvons pas le faire avec les connaissances et les méthodes dont nous disposons. »

Pendant ce temps, le Premier Ministre Prayut Chan-o-cha a rejeté les allégations des politiciens selon lesquelles la junte cherchait à obtenir un avantage sur les partis politiques, en ne levant pas les restrictions politiques alors que la date du vote approche à grand pas. Le Général Prayut, qui dirige également le Conseil National pour la Paix et l’Ordre (NCPO), a déclaré que l’assouplissement complet des restrictions politiques en vigueur depuis le coup d’État se conformera aux lois applicables.

Selon le Premier Ministre, la loi stipule que les pourparlers entre les partis concernés au sujet de la levée des restrictions politiques ne peuvent avoir lieu qu’après la publication d’un décret fixant la date des élections, prévu pour le mois de décembre.

En réponse à un avertissement lancé par certains politiciens au sujet de possibles violences pendant le scrutin, Prayut a déclaré que le Gouvernement faisait de son mieux pour maintenir la paix et l’ordre. « Je ne sais pas qui veut créer le désordre. S’ils osent le faire, je ne pense pas que le public sera d’accord avec eux », a-t-il déclaré. Bien qu’il soit toujours interdit aux politiciens de faire campagne, le Premier Ministre est particulièrement actif sur les réseaux sociaux et s’est rendu à plusieurs reprises dans différentes provinces de Thaïlande au cours des derniers mois, pour rencontrer les résidents locaux.

Selon une source familière avec ce sujet, les déplacements de Prayut se concentreraient principalement dans les provinces où la popularité du Gouvernement est faible. Après chacune de ses visites, les agences compétentes sonderaient les résidents locaux sur leurs opinions concernant la visite du Premier Ministre.


https://siamactu.fr/gouvernement-thailandais-observateurs-etrangers-elections/?fbclid=IwAR3Rnmfsj4B5Z4Bb3FnxtFPaIDLcjh9BgG9YifC0NlwIbMp6zZGhMovarAo
IP archivée

Line

  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 13631
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2063 le: novembre 11, 2018, 09:01:26 pm »


Abhisit Vejajiva redevient chef du Parti démocrate

L'ancien premier ministre Thaïlandais revient en tête de l'opposition à quelques mois des élections législatives prévues pour le début 2019.

Abhisit Vejajiva a remporté le leadership du parti démocrate par 67 505 voix sur 127 000 votes.

Ce politicien né au Royaume Uni est l'une des bêtes noires des partisans du milliardaire en exil Thaksin Shinawatra.


Plus d'infos : https://bit.ly/2JTc96k
IP archivée
" Les compliments, c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes, ça vient du coeur ".

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2064 le: novembre 13, 2018, 08:36:17 am »


Un sondage Nida révèle que 77% des personnes interrogées ne pas comprennent pas le système électoral !

Plus de 95% des personnes interrogées dans un sondage d'opinion ont déclaré avoir l'intention de se rendre aux urnes. Mais plus de 77% ont déclaré ne pas savoir qu'elles n'auraient à déposer qu'un seul bulletin de vote, selon un sondage d'opinion réalisé par le National Institute of Development Administration (Nida).

Du 5 au 7 novembre, Nida Poll a évalué l'opinion de 1 261 personnes représentatives, sur leur compréhension du nouveau système électoral prévu par la Constitution de 2017.

En vertu du nouveau système électoral, un électeur ne déposera qu'un seul bulletin de vote : à la fois pour le candidat de sa circonscription et celui de la liste des partis, au lieu de deux bulletins de vote séparés, comme lors des élections précédentes. Le vote unique compte à la fois pour le vote du candidat (circonscription) et du parti pour les sièges octroyés sur la liste du parti (proportionnelle).

Le sondage montre que seulement 22,20% des répondants savent qu’ils n’auront qu’un seul bulletin de vote à choisir.

En ce qui concerne l’heure du vote prévue par la nouvelle loi électorale, 73,51% des sondés ont déclaré qu’ils ne le savaient pas que ce serait entre 8 et 17 heures. Lors des élections précédentes, les bureaux étaient ouverts de 8 heures à 15 heures.

Parmi ceux qui ont dit qu'ils iraient certainement aux urnes, leur demandant s'ils voteraient pour des partis, des candidats ou des projets politiques (de partis), 47,02% ont déclaré qu'ils baseraient leur décision sur les projets politiques des partis, tandis que 13,91% ont déclaré qu'ils baseraient leur jugement sur les candidats.


 :hang :hang :hang


https://fr.thaivisa.com/forum/topic/12960-un-sondage-nida-r%C3%A9v%C3%A8le-que-77-des-personnes-interrog%C3%A9es-ne-pas-comprennent-pas-le-syst%C3%A8me-%C3%A9lectoral/
IP archivée

Line

  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 13631
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2065 le: novembre 14, 2018, 05:01:59 pm »

Français Ensemble dan s le Club de Pattaya


ELECTIONS

Le gouvernement thaïlandais a affirmé mardi ne pas retarder les élections générales qui devraient avoir lieu comme prévu le 24 février 2019.

Répondant à la presse après la réunion du même jour du cabinet gouvernemental thaïlandais, le vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Prawit Wongsuwan, le vice-Premier ministre Wissanu Krea-ngam, et le ministre de l'Intérieur, Anupong Paojinda, ont tous souligné qu’il y avait aucune raison pour changer la chronologie des élections nationales.

Auparavant, le secrétaire général de la Commission électorale de Thaïlande, Jarungwit Pumma, a annoncé que sa commission avait accepté l’inscription de 25 partis politiques. L’inscription de 12 autres partis le sera la semaine prochaine.

Le 9 novembre, le vice-Premier Ministre Wissanu Krea-ngam a annoncé le déroulement des élections et les règlements liés à la création du nouveau gouvernement après les élections. A partir du 11 décembre, les lois sur l'organisation et les élections entreront en vigueur.

Du 16 au 27 décembre, le processus de sélection des sénateurs se déroulera. Le 24 février 2019, les élections générales auront lieu dans 350 circonscriptions. Les résultats des élections seront rendus publics deux mois plus tard. (VNA)
IP archivée
" Les compliments, c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes, ça vient du coeur ".

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2066 le: novembre 16, 2018, 07:29:03 am »


La Thaïlande prend la présidence de l’Asean

La Thaïlande prend aujourd’hui la succession de Singapour à la tête de l’Asean, l’organisation qui réunit dix pays d’Asie du Sud-Est.

Selon les conditions énoncées dans la Charte de l’ASEAN, la présidence de l’ASEAN doit changer chaque année en suivant l’ordre alphabétique des noms anglais des États membres.

La Thaïlande prend donc la relève de Singapour le 15 novembre à la fin du deuxième Sommet de cette année.

Les dirigeants de 18 pays, également membres du Sommet de l’Asie de l’Est (EAS), composé de 10 membres de l’Asean et de ses partenaires, comme la Russie et les États-Unis, assistent  également au sommet de Singapour.

Singapour a aussi invité la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, ainsi que le premier ministre canadien Justin Trudeau en sa qualité de président du G7.

Le président chilien, Sebastian Pinera Echenique, représentait son pays à la présidence de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC).


Un report du premier sommet 2019 au mois de juin

La Thaïlande a proposé d’accueillir le prochain Sommet ASEAN en juin 2019 au lieu d’avril, pour se prémunir contre les conséquences éventuelles d’un retard dans les prochaines élections générales qui devraient avoir lieu le 24 février 2019.

D’après les statuts de l’Asean, le pays hôte qui assume la présidence tournante du bloc régional est tenu d’organiser deux sommets dans l’année.

L’un limité à dix membres au début de l’année (en général au mois de mars ou avril) et l’autre avec ses partenaires plus tard dans l’année (en général au mois de novembre).


Oublier l’humiliation de 2009

La dernière fois que la Thaïlande a occupé la présidence de l’Asean de juillet 2008 à décembre 2009, l’organisation du premier sommet régional en avril 2019 à Pattaya s’était soldé par un fiasco humiliant.

Certains des dirigeants membres de l’Asean avaient dû être évacués en urgence à bord d’hélicoptères  de l’armée dans une base militaire voisine avant d’être rapatriés dans leur pays.

Le 11 avril 2009, les « chemises rouges », opposants au gouvernement de l’époque, avaient pris d’assaut et occupé l’hôtel de Pattaya où devaient se tenir les réunions entre les dirigeants des 10 pays.


https://www.thailande-fr.com/asean/67358-la-thailande-prend-la-presidence-de-lasean
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2067 le: novembre 21, 2018, 08:37:57 am »


D'après un sondage, la moitié des Thaïlandais considèrent que la situation n'est pas meilleure après 4 ans de junte militaire

Près de la moitié des personnes interrogées dans le cadre d'un sondage d'opinion ont admis que la politique du gouvernement Prayut consistant à "rendre le bonheur aux gens" ne les avait pas rendues plus heureuses. Ces Thaïlandais ne voient aucun changement dans leurs moyens de subsistance. Pour mémoire, les fortunes des milliardaires ont explosé.

Le sondage Nida de l’Institut national de l’administration publique du développement a mesuré les opinions de 1 250 personnes représentatives, du 12 au 13 novembre, sur le thème «4 ans et 6 mois de NCPO Pour rendre le bonheur à la société».

Selon le sondage, 47,68% des répondants ont déclaré qu'ils se sentaient aussi heureux qu'auparavant. Ils ne voient aucune amélioration pour leur "gagne-pain", affirmant que la situation économique restait inchangée mais que le coût de la vie était toujours élevé.

Cependant, 30,64% des personnes interrogées ont déclaré être moins satisfaites du fait de la hausse du coût de la vie, des restrictions imposées aux libertés individuelles, ainsi que de l’application inefficace de la loi et des nouvelles législations qui ne règlent pas les problèmes à la source.

21,20% des personnes interrogées ont déclaré qu'elles étaient beaucoup plus heureuses sous le gouvernement actuel en raison de l'amélioration de la paix et de l'ordre, de la réduction de la corruption et de politiques populistes dont ils bénéficient.

Par rapport à un sondage d’opinion similaire réalisé en mai, 27,69% étaient beaucoup plus heureux (21,20 % maintenant); 46,85% (inchangé) avaient déclaré qu'ils étaient aussi heureux qu'avant et 25,46% (30,64 % maintenant) avaient déclaré être moins heureux.

50,80% des personnes interrogées sont satisfaites du retour de la paix et de l'ordre.


https://fr.thaivisa.com/forum/topic/13001-dapr%C3%A8s-un-sondage-la-moiti%C3%A9-des-tha%C3%AFlandais-consid%C3%A8rent-que-la-situation-nest-pas-meilleure-apr%C3%A8s-4-ans-de-junte-militaire/
IP archivée

Line

  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 13631
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2068 le: novembre 22, 2018, 02:49:24 pm »

https://www.notretemps.com/high-tech/actualites/thailande-la-junte-militaire-defend-


Thaïlande: la junte militaire défend un projet de loi très controversé sur la cybersécurité...

La junte militaire au pouvoir en Thaïlande a défendu mercredi un vaste projet de loi en matière de cybersécurité, qualifié de liberticide par des ONG et qui pourrait être adopté avant les élections attendues début 2019.

Le texte vise à mettre en place un organisme gouvernemental doté de très larges pouvoirs.

Ce comité sera habilité à surveiller, sans autorisation judiciaire préalable, le trafic internet, à contraindre particuliers ou entreprises privées à fournir des informations, à ordonner la suppression de contenus voire à saisir des disques durs en cas de "suspicion raisonnable" ou d'"urgence".

Il sera présidé par le chef de la junte militaire au pouvoir, le Premier ministre Prayut Chan-o-Cha. Le numéro deux du gouvernement, le ministre de la Défense Prawit Wongsuwan, en fera aussi partie.

"Chaque pays a besoin de mettre en place un système juridique capable de le protéger (...) Chaque secteur économique présente un risque en cas de cyberattaque", a déclaré Pichet Durongkaveroj, ministre de l'Économie numérique lors d'un forum à Bangkok, invitant ONG, universitaires et entreprises étrangères à faire part de leurs préoccupations afin de veiller à ce que la loi soit "équilibrée".

Le projet est "en cours de finalisation" et devrait être adopté avant les élections législatives, les premières depuis le coup d'Etat de 2014, a ajouté le ministre.

Il suscite de très nombreuses critiques dans le royaume, jusque dans l'appareil judiciaire.

"Cette loi ignore les droits et la liberté du peuple", a déclaré Sriamporn Saligupta, haut magistrat à la Cour d'appel de Bangkok.

Les entreprises étrangères pourraient aussi être plus réticentes à s'installer dans le royaume par crainte que leurs transactions financières et leurs données commerciales soient sous surveillance, a-t-il ajouté.

Cette législation est la dernière d'une vague de lois dans plusieurs pays d'Asie visant à affirmer le contrôle du gouvernement sur internet. Le Vietnam a notamment adopté un texte draconien qui entrera en vigueur en janvier, obligeant les plateformes du web à retirer sous 24 heures tout commentaire considéré comme une menace à la "sécurité nationale".
IP archivée
" Les compliments, c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes, ça vient du coeur ".

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2069 le: novembre 27, 2018, 07:49:45 am »


Les petits partis auront un rôle déterminant après les élections

La scène politique en Thaïlande reste bipolaire depuis le coup d'État militaire de 2014, alors que le pays se dirige vers de nouvelles élections - les premières depuis 2011.

Avant que les généraux ne s'emparent du pouvoir en mai 2014, la politique nationale était largement divisée entre le parti qui soutenait l'ancien premier ministre fugitif, Thaksin Shinawatra, et le parti qui s'opposait à lui. Le groupe rival de l'époque était dirigé par le parti démocrate, qui constituait la principale opposition aux gouvernements pro-Thaksin dans les parlements d'avant le coup d'État.

Des années plus tard, la politique thaïlandaise est toujours aussi polarisée, divisée en une partie qui soutient la junte au pouvoir - le Conseil national pour la paix et l'ordre (NCPO) - et une autre qui s'y oppose.

Bien que la junte ait récemment confirmé que les élections générales se tiendront le 24 février comme prévu, certains observateurs s'inquiètent toutefois que cette date soit reportée.

Le Premier ministre Prayut Chan-o-cha n'a pas encore précisé ses intentions politiques, mais quatre membres de son cabinet ont rejoint le parti nouvellement créé, le Palang Pracharat, qui devrait proposer le chef de la junte comme prochain Premier ministre.

Les prochaines élections se dérouleront dans des eaux totalement inexplorées pour tous les acteurs politiques. Pour la première fois, un scrutin unique sera utilisé pour choisir les députés de circonscription et de ceux de liste (part de proportionnelle) dans un système de vote rare, appelé représentation proportionnelle mixte.

Ce sera également la première fois que le Sénat se joindra à la Chambre des représentants pour choisir le Premier ministre si la Chambre basse n'est pas en mesure de parvenir à un accord par elle-même.

Par conséquent, il est probable que même si un parti politique obtient le soutien de la majorité à la Chambre basse, qui compte 500 membres, il risque de ne pas pouvoir former le prochain gouvernement.

Si les 500 députés ne parviennent pas à un accord, le Sénat, composé de 250 membres, votera pour choisir le nouveau chef du gouvernement. Le vainqueur devra obtenir le soutien d'au moins 376 parlementaires pour obtenir la majorité.

Cela pourrait être une tâche très difficile, en particulier pour un parti qui n'a pas l'appui important des sénateurs.

Le NCPO nommera "à sa main" les 250 membres du Sénat.

À en juger par le scénario actuel, il y aura trois groupes principaux après les élections: l’alliance pro-NCPO, les opposants à la junte et le groupe « facteur déterminant ».

Le premier groupe sera probablement composé de 250 sénateurs nommés par le NCPO, ainsi que du Parti pour la junte, Palang Pracharat et ses alliés, à savoir la Coalition d'action pour la Thaïlande (ACT) et People Reform.

Palang Pracharat pro-junte a recruté et débauché de nombreux anciens députés. Ces allégeances ont été gagnés grâce à des offres d'avantages personnels et à des menaces de poursuites judiciaires [article du pro-junte The Nation].

Les observateurs s’attendent à ce que le principal parti pro-NCPO remporte environ 80 sièges à la Chambre (ce qui serait une contre-performance), bien que le nombre final dépendra de la popularité du général Prayut lors de la préparation du vote national.

Le parti ACT, dirigé par le politicien vétéran Suthep Thaugsuban, ne devrait pas remporter plus de 10 sièges à la Chambre, principalement grâce au système proportionnel.

Les observateurs suggèrent que le People Reform Party, dirigé par l'ancien sénateur Paiboon Nititawan, ne remportera probablement qu'un siège à la Chambre.

Le camp pro-junte devrait donc gagner environ 91 sièges au total. Avec les 250 sénateurs, il aura probablement 341 voix. Cependant, cela ne suffit pas encore pour catapulter leur candidat préféré au poste de Premier ministre.

Le camp anti-junte comprend le Pheu Thai Party, ses soi-disant «affiliés» - Thai Raksa Chart, Prachachat et Puea Chat - et ses alliés, les partis Future Forward et Seri Ruam Thai.

Les observateurs considèrent que le camp anti-junte a adopté la stratégie «des partis affiliés» afin de profiter du nouveau système dans lequel «chaque vote compte».

Dans le nouveau système, chaque vote obtenu dans une circonscription sera additionné pour calculer la part des députés du parti dans le système proportionnel.

De nombreux politiciens chevronnés, dont Chaturon Chaisang, ont récemment quitté Pheu Thai pour rejoindre Thai Raksa Chart, une décision que les observateurs considèrent comme une «défection stratégique».

Chaturon a déclaré que le camp "pro-démocratie" avait pour objectif de remporter jusqu'à 251 sièges afin de commander la majorité à la Chambre des représentants.

Les analystes politiques disent que son estimation est crédible, compte tenu des victoires remportées par Pheu Thai lors des précédentes élections.

Lors du prochain vote national, Pheu Thai devrait remporter environ 160 sièges - le plus grand parti à la Chambre basse, sans toutefois être majoritaire.

Thai Raksa Chart devrait remporter 40 sièges et Future Forward, 20 (ce qui serait une contre performance pour ce parti qui représente le renouveau), tandis que trois autres partis opposés au NCPO pourraient totaliser 10 sièges chacun.

Donc, le camp dirigé par Pheu Thai est susceptible de gagner pas loin des 250 sièges requis pour obtenir la majorité à l'assemblée.

Le troisième groupe - les « facteurs déterminants » - peut s'avérer crucial pour les deux camps, car les blocs rivaux seuls ne seront pas en mesure de former un nouveau gouvernement par eux-mêmes.

Ces partis sont le Parti Démocrate, le Bhum Jai Thai, Chart Thai Pattana et Chart Pattana. À en juger par l'histoire, le parti démocrate devrait remporter environ 100 sièges, tandis que les observateurs estiment que Bhum Jai Thai devrait en obtenir 40, Chart Thai 15 et Chart Pattana quatre.

Ainsi, au total, environ 159 membres de la Chambre répartis dans les partis de ce troisième groupe tiendraient l’équilibre politique du pays entre leurs mains.

Après l'élection, le camp pro-NCPO peut s'associer à n'importe lesquels des partis à «facteurs déterminants» pour former un nouveau gouvernement. Mais, comme elle ne commandera pas de majorité à la Chambre, la coalition sera probablement instable, car le camp rival dirigé par Pheu Thai aura un nombre égal de députés.

Une autre possibilité est que le camp dirigé par le Pheu Thai établisse un nouveau gouvernement avec le soutien de tous les partis à «facteurs déterminants». Leur coalition aurait jusqu'à 409 députés au total. Mais de nombreux analystes considèrent cette option comme la moins probable, car les démocrates refusent de travailler avec Pheu Thai tant qu’il reste sous l’influence de Thaksin. Pheu Thai pourrait décider de former un gouvernement de coalition sans l’aide des démocrates, mais pour ce faire, il faudra une victoire écrasante.

https://www.thaivisa.com/forum/topic/1070313-thai-politics-minor-groups-hold-balance-of-power/

C'est le retour à la politique des alliances des petits partis, souvent avec le plus fort, d’aucuns diront avec le plus offrant.

Les petits partis ne sont pas des fanatiques des droits de l'homme, ils ne seront sans doute pas contre une alliance, récompensée, avec la junte.

A cela il faut ajouter que le Parti démocrate n'est pas uni, une proportion importante est farouchement pour la junte et votera pour le premier ministre désigné par Palang Pacharat (peut-être Chan-o-cha).

Enfin, le Pheu Thai n'est peut-être pas aussi fort que le suggère ce sondage. Il est fortement divisé et nombre de ses cadres ont déserté.

Dernière remarque, si la junte croit aux sondages, il possible que celui-ci la fasse réfléchir et l'incite, soit à encore plus de politiques populistes, à la grande joie des pauvres, soit à un report des élections.


https://fr.thaivisa.com/forum/topic/13032-les-petits-partis-auront-un-r%C3%B4le-d%C3%A9terminant-apr%C3%A8s-les-%C3%A9lections/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2070 le: novembre 28, 2018, 08:06:18 am »


Prayut qui garde toutes les cartes en main est moins populaire que Suradat

Parmi les dix principaux candidats au poste de Premier ministre, Khunying (Mme) Sudarat a été choisie par 25,16% des 1 260 personnes interrogées,
suivie à 24,05% par le Premier ministre Prayut Chan-o-cha,
par le chef du parti Future Forward, Thanathorn Jungroongruangkit, à 14,62%,
Abhisit à 11,6%.
Puis 6,90% pour le chef du parti thaïlandais Pol Seripisut Tamiyavej,
5,32%, Chuan Leekpai’s
4.29 %, le leader de Ruam Palang Prachachart Thai party M.R. Chatumongol Sonakul’s
1.35 %, le leader du Palang Pracharat Uttama Savanayana’s
1.19 % et le vice premier ministre Somkid Jatusripitak’s 1.11 %.

Nida Poll a évalué l'opinion de 1 260 personnes représentatives.

Sur la question concernant les partis qu’ils veulent au gouvernement, 61,67% des répondants ont déclaré vouloir de nouveaux partis, car ils souhaitent des changements avec de nouvelles personnes et de nouvelles idées. Certains sont lassés du style de gestion des vieux partis.

Cependant, 38,33% des personnes interrogées ont déclaré préférer les anciens partis car ils possèdent de l'expérience, des connaissances et des compétences et qu'ils ont déjà prouvé leur valeur.

A la question de savoir quel parti ils souhaiteraient voir remporter les élections et prendre l'initiative de former le prochain gouvernement, beaucoup des répondants (31,75%) ont choisi le parti Pheu Thai, suivis à 19,92% du Palang Pracharat, 16,98% pour les démocrates et Future Forward à 15,63%, 5,32% pour Seri Ruam Thai, 2,14% pour le parti Chart Thai Pattana, 1,83% pour le parti Thai Raksachart, 1,67 % pour le parti Ruam Palang Prachachart Thai, 0,79 % pour Bhumjai Thai.

Le fait que Mme Sudarat est populaire ne veut rien dire car les électeurs ne votent pas directement pour le premier ministre. Comme aucun parti se détache, le premier ministre sera sans doute élu par le congrès (députés + sénateurs), or les sénateurs sont tous nommés pas la junte et voteront pour M Chan-o-cha, s'il se présente.

https://www.thaivisa.com/forum/topic/1070322-poll-shows-pheu-thais-sudarat-beats-pm-prayut-as-most-favoured-candidate-for-prime-minister/

 


Le chef de la Junte a déclaré hier qu'il avait décidé de ne pas adhérer à un parti politique, pas même à un parti favorable à la junte. Hier était le dernier jour pour que les candidats annoncent leur appartenance politique, ce qui doit être fait 90 jours avant l'élection provisoirement fixée au 24 février.

Le Premier ministre Prayut Chan-o-cha, en effet, a gardé ses options ouvertes - il pourrait devenir le chef du prochain gouvernement en devenant le candidat Premier ministre non-député d'un parti politique ou en étant nommé Premier ministre par le congrès, option la plus probable.

Le général Prayut, qui dirige le Conseil national pour la paix et l'ordre (CNPO), a déclaré hier qu'il n'était pas obligé d'adhérer à un parti à ce jour, bien qu'il ait laissé entendre qu'il attendait une invitation.

"J'ai déjà parlé à l'équipe juridique, je n'ai pas besoin d'être membre ni quoi que ce soit", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il n'avait été approché par aucun parti en particulier. Il a également déclaré que son avenir politique serait plus clair une fois que toutes les lois électorales seraient en place.

"Je ne sais pas si j'accepterai l'invitation. Voyons si leur offre correspond à mes désirs », a déclaré Prayut hier.

En vertu de la loi, les candidats aux élections doivent être placés sous la bannière du parti qu'ils souhaitent représenter au moins 90 jours avant les élections.

Le chef de la junte a refusé de dire quand l'interdiction des activités politiques serait levée. Il a seulement déclaré que le NCPO discuterait de la question avec les partis politiques le 7 décembre, bien que des acteurs majeurs tels que le Thai Raksa Chart Party et le Pheu Thai aient révélé qu'ils ne participeraient pas à la réunion.

Le porte-parole du gouvernement, Puttipong Punnakanta, a déclaré hier que la décision de lever l'interdiction serait prise après l'annonce du décret électoral.

Entre-temps, de nombreux politiciens en herbe ont demandé hier à rejoindre des partis politiques.

Le Parti Palang Pracharat, qui est perçu comme un défenseur de la junte et dirigé par quatre membres du Cabinet de Prayut, a continué à attirer d’anciens députés et anciens politiciens dans son giron. Parmi eux figurent Danairit Watcharaporn, ancien député de Si Sa Ket, et Juriporn Sinthuprai, de Roi Et, sœur cadette de l'ancien député Nisit Sinthuprai, important dans le système féodal régnant en province.

Danairit et Juriporn étaient les derniers parmi un grand groupe de politiciens qui ont quitté le parti Pheu Thai pour se joindre à la junte militaire - Palang Pracharat.

Le chef du parti démocrate, Abhisit Vejjajiva, a déclaré que les politiciens rejoignaient le parti pro-junte pour quatre raisons principales: argent, promesses de projets gouvernementaux dans leurs circonscriptions, remaniements qui leur sont favorables et promesses "d'aide" pour leurs problèmes juridiques. [Article The Nation]

Cependant, le vice-premier ministre Prawit Wongsuwan a rejeté les affirmations selon lesquelles la junte influencerait les poursuites judiciaires contre les hommes politiques qui rejoindraient le parti favorable à la junte. «Le gouvernement n’est pas un tribunal et nous ne pouvons pas contrôler les tribunaux. », a-t-il déclaré.

Le Parti démocrate, quant à lui, a réussi à attirer des personnalités plus importantes hier.

L’ancien chef de la police métropolitaine Pol Maj-général Wichai Sangprapai et l’ancien ministre des Transports Aram-achawat Lohwira ont demandé à adhérer au parti démocrate et se sont présentés comme candidats à l’élection. Ils ont été personnellement accueillis par Abhisit au siège du parti.

L'ancien commissaire aux élections Somchai Srisuthiyakorn a rejoint dimanche le parti démocrate et devrait devenir l'un de ses candidats aux élections.

 

https://www.thaivisa.com/forum/topic/1070450-prayut-keeps-his-options-open-avoids-all-parties/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2071 le: novembre 30, 2018, 08:03:36 am »


En Thaïlande, des aides généreuses et suspectes avant les élections

Le déblocage d’une enveloppe de 86,9 milliards de bahts (2,3 milliards d’euros) destinée aux ménages les plus modestes est-il innocent, à quelques mois des élections ?

Dès que le Premier ministre et chef de la junte au pouvoir, Prayut Chan-ocha, en a fait l’annonce, les commentateurs politiques, faussement naïfs, ont posé la question. Car l’achat des voix est une vieille tradition dans le royaume. Et même la commission électorale s’est sentie dans l’obligation de dire qu’elle se saisirait du dossier et mènerait une enquête, rapporte le site indépendant Khaosod.

Dans le détail, les 14,5 millions de Thaïlandais aux revenus les plus bas pourraient chacun recevoir 500 bahts (13 euros) pour le nouvel an et 330 bahts (9 euros) supplémentaires par mois pendant dix mois pour les aider à payer leurs factures. Des montants respectivement portés à 1 000 et 400 bahts (26 et 11 euros) pour les plus de 65 ans.

Ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement thaïlandais fait ainsi preuve d’une immense générosité, rappelle le Bangkok Post dans son éditorial du 28 novembre. Des dons qui “laissent un sale goût”. D’autant que, selon le quotidien anglophone, ces mesures ont été prises à la suite d’une “série de décisions purement politiques perçues comme destinées à soutenir le régime militaire”, dont celle octroyant plus de temps à la commission électorale pour fixer les limites des circonscriptions.

La junte arrivée au pouvoir en 2014 à la faveur d’un coup d’État a promis des élections pour le début de l’an prochain, peut-être en février. Si elles se tiennent, ce seront les premières depuis 2011.



https://fr.thaivisa.com/forum/topic/13053-en-tha%C3%AFlande-des-aides-g%C3%A9n%C3%A9reuses-et-suspectes-avant-les-%C3%A9lections/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2072 le: novembre 30, 2018, 08:15:06 am »


Le PM thaïlandais en visite en Allemagne pour renforcer les relations bilatérales

Le Premier ministre thaïlandais Prayut Chan-o-cha et le ministre des Affaires étrangères Don Pramudwinai effectuent une visite officielle en Allemagne.

Au cours de la visite de deux jours, les  27 et 28 novembre, le Premier ministre thaïlandais s'entretiendra avec la chancelière allemande Angela Merkel afin de transformer les relations entre la Thaïlande et l'Allemagne en un partenariat stratégique, en particulier dans les secteurs clés de la quatrième révolution industrielle via une coopération en matière de recherche et de développement des technologie et ressources humaines.

La Thaïlande accorde une attention particulière à la promotion de sa coopération avec l'Allemagne en matière de formation technique et professionnelle, ainsi qu'au renforcement des capacités et au développement des PME, à la facilitation des projets de startup, contribuant à la création d'emplois et à la croissance.

Les deux parties coopèreront plus étroitement lors de la présidence thaïlandaise de l'ASEAN et du mandat de l'Allemagne en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies en 2019, afin de traiter des questions mondiales d'intérêt commun pour l'Asie et l'Europe.

La Thaïlande et l’Allemagne exploreront les possibilités d’élargir la coopération au développement dans le cadre des accords trilatéraux et de l’ASEAN, dans le contexte où l’Allemagne est le seul pays à détenir le statut de partenaire de développement de l’ASEAN.

La Thaïlande invitera également l'Allemagne à devenir un partenaire de développement dans le cadre de la Stratégie de coopération économique Ayeyawady-Chao Phraya-Mékong (ACMECS), en vue d'aider le Cambodge, le Laos, le Myanmar et le Vietnam à atteindre leurs objectifs de développement durable de l'ONU.

Le Premier ministre thaïlandais  participera au « Forum des affaires Thaïlande-Allemagne: partenariat pour l'avenir entre l'Asie et l'Europe ». Il rencontrera également des hauts dirigeants allemands des secteurs de l'automobile, du chemin de fer de nouvelle génération, et visitera un institut de recherche allemand spécialisé dans la quatrième révolution industrielle.


https://fr.thaivisa.com/forum/topic/13048-le-pm-tha%C3%AFlandais-en-visite-en-allemagne-pour-renforcer-les-relations-bilat%C3%A9rales/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14328
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2073 le: décembre 03, 2018, 08:01:42 am »


Accusé de charcutage de circonscriptions, Prayut s'énerve contre les médias

Le Premier ministre Prayut Chan-o-cha s'est fâché vendredi contre les politiciens qui se sont plaints du manque d'équité de la nouvelle carte électorale, affirmant que leur sort dépend du jugement des électeurs et non de la forme des circonscriptions.

Il a pris la parole alors qu'il présidait une réunion d'un comité de stratégie nationale vendredi.

À un moment donné, le général Prayut a semblé perdre son sang froid lors de la réunion, utilisant une obscénité.

"Les médias à l'extérieur n'arrêtent pas de me harceler au sujet de la démarcation des circonscriptions ...? M ********. Est-ce qu'ils [les politiciens] vont mourir de ce découpage électoral ?"

Il faut rappeler qu'en raison de la censure permanente, les journalistes ne critiquent jamais la junte et que le harcèlement dont parle Prayut n'existe pas, il est victime de sa propre hyper susceptibilité.

"Les choses se feront selon les règles. Je ne sais rien à ce sujet [la démarcation des circonscriptions]", a déclaré le Premier ministre.
Il a dit que le redécoupage est basé sur la nouvelle démographie dans chaque circonscription par rapport aux élections précédentes.

"Dans quelle mesure les choses ont-elles changé au cours des quatre ou cinq dernières années? Mais ils ressassent toujours les mêmes vieilles histoires. Peu importe la façon dont les circonscriptions sont modifiées, si les gens ne vous choisissent pas, vous ne gagnerez pas. Laissons-les faire leur choix." , a déclaré le général Prayut.

"Peu importe la façon dont les circonscriptions sont divisées ou le parti auquel vous appartenez. Si le peuple ne vote pas pour vous, c'est fini. Ne méprisez pas les gens", a-t-il déclaré.

Le porte-parole du gouvernement, Buddhipongse Punnakanta, a déclaré par la suite que le Premier ministre s'était excusé pour avoir utilisé un langage impoli.

Les opinions des politiciens sont partagées depuis l'annonce par la Commission électorale (CE) des nouvelles limites des circonscriptions électorales. De nombreux partis politiques majeurs ont critiqué le nouveau découpage qui donneraient un avantage inéquitable à un parti pro-régime. On ne sait pas sur quelles données tangibles, les partis se basent pour affirmer cela.

L'ordonnance n ° 16/2018 du NCPO permet à la CE de modifier les limites des circonscriptions jusqu'au 11 décembre, date à laquelle le projet de loi sur l'élection des députés entrera en vigueur, ce qui est beaucoup plus tard que prévu.

Certains politiciens et observateurs ont qualifié cette intervention de tentative d'ingérence du régime dans le processus de préparation du scrutin afin de diviser les circonscriptions électorales pour favoriser le parti pro-régime, Palang Pracharath (PPRP) dirigé par le ministère de l'Industrie. Uttama Savanayana.

Le PPRP a clairement indiqué qu'il soutiendrait le Premier ministre Prayut Chan-o-cha dans toute tentative de reconquérir le poste de Premier ministre après le scrutin.

Abhisit Vejjajiva, dirigeant du parti démocrate, s'est prononcé vendredi contre le changement de tracé, affirmant que les nouvelles frontières sont injustifiées et portent atteinte à la crédibilité de la CE et au processus électoral lui-même.

M. Abhisit a déclaré que plusieurs circonscriptions n'avaient pas été redéfinies conformément à la loi, mais que rien ne pouvait être fait à ce sujet, car la CE s'est vu accorder l'immunité par ordonnance du NCPO (junte).

Il a donné l'exemple de Sukhothai où le nombre total de députés n'a pas été changé mais où un district, Kong Krailat, a été divisé pour avoir maintenant quatre députés. Abhisit n'explique pas en quoi, le fait que Kong Krailat ait 4 député apportera un avantage au parti de la junte, sachant que les électeurs surprennent souvent.

"Je dois informer la population de ce comportement. Je pense que les gens désapprouveront ceux qui prennent un avantage aussi injuste sur les autres", a déclaré M. Abhisit.

Le vice-Premier ministre Prawit Wongsuwon a affirmé hier que le NCPO n'avait aucune influence sur les décisions de la CE. Il a ajouté que l'ordre du NCPO avait simplement été émis pour traiter des plaintes concernant le processus.

Le président de la Commission, Ittiporn Boonpracong, a répété que les circonscriptions avaient été redessinées conformément à la section 27 du projet de loi sur l'élection des députés et a écarté les critiques selon lesquelles la nouvelle carte avait été dessinée au bénéfice du PPRP.

Lors de la même réunion, le général Chan-o-cha a rappelé que quelque soit le gouvernement élu, il devrait mener la politique définie par la junte appelée "stratégie nationale à 20 ans" et qui a maintenant force de loi.


https://fr.thaivisa.com/forum/topic/13064-accus%C3%A9-de-charcutage-de-circonscriptions-prayut-s%C3%A9nerve-contre-les-m%C3%A9dias/
IP archivée

Line

  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 13631
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2074 le: décembre 03, 2018, 09:17:29 pm »


CHOMAGE - Le Cambodge (1er) et la Thaïlande (3ème) figurent sur le podium des pays qui enregistrent le plus faible chômage...   :clap
IP archivée
" Les compliments, c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes, ça vient du coeur ".