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Auteur Sujet: DROGUE, criminalité, attentats, terrorisme en Thaïlande  (Lu 115598 fois)

stommy

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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #50 le: mai 16, 2011, 05:04:17 pm »

malheureusement drogues, pédo et autres font gagner beaucoup trop d'argent pour que ça s'arrête un jour  :'(
et les politiques étant impliqués directement ou indirectement ne feront rien pour arrêter les "gros"  >:(
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casamui

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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #51 le: mai 17, 2011, 03:30:05 pm »

Pour ce qui est de la drogue, je partage totalement ton point de vue Stommy. Trop tard, trop d'argent, personne ne veut ni ne peut arrêter une telle industrie.
Quand à notre Suisse inconscient, Midnight Express c'est une colonie de vacances à côté de ce qu'il va vivre (sauf à ce qu'il ait un excellent avocat et beaucoup d'argent, ce qui est peu probable).
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #52 le: juin 04, 2011, 09:33:12 am »


Un texte sur la situation mondiale... Très intéressant...


La guerre contre la drogue a échoué, selon un rapport !


Lancée il y a cinq décennies, la guerre contre les stupéfiants a échoué. Non seulement elle n'a pas permis de limiter la consommation de drogue, mais elle a eu des effets secondaires «dévastateurs.»

Le diagnostic est sans appel. Il provient d'un rapport publié hier par une commission internationale qui regroupe une brochette d'anciens chefs d'État, des écrivains et même un premier ministre en exercice, le Grec George Papandreou.

Le document de 24 pages, qui a été publié hier, est signé par 19 personnalités, dont les ex-présidents Ernesto Zedillo (Mexique), César Gaviria (Colombie) et Fernando Henrique Cardoso (Brésil), l'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, le Prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa, l'ancien secrétaire d'État américain George Shultz, l'économiste Paul Volcker et la juriste canadienne Louise Arbour.

Ils ne se contentent pas de dresser leur constat. Ils proposent aussi un changement radical de stratégie. Selon eux, la répression en vigueur depuis 50 ans est coûteuse, inefficace et nocive pour la santé publique. Mieux vaut décriminaliser les stupéfiants et cesser de traquer les petits trafiquants et les toxicomanes, écrivent-ils. L'approche dure devrait être remplacée par une stratégie de «réduction des méfaits», qui peut prendre la forme de programmes d'administration d'héroïne sous supervision médicale comme celui qui a été expérimenté au Canada, cité par les auteurs du document.

Le rapport de la Global Commission on Drug Policy ajoute des arguments favorables au centre d'injection supervisée Insite, à Vancouver, que le gouvernement conservateur souhaite fermer, et dont le sort est actuellement entre les mains de la Cour suprême.


Un échec

Ce rapport est important parce que, «pour la première fois, des personnalités de cette envergure reconnaissent que la guerre contre les drogues est un échec et proposent d'autres solutions», estime Mary Anastasia O'Grady, journaliste du Wall Street Journal, qui a beaucoup écrit sur le sujet.

« L'incarcération de dizaines de millions de personnes dans les dernières décennies a détruit des vies et des familles sans réduire l'accessibilité des drogues illégales ni la puissance des organisations criminelles », affirme le rapport. Selon l'ONU, le nombre de consommateurs d'opiacés a augmenté de 34,5% entre 1998 et 2008. La popularité de la cocaïne a crû de 27%, et celle du cannabis, de 8,5%.

L'ONU a adopté sa convention sur les stupéfiants il y a 50 ans. Et il y a 40 ans que Washington a lancé sa guerre contre les drogues. La répression était censée détourner les gens du trafic et de la consommation de stupéfiants.

Pourtant, « la consommation de drogue dans plusieurs des pays qui ont adopté des lois sévères est plus élevée que dans les pays qui ont opté pour une approche plus tolérante », constatent les auteurs du rapport.

Le taux de contamination au VIH est plus élevé dans les pays qui ont adopté la méthode dure. Un exemple: des pays tels que l'Allemagne, la Suisse et l'Australie ont adopté depuis longtemps une approche pragmatique qui vise à réduire les effets secondaires des toxicomanies. La proportion de toxicomanes infectés au VIH y est inférieure à 5%. Dans les pays qui résistent à cette approche, comme la Thaïlande et la Russie, le taux de contagion avoisine les 40%.


Conséquences internationales

La guerre contre les stupéfiants a aussi des conséquences internationales. Elle déstabilise les régions qui servent de plaque tournante au trafic de drogue. C'est ce qui se produit en Afrique de l'Ouest depuis que les cartels latino-américains se sont lancés à l'assaut du marché européen, il y a quelques années.

En résumé, le rapport recommande de cesser de punir ceux qui ne font de mal à personne d'autre qu'eux-mêmes, d'opter pour la décriminalisation pour affaiblir le crime organisé et d'offrir des soins aux toxicomanes. Ils citent quelques exemples, dont celui du Portugal, qui a décriminalisé tous les stupéfiants, y compris l'héroïne, il y a 10 ans. Contrairement aux pires prédictions, les toxicomanes de la planète ne se sont pas rués sur Lisbonne et la consommation de drogue y est restée inférieure à la moyenne européenne.

Le Mexique et les États-Unis, particulièrement visés par ce rapport, ont rejeté ses conclusions.

Ce n'est pas la première fois que des personnalités publiques réclament un changement de cap vis-à-vis de la consommation et du trafic de drogue. Il y a deux ans, les ex-présidents Cardoso, Zedillo et Gaviria avaient appelé à la légalisation du cannabis. « Après des décennies de survols, d'arrosages et de raids sur les usines de stupéfiants dans la jungle, l'Amérique latine demeure le plus important exportateur de cocaïne et de cannabis, et elle produit de plus en plus d'opium et d'héroïne », avaient-ils déclaré.

Le rapport publié hier va beaucoup plus loin. Il regroupe une liste impressionnante de signataires, dépassant les frontières de l'Amérique latine, continent particulièrement éprouvé par cette guerre que le comité juge perdue.


http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201106/03/01-4405599-la-guerre-contre-la-drogue-a-echoue-selon-un-rapport.php
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #53 le: juin 14, 2011, 09:00:32 am »


J'avais expliqué il y a quelque temps comment les circuits de la drogue birmane s'étaient modifiés depuis 15 ans, passant de moins en moins par la Thaïlande et de plus en plus par la Chine...

Voici des compléments dans cet excellent texte de Francis deron...


http://www.forumthailandeinfo.com/index.php?action=post;topic=335.0;num_replies=52


Chine : le retour de l'opium !


Dans ce reportage publié le 15 mai 1993, Francis Deron, à la frontière birmane, explique comment le trafic de drogue a repris en Chine.

La brume matinale confère au paysage subtropical l'allure d'une peinture chinoise traditionnelle. Placide, la rivière Shweli traverse la frontière à sa borne 58 pour rejoindre, en Birmanie, le cours de l'Irrawaddy. Un groupe de touristes chinois s'embarque pour une visite d'une journée en territoire birman. Dans l'autre sens, quelques marchands poussent leur bicyclette chargée de colis vers la Chine. La brume et le laxisme policier qui règne sur cette frontière contiguë du Triangle d'or ne font rien pour effacer une question lancinante : jusqu'à quel niveau le régime chinois est-il pénétré par le pavot cultivé sur les monts voisins ? Un voyage de presse organisé sur la frontière entre la Birmanie et la province du Yunnan n'a pas permis d'y répondre. Mais il a amplement confirmé que l'opium et son dérivé l'héroïne avaient repris pied en Chine, quatre décennies après en avoir été évincés. L'échelle du trafic oblige à s'interroger sur les complicités au sein de l'administration, tant les chiffres sont impressionnants. En 1992, 5 600 personnes ont été arrêtées au Yunnan par les policiers spécialisés dans la lutte anti-narcotiques, dont 5 200 ressortissants chinois. Les policiers ont saisi quatre tonnes d'héroïne, en quasi-totalité de la variété la plus pure, la " China Light n4 ". Ce total, surtout indicatif de l'ampleur du trafic échappant aux contrôles, représente deux fois et demie celui de l'année précédente, déjà en augmentation par rapport à 1990.

En 1992 encore, soixante-trois saisies d'héroïne dépassaient la dizaine de kilogrammes, dont trois supérieures à 100 kilos. Ces monceaux de poudre blanche, une fois mélangés à des produits neutres pour la consommation, représenteront des dizaines de millions de dollars sur les marchés d'Europe et d'Amérique.

Eté 1992 : dans le district de Pingyuan, près de la frontière vietnamienne, la loi a cessé d'exister depuis belle lurette. Le 31 août, 2 000 policiers passent à l'action. Il leur faudra quatre-vingts jours pour venir à bout du réseau de trafiquants. Bilan : 896 kilos d'héroïne et 85 kilos d'opium brut saisis, et 850 interpellations. Dans le registre voisin qu'est le trafic des armes, les autorités ont reconnu que, de septembre à décembre 1992, les forces de l'ordre du Yunnan avaient " découvert " et démantelé quatre-vingt-sept ateliers fabriquant clandestinement des fusils et explosifs, arrêtant 312 personnes.


UNE POLICE MAL ÉQUIPÉE

Pourtant, face à de tels chiffres, révélateurs du degré d'insoumission de cette province de tout temps rétive à Pékin, le commissaire Peng Jianhui affiche une sereine certitude : " Je peux vous affirmer de la manière la plus responsable qui soit qu'il n'y a pas un seul cadre gouvernemental impliqué dans le trafic de la drogue du district jusqu'à l'administration provinciale. Au niveau local, si nous trouvons un cadre impliqué, nous nous en occupons immédiatement. "

Combien y a-t-il eu de tels cas par le passé ? Le policier, qui nous a été pourtant présenté par Pékin dans le but d'attirer l'attention extérieure sur la gravité de la situation, brandit son index et jette, avec un flegme parfait : " Il y en a eu un l'an dernier. L'homme a été exécuté. "
Rideau sur la transparence. La Chine a pourtant reconnu à l'occasion que certains fonctionnaires trempaient dans le trafic de drogue. Mais elle a du mal à se voir comme un pays comme un autre, où ce trafic passe par un réseau de complicités qui ne peut que s'étendre aux détenteurs du pouvoir. S'il est, au sein de l'administration centrale, des hommes sincèrement inquiets de cette évidence, l'opacité du régime et le caractère extrêmement sensible de la question les rendent impuissants à crever l'abcès.

En dépit de ses efforts pour coopérer avec Interpol, la Chine paraît mal équipée dans sa lutte. Le peu de crédit de ses gouvernants amoindrit considérablement la portée de la répression. Le nombre des condamnés à mort pour ce trafic (900 en 1991, pas tous exécutés) suit une courbe analogue à celle des saisies. Sans effet dissuasif apparent. L'éradication, pour ainsi dire complète, du trafic à l'avènement du régime -  parachevée dès 1952, à l'en croire - constituait un fleuron de sa fierté nationaliste. Les communistes étaient parvenus à rendre l'idée de drogue synonyme de l'humiliation subie par l'empire face aux puissances étrangères au dix-neuvième siècle. On passait sous silence le fait que certains héros de la légende communiste, maintenant décédés, étaient de notoires opiomanes.

Encore aujourd'hui, la propagande a tendance à insister sur le caractère international - indubitable - des réseaux de trafiquants qui ont mis à profit l'ouverture de la Chine pour se livrer à leurs activités à partir de la Haute-Birmanie. Ils ont d'autant moins de scrupules que la voie traditionnelle d'exportation de la drogue, via la Thaïlande, est bien moins perméable que par le passé.

L'an dernier, selon les services occidentaux de lutte contre les stupéfiants, la partie birmane du Triangle d'or a produit plus de 2 000 tonnes d'opium, deux fois plus que dans les années 80. Les trafiquants en auraient tiré une centaine de tonnes d'héroïne. En 1991, environ 30 % de la production transitait par la Chine. En 1988, la moitié de la drogue saisie à Hongkong provenait du continent. Le rôle de la Chine dans ces flux aurait diminué ces derniers temps. Explication possible : les militaires birmans s'efforceraient de détourner la production vers d'autres points de passage afin de calmer les inquiétudes pékinoises.


LE YUNNAN, " VENTRE MOU "

Selon la Far Eastern Economic Review de Hongkong, dont le spécialiste en la matière, Bertil Lintner, fait autorité, la complicité d'une partie de l'appareil de sécurité chinois est patente. Des trafiquants renommés visiteraient fréquemment les villes frontière chinoises de Ruili et de Wanding, et y possèderaient même des intérêts.

Cette situation résulte de l'imbroglio politique laissé sur le terrain par l'histoire dans cette région montagneuse difficile d'accès. Pékin a tendance à considérer la Haute-Birmanie comme une zone-tampon sous son influence, même si en ont depuis longtemps disparu les unités du Kuomintang qui, en liaison avec la CIA, s'y livraient jadis à des opérations contre le régime communiste. Plusieurs de ces trafiquants sont d'anciens communistes birmans jadis à la solde de la Chine. Ceux-ci, affirment les reponsables locaux, " sont désormais indésirables " en Chine. Ce qui ne les empêche pas de s'y rendre, ne serait-ce que pour affaires.

D'autres facteurs contribuent à rendre le problème plus grave au Yunnan que partout ailleurs en Chine. La province est une sorte de " ventre mou " de l'empire depuis des siècles. Pour y régner, Pékin a dû y faire des compromis. Ainsi, le seigneur de la guerre qui en était le maître avant la victoire communiste, Long Yun, avait été intégré à l'appareil de la Chine populaire, lui qui passait pour contrôlerl'essentiel du trafic d'opium dans le secteur.

En outre, le trafic revêt une dimension stratégique. La Chine a été, ces derniers temps, le principal fournisseur en armes de la Birmanie, qui a acheté pour 1 milliard de dollars d'équipement militaire à l'étranger. On soupçonne une partie de cet argent de provenir du commerce de l'opium. Certains services de renseignements estiment que Pékin cherche en échange à se ménager un accès à l'océan Indien via Rangoun. La Chine a démenti. Sans convaincre vraiment. La Chine ne serait pas, au demeurant, le premier pays marxiste d'Asie impliqué dans le trafic de stupéfiants, au corps défendant de ses fonctionnaires plus intègres. La Corée du Nord en est fortement soupçonnée. Le Laos le fut, un temps, par la Thaïlande.

Mais si le trafic inquiète Pékin, c'est qu'il commence à laisser sa marque sur place. Sur les 150 000 héroïnomanes officiellement reconnus en Chine, le Yunnan en compte 36 000, pour trente-huit millions d'habitants. Dans l'environnement policier chinois, le chiffre, probablement sous-évalué, est plus alarmant qu'il n'y paraît. Ce n'est que récemment que les autorités ont décidé de s'attaquer au problème par l'ouverture de centres de désintoxication. Celui qu'on nous fit visiter à Kunming se veut un modèle du genre.


DÉSINTOXICATION ET "RÉDEMPTION"

Naturellement, il fallait à la Chine populaire sa méthode propre. Elle porte bien son nom de " désintoxication forcée ". Le centre, situé dans les champs à une quinzaine de kilomètres de la ville et entouré de hauts murs surmontés de barbelés, est géré par la police. Dans une cour, des policiers font faire de la gymnastique à trente-six des trois cents " pensionnaires ", pour la plupart de jeunes gens dont on nous assure qu'ils sont tous " volontaires ". D'autres jouent au basket. Ailleurs, on nous fait entendre la chorale mixte, qui interprète une chanson de sa composition sur le drame de l'intoxication, la honte devant les parents, le remords envers le pays. Puis un couplet à la gloire du Parti communiste et du socialisme.

La philosophie de Duan Wenlong, chef du bureau anti-narcotiques de Kunming, c'est le traitement de choc. Mélange des médicaments de substitution chinois et étrangers et privation totale accompagnée par " l'éducation, la contrainte et la rédemption ". " Les drogués étudient la législation sur la drogue, la politique et l'économie du pays avec un accent sur la manière d'être un bon citoyen, les méfaits de la drogue sur leur propre corps ", à quoi s'ajoutent les " activités physiques et récréactives ". Le centre compte une salle minuscule équipée d'appareils de musculation. Dans le couloir de certains dortoirs, un poste de télévision diffusait, à notre passage, un programme de rock reçu par satellite de Hongkong. De-ci de-là, on entendait des coups de trompette, des accords de guitare, un peu de batterie.

Durée de la cure : deux mois. En ce qui concerne la réinsertion sociale, M. Duan concède que cet aspect n'est pas au point. Il faudra prolonger le séjour à six mois. Cela n'empêche nullement les responsables d'annoncer qu'en 1992 75 % " seulement " des patients traités ici ont rechuté. C'est, nous dit-on, " mieux qu'en Occident ". Mettons. Les chiffres, même fantaisistes, montrent bien où se situe le problème : 92 % de taux de succès auprès des drogués ayant un travail (les plus rares), 89 % d'échecs auprès des sans-emploi. C'est surtout parmi ces derniers que se recruteraient le cinquième des drogués qui, ayant rechuté, vont en camp de " rééducation par le travail " approfondir leur désintoxication.
Et le sida ? Nouveau blocage dans la transparence. Sur 3 000 patients traités depuis l'ouverture du centre en 1989, " il n'y a pas eu un cas de séropositivité ", affirme M. Duan contre toute logique. A Ruili, on admet pourtant 400 séropositifs sur 800 drogués.

Le mensonge officiel paraît comme un mur parcouru de rares lézardes. En un seul cas, les explications paraissent plausibles : quand on s'étonne que les responsables locaux nient qu'il puisse y avoir des plantations de pavot en territoire chinois _ alors que même Pékin en reconnaît l'existence, _ on vous répond qu'il serait bien fou, celui qui prendrait le risque d'être exécuté pour cette activité, quand les populations de Birmanie produisent tant et tant, en toute impunité, à côté. Imparable.

Il est impossible de déterminer si des raffineries se trouvent en territoire chinois. Rien ne permet de l'exclure. A Hongkong, la police anti-narcotiques estime qu'une nouvelle drogue de synthèse _ l'ice ou méthamphétamine _ produite à partir de l'éphédrine extraite de plantes utilisées dans la phamacopée traditionnelle chinoise, est fabriquée par centaines de kilos dans des laboratoires clandestins en Chine. En tout état de cause, la manière la plus simple de produire de l'héroïne sur la frontière sino-birmane est d'importer les ingrédients nécessaires de Chine ou via son territoire. Au mépris des règlements limitant la circulation de tels produits. Pourquoi donc amener des journalistes devant ce mur de mensonge ? Outre le souci d'honnêteté, l'intérêt matériel n'est pas absent. Les responsables insistent lourdement sur l'échelle " mondiale " du problème, une manière de réclamer de l'aide. Une certaine joie sur le visage, un responsable de Kunming indique qu'après la capture, voici deux ans, d'un gros bonnet hongkongais les Nations unies ont fait don à la police, en récompense, d'une centaine de véhicules 4 x 4...

Francis Deron
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Rugby15

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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #54 le: juin 15, 2011, 09:19:10 am »

Si la chine avait pas autant besoin d'acheter du pétrole, du gaz et du bois à la Birmanie, elle fermerait peut être pas les yeux sur la drogue qui rentre chez elle en venant de ce pays !
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Line

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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #55 le: juin 29, 2011, 05:18:39 pm »

http://www.france24.com/fr/20110624-guerre-contre-drogue-thaksin-hante-toujours-thailande#



La "guerre contre la drogue" de Thaksin hante toujours la Thaïlande !


L'ex-Premier ministre thaïlandais en exil Thaksin Shinawatra a été renversé par l'armée il y a cinq ans, mais il hante encore les familles des victimes de sa "guerre contre la drogue", horrifiées par la perspective de son retour s'il gagne les élections.
 
"J'aimerais pouvoir les tuer", dit ainsi Somporn, vendeur de rue, en référence à l'ancien chef de gouvernement et aux policiers qu'il accuse d'avoir tué son fils Pravit, retrouvé attaché à un arbre dans un parc de Kalasin, dans le nord-est du pays, à 21 ans.
 
Des organisations de défense des droits de l'Homme affirment que la police l'a tué dans le cadre d'opérations plus que musclées du gouvernement Thaksin (2001-2006) contre les trafiquants de drogue qui ont abouti, selon elles, à des milliers d'exécutions extra-judiciaires.
 
La colère de Somporn est inhabituelle dans cette région rurale et pauvre, bastion des partisans de Thaksin, qui a affirmé vouloir rentrer en décembre si ses alliés remportaient le scrutin du 3 juillet.
 
Avant le putsch de 2006, le milliardaire avait réussi à gagner les coeurs de ces masses démunies, dont beaucoup sont encore convaincues qu'il est le premier à les avoir entendues dans un pays dominé par les élites de Bangkok.
 
Même son approche de la lutte contre la drogue, unanimement condamnée à l'étranger, était populaire.
 
Sa soeur Yingluck, tête de liste du parti d'opposition Puea Thai, a assuré à l'AFP qu'elle "gèrerait la politique antidrogue en préservant les droits de l'Homme". Sans convaincre.
 
Il est "assez effrayant" de voir que les responsables d'une politique qui a encouragé l'impunité des forces de sécurité puissent retrouver le devant de la scène, estime ainsi Benjamin Zawacki, d'Amnesty International, alors que Yingluck caracole en tête des sondages.
 
Pendant la principale offensive contre la drogue, entre février et avril 2003, le pays a vu le nombre de meurtres augmenter de 88%, selon une commission consacrée à ce dossier qui a enregistré plus de 2.800 meurtres, dont quelque 1.400 liés à la drogue.
 
Le gouvernement avait évoqué des règlements de compte entre trafiquants. Mais beaucoup de ces meurtres étaient intervenus après que des suspects figurant sur une liste noire de la police se furent présentés dans les commissariats pour se rendre ou se disculper, selon Amnesty.
 
Pravit, lui, avait été arrêté en février 2004 pour une bagarre, avant d'être libéré sous caution. Celui qui était sur le point d'achever une cure de désintoxication a ensuite été rappelé pour récupérer son téléphone portable, selon son père.
 
Il n'a jamais été revu.
 
"Le médecin a dit qu'il était mort d'asphyxie. Le jour suivant, j'ai ouvert le cercueil et j'ai trouvé des bleus sur ses côtes, comme si quelqu'un l'avait battu".
 
Aujourd'hui, à l'hôtel de ville de Kalasin, une plaque se félicite d'une "province sans drogue". Mais pour les défenseurs des droits de l'Homme, il n'y a pas de quoi être fier...
 
"La couverture systématique des policiers de haut rang à tous les niveaux a permis à des officiers ayant commis des abus de rester en poste et de continuer à terroriser le public", dénonce Sunai Phasuk, de Human Rights Watch.
 
Sur la trentaine d'affaires répertoriées à Kalasin par les ONG, une seule a donné lieu à des poursuites: six policiers sont actuellement jugés pour l'assassinat d'un jeune de 17 ans, retrouvé pendu en juillet 2004 quelques jours après son arrestation pour vol de moto.
 
Mais les procédures s'éternisent. Et sa tante Pikul Phromchan, qui milite pour toutes les victimes de Kalasin, vit dans la peur, comme témoin protégé.
 
"Je me bats autant que je peux mais je n'ai pas beaucoup d'espoir dans le système judiciaire"...
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Rugby15

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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #56 le: juin 30, 2011, 10:58:20 am »

Il ya pas été de main morte Thaksin. Pour la drogue et aussi pour le la guerre dans le sud. il aurait été plus cool, on en serait pas là !
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rudy

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Re : Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #57 le: juin 30, 2011, 02:09:41 pm »


Il ya pas été de main morte Thaksin. Pour la drogue et aussi pour le la guerre dans le sud. il aurait été plus cool, on en serait pas là !



possible et même certain mais contre les trafiquants et les terroristes je vois pas de raison e mettre des gants !!
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casamui

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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #58 le: juillet 04, 2011, 06:26:18 pm »

Oui Rudy, sauf que cette chasse de Taksin a provoqué la mort de centaines de personnes n'ayant rien à voir avec le trafic de drogues, essentiellement des règlements de compte (parfois familiaux !) et que la consommation de drogues de type Ya Baa n'a cessé d'augmenter. Cette chasse ne correspondait vraisemblablement qu'à une restructuration des filières.
Quand au Sud, le problème ne relève, à mon sens, pas du terrorisme, mais d'une très mauvaise administration de ces provinces. D'ailleurs là non plus, pas le moindre effet sur les violences.
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rudy

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Re : Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #59 le: juillet 05, 2011, 03:55:12 am »


Quand au Sud, le problème ne relève, à mon sens, pas du terrorisme, mais d'une très mauvaise administration de ces provinces. D'ailleurs là non plus, pas le moindre effet sur les violences.


Le sud c'est quand même un terrorisme islamique à la base ....et je pense que quelque soit l'administration contre les fanatiques seules les armes sont une réponse valable !
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #60 le: juillet 05, 2011, 10:50:10 am »


Dans le Sud, c'est surtout une lutte indépendantiste... Si le roi Rama V n'avait pas annexé de force les Royaumes Yawi (Yala, Pattani, etc...) en 1905, on en serait pas là...

Il faut reconnaitre également que les gouvernements thaïlandais successifs, dont celui de Thaksin en particulier (qui a cru que l'on pouvait tout régler par la force), ont très mal géré l'intégration de cette population...musulmane...
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casamui

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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #61 le: septembre 05, 2011, 04:49:00 pm »

Voilà, ce que je craignais pour mes enfants vient d'arriver à un neveu. 16 ans, un bon petit gars dont les parents se déchirent pendant et après leur divorce, et le voilà livré à lui-même. Je viens d'apprendre par ma compagne, qui a été rendre visite à la famille sur le continent, qu'elle a trouvé une pipe à Ya baa dans sa chambre? Voilà qui explique les quelques disparitions de quelques billets que ne comprenait pas sa maman ces derniers jours. Je suis effondré. Je l'ai eu au téléphone et il a été très franc. Oui, il a essayé, oui il ne va plus à l'école depuis quelques jours, et oui, il en veut à ses parents de le laisser livré à lui-même.
Je rentre chez moi ce mois-ci, à Samui, et j'ai demandé à ma compagne de le ramener à la maison. Il faut le couper de ses fréquentations; il aime bien notre fils (ils ont le même âge) et je vais tout faire pour l'inscrire à la même école. Il en pleurait en me parlant. Le Ya baa est une merde absolu. Et je suis effaré que personne n'ai rien vu. Et pourtant, tout cela se passe dans un village minuscule du côté de Khian Sa, à 40 km  de Suratthani. Vivement que je rentre...
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rudy

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Re : Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #62 le: septembre 05, 2011, 05:03:05 pm »


Voilà, ce que je craignais pour mes enfants vient d'arriver à un neveu. 16 ans, un bon petit gars dont les parents se déchirent pendant et après leur divorce, et le voilà livré à lui-même. Je viens d'apprendre par ma compagne, qui a été rendre visite à la famille sur le continent, qu'elle a trouvé une pipe à Ya baa dans sa chambre? Voilà qui explique les quelques disparitions de quelques billets que ne comprenait pas sa maman ces derniers jours. Je suis effondré. Je l'ai eu au téléphone et il a été très franc. Oui, il a essayé, oui il ne va plus à l'école depuis quelques jours, et oui, il en veut à ses parents de le laisser livré à lui-même.
Je rentre chez moi ce mois-ci, à Samui, et j'ai demandé à ma compagne de le ramener à la maison. Il faut le couper de ses fréquentations; il aime bien notre fils (ils ont le même âge) et je vais tout faire pour l'inscrire à la même école. Il en pleurait en me parlant. Le Ya baa est une merde absolu. Et je suis effaré que personne n'ai rien vu. Et pourtant, tout cela se passe dans un village minuscule du côté de Khian Sa, à 40 km  de Suratthani. Vivement que je rentre...




courage casamui ...quand ce n'est encore que le "début" de l'addiction il ya moyen de s'en sortir !! beaucoup d'attention , beaucoup d'amour et de compréhension et cela s'arrangera !!
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casamui

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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #63 le: septembre 05, 2011, 05:09:51 pm »

Merçi Rudy. Du courage, j'en ai. C'est lui qui va en avoir besoin. Mais tu as raison, c'est le début de l'addiction, je suis certain que l'on peut agir. Et comme tu dis, affection, amour et attention, tout ce dont il manque depuis des mois. Je vous tiendrai au courant. J'ai hâte de le voir. Merçi, en tous cas, pour le soutien...
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Re : Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #64 le: septembre 05, 2011, 11:45:01 pm »


Voilà, ce que je craignais pour mes enfants vient d'arriver à un neveu. 16 ans, un bon petit gars dont les parents se déchirent pendant et après leur divorce, et le voilà livré à lui-même. Je viens d'apprendre par ma compagne, qui a été rendre visite à la famille sur le continent, qu'elle a trouvé une pipe à Ya baa dans sa chambre? Voilà qui explique les quelques disparitions de quelques billets que ne comprenait pas sa maman ces derniers jours. Je suis effondré. Je l'ai eu au téléphone et il a été très franc. Oui, il a essayé, oui il ne va plus à l'école depuis quelques jours, et oui, il en veut à ses parents de le laisser livré à lui-même.
Je rentre chez moi ce mois-ci, à Samui, et j'ai demandé à ma compagne de le ramener à la maison. Il faut le couper de ses fréquentations; il aime bien notre fils (ils ont le même âge) et je vais tout faire pour l'inscrire à la même école. Il en pleurait en me parlant. Le Ya baa est une merde absolu. Et je suis effaré que personne n'ai rien vu. Et pourtant, tout cela se passe dans un village minuscule du côté de Khian Sa, à 40 km  de Suratthani. Vivement que je rentre...



C'est toujours dramatique, ce genre d'histoire .... Mais, j'y crois, Christophe car ce n'était qu'un début de shoot et c'est une vraie chance pour lui que ta compagne et toi aient tout de suite réagi et que souhaitiez et puissiez vous occuper de sa future vie d'ado. (études, loisirs etc...). Il fallait casser ses fréquentations pour éviter le pire et c'est fait. Il va très vite se désintoxiquer, tu peux en être sûr.
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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #65 le: septembre 06, 2011, 12:33:19 am »

J'y crois aussi Line, merçi pour votre soutien.
Comme tu dis, c'est une chance que l'on puisse le couper de son fournisseur. Et je suis presque sûr qu'il a laissé traîner cette pipe pour, inconsciement peut-être, attirer l'attention de sa tante qu'il aime beaucoup. Il est souvent venu passer des week-ends ou des vacances chez nous, avec son cousin, notre fils. A Samui, je vais pouvoir surveiller ses potes, l'occuper dans ma boite ou avec sa tante au marché. Je vais les sortir un peu les ados, voir de la boxe thai, qu'ils aiment beaucoup, aller à la plage le soir avec les chiens, manger en famille, bref je vais pouvoir m'occuper un peu de lui. Sa mère a accepté sans discuter de nous le laisser, presque soulagée. Elle n'a rien vu venir, empêtrée dans son divorce...et dans une nouvelle relation avec un homme marié....et déjà enceinte.
Parfois les Thais m'étonnent par leur inconséquence...
Le petit gars en question, j'avais posté une photo de lui dans la rubrique "songkran" page 5, il avait 13 ans et portait une demi pastèque sur la tête en guise de casque pour le Songkran, en tenant un pistolet à eau. J'ai vraiment hâte de rentrer !
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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #66 le: septembre 06, 2011, 08:21:51 am »

qu'elle a trouvé une pipe à Ya baa dans sa chambre

Le Ya Baa est une pilule. Je ne savais pas que ca se fumait?
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Re : Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #67 le: septembre 06, 2011, 02:08:22 pm »


qu'elle a trouvé une pipe à Ya baa dans sa chambre

Le Ya Baa est une pilule. Je ne savais pas que ca se fumait?




Cette "drogue qui rend fou" est disponible sous deux formes :  la métamphétamine de base (cristaux), la plus dangereuse, qui peut être fumée avec une pipe à eau ; et le chlorhydrate de métamphétamine (sel), absorbé par voie orale, en comprimé. Cette drogue est consommée comme un excitant, pour la stimulation prolongée qu’elle provoque et qui persiste plusieurs jours. Mais le ya ba a l’inconvénient d’entraîner une hypertension artérielle et une augmentation du rythme cardiaque. Il expose les consommateurs aux risques d’accidents vasculaires, d’arrêt cardiaque, d’hyperthermie et de convulsions. (doctissimo)
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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #68 le: septembre 06, 2011, 04:26:25 pm »

Ayant vécu les drogues je me permet quelques conseils :
Le fait de changer de décors et donc de vie est indispensable. Comme vous dites "beaucoup d'amour, d'attentions" mais il faut absolument lui donner une autre vie (comme ça va être le cas), d'autres occupations comme le sport et chercher ses passions.
Pendant qq années ne le laisse pas sortir trop souvent seul avec son cousin, fait des trucs avec eux car il ne faut surtout pas oublier que lorsque l'on goute au début des drogues il n'y a que du plaisir (enfin la majorité du temps) et vu le plaisir que l'on y prends l'envie revient très vite même si on est bien entouré et que l'on a de l'amour.
Il faut lui construire une nouvelle vie qui n'aura pas de place pour ça.
Bon courage car c'est un "travail" de longue haleine.
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casamui

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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #69 le: septembre 06, 2011, 04:39:57 pm »

Merci Stommy pour tes conseils. Je reconnais n'être pas un spécialiste des addictions aux drogues dures. Habitué plus à la ganja et à la bière ou au (bon) vin, je n'ai jamais eu à faire face aux amphets ou à l'héroïne et aux dégats provoqués. Mais Pop, c'est son nom, est jeune, probablement pas encore réellement accro et je suis confiant. Ma compagne fait exactement ce que tu dis : elle lui fait oublier son mal-être, le surveille sans être trop "lourde", et les deux premiers jours passés à Samui semblent lui redonner le sourire. J'ai vraiment hâte d'arriver. Merci à tous pour vos conseils et votre soutien.
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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #70 le: septembre 13, 2011, 03:09:58 pm »

http://thailande-fr.com/societe/12860-thailande-nouvelle-campagne-anti-drogue



Je reviens sur ce sujet malheureusement... mais c'est important


Thaïlande: nouvelle campagne anti drogue


Le fléau de la drogue reste un enjeu national en Thaïlande où le nombre de toxicomanes a triplé depuis quatre ans et est aujourd’hui estimé à 1,2 million de personnes. Sur les 80.000 villages que compte le pays, 60.000 seraient directement ou indirectement touchés.
 
Le Premier Ministre Yingluck Shinawatra a annoncé dimanche 11 septembre le lancement d’une nouvelle campagne nationale de lutte contre la drogue, baptisée « Force of the Land ».
 
Dans l’année à venir, le plan vise à réduire de 80% la consommation de drogue sur le territoire thaïlandais.
 
Au-delà des annonces de réorganisation administrative des autorités chargées de traiter ce problème, le Premier Ministre Yingluck a dégagé deux axes de la nouvelle campagne : l’aide à la réinsertion des toxicomanes via des centres de désintoxication et la répression des trafiquants.

Le gouvernement a annoncé qu’un tiers des consommateurs de drogue serait accueilli au centre de désintoxication de Wiwat Polamuang, centre géré par l’armée, le ministère de la défense et le ministère de la santé. Alors que le Premier Ministre a insisté sur la volonté de guérir les consommateurs, son adjoint Chalerm Yoobamrung n’a pas manqué de rappeler que les autorités se montreraient fermes avec les trafiquants et autres dealers.
 
Dans un pays où l’immense majorité des toxicomanes a entre 16 et 24 ans, il est indispensable d’œuvrer à leur réinsertion dans la société.


Eviter les excès de la « guerre contre la drogue »
 
Le bain de sang qu’avait provoqué la dernière « Guerre contre la drogue » du gouvernement Thaksin, en 2003, est dans toutes les mémoires.
 
Arrestations arbitraires, meurtres extrajudiciaires, torture, violations systématiques des droits de l’homme : la campagne anti-drogue avait fait plus de 2500 morts et avait contraint les consommateurs de drogue à la clandestinité, où leur état de santé se détériorait inexorablement.
 
En 2004, plusieurs associations de défenses des droits de l’homme avaient dénoncées les conséquences de la répression aveugle contre le trafic de drogue

Bien que les trafiquants de drogue soient les cibles déclarées de cette guerre, des toxicomanes non accusés de trafic ont été persécutés et forcés de se cacher, ce qui les empêche d’avoir accès aux programmes d’échange de seringues et autres services de prévention du VIH. Bon nombre de drogués par injection risquent d’être infectés par le VIH en partageant des seringues contaminées.
 
La répression menée par le gouvernement thaïlandais a débuté en février 2003, officiellement pour juguler le commerce de comprimés de méthamphétamine, localement connus sous le nom de ya baa ou « pilules qui rendent fou ». En trois mois, 2.275 suspects auraient été tués. Un grand nombre de prétendus dealers se sont retrouvés sur des « listes noires » trop hâtivement dressées par le gouvernement et ont reçu l’ordre de se présenter à la police. Beaucoup ont été abattus par des tireurs inconnus peu après avoir quitté le poste de police
.

avait alors annoncé Human Rights Watch.
 
Aux yeux de la communauté internationale, la Thaïlande, qui était pourtant perçue comme le bon élève dans la lutte contre la drogue et l’aide aux personnes atteintes du VIH, s’était alors révélée comme un régime autoritaire capable d’atrocités contre sa population.
 
Wasant Panich, ancien secrétaire national aux droits de l’Homme en Thaïlande, a réagi à l’annonce de la campagne « Force of the Land », en appelant le gouvernement à éviter les exactions passées.

« Il ne doit y avoir ni torture ni meurtres extrajudiciaires de suspects »

a-t-il prévenu.
 

57% des détenus thaïlandais liés à des affaires de drogue
 
La nouvelle stratégie officiellement envisagée par le gouvernement semble néanmoins être différente de celle suivie en 2003. D’une part, les consommateurs ne seront pas traités comme des criminels, mais comme des malades. D’autre part, une attention particulière sera donnée à la dimension financière de la lutte contre la drogue : les lois anti-blanchiment seront utilisées afin de barrer l’accès des trafiquants à leurs ressources.

« Nous ferons en sorte qu’ils n’aient plus d’argent, même pour payer leur caution »
 
a ainsi expliqué le lieutenant de police Col Uthen.
 
Cette prise en compte de l’aspect plus subtil du fléau de la drogue est de bon augure, car jusqu’à présent l’accent mis sur la répression n’a pas donné de résultats très convaincants.
 
Les prisons thaïlandaises sont remplies d’individus détenus pour des faits liés à la drogue. Ils ne représentent pas moins de 57% de l’ensemble de la population carcérale, un tiers d’entre eux ayant moins de 25 ans. Le système carcéral est essentiellement répressif et la réhabilitation ou les peines aménagées n’existent tout simplement pas pour les toxicomanes.
 
Les méthodes plus classiques de contrôles policiers dans les zones frontalières ne seront cependant pas en reste. Le Premier Ministre adjoint Chalerm a annoncé un déploiement important de forces de police dans la région de Chiang Mai, Chiang Rai et Mae Hong Son, région par laquelle transitent 70% de la drogue introduite en Thaïlande.
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Bip Bip

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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #71 le: septembre 13, 2011, 05:05:09 pm »


j'espère qu'ils vont y arriver à détruire tous les réseaux mais je pense que çà sera dur ils sont bien organisés ces assassins
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casamui

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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #72 le: septembre 28, 2011, 07:03:07 am »

Des nouvelles du petit Pop (enfin 16 ans quand même). Depuis qu'il est à Samui, il semble avoir retrouvé un peu d'entrain. L'école de notre fils a accepté de le prendre et il s'est inscrit dans un centre de Muay Thai du village, tenu par un type que je connais bien et qui est au top avec les jeunes.  Je suis toujours en France et c'est ma compagne qui s'en occupe. Je l'ai au téléphone tous les jours ou presque et il se plait à Samui.
Bref pour l'instant, les choses se présentent pas mal; Il a même rencontré une petite copine...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #73 le: septembre 28, 2011, 08:33:06 am »


Le sport peut être une bonne méthode pour lutter contre la consommation de drogue... mais seulement à condition que leq personnes "tentées" soient volontaires et motivées... Il y aussi une démarche personnelle importante...
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Re : La DROGUE en Thaïlande
« Réponse #74 le: septembre 28, 2011, 10:43:42 am »

C'est son cas; Il a toujours aimé la boxe Thaï, et à Lamai, certains centres d'entrainement sont d'un très bon niveau. J'espère bien que la pratique quotidienne va lui ramener certaines valeurs essentielles. Je suis confiant.
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