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Auteur Sujet: POLITIQUE et SOCIETE en Thaïlande.  (Lu 672957 fois)

Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #700 le: juillet 14, 2010, 09:27:56 am »


Environ 50 chemises rouges ont convergé à l'intersection Ratchaprasong hier après-midi (11 juillet 2010) au mépris du décret de secours afin de protester contre le gouvernement... Elles ont crié à plusieurs reprises "des Gens ont été tué ici !" et "l'armée a tué des gens ici !"...

Le groupe était mené par Sombat Boon-ngam-anong, 42 ans, un des leaders du mouvement protestataire, qui a été libéré récemment, après une période de détention de deux semaines, conformément au décret vendredi... Ce dernier a expliqué que le peuple a besoin de se rappeler que ce site est historique et que toute la vérité n'avait pas encore été faite sur la façon dont les manifestants avait été tué...

...

Moi, j'aimerai bien que la vérité soit faite sur la façon dont les Rouges ont incendié une partie de la ville de Bangkok également au mépris de toute vie humaine...
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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #701 le: juillet 15, 2010, 10:03:09 am »


79 Chemises jaunes convoqués pour la saisie des aéroports en 2008  


La police thaïlandaise a convoqué cinq leaders du mouvement royaliste des "Chemises jaunes" et pas mal d'autres manifestants, pour répondre à des accusations suite à l'occupation illégale des deux aéroports internationaux de Bangkok en 2008. En tout v79 personnes vont devoir répondre à plusieurs charge allant de "occupation illégale" à "terrorisme" a dit le lieutenant général Somyos Phuphanmuang.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #702 le: juillet 16, 2010, 09:02:29 am »


Et c'est très bien...

Les "Jaunes" ont été les premiers à bafouer la Démocratie en Thaïlande (je ne parle évidemment pas du coup d'état militaire qui avait précédé...)

 :o
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amjolianne

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #703 le: juillet 20, 2010, 01:41:11 pm »


Voilà qui confirme ce que Manu et moi disions depuis pas mal de temps quand les pseudos journalistes experts prétendaient que l'Isan et le nord étaient au bord de la guerre civile et bardés de rouge. Comme nous le disions si bien, en dehors de Bangkok, les gens sont plus intéressés par leurs problèmes personnels agricoles que par la politique.
Heureux de voir également que ma province d'adoption (en plein essor, on va bientôt avoir un super mega grand lotus aux abords de la ville et l'aéroport pourrait ré-ouvrir dans la foulée. Je ne vous parle pas des aménagements de route en 2 x 2 ou 3 voies, agrandissement de l'hopital, les aménagements touristiques et j'en passe des meilleurs) pourrait servir de modèle dans la tolérance politique. Une bien belle province en plein devenir
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DocTournesol

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #704 le: juillet 24, 2010, 05:58:51 pm »

Tant que les affrontements se déroulent dans les urnes, c'est la Démocratie qui gagne !
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #705 le: juillet 25, 2010, 10:39:32 am »


Effectivement, la campagne d'affichage de Kokaew Pikulthong, un des leaders du Puea Thai vient de commencer...
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knom

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #706 le: juillet 26, 2010, 12:10:44 am »

Explosion à Bangkok: 1 mort, 10 blessés

Une personne a trouvé la mort et dix ont été hospitalisées à la suite de l'explosion d'une bombe aujourd'hui à un arrêt d'autobus dans le centre de Bangkok  (BIg C Department Store's Rajdamri).

http://www.lexpress.fr/actualites/2/explosion-a-bangkok-lors-d-un-scrutin-au-moins-10-blesses_908471.html

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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #707 le: juillet 26, 2010, 07:43:15 am »


Explosion à Bangkok: 1 mort, 10 blessés

Une personne a trouvé la mort et dix ont été hospitalisées à la suite de l'explosion d'une bombe aujourd'hui à un arrêt d'autobus dans le centre de Bangkok  (BIg C Department Store's Rajdamri).

http://www.lexpress.fr/actualites/2/explosion-a-bangkok-lors-d-un-scrutin-au-moins-10-blesses_908471.html


Si c'est toute la réponse que les opposants politiques ont a donner, c'est MINABLE !... Même pas revendiqué en plus... Un acte isolé à mon avis...
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Malco

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #708 le: juillet 27, 2010, 07:29:57 am »


ATTENTAT – La police recherche un suspect et dénonce une manœuvre politique Écrit par Bangkok   

Les autorités ont annoncé enquêter sur les images des caméras de surveillance montrant un homme suspect, renforçant l'idée que l'explosion d'une bombe dimanche soir à Bangkok avait probablement pour but "de créer le désordre à des fins politiques", a déclaré hier le général de police, Panupong Singhara Na Ayutthaya. "Je crois que la bombe provient d'un groupe qui supporte le gouvernement et veut voir l'état d'urgence maintenu", a quant à lui déclaré Pormpong Nopparit, porte-parole du parti Puea Thai. "Ce groupe souhaite obtenir un gain politique du maintien du décret d'urgence, tandis que beaucoup de membres de la société souhaitent voir ce dernier révoqué", a-t-il ajouté.

Le gouvernement a déjà été l'objet de pression de la part des Etats-Unis et de groupes de défense des droits de l'homme pour mettre fin à cette mesure exceptionnelle, qui touche toujours 1/5ème du pays. Les autorités ont utilisé les pouvoirs conférés par l'état d'urgence – mis en place à Bangkok le 7 avril – pour arrêter des centaines de suspects Chemises rouges, et faire taire les médias anti-gouvernementaux, avec une censure qui s'est renforcée au fil des semaines. Par ailleurs, dimanche a vu les résultats d'une élection partielle organisée dans la capitale, et voyant notamment s'affronter le candidat Puea thai et leader des Chemises rouges, Korkaew Pikulthong, à celui du Parti démocrate, Panich Vikitsreth, qui a gagné avec 96.480 votes contre 81.776.

Les démocrates ont ainsi annoncé une victoire "écrasante", que certains critiques ont rapidement nuancé. En effet, Bangkok est réputé comme un bastion conservateur, et Panich a gagné face à un candidat maintenu en prison durant toute la campagne, et dont le seul contact avec son électorat aura été un discours enregistré de 3 minutes, et contrôlé auparavant par le Centre de résolution des situations d'urgence (CRES).

(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) mardi 27 juillet 2010
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #709 le: juillet 27, 2010, 07:38:24 am »


Il est vrai que cette bombe a très bien pu être posée par des opposants au gouvernement mais peut aussi provenir de pro-gouvernmentaux visant à renforcer l'état d'urgence...

En tout cas, ça ne réussira qu'à effrayer encore un peu plus les investisseurs étrangers et les touristes...


PS: la Police sur l'emplacement ou a explosé la bombe...
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Malco

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #710 le: juillet 27, 2010, 07:44:33 am »


Il est vrai que cette bombe a très bien pu être posée par des opposants au gouvernement mais peut aussi provenir de pro-gouvernmentaux visant à renforcer l'état d'urgence...

En tout cas, ça ne réussira qu'à effrayer encore un peu plus les investisseurs étrangers et les touristes...



Oui c'est sur , à moins qu'ils en prennent l'habitude ?
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Malco

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #711 le: juillet 27, 2010, 07:45:52 am »


LE CHIFFRE DE LA SEMAINE - 86,8% d'augmentation des dépenses militaires depuis le coup d'Etat.

 
86,8%, c'est le taux d'augmentation des dépenses militaires depuis le coup d'Etat de 2006, qui sont passées de 86,7 milliards à 162 milliards de bahts en 2009, selon les données du Stockholm International Peace Research Institute (Sipri), institut d'études stratégiques chargé d'étudier l'importance des conflits et de la coopération pour la paix mondiale.

En comparaison, de 2001 à 2006, l'augmentation du budget militaire avait été de 15%, de 75.4 à 86,7 milliards. Un chiffre qui s'explique en grande partie par les commandes de plusieurs milliards de bahts réalisées sur la demande du chef de l'armée, Anupong Paojinda. Et à deux mois de son départ en retraite, ce dernier a fait gonfler la liste d'achat des militaires de 16,6 milliards de bahts, rapporte samedi un article critique du Bangkok Post, qui titrait à sa Une : "La liste d'achat de l'armée augmente".

Doubler le nombre de soldats stationnés dans le nord

L'armée prévoit ainsi de mettre en place début 2011 une nouvelle division d'infanterie dans la province de Chiang Mai, pour un coût de 10 milliards de bahts (239 millions d'euros). Cela devrait permettre de déployer 25.000 soldats supplémentaires dans la région nord, actuellement occupée par 20.000 soldats répartis dans deux régiments, à Nakhon Sawan et Phitsanulok.

Officiellement, le projet vise à protéger les frontières laotiennes et birmanes, et à lutter contre la contrebande de drogues, mais nombreux sont ceux qui suspectent une manœuvre visant à mieux contrôler les partisans anti-gouvernementaux Chemises rouges, majoritaires dans le nord.

Face aux critiques, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a avoué avoir peu de détails sur ce projet évoqué par le chef de l'armée, mais a assuré que "l'idée d'une nouvelle unité militaire dans le nord a dû venir il y a déjà quelques temps et n'a rien à voir avec l'actuelle situation politique", rapporte samedi MCOT. "L'armée aide le gouvernement à faire face aux manifestants, et est récompensée par la possibilité de commander des armes", explique quant à elle Wassana Nanuam, spécialiste militaire pour le Bangkok Post.


Après une promesse d'annulation, le Sky Dragon est finalement acheté

Un autre projet controversé est revenu sous les projecteurs, avec la confirmation d'achat vendredi par un comité militaire du système de surveillance et de liaison d'un ballon dirigeable de reconnaissance, qui a déjà connu de nombreux problèmes avérés de fiabilité, et d'une valeur de 350 millions de bahts (8,4 millions d'euros).

Fin mars 2010, Anupong Paojinda, alors sous les critiques quasi-quotidiennes des médias, avait annoncé officiellement l'abandon du projet d'achat du Sky Dragon, ballon dirigeable américain destiné à surveiller l'extrême sud de la Thaïlande, en proie depuis 2004 à une insurrection séparatiste.

Ce véhicule, de par sa nature même, possède de nombreux défauts et risque d'être fortement exposé aux attaques des insurgés, ne pouvant même pas voler au dessus de 960 mètres d'altitude, contrairement aux 3.000 indiqués dans le contrat, le laissant à porter des fusils d'assauts M16.

Mais le 27 mai dernier, quelques jours après l'opération militaire contre les manifestations anti-gouvernementales à Ratchaprasong, et alors que Bangkok et un tiers du Royaume sont toujours sous couvre-feu, Anupong fera passer la commande du ballon dirigeable en catimini, malgré la promesse d'une annulation du contrat deux mois auparavant.


Des transporteurs blindés non livrés trois ans après l'achat

La réputation du chef de l'armée est par ailleurs entachée par le manque de transparence sur la commande de 96 transporteurs blindés (APC) de type BTR-3E1, pour 3,9 milliards de bahts (93,3 millions d'euros). Le Bangkok Post révèle ainsi qu'Anupong pourrait demander au Parlement de confirmer la commande de 121 autres APC, pour un coût supplémentaire de 5 milliards de bahts (119,6 millions d'euros), à l'Ukraine... un des pays les plus corrompus au monde (146ème au classement mondial des pays les plus transparents), selon le baromètre 2009 de perception de la corruption, réalisé par Transparency International.

Depuis 2007, l'armée thaïlandaise n'a d'ailleurs reçu aucun des véhicules de la part du fournisseur, précise le journal en langue anglaise, les fabricants ukrainiens des moteurs et systèmes de transmission des APC ayant refusé de distribuer leurs produits compte tenu des préoccupations suscitées par le coup d'Etat de 2006.

(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mardi 27 juillet 2010
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #712 le: juillet 27, 2010, 08:29:04 am »


Ce chiffre est intéressant... Même si le coup d'état militaire de 2006, la reprise de l'influence des militaires sur le gouvernement thaïlandais et leur volonté de controler les opposants "rouges" du nord-est, ne lui sont pas étrangers, on peut déceler plusieurs autres raisons explicant cette explosion du budget consacré à l'armée durant les 3 dernières années:

- La lutte contre les indépendantistes musulmans dans le sud qui s'est intensifiée... Cette guerre civile est un gouffre en homme et nécessite des matériels militaires nouveaux et adaptés à la guerrilla (véhicules transport de troupes très blindés, drones, satellites de renseignement, etc...)... cela coute cher !

- La participation de plus en plus active de la Thaïlande contre la piraterie dans le détroit de Malacca... Cela mobilise essentiellement des navires de guerres et des avions de combat et de renseignement très couteux.

- La protection des zones frontalières: celle avec la Birmanie ou la guerre demeure active et où surtout, les traficants de drogues sévissent depuis 40 ans. Celle avec le Cambodge où se sont déroulés des combats durs dans le cadre du problème du temple Preah Vihear il y a deux ans.

- Le remplacement de certains matériels qui devenaient obsolètes: cela va des avions de chasse (remplacés par des Gripen) aux fusils d'assaut (achat de TAR 21 pour replacer les M16) en passant par les blindés, les hélicoptères, etc....

Quand à la nouvelle division qui va couter chère, elle sera, ne l'oublions-pas, constituée de simples citoyens faisant un service militaire de 2 ans...
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knom

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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #713 le: juillet 27, 2010, 01:31:00 pm »


le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a avoué avoir peu de détails sur ce projet évoqué par le chef de l'armée


Incroyable !

Soit Abhisit raconte des histoires et il connait les intentions d'Anupong... (ce qui est inquiétant).

Soit il dit la vérité et dans ce cas on se demande qui est le "boss" ( ce qui est tout aussi inquiétant).
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Rugby15

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #714 le: juillet 27, 2010, 02:24:24 pm »

Je crois que c'est plus simple que ça. Abhisit sait bien qu'il a besoin des militaires et vice versa, ils vont pas se tirer dans les pattes surtout avec l'ombre du Taksin et de ses rougeots qui plane toujours.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #715 le: juillet 28, 2010, 08:13:56 am »


Un vrai jeu de ping pong...

Manifestations Rouges puis Jaunes

A Bangkok, chaque parti essaye de rassembler ses partisants... Le 25 juillet 2010, environ 200 membres du "United Front for Democracy against Dictatorship" (UDD), aussi surnommé "Rouges" ont organisé dans le parc du Lumphini de Bangkok un sitting afin de montrer leur unité et de défier le "Country's security act" qui interdit les rassemblements publiques (photos 1 et 2)...

Deux jours plus tard, le 27 juillet, des membres de la "People's Alliance for Democracy" (PAD) ont profité d'une manifestation contre le plan cambodgien d'administration du temple Preah Vihear pour également montrer leur unité en scandant des slogans nationalistes et en réaffirmant leur soutien au Roi et à la Nation (photos 3 et 4)...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #716 le: juillet 30, 2010, 08:03:27 am »


Tout a fait Sudoku, des élections pour la circonscription électorale 6 de Bangkok se sont déroulées ce 25 juillet 2010...

Ce premier scrutin depuis les violences d’avril et mai dernier, servait de test afin de juger l'état du climat politique actuel.

Le candidat démocrate, Panich Vikitsreth, a remporté ce scrutin face à son adversaire Korkaew Pikulthong, membre du parti Puea Thai, proche de l’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra. Korkaew a dû mener sa campagne en prison où il est emprisonné depuis mai pour avoir encouragé les violences causées à Bangkok lors de la débacle des « Chemises Rouges ».


Le résumé de ce vote ici (en anglais):

http://www.bangkokpost.com/news/local/187875/panich-claims-victory-in-hotly-contested-by-election
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #717 le: août 08, 2010, 12:38:58 pm »


Hier 7 aout a eu lieu une manifestation "Jaune" et pro-nationaliste à Bangkok, réunissant environ 2500 personnes... Afin de ne pas provoquer de confrontation, celle-ci s'est déroulée dans un gymnase...
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rudy

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #718 le: août 08, 2010, 10:54:51 pm »

j'en connais qui viendront encore hurler à la dictature ......et pourtant c'est il me semble un ebonne solution pour laisser les gens s'exprimer s'en em****** ceux qui veulent faire autre chose ....on pourrait en prendre de la graine par ici !!
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Rugby15

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #719 le: août 09, 2010, 10:33:41 am »

Manif dans les stades, ça, c'est une bonne idée. Comme ça, ils font chier personne. Si les Rouges pouvaient prendre modèle là dessus, ça nous ferait des vacances.
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Malco

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #720 le: août 11, 2010, 04:43:35 pm »


Thaïlande: la justice rejette l'appel de Thaksin sur la saisie de sa fortune.


La Cour suprême de Thaïlande a rejeté mercredi un appel de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra qui contestait la décision de saisir plus de la moitié de sa fortune, soit 1,4 milliard de dollars.

La Cour suprême de Thaïlande a rejeté mercredi un appel de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra qui contestait la décision de saisir plus de la moitié de sa fortune, soit 1,4 milliard de dollars.
Selon la Cour, M. Thaksin n'a pas fourni de nouveaux éléments, contrairement à ce que ses avocats avaient annoncé.

"Le processus judiciaire est terminé. Nous ne pouvons plus rien faire", a déclaré Chatthip Tantaprasart, un de ses avocats.

La justice thaïlandaise a émis une série de mandats d'arrêt contre M. Thaksin, dont un pour terrorisme.

Le pouvoir l'accuse d'avoir incité ses partisans, les "chemises rouges", à la violence et d'avoir financé les manifestants antigouvernementaux qui ont occupé le centre de Bangkok pendant des semaines en avril/mai pour réclamer le départ du Premier ministre Abhisit Vejjajiva.

La Cour suprême de Thaïlande avait ordonné fin février la saisie de plus de la moitié de la fortune de Thaksin Shinawatra, considérant qu'il avait profité de sa position politique alors qu'il était Premier ministre (2001-2006) pour s'enrichir personnellement.

Cet argent provenait de la vente en janvier 2006 par sa famille de parts qu'elle détenait dans un géant des télécoms au groupe singapourien Temasek, une transaction qui avait scellé la chute politique de M. Thaksin. Les fonds étaient gelés depuis 2007 sur ordre d'une junte militaire qui l'avait renversé.

Le jugement a provoqué la colère des "chemises rouges", partisans de M. Thaksin, qui avaient manifesté pendant deux mois à Bangkok.

Les manifestations ont donné lieu à de graves incidents qui ont fait au moins 90 morts et quelque 1.900 blessés.

M. Thaksin avait été élu en 2001, réélu triomphalement en 2005 et renversé par des généraux l'année suivante. Il vit depuis 2008 en exil.


Retrouvez cet article sur LePoint.fr
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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #721 le: août 11, 2010, 07:36:36 pm »


Thaïlande: la justice rejette l'appel de Thaksin sur la saisie de sa fortune .
La Cour suprême de Thaïlande a rejeté mercredi un appel de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra qui contestait la décision de saisir plus de la moitié de sa fortune, soit 1,4 milliard de dollars.

 


doit pas être content le Monsieur...   :What?       non, mais des fois, c'est pas qu'il pensait avoir gain de cause... je ne vais pas pleurer pour luiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ...
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Re : Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #722 le: août 12, 2010, 02:05:04 am »


dans quel pays est-il maintenant ?


Aucune idée ?   8) plus de son et d'image .
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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #723 le: août 15, 2010, 12:31:21 pm »


Après la rue, Bangkok fait taire la presse

Reportage : Le gouvernement thaïlandais, qui a réduit les «Chemises rouges» au silence, bâillonne les médias indépendants et les sites trop critiques.

« Ce site internet a été bloqué en vertu du décret d’urgence », « page inaccessible » ou simplement trois lettres rouges sur fond noir : « BAN » («interdit»). Ces messages sont désormais familiers pour les internautes thaïlandais. Après les graves violences de ces derniers mois - au moins 90 morts et 1 900 blessés - qui ont révélé de profondes divisions dans le royaume, le gouvernement est déterminé à faire taire toute voix critique au nom de la réconciliation nationale.

Cette censure silencieuse, qui s’apparente à une chasse aux sorcières dans les médias et sur Internet, s’appuie notamment sur les pouvoirs exceptionnels d’un décret d’urgence appliqué depuis le 7 avril.

Selon l’ONG Freedom Against Censorship Thailand (Fact), 210 000 sites ont été bloqués par le «big brother» du Web, le ministère des Technologies de l’Information et de la Communication (MICT). Qui préfère évoquer 50 000 pages, suspendues car « pornographiques » ou « contraires à la morale », selon lui. Pourtant, la censure frappe aussi l’ensemble des sites proches de l’opposition. Au rang des indésirables, on trouve entre autres, le site d’analyse Asia Sentinel, de nombreux blogs, certaines pages sur Facebook, Youtube, ou encore Pantip, l’un des forums de discussion les plus fréquentés.
Des journaux en ligne indépendants sont aussi touchés. Le respecté Prachatai, qui revendique 40 000 visiteurs quotidiens, a dû changer plusieurs fois d’adresse URL pour échapper à la censure.

« Propagande ». Même acharnement à l’encontre des médias traditionnels. Plusieurs dizaines de radios communautaires jugées proches des « Chemises rouges » ont aussi cessé d’émettre à la suite d’opérations musclées des forces de l’ordre. Même punition pour la chaîne People’s TV et l’hebdomadaire Thai Red News. « Ces médias ont été fermés car ils incitaient à la violence. Même une démocratie ne peut laisser des médias véhiculer des messages de haine », se justifie Panitan Wattanayagorn, le porte-parole du gouvernement.

De nombreux observateurs confirment pourtant qu’un climat de peur s’est installé dans le monde des médias. Plusieurs ministres ont accusé les journalistes locaux et les correspondants étrangers d’avoir pris parti lors du conflit politique et d’avoir accentué les divisions sociales. Dans ce contexte, l’autocensure, déjà très présente dans la presse et l’audiovisuel thaïlandais, a tendance à se généraliser. Une journaliste de la télévision Channel 3 avoue avoir été fermement encouragée à « coopérer avec la politique gouvernementale ». « Nous devenons des instruments de propagande, mais il n’y a pas d’autre manière de survivre sous ce décret d’urgence », surenchérit un animateur radio du nord du royaume.

Ce décret, mis en place le 7 avril (au pire des manifestations antigouvernementales) et récemment reconduit « sans raison apparente » d’après le vice-président du Sénat, a renforcé l’arsenal répressif. Au nom de la « sécurité nationale », il permet de bâillonner n’importe quel média, sans jugement. « Ce décret viole la liberté d’expression, un droit pourtant garanti par la Constitution. On dirait une loi martiale déguisée », réagit l’universitaire Ubonrat Siriyuvasak.

Famille royale. La loi sur la cybercriminalité de 2007 et le crime de lèse-majesté avaient déjà réduit la liberté d’expression. Dans un pays où le roi est quasi sacré, tout propos critique est passible de quinze ans de prison selon le code pénal. « Comme tout le monde, nous faisons maintenant très attention à ce que nous écrivons, confie Sawatree, une blogueuse de 24 ans. Au-delà de la censure, on a surtout peur des arrestations.»

Pour avoir publié des images déformées de la famille royale, l’internaute Suwicha Thakor a passé dix-huit mois derrière les barreaux. La directrice du journal en ligne Prachatai est, elle, jugée pour avoir tardé à effacer de son site des commentaires déposés par des internautes, jugés insultants pour la monarchie. Acculé, le journal alternatif vient de supprimer son forum de discussion. « Nous ne pouvons plus assurer notre sécurité ni celles de nos usagers », lâche l’équipe dans un communiqué.

Même les profils Facebook sont décortiqués par les autorités à la recherche de contenus subversifs. « Le gouvernement a gagné la bataille de la rue, mais Internet constitue un nouveau front, commente Supinya Klongnarong, qui milite pour la liberté d’expression au sein du Thai Netizen Network. Près de 23% des Thaïlandais y ont accès. On peut y évoquer des sujets tabous, comme la monarchie, alors que les médias traditionnels s’autocensurent.»

« Intimidations ». Sous le gouvernement de Thaksin Shinawatra (2001-2006), la bête noire du pouvoir actuel, les médias avaient déjà subi des pressions. « Il s’agissait plus d’intimidations, de pressions financières. Rien de comparable avec ce que nous observons depuis le coup d’Etat de 2006 », nuance Basil Fernando, président de la Commission asiatique des droits de l’homme.

En 2004, Reporters sans frontières classait la Thaïlande en 59e position dans son baromètre de la liberté de la presse. Aujourd’hui, le royaume a glissé à la 130e place. Et beaucoup craignent que la situation ne s’aggrave encore d’ici la fin de l’année : le gouvernement prévoit une réforme des médias dans son programme de réconciliation nationale.

Par Marie Normand Intérim à Bangkok :

http://www.liberation.fr/monde/0101651934-apres-la-rue-bangkok-fait-taire-la-presse
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rudy

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Re : La POLITIQUE en Thaïlande.
« Réponse #724 le: août 15, 2010, 03:04:26 pm »

quoique en pense certains la démocratie est loin d'être une évidence au royaume de Siam .....
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