Forum Thailande Info

Merci de vous connecter ou de vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Recherche avancée  
Pages: 1 ... 83 84 [85] 86 87 ... 90

Auteur Sujet: POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.  (Lu 677884 fois)

Line

  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14281
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2100 le: janvier 25, 2019, 09:17:35 pm »

Français Ensemble dans le Club de Pattaya


Conférence de presse ce matin à Bangkok, sujet : immigration dans le pays...

Pol Maj-General Itthipol Itthisarnronnachai, chef-adjoint du "Immigration Police Bureau", a organisé ce matin une conférence de presse devant le centre commercial "Bangkok’s Street Ratchadapisek" pour dresser le bilan des rafles d'étrangers la nuit dernière dans 217 endroits du pays, qui ont permis l'arrestation de 503 personnes.

Un dizaine d'entre elles (4 Iraniens, 3 Laotiens, un Américain, un Indien et un ressortissant de Mongolie) étaient en possession de visas périmés.

94 Laotiens, 86 Birmans, 68 Cambodgiens, 2 Vietnamien ainsi qu'un Indien et un Sud-Coréen sont poursuivis pour entrée clandestine dans le royaume.

La police a également interpellé 121 Thaïlandais, 50 Cambodgiens, 40 Birmans, 6 Laotiens, 6 Vietnamiens, trois Indiens, 2 Philippins, 2 Chinois, 2 Russes, 2 Australiens, ainsi qu'un Britannique, Sud-Coréen, Grec et Allemand pour des délits divers.

Les 43 soirées de ce type ont permis depuis plusieurs mois l'interpellation de 6.971 étrangers , essentiellement des clandestins de pays voisins de la Thaïlande.
IP archivée
" Les compliments, c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes, ça vient du coeur ".

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 15905
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2101 le: janvier 26, 2019, 07:44:47 am »


Thaïlande: comment la junte verrouille le scrutin des législatives

Des élections législatives se déroulent le 24 mars en Thaïlande. Les premières depuis le coup d'Etat de 2014. La junte thaïlandaise promettait depuis des années d'organiser ce scrutin. Elle a verrouillé la Constitution et redessiné la carte électorale pour mettre toutes les chances de son côté. Avec un candidat naturel : l'homme fort de Thaïlande, le général  Prayut Chan-O-Cha, qui veut confirmer dans les urnes le pouvoir qu'il a pris par la force il y a 5 ans.

Prayut a troqué son uniforme contre un costume et prétend qu'il va faire campagne comme tout le monde. Mais dans les urnes, il n'a aucune chance. La chercheuse Eugénie Mérieau rappelle à quel point le Peua-Thaï, le parti de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, reste incontournable en Thaïlande.

« Depuis plus de 10 ans maintenant, les Thaïlandais; ils votent toujours pour le même parti en donnant une majorité écrasante au parti Peua-Thaï. Ça a toujours été le cas depuis 1997, il y a eu six élections. Six élections qui ont été remportées de façon triomphale par le Peua-Thaï, ce sera la même chose pour cette élection. Les électeurs thaïlandais sont très fidèles à Thaksin », explique la spécialiste.

Le régime n'aura pas le vote populaire. C'est l'opposition qui va dominer l'Assemblée nationale. Mais ça ne suffira pas. Car en 2016, la junte a changé la Constitution. Désormais le Sénat est contrôlé par les militaires. Or, les sénateurs ont autant de poids que les députés pour désigner le Premier ministre.

Autrement dit, le général en chef est sûr de garder le pouvoir même s'il n'obtient pas la majorité des suffrages exprimés.



https://fr.thaivisa.com/forum/topic/13322-tha%C3%AFlande-comment-la-junte-verrouille-le-scrutin-des-l%C3%A9gislatives/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 15905
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2102 le: janvier 30, 2019, 09:19:11 am »


Quatre ministres membres du parti pro-Junte quittent le gouvernement

Quatre membres d'un parti politique favorable à la junte ont annoncé mardi qu'ils démissionneraient de leurs postes de ministre au sein du gouvernement militaire pour se consacrer à la campagne.

Après des mois de critiques acerbes sur leur double casquette, les quatre hommes, dont le chef du parti Palang Pracharat et ministre de l'Industrie, Uttama Savanayana, ont déclaré que leur démission entrerait en vigueur mercredi.

Le parti devrait nommer le chef de la junte, le général Prayuth Chan-ocha, candidat au poste de Premier ministre avant la date limite du 4 février ou dès vendredi.

Les trois autres ministres qui ont annoncé leur démission sont le ministre des Sciences et de la Technologie, Suvit Maesincee; Le ministre du Commerce, Sontirat Sontijirawong et Kobsak Pootrakool du bureau du Premier ministre, tous poids lourds du parti.

Ils peuvent désormais se consacrer à plein temps à la campagne électorale en vue du scrutin prévu le 24 mars.


https://forum.thaivisa.com/topic/1081200-4-pro-junta-party-members-to-leave-cabinet/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 15905
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2103 le: février 03, 2019, 08:55:36 am »


Abhisit le seul candidat démocrate au poste de Premier ministre

Abhisit Vejjajiva, ancien Premier ministre et dirigeant du Parti démocrate, est le seul candidat au poste de Premier ministre que le parti soumettra à la Commission électorale.

La Constitution permet à chaque partie de soumettre jusqu'à trois noms. Contrairement aux Pheu Thai Party et Phalang Pracharat qui désigneront 2 ou 3 candidats (dont le général Chan-o-cha), les démocrates ont annoncé vendredi qu'ils ne proposeraient que Abhisit.

On avait supposé que le patriarche et ancien dirigeant du démocrate Chuan Leekpai pourrait se présenter comme candidat, mais il ne l’a pas fait.

Le porte-parole Thana Chiravinit a déclaré que le parti avait voté à l'unanimité en faveur de la candidature d'Abhisit au poste de Premier ministre.

Il a déclaré que M. Abhisit était un politicien dévoué qui n'avait aucune réputation de corruption. Abhisit défend également la démocratie et a déjà été premier ministre.


https://fr.thaivisa.com/forum/topic/13367-abhisit-le-seul-candidat-d%C3%A9mocrate-au-poste-de-premier-ministre/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 15905
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2104 le: février 05, 2019, 07:57:33 am »


En Thaïlande, afflux de candidats aux premières législatives depuis le coup d'Etat

En Thaïlande, les partis ont commencé lundi à enregistrer leurs candidats aux élections législatives du 24 mars, les premières depuis le coup d'Etat militaire de mai 2014.

"Les Thaïlandais attendent des élections depuis huit ans, ces élections devraient être libres et justes afin de permettre au pays d'aller de l'avant", a commenté Phumtham Wechayachai, du Pheu Thai, principal parti d'opposition.

"Le 24 mars, les Thaïlandais doivent s'exprimer afin de mettre fin au régime militaire", a déclaré le jeune millionnaire Thanathorn Juangroongruangk, à la tête du nouveau parti d'opposition "Future Forward" ("En avant l'avenir"). Accusé d'avoir diffusé de fausses informations sur les réseaux sociaux en assurant que la junte tentait d'intimider ses rivaux, il a été inculpé en septembre.

Dès lundi, des centaines de candidats des divers partis sont venus s'enregistrer en personne dans un grand auditorium réquisitionné pour l'occasion.

Parmi eux, un membre de l'obscur nouveau parti Palang Prachatipatai ("Pouvoir de la démocratie") s'est présenté masqué, en costume du héros américain Lone ranger. Un autre, du mouvement pro-junte Action Coalition, a fait imprimer des affiches de lui en Superman.

Parti démocratique du Siam, parti pour l'unité de la Thaïlande...: plusieurs dizaines de mouvements politiques nouvellement créés sont apparus ces derniers mois dont un certain nombre soutiennent la junte.

Au tournant des années 2000, la Thaïlande a connu plus d'une décennie d'instabilité politique avec de fortes tensions entre "Chemises rouges" (réformateurs, partisans des Shinawatra) et "Chemises jaunes" (conservateurs ultra-royalistes au premier rang desquels les généraux), ce qui a conduit à deux coups d'Etat militaires.

Après celui de 2014, la junte a tout fait pour repousser la tenue d'élections, de crainte que le Pheu Thai ne remporte le scrutin comme systématiquement par le passé, même si son fondateur Thaksin Shinawatra et sa soeur Yingluck, tous deux ex-Premiers ministres) vivent en exil pour échapper à des poursuites judiciaires.

L'armée a aussi fait adopter en 2016 une Constitution très controversée, avec un Sénat nommé par les militaires qui aura son mot à dire sur la nomination du chef du gouvernement.

L'opposition n'est pas dupe mais aucun parti n'a opté pour un boycott du scrutin.

Thanathorn Juangroongruangk, un des rares à critiquer ouvertement le chef de la junte, veut "empêcher Prayut d'arriver au pouvoir", dénonçant les prétentions politiques post-électorales du général Prayut Chan-O-Cha qui n'est cependant pas encore officiellement candidat au poste de Premier ministre.

Le parti Palang Pracharath l'a déjà invité à rejoindre ses rangs. Il a jusqu'au 15 février pour sortir du bois.

 

https://www.atlasinfo.fr/En-Thailande-afflux-de-candidats-aux-premieres-legislatives-depuis-le-coup-d-Etat_a97831.html

 
--------------------------
 

Huit candidat du Pheu chart, une "antenne" du Pheu Thai ont fait modifier officiellement leur prénom pour s'appeler Thaskin ou Yingluck pour sceller leur appartenance à la mouvance Shinawatra.

Il est assez facile de changer de nom ou de prénom en Thaïlande.



https://forum.thaivisa.com/topic/1082370-eight-different-‘thaksins’-and-a-‘yinguck’-vying-for-votes-in-northeast/


-------------------------


Alors que certains analystes étrangers / français voit le général Chan-o-cha retrouver son poste au pouvoir après les élections, un observateur thaïlandais Titipol Phakdee-wanich, affirme dans The Nation (très opposé au Pheu Thai) que la junte a tellement peu fait pour les pauvres et que le parti pro-junte est tellement transparent qu'il lui sera difficile de gagner les élections. Il pense que le choix d'Abhisit pour le parti démocrate est une erreur car il est grillé depuis qu'il s'est compromis avec l'armée (quand il a fait tirer sur la foule en 2010). Il considère que les 3 candidats choisi par le Pheu Thai ont plus fière allure, en particulier Chatchart.



http://www.nationmultimedia.com/detail/breakingnews/30363468
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 15905
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2105 le: février 06, 2019, 08:23:41 am »


Plus de 5000 candidats en lice pour les prochaines élections

Pléthore de candidats pour les élections législatives prévue le 24 mars prochain en Thaïlande.

58 partis politiques ont enregistré 5 831 candidats en vue du prochain scrutin législatifs dans les 350 circonscriptions électorales, a déclaré le secrétaire général de la Commission électorale (CE), Jarungwit Phumma.

Deux partis ont également présenté leurs candidats pour le vote par liste, a-t-il ajouté.

Le scrutin en Thaïlande prévoit en effet un vote double : par circonscription (majoritaire) et pour une liste de parti (proportionnelle). En revanche le système a été simplifié par rapport au vote de 2014 et les électeurs ne devront remplir qu’un seul bulletin de vote.

Selon les derniers chiffres, le parti démocrate aurait enregistré le plus grand nombre de candidats (341), suivi de Phalang Pracharat (335), le parti favorable à l’actuel gouvernement.

Seri Ruam Thai Party vient ensuite avec 333 candidats, Future Forward Party avec 330 candidats et Bhumjaithai 325.

Jarungwit a appelé les partis politiques à ne pas attendre le dernier jour pour soumettre leur liste de candidats, car tous les candidats devront être vérifiés

La Commission européenne et les observateurs non gouvernementaux des élections se sont félicités de la régularité de l’enregistrement des candidats.



https://www.thailande-fr.com/politique/75838-plus-de-5000-candidats-en-lice-pour-les-prochaines-elections
IP archivée

Line

  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14281
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2106 le: février 07, 2019, 02:32:09 am »

Français Ensemble dans le Club de Pattaya


Prochaines élections...


Quinze candidats aux prochaines élections législatives thaïlandaises ont changé de nom. Ils ont choisi ceux d’anciens Premiers ministres. Objectif ? Obtenir plus de voix. Il s’agit aussi de composer avec les règles qui encadrent strictement le premier scrutin du pays, depuis le coup d’État de 2014.

Jiraroj Kiratisakvorakul a changé de nom. Il a modifié son patronyme avant de déclarer sa candidature aux prochaines élections législatives thaïlandaises, lundi.

À moins de deux mois du scrutin, il se fait désormais appeler Thaksin. C’est le nom d’un ancien Premier ministre emblématique du pays, Thaksin Shinawatra, écarté du pouvoir en 2006 après un coup d’État.

"Les électeurs se souviendront de moi plus facilement", a expliqué le candidat au journal Bangkok Post.

Et il n’est pas le seul à avoir eu cette idée. Sur les centaines de candidats qui se sont déclarés, quinze ont pris le nom de Thaksin ou de sa sœur, Yingluck. Elle aussi ancienne Première ministre, elle a été destituée par les militaires en mai 2014. Tous deux vivent en exil...
IP archivée
" Les compliments, c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes, ça vient du coeur ".

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 15905
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2107 le: février 08, 2019, 05:23:44 pm »


Ubolratana « profondément touchée » s'engage à ramener la prospérité

Pour la première fois depuis qu’elle a accepté d'être candidate au poste de Premier ministre de la Thaïlande, l’ancienne princesse Ubolratana a remercié ses partisans et s’est engagée à conduire le pays vers un âge d’or.

Dans un message en ligne intitulé "Merci", l’ancienne princesse a déclaré qu’elle exerçait ses droits politiques en tant que roturière pour le Thai Raksa Chart Party.

Âgée de 67 ans, elle a abandonné les titres royaux lorsqu'elle a épousé un Américain dans les années 1970, même si elle reste vénérée par beaucoup comme un "tul kramom", un titre honorifique à peu près équivalent à une princesse.

"J'aimerais aussi préciser que j'ai abandonné tous les titres royaux et que je vis comme une roturière", a écrit Ubolratana. "Par conséquent, je peux exercer mes droits en tant que roturier en vertu de la constitution et de la loi."

Ubolratana a provoqué une onde de choc dans le paysage politique ce matin lorsque le Thai Raksa Chart, un parti allié de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, l'a nommée sa candidate pour être à la tête du prochain gouvernement (en cas de victoire électorale).

Elle est la première membre de la famille royale à se présenter aux élections depuis le renversement de la monarchie absolue à la suite d'un coup d'État en 1932.

Ceci est une traduction non officielle du message complet qu'elle a posté sur son compte Instagram privé :

“Merci pour l'amour et le soutien de tous mes compatriotes thaïlandais. Je suis profondément touchée. J'aimerais dire que je veux que nous puissions tous avoir du bonheur dans notre pays.

«Je voudrais aussi préciser que j’ai déjà abandonné tous les titres royaux et que je vis comme un roturier. Par conséquent, j'aimerais exercer mes droits et bénéficier de ma liberté de citoyenne selon les termes de la constitution et de la loi. J'accepte de devenir la candidate du Thai Raksa Chart Party au poste de Premier ministre. Je veux faire valoir mes droits et jouir de ma liberté en l'absence de tout privilège sur le peuple thaïlandais, en vertu de la constitution.

"J'ai entrepris cette action avec sincérité et avec la détermination de faire des sacrifices pour conduire la Thaïlande vers le progrès et la prospérité."



https://fr.thaivisa.com/forum/topic/13403-ubolratana-%C2%ABprofond%C3%A9ment-touch%C3%A9e%C2%BB-sengage-%C3%A0-ramener-la-prosp%C3%A9rit%C3%A9/
IP archivée

Line

  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14281
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2108 le: février 08, 2019, 09:09:20 pm »

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/08/thailande-la-s-ur-du-roi-et-le-chef-de-la-junte-candidats-au-poste-de-premier-ministre_


En Thaïlande, la princesse Ubolratana bouleverse le jeu politique...

L’annonce de la candidature de la sœur aînée du roi à la fonction de premier ministre fait l’effet d’un séisme dans un pays où l’instabilité est chronique.

C’est un séisme politique : pour la première fois depuis la fin de la monarchie absolue, en 1932, un membre de la famille royale de Thaïlande, la princesse Ubolratana Rajakanya, va concourir à des élections, lors du scrutin législatif du 24 mars.

Mais le plus spectaculaire dans cette annonce faite à Bangkok, dans la matinée du vendredi 8 février, c’est que la sœur aînée du roi, âgée de 67 ans, a été désignée comme candidate à la fonction de premier ministre par un parti politique proche de deux anciens chefs de gouvernements renversés par l’armée.

L’un, Thaksin Shinawatra, avait été évincé par les militaires en 2006. L’autre, Yingluck Shinawatra, qui est la sœur du premier, a été renversée en 2014 par les généraux actuellement à la tête d’une junte militaire qui a mis le pays en coupe réglée depuis près de cinq ans. Et qui était jusque-là censée jouir du patronage du roi Vajiralongkorn.

« La princesse Ubolratana a été vue ces derniers mois en compagnie de Thaksin [à Londres] où l’ex-premier ministre possède une résidence », affirme vendredi l’expert de la politique thaïlandaise Shawn Crispin, sur le site Asia Times. Des photos de la princesse assise aux côtés de Thaksin et de sa sœur dans un stade moscovite durant la Coupe du monde de football ont également circulé en 2018.


Opacité politique du royaume

Quand on sait que le parti qui a désigné Ubolratana comme sa candidate à la fonction de chef de gouvernement, le Thai Raksa Chart, est en réalité une formation créée pour apporter des voix supplémentaires au Pheu Thaï, parti de l’ancienne première ministre renversée, le doute n’est plus permis : la princesse va « rouler » pour le clan des Shinawatra, dont le surgissement en politique a ébranlé le pays depuis le début du siècle.

L’adage selon lequel tout peut arriver en Thaïlande, royaume dont l’opacité politique n’a d’égale que l’imprévisibilité, vient donc une nouvelle fois de se vérifier : Thaksin et, à un moindre degré, sa sœur Yingluck furent les bêtes noires de l’oligarchie politico-militaire et du monde des affaires.

Les « ammat » – les élites pro-monarchistes, en thaï – s’étaient liguées de longue date contre ces deux « réformateurs », premiers ministres d’un genre nouveau qui avaient osé compter sur le soutien des campagnes pour assurer le succès de politiques aux accents résolument populistes.

Thaksin, homme d’affaires milliardaire, figure tout à la fois charismatique et autoritaire, était en effet devenu le chantre des moins favorisés pour avoir mis sur pied des programmes sociaux inédits en faveur des provinces les plus pauvres.

Depuis une dizaine d’années, il est en exil à Dubaï, où l’a rejointe récemment sa sœur Yingluck : tout comme son frère, accusé de corruption par une justice aux ordres de l’establishment, cette dernière a dû fuir la Thaïlande en 2017 après avoir été accusée de mauvaise gestion dans un scandale de subventions rizicoles quand elle était à la tête du gouvernement.

On imagine, dans ce contexte, le tremblement de terre provoqué par la candidature de la princesse Ubolratana, dont la décision n’a pu qu’être approuvée, voire suggérée, par le roi lui-même.

On savait cependant que le souverain, récemment monté sur le trône après la mort de son père Bhumibol, en 2016, avait été proche de Thaksin lorsque ce dernier était premier ministre. Contrairement au roi précédent pour lequel le chef de gouvernement renversé, aujourd’hui âgé de 69 ans, était l’adversaire désigné.

Depuis le début du règne, certains analystes commençaient ainsi à se demander si le nouveau roi Vajiralongkorn n’allait pas réintroduire dans le jeu politique Thaksin Shinawatra, personnalité des plus clivantes, au nom de la réalisation d’une réconciliation nationale jusque-là impossible.

Personne, en Thaïlande, n’a oublié les sanglantes années de cette décennie : en 2010, les « chemises rouges », mouvement réunissant les partisans de Thaksin, avaient occupé par milliers le centre des affaires de Bangkok. Ils réclamaient le retour de leur héros. Ils avaient fini par être délogés par les militaires au cours d’une répression qui fit une centaine de morts.


Stature symbolique

Quatre ans plus tard, ce fut au tour des adversaires de Thaksin, les « chemises jaunes », qui paralysèrent le centre de la capitale quand la sœur de l’ancien premier ministre était au pouvoir. Mouvement qui fit plusieurs dizaines de morts et prit fin lors du putsch des militaires de 2014, qui soutenaient les « jaunes ».

Par ailleurs, l’actuel chef de la junte, le général Prayuth Chan-ocha, a décidé de se présenter à la fonction de premier ministre pour un petit parti associé aux militaires.

Dans ce contexte, comment, dans une nation où la révérence pour l’ordre monarchique est totale, l’actuel « général-premier ministre » a-t-il l’audace de concourir contre la sœur d’un monarque certes constitutionnel mais dont la stature symbolique reste indépassable ?

IP archivée
" Les compliments, c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes, ça vient du coeur ".

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 15905
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2109 le: février 09, 2019, 08:30:59 am »


SM le Roi interdit à sa sœur de se présenter aux élections

Le roi de Thaïlande Maha Vajiralongkorn a décidé vendredi de bloquer la candidature surprise de sa sœur aînée au poste de Premier ministre en mars, qualifiant sa candidature d' "inappropriée" et inconstitutionnelle.

La princesse Ubolratana Rajakanya Sirivadhana Barnavadi, 67 ans, a "assommé" la nation lorsqu'elle a annoncé vendredi qu'elle serait l'unique candidat au poste de Premier ministre d'un parti fidèle à l'ex-Premier ministre déchu, Thaksin Shinawatra, aux élections de mars.

Sa candidature a bouleversé le paysage politique avant le premier scrutin depuis le coup d'État militaire de 2014 qui avait renversé un gouvernement élu fidèle à M. Thaksin, personnage au centre de nombreuses années de turbulences politiques et de manifestations qui ont ravagé la société thaïlandaise.

Mais son entrée dans la vie politique a été de courte durée après que le roi Vajiralongkorn s'est opposé à cette candidature, ce qui risque de conduire la Commission électorale à disqualifier la princesse.

La Thaïlande est une monarchie constitutionnelle depuis 1932, mais la famille royale exerce une grande influence.

"L'implication d'un membre haut placé de la famille royale dans la politique, de quelque manière que ce soit, est un acte en contradiction avec les traditions, les coutumes et la culture du pays, et est donc considéré comme hautement inapproprié", a déclaré le roi dans une déclaration.

La déclaration a été publiée par le palais et lue plus tard par un présentateur de télévision.

Le roi Vajiralongkorn a également cité une disposition de la constitution selon laquelle le monarque reste au-dessus de la politique et maintient sa neutralité politique.

"Tous les membres de la famille royale adhèrent aux mêmes principes (...) et ne peuvent occuper aucune fonction politique, parce que cela contredit l'intention de la constitution."

Vendredi était le dernier jour pour déposer les candidatures.

La commission électorale a refusé de commenter lorsque Reuters l'a contactée vendredi, dans la nuit. Un responsable a annoncé que ses membres se réuniraient lundi.

Thai Raksa Chart, le parti qui a nommé la princesse, est une émanation du plus grand parti pro-Thaksin, le Pheu Thai.

Le Premier ministre Prayuth Chan-ocha, qui était chef de l'armée lorsqu'il a fomenté un coup d'État de 2014 et dirige maintenant la junte au pouvoir, a également annoncé sa candidature vendredi.

Ubolratana, qui a joué dans des séries télévisées et des feuilletons thaïlandais, a renoncé à la plupart de ses titres royaux en 1972, lorsqu'elle s'est mariée avec un Américain, Peter Jensen, étudiant au Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Elle a vécu aux États-Unis pendant plus de 26 ans avant leur divorce en 1998.

Plus tôt vendredi, elle avait remercié ses partisans dans un post sur Instagram.

Son compte Instagram est resté silencieux après la déclaration du roi.

Nommer un membre de la famille royale était un moyen de changer la donne politique dans le pays. En effet, les partis loyalistes à Thaksin étaient accusés par leurs ennemis d’être opposés à la monarchie, accusations qu’ils ont toujours rejetées. Sous entendu : Nommer la sœur du roi était la preuve tangible de l'attachement de cette partie de la population thaïlandaise à la monarchie.

La rivalité entre les élites royalistes centrées sur Bangkok et Thaksin et ses partisans basés dans les zones rurales a provoqué des manifestations de rue, des coups d'état militaires et des affrontements violents pendant près de 15 ans.



https://forum.thaivisa.com/topic/1083336-thai-king-moves-to-block-sisters-inappropriate-candidacy-for-pm/


-----------------------


Tous les observateurs étaient persuadés qu'Ubolratana ne s'étaient jetée dans l'arène qu'avec l'assentiment de son frère dont elle est proche. La rumeur de sa candidature était largement répandue en Thaïlande depuis plusieurs jours donc le Roi ne pouvait pas ne pas être au courant. Les historiens analyseront dans 100 ans ce qui s'est joué vendredi 8 février 2019.
IP archivée

Line

  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14281
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2110 le: février 09, 2019, 08:32:45 pm »

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/09/thailande-la-s-ur-du-roi-retire-sa-candidature-au-poste-de-premier-ministre_5421368_3210.html?


pour faire suite au poste de Manu ci-dessus...


Thaïlande : la sœur du roi retire sa candidature au poste de premier ministre

Le palais avait condamné vendredi l’entrée en politique de la princesse Ubolratana, jugée contraire à la Constitution.

La princesse Ubolratana Rajakanya, sœur du roi de Thaïlande, ne sera pas candidate au poste de premier ministre de son pays.

Elle devait se présenter sous l’étiquette du parti Thai Raksa Chart, mais la formation politique a annulé son meeting de campagne prévu samedi 9 février, puis annoncé le retrait de sa candidate, en expliquant qu’il « se soumet[tait] à l’ordre royal ».
IP archivée
" Les compliments, c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes, ça vient du coeur ".

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 15905
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2111 le: février 15, 2019, 08:35:23 am »


Le commandant en chef des armées, fils de putschiste, putschiste lui-même, exclut un nouveau coup d'état

Le général Apirat Kongsompong, commandant en chef de l'armée thaïlandaise, a exclu aujourd'hui jeudi la possibilité d'un coup d'État, affirmant que des informations non fondées faisant état d'un coup d’État avaient été propagées par « le même vieux groupe de personnes » sur les médias sociaux.

Confirmant la neutralité politique de l’armée et affirmant que les militaires seraient toujours du côté du peuple, il a ajouté: «La vérité est qu’il n’y a rien. Tout se déroule conformément au calendrier des élections. "

Apparemment, se référant à un groupe politique connu, il a prévenu : « Ne franchissez pas la ligne jaune."

Alors que le pays entre en période électorale, le général a déclaré qu'il avait ordonné à ses hommes de faire preuve de prudence et de s'abstenir de prendre des positions politiques.

Cependant, une source bien informée a déclaré qu'au cours d'une réunion avec les commandants des unités de l'armée, le chef de l'armée les avait exhortés à apporter leur soutien au gouvernement actuel.

Apirat fait partie de la junte qui a fomenté un coup d'état en 2014.

Les liens entre le Premier ministre Prayut Chan-o-cha et le chef de l'armée, Apirat Kongsompong sont fraternels, selon une source haut placée de l'armée.

Des rumeurs de coup d'Etat ont fait suite à un vendredi mouvementé lorsque le nom de la princesse Ubolratana a été soumis en tant que candidat au poste de Premier ministre par le parti Thai Raksa Chart (TRC).

Ces événements ont eu lieu alors que des chars roulaient dans les rues de Sa Kaeo, Prachin Buri et Chon Buri en direction d'un exercice à Lop Buri. Ils ont fait craindre à beaucoup qu'un coup d'État ne se prépare.

Le gouvernement a essayé d'atténuer l'inquiétude du public qui grandissait malgré des banderoles "pour la formation" ornant les flancs des chars.

Ces craintes avaient été aggravées par une série de fausses informations partagées sur les médias sociaux, notamment des articles faisant état d'une ordonnance fictive en vertu de l'article 44 du premier ministre transférant les chefs des forces armées, y compris le général Apirat, à des postes inactifs.

A ce moment-là, le général Apirat assistait à l'étranger, à une audience avec Sa Majesté le Roi...

Le général Apirat est accusé par ses adversaires de suivre les traces de son père. Fils du défunt gén. Sunthorn Kongsompong, à l'origine du coup d'État qui a pris le pouvoir au gouvernement élu de Chatichai Choonhavan en 1991. Le général Apirat a été l'un des principaux artisans du coup d'État du 22 mai 2014, lorsqu'il commandait la 1re Division, la Garde du roi, qui était une unité clé du putsch.

Une source du Conseil national de la paix et de l'ordre (NCPO) a déclaré que des éléments anti-régime essayaient de creuser un fossé entre l'armée et le gouvernement.

Cependant, la source a expliqué que le général Prayut et le général Apirat sont unis. Le général Prayut est à la tête du NCPO, le général Apirat en étant le secrétaire général.
Le général Prayut a appuyé la promotion rapide du général Apirat jusqu'au poste de chef de l'armée.

"Si le général Apirat devait prendre parti, il choisirait d'être avec le général Prayut", a déclaré une source proche du général Apirat.

La source de l'armée a déclaré qu'il ne serait pas facile de renverser un gouvernement maintenant puisque les troupes stationnées à Bangkok et dans les provinces environnantes relèvent de la garde royale.

"Il n'y a aucune condition ni circonstance d'aucune sorte pour organiser un coup d'Etat. Nous nous dirigeons vers une élection, nous préparons le couronnement et présidons l'Asean", a déclaré le général Apirat.



https://fr.thaivisa.com/forum/topic/13433-le-commandant-en-chef-des-arm%C3%A9es-fils-de-putschiste-putschiste-lui-m%C3%AAme-exclut-un-nouveau-coup-d%C3%A9tat/
IP archivée

Line

  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14281
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2112 le: février 16, 2019, 02:48:43 pm »

Français Ensemble dans le Club de Pattaya


ELECTIONS : le chef de la junte plus que jamais en position de force...

Le général Prayut Chan-O-Cha voit son pouvoir conforté après le désaveu par le roi de Thaïlande de sa propre sœur.

Après la tentative avortée du clan de l’ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra de revenir, via la sœur du roi, au centre du jeu politique en Thaïlande, le chef la junte semble plus que jamais en position de force pour conserver le pouvoir à l’issue des législatives.

Défiant les rumeurs de coup d’État dans un pays qui en a connu douze depuis 1932, le général Prayut Chan-O-Cha, à la tête du pays depuis le putsch de 2014, est apparu tout sourire jeudi aux côtés du commandant en chef de l’armée, Apirat Kongsompong, issu d’une faction rivale.
IP archivée
" Les compliments, c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes, ça vient du coeur ".

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 15905
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2113 le: février 17, 2019, 09:01:25 am »


Une candidate transgenre au poste de premier ministre

En tant que Pinit Ngarmpring, il était un PDG et un promoteur sportif bien connu dans le monde du football thaïlandais. Maintenant, sous son nouveau nom, Pauline Ngarmpring, cherche à devenir le premier Premier ministre transgenre du pays.

Agé de 52 ans, il est l’un des trois candidats proposés par un parti politique aux élections générales du mois prochain. Chaque parti a le droit de déposer 3 noms.

Elle dit qu'elle veut que sa nomination apporte de l'espoir aux marginalisés et ouvre un espace politique aux futures générations de personnes LGBT.

A plus d’un mois du scrutin, elle a fait campagne cette semaine dans l’un des quartiers les plus tristement célèbres de Bangkok.

De nombreuses personnes vulnérables ou exploitées travaillent dans cette zone crépusculaire de go-go bars, d’hôtels économiques et de salons de massage. C’est exactement la circonscription que le parti Mahachon cherche à représenter et elle a hâte d’entendre leurs préoccupations.

«Notre bien-être, principalement. La santé », explique la masseuse Wassana Sorsawang, alors qu’elle se tient devant son échoppe. Elle se plaint de ce que ses collègues et elle-même travaillent souvent à double vacation (soit 16 heures), ce qui nuit à leur santé.

Le parti Mahachon présente 200 candidats à la Chambre des représentants, qui compte 500 membres. Environ 20 des candidats sont ouvertement LGBT. Pauline se trouve être une pionnière politique, un symbole unique de la lutte pour l'égalité.

«Nous ne disons pas que nous sommes meilleurs que les hommes ou les femmes», a-t-elle déclaré. "Nous voulons juste dire que nous sommes égaux."

Jusqu'à il y a trois ans, Pauline était Pinit: un père de deux enfants, un journaliste devenu homme d'affaires qui s'est fait connaître en fondant une association de supporters de football qui a acquis une grande influence dans les milieux sportifs.

Depuis sa transition sexuelle, elle s’est donnée pour mission d’éduquer la société. Son nouveau rôle politique lui donne la plate-forme idéale.

"De nos jours, les gens disent:" Oh, vous êtes transgenre? Vous voulez devenir notre premier ministre. Ça va être drôle, ça va être une histoire très étrange », a-t-elle dit.

"Mais je ne pense pas de cette façon", dit-elle.

Le parti espère que son programme fondé sur les droits de l’homme attirera tout particulièrement l’importante population de personnes LGBT et de travailleurs du sexe du pays. Une de leur proposition consiste à légaliser la prostitution.

Selon Pauline, le parti pourrait obtenir jusqu'à 10 législateurs au Parlement, grâce à un nouveau système électoral qui attribue une partie des sièges par représentation proportionnelle. Ce serait une grande victoire.

Mais, même si le pays accepte traditionnellement la "fluidité sexuelle", elle sait qu’elle n’est pas destinée à diriger le pays.

«Je ne serai pas Premier ministre. Mais ce n’est pas grave. Cela prendra du temps et ce ne sera pas la fin du monde après les prochaines élections », a-t-elle déclaré.



https://fr.thaivisa.com/forum/topic/13440-une-candidate-transgenre-au-poste-de-premier-ministre/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 15905
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2114 le: février 18, 2019, 08:57:28 am »


SONDAGE : Prayuth domine chez les candidats, le Pheu Thai dans les partis

Prayut Chan-o-cha est actuellement en tête de la liste des candidats au poste de Premier ministre, mais le parti thaïlandais pro-Thaksin Pheu Thai est en avance, selon le dernier sondage NIDA (Institut national de l'administration du développement).

L'enquête a relevé les opinions de 2 091 personnes âgées d'au moins 18 ans et ayant des professions et des formations variées entre le 4 et le 7 février.

Parmi les dix candidats favoris au poste de Premier ministre, Prayuth Cha-o-cha est en tête avec 26,06% des suffrages. Sudarat Keyuraphan, du parti Pheu Thai, se classe deuxième avec 24,01%.

Le chef du parti démocrate Abhisit Vejjajiva, 11,43% et Thanathorn Jungroongruangkit du parti Future Forward avec 5,98%.

Pol Gen Seripisut Taemeeyavej, M. Chadchart Sitthipant du Pheu Thai et Mme Kanchana Silpa-archa de Chart Thai Pattana, arrivent ensuite.

Dans la course des partis, le sondage indique
le Pheu Thai (pro Thaksin) à 36,49%;
le Palang Pracharat (pro junte) à 22,57%;
Démocrate à 15,21%;
Future Forward à 8,18%;
Seri Ruam Thai, 4,97%;
Chat Thai Pattana, 1,39%;
Pheu Chart et Bhumjai Thai, 0,91%;
et Thai Raksa Chart, 0,43%.

54,85% des personnes interrogées citent leur niveau de vie et leur endettement comme les principales priorités du nouveau gouvernement,

suivies de 27,93% pour les prix des produits agricoles; 4,26% pour l'enseignement gratuit jusqu'au niveau universitaire et 2,7% pour la lutte contre la corruption.

98,13% des répondants ont déclaré qu'ils voteraient aux élections générales, tandis que 0,96% ont déclaré qu'ils ne le feraient certainement pas.



https://forum.thaivisa.com/topic/1084583-prayuth-most-favoured-pm-candidate-while-pheu-thai-party-leads-–-nida-poll/


------------------


Les analystes ont sans doute raison, Prayuth sera premier ministre grâce aux 250 sénateurs qu'il a nommés.

Pendant 5 ans il n'a eu à faire face à aucune critique ni des partis ni des médias et pourtant il s'énervait.

Que se passera-t-il si une opposition se manifeste ?
IP archivée

Line

  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14281
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2115 le: février 18, 2019, 07:54:41 pm »

Français Ensemble dans le Club de Pattaya


comme çà, pour info... ;)


ELECTIONS


Idea Suchada Thaensap, diplômée de la Thammasat University - "Faculty of Engineering of the International Institute of Sirindhorn International Institute of Technology", se présente aux élections du 24 mars sur la liste "New Dem"...  :D

IP archivée
" Les compliments, c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes, ça vient du coeur ".

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 15905
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2116 le: février 25, 2019, 08:28:31 am »


La police thaïlandaise veut poursuivre le dirigeant d'un parti anti-junte populaire auprès des jeunes

La police thaïlandaise a déclaré mercredi qu'elle cherchait à poursuivre le célèbre chef du nouveau parti politique pour un discours prononcé sur Facebook, critiquant la junte au pouvoir, juste un mois avant les élections générales.

L'action en justice contre Thanathorn Juangroongruangkit, 40 ans, et deux de ces collègues du parti Future Forward, populaire chez les jeunes électeurs, ajoute à l'inquiétude que l'armée soit déterminée à maintenir son emprise sur la politique, même après le 24 mars.

"Nous allons renvoyer les suspects au procureur général", a déclaré à Reuters le lieutenant-colonel la police Krit Seneewong Na Ayutthaya, enquêteur de la division de la cybercriminalité de la police.

Thanathorn, milliardaire dans le secteur de l'automobile et nouveau venu sur la scène politique, et ses deux collègues pourraient être condamnés à cinq ans de prison en vertu de la loi sur la criminalité informatique pour avoir "diffusé de fausses informations" dans un discours publié sur Facebook en juin dernier.

Krit a déclaré que l'affaire serait renvoyée la semaine prochaine aux procureurs, qui décideront s'il faut juger ou non.

Le parti Future Forward a démenti cette accusation, affirmant que les arguments avancés dans son discours constituaient une information publique.

"Il est évident qu'à l'approche des élections, certains accélèrent l'affaire ... Nous sommes prêts à faire face aux défis qui nous attendent", a déclaré Thanathorn à la presse lors d'un rassemblement à Bangkok.

Des centaines de jeunes, dont beaucoup d'étudiants, se sont rendus au rassemblement. La plupart ont pris des photos et des vidéos de Thanathorn et certains ont fait la queue pour prendre des selfies avec lui.

Le hashtag "#SaveThanathorn" était tendance sur le Twitter thaïlandais.

Les élections générales du mois prochain sont les premières depuis le coup d'État militaire de 2014.

Tandis que le vote est très attendu par les partis politiques et les électeurs, certains reprochent à la nouvelle constitution, élaborée sous la supervision de l'armée, de garantir que les généraux conserveront un rôle important en politique.

Thanathorn a lancé son parti l'année dernière, en le présentant comme une alternative à la politique actuelle de la Thaïlande, qui oppose depuis des années les loyalistes de l'ex-Premier ministre renversé, Thaksin Shinawatra, aux partis de l'establishment soutenant l'élite militaro-royaliste.

Thanathorn a critiqué le régime militaire et s'est récemment engagé à poursuivre les coupables qui ont fomenté des coups d'état et à modifier la nouvelle constitution.

https://forum.thaivisa.com/topic/1085473-thai-police-seek-to-prosecute-leader-of-anti-junta-party-popular-with-young/

 
--------------------------


Il existe trois partis anti-junte : Le Thai Raksa Chart qui devrait être dissous ces prochains jours, le Future Forward mentionné ici dont le chef charismatique pourrait être condamné à 5 ans de prison pour avoir critiqué la junte et le Pheu Thai qui pourrait être dissout si l'on prouve qu'il est lié au Thai Raksa Chart.

Le parti démocrate se dit opposé aux coups d'état mais a tout fait pour que l'armée prenne le pouvoir en 2014 (et 2006) et devrait se rallier à Prayut après les élections.
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 15905
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2117 le: février 28, 2019, 08:28:51 am »


L'utilisation de la religion dans la campagne électorale n'est pas illégale

La Commission électorale (CE) a décidé mardi qu'il était acceptable d'utiliser la religion lors des campagnes électorales.

Le secrétaire général de la CE, Jarungwit Phumma, a déclaré que cette décision avait été prise en réponse à une pétition d'un centre de coordination bouddhiste, qui remettait en cause l'utilisation par le candidat du mot Bouddha sur ses affiches électorales.

«L’utilisation de la religion n’est pas contraire aux lois électorales», a expliqué Jarungwit.

Paiboon Nititawan, chef du Parti de la réforme du peuple, a promis de résoudre les problèmes du pays par le biais du bouddhisme dans sa campagne.

Les affiches de la campagne de Paiboon disent que son parti s’appuiera sur les enseignements de Bouddha pour aider à résoudre la pauvreté et les problèmes. Cependant, les mots écrits en très gros caractères «Seigneur Bouddha» sur l'affiche ont attiré l'attention des gens car ils sont plus visibles que le nom du candidat ou du parti, ce qui a incité le centre bouddhiste à poser des questions. Paiboon utilise également ce slogan sur les réseaux sociaux, dont Facebook.



https://fr.thaivisa.com/forum/topic/13502-lutilisation-de-la-religion-dans-la-campagne-%C3%A9lectorale-nest-pas-ill%C3%A9gale/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 15905
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2118 le: mars 03, 2019, 08:00:25 am »


Les électeurs thaïlandais très indécis. Le parti pro-junte boudé par les primo-votants

Selon les instituts de sondage, de nombreux Thaïlandais ne savent pas pour qui ils vont voter le 24 mars, alors que la plupart de ceux qui ont pris une décision sont favorables au Pheu Thai.

Les sondages les plus récents ont révélé qu'environ la moitié des électeurs restaient « indécis » quant au parti pour lequel ils voteront. Parmi ceux qui se sont décidés, le parti qui a gagné toutes les élections depuis près de 20 ans, Pheu Thai, bénéficie du plus grand soutien, ce qui n'est pas le cas du parti pro-junte Phalang Pracharat.

Les instituts de sondage thaïlandais ne respectent pas les normes de transparence de la profession et ne divulguent pas leurs méthodes. Certains ont déjà été suspectés de manipulation politique par le passé. Ils fournissent néanmoins un aperçu du sentiment général.

Le dernier sondage de l’Université de Bangkok a révélé que 51,7% des électeurs interrogés étaient «indécis», 11,7% déclarant qu’ils voteraient pour le parti Pheu Thai. Le parti démocrate était juste derrière avec 10,6%, tandis que le parti pro-junte Phalang Pracharat était crédité de 10,2%. Le parti Future Forward est arrivé en quatrième position avec  9,8% des personnes interrogées. Le sondage s’est déroulé sur trois jours à la fin du mois dernier et auprès de 1 506 électeurs par téléphone. Il a une marge d'erreur de plus ou moins 3%.

L'Institut national d'administration du développement, ou NIDA, a mené un sondage auprès de 1 254 primo électeurs le mois dernier (donc des jeunes). 44,6% sont « indécis » quant au parti pour lequel voter. Pheu Thai est en tête avec 18,74% des répondants, suivi par Future Forward et Democrats avec 13,86 et 10,73% respectivement. Le même sondage a révélé un faible soutien à la junte - Phalang Pracharat parmi les jeunes électeurs: 2,70%. NIDA ne divulgue pas sa marge d'erreur.

Beaucoup moins d’électeurs indécis dans le nord-est de la Thaïlande, selon un sondage E-Saan de l’Université de Khon Kaen réalisé les 9 et 10 février dans 20 provinces du nord-est. Il a constaté que seulement 9,1% de ses 1 108 répondants étaient encore indécis. Pheu Thai était le choix de 44,8% des personnes interrogées, suivi de Future Forward (21,2%) et de Thai Raksa Chart (7,5%), tous des partis opposés à la junte. Phalang Pracharat (la junte) avait l'appui de 7,4% des répondants; Le parti Bhumjaithai avait 6,1%. Le sondage n’identifie aucune marge d’erreur, mais indique qu’il est «fiable à 99%».

L'isaan est le bastion du Pheu Thai.

Rappelons que, lorsqu'on pose la question relative aux premiers ministres, le chef de la junte Chan-o-cha arrive souvent en tête ce qui indiquerait une possible cohabitation. Par ailleurs, Chan-o-cha peut être élu premier ministre grâce aux sénateurs qu'il a nommés même avec députés élus par le peuple qui lui sont majoritairement hostiles.



https://fr.thaivisa.com/forum/topic/13520-les-%C3%A9lecteurs-tha%C3%AFlandais-tr%C3%A8s-ind%C3%A9cis-le-parti-pro-junte-boud%C3%A9-par-les-primo-votants/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 15905
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2119 le: mars 03, 2019, 08:04:21 am »


Plusieurs rassemblements à travers la Thaïlande avant une décision de justice cruciale

Les partis thaïlandais alignés avec le puissant clan Shinawatra organisent cette fin de semaine de vastes rassemblements avant une décision de justice qui pourrait porter un coup sérieux à leurs perspectives lors des élections qui se tiendront plus tard ce mois-ci.

Ces rassemblements se tiennent à travers le pays samedi — y compris dans la ville de Chiang Mai d’où est originaire l’ex-premier ministre controversé, le milliardaire Thaksin Shinawatra.

Des milliers de personnes ont notamment convergé vers le centre historique de Bangkok tard vendredi pour soutenir la campagne du Thai Raksa Chart, l’un des partis affiliés au clan Shinawatra. Cette formation politique pourrait cependant être dissoute par la Cour constitutionnelle le 7 mars après que sa tentative de présenter une princesse comme candidate au poste de première ministre eut tourné au fiasco.

Les partisans de Shinawatra clament que la Cour tient entre ses mains l’avenir de la démocratie thaïlandaise à l’heure où la junte est déterminée à retourner au pouvoir sous la forme d’un gouvernement civil qui serait mené par son leader Prayut Chan-O-Cha.

Les tensions montent au sein de Thai Raksa Chart à l’approche de la décision de justice, mais le parti « va continuer à faire campagne », a notamment assuré Umesh Pandey, l’un des candidats du parti.

La Thaïlande, théâtre d’une succession de coups d’État, manifestations violentes, et de gouvernements civils éphémères depuis 2006 quand l’armée avait chassé Thaksin Shinawatra du pouvoir, reste profondément divisée.

Shinawatra, en exil pour éviter la prison en Thaïlande, est adulé des cultivateurs de riz et d’une grande partie de la classe ouvrière urbaine pour ses politiques en faveur des pauvres et pour avoir dynamisé l’économie.

Il est en revanche vilipendé par l’élite royaliste, dont les alliés n’ont pas réussi à le battre aux élections depuis 2001 et ont dû recourir aux coups d’État et aux décisions de Justice pour renverser les gouvernements qu’il soutenait.

Pendant que l’avenir du Thai Raksa Chart est incertain, un autre parti opposé à la junte émerge en tant que force politique potentiellement importante : Future Forward, mené par Thanathorn Juangroongruangkit, 40 ans, milliardaire héritier du plus grand fabricant de pièces détachées du pays, et favori chez les 18-25 ans.



https://fr.thaivisa.com/forum/topic/13522-plusieurs-rassemblements-%C3%A0-travers-la-tha%C3%AFlande-avant-une-d%C3%A9cision-de-justice-cruciale/
IP archivée

koh-lanta

  • Full Member
  • ***
  • Messages: 185
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2120 le: mars 03, 2019, 09:19:05 am »

J'espère que ces élections se passerons dans le calme.
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 15905
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2121 le: mars 05, 2019, 08:24:43 am »


Dans sa dernière chanson, le général Chan-o-cha dit qu'il rêve de démocratie

lI entre dans une salle entourée de gardes du corps, il est accueilli par les flashs des photographes, et son dernier single retentit dans les haut-parleurs. Le général Prayuth Chan-ocha a présenté lundi son huitième single intitulé « Un nouveau jour », sur le thème des élections, alors qu'il entrait dans la salle de bal Royal Jubilee à Impact Muang Thong Thani pour un séminaire sur l'investissement.

« Le nouveau jour de la Thaïlande vient rafraîchir nos cœurs. … Réparons le passé décevant », entend-on dans le refrain.

Prayuth n'était pas apparu en public depuis vendredi, invoquant une blessure à l'œil. Lundi matin, il portait des lunettes de soleil sombres, à l'intérieur. Il les a enlevés pour faire un discours et les lumières de la scène se sont éteintes.

"Un nouveau jour", contrairement aux chansons précédentes de Prayuth, mentionne la démocratie: "Rêver et attendre l'arrivée d'un nouveau jour. … À graver sur les pages de l'histoire thaïlandaise. … Vers la démocratie pour tous les Thaïlandais. ”

«Un nouveau jour» est chanté par le sous-lieutenant. Pongsathorn Pojit et  le Sgt. Cherdsak Ritthikornkul. Pongsathorn a interprété toutes les chansons du général, à l'exception de «Se battre pour la Nation», chanté par Cherdsak.

Au cours de ses cinq années de pouvoir dictatorial, le général a écrit et publié huit chansons sur des thèmes nationalistes décrivant le régime militaire comme un antidote aux problèmes thaïlandais, à commencer par «Le bonheur retourné au peuple» (2014), «Parce que vous êtes la Thaïlande» (2015). ), «Espoir et confiance » (2016), «Pont» (2017), «Cœur de diamant» (2018) «Se battre pour la Nation» (2018), «En mémoire» (2019) et «Un nouveau jour» (2019). .

 

Les paroles de sa dernière chanson (traduction en anglais) en suivant le lien :

http://www.khaosodenglish.com/politics/2019/03/04/prayuth-says-he-dreams-about-democracy-in-latest-single/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 15905
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2122 le: mars 07, 2019, 07:41:11 am »


Sondage : malgré les coups d'état, les Thaïlandais votent, à peu près, toujours de la même façon

Le parti élu en 2011, Pheu Thai, devrait remporter le plus grand nombre de sièges à la Chambre des représentants aux élections générales du 24 mars, bien qu'il soit en deçà de la majorité, selon une enquête réalisée par des journalistes de the Nation à travers le pays.

Le but des coups d'état est d'éradiquer les partis pro-Thaksin. Pour l'instant ces partis se portent encore bien pour des organisations qui n'ont pas eu le droit de s'exprimer du tout pendant 5 ans.

Pheu Thai devrait remporter 136 sièges de député sur 350 circonscriptions, dominant le Nord et le Nord-Est, et susceptibles de remporter tous les sièges dans de nombreuses provinces qui font toujours confiance au patriarche du parti, l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra.

Le parti démocrate devrait prendre la deuxième place, avec 88 sièges principalement dans ses fiefs traditionnels du sud et de Bangkok.

Le parti pro-junte Phalang Pracharat, qui a nommé le Premier ministre général Prayut Chan-o-cha comme son seul candidat au poste de Premier ministre, devrait remporter la 3e place avec 62 sièges - principalement dans le Nord et le Nord-Est. De nombreux candidats du Phalang Pracharat dans ces circonscriptions sont d’anciens députés, toujours élus, des partis pro Thaksin. Le Phalang Pracharat a mené une intense campagne pour "débaucher" des candidats du Pheu Thai bien implantés localement.

Derrière vient le parti Bhumjaithai, avec 31 sièges, Chartthaipattana (12), Thai Raksa Chart (sept), Chart Pattana (six), Action Coalition for Thailand (quatre), Prachachart (deux) et Pheu Chat et conservation de la forêt thaïlandaise (un chacun).

Le parti Future Forward, considéré comme le chouchou des jeunes électeurs (et des bobos bangkokiens), ne remportera probablement aucun siège dans les circonscriptions mais pourrait en récupérer quelques uns dans le système proportionnel des élections. Les perspectives sont sombres en dépit de la popularité du dirigeant, Thanathorn Juangroongruangkit, homme d’affaires devenu politicien.

Les analyses de The Nation Election proviennent des journalistes locaux du groupe Nation, sur la base de leurs enquêtes non officielles dans les 350 circonscriptions.

Lors de la précédente élection générale de 2011, Pheu Thai avait obtenu une nette majorité, avec 204 sièges sur 375 circonscriptions. Les démocrates arrivaient en deuxième position, avec 115 sièges à la Chambre, suivis de Bhumjaithai (29) et Chartthaipattana (15). Trois autres partis ont remporté un total de 12 sièges.

La prochaine Assemblée Nationale aura 500 sièges - 350 venant des circonscriptions et 150 du système proportionnel de liste de parti. Pour la première fois en Thaïlande, un seul bulletin de vote sera utilisé pour chaque électeur afin d'élire les députés des circonscriptions électorales et des listes de partis, dans le cadre d'un système électoral à représentation proportionnelle mixte.

Pheu Thai continuera probablement de dominer le Nord-Est, qui compte le plus grand nombre de sièges à la Chambre, soit 116. La victoire du parti dans 67 circonscriptions est toutefois bien inférieure aux 104 de l'élection de 2011. Ses candidats devraient remporter tous les sièges de la Chambre dans les provinces de Nakhon Phanom, Bueng Kan, Mukdahan, Yasothon, Si Sa Ket, Sakon Nakhon, Nong Khai, Nong Bua Lamphu et Udon Thani.

Les autres sièges dans la région devraient être principalement partagés par Phalang Pracharat (25) grâce aux débauchages et Bhumjaithai (13).

Dans la région centrale, qui compte cette fois 92 sièges à la Chambre, aucun parti ne pourra dominer. Pheu Thai devrait remporter 25 sièges de députés, suivi de près par Phalang Pracharat (23), les démocrates (17), Bhumjaithai (13) et Chartthaipattana (10).

Cependant, au nord, Pheu Thai semble à nouveau en position de dominer. Les champions en titre devraient remporter jusqu'à 36 sièges sur les 62 disponibles. Ils seront probablement suivis de Phalang Pracharat (13), démocrates (sept), Thai Raksa Chart (trois), Bhumjaithai (deux) et Chart Pattana (un).

Le Sud, qui compte 50 sièges à pourvoir, restera probablement le bastion des démocrates, qui ont remporté l’élection de 2011 dans 50 circonscriptions sur 53. Cette fois, les démocrates devraient remporter 40 sièges à la Chambre. Les 10 sièges restants devraient être partagés par Action Coalition for Thailand (quatre), Bhumjaithai (trois), Prachachart (deux) et Phalang Pracharat (un).

Les démocrates ont le potentiel de remporter tous les sièges de la Chambre dans les provinces de Nakhon Si Thammarat, Trang, Phang Nga, Phattalung, Phuket, Songkhla et Surat Thani.

Dans la capitale, les démocrates vont probablement dominer à nouveau. Ils pourraient remporter 22 des 30 sièges de la Chambre, laissant les huit restants à leurs rivaux Pheu Thai.

Il est peu probable que les autres partis aient beaucoup de chance à Bangkok, qui a été un champ de bataille pour les partis démocrates et Thaksin. Les démocrates ont toujours dominé les élections de la ville où vivent ceux qui se considèrent comme les élites.

Même si les Thaïlandais votent à peu près de la même façon (certains candidats seront à nouveau élu mais auront changé de parti entre temps), donc plutôt pro-Thaksin, le général Chan-o-cha devrait rester premier ministre car il a modifié les règles et s'est assuré du vote des 250 sénateurs qu'il a nommés.




https://fr.thaivisa.com/forum/topic/13539-sondage-malgr%C3%A9-les-coups-d%C3%A9tat-les-tha%C3%AFlandais-votent-%C3%A0-peu-pr%C3%A8s-toujours-de-la-m%C3%AAme-fa%C3%A7on/
IP archivée

Manu de Chiang Mai

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 15905
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2123 le: mars 07, 2019, 07:57:08 am »


Élections.En Thaïlande, la culture du cannabis pour programme politique

Alors que la marijuana à usage thérapeutique est désormais autorisée en Thaïlande, un parti politique estime que chaque foyer devrait pouvoir avoir accès à cette manne. Une idée qu’il a placée au cœur de sa campagne en vue des législatives du 24 mars. 

“De grandes banderoles ornées de feuilles de cannabis ont envahi les rues de Bangkok”, raconte The Straits Times, alors que la campagne électorale avant le scrutin du 24 mars, le premier depuis 2011, est entrée dans la dernière ligne droite. À l’origine de ces bannières, le parti Bhumjaithai, qui voit dans la culture de la marijuana un potentiel énorme pour les Thaïlandais, en particulier ceux des plaines du centre du royaume, où se concentrent ses électeurs.

La Thaïlande est devenue en décembre 2018 le premier pays d’Asie du Sud-Est à légaliser le cannabis à usage médical. Dans la foulée, une amnistie de quatre-vingt-dix jours a été décrétée pour toute personne en détenant, rappelle le quotidien singapourien. “Mais le parti Bhumjaithai va plus loin, ajoute-t-il. Il promet d’amender la loi pour permettre à chaque foyer de cultiver six plants, une initiative qui leur rapporterait annuellement 13 000 dollars [11 500 euros].”

Au cours des cinq prochaines années, seules des entités agréées par le gouvernement seront autorisées à cultiver du cannabis. Les acheteurs, eux aussi, devront s’être dûment enregistrés, et les patients devront être munis d’une ordonnance médicale pour se procurer un traitement. “Si la culture est libre, on ne saura plus où les récoltes finiront”, met en garde le Dr Tares Krassanairawiwong, secrétaire général de l’autorité de régulation de cette nouvelle culture.



https://www.courrierinternational.com/article/elections-en-thailande-la-culture-du-cannabis-pour-programme-politique?fbclid=IwAR2Rg93tfNNGB2DieAPzWTbLOmUnCIYxz28TOiM5qlYKnYjMDd2rbPpTRT0 
IP archivée

Line

  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 14281
Re : POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.
« Réponse #2124 le: mars 07, 2019, 07:46:23 pm »

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/07/la-cour-constitutionnelle-thailandaise-dissout-le-thai-raksa-chart-parti-lie-a-thaksin-shinawatra_


En Thaïlande, le parti Thai Raksa Chart, lié à Thaksin Shinawatra, a été dissout...

Pour la Cour constitutionnelle, la présence de la princesse Ubolratana, sœur du roi, dans ce parti « sapait le système politique thaïlandais ».

A deux semaines des élections législatives que la junte au pouvoir espère remporter, la Cour constitutionnelle de Thaïlande a prononcé, jeudi 7 mars, la dissolution du Thai Raksa Chart. Lors d’un jugement lu en direct à la télévision, la Cour a ordonné la « dissolution » de ce parti d’opposition :

« La nomination par le parti Thai Raksa Chart de la princesse Ubolratana comme candidate au poste de première ministre a été faite avec l’intention de saper le système politique thaïlandais ».

« Faire entrer des membres de la famille royale en politique fait perdre sa neutralité » au palais, a argumenté la Cour suprême, devant laquelle un important dispositif policier a été mis en place de crainte d’une mobilisation de l’opposition.

« Les responsables du Thai Raksa Chart ne peuvent pas créer de parti politique pendant dix ans », a ajouté la Cour suprême. Des opposants ayant fait le déplacement se sont effondrés, en pleurs, à l’annonce de la décision.
IP archivée
" Les compliments, c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes, ça vient du coeur ".
Pages: 1 ... 83 84 [85] 86 87 ... 90