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Auteur Sujet: POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.  (Lu 508852 fois)

Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #25 le: août 27, 2009, 10:34:36 am »


Hier, le 1er ministre Abhisit Vejjajiva était invité au  TAN Network (Thai-Asean News Network), la 1ere chaine de télévison thaï en englais émettant 24 heures sur 24.

Il y a prononcé un discours expliquant que l'audi-visuel et l'Internet (le résau thai est parfois saturé) était au centre de ses préocupations...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #26 le: août 28, 2009, 08:16:48 am »


L'énorme dilemne pour les Thaïlandais est là: choisir entre un gouvernement honnête mais qui n'a pas été "réellement" élu par le peuple (l'actuel !) et un gouvernement qui gagne chaque élection avec plus de 70 % des voix mais qui est ultra corrompu (celui de Thaksin !)...

???!!!
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Rugby15

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #27 le: août 28, 2009, 11:54:27 am »


Le député démocrate, Thepthai Senpong, a affirmé hier que Thaksin Shinawatra avait été expulsé mardi de Dubaï et avait fui vers le Monténégro,


Expulsé de Grande Bretagne, puis de Dubai, un jour du Monténégro. Il va finir en France Thaksin !  ;D
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #28 le: août 29, 2009, 08:47:22 am »


Hier 28 Aout 2009, Daranee Charncherngsilapakul, une activiste appartenant aux "Chemises Rouges" supportant l'ancien 1er ministre Thaksin a été condamné à 18 ans de prison pour avoir insulté la monarchie durant les manifestation anti-gouvernemental !

Ouille, ça fait mal !...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #29 le: août 30, 2009, 01:35:07 pm »


Depuis hier 29 Aout, des soldats stationnent devant le Palais du 1er ministre à Bangkok, en prévision de la grande manifestation que doivent organiser bientôt les suporters de Thaksin Shinawatra...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #30 le: août 31, 2009, 10:57:59 am »


L’instabilité politique reste un problème crucial en Thaïlande.


Près de trois ans après la coup d’État qui a mis fin au gouvernement de Thaksin, la Thaïlande n’a pas réussi à retrouver une véritable stabilité politique, et reste un pays profondément divisé, toujours dans l’attente d’une solution durable qui permette de réconcilier les deux camps en présence.

L’annulation de la manifestation de l’UDD (Front uni de la démocratie contre la dictature), plus connu sous le nom de “chemises rouges” apporte un peu de répit dans le calendrier, déjà bien fourni, des manifestations de rue à Bangkok. Mais il s’agit plus d’un report temporaire que d’une véritable annulation. Le déploiement massif des forces de sécurité encadrées par l’armée dans le cadre de l’ISA (internal security act) semble avoir joué un rôle dissuasif.

L’application de la loi sur sécurité intérieure, qui donne à l’armée de larges pouvoirs pour le maintien de l’ordre, a conduit cette fois à reporter cette nouvelle manifestation prévue hier devant les bureaux du chef du gouvernement. Le Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD) a déclaré qu’il tiendrait un nouveau  rassemblement entre le 5 septembre et le 19 septembre.

Il est très probable que cette énième manifestation aurait donné lieu à des débordements plus ou moins violents, puisque depuis quelques jours circule sur Internet un enregistrement falsifié d’une conversation du Premier ministre appelant à réprimer durement les manifestants pro Thaksin. Une première enquête à démontré que la source probable de cet enregistrement est la société SC Asset Corporation, dont la principale dirigeante n’est autre que Yingluck Shinawatra, la plus jeune sœur de Thaksin.

L’UDD a déjà organisé quatre manifestations depuis les émeutes d’avril 2009, et la perspective de nouveaux mouvements fait redouter une nouvelle période d’instabilité après par quatre ans de crise politique continue. Les chemises rouges sont aussi à l’origine d’une pétition qui a recueilli 3,5 millions signatures demandant un pardon royal pour Thaksin Shinawatra, condamné à deux ans de prison pour corruption.

L’ancien Premier ministre, a beau être en exil et condamné à deux ans de prison pour corruption, il montre qu’il peut encore mobiliser ses partisans et  déranger la coalition au pouvoir.

Selon le politologue Pitch Pongsawat de l”université de Chulalongkorn (Bangkok) :

"Il y a peu d’hommes politiques en Thaïlande qui ont atteint le niveau de célébrité de Thaksin. Thaksin est peut être, de fait, en dehors du jeu politique et de la Thaïlande, mais il est tous les jours dans les médias. Nous sommes entrés dans une sorte d’ère “post Thaksin”, avec un gouvernement conservateur qui se définit comme anti Thaksin. C’est une sorte de coalition assez souple (loose coalition) qui n’a pas d’autre véritable cohésion que la volonté d’empêcher le retour de Thaksin au pouvoir"

De fait les activités incessantes des partisans de l’ex premier ministre constituent un frein important pour la reprise en Thaïlande. Un rapport de la Banque Mondiale, rendu public la semaine dernière, insiste sur une variable clé de la reprise : la stabilité politique.

Utilisant une enquête auprès de 1043 entreprises effectuée entre avril et novembre 2007, le rapport, Thailand Investment Climate Assessment Update 2008, montre que plus des deux tiers des entreprises intérrogées ont jugé le climat d’incertitude économique et politique comme des obstacles majeurs ou sévères pour investir en Thaïlande.

"Quand il y a une forte incertitude sur l’environnement politique, les investisseurs et les gestionnaires d’entreprises ont tendance à craindre que tout changement de gouvernement pourrait conduire à des changements dans les politiques gouvernementales et dans les règlements qui touchent les entreprises. Et ces préoccupations ont naturellement été reflétées dans l’enquête."

a noté Kirida Bhaopichitr, économiste principal pour la Thaïlande, et co-auteur de l’Investment Climate Assessment Update pour la Banque Mondiale

Mais cette instabilité a aussi un coût qui commence à peser lourdement sur certains secteurs de l’économie thaïlandaise, à commencer par le tourisme. Les statistiques publiées la semaine dernière par le Smith Travel Research indiquent que Bangkok et Phuket ont été parmi les villes de la région Asie-Pacifique les plus touchées par les baisses de fréquentation hôtelières.

De Juin 2008 à Juin 2009 sur les quatre marchés régionaux qui ont signalé une diminution de leur occupation de plus de 20%, Bangkok était en tête avec un recul de -31,6% à 46,3%, suivie par Hong Kong (-24,8% à 59,7%), Phuket (-24,8% à 36,4%); et  Osaka (-21,5% à 58,5%).

La crise qui touche actuellement le secteur de l’hôtellerie en Thaïlande, est loin d’être terminée, et pourrait encore durer, selon une étude publiée récemment par Jones Lang LaSalle Hotels.

Selon cette étude, le taux d”occupation moyen à Bangkok dans les hôtels haut de gamme restera anémique, aux alentours d’ environ 50% à 60% pour les deux prochaines années. Bangkok a enregistré la baisse la plus importante dans la moyenne des occupations de ses chambres d’hôtel dans toute l’Asie, avec le segment des cinq-étoiles segment qui enregistre une diminution de 33,3% en glissement annuel au premier semestre.

Selon un responsable d’une grande chaîne hôtelière basée en Thaïlande

"La situation politique a fait beaucoup de dégâts sur le marché du MICE (Meetings, Incentive Travel, Conventions and Exhibitions), c’est à dire sur des réservations qui s’effectuent 6 mois ou un an à l’avance. Ce marché est actuellement en baisse de 70% à Bangkok, car il est beaucoup plus sensible aux troubles politiques que le marché du loisirs, et le marché du 5 étoiles s’en ressent fortement à Bangkok en particulier."

A plus long terme, on peut aussi s’interroger sur les motivations de Thaksin, dont la stratégie semble privilégier le harcèlement, au détriment de la cohérence. Demander à la fois le pardon royal, tout en appelant à manifester devant le palais royal, et à proximité des locaux du gouvernement semble répondre à des objectifs contradictoires.

Soit Thaksin est décidé à déstabiliser le gouvernement Abhisit en utilisant tous les moyens possibles (manifestations violentes, occupation de locaux gouvernementaux, enregistrements falsifiés) et en privilégiant une stratégie de rupture. Soit il estime réaliste son retour en Thaïlande dans le cadre d’une réconciliation nationale et d’un retour à l’unité.

En définitive, et quelque soit l’issue du conflit qui divise en ce moment les thaïlandais, il revient à la classe politique dans son ensemble de trouver une manière pacifique de résoudre une situation qui commence à tourner à la tragi comédie. Depuis l’intervention de l’armée en avril dernier, Thaksin ne peut plus sérieusement envisager une solution extra parlementaire à son exil, et un retour par la pression de la rue. Seule une solution négociée semble être en mesure de sortir la Thaïlande de l’impasse politique dans laquelle elle se trouve.


http://www.thailande-fr.com/politique/
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #31 le: septembre 02, 2009, 10:19:01 am »


L'ex-premier ministre Thaksin Shinawatra continue son tour du Monde... Ces jours derniers, il était au Zwaziland où le roi Mswati III l'a reçu en grandes pompes...

...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #32 le: septembre 09, 2009, 10:28:33 am »


BING BANG: perte de sang froid !

Hier l'acteur Adisaraj très connu en Thaïlande, a pété les plombs et a "cassé la figure" devant les journalistes de Methee Amornwuthikul, le leader du parti politique Pheu Thai ("Chemises Rouges") pour la région de Surat Thani. ce dernier lui aurait emprunté 700 000 bahts durant la dernière campagne électorale...

On rit parfois jaune au "Pays du sourire"...  :D
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Malco

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #33 le: septembre 09, 2009, 01:42:29 pm »

Sur ce coup là il est certain qu'il a perdu 700 000 baths .  :-X
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Rugby15

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #34 le: septembre 10, 2009, 12:35:38 pm »

Si l'autre porte plainte, c'est lui qui va devoir les lacher les 700 000 bahts.  :-X
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Malco

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #35 le: septembre 10, 2009, 12:52:30 pm »


Si l'autre porte plainte, c'est lui qui va devoir les lacher les 700 000 bahts.  :-X


Pour le peu qu'il réclame 700 000 baths d'intérêts ça lui fera 1 400 000 baths .  :D
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Rugby15

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #36 le: septembre 11, 2009, 12:18:52 pm »


Le gouvernement a maintenant des raisons de craindre un ébranlement de l’engagement des forces de sécurité pour assurer le maintien de l’ordre lors des manifestations des “Chemises rouges” prévues le 19 septembre par le mouvement anti-gouvernemental des "Chemises rouges" à l’occasion du troisième anniversaire du coup d’Etat qui avait fait tomber leur leader, l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra. Thaksin lui-même est un ancien officier de police.


Tu m'étonnes !
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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #37 le: septembre 19, 2009, 01:29:27 pm »

19 septembre 2009


Journée sous tension pour le pouvoir



Ce 19 septembre deux rassemblements distincts sont prévus dans le pays. L’un des « chemises jaunes » de l’Alliance populaire pour la démocratie près de la frontière cambodgienne, l’autre des « chemises rouges », mouvement antigouvernemental, à Bangkok. Les autorités ont pris d’importantes mesures de sécurité pour éviter les débordements. Cette journée démontre une nouvelle fois les profondes divisions du royaume et souligne les difficultés actuelles du gouvernement démocrate.


C’est une journée potentiellement explosive pour le gouvernement Abhisit, pris en tenaille entre « chemises rouges » et « chemises jaunes ».


D’un côté les « chemises rouges » donc, qui demandent la démission du gouvernement, avec un nouveau rassemblement massif ce samedi à Bangkok. La date est symbolique : ils commémorent l’anniversaire, il y a trois ans, du coup d’Etat qui a renversé l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra.


Les manifestants seront encadrés par 6500 policiers. De plus, la loi sur la sécurité intérieure, une mesure controversée, a été mise en vigueur vendredi. Elle permet au gouvernement de faire appel à l’armée et d’imposer, si besoin, un couvre-feu.


Toujours ce samedi, mais près de la frontière cambodgienne, une autre manifestation, celle des « chemises jaunes ». Ces derniers étaient pourtant restés assez discrets ces derniers mois. Deux cents policiers anti-émeutes côté thaïlandais et une cinquantaine d’hommes côté cambodgien ont été déployés autour du temple de Preah Vihar.


Le site est entouré de barbelés pour empêcher les manifestants de pénétrer sur ce bout de terre adjacent au temple, une zone disputée depuis plus de quarante ans. Les chemises jaunes accusent le gouvernement d’avoir laissé des « colons cambodgiens » s’installer sur ces terres aux frontières non définies.


Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, qui quitte Bangkok ce samedi pour assister à l'assemblée générale de l’ONU à New York, est en difficulté depuis plusieurs semaines. La coalition bancale qu’il dirige est critiquée jusque dans les rangs de son parti, ce qui relance encore des rumeurs de coup d’Etat durant son absence.
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" Les compliments, c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes, ça vient du coeur ".

Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #38 le: septembre 20, 2009, 10:05:41 am »


19 Septembre 2009, encore une date noire... Et on dit que les Thaïlandais sont des gens pondérés !!!


Thaïlande: manifestations croisées des "rouges" et des "jaunes"!

Les "chemises rouges" et "chemises jaunes", qui s'affrontent depuis des années dans la rue et sur l'échiquier politique thaïlandais, ont organisé samedi des manifestations croisées à Bangkok et dans le nord-est du pays, à la frontière cambodgienne.

Selon les forces de l'ordre, les "rouges", favorables à l'ex-Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, étaient entre 18.000 et 20.000 dans le centre de la capitale pour commémorer le 3e anniversaire du coup d'Etat contre leur leader aujourd'hui en exil, et réclamer le départ du Premier ministre, Abhisit Vejjajiva.

Quelque 5.000 "jaunes" ont tenté quant à eux d'accéder au temple de Preah Vihear, dans une zone disputée par la Thaïlande et le Cambodge, où les dernières tensions en avril avaient fait au moins deux morts et dix blessés entre soldats des deux pays.

Des dizaines de personnes ont été blessées, dont au moins 20 hospitalisées, après des affrontements entre villageois et membres de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD, royalistes), à quelques kilomètres du site.

Les autorités voulaient les empêcher d'accéder à ce temple du XIe siècle de peur de relancer avec Phnom Penh des tensions qui ont éclaté en juillet 2008, lorsqu'il a été inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

A la nuit tombée, un accord a pu mettre fin à la manifestation, selon lequel trente manifestants liraient dimanche une déclaration à proximité du temple.

Le coup d'Etat du 19 septembre 2006 a plongé la Thaïlande dans une crise politique sans fond, chaque camp tentant depuis de renverser dans la rue le gouvernement issu de la coalition adverse.

Le Premier ministre a fait appel à environ 9.000 soldats et policiers pour protéger les bâtiments-clés du pouvoir.

Une manifestation des "rouges" avait dégénéré en avril dernier, provoquant la mort de deux personnes. Cette fois, ils ont promis un rassemblement pacifique.

Thaksin doit s'adresser à eux depuis l'étranger par téléphone ou télé-conférence, aux alentours de 20h30 (13h30 GMT), après avoir appelé au calme ces derniers jours.

Mais le gouvernement a exprimé des craintes que les deux rassemblements dégénèrent, évoquant le risque posé par des groupuscules non identifiés, notamment après la nuit tombée.

"J'ai demandé aux responsables de (...) contrôler étroitement les mouvements de ces groupes. Je suis inquiet pour ce soir et j'ai prévenu les agences de renseignement", a-t-il déclaré aux journalistes.

Il a aussi évoqué des risques d'attentats organisés par une tierce partie dans la capitale, dans la nuit de samedi à dimanche.

Abhisit doit quitter le pays dimanche pour assister à l'Assemblée générale des Nations unies, une situation qui rappelle celle de Thaksin en 2006, renversé par un coup d'Etat militaire alors qu'il était précisément à l'ONU.

Le puissant chef de l'armée de terre, Anupong Paojinda, a dû nier vendredi les rumeurs de coup d'Etat contre l'actuel chef du gouvernement.

Ce dernier a vu sa position politique très affaiblie depuis plusieurs semaines par une controverse au sein de son propre camp sur la nomination d'un nouveau chef de la police. La décision a finalement été reportée sine die.


http://www.rtlinfo.be/
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Rugby15

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #39 le: septembre 20, 2009, 12:16:31 pm »

Pffff... Ils en ont pas marre avec leurs conneries. J'vois pas en quoi ce genre de manifs peut faire avancer les choses ! J'ai vu les images des bagarres des Jaunes et de la Police au preah Vihear  :-X s'ils ont un trop plein d'énergie, ils ont qu'à se mettre au Rugby, ça les calmera !  :o
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #40 le: septembre 20, 2009, 11:47:43 pm »


Le fond du problème est le Pouvoir... comme toujours...  :(
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #41 le: septembre 21, 2009, 09:17:49 am »


Un texte qui propose une bonne analyse des évènements des dernières années...


Thaïlande : les leçons amères d’un coup d’Etat raté !


Trois ans après le coup d’Etat sans effusion de sang qui a renversé Thaksin Shinawatra, l’impasse politique persiste en Thailande ou règne un sentiment diffus mais durable de malaise, sur fond de rumeurs de nouveau coup d’Etat.

Le coup d’État du 19 septembre 2006 était censé mettre fin à des mois d’agitation politique et rétablir la stabilité en la Thaïlande, mais trois années plus tard le royaume est aussi divisé et instable que jamais.

Les militaires qui avaient renversé le Premier ministre Thaksin Shinawatra ont été dans un premier temps, accueillis avec soulagement par de nombreux Thaïlandais, en particulier ceux qui manifestaient contre les abus de pouvoir de l’administration de Thaksin. Mais l’illusion d’un retour à la normale dans le sillage des chars de l’armée sera de courte durée.

"Que la Thaïlande soit toujours enfermée dans une crise politique prolongée, trois ans après son dernier coup d’État militaire, suggère les généraux n’ont pas réussi dans leurs objectifs. Le coup est apparu comme ayant été plus facile à exécuter que de gérer la suite. La vie politique thaïlandaise est devenue plus compliquée, et les enjeux sont plus importants."

estime Thitinan Pongsudhirak directeur des études internationales, Faculté de science politique, Université de Chulalongkorn.

Trois ans après le retour en force des militaires dans la vie politique thaïlandaise, certaines conclusions semblent déjà installées de manière irréversible.

La première c’est l’incroyable résilience de Thaksin et du mouvement qu’il a crée dans la société thaïlandaise. Non seulement il occupe toujours le devant de la scène, mais ses adversaires n’ont pas eu d’autres choix que de copier ses politiques “populistes”, sans pour autant réussir à convaincre. C’est aussi le première fois qu’un homme politique évincé par les militaires  ne sombre pas plus ou moins rapidement dans l’oubli.

La deuxième conclusion que l’on peut tirer de l’actuelle situation, c’est l’impossibilité pour l’actuel gouvernement de revenir à la situation d’avant Thaksin. Les généraux avaient pour but affiché de se débarrasser de Thaksin Shinawatra, accusé de corruption.  Mais ils avaient aussi semble t-il une autre mission, moins facile à assumer : défaire son héritage dans l’éveil des masses rurales thaïlandaises.

Entre 2001 et 2006 Thaksin a réveillé l’électorat rural jusqu’alors délaissé par les élites traditionnelles, qui se sent maintenant partie prenante à l’avenir de la Nation. Ces sections trop souvent négligées de l’électorat sont devenues des intervenants clés au cours des années Thaksin. Leur conscience politique s’est éveillée de façon irréversible, et après avoir imposé leur participation dans le système, ils ne veulent plus retomber dans l’oubli.

Si les militaires avait simplement tenu leur promesse de s’en prendre uniquement aux excès de Thaksin et à ses abus, par ailleurs incontestables, la solution aurait été beaucoup plus acceptable pour toute une partie de la population. La principale erreur de l’actuelle coalition est de vouloir absolument remonter le temps et revenir au statu quo ante de la période  pré-Thaksin en Thaïlande. Tant que cette zone d’ombre de l’actuel pouvoir ne sera pas éclaircie, les campagnes de pacification mettant l’accent sur l’unité nationale comme la  “société de modération”  (mo so) ou “I Love Thailand” lancée par le Premier ministre Abhisit Vejjajiva seront incapables de mettre fin aux actuelles divisions.

Les opposants à l’actuel gouvernement jouent aussi sur une vision plus moderne de la démocratie, et critiquant l’ingérence des militaires dans la politique, ils s’estiment victime d’un conflit de classe, et décrivent leurs ennemis comme «l’aristocratie».

La Thailande semble ainsi être enfermée dans un cycle sans fin de protestations et de contre- manifestations, mais qui a aussi un prix pour tous les Thaïlandais, quelques soient la couleur de leurs chemises. La crise politique a effarouché les touristes et les investisseurs étrangers à un moment où l’économie est confronté à la récession mondiale.

L’actuelle situation est aussi rendue plus délicate par une inquiétude croissante quant à la question taboue de la succession éventuelle du roi Bhumibol Adulyadej, 81 ans et de santé fragile, qui incarne traditionnellement le rôle du personnage unificateur du pays. Les efforts incessants du gouvernement pour étouffer toute forme de débat sur l’avenir de la monarchie  – par des arrestations suivies de très lourdes peines,  et la censure de l’Internet – n’ont fait que renforcer le problème.

Récemment les attaques des chemises rouges se sont dirigées de façon systématique contre l’ex général Prem, accusé d’avoir organisé le coup d’Etat de 2006. Mais Prem est aussi le plus proche conseiller du roi, et d’une certaine façon s’en prendre à lui est une façon indirecte de s’en prendre à la monarchie.


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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #42 le: septembre 21, 2009, 06:33:46 pm »


Je n'ai pas l'impression que la situation de la Thaïlande se soit tant détériorée que cela hormis le fait que la crise économique sévit comme partout...

Par contre, je pense que les manigances de Thaksin, elles, détériorent la situation politique, c'est un fait !...
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Malco

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #43 le: septembre 21, 2009, 09:34:19 pm »


Je n'ai pas l'impression que la situation de la Thaïlande se soit tant détériorée que cela hormis le fait que la crise économique sévit comme partout...

Par contre, je pense que les manigances de Thaksin, elles, détériorent la situation politique, c'est un fait !...



Bien sur il fait tout pour , il a tout perdu donc plus rien à perdre .
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #44 le: septembre 26, 2009, 07:38:21 pm »


Le président des Etats Unis Barack Obama et son épouse Michelle Obama ont acceuilli hier le premier ministre de Thaïlande Abhisit Vejjajiva et son épouse Pimpen Sakuntabhai à Pittsburgh (Pennsylvania) pour la tenue prochaine du G20.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #45 le: octobre 06, 2009, 07:16:45 pm »

Je serais quand même étonné qu'il prenne de la prison ferme...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #46 le: octobre 08, 2009, 07:23:54 am »


Hier 7 octobre 2009, s'est donc déroulée la grande manifestation des "Jaunes" dans Bangkok et tout s'est passé dans le calme...

En tête de cortège étaient les miltiants blessé le 7 octobre 2008 (photo 1) puis suivaient plusieurs milliers de personnes arborant les portraits des personnes qui étaient mortes ce même jour (photo 2)...
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Rugby15

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #47 le: octobre 08, 2009, 01:20:12 pm »

Les mecs en fauteuils roulant, ça fait un peu ancien combattant. Faut pas se foutre de la gueule du monde, s'ils avaient pas foutu le bordel l'année dernière dans la rue, ils auraient encore leur guibole !
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Bip Bip

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #48 le: octobre 08, 2009, 08:14:29 pm »


Les mecs en fauteuils roulant, ça fait un peu ancien combattant. Faut pas se foutre de la gueule du monde, s'ils avaient pas foutu le bordel l'année dernière dans la rue, ils auraient encore leur guibole !


Je ne suis pas d'accord. Si l'action politique ou syndicale doit mener à ce genre d'extrémité, c'est quand même bien triste.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #49 le: octobre 09, 2009, 01:25:25 pm »


Le compte rendu de cette manif "jaune" du 7 octobre 2009...


Des milliers de "chemises jaunes" dans les rues de Bangkok !

Quelques milliers de "chemises jaunes", mouvement royaliste hétéroclite hostile à l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, ont manifesté mercredi à Bangkok pour commémorer un rassemblement il y a un an qui avait dégénéré en affrontements.
 
Selon la police, quelque 5.000 membres de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD) étaient rassemblées autour de la Royal Plaza, près du parlement.
 
L'homme d'affaires et patron de presse Sondhi Limthongkul était présent, auréolé de sa désignation mardi comme patron du Parti de la Nouvelle Politique, parti issu des "chemises jaunes" par lequel il entend s'inscrire dans le combat parlementaire.
 
En 2006, les "chemises jaunes" avaient largement contribué par d'incessantes manifestations à déstabiliser Thaksin, alors chef du gouvernement, avant son renversement par l'armée.
 
Le mouvement s'était de nouveau mobilisé à de nombreuses reprises en 2008, contre un gouvernement d'alliés de Thaksin, revenus aux affaires par les urnes. Début octobre 2008, les "jaunes" avaient tenté de bloquer l'entrée du parlement. Les affrontements avec la police avaient fait deux morts et 400 blessés.
 
La scène politique du royaume est très instable depuis trois ans, avec une bipolarisation croissante entre les "chemises rouges" pro-Thaksin et les "jaunes" de Sondhi, deux hommes jadis alliés et aujourd'hui ennemis et autour desquels se font et se défont de fragiles et complexes alliances parlementaires.


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