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Auteur Sujet: POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.  (Lu 672963 fois)

Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #125 le: février 26, 2010, 09:20:45 am »


Effectivement, d'ailleurs la sécurité a été renforcé autours de la cour suprème et des caméras ont été installées dans les environs...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #126 le: février 26, 2010, 05:18:22 pm »


Depuis quelques jours, dans les cinémas de Thaïlande, on peut voir avant le clip de l'hymne royal, un court métrage très émouvant...

Il commencent par des scènes d'affrontements entre les Rouges et les Jaunes, on peut voir les morts et les blessés de l'année dernière, des femmes qui pleurent, etc... puis l'on passe à des images du Roi et de conciliation avec pour slogan "tous les Thais sont frères"... Musique triste et efficace en BO...

De la GROSSE promo populiste mais qui doit fonctionner avec les Thaïs, connaissant leur fibre patriotique...
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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #127 le: février 26, 2010, 11:58:50 pm »


"La majorité des juges ont décidé que la richesse confisquée de Thaksin, provenant des dividendes de ses parts et de la vente d'une partie de ses parts, s'élève à 46,73 milliards de bahts", soit environ 1,4 milliard de dollars, ont-ils déclaré.


on va pas pleurer, il lui en reste encore pas mal...  :(  Mais quest-ce qu'on peut faire avec autant de fric, alors qu'il y en a qui en a qui en ont tellement besoin tout simplement pour manger...  :'(
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amjolianne

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #128 le: février 27, 2010, 12:58:18 am »

Ne pas tout lui confisquer semble vouloir montrer que l'on cherche à trouver un compromis qui satisfasse les deux parties sans que personne ne perde la face et que l'on sorte peu à peu de ce marasme politique. Je crois me rappeler que Taksin était prêt à négocier le montant de la saisie, je suppose que cela a du être fait de manière discrète bien avant le jugement.
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PHILGOOD

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #129 le: février 27, 2010, 05:42:18 am »

Heu, je peu dire une connerie ? non mais c'est juste une connerie !...
Peu être que si le nouveau premier ministre proposait que tout l'argent saisi à thaksin serait immédiatement reversé au peuple Thaïlandais, les rouges changeraient de couleur !... Bon enfin, moi c'que j'dis ...
Amicalement,
Philgood ...  :juju
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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #130 le: février 27, 2010, 03:42:43 pm »


les rouges changeraient de couleur !...


 :huhu

P.S. Voilà qu'idée qu'elle est bonne, Phil...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #131 le: février 28, 2010, 12:29:38 pm »


Des tanks, Thaksin et 2 milliards de dollars: l’armée dans la crise thaïlandaise !


Une tempête politique se prépare t-elle autour de la décision de justice à venir sur les avoirs gelés de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra ? Aucun scénario ne semble pour le moment exclu, soulevant des inquiétudes quant à la façon dont les événements se dérouleront jusqu’à la date du 26 février, et comment l’armée va réagir.

Une nouvelle vague de tension politique est en cours avec la tenue des manifestations quasi-quotidienne du Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD) qui demande un retour à la Constitution de 1997, et aux militaires de rester en dehors de la vie politique thaïlandaise.

"La situation me parait anormalement calme, je me demande s’il n’y a pas en ce moment des négociations en coulisse sur le montant des capitaux que Thaksin pourrait récupérer à la suite du verdict.  Une confiscation à 100% serait une déclaration de guerre à l’opposition."

Estime un diplomate en poste à Bangkok .

De fait la menace d’un coup de force plane toujours sur la vie politique thaïlandaise, même si le général Anupong apporte son démenti quasi quotidien aux questions des journalistes sur l’éventualité d’un nouveau coup d’État en Thaïlande. Tous les regards sont maintenant tournés vers la Cour Suprême et le 26 février, le jour du verdict sur la saisie éventuelle des 2,3 milliards de dollars d’actifs saisis appartenant à Thaksin et à sa famille.

À l’heure actuelle, de nombreux observateurs croient que le scénario libérant les actifs en faveur de Thaksin est presque impossible. Mais il existe aussi deux scénarios pour la décision contraire : saisir tous les 76 milliards de baht (2,3 milliards de dollars) , ou seulement une partie de cette somme. C’est probablement cette deuxième possibilité qui est en ce moment l’objet d’intenses spéculations. Juridiquement, la cour suprême pourrait s’appuyer sur plusieurs faits tangibles qui pourraient justifier une confiscation, au moins partielle de la fortune de Thaksin :

En novembre 2003, le gouvernement Thaksin a octroyé une licence à Shin Satellite pour lancer le satellite IPSTAR. Quelques mois plus tard, en 2004, le gouvernement Thaksin a aussi approuvé un prêt de 4 milliards de baht  par la Exim Bank à la Birmanie, principal client de Shin Sat.

Le 23 Janvier 2006, la nouvelle loi sur les télécommunications augmentait la limite sur les avoirs étrangers dans les entreprises de télécommunication à 49 % (contre 25% auparavant) : le lendemain la famille Shinawatra a vendu sa participation de 49% dans Shin Corp à la Temasek Holdings de Singapour pour un montant de 73 milliards de baht (1,88 milliard de dollars) grâce à un montage juridique complexe lui permettant de ne pas payer un satang d’impôts.

Plusieurs de ces attendus paraissent effectivement jouer en défaveur de l’ex premier ministre. Mais son rôle politique reste important, comme le démontre les actuelles spéculations sur son retour dans la vie politique thaïlandaise.

Dans un sondage réalisé par le quotidien "The Nation", une étonnante majorité de sondés prévoit un avenir politique à Thaksin en 2010. 60% pensent qu’il rentrera en Thaïlande pour purger sa peine de prison, et 26% qu’il reviendra au pouvoir en Thaïlande.  Un résultat d’autant plus significatif que le quotidien est plutôt considéré comme éloigné des positions de Thaksin. De fait l’actuel gouvernement sait très bien qu’il ne doit sa survie qu’à l’appui des militaires, sans lesquels il n’aurait qu’une espérance de vie assez réduite.

"Le gouvernement d’Abhisit Vejjajiva souffre d’un manque de légitimité électorale. Issu de l’opposition parlementaire, arrivé au pouvoir en décembre 2008 à la faveur d’un renversement d’alliance au sein de la majorité d’alors favorable à l’ex-Premier Ministre en exil Thaksin Shinawatra, l’actuel gouvernement devra tôt ou tard organiser de nouvelles élections générales."

estime Paul Dumont, Conseiller du Commerce extérieur à Bangkok. Une opinion que partage aussi Arnaud Dubus ( voir Un recueil d’articles pour mieux comprendre l’Asie du Sud-Est )

"Le parti Démocrate est conscient qu’une nouvelle élection risquerait de donner le pouvoir au parti Phuea Thai (Parti pour les Thaïlandais), dernier avatar du Thai Rak Thai fondé en 1998 par Thaksin. Soucieux de voir les fruits de son coûteux plan de relance économique (trente milliards d’euros), le gouvernement semble enclin à laisser traîner la réforme de la Constitution anti-parlementaire de 2007, prélude indispensable à un nouveau scrutin."

Juridiquement la confiscation des avoirs de Thaksin semble apparement ne pas manquer de fondement, mais est-elle souhaitable politiquement ? Rien n’est moins sûr. Car au cours des quatre dernières élections de 2001 à 2007, les électeurs ont à chaque fois renvoyé, avec de confortables majorités, des gouvernements pro-Thaksin. Sur les trois dernières élections, les gouvernements élus ont à chaque fois été démis de leurs fonctions par un ensemble conjugué de manifestations, de pression militaire, et de décisions prises par les tribunaux.


http://www.thailande-fr.com/
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #132 le: février 28, 2010, 12:30:38 pm »


Thaksin se fait taxer un milliard par la justice !


La cour suprême ayant décidé de confisquer une partie de ses avoirs gelés dans des banques locales depuis 2007, l’ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra s’est retrouvé vendredi plus pauvre d’un milliard d’euros. Les juges ont estimé qu’il avait illégalement conservé des parts dans le conglomérat de télécommunications Shin Corp alors qu’il dirigeait le gouvernement entre 2001 et 2006.

Au cours du verdict, dont la lecture a duré plus de huit heures, les magistrats ont aussi jugé que l’homme d’affaires devenu politicien avait manipulé les décisions de son gouvernement de manière à avantager ses entreprises. La cour a toutefois estimé qu’il fallait restituer au magnat l’argent qu’il avait accumulé avant de devenir Premier ministre.

Thaksin a réagi immédiatement à la décision des juges depuis Dubaï, où il vit en exil depuis 2008 afin d’échapper à une condamnation de deux ans de prison pour des malversations financières dans un autre dossier. Par vidéo, il a déclaré à ses partisans que la cour « a été utilisée pour se débarrasser d’un homme politique » et que le verdict était «très politique». Le jugement peut néanmoins être vu comme un compromis : beaucoup s’attendaient à ce que l’ensemble des avoirs gelés (1,7 milliard d’euros) de Thaksin soit confisqué.

La décision a toutefois peu de chance d’apaiser la crise politique qui déstabilise la Thaïlande depuis le coup d’Etat de 2006, et qui a permis d’évincer Thaksin du pouvoir. Celui-ci n’est en effet pas le genre d’homme à se satisfaire de ne récupérer qu’un peu moins de la moitié de sa fortune. Il est peu probable dès lors qu’il se fasse oublier. D’autant plus qu’il a provoqué, lors de ses mandats à la tête du gouvernement, le réveil politique des couches les plus démunies de la population en mettant en place des programmes populistes. Depuis, un mouvement social important a pris naissance : les «chemises rouges», qui affirment se battre pour l’établissement d’une société plus équitable.

« La crise va continuer. Le mouvement des chemises rouges essaie maintenant de se distancer de Thaksin pour des raisons tactiques. Elles veulent convaincre le public qu’elles se battent pour un retour de la démocratie en Thaïlande », estime Puanthong Pakawapan, politologue à l’université Chulalongkorn. Déjà, les chemises rouges annoncent une manifestation massive le 14 mars à Bangkok, avec pour objectif de forcer le gouvernement à convoquer de nouvelles élections.

http://www.liberation.fr/


Photos:

1/ Thaksin a dénoncé le verdict en vidéo-conférence...

2/ Larmes des supporters de Thaksin... Pleurer sur la fortune d'un homme politique, c'est un comble, non ?!!...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #133 le: mars 03, 2010, 11:19:01 am »


La Thaïlande divisée face au jugement Thaksin

Maintenant que le « jour du jugement » est passé, et que les « chemises rouges » n’ont pas mis la Thaïlande à feu et à sang, il est peut-être temps de prendre un peu de recul. La décision de la Cour Suprême mérite d’abord d’être saluée, dans le sens que ses motivations sont clairement juridiques, ce qui permet ainsi à Thaksin et à sa famille de préserver une partie de son capital, et de sauver la face.

De fait, la mobilisation des pro-Thaksin ne se limite pas à l’attente et aux conséquences de ce verdict, et il est peut être temps de considérer les « chemises rouges » comme autre chose qu’une bande de paysans analphabètes à qui on a donné 500 baht pour aller vociférer devant les grilles du palais. Le Bangkok Post a justement déclaré dans un éditorial samedi que

"Maintenant que la question des milliards de M. Thaksin a été légalement réglée, il est temps de donner  une chance aux plaies de guérir. Toute autre solution serait intolérable."

Certaines des aspirations de l’opposition sont légitimes, et doivent être entendues sous peine de pénaliser la société thaïlandaise dans son ensemble. Cette frustration s’exprime pour l’instant par les attaques incessantes contre le Président du Conseil privé du roi, le général Prem Tinsulanonda, les autres membres du Conseil privé et leurs partisans – ou ce qu’on appelle le Groupe des 11.

"Ce que les Thaïlandais sentent en ce moment, c’est que la justice dans cette société est train de disparaître. La Thaïlande a attendu pendant 78 ans pour voir le pouvoir appartenir réellement à la population"

a déclaré Chavalit Yongchaiyudh, président du parti pro-Thaksin Pheua Thai (Pour les Thaïs), se référant à l’avènement de la monarchie constitutionnelle en 1932.


Situation inconfortable pour Abhisit

De fait le gouvernement d’Abhisit, mis en place à la faveur d’un retournement d’alliance au Parlement, manque cruellement de légitimité. Avec son physique de jeune premier, et son anglais impeccable, M. Abhisit apparait, sans doute bien malgré lui, comme un parfait représentant de cette « élite oligarchique » intouchable (désigné comme « Amartya» en thaï) qui est devenu la cible principale des attaques du Pheu Thai, et de son bras armé l’UDD . Force est de constater que malgré sa bonne volonté, le gouvernement Abhisit n’a pas rencontré les résultats attendus dans son effort de réconciliation de la société thaïlandaise.

Une année de mandat n’a produit aucune marge de manœuvre pour amorcer une tentative de réconciliation nationale. Au contraire, le gouvernement a choisi de devenir partie au conflit plutôt que médiateur. Donc, même avec la poursuite des politiques «populistes» et toutes sortes de campagnes encourageant les Thaïlandais à faire preuve de “modération” et d’unité, le gouvernement a été incapable de créer la confiance de base nécessaire qui permettrait une politique d’ouverture. Le gouvernement est donc considéré par les chemises rouges comme la marionnette des “Amartya”. Il a manqué à son mandat une véritable volonté de négociation avec ses adversaires, qui a eu pour résultat une intransigeance croissante des deux cotés.


Le parti démocrate, paravent de l’Amartya ?

M. Abhisit se retrouve dans la situation inconfortable du héros de Tomasi di Lampedusa dans “Le Guepard”, Tancredi Falconeri, neveu de don Fabrizio Salina, un prince sicilien, au milieu des tourments révolutionnaires italiens du Risorgimento, et dont la pensée se résume à une fameuse citation « pour que tout reste comme avant, il faut que tout change ». Tancredi épouse en apparence la cause nationaliste et révolutionnaire, mais son objectif est en fait de sauver ce qui peut l’être des privilèges de l’aristocratie. Abhisit cherchant à faire du Thaksin sans Thaksin se retrouve un peu dans la même situation, sans se trouver beaucoup plus convaincant. Comment en effet convaincre la population que l’on est en mesure de remplacer Thaksin, sans toucher à un seul des privilèges de ses adversaires.

En d’autres termes le Parti Démocrate et son incarnation jeune et moderne, M. Abhisit, ne serait que le faux nez d’une élite constituée d’oligarques et de hauts gradés, ayant besoin d’une façade démocratique et réformatrice pour mieux préserver leurs privilèges. Un peu caricatural, ce point de vue est néanmoins assez répandu dans une partie de la population, dont la motivation va bien au-delà de la préservation des milliards de Thaksin et de sa progéniture.

Thaksin restera presque certainement une force déterminante dans l’arène politique thaïlandaise, et même sans Thaksin, les turbulences qui agitent le royaume ont des chances de se poursuivre en raison des injustices profondément enracinées dans la société thaïlandaise.

"Les Chemises rouges sont auto-organisés et autofinancée et luttent pour la démocratie, pas pour M. Thaksin. Oui, la majorité vénère Thaksin, mais ils l’aiment parce qu’il avait mis en place des politiques favorables aux pauvres."

estime Giles Ji Ungpakorn, professeur de sciences politiques exilé en Angleterre pour échapper à une accusation de lèse-majesté.


Le jugement

La Cour suprême a statué que, dans quatre des cinq cas qui lui ont été  présenté, l’ex Premier ministre avait usé de son autorité en tant que dirigeant, pour mettre en œuvre des politiques qui lui ont bénéficié personnellement, parfois au détriment de l’Etat. Avec les autres affaires en cours contre lui et sa famille, il est difficile de savoir quand les actifs non saisis par la Cour pourraient être libéré.

Un des avocats de M. Thaksin a déclaré que son équipe juridique étudie les possibilités d’un appel. Un appel peut être déposé dans les 30 jours, mais seulement pour  présenter de nouvelles preuves, et non pour des raisons de procédure.

Voici  un extrait des conclusions de la chambre criminelle de la Cour suprême dans les cas impliquant un abus de pouvoir commis par l’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra


Détention des parts de Shin Corp à travers des « nominee » (prête nom)

Les neuf juges ont statué à l’unanimité que M. Thaksin a dissimulé son exploitation de 1,41 million d’actions de Shin Corp à travers des « nominees », dont ses enfants et d’autres parents. Le tribunal a jugé que M. Thaksin après être devenu Premier ministre en 2001, a toujours maintenu son autorité sur la nomination des membres du conseil de la société, ce qui constitue un conflit d’intérêts.


La conversion des frais de concession de télécommunications en une taxe d’accise

La majorité des juges a  statué que M. Thaksin a utilisé son autorité à travers le Gouvernement pour  adopter des lois qui ont converti les droits de concession de télécommunication en taxe d’accise,  ce qui a directement bénéficié à  Shin Corp, le propriétaire d’Advanced Info Service (AIS).   La cour a déclaré que la résolution du Cabinet a porté préjudice à TOT  l’entreprise publique qui avait accordé la concession de téléphonie mobile à AIS. La nouvelle réglementation a également rendu plus difficile pour les nouveaux opérateurs de concurrencer les opérateurs originaux comme AIS.


Le prêt à la Birmanie pour l’achat d’un satelitte

Le tribunal a statué à la majorité que M. Thaksin avait abusé de son pouvoir en fournissant un prêt de 4 milliards de baht à la Birmanie pour financer un contrat bénéficiant à Shin Corp et Shin Satellite. M. Thaksin avait donné instruction à l’Export-Import Bank (EXIM) d’ouvrir une ligne de crédit à la Birmanie à un taux d’intérêt réduit. Le tribunal a déclaré qu’il n’était pas nécessaire pour la Thaïlande d’accorder le prêt à la Birmanie.


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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #134 le: mars 04, 2010, 08:28:02 am »


Depuis quelques temps, de petites figurines représentant l'ancien premier ministre Thaksin sont en vente à Bangkok...

Vous avez dit culte de la personnalité !!!...  :D
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Rugby15

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #135 le: mars 04, 2010, 11:43:33 am »


Depuis quelques temps, de petites figurines représentant l'ancien premier ministre Thaksin sont en vente à Bangkok...

Vous avez dit culte de la personnalité !!!...  :D



Je vais offrir ça à Moman, elle va trop aimer !  :What?
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #136 le: mars 09, 2010, 09:02:32 am »


FAIT DIVERS:

Escorté et gardé par les Forces spéciales de Police thaîlandaises, le général Khattiya Sawasdipol (aussi appelé Seh Daeng), un farouche partisan de l'ex-Premier Thaksin Shinawatra, est amené à la Cour de justice de Bangkok lundi 8 mars 2010...

Khattiya et sept associés ont été arrêté samedi sur les charges de possession illégale d'armes à feu. La Cour criminelle après délibérations, a remis le général Khattiya Sawasdipol et six de ses subordonnés en liberté après que son avocat ait versé 1.6 millions de baht comme caution...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #137 le: mars 10, 2010, 09:57:31 am »


Hier 9 mars 2010, le roi Rama IX et le premier ministre Abhisit Vejjajiva ont eu un long entretien afin d'évoquer la situation du pays et de trouver des solutions aux problèmes récents politiques et économiques...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #138 le: mars 10, 2010, 11:00:00 am »


Je crois que le 14 mars, on ira au cinéma... Quoique, à Chiang Mai, il n'y a jamais une manif...


Les chemises rouges préparent le siège de Bangkok !

Cette fois il n’y a pas de doute, l’épreuve de force aura bien lieu. Le gouvernement thaïlandais a fermement exclu de négocier avec Thaksin Shinawatra, dont les partisans promettent une manifestation massive à Bangkok à partir de samedi, après la saisie par la justice de plus de la moitié de la fortune de l’ex-Premier ministre.

Les “chemises rouges” affirment attendre entre 600.000 et 1 million de personnes dans les rues de la capitale le 14 mars, après une mobilisation de toutes les provinces à partir du 12, dans l’espoir d’obtenir des élections anticipées et la démission du gouvernement.

Mais le vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban, en charge de la sécurité, a exclu des négociations avec les organisateurs de la manifestation (UDD) et a décidé d’invoquer la loi sur la sécurité intérieure pour permettre à l’armée de prendre le contrôle de la situation en cas de désordres ou de violences dans la capitale et ses environs.

A l’approche de manifestations prévues à Bangkok autour du 14 mars, l’Ambassade de France recommande aux ressortissants français de se tenir à l’écart de tout rassemblement à caractère politique, en province comme à Bangkok, en particulier dans les lieux habituels de manifestations (à Bangkok, notamment le quartier Dusit : avenue Ratchadamnoen, siège du gouvernement, Parlement, et place Sanam Luang). Les ressortissants français, de passage ou résidents, sont invités à consulter régulièrement les médias et le site Internet de l’Ambassade pour s’informer de l’évolution de la situation durant leur séjour.


http://www.thailande-fr.com/actu/
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Malco

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #139 le: mars 10, 2010, 02:04:46 pm »

Le cartooniste Stephff nous fait partager son regard sur l’actualité thaïlandaise marquée ces jours-ci par la saisie le 26 février dernier de 1,4 milliard de dollars de la fortune de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra. Les avocats de ce dernier avaient alors évoqué la possibilité de porter l’affaire devant la Cour Internationale de justice
.
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knom

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #140 le: mars 10, 2010, 04:35:35 pm »


Je trouve qu'il y a de part et d'autre un certain sang froid.

Dans d'autres pays, dans un tel contexte politique il y a longtemps qu'une guerre civile aurait éclaté...



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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #141 le: mars 10, 2010, 05:50:31 pm »


Un opposant au gouvernement thaïlandais a lancé mardi des excréments d'animal sur la résidence du Premier ministre Abhisit Vejjajiva, la deuxième attaque de ce type en cinq semaines. Khamphong Samart, 56 ans, a été arrêté alors qu'il se préparait à lancer un deuxième sac de fumier sur la résidence du Premier ministre, dans le centre de Bangkok, après que son premier sac avait atterri sur la clôture. Il a été accusé de dégradation de propriété et de trouble de l'ordre public.


C'est vraiment cochon, ca...  
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knom

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #142 le: mars 11, 2010, 07:41:24 am »


"Nous pouvons facilement  neutraliser une intervention de l’armée, car les soldats sont à 70% des supporters de Thaksin".

a déclaré un dirigeant de l'UDD.

Intéressant, si c'est vrai.... Celà signifie qu'il y aurait une possibilité de fracture au sein de l'armée et un possible basculement d'une partie de l'armée du côté de l'opposition.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #143 le: mars 11, 2010, 07:47:14 am »


La question est qu'est-ce que l'Armée en Thaïlande ?

Le corps des officiers professionnels majoritairement royalistes et pro-Abhisit ou les appelés majoritaires mais issus des couches les moins aisés et plutôt pro-Thaksin ?

 :-\
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #144 le: mars 11, 2010, 08:03:18 am »


Ce que veulent les "rouges" de l’opposition thaïlandaise !


Cette fois il n’y a pas de doute, l’épreuve de force aura bien lieu, même si d’après les déclarations des principaux dirigeants de l’UDD (Union pour la democratie contre la dictature) , elle devrait être non violente. Le gouvernement thaïlandais a exclu de négocier avec Thaksin Shinawatra, dont les partisans promettent une manifestation massive à Bangkok avec entre 600.000 et 1 million de personnes dans les rues de la capitale le 14 mars, après une mobilisation de toutes les provinces à partir du 12, dans l’espoir d’obtenir des élections anticipées.

Le vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban, en charge de la sécurité, a reçu la permission du gouvernement pour invoquer la loi sur la sécurité intérieure qui autorise l’armée à prendre le contrôle du maintien de l’ordre en cas de nécessité.

Suthep Thaugsuban a reconnu qu’un rapport des renseignements mettait en garde contre  la présence possible de 30 à 40 petits engins explosifs à travers la capitale thaïlandaise ce week-end, mais il a promis que le gouvernement ne permettra pas aux manifestants anti-gouvernementaux d’occuper des bâtiments officiels, ou l’aéroport de Bangkok.

Pour empêcher qu’une situation identique à celle de décembre 2008 ne se reproduise, lorsque les "chemises jaunes" avaient bloqué le trafic aérien dans la capitale, le gouvernement a approuvé l’utilisation de la loi de sécurité intérieure (ISA), à partir du jeudi 11 mars pour près de deux semaines, dans tout Bangkok et Nonthaburi, plus un certain nombre de districts dans six autres provinces entourant la capitale.

Le risque de débordements plus ou moins violents est réel, même si l’UDD affirme que ses intentions sont pacifiques. Visiblement le coup d’État de 2006 a réouvert des plaies mal cicatrisées, si l’on en croit une partie des dirigeants pro Thaksin qui se réclament de la génération 1976, en référence aux manifestations réprimées par l’armée et qui avaient plusieurs dizaines de morts.

En 1976, le Dr Weng Tojirakarn était un jeune dirigeant du mouvement étudiant et participait à une manifestation qui s’est terminée par des tirs de l’armée, tuant plusieurs de ses collègues manifestants. Comme beaucoup d’autres militants de l’époque, il a fui vers la campagne, où le Parti communiste offrait un refuge pour de nombreux membres de l’intelligentsia radicale de l’époque. Weng est aujourd’hui un des responsables de l’UDD. Plusieurs de ces militants sont devenus des  leaders des chemises rouges, comme le Dr Weng. Certains, comme Chaturon Chaisang, étaient membres du gouvernement de l’ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra.

"Le passé c’est le passé et aujourd’hui nous avons rompu avec les parties violentes du mouvement des chemises rouges. L’UDD rassemble des mouvements qui veulent une vraie démocratie avec sa majesté le roi comme chef de l’État. Actuellement l’élite bureaucratique est un obstacle à la démocratie, et c’est contre cela que nous luttons, et rien que cela. Nous voulons la même justice pour tout le monde, pas de double standard et le retour de la constitution de 1997."

précise Weng Tojirakarn

L’UDD a tenu une conférence de presse pour expliquer sa stratégie en ce qui concerne la tenue de la manifestation du 14 mars à Bangkok. L’objectif de 1 million de personnes est maintenu, même si les organisateurs reconnaissent qu’il ne sera pas facile à atteindre, en raison des restrictions et des pressions imposées par le gouvernement. Les responsables de l’UDD ont réaffirmé vouloir tenir une manifestation pacifique, dont le but est d’obtenir des élections anticipées.

"Certains essayent de nous faire passer pour des adeptes de la violence, mais c’est faux. Notre mouvement est avant tout pacifique et demande le retour de la démocratie. Nous avons crée des écoles de la démocratie partout dans le pays, et nous avons formé plus de 20000 diplômés qui se chargent de porter notre message dans les villages. Il y a eu une rupture avec la fraction violente des chemises rouges représentée par des gens comme Sae Deng."

a notamment déclaré Sean Boonpracong, le porte parole de l’UDD

Les membres de l’UDD ont prévu de converger vers Bangkok à partir du 13 mars avec plus de 50000 pickup et minibus. La circulation devrait être totalement paralysée dans certaines partie de la ville comme les abords de la place Sanam Luang. L’UDD a déclaré voir recours à ce moyen de transport car le gouvernement aurait fait pression sur les compagnies de transport pour les dissuader d’offrir leurs services aux représentants des “chemises rouges”.

"Nous allons occuper toute la rue Radjadamoen et les environs et ce sera bien organisé. Si il y a des violences ce sera à cause des provocations du gouvernement. Si il y a eu de la violence lors du sommet de l’Asean à Pattaya et dans Bangkok en avril dernier, c ‘est à cause du gouvernement et de la police. J’étais à Pattaya et j’ai vu des policiers en civil lancer des pierres sur nous."

a ajouté Sean Boonpracong, porte parole de l’UDD.

Jaran Ditthapichai, un des responsables de l’organisation de la manifestation de dimanche prochain a précisé que l’UDD disposera de son propre service d’ordre, constitué pour l’essentiel de volontaires dont les membres seront porteur d’une carte officielle officielle du mouvement.

"Nous avons tiré les leçons du passé et nous ne laisseront pas des petits groupes transformer un mouvement pacifique en affrontement violent. Notre but est modeste : nous voulons obtenir la dissolution du Parlement et de nouvelles élections par des moyens pacifiques. En faisant venir 1 million de personnes dans Bangkok nous allons obliger le gouvernement Abhisit a choisir entre la dissolution et la suppression de notre mouvement. Nous n’avons pas l’intention de déclarer la guerre au gouvernement ou de provoquer une guerre civile. Mais si le gouvernement utilise la force contre nous, personne ne sait ce qui pourrait arriver. Nous pouvons facilement  neutraliser une intervention de l’armée, car les soldats sont à 70% des supporters de Thaksin."

a mis en garde Jaran Ditthapichai.


http://www.thailande-fr.com/


Photos:

1/ La sécurité a été renforcé dans Bangkok et les boulevard de la prochaine manifestation "rouge" sont déjà canalisé...

2/ Weng Tojirakarn, un des responsables de l'UDD.
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Rugby15

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #145 le: mars 11, 2010, 09:20:39 am »


J'espère que ça va pas trop chauffer. déjà que la réputation de la Thailande est pas au mieux !
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"En avant poussez, poussez, les Avants de Bayonne..."

knom

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #146 le: mars 11, 2010, 10:13:25 am »


J'espère que ça va pas trop chauffer. déjà que la réputation de la Thailande est pas au mieux !


Moi aussi j'espère que la situation ne dégénèrera pas... (quand il y a de tels rasemblements de masse avec une armée en état d'alerte tout est possible).
La Thaïlande est sur le point de se tirer une balle dans le pied, pourvu que ce soit une balle à blanc !

Et à ce sujet, je ne sais pas comment les touristes vont réagir (situation politique inquiétante + euro très bas : 44 thb).
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PHILGOOD

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #147 le: mars 11, 2010, 05:53:30 pm »

J'espère également que ce ne sera pas trop le bordel ! Quoi qu'il en soit, sauf s'il n'y avait pas de vols, je viendrais quand même le 09 Avril pour mes vacances ! J'espère que les autres touristes en feront de même !...
Amicalement,
Philgood ...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #148 le: mars 12, 2010, 09:02:52 am »


Dans tous les cas de figure, le "bordel" restera localisé à un quartier de Bangkok et comme cette fois, les aéroports seront protégés par les forces de l'ordre, je ne pense pas qu'il y aura de problème pour les touristes...
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Malco

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #149 le: mars 12, 2010, 01:34:38 pm »


Le cartooniste Stephff nous fait partager son regard sur l’actualité thaïlandaise marquée ces jours-ci par l’annonce de manifestations antigouvernementales de masse ce week-end à Bangkok. Le camp des protestataires espère voir entre 500.000 et un million de personnes, les autorités estiment que les chemises rouges ne seront pas plus de 100.000
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@+ Malco
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