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Auteur Sujet: POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.  (Lu 672958 fois)

Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #200 le: mars 28, 2010, 09:13:52 am »


Hier 27 mars, grosse manifestation des Rouges à Bangkok... L'intervention de la troupe (pacifique je précise) a provoquer un mouvement vers le Palais gouvernmental en soirée...

Aujourd'hui 28 mars, 9H30 en Thaïlande, je viens à l'instant d'assister à l'allocution télévisée du 1er ministre Abhisit Vejjajiva qui vient d'annoncer qu'il était près à rencontrer les dirigeants de l'opposition pour dialoguer mais que cela ne pourrait pas se faire tant que la situation ne sera pas redevnue plus calme dans la rue...
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DV8

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #201 le: mars 28, 2010, 06:54:57 pm »

Aujourd'hui 28 mars, 19h, ils sont tous attablé en direct pour une petite discussion entre amis  :smile ...
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Cat

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #202 le: mars 28, 2010, 08:08:29 pm »

Je re-formule mon info......le prince heritier est passe 2 fois en voiture officiel parmi les rouges (il n'en avait pas besoin)..................avec quelques "coucous de la main" la 2eme fois ! Les rouges ont repondu "au coucou" avec ferveur!
Puis un pseudo silence thaksinien...et pour cause.
Bon voila.
Les thais n'aiment pas trop le prince mais adore son dernier fils heritier du trone .........attendre 20 ans n'est rien en Asie!
Bref soyons sages comme nos anciens l'etaient et qui recuperaient Moulay Hassan (Futur Roi du Maroc, Hassan 2) ivre mort dans les caniveaux de Rabat.....Il a su faire de son pays (avec une poigne de fer et plus que cela, certes, mais jamais contre les etrangers et les sujets juifs de son royaume) un pays incontournable en Afrique du Nord. Son fils, bien plus moderne, liberalise beaucoup de chose.
Bref, malgre mon amour filiale de la republique. je nourris quelques espoirs en Thailande.

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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #203 le: mars 29, 2010, 08:56:27 am »


Aujourd'hui 28 mars, 19h, ils sont tous attablé en direct pour une petite discussion entre amis  :smile ...


Echec des premiers pourparlers qui reprendront lundi !

Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva et des représentants des manifestants qui réclament des élections anticipées se sont entretenus dimanche à Bangkok, mais n'ont pas réussi à trouver un accord mettant fin à deux semaines de crise politique.

Le Premier ministre a rejeté la demande des Chemises rouges, partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, d'organiser rapidement des élections, mais les deux parties sont convenues de reprendre les discussions lundi à 18H00 (11H00 GMT).

"La dissolution de la Chambre ne pourra survenir que si nous estimons que c'est la seule issue possible pour le pays tout entier et pas seulement pour les Rouges", a déclaré Abhisit Vejjajiva, à l'adresse des trois responsables des Chemises rouges, assis à la table des négociations.

Les pourparlers, qui ont duré trois heures dans un établissement de l'Education nationale de la capitale, étaient retransmis en direct à la télévision.

"Nous vous demandons de dissoudre la Chambre d'ici à deux semaines. Quelle que soit votre décision, si nous discutons demain, je veux que vous preniez en compte cette condition", lui a dit Jatuporn Prompana, l'un des dirigeants du mouvement contestataire.

"Si vous êtes confiant dans l'issue du scrutin, vous devez redonner le pouvoir au peuple", a poursuivi Jatuporn.

M. Thaksin s'est adressé un peu plus tard par liaison vidéo à ses partisans, leur demandant de s'unir derrière les dirigeants des Chemises rouges.

"Certains disent que cela a été négatif pour les Rouges parce qu'Abhisit est un bon orateur, mais il manque de sincérité", a déclaré M. Thaksin qui est en exil à Dubaï pour échapper à la prison.

"Nous devons nous unir, continuer à nous battre et à nous soutenir mutuellement", a-t-il ajouté.

Des dizaines de milliers de manifestants, rassemblés près du siège du gouvernement, ont suivi le débat sur un écran géant.

"Le gouvernement souhaite calmer le jeu", avait assuré plus tôt Satit Wongnongtoey, un membre du gouvernement.

"Ca ne devrait pas durer trop longtemps car l'atmosphère est bonne. Tout le monde fait preuve de bonne volonté pour le bien du pays", avait déclaré de son côté Weng Tojirakarn, l'un des trois représentants des manifestants.

Le commentateur politique Chris Baker, coauteur de plusieurs ouvrages sur la Thaïlande, ne voit pourtant pas ces discussions "se terminer de sitôt". "Au final, je ne serais pas étonné qu'on aboutisse à des élections au mois de novembre", a-t-il estimé.

Installées depuis le 14 mars dans le centre de Bangkok, les "Chemises rouges", qui représentent la Thaïlande rurale et pauvre, jugent Abhisit illégitime et lui reprochent de servir les élites traditionnelles royalistes de Bangkok. Elles exigent son départ, refusant d'attendre les prochaines élections prévues en principe en décembre 2011, arguant que Thaksin a été renversé par un putsch en 2006 après avoir été réélu.

Beaucoup espèrent le retour du magnat des télécommunications en exil depuis deux ans. Les "Rouges" le considèrent comme le seul homme politique à s'être jamais préoccupé de leur sort, tandis que les élites de la capitale lui reprochent son populisme, son affairisme et la menace qu'il représente, selon elles, contre la monarchie.

Le camp des "Rouges" avait beaucoup perdu de sa crédibilité en avril 2009, lorsque des manifestations avaient dégénéré, faisant deux morts. Ils ont jusqu'ici démontré que leurs rassemblements dans les rues de la capitale étaient pacifiques, malgré une série d'attaques à la grenade non revendiquées.

AFP

Photos: Le Premier ministre thaï Abhisit Vejjajiva (2ème à gauche) serre la main au leader du Front Uni pour la Démocratie Contre la Dictature (UDD) Veera Musikapong pendant une réunion à un institut universitaire à Bangkok le 28 mars 2010.

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DV8

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #204 le: mars 29, 2010, 05:39:53 pm »

Bon bah, un coup pour rien?
La suite au prochaine épisode?
 :What?
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #205 le: mars 30, 2010, 09:19:52 am »


Pour une fois, les Thaïlandais dérogent à leurs habitudes... car en général, ils ne sont pas "tagger" dans l'âme (la dégradation des lieux public est ici très mal vu !)...

Et bien, ce coup-ci, les "Rouges" ne se sont pas génés et sont aller badigeonner le "Democraty monument" à Bangkok... On peut voir sur la photo un de leur partisant écrivant en kham muang (langue du Nord) la phrase "dissolution du parlement"...
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DV8

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #206 le: mars 30, 2010, 10:01:33 am »

Bon, j'ai regardé hier les négociations entre les "rouges" et les "blancs".
Je n'ai pas tous saisie, j'ai du me faire traduire une bonne partie des interventions mais de toute manière, d'un coté comme de l'autre tous cela sonne bien creux, beaucoup de généralité, de belle phrase mais aucun contenu.

Une seule chose que je retiens et qu'y ma bien surpris (je ne l'écoute que peu habituellement): Abhisit semble réellement persuadé qu'il est le sauveur et qu'il n'y aurait pas d'issue politique en Thailande sans son gouvernement.
Un politique qui se croit indispensable ca fait un peu peur.

Un grand moment: lorsque le t-shirt rouge à lunette, avec son allure de maître d'école pas vraiment fin, lui a expliqué qu'une démocratie à un moment ou un autre nécessitait des élections pour rester une démocratie.

Edit:

Citer
CRISE POLITIQUE – Les Rouges rejettent l’offre d’Abhisit, possible poursuite des discussions jeudi

Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a proposé hier aux représentants des “Chemises Rouges” d'organiser des élections un an avant la fin de son mandat, soutenant que leur demande de dissolution dans un délai de 15 jours était irréalisable et de toute façon néfaste pour le pays. Les opposants ont refusé l’offre. Ils doivent étudier la proposition d’Abhisit de poursuivre les négociations jeudi

Le deuxième acte des négociations télévisées, destinées à mettre fin à plusieurs semaines de manifestations dans Bangkok, marquées par plusieurs défilés en ville et des rituels morbides, aura duré deux heures au cours desquelles le ton s’est raffermi, avec néanmoins une offre de compromis de la part du Premier ministre.
Abhisit a affirmé qu’il était prêt à organiser des élections d’ici la fin de cette année, soit un an avant la fin de la date légale, mais les deux parties se sont finalement quittées sans conclure le moindre accord. Le Premier ministre a toutefois proposé de poursuivre les discussions jeudi. Les représentants des Chemises rouges ont fait savoir qu’ils allaient se concerter pour décider d’accepter l’offre ou non.
"Si vous voulez que mon gouvernement... appelle de nouvelles élections avant la fin du mandat, pas de problème. Mais nous devons discuter...", leur a lancé Abhisit.
"J’ai encore un an et neuf mois, je veux voir l’économie s’améliorer, je veux voir les règles de conduite et l’atmosphère dans le pays s’améliorer," a-t-il ajouté un peu plus tard.
Il a insisté de nouveau sur le fait qu’avant toute élection, il souhaitait proposer un référendum sur les amendements à la Constitution controversée de 2007 mise en place sous le gouvernement militaire après le coup d’Etat de 2006 contre Thaksin Shinawatra.
"Disons simplement que le gouvernement n’accepte pas notre demande et que nous refusons l’offre du gouvernement," a déclaré Jatuporn Prompan l’un des leaders des Rouges parmi les plus véhéments.
Alors que les discussions se déroulaient comme dimanche dans l’Institut du Roi Prachadipok, sur l’avenue Chaeng Wattana, deux bombes artisanales légères ont été jetées dans l’enceinte du siège du gouvernement, où se trouve le bureau du Premier ministre, sans faire de victime.
Depuis deux semaines, les Chemises rouges ont cherché à mener une série de coups médiatiques en vue de forcer Abhisit à remettre le pouvoir en jeu. Installés sur plus de trois kilomètres d’avenue et des rues adjacentes sur un périmètre allant de Sanam Luang à l’avenue Phitsanulok, les manifestants venus pour la plupart des provinces du Nord et du Nord-est rassemblent chaque week-end au moins 100.000 personnes. La police estimait hier leur nombre à 16.000.
Abhisit avait dans un premier temps refusé d’engager des négociations, avant de faire volte-face dimanche matin.
Bien que la manifestation se déroule de manière pacifique, le plus souvent dans une ambiance festive, plusieurs explosions ont eu lieu depuis le 15 mars, avec une accélération ces derniers jours du nombre d’attaques visant la plupart du temps des sites militaires ou en lien avec la politique.



Et un commentaire intéressant:

Citer

Abhisit Vejjajiva "n'est pas important. Pourquoi a-t-il soudainement changé d'avis (sur les négociations)? Quelqu'un l'a poussé", estime Chris Baker, politologue spécialiste de la Thaïlande.

Depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2008, "les événements ont témoigné d'une intimité jamais vue auparavant" entre l'armée et le Parti démocrate du Premier ministre, souligne pour sa part Paul Chambers, de l'université allemande de Heidelberg.

Abhisit n'aurait donc pas toutes les clés dans la négociation. Selon les deux experts, aucune élection anticipée n'est envisageable avant octobre, date du prochain remaniement de la haute hiérarchie militaire.



Comment on appelle un gouvernement ou ce sont les militaires qui décide quant ont lieu les élections? :wonder
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #207 le: mars 30, 2010, 10:55:39 am »


Un grand moment: lorsque le t-shirt rouge à lunette, avec son allure de maître d'école pas vraiment fin, lui a expliqué qu'une démocratie à un moment ou un autre nécessitait des élections pour rester une démocratie.


En fait, tout le problème est là... et c'est pour cette raison que je ne vois pas de solution possible actuellement en Thaïlande...

- D'un coté des "Rouges" très majoritaires (quelque soit le nom de leur parti: "Thaï rak Thaï", PPP, etc..) qui gagnent systématiquement toute les élections avec 70 % des voix... Ils ont les paysans avec eux !

- De l'autre, les "Jaunes" très minoritaires, constitués des intellectuels et de la classe moyenne citadine, qui ne dépassent pas les 20 % à chaque élection mais qui disent que comme les "Rouges" sont peu instruits et ne comprenent donc rien à la politique, ils ne devraient pas avoir le droit de vote !...
 
Bref, les "Jaunes" veulent un changement de constitution avec l'abandon du suffrage universel (où tout le monde vote) et l'instauration d'un suffrage censitaire avec 30 % de députés élus et 70 % de députés nommés (mais nommés par qui ?)... Bref, un système qui ressemblerait à celui qui était en vigueur en France sous les 1ère et seconde Répubiques !!!...

 :o

Et s'il y a des élections en octobre sans changement de système de suffrage, rebelotte, c'est les "Rouges" qui regagnent à coup sûr puisqu'ils sont de très loin les plus nombreux dans le pays...

Alors les "Jaunes" feront quoi ?... L'Armée fera quoi ?... un énième coup d'état sans plus de résultat que le dernier ?...

 :-\

Et oui, la Démocratie, c'est le respect du résultat des urnes, qu'on le veuille ou non !
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DV8

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #208 le: mars 30, 2010, 11:09:44 am »

C'est précisément ca qui était drôle.
Le petit prof de campagne "Kru Bannok" qui donne une leçon de suffrage universel au jeune énarque débarquer d'Harvard.

Un truc qui m'échappe. Pourquoi tout le monde s'abstient dans le cas thaïlandais de  parler de "lutte des classes"?

La superstition stupide de revoir les communistes débarquer?
Le fait que le systéme de classes est tellement ancré en Asie qu'il serait vain d'imaginer une démocratie qui s'en débarrasse et donc vain d'en parler?

Si quelqu'un a de la lecture sur le sujet, je suis preneur.

Edit: je me réponds moi même. j'ai trouvé une rubrique de l'Acadie Nouvelle qui apporte un léger éclairage sur ma question:



Citer
La Thaïlande en proie à une lutte des classes
dimanche 19 avril, 2009
Par: Gwynne Dyer

Le calme est revenu dans la ville de Bangkok après plusieurs jours de manifestation.

La semaine dernière, le premier ministre thaïlandais, Abhisit Vejjajiva, a été humilié alors que les manifestants en chemise rouge bloquaient le sommet des dirigeants asiatiques qu'il avait organisé. Les chefs d'État ont même dû être évacués par hélicoptère. Mais, désormais, il a repris le contrôle du pays. L'armée a chassé les «chemises rouges» des rues de Bangkok. De leur côté, les «chemises jaunes», qui les avaient affrontés l'an dernier, n'ont pas investi les rues de force. Pour le moment, le calme est revenu.

Cette situation semble aussi mystérieuse que les combats de rue qui eurent lieu, il y a quinze siècles, entre les bleus et les verts à Byzance. En tout cas, cela ne ressemble pas à de la politique moderne comme celle qui a cours dans les pays où la démocratie est bien implantée, tels que la France ou l'Inde. En revanche, cet épisode ressemble franchement à la politique européenne du 19e siècle (mis à part les chemises de couleur).

La démocratie thaïlandaise a moins de 20 ans. C'est grâce à la classe moyenne du pays qui a pris de l'ampleur qu'elle s'est imposée. De la même manière qu'en Europe, ce sont les classes moyennes qui ont impulsé les révolutions des années 1800. Dans les deux cas, c'est dans leur propre intérêt qu'elles ont agi de la sorte, pas dans celui des populations pauvres.

L'histoire d'une centaine d'anciens empires le montre: les populations pauvres et opprimées n'ont jamais fait de révolution démocratique. Cela ne leur venait pas à l'idée de revendiquer leurs droits démocratiques, car elles n'avaient pas l'éducation ou l'ouverture pour pouvoir envisager ce genre de choses. C'est avec l'avènement d'une large classe moyenne instruite que la démocratie est devenue un objectif politique.

Ayant déjà plutôt réussi sur le plan économique, les classes moyennes recherchaient surtout l'égalité politique. Mais à peine l'avaient-elles acquise, qu'elles découvrirent avec horreur que les pauvres avaient eux aussi été contaminés par cette idée d'égalité. Les classes moyennes, qui venaient d'accéder au pouvoir, se sont retrouvées face à un terrible dilemme.

Soit elles concluaient un accord politique intégrant les pauvres dans le système économique, soit elles vivaient éternellement dans la peur qu'un beau jour, les pauvres ne contiennent plus leur colère et attaquent leur maison. En Europe, il a fallu presque tout le 19e siècle et une bonne partie du 20e siècle pour trouver un accord qui fonctionne. Mais, au final, différentes versions de l'État providence ont fait l'affaire.

La plupart des anciennes colonies ont hérité d'un système démocratique. Elles n'ont pas toutes fait bon usage de ce système, mais elles en connaissaient au moins les règles (elles savaient aussi comment s'assurer que les pauvres l'acceptent). La Thaïlande est un cas à part: il est quasiment le seul pays d'Asie du Sud à ne jamais avoir été colonisé.

En 1992, les Thaïlandais de la classe moyenne, vivant essentiellement dans la capitale (Bangkok), ont chassé l'armée du pouvoir en menant une révolution pacifique. La démocratie s'est alors installée pour la première fois dans le pays. Si ce fait historique exaltant avait déjà dû se produire depuis longtemps, il semble que la classe moyenne thaïlandaise n'avait pas du tout anticipé la suite des événements.

Quand un pays se voit attribuer un système démocratique, les plus démunis comprennent vite comment l'exploiter pour leur propre bénéfice. Leur chef et leur voix en Thaïlande, c'était Thaksin Shinawatra, un ancien policier d'origine modeste devenu un magnat milliardaire des télécommunications. Il était démagogue et prenait autant de raccourcis en politique qu'en affaires. Mais il avait le mérite de représenter véritablement les pauvres, aussi bien ceux des villes que des campagnes. Les pauvres, c'est-à-dire plusieurs millions de Thaïlandais, votaient massivement pour lui.

Thaksin Shinawatra a accédé au pouvoir en 2001. Il a fait voter des mesures visant à donner aux pauvres l'accès à des prêts à faible taux d'intérêt, à des soins médicaux et à d'autres avantages que les classes moyennes prenaient pour acquis. Si les pauvres lui en étaient extrêmement reconnaissants, les classes moyennes urbaines, elles, étaient scandalisées. Elles avaient perdu le contrôle de la politique et on dépensait leur argent pour d'ignorants paysans.

Thaksin Shinawatra a été renversé par l'armée en 2006; son parti a été interdit. Mais dès que la démocratie est revenue, les pauvres ont voté en faveur de ses alliées et du nouveau parti qu'ils avaient formé. Le nouveau gouvernement devait donc lui aussi être renversé, une mission accomplie l'an dernier par les partisans en chemise jaune de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD).

À de nombreux égards, le PAD est typique des partis conservateurs et cherche à brider les exigences des pauvres. Il est soutenu par l'armée, la haute bureaucratie et la classe moyenne aisée. Toutefois, ses combattants de rue sont essentiellement issus des populations qui ambitionnent de faire partie de la «petite» classe moyenne. Mais, comme il s'agit de la Thaïlande, il existe une différence majeure: le PAD veut en fait récupérer la démocratie auprès des pauvres.

Dans des régions du monde plus habituées à la démocratie, l'idée qu'on peut régler le problème des revendications des pauvres en les privant simplement du droit électoral semble folle (d'ailleurs, l'histoire le prouve). En ce moment, néanmoins, de nombreux Thaïlandais de la classe moyenne ne trouvent pas cette idée si folle.

Devant cette impasse, des résultats franchement graves sont possibles, y compris un retour au règne militaire permanent, bien que cela impliquerait une répression comparable à celle de la Birmanie. Mais le plus probable est que les Thaïlandais trouveront un moyen de sortir de ce cul-de-sac et d'assurer le retour à la démocratie.

L'ensemble de l'histoire de ces deux derniers siècles montre qu'il faut faire des compromis avec les catégories de population pauvres. Il ne s'agit pas de leur donner toutes les richesses, mais si on aspire à vivre dans un pays stable et prospère, alors il faut les partager.



L'auteur, même s'il n'est pas très clair et précis sur le sujet, parle d'une chose que j'ai moi même observé en Thailande: la division de la "petite" classe-moyenne.
Une partie, ayant complétement intégré le modèle d'ascension social, aspire à faire partie de la classe dirigeante actuel et se retrouve ainsi chez les "jaunes".
Une autre partie, d'une manière très démagogique, se verrait bien en futur "dirigeant des masses populaires" façons "Taksin" et se retrouve donc chez les "rouges".
La dernière partie, le cul entre deux chaise, ne sait pas trop comment aborder le sujet et regarde les autres défiler dans la rue en ce demandant ou cela va finir...
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Malco

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #209 le: avril 01, 2010, 10:37:00 am »


J'espère que cela ne va pas finir par des récupérations de sperme donnant lieu à d'immenses "branlettes collectives"... Ca ferait désordre... ;D


On y arrive petit à petit , nouvelle lubie voir l'article du Petit journal de Bangkok .  :D :huhu


MANIFS – A court d'idées, les rouges décident de déverser leurs excréments.

Après avoir rappelé le rejet de toutes nouvelles négociations, les manifestants anti-gouvernementaux des "Chemises rouges" vont faire une nouvelle démonstration de force en déversant aujourd'hui leurs excréments sur trois endroits stratégiques à Bangkok dans les quartiers de Suan Phlu, Silom et Sukhumvit.

"Nous voulons que le mouvement reste non-violent. Après deux semaines de manifestations quotidiennes, les latrines mobiles nous ont permis de collecter près de 300 tonnes d'excréments humains que nous comptons déverser chez ceux que nous considérons comme les ennemis du peuple", a annoncé Jatuporn Prompan, un des leaders du mouvement, devant les acclamations d'une foule de quelques milliers de manifestants toujours réunis au pont Phan Fa.

Les cantines gratuites installées sur le lieu de rassemblement servent depuis cinq jours du Somtam agrémenté de sauce Pala, afin de renforcer l'impact de leur action. Les rouges devraient se diriger en fin de matinée vers les rues de… Lire la suite en page 2

http://www.lepetitjournal.com/bangkok/actu-en-bref/55304-en-bref.html
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Rugby15

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #210 le: avril 01, 2010, 12:18:36 pm »

y a conflit à la casba avec mon bof je lui ai vraiment dit qu'il était trop con
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Line

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #211 le: avril 01, 2010, 05:51:38 pm »


"grosse tête" et il présente pas mal, Mr Abhisit Vejjajiva, mais il ferait bien de faire quelque chose de concret et rapidos afin que je n'ai pas "le bordel" dans un mois...  :huhu
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DV8

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #212 le: avril 01, 2010, 08:14:05 pm »

Sudoku, qui est l'auteur de cette hagiographie?
 :smile
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Rugby15

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #214 le: avril 02, 2010, 08:34:40 pm »

Non, j'ai pas l'impression qu'il y ai tant que ça de conneries c'est juste que c'est très élogieux et très optimistes quant à la popularité supposé du monsieur.
Le seul truc que je ne comprends pas  c'est en quoi le fait qu'il ne tombe pas suite aux crises est censé prouver son indépendance vis à vis de l'armée et de l'aristocratie?
Bizarrement moi j'aurais fait l'analyse inverse.
Mais bon je suis pas spécialiste de la chose ...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #215 le: avril 03, 2010, 08:20:36 am »


Après les Rouges, les Jaunes, les Bleus... voilà les Roses !

Hier 2 avril, un petit millier de professeurs, d'étudiants de fac, d'employés de bureaux se sont réunis dans un parc de Bangkok afin de réafirmer leur soutien au gouvernement en place et pour signifier leur opposition aux revendications des Rouges...

Ils étaient vêtus de rose... Surement des anciens Jaunes...  :)
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banedon

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #216 le: avril 03, 2010, 09:28:06 am »

Je pense que c'était des jaunes mais ils ne doivent pas avoir la dernière lessive "BONUX"  :huhu
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Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort

Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #217 le: avril 05, 2010, 09:19:15 am »


Les Rouges en ce moment multiplient les actions médiatiques car ils savent que le temps joue contre eux...

Dans 10 jours, c'est Le Nouvel An thaï et le gros de leurs forces vives, c'est à dire les paysans (chao na), va retourner faire la fête à la maison...

Ensuite à partir du mois de juin, c'est le début du repiquage du riz, c'est à dire le début du travail annuel pour ces mêmes paysans qui n'auront plus le temps de se mobiliser pour manifester à Bangkok...

Les Rouges sont cuits... jusqu'à l'hiver prochain... mais d'ici là, le gouvernement aura peut être eu le temps de faire passer sa réforme de la constitution avec passage au suffrage censitaire ?!...

...

Photos: les Rouges à Sukhumvit... Franchement, c'est pas en occupant un unique boulevard de Bangkok qu'il vont faire céder le gouvernement... 20 000 "manifestants" fauchés pour 67 millions de Thaïlandais, c'est pas vraiment sérieux !... Cela donne juste du grain à moudre pour les chaines de télévision internationales...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #218 le: avril 05, 2010, 10:53:55 am »


Un Excellent texte récapitulatif pour bien comprendre ce qui se passe en Thaïlande... Comme l'a rappelé DV8 il y a peu, c'est une lutte des classes tout simplement...

Le rouge et le jaune : les clés de l’impasse thaïlandaise

Pourquoi la Thaïlande a t-elle si précipitamment enterré la constitution progressiste de 1997, mise en place après la disparition du précédent régime militaire, et alors que le royaume semblait avoir construit une démocratie relativement stable ? Depuis lors, les manifestations de rue plus ou moins violentes  en sont venues à dominer la vie à Bangkok. La dernière en date menace de paralyser pour plusieurs jours le centre ville de Bangkok, pour obtenir la démission du gouvernement.

En Septembre 2006, après des mois de manifestations de rue, l’armée a lancé un coup d’Etat contre un gouvernement élu,  une première en 15 ans, provoquant un retour de l’armée comme une force durable et puissante dans la politique, alors qu’elle était sur le déclin. Au printemps de l’an dernier, des manifestants armés de cocktails Molotov et de fusils ont affronté la police dans toute la capitale, mettant le feu aux bâtiments et causant au moins six morts et des centaines de blessés. A peu près au même moment dans la station balnéaire de Pattaya, à l’est de Bangkok, des manifestants ont attaqué la voiture du Premier ministre, puis forcé le passage dans un sommet régional majeur, obligeant les dirigeants qui y participaient à fuir.

Que se passe t-il en Thaïlande, où on a l’habitude de cultiver l’art du compromis et des arrangements en coulisse ?

Du point de vue des élites de Bangkok, le problème a commencé au début de 2001, avec l’élection comme premier ministre de Thaksin Shinawatra, un homme d’affaire et un homme politique différent de tous ceux qui avaient exercé le pouvoir auparavant en Thaïlande. Avec des promesses d’aides massives aux pauvres et une campagne de publicité sophistiquée le présentant comme un homme d’affaires milliardaire qui a su faire bouger les choses, le parti de M. Thaksin a remporté les élections avec l’une des plus importantes marges dans l’histoire du pays.

De fait, il a rempli une partie de ses promesses envers les pauvres ruraux, qui sont concentrés dans le nord et le nord-est, et constituent une majorité de la population, celle qui a voté massivement pour son parti, le Thai Rak Thai (les Thaïs aiment les Thaïs). Il a institué un programme de soins de santé bon marché et a supervisé un programme de distribution des micro-prêts à tous les villages, pour aider le début de petites entreprises.


Les ruraux ont peu bénéficié de l’essor économique de la Thaïlande

Ces politiques ont été une avancée  importantes car les ruraux ont peu bénéficié de l’essor économique des années 1980 et 1990, qui ont transformé Bangkok d’ une ville de canaux et de marchés flottants en une capitale de tours de bureaux, de mega shopping center et de cafés internet. Ce n’est donc pas complètement un hasard si l’assaut final des chemises rouges se déroule précisément au coeur du quartier ou se trouvent les shopping Center les plus luxueux et les plus chers de Bangkok.

En 2007 le revenu des ménages à Bangkok était environ trois fois supérieur à celui des ménages des régions rurales du nord-est. Tandis que les classes moyennes urbaines ont bénéficié de la libéralisation du commerce et de la mondialisation, les ruraux défavorisés ont du encaisser le déclin du secteur agricole face à la concurrence de la Chine, et des géants de l’agro-industrie occidentale.

Thaksin a un discours démagogique et un certain charisme, il faut le reconnaitre, qui lui permet de communiquer efficacement avec les pauvres urbanisés et les agriculteurs, souvent issus des mêmes régions. Contrairement aux politiciens traditionnels thaïlandais, qui s’attendent à voir les gens se prosterner devant eux, Thaksin, en dépit de sa fortune, a réussi à se donner une image proche du peuple. En arrivant dans les villages dans le nord, sa région natale, il se fendait toujours d’un humble wai, avant d’écouter les plaintes les plus triviales. Résultat : en 2005, les électeurs ont donné à son parti une majorité encore plus grande qu’en 2001, lui et ses alliés contrôlant 374 des 500 sièges au parlement.


Le système Thaksin : un népotisme autocratique

Au cours de sa deuxième année au pouvoir, M. Thaksin avait plus que triplé les dépenses publiques sur les programmes de lutte contre la pauvreté, et le pourcentage de la population vivant dans la pauvreté a chuté de près de moitié. Mais sa politique a également eu un côté plus sombre. A bien des égards Thaksin ressemblait plus à un caudillo latino-américain qu’à un homme politique thaïlandais issu du sérail. Peu de temps après son élection en 2001, il a commencé à démanteler les institutions démocratiques du pays, ou à les utiliser pour défendre ses intérêts personnels.

Ses alliés ont acheté des participations dans bon nombre des plus grands groupes d’édition et stations de télévision. De nombreux journaux se sont soudain retrouvés servilement pro-Thaksin, et les rares journalistes désireux de poursuivre des enquêtes qui risquaient de le critiquer, se sont souvent trouvés en difficulté ou marginalisés. L’administration de M. Thaksin a distribué de nombreux postes importants à des proches, et certains de ses proches ont été nommés à des postes clefs dans les forces armées – son cousin est devenu commandant suprême des forces armées.


Thaksin a empiété sur le territoire des monarchistes et de l’armée

Face à une accusation d’avoir dissimulé ses avoirs illégalement, M. Thaksin a été acquitté de justesse par la Cour constitutionnelle, mais ensuite plusieurs juges ont affirmé que la pression politique intense avait fait pencher la décision. Avec son encouragement, un culte de la personnalité a été construit autour de Thaksin : panneaux d’affichage sur les routes et les bâtiments à travers le pays, en prenant un espace habituellement réservé pour des portraits du monarque bien-aimé, Bhumibol Adulyadej.

Thaksin a provoqué  la colère parmi les élites traditionnelles de la Thaïlande – monarchistes et grands hommes d’affaires à cause de son style autocratique. D’autres ne supportaient pas ses méthodes de confrontation:  Thaksin n’affrontait pas les problèmes de la façon traditionnelle thaïlandaise, par le biais d’accords secrets qui permettent à chacun de sauver la face.

En 2006, les classes supérieures de Bangkok ont lancé des manifestations de rue sous la bannière de l’Alliance populaire pour la démocratie. La PAD s’est elle-même auto proclamée démocratique, précisément parce qu’elle ne l’était pas. L’une de ses propositions était qu’un certain nombre de membres élus du Parlement doivent être remplacées par des responsables désignés. Vêtus de jaune, la couleur de la monarchie de la Thaïlande, les manifestants ont occupé le parlement et, plus tard, le principal aéroport de Bangkok. Sans surprise, l’agitation politique constante a nui à l’économie de la Thaïlande, déjà durement touchée par la crise financière mondiale.


Un développement économique inégalitaire, générateur de frustrations

Il est difficile de voir un retour à la stabilité dans un futur proche. Même une nouvelle élection comme le demande l’UDD, ne serait pas susceptible de calmer les choses. Elle provoquerait sans doute le retour de Thaksin ou de ses mandataires au pouvoir, ce qui provoquerait ses ennemis à tout recommencer. Si certaines des revendications de l’opposition sont légitimes, elle doit maintenant prendre ses distances avec son mentor, sous peine de rencontrer un blocage insurmontable.

Il faut maintenant intégrer le fait que les ruraux pauvres ne retourneront plus jamais à l’époque où ils ont simplement accepté la loi de Bangkok sans broncher. Les forces anti-Thaksin ne font rien pour aider à calmer la situation, accréditant l’opinion assez répandue qu’il existe une justice a plusieurs vitesses selon les rang social et les origines du prévenu. Ces dernières années, les tribunaux de la Thaïlande ont été mis sur l’offensive contre l’ancien premier ministre. Les tribunaux ont rendu des décisions qui ont aboutit à la saisie des biens de Thaksin, et surtout à l’annulation coup sur coup de scrutins gagnés par les partisans de l’ex Premier Ministre.

Économie mondialisée, la Thaïlande s’est rapidement développée au prix d’une plus grande inégalité entre ceux qui profitent du commerce et des investissements et ceux, dans la campagne, qui en sont tenu à l’écart. Les Thaïlandais sont également partagés par la religion: la violence dans le sud a tourné les musulmans contre les bouddhistes, générant des tensions entre les deux groupes dans d’autres parties du pays.

Pendant ce temps, la santé du roi est sur le déclin. A des moments critiques, Bhumibol a servi de médiateur entre les forces politiques opposées, il a aidé à mettre fin à des manifestations contre les militaires en 1973 et 1992 avant que trop de sang ne soit versé. De nombreux Thaïlandais l’adorent presque comme un dieu, mais ces derniers mois, usé par les fièvres fréquentes, il s’est rarement aventuré en public. Pourtant certains espèrent encore que le roi pourrait encore intervenir pour rétablir une situation pacifique dans le royaume.


http://www.thailande-fr.com/

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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #219 le: avril 06, 2010, 09:27:36 am »


Je trouve ce dernier texte particulièrement intéressant... On comprend bien que certains leaders "rouges", sachant leur temps compté, visent à tout prix l'affrontement avec les forces de l'ordre afin de donner un caractère dramatique et irréversible à leur action...

Le premier ministre Abhisit, en homme intelligent qu'il est, l'a parfaitement compris et renonce à l'utilisation de la force s'en tenant aux mesures légales de rétorsion...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #220 le: avril 07, 2010, 10:02:23 am »


Comme, je le disais hier, les "Rouges" essayent de faire monter d'un cran la pression, se sachant probablement sur la fin (Songkran commence dans 5 jours et on va surement pas se battre avec les Bouddhas qui sortent en procession dans les rues !)...

Résultat, ils ont joué à pousse-pousse hier avec les policiers de Bangkok, qui intelligement, avaient reçu les ordres du gouvernement de ne pas riposter...

Truc incroyable (photo 2), Les militaires s'étaient installés en position de "sitting" pour que les "Rouges" ne puissent pas progresser !!!... D'habitude, ce sont les manifestants qui font ça, non ?!?...

Personnellement, c'est la 1ère fois que je vois cela de toute ma vie !...C'est vraiment ce qu'on appelle de la riposte non violente !...
 

:)
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Line

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #221 le: avril 07, 2010, 04:00:52 pm »


Franchement, ils nous saoulent...  >:(

Ils ne peuvent pas préparer Songkran, ca les occuperait...  


Les «chemises rouges» quittent le Parlement


La pression est montée d’un cran encore à Bangkok, où les partisans de l’ancien premier ministre Shinawatra, qui occupent la rue depuis 3 semaines, ont réussi ce mercredi à pénétrer les locaux du Parlement. Ils ont finalement quitté les lieux après quelques heures.


Les «chemises rouges», qui réclament la démission du Premier ministre thaïlandais, ont accepté mercredi de se retirer de la cour du parlement, a indiqué un des cadres du mouvement peu après l’évacuation par hélicoptère de plusieurs personnalités du gouvernement.


Environ 5.000 «chemises rouges», favorables à l’ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, avaient fait irruption dans l’enceinte après avoir brisé une grille d’entrée avec un camion.


«Notre mission est accomplie et nous pouvons retourner à notre base», a déclaré Korkaew Pikulthong, un des leaders «rouges» tandis que la foule commençait à évacuer les lieux.


Quelques minutes auparavant, le vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban, en charge de la sécurité, et plusieurs autres responsables du gouvernement ont été évacués dans deux hélicoptères.


Les «rouges» manifestent depuis le 14 mars et exigent sa démission immédiate. Lundi, un tribunal avait refusé d’émettre un ordre d’évacuation des manifestants, estimant que le gouvernement disposait déjà des moyens légaux nécessaires. Le pouvoir et l’opposition ont depuis tous deux considéré que ce jugement leur était favorable.


Les «rouges», qui s’appuient notamment sur les paysans du nord et du nord-est de la Thaïlande, accusent l’actuel gouvernement de servir les élites traditionnelles de Bangkok à leurs dépens et exigent son départ immédiat. Le chef du gouvernement a accepté de négocier des élections anticipées, mais pas avant la fin de l’année.


L’opposition réclame aussi le retour à l’ordre constitutionnel en vigueur avant le putsch de 2006 contre Thaksin. L’homme d’affaires vit en exil depuis 2008 pour échapper à une peine de prison pour malversations financières et est accusé par Abhisit d’instrumentaliser les «rouges» à son profit.
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PHILGOOD

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #222 le: avril 07, 2010, 05:17:25 pm »

D'accord avec toi Line, ils pourraient préparer " Songkran " !...
Tout ce que je leur demande, c'est de ne pas bloquer l'Aéroprt ! Je part demain de Roissy CDG, et j'arrive donc à Bangkok Vendredi matin ! Ensuite : " Chiang Mai " !...
 J-1 : " C'est bon ça !..."
Amicalement,
Philgood ...  :smile
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Malco

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #223 le: avril 07, 2010, 05:27:43 pm »

Te fais pas de soucis Philgood ils vont pas bloquer l'aéroport .  8)
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@+ Malco

Line

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #224 le: avril 07, 2010, 06:10:18 pm »


Te fais pas de soucis Philgood ils vont pas bloquer l'aéroport.  8)



d'accord avec Malco...


BON VOYAGE, PHIL    


http://www.dailymotion.com/video/xk14_desireless-voyage-voyage
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