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Auteur Sujet: POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.  (Lu 673157 fois)

DV8

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #400 le: mai 15, 2010, 08:59:18 am »


L'opinion publique et la presse internationale étaient prises à témoin. Comment aurait il pu ensuite se dérober ?


En envoyant l'armée chargé les manifestant lors d'une opération sans aucun sens?
Echange de tir, explosion de C4, comme il tient la presse dans sa petite main il sait très bien que n'importe qu'elle perte humaine peut facilement être attribué aux camps adverses, lui donnant une légitimité pour annuler les négociations. Il sait aussi qu'il n'y aura jamais aucune enquête sur ces événements.
Bref il a les mains libres pour utiliser la violence, la légitimé et s'en laver les mains au passage. Pourquoi devrait-il négocier?
Il doit avoir un conseiller Israéliens sur ce coup là. A moins que ce soit son amis le premier ministre du Timor qui lui ai prêté son état major?

Je fais de l'humour douteux mais je pense réellement que cette histoire de négociation est une farce depuis le début.

Et puis ce ne serait pas la première fois en Thailande qu'on verrais un premier ministre, arrivé en sauveur, jouer les prolongations en utilisant comme prétexte la stabilité politique du pays. On se rappelle par exemple de Mr. Chulanont arrivée pour 6 mois histoire de "balayer le front de porte", rester 2 ans, le temps d'accorder quelque passe-droit à ces amis et de se faire construire une baraque sur un parc national.

Si notre premier ministre actuel valait réellement mieux que ca, il aurait mener à bien les négociations et ce serait gentiment retirer du pouvoir.

Edit: j'édite pour citer l'article du Monde d'aujourd'hui: ""La Thaïlande est un pays de négociateurs où il est important de parvenir au consensus pour sauver la face". Je rajouterais à cela qu'en Thailande, tout, absolument tout est négociable.
Là ou je ne suis pas d'accord avec le journaliste du monde (qui est assez vague sur le pourquoi de l'échec des négociations) c'est qu'il me parait évident que malgré les jaunes (qu'elle blague), malgré l'armé, il existait une porte de sortie qu'Abhisit à délibérément barricadé. Mais ca personne ne le dira vu que...

Je pose donc la question: pourquoi Abhisit à échoué?


Une chose m'inquiète toutefois : la présence d'anciens communistes, ces experts en endoctrinement, dans les rangs des rouges.


Dans le pays ou je suis né j'ai été élevé la rose à la main (avant qu'elle ne se fane) et dans la famille on était un peu effrayé par ces énergumènes.
Dans les réunions ou allait mes parents entre 68 et 80 y'avait des "expert en endoctrinement" qui se cachait. Ça créait une paranoïa.
J'ai grandi et j'ai retrouvé les mêmes experts, en plus jeunes, dans des manifs qui avait peu à voir avec le "grand soir". Pour sur ca entretenait la paranoïa.
Et puis un jour Tonton à eu une idée géniale: mettre un des ces Trotskistes au gouvernement. Depuis, dans le pays ou je suis né, plus personne n'en parle des experts en endoctrinement...

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knom

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #401 le: mai 15, 2010, 09:16:13 am »

Un peu complexe ton scénario DV8 et qui verse un peu dans la poilitique fiction, les hypothèses peu crédibles et les intentions supposées...

Depuis, dans le pays ou je suis né, plus personne n'en parle des experts en endoctrinement...

L'espèce Trotskiste est heureusement en voie d'extinction, il reste encore un specimen le facteurus besancenus mais il finira assez vite dans du formol.

Dans les choses très sérieuses je vous recommande ce très bon article de Sophie Boisseau du Rocher :Thaïlande "Il y a une anxiété générale qui travaille toute la société"


http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-04-23/interview-une-anxiete-generale-travaille-toute-la-societe-thailandaise/924/0/447464
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amjolianne

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #402 le: mai 15, 2010, 09:39:06 am »

Je crois qu'il faut rester réaliste, le refus de négociation vient principalement des leaders rouges. La feuille de route était bien partie et le premier ministre aurait eu peu d'opportunité de ne pas respecter sa parole. Et je crois que les leaders rouges le savait très bien et que leurs subites nouvelles exigences supplémentaires incohérentes et irréalisables n'avait que pour seul but de faire capoter le processus de négociations.
On parle des rouges et du gouvernement mais il y a aussi d'autres factions dans l'ombre qui tirent les ficelles et manipulent les pièces de ce grand échiquier. Et le but d'une de ces factions est de créer le chaos et d'obtenir un bain de sang qui ne sont que les premières étapes d'une déstructuration de l'appareil politique thaïlandais actuel.
Pour ce qui est de la manipulation, de la désinformation ou de l'information sélective elles sont pratiquées de toute part.
La vidéo du lynchage des militaires et de l'exécution sommaire d'un de ceux ci est terrible.

En tout cas il y a une chose qui me turlupine : on sait depuis toujours qu'il y a des élections prévues pour dans un an et demi. Elles auraient même pu être avancée à dans six mois si la feuille de réconciliation avait été acceptée. Six ou dix huit mois c'était véritablement l'occasion pour les rouges de structurer un parti, de trouver un leader pour se démarquer de thaksin, de proposer un programme et de gagner des élections démocratiques et reconnues internationalement. Je reste persuadé que tout ce grand barnum n'a pas pour but d'éliminer le premier ministre ou de provoquer des élections très très très anticipées. Non, il y a autre chose, d'autres enjeux qui ne peuvent attendre dix huit ou six mois, mais quels sont ils ?
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knom

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #403 le: mai 15, 2010, 09:46:14 am »

Je crois qu'il faut rester réaliste, le refus de négociation vient principalement des leaders rouges. La feuille de route était bien partie et le premier ministre aurait eu peu d'opportunité de ne pas respecter sa parole. Et je crois que les leaders rouges le savait très bien et que leurs subites nouvelles exigences supplémentaires incohérentes et irréalisables n'avait que pour seul but de faire capoter le processus de négociations.

Pas d'accord avec toi Amjolianne. Les jaunes ne voulaient pas entendre parler de compromis avec les "terroristes" rouges et réclamaient même la démission d'Abhisit !

De même ce ne sont pas tous les rouges qui refusaient la négociation mais une frange dûre qui a fini par l'emporter. (Les rouges sont pal mal divisés entre eux).

Pour le reste, d'accord avec ton analyse.
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DV8

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #404 le: mai 15, 2010, 10:00:34 am »

Si ne pas relayer la théorie unique relayer par les seul médias désormais autorisé c'est faire de la politique fiction, alors j'assume.

Alors admettons, ce serait impossible de négocier avec les Rouges.

Passons donc aux intentions supposés:
Comment prouver que ca n'arrange pas les affaires du gouvernement en place? Que ca ne leur permet pas de gagner du temps pour régler leurs petites affaires?
L'auteur que tu cite comme sérieuse le dit elle même:
Aucun parti ne prend ses responsabilités, n'a de programme ou de vision

Par extension: les démocrates ne prenne pas vraiment leurs responsabilités, n'ont pas de programme et encore moins de vision pour leur pays.

Hors des choux dans le genre on en a vu passer auparavant et on sait à quoi ils occupaient leur temps.

Je n'irais pas jusqu'au "tous pourris, lui aussi" mais pour moi il serait temps qu'il prouve qu'il vaut mieux que les autres.
Y compris pour ne pas se griller auprès de ces électeurs d'ailleurs.

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knom

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #405 le: mai 15, 2010, 10:11:53 am »

"Si ne pas relayer la théorie unique relayer par les seul médias désormais autorisé c'est faire de la politique fiction, alors j'assume".

C'est très  bien de ne pas relayer "les seul médias désormais autorisé" mais il est important aussi de rester, autant que faire se peut, "factuel" et de ne pas réécrire l'histoire avant même qu'elle ne soit écrite...
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amjolianne

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #406 le: mai 15, 2010, 10:12:23 am »


Pas d'accord avec toi Amjolianne. Les jaunes ne voulait pas entendre parler de compromis avec les "terroristes" rouges et réclamaient même la démission d'Abhisit !


Il est certain qu'il y a toujours des insatisfaits néanmoins ce plan de réconciliation a été accepté par la majorité des politiques qui siègent officiellement, y compris les représentants jaunes. Ce même plan a été également accepté par une part des leaders rouges et tout le monde pensait que l'on se dirigeait rapidement vers une sortie de crise. Le brusque revirement des rouges, leurs nouvelles exigences et la volonté de continuer à occuper indéfiniment le centre de Bangkok n'a vraiment pas facilité les choses pour la suite des événements.

En parlant de manipulation, je viens de lire les journaux en ligne français. C'est véritablement du n'importe quoi... A les lire c'est la guerre civile dans toute la ville. Le chaos où les militaires tirent sur tout ce qui bouge, de préférence des civils désarmés. Va falloir que j'appelle ma Famille pour les rassurer car avec les commentaires débiles des médias internationaux il y a de quoi s'inquiéter à tort
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knom

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Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #407 le: mai 15, 2010, 10:20:01 am »

C'était plutôt une majorité des leaders du PAD et des sympathisants des jaunes, sans compter les officiers jaunes qui étaient contre le plan Abhisit mais peu importe...

C'est vrai que beaucoup de médias en rajoutent, ne se contentent pas  de relater les faits et ont tendance à noircir encore plus une situation déja trés sombre.. Il faut bien faire vendre du papier...

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amjolianne

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #408 le: mai 15, 2010, 10:28:39 am »

Bon, allons y pour un peu de politique fiction, ou plutôt jouons sur les prévisions. Alors, mon pronostique (qui a très peu évolué par rapport à une de mes interventions passées)
- Les manifestants ne sont pas de taille face à l'armée qui va reprendre peu à peu le contrôle du quartier
- Les nombreuses vidéos et photos vont permettre d'arrêter tous les fauteurs de trouble, ceux qui étaient armés, ceux qui lynchaient, brulaient,...
- Les principaux leaders seront également arrêtés et jugés.
- De nombreuses preuves vont apparaitre montrant la néccessaire intervention de l'armée et son état de légitime défense.
- Nouveaux mandats d'arrêts contre thaksin qui continuera son périple mondial de passeports de citoyens d'honneur en conseils économiques dans des pays limitrophes
- Des élections seront organisées pour dans un an et demi
- Le premier ministre a prouvé qu'il était ouvert aux négociations mais qu'il pouvait se montrer ferme et intransigeant quand cela est nécessaire. Il continue les programmes sociaux mis en route, fait des promesses de justice sociale, élimine les adversaires les plus corrompus,... Les gens ont besoin de stabilité, ne veulent plus de violences tel qu'il y a eu à Bangkok aux auxquelles seront désormais associés les rouges, ils votent donc pour le premier ministre qu'il connaisse désormais plutôt que de repartir avec un inconnu car il ne faut pas nier le fait qu'Abbasit est en train de se fabriquer une image qu'il saura sans doute très habillement peaufiner avec le temps
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DV8

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #409 le: mai 15, 2010, 12:42:59 pm »



Il ne faut pas nier le fait qu'Abhisit est en train de se fabriquer une image qu'il saura sans doute très habillement peaufiner avec le temps


C'est tout à fait cela.

Pour rester factuel donc:

Abhisit accepte la négociation (prenant le rôle du gentil aux yeux des médias)
Abhisit propose une feuille de route (dans un pays ou tout se négocie en secret, c'est une grande première)
Tout le monde se félicite et semble accepter la feuille de route (dans une transparence encore une fois hallucinante pour le pays).
Les négociations échouent, on ne sait pas trop comment, on ne sait pas trop d'où (hop, finit la transparence) puisque :
L'armée tente de reprendre Ratchapong.
Abhisit met donc fin à sa feuille de route, légitimé par la violence des rouges, diffusé depuis 24h sur toute les télés thaïlandaise.

Rester factuel je veux bien, mais lorsqu'il est impossible de trouver aujourd'hui dans le pays une couverture objective des dits faits,
on fait comment?

Ça sent quant même la grosse opération de com de la part du cabinet ministériel.

Habituellement je suis pas conspirationniste mais faut pas prendre les enfants du bon dieux pour des canards sauvages.
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amjolianne

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Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #410 le: mai 15, 2010, 01:59:08 pm »


Les négociations échouent, on ne sait pas trop comment, on ne sait pas trop d'où...


Pour moi il me semblait que cela venait du fait du non-respect de la feuille de route et de l'ajout de nouvelles exigences difficilement acceptables. Il a été de plus dit depuis le début que le non-respect des clauses unitéralement acceptées entrainerait l'annulation des élections anticipées. De plus cette annulation n'a pas pris effet immédiat. Il a été demandé à plusieurs reprises de libérer les quartiers occupés et de respecter la feuille de route avant que le premier ministre montre que le temps de la "reculade", que beaucoup prenaient pour un signe de faiblesse acquis, était fini.

Soyons clair, je ne dis pas que les revendications des rouges, ou du moins une partie, ne sont pas légitimes. Par contre pour ce qui est de la méthode employée pour imposer ses revendications il y a beaucoup à dire et ils prouvent qu'ils ne valent en fin de compte pas mieux que les opposants qu'ils condamnent
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knom

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #411 le: mai 15, 2010, 05:34:05 pm »


Bon, allons y pour un peu de politique fiction, ou plutôt jouons sur les prévisions. Alors, mon pronostique (qui a très peu évolué par rapport à une de mes interventions passées)
- Les manifestants ne sont pas de taille face à l'armée qui va reprendre peu à peu le contrôle du quartier
- Les nombreuses vidéos et photos vont permettre d'arrêter tous les fauteurs de trouble, ceux qui étaient armés, ceux qui lynchaient, brulaient,...
- Les principaux leaders seront également arrêtés et jugés.
- De nombreuses preuves vont apparaitre montrant la néccessaire intervention de l'armée et son état de légitime défense.
- Nouveaux mandats d'arrêts contre thaksin qui continuera son périple mondial de passeports de citoyens d'honneur en conseils économiques dans des pays limitrophes
- Des élections seront organisées pour dans un an et demi
- Le premier ministre a prouvé qu'il était ouvert aux négociations mais qu'il pouvait se montrer ferme et intransigeant quand cela est nécessaire. Il continue les programmes sociaux mis en route, fait des promesses de justice sociale, élimine les adversaires les plus corrompus,... Les gens ont besoin de stabilité, ne veulent plus de violences tel qu'il y a eu à Bangkok aux auxquelles seront désormais associés les rouges, ils votent donc pour le premier ministre qu'il connaisse désormais plutôt que de repartir avec un inconnu car il ne faut pas nier le fait qu'Abbasit est en train de se fabriquer une image qu'il saura sans doute très habillement peaufiner avec le temps



Scénario qui parait raisonnable mais dans un pays où la boussole de la raison est devenue folle....
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knom

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Re : Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #412 le: mai 15, 2010, 05:53:23 pm »



Il ne faut pas nier le fait qu'Abhisit est en train de se fabriquer une image qu'il saura sans doute très habillement peaufiner avec le temps

 

C'est tout à fait cela.

Pour rester factuel donc:

Abhisit accepte la négociation (prenant le rôle du gentil aux yeux des médias)
Abhisit propose une feuille de route (dans un pays ou tout se négocie en secret, c'est une grande première)
Tout le monde se félicite et semble accepter la feuille de route (dans une transparence encore une fois hallucinante pour le pays).
Les négociations échouent, on ne sait pas trop comment, on ne sait pas trop d'où (hop, finit la transparence) puisque :
L'armée tente de reprendre Ratchapong.
Abhisit met donc fin à sa feuille de route, légitimé par la violence des rouges, diffusé depuis 24h sur toute les télés thaïlandaise.

Rester factuel je veux bien, mais lorsqu'il est impossible de trouver aujourd'hui dans le pays une couverture objective des dits faits,
on fait comment?



Si je te comprends bien DV8, tu insinues qu’Abhisit aurait feint de trouver un accord avec les rouges, portant sur l’organisation d’élections au mois de novembre et sur sa feuille de route, pour passer pour un gentil au yeux des médias, et tout en sachant dés le départ qu’il mettrait fin prématurément et par la force à la  recherche de cet accord.
Et bien personnellement je n’y crois pas trop ne serait ce que pour une raison toute  simple : si les rouges l’avaient « pris au mot » c'est-à-dire s’ils avaient saisi cette formidable opportunité de sortir de la crise tout en organisant des élections, et bien Abhisit se serait retrouver le bec dans l’eau… Donc scénario trop fragile, trop risqué…  Non Abhisit a réellement voulu négocier, il a d’ailleurs agi intelligemment pour le faire et sa recherche de compromis a été très largement saluée.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #413 le: mai 15, 2010, 06:10:28 pm »


Bon, du trou ou je suis actuellement en excursion, difficile de vous répondre longuement...

Je dirai juste que je partage totalement les vues d'Amjolianne...

Je dirai également que la Démocratie ne peut exister que dans le compromis et la discussion !... Les Rouges et les Jaunes, en nous montrant qu'ils étaient incapables de maintenir un quelconque dialogue, viennent de nous prouver que ce pays que nous aimons tant (la Thaïlande) n'était manifestement pas prêt à vivre sous ce régime politique !...

Enfin, je concluerai qu'il faut relativiser (et oui, encore !) car 5 morts, ce n'est rien en ce qui concerne la dimension d'un affrontement urbain (même si c'est beaucoup trop sur le plan humain !)... Les manifestations après les élections de 2007 au Kenya, par exemple, avaient fait 1000 morts !!!

...
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knom

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #414 le: mai 15, 2010, 06:18:30 pm »


Je dirai également que la Démocratie ne peut exister que dans le compromis et la discussion !... Les Rouges et les Jaunes en nous montrant qu'ils étaient incapables de maintenir un quelconque dialogue, viennent de nous prouver que ce pays que nous aimons (la Thaïlande) n'était manifestement pas prêt à vivre sous ce régime politique !...


Ce qui hélas revient à dire que l'armée devrait encore pas mal de temps jouer le rôle d'arbitre de la vie politique.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #415 le: mai 15, 2010, 08:52:51 pm »


A propos du raz le bol général des Thaïs et de l'absence d'insécurité en dehors du quartier occupé par les Rouges, un article intéressant du journal Le Monde...


"Les Bangkokiens sont las, épuisés"


Il y a deux mois, les "chemises rouges" sont descendues de leur bastion du nord-est de la Thaïlande et ont investi le cœur de la capitale, Bangkok, pour faire plier le gouvernement et mettre fin à une société de classe qu'ils estiment injuste. Aujourd'hui, les Thaïlandais se lassent de cette situation qui s'enracine.

"Les Bangkokiens n'ont pas peur", explique Jacques Ivanoff, chercheur à l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine, situé à Bangkok. Mais "ils sont las, épuisés", poursuit Sophie Boisseau du Rocher, chercheuse à l'Asia Centre de Sciences Po. Depuis la mi-mars, le centre de leur ville s'est transformé en campement. "Rien n'est encadré, c'est à la bonne franquette, les 'rouges' mangent sur des réchauds, c'est n'importe quoi", raconte encore Mme Boisseau du Rocher.

Dans un témoignage au Monde.fr, Pierre B., qui habite à Bangkok depuis quatre ans, fait le même constat. "En dehors des revendications des uns ou des autres, les Bangkokiens, en grand majorité, veulent que les 'rouges' partent. Les gens ici sont las de toutes ces histoires. Ils ont déjà leurs soucis quotidiens. Le pays se divise et le sourire des Thaïlandais cache une grande amertume", raconte-t-il.


"LE TRAIN ET LE MÉTRO SONT FERMÉS"

La paralysie du centre de la ville pose en outre des problèmes de transports. Des gens ne peuvent se rendre à leur travail, comme Jean-Paul, qui raconte qu'il a "été invité à cesser le travail a 16 h 30 et à rentrer chez [lui] avant 18 heures, heure à laquelle les transports publics seraient interrompus". Quant à la route, "toutes les artères principales sont coupées, il faut rentrer chez soi en faisant de longs détours". "Le train et le métro sont fermés. Notre avenue, Sathorn Road, est fermée. Un accès très limité est possible en passant un check-point", raconte encore Aurélie C.

Malgré tout, dans la grande majorité des témoignages recueillis, il n'est pas fait état de sentiment d'insécurité. Marine L., en stage à Bangkok depuis six mois, tient à préciser que "personne ne se sent vraiment en danger". "Les zones à risque sont sécurisées, et à moins de vraiment le vouloir, il y a peu de chances pour se retrouver au milieu des protestations violentes", raconte-t-elle.

Amir, de passage à Bangkok, raconte aussi que "à moins de se balader entre les barricades de l'armée et celles des rouges, vous ne risquez pas de vous prendre une balle perdue". "De toute manière on ne vous laisse plus passer contrairement à il y a une semaine. Les rouges vous reconduisent en dehors du secteur et l'armée vous empêche d'y entrer", poursuit-il.


"CES ÉVÉNEMENTS SONT PERÇUS COMME TRÈS LOINTAINS"

Mais, une fois en dehors du centre des événements, c'est comme si tout était normal. Romain B. vit à Bangkok et raconte que "la vie est étonnamment calme en dehors des quartiers concernés, une vie ordinaire, comme si les tracas qui concernent le futur du pays ne les concernaient pas". "De chez moi, poursuit-il, pourtant pas si loin des événements en cours, on n'entend rien, il n'y a pas de fumée... Le marchand de glace passe dans ma rue, les enfants s'amusent, difficile de s'imaginer la situation chaotique à quelques petits kilomètres de là."

Eric D. et Frédéric P. vivent tous deux dans le nord du pays et décrivent ce même sentiment. "Je vis dans la quiétude, il n'y aucun mouvement des chemises rouges ici car ils n'en ont rien a faire de la politique", raconte le premier.

"Plusieurs personnes témoignent qu'on a leur a proposé de l'argent pour aller manifester à Bangkok. Mais, dans la province rurale où je suis, ces événements sont perçus comme très lointains et indécents pour le pays. Les gens commencent à s'agacer de voir une ultra minorité mettre en danger le pays et ternir l'image de la Thaïlande à l'étranger", détaille le second.


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DV8

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #416 le: mai 15, 2010, 11:07:56 pm »

Non Amjo ce n'est pas exactement ce que j'insinue.
Comme tu n'a demandé de rester factuel et que je suis d'accord sur ce point je vais de toute manière m'arrêter là (je doute que les gens vienne ici pour lire mon avis sur le traitement de la crise).
Je vous trouve quant même bien naïf sur ce point, ce qui contraste pas mal avec la lucidité que vous avez sur les événements politiques en eux-même.
Suis-je le seul à remarquer qu'en plus d'une crise de la démocratie la Thailande souffre aujourd'hui d'un problème d'indépendance des médias?
Problème qui selon moi devient flagrant aux vue des événements actuels.

Edit: pour rester factuel et prouver que je suis pas le seul à être inquiet (désolé c'est en anglais):
la vague actuelle de censure d'internet, mené sous l'état d'urgence, donne aux gouvernement une vaste autorité quant à la censure des médias ainsi que l'immunité pour mener cette censure de manière indiscriminé (...) Si on ajoute à cela le fait que le gouvernement use intensément des média publiques pour disséminer sa propre interprétations des événements, il parait urgent de redonner accès au publique à des médias alternatifs afin que celui-ci puisse vérifier les faits par eux même.

C'est de ca dont je parle Amjo.
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amjolianne

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #417 le: mai 15, 2010, 11:30:32 pm »

Pour ce qui est des médias je dirais que tu es très limité dans ton jugement... Quelle indépendance ???? Mais il y a belle lurette que je n'y crois plus à cette pseudo "liberté de la presse". Les vraies informations impartiales n'existent plus. Soit, comme tu le dis si bien, certaines sources d'informations sont sous la coupe d'un pouvoir quelconque. Ou alors, et cela se vérifie également avec les événements actuels, la notion d'information a été remplacée par la nécessité de rentabilité. Quand je lis les infos des divers canards on remarque tout de suite cette technique de camelot via des titres accrocheurs, des photos chocs, des superlatifs pompeux et des textes qui sont à mille lieux de la réalité. A lire certains quotidiens c'est toute la ville qui est à feu et à sang, le chaos régnant à chaque coin de rues, les militaires tirant sans discernement sur tout ce qui bouge. Ca c'est vendeur et il suffit de voir les cohortes de journalistes qui ont été dépêché sur les lieux... Plus de reporters et de caméras que dans le sud de la Thaïlande qui compte pourtant plusieurs milliers de morts depuis l'intervention musclée d'une certaine personne
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #418 le: mai 16, 2010, 07:22:49 am »


Depuis plus de 20 ans, je n'ai jamais connu les médias thaïlandais indépendants... Thaksin, par exemple était le grand champion du controle des médias (il achetait les chaines TV, les journaux, etc...)...

Donc, sur ce point, Rouges ou Jaunes, c'est le même combat...

...

Ce qui est vraiment dramatique à mon avis, c'est que des hommes meurent aujourd'hui (en l'occurence nos braves paysans rouges) parceque des types beaucoup plus malins qu'eux (les leaders rouges) leur ont fait croire qu'ils allaient changer la société thaïe et la rendre plus égalitaire lorsqu'ils seraient au pouvoir...

Or nous savons tous que c'est absolument faux ! Thaksin (dont se réclament les Rouges) lorsqu'il était chef de l'état a pris quelques mesures populistes, mais il n'a rien fait pour changer la société en profondeur, et ni lui ni les autres leaders de son bord ne souhaitent la modifier, puisque ce sont justement ses inégalités qui leur permettent détenir ce pouvoir !
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #419 le: mai 16, 2010, 07:34:06 am »


Affrontements entre «chemises rouges» et l'armée thaïlandaise, dans le centre de Bangkok, le 15 mai 2010


Toute la journée de ce samedi 15 mai, des tirs nourris et des explosions ont continué de résonner dans Bangkok. Dernier bilan : 8 morts et 31 blessés. Selon les services de secours, 24 personnes ont été tuées et au moins 179 blessées depuis jeudi soir 13 mai, date de la reprise des violences. L'armée a annoncé sa volonté d'asphyxier les « chemises rouges », retranchées dans un quartier du centre de Bangkok, en bloquant toute forme d'approvisionnement. Dans une allocution télévisée, samedi, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a exclu de renoncer aux opérations militaires engagées contre les manifestants.

Après une courte période de calme tôt ce matin, les affrontements ont repris en fin de matinée. Dans plusieurs quartiers de la ville des coups de feu et des explosions ont été entendues.
 
Dans le quartier de l'ancien aéroport international Don Muang, les militaires ont placé des pancartes à l'entrée du périmètre, indiquant que tous ceux qui y pénètrent s'exposent à des tirs à balles réelles. Les militaires souhaitent disperser les manifestants d'ici lundi 17 mai, mais rien ne dit qu'ils y parviendront.

Dans le camp de Rajprasong, un petit millier de manifestants « chemises rouges », assis sur des nattes à même le bitume brûlant, écoutent les orateurs qui défilent sur l'estrade en fustigeant la répression brutale par le gouvernement de la nuit dernière.

Nim Somprasong, un manifestant, estime que les militaires ont tiré sans respecter les régles d'engagement : « Je pense que le gouvernement utilise trop la violence, sans aucune justification. Les militaires tirent sans se poser de questions. Ils ne se disent pas que nous sommes aussi des Thaïlandais comme eux. Quand ils nous accusent d'être des terroristes, c'est juste un prétexte pour la répression. Nous n'avons que des bâtons pour nous défendre. Nous n'avons que des bambous affûtés. Mais les militaires utilisent des tireurs d'élite, des fusils automatiques M 16. »

De son côté, l'icône des « chemises rouges », l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, exilé depuis 2008, a demandé via Twitter à ses partisans de négocier une solution avec le gouvernement. Mais il semble que Thaksin ne soit désormais plus à même de décider des orientations d'un mouvement qui le dépasse.


Le pouvoir affirme qu’il ne « reculera pas »

Il n'y aura pas de marche arrière. C'est la substance de la déclaration du Premier ministre sur toutes les chaînes de télévision. Abhisit Vejjajiva a, semble t il, définitivement fermé la porte aux négociations. Pour lui, il n'y a qu'un moyen qui puisse rétablir le calme et la normalité : l'arrêt des manifestations.

Entamées il y a deux mois, celles-ci paralysent une grande partie du centre de la capitale, mondialement célèbre pour ses embouteillages. Il a longuement expliqué pourquoi il a demandé aux militaires de faire le siège du camp des « chemises rouges » établi dans le quartier commercial de Rajprasong.

En coupant l'approvisionnement en eau, en électricité et en nourriture, le Premier ministre dit espérer que la plupart des manifestants rentreront chez eux. Ce qui permettra de minimiser le nombre de victimes, quand l'armée lancera son opération de dispersion.

Ces déclarations n'ont pas apaisé les « chemises rouges ». Des affrontements se poursuivent dans plusieurs quartiers : des manifestants harcèlent les militaires à coup de lance-pierres et parfois de grenades. Les soldats ripostent en tirant des balles en caoutchouc et des balles réelles.
 

Dans le centre-ville, les militaires continuent d'assiéger les manifestants  

Dans le camp des « chemises rouges », situé sur un carrefour stratégique de la capitale, le nombre des manifestants a fortement diminué. Les militaires bloquent les accès et interdisent l'entrée à tout véhicule. Ce blocus qui dure depuis jeudi 13 mai commence à inquiéter certains leaders du mouvement anti-gouvernemental, comme Kopkeo Pikulthong. « Un problème sérieux est que les militaires bloquent l'approvisionnement en nourriture et l'approvisionnement en carburant pour les générateurs. Nous sommes forcés de répartir l'approvisionnement en petites quantités et d'essayer de le faire apporter ici par moto ».

Kopkeo pense que les manifestants peuvent tenir ainsi plusieurs semaines. Certaines des « chemises rouges » bivouaquent dans le centre-ville depuis maintenant deux mois. Et, généralement, elles ont l'habitude de vivre à la dure, comme le dit un manifestant, originaire de Khorat, dans le Nord Est. « Les gens de la campagne, ils vivent près de la nature. Ils savent ce que c'est que de ne pas avoir d'approvisionnement en eau. Ils ont l'habitude de la vie difficile. Pour la nourriture, il n'y a pas de problème. Nous mangeons ce que nous avons. Certains mangent deux fois et peuvent tenir toute la journée. Moi, par exemple, aujourd'hui j'ai mangé une soupe de riz ce matin et rien d'autre jusqu'à maintenant ».

Cette ténacité des «chemises rouges» pourrait faire traîner le blocus en longueur. A moins que les militaires ne se décident à donner l'assaut au camp.
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knom

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #420 le: mai 16, 2010, 09:17:32 am »


(je doute que les gens vienne ici pour lire mon avis sur le traitement de la crise).


Mais si cher ami !

Tu as remarqué que dans cette rubrique du forum nous sommes entre gentlemen (et gentlewoman puisqu'il ne faut surtout pas oublier notre amie Line) et que la polémique n'a pas vraiment sa place. Nous avons parfois des avis divergents mais l'échange d'idées se fait sans agressivité et de manière argumentée (ce qui extrêmement rare comparé à d'autres forums que je ne citerai pas).

Nous ne sommes absolument pas ici dans la pensée unique et ta contribution est donc toujours la bienvenue.
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Malco

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #421 le: mai 16, 2010, 10:41:03 am »

Citer

Or nous savons tous que c'est absolument faux ! Thaksin (dont se réclament les Rouges) lorsqu'il était chef de l'état a pris quelques mesures populistes, mais il n'a rien fait pour changer la société en profondeur, et ni lui ni les autres leaders de son bord ne souhaitent la modifier, puisque ce sont justement ses inégalités qui leur permettent détenir ce pouvoir !


Exact Manu , tu ne pouvais mieux expliquer .
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knom

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #422 le: mai 16, 2010, 10:59:10 am »

Petite précision: les rouges comme vous le savez sont divisés et ils sont loin d'être tous pro-Thaksin.

Celà m'amène à une réflexion personnelle, si un leader populaire ( hors Thaksin bien sûr, c'est à dire un type honnête) accédait au pouvoir à l'issue des prochaines élections de 2011, et s'engageait dans une politique de réformes profondes allant dans le sens de plus de justice sociale et de partage plus équitable des richesses ce serait sans doute une voix d'apaisement et de réconciliation pour le pays. (En tous cas ça laisserait le champ moins libre aux extrêmisres rouges).

Ce leader populaire on se fiche bien sûr de sa couleur mais je crains qu'il n' y en ait pas beaucoup dans les rangs des "élites" jaunes conservatrices.
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Malco

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #423 le: mai 16, 2010, 03:21:14 pm »

Un enfant de 10 ans tué par balle , bien bien triste tout cela qu'est ce que ce gosse faisait là .
.


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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #424 le: mai 16, 2010, 06:07:43 pm »


(je doute que les gens vienne ici pour lire mon avis sur le traitement de la crise).


Comme dit Knom, DV8, tous les vais nous intéressent... Il est normal que nous n'ayons pas tous la même lecture de la crise que traverse actuellement la Thaïlande car nos expériences personnelles, nos âges, etc., diffèrent... Néanmoins, je crois que nous sommes tous d'accord sur l'essentiel !...
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