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Auteur Sujet: POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.  (Lu 692943 fois)

Rugby15

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #300 le: avril 23, 2010, 11:31:14 am »


font chier ils arrêtent quand les mongols ?
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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #301 le: avril 23, 2010, 12:49:35 pm »


flûte alors, ils sont enragés...   >:(
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silas

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #302 le: avril 23, 2010, 01:39:55 pm »

ça deviens franchement lourd, à quand la fin?  :o :o :o    Les rouge font plus de dégât qu'autre chose dans Bangkok.
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Malco

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #303 le: avril 23, 2010, 02:25:17 pm »


ça deviens franchement lourd, à quand la fin?  :o :o :o    Les rouge font plus de dégât qu'autre chose dans Bangkok.


Salut Jonathan ,

Ils sont payer pour faire les dégâts , et on sait par qui .
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #304 le: avril 23, 2010, 05:14:17 pm »


Entre nous, j'attends avec impatience une réaction forte du gouvernement...

C'est quand même fou, 20 000 manifestants (c'est à dire la moitié d'un stade de foot !) qui réussissent à mettre un tel bordel !...

Que va-t-il rester de l'image de la Thaïlande aux yeux du Monde !...

Quant à la demande des Rouges à l'ONU, elle est à la limite du grotesque parcequ'ils ne récoltent que ce qu'ils ont semé, parceque le reste du pays ne suit pas ces agités et parceque les Nations Unis ont autre chose à faire que gérer une manif de rue qui dégénère (il y a aussi des VRAIS conflits sur cette Planète) !
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Malco

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #305 le: avril 24, 2010, 01:19:02 pm »

Un bangkokois brandit une photo de Thaksin , les thaïs commencent en avoir assez de cette mascarade .  8)
.


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@+ Malco

Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #306 le: avril 26, 2010, 09:52:15 am »


Voici d'ailleurs un extrait de l'interview qu'ont donné le Premier ministre Abhisit Vejjajiva et chef de l’armée, le général Anupong Paojinda à la télévision nationale thaïlandaise, exposant ensemble leurs points de vue pour régler les problèmes posés par le Front uni pour la démocratie contre la dictature.


Comment évaluez-vous la situation?

M. Abhisit: Après plus de 40 jours, les pièces du puzzle se mettent en place. Au début, les connexions entre les différentes factions et celles du Parlement n’étaient pas claires. Maintenant, les choses sont de plus en plus claire. Le parti d’opposition (NDLR : le parti pro Thaksin Phuea Thai) a été sur la scène [de l'UDD]. Cela montre qu’ils combattent ensemble. Dans le même temps, il ya eu deux incidents, le 10 avril et il ya trois jours [jeudi] à Silom, qui ont montré que des hommes armés avec des armes de guerre ont été présents dans les manifestations et ont cherché la violence.


Donc, vous faites le lien entre les actions des manifestants et celles des terroristes?

M. Abhisit: Je peux dire que ce n’est pas par hasard que certains noms ont été mentionnés et je ne peux pas dire qu’ils travaillent séparément. Des noms comme Seh Daeng [Maj Gen Khattiya] Sawasdipol, Gen Chavalit [Yongchaiyudh] et les principaux dirigeants de la manifestation sont reliés à des incidents clés.


En rétrospective, le gouvernement a t-il pris des décisions qui ont nui à la situation?

M. Abhisit: Je dois avouer que nous avons sous-estimé le mouvement de protestation et certains incidents, comme ce qui s’est passé le 10 avril. Je ne m’attendais pasà  la perte de vies humaines des forces de sécurité et des civils.

Puis est arrivé ce qui s’est passé à Silom. Nous étions inquiets lorsque les deux groupes [les chemises rouges et le groupe anti-UDD] se sont retrouvés si proches.  Mais je ne m’attendais pas à ce  qu’il y ait un groupe de personnes capables de tirer sur des gens innocents rassemblés sur place. Le gouvernement a été critiqué et des gens ont demandé combien de personnes innocentes allaient mourir. Je dois dire que personne ne veut voir cela se produire.

Permettez-moi de souligner que le problème n’est pas seulement à Ratchaprasong. Le but ultime est de rétablir la paix dans notre société. Tenter de récupérer cet espace pour le public est l’un de nos objectifs. Mais je ne peux pas dire quand nous le ferons.

Les manifestations sont en cours depuis un certain temps. Connaissez-vous ceux qui ont utilisé des armes de guerre? Les gens se sentent menacés et en insécurité en Thailande.

M. Abhisit: Quelqu’un s’est déjà fait clairement connaitre. Il a annoncé depuis la fin de l’année dernière qu’il effectuait la formation des personnes en relation avec le rassemblement politique. Un autre groupe a été arrêté en relation avec les incidents du 10 avril, et qui possédait des armes. L’enquête est en cours pour trouver plus de personnes.


Que fera l’armée si ces hommes sont liés à l’armée?

Gen Anupong: Je dois répondre à deux questions: les armes et les munitions, et le personnel. Nous avons vérifié les armes dans l’ensemble de nos unités et elles sont encore à leurs places. Les armes de guerre ne viennent pas de nous.

Sur la question du personnel, nous savons qu’il existe un groupe d’hommes armés, dont certains sont dans l’armée, mais ils ne détiennent pas tous de postes officiels. Le reste pourrait être d’anciens soldats et des fonctionnaires qui ont été formés à l’utilisation des armes.


L’armée a été critiquée pour son manque d’unité et certains disent qu’il y a des conflits entre les unités. Est-ce que c’est vrai?

Gen Anupong: Je peux vous assurer que l’armée est l’armée de la nation. C’est l’armée de Sa Majesté le Roi et c’est l’armée pour le peuple. Nous sommes unis dans nos opérations et feront tout pour servir la politique du gouvernement. S’il ya des désaccords, ils sont au niveau individuel. Je pense que c’est impossible d’éviter cela compte tenu de la taille de l’organisation.

M. Abhisit: Permettez-moi de vous expliquer une chose. Moi même et les gens qui travaillent ici au 11e régiment d’infanterie, avons des entretiens pour évaluer la situation au moins deux fois par jour. Au moins une réunion implique tous les commandants des forces armées en tant que membres du Centre pour la résolution des situations d’urgence.

Tous les officiers connaissent leur mission, qui consiste à protéger l’intérêt national et les institutions clés dans des situations d’urgence graves. En ce qui concerne les questions politiques, elles seront résolus par des moyens politiques.


Il semble que vous ne voulez pas démissionner ou dissoudre le Parlement dans les circonstances actuelles.

J’ai dit que le pays doit revenir à la normale pour tenir de nouvelles élections. Nous devons examiner tous les problèmes, y compris la création d’un climat propice à des élections équitables. La prochaine élection ne doit pas être sanglante. Tous les candidats doivent être en mesure de faire campagne librement de même que la façon dans une société démocratique.

Dans le même temps, le pays a des problèmes au-delà de la politique. Il ya un problème avec le budget, et c’est un grave problème si le processus budgétaire ne peut pas aller de l’avant comme prévu. Ce n’est qu’un exemple.

Le débat sur la dissolution de la Chambre dans les 15 jours, 30 jours, trois mois, six mois, peu importe.  Ce n’est pas le point essentiel. L’essentiel, c’est que nous avons besoin de réconciliation et d’un retour à la normale dans le pays. Nous devons utiliser ceci comme base de discussion pour trouver des solutions.


Que pensez-vous de la proposition de l’UDD de dissoudre le Parlement dans les 30 jours?

M. Abhisit: La dissolution de la Chambre dans les 30 jours pourrait-elle vraiment résoudre le problème? Je doute fort que ce soit le cas.C’est impossible. La dissolution dans 30 jours n’est pas la réponse.


Souhaitez-vous envisager un autre cycle de négociations avec l’UDD s’ils le propose ?

M. Abhisit: Le gouvernement et les manifestants ne sont pas les seuls qui peuvent tenter de trouver une solution politique. D’autres groupes ont commencé leurs rassemblements. Ils ont les mêmes droits que ceux de l’ UDD. Je dois écouter toutes les parties et pas seulement laisser les choses se régler entre le gouvernement et l’UDD.

Extrait d’une interview effectuée par la Télévision thailandaise, d’après une transcription en anglais publiée par le Bangkok Post


-----------------------------------------------------------------------------------------


Sinon, avant hier 23 avril 2010, une grande manifestation pacifique de soutien au gouvernement a été organisé dans Bangkok, expression de l'exaspération des Thaïlandais pour le mouvement "rouge"...

Les manifestants ont déployés un immense drapeau Thaïlandais...
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Malco

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #307 le: avril 26, 2010, 11:12:00 am »

Une jeune femme thaïlandaise s'adresse à Thaksin via par vidéo , assez émouvant .  8)
.
http://www.youtube.com/watch?v=fpEYsxazNRw&feature=related
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rudy

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #308 le: avril 26, 2010, 08:45:04 pm »

cela va se terminer par un bain de sang je pense .... :'(
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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #309 le: avril 26, 2010, 09:45:57 pm »


cela va se terminer par un bain de sang je pense .... :'(



J'ai bien peur là malheureusement... la raison ne l'emporte plus...   :'(
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #310 le: avril 27, 2010, 08:42:46 am »


cela va se terminer par un bain de sang je pense .... :'(


Peut être... mais c'est loin d'être certain...

Les probalités d'affrontement localisés sont possibles, voir probables, mais je le redis, 20 000 manifestants, voir 50 000 en cas de mobilisation importante sont loin de représenter une force suffisante pour provoquer une "guerre civile", comme j'ai pu l'entendre sur certains médias....

Attendons, donc la semaine prochaine qui va être déterminante...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #311 le: avril 27, 2010, 10:36:42 am »


Le feuilleton Thaksin continue... Notre brave politicien, toujours réfugié au Montenegro, livre revue de presse sur revue de presse... Il vient d'annoncer qu'il allait peut être effectuer des investissements majeurs en Adriatique et au Monténégro, en particulier dans une île à fort potentiel immobilier...
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Rugby15

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #312 le: avril 28, 2010, 10:11:32 am »


La Thaïlande est un pays assez imprévisible, on ne sait pas ce qui va se passer, s’inquiète Sai. Là, on a observé une évolution de la situation très rapide. Il faut dire qu’il y a un gros problème de communication entre "chemises jaunes" et "chemises rouges", ils ne se comprennent pas, ont beaucoup de mal à reconnaître leur échec. On risque la guerre civile», insiste-t-il...   



ouai!  serait bien malin celui qui pourra dire ce qui se passera demain , à part un gros coup de trafalgar je vois pas bien  :(
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Malco

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #313 le: avril 28, 2010, 01:46:38 pm »

A Bangkok, avec le général rebelle .

Il a, dans cette flamme qui brille au fond des yeux, l'air de l'homme qui croit que l'heure de changer le cours de l'Histoire est arrivée, et qu'il en sera l'artisan. Le général Khattiya Sawasdipol, alias "Seh Daeng", est entré en rébellion.

Rencontré dans la discrète arrière-salle d'un restaurant où il dîne avec des compagnons, dans ce quartier de Ratchaprasong occupé par les "chemises rouges" à Bangkok, Seh Daeng décrit la situation en Thaïlande comme étant "une insurrection", "presque la guerre" entre d'un côté les "rouges" et de l'autre le gouvernement, l'armée, et ces "jaunes" défenseurs de la monarchie et des élites conservatrices.

L'insurgé, qui se dit "soldat au service du peuple", confirme son opposition radicale au chef de l'armée royale, le général Anupong Paojinda, ainsi que son lien direct avec l'ex-premier ministre Thaksin Shinawatra, qui vit en exil entre Dubaï et le Monténégro et dont les partisans ont créé le mouvement "rouge". A chaque fois que les "chemises rouges" se sont signalées par des manifestations, comme en avril 2009 puis de nouveau depuis le 14 mars 2010, Bangkok se demande si Seh Daeng joue un rôle, et lequel.

Le général rebelle dit rarement "je" lorsqu'il évoque l'aspect opérationnel. Il fait mine de maintenir l'ambiguïté sur son rôle personnel. Quand il parle des militaires partisans des "rouges", il évoque "The Unknown Army", "l'armée inconnue", l'armée de l'ombre. "Suis-je le chef de l'armée inconnue ? Je le démens formellement !", clame-t-il dans un éclat de rire. Ses compagnons se lancent des sourires complices. Son statut de chef militaire "rouge" ne fait guère de doute.

"L'armée inconnue est déjà intervenue quatre fois en soutien des "rouges", raconte Seh Daeng. En 2008 quand les "jaunes" ont occupé l'aéroport, en avril puis en novembre 2009 quand elle a attaqué les partisans du gouvernement, et enfin le 10 avril contre l'armée." La Thaïlande a connu ce jour-là l'épisode le plus violent de la crise : alors que l'armée venait chasser les manifestants du quartier de Phan Faï, elle a été attaquée et a ouvert le feu (25 morts et environ 860 blessés).

De mystérieux paramilitaires vêtus de noir et masqués, aperçus par des témoins et des journalistes, auraient allumé la mèche. "Seh Daeng a entraîné le service de sécurité des "rouges" et est en train d'en faire une force paramilitaire. Ce sont ses hommes qui ont tiré au fusil lance-grenades M79 sur l'armée le 10 avril, puis de nouveau sur la manifestation progouvernementale le 22 avril", accuse un observateur occidental expert en questions militaires et de renseignement. Seh Daeng dément : "Les hommes en noir ont été déployés par le gouvernement pour donner un prétexte à l'armée pour tirer sur la foule. L'armée inconnue n'est intervenue qu'ensuite. L'armée inconnue a pour devoir de combattre l'armée thaïlandaise quand elle attaque le peuple."

Après la fusillade, les "rouges" ont quitté Phan Faï, la vieille ville touristique, pour occuper Ratchaprasong, le coeur commercial de Bangkok. "J'ai appelé Thaksin, confie Seh Daeng. Il nous a dit de changer de quartier et de venir à Ratchaprasong." Là, les "rouges" renforcent leur dispositif, plaçant des guetteurs et déployant un service de sécurité plus visible, contrôlant la circulation automobile et parfois les piétons, érigeant des barricades. Ces derniers jours, elles se sont enrichies de barbelés, de pneus et de roseaux affûtés. Une huile inflammable a été répandue sur la chaussée et des bidons d'essence ont été cachés entre les pneus, afin de dresser des murailles de feu en cas d'attaque. Pour l'armée thaïlandaise, il ne fait aucun doute que Seh Daeng est l'homme qui organise la défense "rouge" et la prépare à des combats urbains.

L'état des forces dont dispose Seh Daeng reste un mystère. Le chef de l'armée, Anupong, interrogé sur une scission au sein de l'institution militaire, a déclaré que "le nombre de gens qui ont des idées différentes est très faible, et ne pose pas de problème". Seh Daeng affirme de son côté que "l'armée inconnue n'est composée que de quatre ou cinq hommes". Fait-il référence uniquement aux militaires ayant, comme lui, clairement changé de camp ? Il reste flou. Le général rebelle aurait également autorité, selon des sources thaïlandaises et occidentales, sur d'anciens militaires et sur des membres du service de sécurité des "rouges". Est-il puissamment armé ? Seh Daeng prétend qu'"il n'y a aucune arme à Ratchaprasong", et ajoute en souriant que "les armes tomberont du ciel le jour où l'armée attaquera". De son côté, le gouvernement accuse les "rouges" d'avoir constitué des stocks secrets.

"Je ne crains pas une intervention militaire, clame Seh Daeng. Si l'armée inconnue entre en action, ce sera un désastre pour l'armée thaïlandaise, qui est faible et commandée par des gays. Anupong sait qu'il va perdre et n'attaquera pas. Anupong est un gay. Donc, tant que Seh Daeng sera ici, les soldats auront peur d'attaquer ! Moi, Seh Daeng, j'affirme qu'ils n'oseront pas attaquer !" Le général "rouge" ne cache pas l'ivresse que la situation lui procure. On a l'impression que, malgré la disproportion des forces entre l'armée royale et le service de sécurité des "rouges", il espère presque une attaque.

"Le temps de la révolution thaïlandaise est arrivé", dit encore Seh Daeng, qui évoque longuement, le visage illuminé, la Révolution française. Une révolution contre la monarchie ? "Non, je suis loyal au roi. Et puis, c'est un sujet trop sensible en Thaïlande, ça me fait peur d'en parler, murmure Seh Daeng. Mais je lutte contre les chefs de l'armée et les élites." Il reconnaît vouloir "écrire une page d'histoire" de la Thaïlande contemporaine. "C'est mon destin", dit-il.

Le général "rouge" donne le sentiment qu'il est allé très loin, trop loin, pour reculer. Même si Bangkok évite une flambée de violence, lui n'aura guère l'opportunité de revenir en arrière. "Si nous échouons, je suis un homme mort. Je devrai quitter le pays !", admet-il, toujours en riant. Il quitte le restaurant et, escorté par ses gardes et compagnons d'"insurrection", s'enfonce dans la nuit de Ratchaprasong.

Rémy Ourdan : http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/04/27/a-bangkok-avec-le-general-rebelle_1343239_3216.html
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@+ Malco

Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #314 le: avril 28, 2010, 07:11:18 pm »


Et bien Lautony, tu as bien tort de ne pas venir visiter un des plus beaux pays du Monde !...

Il y a plus de 200 zones de non droit en France (où la Police n'ose même plus aller !) et cela n'empêche pas les touristes de venir visiter l'Héxagone !...

Les Rouges ne tiennent qu'un unique quartier à Bangkok qui de plus, n'est même pas intéressant pour les touristes (à part pour le shopping)... Tout le reste du pays est parfaitement calme... Chiang Mai, Chiang Rai, Sukhothai, les ïles dans le sud, même la région Isan (c'est le fief des Rouges) que je parcours en ce moment est parfaitement calme !

En plus d'ici juillet, le problème des manifestations aura été réglé, tu peux en être sûr ! La seule chose qui reste insoluble, c'est la lutte des classes et là, ça risque de durer quelques décennies...

...

D'ailleurs, je note un truc amusant.... Tu prévois depuis un an un voyage en Thaïlande ! Mais comment se fait-il que tu n'ais pas tenu compte de la guerre civile qui se déroule dans la Province sud de la Thaïlande depuis 10 ans ?... Elle a pourtant fait 4000 morts depuis 2001 !... Bref, c'est un problème autrement plus grave que les manifestations de 20 000 Rouges énervés...

Tout simplement parceque tu as compris qu'il peut y avoir des problèmes en un endroit sans que cela ne menace le reste du pays...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #315 le: avril 28, 2010, 07:42:16 pm »


Le nouveau visage de la Thaïlande


Qu’on le veuille ou non, l’image de la Thaïlande, celle d’un pays harmonieux et uni derrière son monarque bien aimé, appartient désormais à l’histoire. La violence du conflit, les armes, et la volonté d’en découdre des manifestants contraste brutalement avec l’image pacifique et paisible que la plupart des touristes conservent, malgré tout,  des Thaïlandais.

Peu importe que les troubles soient désormais circonscrits à une zone de Bangkok dont la surface ne dépasse pas quelques kilomètres carrés, et ne concerne plus que quelques milliers d’irréductibles : le prisme médiatique a renvoyé dans le monde entier l’image d’une guerre de classe sans merci.

La dimension de la classe est en effet un élément clé des événements, au moins dans le discours des protetataires. Nattawut Saikua, un des leaders UDD, a déclaré a plusieurs reprises dans ses discours que le mouvement commencé à partir du 18 Mars 2010,a été le début d’une “guerre de classe”. Cette analyse a été reprise par Thanet Aphornsuvan de l’Université de Thammasat

“La bataille qui se joue [est] entre l’armée qui soutient, le gouvernement et l’élite urbaine de Bangkok, contre le peuple des provinces … C’est une réelle guerre de classe. La répression de samedi le confirme."


Une guerre de classe ?

En fait cette expression ne semble pas tout à fait exacte, d’abord parce que de nombreuses classes moyennes de Bangkok ont témoigné leur soutien aux “chemises rouges”. Ensuite parce que malgré la présence de dizaines de milliers de manifestants, et leur farouche détermination à en découdre avec la police, leur colère ne s’est pas traduit par des attaques personnelles contre les riches Bangkokiens. La principale cible  des manifestants semble être le système lui même, c’est à dire  la perception que les bureaucrates et les militaires sont au service de l’élite au détriment des classes défavorisées.

Le mouvement de chemises rouges en Thaïlande participe davantage à une redéfinition du terrain de la politique qu’à une révolution, en évoquant le chemin des luttes autonomistes en Italie à la fin des années 1970 et des zapatistes au Mexique dans les années 1990. Cette redéfinition s’exprime notamment à travers l’utilisation de nouveaux termes par l’UDD, qui est à la fois un moyen de contester un Ancien Régime (en termes thaï, l’Amatya et les  Jao (seigneurs) et de modifier les conditions d’engagement dans lequel la politique est menée.

Dans leur refus, de l’ordre ancien et de certains de ses privilèges, “les chemises rouges” sont des agents d’une transformation profonde en Thaïlande, qui malgré son apparence de société modernisée, reste marquée par un passé récent quasi féodal.


La lutte des Phraï contre les élites au coeur du discours des “chemises rouges”.  

[/b]Ce point peut être développé en se référant au  mot thaï Phraï, qui est devenu une référence omniprésente dans le discours politique des dirigeants de l’UDD (et dans le discours médiatique). Phraï peut être approximativement traduit comme «peuple» ou “démuni”, dans le sens anglo-saxon des “have not” : il est une référence directe à l’époque féodale, qui a officiellement pris fin en 1932 avec la transformation de la Thaïlande en monarchie constitutionnelle.[/b]

Récemment, la dernière édition du journal de Thaksin affichait une couverture faite de caractères sanguinolents signifiant à peu près “Le sang des Phraï inonde la terre”. Malgré le coté rhétorique de cette affirmation, qui peut sembler jouer sur l’exagération, elle participe au fait que l’UDD est à la rechere d’une réorganisation de la politique de la Thaïlande. Pour ce faire, l’UDD a défini sa position en tant que Phraï en opposition à la Amatya (élite bureaucratique) – et implicitement aux Jaos (seigneurs) qui, traditionnellement représentent au niveau local les élites établies.

La voix de Taksin titre en une "Le sang des manants inonde la terre"
De fait à partir de 2001 le Thai Rak Thai (TRT) et le gouvernement de Thaksin a été considéré par beaucoup dans l’élite politique de la Thaïlande, et parmi la classe moyenne urbaine comme un défi à son hégémonie politique traditionnelle. Au début de 2006, Sondhi Limthongkul – un homme d’affaires millionnaire – a commencé à mobiliser ses partisans dans une campagne extra-parlementaire pour renverser le Premier ministre élu. Cette campagne a débouché sur le coup d’Etat de 2006, en remettant en cause définitivement la prévalence des institutions démocratiques, qui semblait acquise depuis 1992.


Un coup d’Etat pour rien ?  

Mais le coup n’a rien réglé : après avoir été dissous en tant que TRT, le parti de M. Thaksin s’est réinventé comme le Parti du pouvoir du peuple (PPP) – et  a remporté sans problème les premières élections d’après coup en décembre 2007. La polarisation extrême du conflit actuel est aussi le résultat de tous ces retournements de situation, qui ont paradoxalement prouvé la longévité de Thaksin. Près de 4 ans après son éviction, il domine toujours le débat politique, et il est le seul homme politique thaïlandais à ne pas avoir sombré dans l’oubli après avoir été évincé du pouvoir.

L’absence totale de débat autour du rôle institutionnel de la monarchie, rend la solution de l’équation thaïlandaise encore plus complexe. La crise actuelle engendre aussi une certaine lassitude comme le démontre un sondage du journal The Nation, dans lequel 65% des sondés se disent partisans de la manière forte (disperser les manifestants et arrêter les leader de l’UDD), contre 27% pour la dissolution du Parlement.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #316 le: avril 28, 2010, 07:55:44 pm »


Je voudrais insister sur un point qu'éclaire ce texte, c'est l'exaspération de la majorité des Thaïlandais pour le mouvement des Rouges... Ceux qui résident en France ne mesurent peut être pas à travers les courts reportages du journal de 20H00 (1minutes 10 secondes avant hier sur le journal de France 2)...

Au début, pas mal de Thaïs, dont certains appartenant aux classes moyennes, étaient plutôt bienveillant devant les revendications "rouges". Des Pauvres qui veulent défendre leur droit, c'est chouette !

Mais depuis quelques temps, les choses ont changé ! Les Rouges se sont d'abord coupés du reste de la population par leur intransigeance qui frise au fanatisme (lorsque l'on est intelligent, on sait qu'aucun pays au Monde ne peut organiser des élections sérieuses en moins de 30 jours !) et par leurs actions frisant le ridicule (verser du sans sur les grilles de la demeure du 1er ministre, etc...).

Puis, de plus en plus de gens ont commencé à se rendre compte que la seule vraie perdante dans cette histoire était la Thaïlande, économiquement bien sûr, mais surtout sur le plan de l'image du Pays à l'étranger. Et lorsque l'on connait le drame que peut représenter la perte de la face pour un Thaïlandais, on imagine facilement ce qu'il en est à l'échelle nationale !

Résultat, nombreux sont ceux qui souhaitent aujourd'hui un recourt à la force. Je m'entretenais encore aujourd'hui avec mon chauffeur de taxi pourtant originaire d'Udonthani (un des fiefs "rouges") et ce brave homme de 60 ans, ancien soldat décoré, me disait "droit dans ses bottes", "il faut leur rentrer dedans !"... Ca laisse perplexe...
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lautony

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #317 le: avril 29, 2010, 01:00:01 am »


Et bien Lautony, tu as bien tort de ne pas venir visiter un des plus beaux pays du Monde !...
Il y a plus de 200 zones de non droit en France (où la Police n'ose même plus aller !) et cela n'empêche pas les touristes de venir visiter l'Héxagone !...
Les Rouges ne tiennent qu'un unique quartier à Bangkok qui de plus, n'est même pas intéressant pour les touristes (à part pour le shopping)... Tout le reste du pays est parfaitement calme... Chiang Mai, Chiang Rai, Sukhothai, les ïles dans le sud, même la région Isan (c'est le fief des Rouges) que je parcours en ce moment est parfaitement calme !
En plus d'ici juillet, le problème des manifestations aura été réglé, tu peux en être sûr ! La seule chose qui reste insoluble, c'est la lutte des classes et là, ça risque de durer quelques décennies...
...D'ailleurs, je note un truc amusant.... Tu prévois depuis un an un voyage en Thaïlande ! Mais comment se fait-il que tu n'ais pas tenu compte de la guerre civile qui se déroule dans la Province sud de la Thaïlande depuis 10 ans ?... Elle a pourtant fait 4000 morts depuis 2001 !... Bref, c'est un problème autrement plus grave que les manifestations de 20 000 Rouges énervés...
Tout simplement parceque tu as compris qu'il peut y avoir des problèmes en un endroit sans que cela ne menace le reste du pays...



Bonjour manu,
tes arguments sont convaincants et c'est exact que si nous étions partis en mars comme prévu (pas pour raisons graves familiales) nous ne serions pas allés dans le Sud), par contre, nous nous serions trouvés en plein dans les premières manifs. Donc, aucun regret. Nous avons remis à juillet et voulons voyager en pleine quiétude et visiter Bangkok assez largement avant le nord mais d'ici là, Dieu sait ce qui se passera nous n'avons rien annuler (et madame justement veut faire du shopping). Aux derniè-res news ca a bardé encore aujourd'hui on joue de malchance en ce moment mais espérons ca va s'arranger peut être. Bonne soirée.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #318 le: avril 29, 2010, 09:11:23 am »


Rassures-toi, je comprends tout à fait ton argumentation car recevant moi-même les chaines françaises, j'e peux constater que la couverture médiatique retranscrit très mal la réalité des événements qui se déroulent actuellement en Thaïlande, et en particulier, l'aspect très localisé des manifestations (un quartier à Bangkok - moins de 20 000 manifestants).

Je suis actuellement en vacances et après avoir fait un tour au Laos, je traverse le Nord et l'Est du pays, constatant que tout est parfaitement normal. Les touristes qui séjournent actuellement dans ma guesthouse à Chiang Mai passent d'excellentes vacances et ont même pu visiter Bangkok car le quartier du Palais Royal qui intéresse les touristes est maintenant tout à fait paisible. C'est compréhensible: que représente un unique quartier dans une ville tantaculaire de 11 millions d'habitants (3 fois Paris)...

La véritable force des Rouges est de savoir être suffisamment bruyants, motivés et d'utiliser les médias à la perfection !...

Face à eux, le gouvernement ne semble pas avoir la même motivation. En France, les CRS les auraient délogé en moins de 48 heures...
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lautony

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #319 le: avril 29, 2010, 02:34:47 pm »

Merci manu de tes explications qui réconfortent un peu en attendant la suite à tous ces évenements
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silas

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #320 le: avril 29, 2010, 08:05:57 pm »

bjr

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Les "chemises rouges" ont annoncé qu'ils allaient saisir l'ambassadeur de l'UE en Thaïlande, David Lipman, pour qu'il intercède en leur faveur auprès de l'UE pour l'envoi d'observateurs.


Je me rappelle que lors des précédente élection L'UE avais proposé d'envoyer des observateur pour les élections thaïs : la Thaïlande les avaient envoyé bouler, disant ne pas avoir de leçon a recevoir de l'UE... :-\
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rudy

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #321 le: avril 29, 2010, 09:00:49 pm »


bjr

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Les "chemises rouges" ont annoncé qu'ils allaient saisir l'ambassadeur de l'UE en Thaïlande, David Lipman, pour qu'il intercède en leur faveur auprès de l'UE pour l'envoi d'observateurs.


Je me rappelle que lors des précédente élection L'UE avais proposé d'envoyer des observateur pour les élections thaïs : la Thaïlande les avaient envoyé bouler, disant ne pas avoir de leçon a recevoir de l'UE... :-\


c'est vrai ......et puis cela reste quand même limité à BKK et pour la majorité des thais d'Europe (enfin ceux que je connais   :huhu ) c'est vert chou et chou vert ....les plus malheureux sont quand même ceux qui souffrent dans leur chair et ce quelque soit leur couleur
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Malco

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #322 le: avril 30, 2010, 01:35:39 pm »

En ce moment ça s'arrange pas du tout , voir là http://www.thaivisa.com/forum/Chulalongkorn-Hospital-Evacuated-S-t360807.html .

Des "Chemises rouges" envahissent le principal hôpital de Bangkok .

Un grand hôpital de Bangkok a évacué une partie de ses patients et suspendu toutes les opérations, sauf celles d'urgence après l'intrusion d'une centaine de "Chemises rouges", qui recherchaient des membres des forces de sécurité qui y seraient déployés .

Suite : http://fr.news.yahoo.com/3/20100430/twl-thailande-situation-2f4e741.html
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Malco

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #323 le: avril 30, 2010, 03:43:02 pm »

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Pierre

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #324 le: avril 30, 2010, 05:35:43 pm »

Bonsoir,
On ne peut pas dire que le Nord et L'Isan soit calme, à moins d'être aveugle...
Des groupes sont fortement mobilisés, de plus la police semble être avec eux
ou au moins leur facilite les choses.
Cela ne veut pas dire que les touristes ne peuvent pas visiter, mais il ne faut pas être là
au mauvais moment...
En tout cas on ne peut dire que la mobilisation des rouges n'est que dans un quartier de BKK.
Mes sources: De la famille dans le nord et des familles de copains, résident en Isan.

Espérons qu'il y aura un arrangement, c'est possible vu que le PAD risque d'être dissous, ce qui laisserait les chemises jaunes sans parti réel.
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