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Auteur Sujet: BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...  (Lu 42621 fois)

Manu (de Chiang Mai)

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BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« le: juin 07, 2010, 05:15:00 am »


J'ai relevé cet intéressant texte du journaliste Sawaï Boonma... Les Thaïlandais d'aujourd'hui se posent de nombreuses questions identitaires... La Religion n'est pas épargnée...


Bouddhisme: idées recues et remise en question sans complaisance !

Dans un article du « Bangkok Post », la journaliste Sawaï Boonma écrit, dans un bel examen de conscience : « Les thaïs devraient se poser des questions sur eux-mêmes au lieu de toujours pointer du doigt  et d’accuser d’improbables responsables extérieurs.

La Thaïlande, pays du sourire et de la bienveillance bouddhiste ? Bien sûr nous donnons la nourriture aux moines et nous faisons des dons aux temples, en pensant que tout cela est dénué d’égoïsme. Mais au fonds nous faisons cela exclusivement pour nous-mêmes, dans l’espoir d’une vie future meilleure et surtout pour être plus riche. Ça n’est, ni plus ni moins, qu’une sorte de troc. Rien de vraiment généreux là-dedans.

Beaucoup des 30 000 temples bouddhistes ont été construits – très souvent l’un à côté de l’autre -  parce que lorsque nous ne sommes pas d’accord avec l’un, nous en construisons un autre à côté. Les mouvements associatifs n’ont jamais vraiment fonctionné en Thaïlande, autre indication de notre incapacité à tolérer différents points de vue. Nous pardonnons facilement au nom de cette sacro sainte philosophie du « maï pen raï », en fait, c’est un simple reflet de notre indifférence. Bien sûr nous n’admettrons jamais cela, et au journal je me suis fait traitée de tous les noms pour avoir osé écrire cela »…

Pour illustrer ce commentaire courageux et lucide, j’aimerai vous faire lire ce que j’écrivais le 15 juillet 2004 dans mon « YIM LAEAW KO YING » (« Souris et tue »). Bien sûr il faudra aller jusqu’au bout. Bien sûr je vous demande beaucoup de persévérance, mais prenez votre temps ou lisez-le-en plusieurs fois. En me relisant, je n’ai pu retenir mes larmes… d’impuissance.

"Ek, mon ami et assistant, se propose de me faire connaître de jeunes délinquants, abandonnés ou fugitifs, ayant trouvé refuge dans un  marché central de la ville. J’hésite d’abord à m’aventurer dans cet endroit lugubre de la nuit, premières marches vers une descente aux enfers et puis -  inconsciente ou pas -  je me décide à l’accompagner. Prête à frotter ma curiosité incorrigible à la misère de quelques petits démons à visages de chérubins. Le  souvenir que me laissent ces rencontres du «  troisième type »  est totalement olfactif. Une odeur d’abîme, de crasse,  de pestilence… J’ai envie de me sauver, dégoûtée par la puanteur qui se dégage de  l’endroit. A sa seule évocation, l’odeur me revient, incontrôlable, terrible. Pourtant ces enfants, ces adolescents de 10 à 20 ans survivent là, dans ces trous à rats, et je suis venue pour les rencontrer, alors je franchis ce barrage du dégoût qui m’a prise à la gorge dès l’approche du marché couvert et de ses rangées sombres qui servent d’entrepôts à des centaines de petits boutiquiers. Les enfants sont là. Affalés. En groupe. Protégés par des morceaux de plastique ou de papier journal, avec à leurs pieds, des chiens galeux et écorchés et, tout proche, des étals de viande rouge, des têtes de cochons poisseuses de graisse, des poissons nerveux, gigotant dans leurs bacs à eau, des marchands de tissus endormis, des échoppes de bouffes fumantes et de fleurs délicates.  Cris et rires fusent dans l’indifférence ou l’impuissance générale.

 A ma première visite  j’ai ma caméra à la main, ce qui fait disparaître tous les gamins d’un coup !  Éparpillés, telle une volée de moineaux. Je leur ai fait peur, mais je reste. Je m’obstine. J’économise ma respiration et inhale par petites bouffées, mais rien à faire, j’ai l’odorat sensible. C’est de naissance. Un avantage parfois. Une horreur dans ce marché de terre battue où mes pieds s’enfoncent dans la boue visqueuse où se mêlent sang de poulet, eaux sales et minuscules petits tubes pressés jusqu’au trognon. « Les tubes de colle que « sniffent » les gosses », me précise Ek.

  Des tubes de colles éparpillés par dizaines. Mais pas seulement ! Le sol est aussi jonché de petits sachets plastique au fond desquels traînent encore des traces d’un liquide poisseux et jaunâtre : la colle,  « kaao ». « Kaao », « colle »,  a quasiment la même sonorité que « khaâo », « riz » -  Et bien entendu, un peu plus tard, lorsque mes petits démons à tête d’ange, emportés par la curiosité pour la « dame blonde » s’agglutinent autour de moi, je leur propose – pour les amadouer  et sur les conseils d’Ek -  un peu d’argent que je confie à l’un d’entre eux pour « kin khaâo », « manger du riz », je me plante dans la prononciation et annonce : « kin kaao » « manger de la colle » ! Les rires explosent, joyeux, spontanés comme tous les rires d’enfants. Je suis sans grande illusion sur l’utilisation de ces quelques  bahts, pourtant l’aîné du groupe, Khaï, exhibe fièrement un sachet de riz gluant qu’il partage avec les autres mômes autour de lui. Une partie de l’argent aura quand même servi à acheter un semblant de nourriture.

 Au cours de cette première rencontre, les enfants m’approchent et me touchent. Je n’ai pas encore gagné totalement leur confiance au point de pouvoir les photographier. Ils ont encore peur que je sois une sorte d’agent venu les espionner pour le compte de leurs parents ou de la police, mais je glane quelques informations sur le prix de la colle, le magasin chinois qui les approvisionne, les villages d’où ils sont originaires, pourquoi ils ont fuit l’école ou leur famille. L’histoire se répète inlassablement : père absent, mère dans un bar ou dans une usine à la ville, grand-mère impuissante à élever un adolescent épris d’indépendance.  Désir impérieux de se « retrouver ensemble » de « voir du pays » et surtout… «D’être libre » !… A une cinquantaine de kilomètres du village, Udon a un goût excitant d’évasion.

Certains commerçants ont pitié de ces enfants perdus et leur jette des restes de nourriture ou quelques pièces contre de menus services. Suffisamment pour se payer les 10 ou 20 tubes de colle qu’ils « sniffent » le soir venu.  Pour rêver. Pour ne pas avoir faim. Pour croire qu’ils sont libres. Au cours d’autres visites, toujours effectuées avec Ek, les langues se délient. Ma caméra les amuse et ils jouent  les vedettes face à mon objectif. Ils ont compris qu’ils n’avaient rien à craindre de moi. A chaque fois, je donne un peu d’argent. Toujours à Khaï, l’aîné, un grand garçon maigre, le corps bleui de tatouages. Visage long et délicat. Yeux langoureux d’Indien. Beau et élégant dans sa semi-nudité. Racé dans sa façon de m’embrasser la main à chacune de nos rencontres. Gracieux et charmeur lorsqu’il me raccompagne jusqu’à la voiture et m’ouvre galamment la portière. Il insiste pour porter mes appareils et mon sac. Je les lui abandonne volontiers, même si plus tard, je les nettoie à l’alcool. L’odeur de crasse et d’urine est tenace.

Maintenant je sais qu’ils attendent mes visites.  Pas seulement pour l’argent, mais pour l’inattendu de ces entretiens. A force de volonté, j’ai dominé ma répulsion de la puanteur. Je viens aussi parce que je les aime bien et parce que, incorrigible, je crois pouvoir les raisonner. Mais de quel droit ? J’en ai presque honte. Les plus jeunes n’ont pas plus de dix ans. Et entre temps des filles sont venues rejoindre le groupe.  Beaux et perdus, définitivement peut-être,  le sachet plastique collé au visage, ils inspirent goulûment le produit toxique qui les fait planer et détruit irrémédiablement leurs neurones. Somchaï, un adolescent d’une quinzaine d’années, cheveux orangés, petite gueule d’affranchi qui a goûté à d’autres plaisirs défendus que la colle, me confie son admiration pour les hommes « farangs » Il arrive tout juste de Pattaya où il « travaillait » me dit-il. 

Ce qu’il pense des « farangs » ? « Ils sont gentils  parce qu’ils me donnent de l’argent »

De l’argent contre ce corps maigrichon et sale ! Le savent-ils ces « farangs » d’où viennent ces mômes ? Et s’ils savaient, cela changerait-il quelque chose à leur désir trouble de posséder la chair fraîche de ces gamins crasseux et égarés ?

De retour chez moi, colère et impuissance mêlées m’envahissent. J’embarque Ek quasiment de force jusqu’au magasin chinois où les enfants s’approvisionnent en colle. J’en demande un tube. Regard impassible de la vendeuse. Aurais-je une fois de plus réclamé du « riz » au lieu de la « colle » ? Non, on m’a bien comprise, et on me répond « qu’il n’y en a pas ». Pourquoi les enfants auraient-ils menti ?

Plus tard, je tente de soulever  ce problème avec des professeurs d’Udonphit. Mission ratée. On me dévisage placidement. Avec incrédulité peut-être. Qu’est-ce qu’une « farang »  cherche dans ces endroits mal famés et probablement dangereux ? Non, ils ne connaissent pas ces gamins. Ils ne connaissent pas le marché non plus. Pourtant il est à deux pas de l’école !  Visages lisses. Regards vacants. Sourires gênés.  Non,  pas gênés !  Indifférents. Quoi ? Je me mêle de ce qui ne me regarde pas ?  Au nom de quoi ? D’une simple curiosité de « farang » ?  C’est cela ?

Et si c’était vrai ?  Si ça n’était que cela ?  J’ai fait de bonnes photos après tout ! Je refuse  ce constat d’impuissance.

Trop difficile à admettre. Alors je me fais une promesse : celle de ne pas fermer la porte à l’espoir et  de tenter « quelque chose ».



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Rugby15

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Re : Bouddhisme: idées recues et remise en question sans complaisance
« Réponse #1 le: juin 07, 2010, 01:59:57 pm »


Les Thais ramènent tout au pognon, même la religion. Faut voir ce que les temples empochent tous les jours en donations, à tomber parterre!
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rudy

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Les Thais ramènent tout au pognon, même la religion.


c'est pas un phénomène thai ....notre société est également basée uniquement sur le pognon .....et les catholiques aussi brassent pas d'argent...
! remplace le mot bouddhisme par catholicisme et tu as le même papier ......quoique je trouve les bouddhistes en général ( sans rentrer dans les différents courants ...) plus tolérant que l'islam ou le catholicisme ........les religions quelques qu'elles soient ne sont pour la majorité des gens qu'une sorte d'assurance vie sur le futur ....
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Bip Bip

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Re : Bouddhisme: idées recues et remise en question sans complaisance
« Réponse #3 le: juin 07, 2010, 06:32:29 pm »


Les Bouddhistes ne font pas de prosélytisme et déjà, cet aspect de leur religion est séduisant ! Les Chrétiens et les Musulmans ne pensent qu'à convertir des fidèles et ceux qui ne veulent pas sont diabolisés. Vous parlez d'une tolérance !
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knom

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Re : Bouddhisme: idées recues et remise en question sans complaisance
« Réponse #4 le: juin 08, 2010, 08:08:02 am »

Tout à fait d'accord avec les réflexions de Rudy et de Bip bip.

En matière de don, que ce soit pour l'aumône chrétienne ou la Zakât (3 ème pillier de l'Islam) le croyant cherche aussi à s'attacher des mérites dans la vie présente et dans l'au-delà. Ce n'est pas un scoop de la part de ce journaliste !

"Les mouvements associatifs n’ont jamais vraiment fonctionné en Thaïlande" de quels mouvements associatifs parlent ils ? il y en a des milliers !!
Pour ceux que je connais un peu,  les ONG solidaires / humanitaires thaïlandaises, certaines fonctionnent magnifiquement !

Quand à la prétendue "indifférence" des thaïlandais ... difficile (pour ne pas dire absurde) de parler ainsi de 64 millions de personnes ! "le Maï pen raï" a un sens beaucoup plus profond que la simple indifférence.

Cet article (la partie en noire écrite par ce journaliste) est assez méprisant et ne s'appuie que sur de vagues généralités. Il nous apprend une chose: que la parole est en train de se libérer en Thaïlande (ce qui est d'ailleurs une très bonne chose) mais que ce sera pour le meilleur comme pour le pire.
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Manu (de Chiang Mai)

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Quand à la prétendue "indifférence" des thaïlandais ... difficile (pour ne pas dire absurde) de parler ainsi de 64 millions de personnes ! "le Maï pen raï" a un sens beaucoup plus profond que la simple indifférence.


Complètement d'accord, d'autant plus que la modernisation rapide du pays ces 30 dernières années et l'exode rural ont détaché de nombreux Thaïlandais de leur mode de vie traditionnel...

Longtemps cantonné à l'opposition noblesse - reste du peuple, la répartition des classes s'est totalement modifiée, créant de nombreux groupes au mode vie de plus en plus éloignés les uns des autres...

...
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knom

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Re : Bouddhisme: idées recues et remise en question sans complaisance
« Réponse #6 le: juin 08, 2010, 10:00:17 am »

Tu as très bien fait de nous parler de cet article Manu.

Il me semble (c'est une question que je pose) que certaines voix se font entendre pour mettre en question les fondements même de la société thaïlandaise, ce qui est nouveau.

La pratique du bouddhisme est critiquée dans cet article. Quelle est la pertinence de cette analyse ? Est ce un avis répandu ou isolé ? Il serait intéressant de savoir d'ou viennent ces remises en cause. Je pense pour ma part qu'il doit s'agir de courants de pensée que l'on situerait en France à la gauche et à l'extrême gauche de l'échiquier politique.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Bouddhisme: idées recues et remise en question sans complaisance
« Réponse #7 le: juin 09, 2010, 07:19:17 am »


J'ai pu constater que le Sangha a souvent été critiqué dans les journaux thaïlandais ces dernières années, et tout particulièrement le "mauvais" comportement de certains moines...

Néanmoins, j'ai aussi eu l'impression qu'au quotidien, la population thaïe restait toujours aussi respectueuse vis à vis des moines bouddhistes... J'avoue n'avoir jamais entendu la moindre critique proférée devant moi...
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knom

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J'ai pu constater que le Sangha a souvent été critiqué dans les journaux thaïlandais ces dernières années, et tout particulièrement le "mauvais" comportement de certains moines...

Néanmoins, j'ai aussi eu l'impression qu'au quotidien, la population thaïe restait toujours aussi respectueuse vis à vis des moines bouddhistes... J'avoue n'avoir jamais entendu la moindre critique proférée devant moi...



On a même vu des moines pas nets du tout faire la une de certains journaux.

Même sentiment que Manu concernant la population thaïe en général.
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rudy

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J'ai pu constater que le Sangha a souvent été critiqué dans les journaux thaïlandais ces dernières années, et tout particulièrement le "mauvais" comportement de certains moines...

Néanmoins, j'ai aussi eu l'impression qu'au quotidien, la population thaïe restait toujours aussi respectueuse vis à vis des moines bouddhistes... J'avoue n'avoir jamais entendu la moindre critique proférée devant moi...



On a même vu des moines pas nets du tout faire la une de certains journaux.

Même sentiment que Manu concernant la population thaïe en général.




des prêtres aussi font la une des journaux.....mais je pense même que vous pour la population thaie en général ...je diras même toute la population asiatique plus "spirituel" que nos populations par exemple..ou la religion n'est certainement pas "respectée" comme en Asie ou en Afrique ...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Bouddhisme: idées recues et remise en question sans complaisance
« Réponse #10 le: juin 10, 2010, 09:43:00 am »


Quoiqu'il en soit, même si les temples ne voient pas leur fréquentation baisser en Thaïlande, les effectifs du Sanga ("église bouddhique") ne cessent de diminuer montrant un véritable désintérêt des Thaïlandais pour la carrière monastique comme le montre d'ailleurs cet intéressant tableau (source Thaïlande Contemporaine - édition IRASEC):

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amjolianne

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Re : Bouddhisme: idées recues et remise en question sans complaisance
« Réponse #11 le: juin 10, 2010, 10:56:00 am »

Peut on faire une autre lecture de ce tableau et en tirer des conclusions différentes comme par exemple que la misère s'atténue. Peut on imaginer que certaines personnes embrassaient la religion pour fuir une vie trop dure et trop misérable. La vie de Moine offrait une certaine qualité et tranquillité de vie, une reconnaissance sociale et permet de bien préparer sa prochaine vie.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Bouddhisme: idées recues et remise en question sans complaisance
« Réponse #12 le: juin 10, 2010, 12:34:01 pm »


Absolument Amjo...

Le temple avait dans le passé de nombreuses fonctions dont une très importante qui était l'éducation au sens large du terme (de l'éducation des enfants aux judicieux conseils donnés les paysans)... Les nombreuses écoles créées durant la seconde moitié du 20ème siècle l'ont totalement remplacé dans ce domaine. L'accès d'une grande partie de la population aux médias (presse, télévision, internet) lui a également fait perdre une grande partie de son aura depuis plusieurs décennies.

Paradoxalement, je dirai que la modernisation du Royaume a redonné au temple toute sa dimension religieuse... Aujourd'hui, un thaïlandais ne va plus au Wat que pour obtenir des mérites (tam boun) qui lui permettront d'obtenir un meilleur prochain Karma, ou pour se livrer au culte du Bouddha et d'autres divinités...

Les jeunes adolescents des familles le plus défavorisés qui séjournent de longues périodes dans les temples en tant que dek wat sont devenus des marginaux en comparaison du nombre de jeunes qui effectuent leur scolarité dans le système classique.

...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Bouddhisme: idées recues et remise en question sans complaisance
« Réponse #13 le: juillet 21, 2010, 08:10:42 am »


Une ordination de masse a eu lieu avant-hier au Wat Benchamopit (temple de marbre) de Bangkok... Environ 300 jeunes garçons sont devenus novices pour les 3 mois que dure la saison des pluies...
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Bip Bip

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Re : Bouddhisme: idées recues et remise en question sans complaisance
« Réponse #14 le: juillet 21, 2010, 06:25:07 pm »

Vraiment impressionnante cette cérémonie.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : BOUDDHISME en Thaïlande...
« Réponse #15 le: juillet 28, 2010, 08:01:52 am »


Comme je l'ai déjà signalé dans notre agenda, c'est hier 27 juillet, que ce sont déroulés les cérémonies de Khrao Pansa...

Cette fête marque le début du carême bouddhique qui durent trois mois. Les jeunes gens entrent alors au monastère pour la durée de la saison des pluies et les moines de vocation restent dans leur temple pour se consacrer à l’étude et à la méditation. C’est l’occasion d’assister à des cérémonies d’ordination de moines ainsi qu'à des spectacles de danses traditionnelles...

A Samut Prakan par exemple, les habitants se rendent à Ancien Siam en bateau afin d'offrir leurs bougies aux temples...
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casamui

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Re : BOUDDHISME en Thaïlande...
« Réponse #16 le: juillet 31, 2010, 03:53:40 pm »

Bonjour
Je viens de mettre en ligne sur le topic Preha Vehar quelques photos. C'est la première fois que j'arrive à mettre des photos en ligne ! Donc je vais en profiter pour en rajouter quelques une du départ de mon beau-frère chez lez les moine. Si c'est trop chia..., n'hésitez pas à me le dire, je me calmerai.
Cela se passe en 2009 à côté de Siseket.
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DocTournesol

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Re : BOUDDHISME en Thaïlande...
« Réponse #17 le: juillet 31, 2010, 07:29:39 pm »

Salut Casamui, bienvenue ici. Super tes photos !  :clap
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Line

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Re : Re : BOUDDHISME en Thaïlande...
« Réponse #18 le: juillet 31, 2010, 07:42:57 pm »


Bonjour
Je viens de mettre en ligne sur le topic Preha Vehar quelques photos. C'est la première fois que j'arrive à mettre des photos en ligne ! Donc je vais en profiter pour en rajouter quelques une du départ de mon beau-frère chez lez les moine. Si c'est trop chia..., n'hésitez pas à me le dire, je me calmerai.
Cela se passe en 2009 à côté de Siseket.




non, non pas chiant... casamui, nous ici, on adore les photos... et celles-ci avec les moines sont très originales...   :clap
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : BOUDDHISME en Thaïlande...
« Réponse #19 le: mai 08, 2011, 07:46:35 am »


Etonnant !...


Bangkok : Vipassana : un moine bouddhiste propose une retraite de méditation en français !

C’est une première en Thaïlande : du 22 au 28 mai prochain, une retraite de méditation Vipassana sera conduite en langue française à Wat Pho Thong, temple situé dans le district de Suksawat à Bangkok. Gavroche a rencontré Phra Louis, le bonze français à l’origine de cette initiative.


Enveloppé dans une ample étoffe orangée découvrant son épaule gauche, le sage s’assoit dans un confortable fauteuil de couleur noire. Une aura de paix et de béatitude semble émaner de Phra Louis…


Qui peut participer à cette semaine de méditation en français ?

« Selon moi, l’enseignement bouddhiste ne peut se comprendre en profondeur par les méditatifs que via leur langue maternelle. Tous les francophones sont donc conviés à ces sept jours de réflexion, qu’ils soient débutants ou non, en Thaïlande ou dans le reste du monde, et quelle que soit leur religion. Pendant la semaine, les personnes souhaitant être initiées à la méditation ou ne pouvant pas assister à la retraite dans sa globalité, peuvent participer à une « journée initiation » de 9h du matin à 19h. Cependant, les enfants ne sont pas invités car la méditation doit leur être enseignée différemment. Et seuls les adultes sont capables de s’enfermer pendant neuf heures d’affilées… »


Pouvez-vous nous décrire une journée type ?

« Les participants sont attendus dès le 21 mai à partir de 17h. Mais la retraite ne commence véritablement que le 22 à 5 heures du matin. Toutes les journées sont consacrées à la méditation et au repos. Les repas, proposés par le monastère, sont servis à heure fixe, sauf le soir où il y a abstinence. Des cafés, thés ou encore jus d’orange sont mis à disposition afin de bien s’hydrater. Avant d’aller se coucher à 21 heures, pendant une demi-heure, les personnes sont invitées à méditer pour la bienveillance universelle. A la fin du séjour, les méditatifs peuvent faire des dons au monastère que ce soit en argent, en nourriture ou encore en fleurs. Mais ce n’est pas une obligation ! »


Quels sont les objectifs d’une retraite Vipassana ?

« Ce terme veut dire vue pénétrante, cette forme de méditation est donc un moyen de se transformer en s’observant. Cette recherche de nous-même repose sur la relation profonde entre l'esprit et le corps. Une attention méthodique est portée aux sensations physiques car elles constituent la vie du corps. Ce voyage spirituel permet de dissoudre les mauvaises pensées afin d’acquérir un esprit sain. »


Pourquoi organiser une telle rencontre maintenant ?

« Pour pouvoir prétendre aider les autres dans leur vie tant sur le plan psychique que physique, je devais atteindre un certain niveau de réincarnation. Et puis, Bouddha a connu l’éveil en méditant, alors il me semble évident que la méditation est la meilleure façon d’épauler et de guider ceux qui le désirent. C’est ma façon d’« aider mon prochain » !»


* Du 22 au 28 mai (rendez-vous le 21 mai à partir de 17h), de 4h30 à 21h
* Possibilité de faire aussi uniquement une « journée initiation » tous les jours de 9h à 19h


Propos recueillis par Alisée Valantin-Casanova

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DocTournesol

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Re : BOUDDHISME en Thaïlande...
« Réponse #20 le: mai 08, 2011, 07:07:42 pm »

Rien que me coucher sans dîner, je n'ose pas l'imaginer. Je ne fermerai pas l'oeil de la nuit. Donc pas de vie Passana pour moi !  :What?
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mellelisa

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BOUDDHISME en Thaïlande...
« Réponse #21 le: mai 18, 2011, 12:12:42 am »

Voila c'est mon premier commentaire, je trouve toutes ces photos super belles et elles nous montre un beau coté de ce qu'est la Thaïlande ! Félicitations à tous  :clap
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Le coeur d'une mère est un vase profond au fond duquel se trouve le pardon.   Victor Hugo

Rugby15

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Re : BOUDDHISME en Thaïlande...
« Réponse #22 le: mai 23, 2011, 04:22:39 pm »


Voila c'est mon premier commentaire, je trouve toutes ces photos super belles et elles nous montre un beau coté de ce qu'est la Thaïlande ! Félicitations à tous  :clap


Si t'aimes les belles tofs, fais le tour du forum, il y en des terribles !
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : BOUDDHISME en Thaïlande...
« Réponse #23 le: juin 01, 2011, 11:36:51 am »


On le voit souvent à l'entrée des temple... Qui est le Yaksa ?


Le Yaksa

Yaksha (Sanskrit यक्ष, yakṣa , yakkha en Pāli ) est le nom d’une grande classe d’esprits de la nature, habituellement bienveillants, qui sont les gardiens des trésors naturels cachés sous la terre et les racines des arbres.Ils apparaissent dans la mythologie hindoue, jaïne et bouddhiste. La forme féminine du mot est yakṣī ou yakṣiṇī (Pāli: yakkhī or yakkhinī).

Dans les mythologies hindoue, jaïne et bouddhiste, le yakṣa a une double personnalité. D’un côté, ce peut être une fée de nature inoffensive, associée aux forêts et aux montagnes ; mais il existe une version beaucoup plus sombre du yakṣa, qui est une sorte d’ogre, de fantôme ou de démon cannibale qui hante les étendues sauvages, attaque et dévore les voyageurs, comme les rakṣasas.

Par exemple, dans le poème Meghadūta de Kālidāsa, le narrateur yakṣa est une figure romantique, qui se languit d’amour pour sa bien-aimée absente. Au contraire, dans le dialogue didactique hindou du Yakṣapraśnāḥ ("questions du Yakṣa"), un dangereux Yakṣa cannibale, esprit tutélaire d’un lac, menace la vie du héros épique Yudhiṣṭhira.

Il est possible que les yakṣas aient été originellement les dieux tutélaires des forêts et des villages, puis aient été considérés ensuite comme les divinités gardiennes de la terre et des richesses qui y sont enfouies.

Dans l’art indien, les yakṣas mâles sont représentés, soit comme de redoutables guerriers, soit comme des sortes de nains corpulents. Les yakṣas femelles, appelés yakṣiṇīs, apparaissent comme de belles jeunes femmes au visage rond et joyeux et aux seins et hanches rebondis.

Dans l’État du Kerala, au sud de l’Inde, les Yakshis sont représentées comme des vampires enchanteresses.

En Thaïlande, Le Yaksa est un guerrier à l’air féroce que l’on trouve à l’entrée des temples. Génie de la nature, il officie comme protecteur de la loi bouddhique.


Photos:

1/ Yaksa au Wat Ban Den près de Chiang Dao

2/ Yaksa au Wat Doi Tung (Triangle d'Or)

3/ Yaksa au Wat Po (Bangkok)
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Manu (de Chiang Mai)

  • Invité
Re : BOUDDHISME en Thaïlande...
« Réponse #24 le: juin 21, 2011, 09:07:08 am »


Deux beaux Yaksi pris en photo au What Phra Singh De Chiang Rai...
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