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Auteur Sujet: BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...  (Lu 42620 fois)

SUDOKU

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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #125 le: octobre 02, 2015, 10:09:30 pm »


belles phtos manu je n'avais jamais vu ce genre de cérémonie !
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Mon Dieu, que votre volonté soit fête !
(Frédéric Dard)

Manu de Chiang Mai

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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #126 le: novembre 24, 2015, 08:52:32 am »


PATTAYA - La police touristique de Pattaya a confisqué des centaines de produits souvenirs en forme de phallus, après avoir reçu plusieurs réclamations de riverains qui se plaignaient de l'exposition d'objets obscènes.

Je rappelle que ces phallus sont donnés en offrandes dans les temples bouddhistes par les fidèles comme symbole de fertilité
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seanbad

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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #127 le: novembre 24, 2015, 11:52:31 pm »

 Nous, on est propre à Pattaya avec nos savons speciaux pour les dames.!!!!!! :huhu :What? :huhu
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Manu de Chiang Mai

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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #128 le: mars 09, 2016, 08:36:51 am »


Bouddhisme : peu-être un changement de constitution ?

Malgré les pressions récurrentes de certains courants bouddhistes, le comité de rédaction de la nouvelle Constitution thaïlandaise a rejeté la demande d’insérer une clause faisant du bouddhisme « la religion nationale du pays ».

La Constitution thaïlandaise ne reconnaîtra pas le bouddhisme comme « religion nationale du pays ». C’est la décision qu’a prise le comité de rédaction du nouveau projet de charte fondamentale, dirigé par le spécialiste de droit public, Meechai Ruchupan, le 10 janvier dernier.

Une telle clause, a simplement déclaré Meechai Ruchupan, serait « dangereuse à long terme » pour le pays. Il a ajouté que des mesures spéciales seraient insérées pour « protéger et soutenir le bouddhisme ».

Évoqué lors de l’élaboration des projets de Constitution thaïlandaise en 1997, en 2007 et en 2014, cet éternel serpent de mer atteste de la force du lien entre bouddhisme et État en Thaïlande et, a fortiori, de la forte coloration nationaliste du bouddhisme thaïlandais.

Cette volonté de faire du bouddhisme la religion nationale est populaire dans une grande majorité de la communauté monastique bouddhiste et dans une partie significative de la population. Chaque fois qu’une telle campagne est lancée, des sermons nationalistes résonnent dans les temples des différentes régions du royaume et les pétitions circulent.


Plus de 90 % de la population est bouddhiste

En 2007, les pressions avaient été particulièrement fortes et des groupes de laïcs et de moines – regroupés autour de quelques associations comme le Centre national de protection du bouddhisme thaïlandais, l’Association des universitaires bouddhistes et le Conseil des volontaires bouddhistes de la société civile – avaient manifesté devant le Parlement après que les rédacteurs de la Constitution ont refusé d’insérer la clause en question.

Le premier argument avancé par les partisans d’une telle clause est d’abord qu’il est tout simplement logique de faire du bouddhisme la religion nationale, parce que plus de 90 % des 68 millions de Thaïlandais sont bouddhistes. L’exemple birman (pour le bouddhisme) et l’exemple malaisien (pour l’islam) sont cités en appui.

Le second argument est que le bouddhisme est menacé, de l’intérieur, à cause de la méconduite d’un nombre croissant de moines, mais aussi de l’extérieur – une allusion au conflit entre le pouvoir central et une minorité musulmane dans le Sud thaïlandais où la population est à 80 % de culture malaise et de religion musulmane. Parfois, les défenseurs du bouddhisme comme religion nationale soulignent aussi le poids de la communauté chrétienne de Thaïlande (qui représente pourtant moins de 1 % population).

Depuis 1997, les Constitutions du royaume ont toujours comporté des dispositions visant à promouvoir le bouddhisme, la première étant que le roi, chef de l’État, doit être de confession bouddhiste.


« Éradiquer les formes non pures du bouddhisme »

Korn Meedee, secrétaire d’un comité qui milite pour inscrire le bouddhisme dans la Constitution, expliquait en octobre dernier dans un entretien au Bangkok Post que le bouddhisme était en déclin et que faire du bouddhisme une religion nationale permettrait de le renforcer, par exemple en imposant des peines très lourdes – y compris des peines de prison – aux moines qui dégradent l’image du bouddhisme et en permettant d’éradiquer légalement « les images qui représentent le bouddhisme de manière inappropriée ».

« Nous voulons éradiquer les formes non pures du bouddhisme, comme l’utilisation de la religion à des fins commerciales, de même que l’utilisation des statues brahmaniques à l’intérieur des temples bouddhistes », indiquait-il.

En réaction, l’expert du bouddhisme Vichak Panich a longuement expliqué sur sa page Facebook quels seraient, à ses yeux, les dangers de l’inscription du bouddhisme dans la Constitution. « Le bouddhisme comme religion d’État serait une version purement étatique du bouddhisme, liée à l’idéologie ‘Nation, Religion, Monarchie’qui n’ouvrirait pas la porte à d’autres interprétations du bouddhisme », a-t-il écrit.

« Qui plus est, le bouddhisme qui tient au cœur des gens, est un bouddhisme diversifié, imaginatif, qui n’a que peu à voir avec le bouddhisme national envisagé par ces groupes », a-t-il ajouté.

D’autres commentateurs, comme le journaliste Prasit Preuksajansiri de l’hebdomadaire Matichon, pensent pour leur part qu’une telle « nationalisation » du bouddhisme aboutirait immanquablement à accroître encore les tensions dans le Sud à majorité musulmane, donnant aux musulmans malais le sentiment d’être rejetés de la communauté nationale.

Un projet de parc bouddhiste d’une superficie de 16 hectares dans la province méridionale de Pattani, près de la frontière malaisienne, a soulevé une vague d’opposition de la part des musulmans locaux en janvier dernier, montrant la sensibilité du sujet.


S.f. Avec églises D’asie
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Manu de Chiang Mai

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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #129 le: mai 21, 2016, 08:07:22 am »



C'est ce week-end...


Visakha Bucha, le triple hommage des Thaïlandais au Bouddha

Aujourd'hui, 20 mai 2016 a lieu l'anniversaire de Bouddha, appelé Visakha Bucha. Cette fête tombe tous les ans lors du jour de pleine lune du sixième mois lunaire et est une des fêtes les plus importantes chez les bouddhistes. De nombreuses administrations sont fermées aujourd'hui.

Tous les ans, lors du jour de pleine lune du sixième mois, les Bouddhistes fêtent un des événements les plus sacrés de leur religion : Visakha Bucha.

Visakha Bucha commémore trois moments sacrés pour les bouddhistes : la naissance, l'illumination et la mort du Bouddha Gautama. Cette fête est très importante en Thaïlande, qui compte environ 90% de bouddhistes parmi ses habitants.

Ainsi les administrations, écoles, ambassades et banques sont fermées aujourd'hui. Pendant les 24 heures de Visakha Bucha, les bars et différents magasins ne peuvent pas vendre d'alcool car ce jour est considéré comme saint.

Visakha Bucha, aussi appelée Vesak Day, signifie "le culte du Bouddha". Tous les ans, les bouddhistes effectuent les cultes de pureté, de sagesse et de compassion de Bouddha.


Les trois jours les plus saints pour les Bouddhistes

Les trois jours saints les plus importants de l'année pour les bouddhistes thaïlandais comprennent tous le mot Bucha, signifiant "rendre hommage".

Asahara Bucha qui aura lieu le 19 juillet prochain, commémore le jour où le Bouddha a prêché son premier sermon. Cette fête précède le carême bouddhique de Khao Phansa.

Makha Bucha, qui a eu lieu le 22 février dernier, marque la réunion des disciples pour écouter le Bouddha élaborer certains de ses enseignements les plus importants dans un sermon, ainsi que prévoir le jour de sa propre mort et la réalisation de Nibbana (Nirvana).

Mais le plus important des trois jours saints est Visakha Bucha, fêté aujourd'hui.


Visakha Bucha, jour sacré pour les bouddhistes

En ce jour les bouddhistes commémorent en même temps trois anniversaires importants dans la vie du Bouddha: sa naissance, son illumination et enfin sa mort.

Le Bouddha serait mort le 15ème jour de la lune croissante du 6ème mois lunaire, aujourd'hui jour de commémoration du Visakha Bucha.

Selon les bouddhistes, lors de sa mort le Bouddha a atteint l'objectif ultime de la fusion de son illumination avec le Nirvana, pour se libérer pour toujours du cycle éternel de la mort et de la réincarnation, sort réservé au commun des mortels.


Offrandes matinales et processions nocturnes

Lors de cette journée, les bouddhistes se rassemblent dans les temples et font des offrandes aux moines, qui scandent alors des textes sacrés. Les reliques de Bouddha sont quant à elles exhumées pour recevoir un bain spécial, et sont également exposées au public.

Pendant Visakha Bucha, les croyants doivent respecter quelques rituels. En effet il ne faut par exemple rien manger après la mi journée, ne pas porter de couleurs vives ou de parfum.

Enfin, une fois la nuit tombée, le Wien Thien commence. Lors de ce rituel, les fidèles tournent trois fois autour du temple, dans le sens des aiguilles d'une montre.

Pendant cette procession, chacun tient des bâtons d'encens, des fleurs et une bougies, qui seront ensuite déposés sur un autel. Cette marche est censée apporter prospérité et paix intérieure.


https://www.thailande-fr.com/culture/bouddhisme/46347-visakha-bucha-jour-saint-chez-bouddhistes
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Manu de Chiang Mai

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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #130 le: juin 23, 2016, 08:58:42 am »


Bouddhisme et politique : le paradoxe thaïlandais

La politisation des moines ne reflète pas l'image qu'ont la plupart des Thaïlandais du bouddhisme, mais la Thaïlande subit depuis de nombreuses années une instabilité politique chronique, dont les conséquences dévastatrices n'ont pas épargné la religion.

Le bouddhisme donne depuis longtemps une image de religion, - ou philosophie de vie – idéale, de belles valeurs, une vision pacifique, très peu touchée par les scandales et les enjeux politiques.

Pourtant en Thaïlande, la police a tenté d'obtenir l'annulation d'un débat qui doit se tenir ce soir au FCCT (Le Club des correspondants étrangers en Thaïlande) en présence de journalistes et d'universitaires avec comme thème "Le bouddhisme saisi par la politique".

Au dernier moment la thématique du débat a été changée pour un "Religion et politique" plus neutre, afin de contourner la menace d'une censure par les autorités militaires qui gouvernent le pays depuis mai 2014.

Au cours de ces deux dernières décennies, le bouddhisme thaï et la Sangha (communauté monastique) se sont beaucoup politisés.

Le bouddhisme, unificateur de la Thaïlande et très ancré dans la culture (95% des Thaïlandais sont bouddhistes), voit son image de plus en plus ternie par des actions à l’encontre de l’éthique bouddhiste. Certains disent même que l’autorité de la Sangha est érodée.

Récemment c’est un temple en Thaïlande, le fameux "Tiger temple" dans la province de Kanchanaburi qui a fait parler de lui, maltraitance de tigres, cadavres de bébés tigres stockés dans un congélateur liés à un trafic d'espèces protégées....


Les marchands sont dans le temple

L’histoire du temple Wat Dhammakaya et de son « Moine- Capitaliste » soulève également de nombreuses questions.

Phra Dhammajayo, moine bouddhiste accusé de blanchiment d’argent, s'est réfugié dans le temple Wat Phra Dhammajayo et refuse de se rendre aux autorités pour répondre à leurs questions.

La DSI (Département des Enquêtes Spéciales) le réclame particulièrement et souhaite l’arrêter, mais plusieurs tentatives ont déjà été déjouées par la présence massive de ses fidèles autour du temple. Depuis il a également été mis sur la liste noire de l'immigration avec interdiction de quitter la Thaïlande.

La DSI accuse le moine de 72 ans d’avoir reçu 1,4 milliards de baths (environ 35 millions d’euros) de Supachai Srisupa-aksorn, ancien président de la banque Klongchan Credit Union Cooperative, qui était aussi le trésorier du temple.

Celui-ci aurait détourné cet argent et purge actuellement une peine de 16 ans de prison.

Un mandat d’arrêt a été déposé contre Phra Dhammachayo le 26 mai, mais depuis des dizaines de milliers de fidèles massés autour du temple ont empêché la police d'agir.

L'affaire a pris un tour encore plus polémique lorsque le Général Prayut a déclaré que  toutes les personnes au sein du temple doivent désormais s'assurer de leur propre sécurité en tant que « parti politique »,  opposé au gouvernement.

Le scandale dépasse donc les problèmes de justice et de détournements de fonds pour devenir un réel affrontement politique, avec Phra Dhammajayo comme un symbole de l’opposition.

« Nous ne voulons pas que quiconque puisse mettre en place une situation hors de contrôle comme en 2010. Je demande à toutes les parties d'y réfléchir. Le problème est là. »

a ajouté le Général Prayut

En faisant référence à l'année 2010, le général Prayut évoque l'occupation de Bangkok par des milliers de "Chemises rouges", les partisans de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinwatra, qui est aussi l'ennemi juré de la junte au pouvoir.

Cette référence est bien entendu volontaire, car Phra Dhammajayo, et son gigantesque temple Dhammakaya situé dans la banlieue de Bangkok, est réputé proche de Thaksin Shinawatra.

La sœur de Thaksin, Yingluck Shinawatra, a été elle même chassée du pouvoir par les militaires après le coup d'Etat de mai 2014, tout comme son frère en 2006.


Guerre de succession sur fond de rivalités politiques

Le 15 février, plus de 1200 moines se sont opposés aux militaires au cours d'une manifestation : les photos de l'affrontement ont été largement diffusées dans la presse, et ont provoqué un intense débat dans la société thaïlandaise.

La motivation de cette manifestation était d'appuyer la nomination d'un nouveau patriarche suprême après la crémation en décembre de Somdet Phra Nyanasamvara, le moine très respecté qui était aussi le conseiller spirituel du roi Bhumibol Adulyadej.

Le moine qui devrait devenir patriarche suprême, est Somdet Phra Maha Ratchamangalacharn ou Somdet Chuang, l'abbé de Wat Pak Naam Phasi Charoen, un temple situé à côté d'un canal dans l'estuaire du Chai Praya à Bangkok.

Mais ce nouveau chef de la Sangha est loin de faire l'unanimité car il est connu pour être très proche de Wat Dhammakaya, en ce moment en conflit ouvert avec le gouvernement. Il a lui aussi été impliqué dans un scandale de fraude fiscale pour l'importation d'une voiture de luxe.


Une politisation inévitable ?

De plus en plus de moines s’investissent dans la politique, ils manifestent, s’engagent. Certains d’entre eux demandent aussi que le bouddhisme devienne la religion officielle de l’État thaïlandais, afin de bénéficier d’un statut assurant la protection de cette religion.

Mais le gouvernement s’oppose à modifier la constitution car le bouddhisme est déjà extrêmement protégé par l’État et inspire beaucoup de lois actuelles (contre l’avortement par exemple).

Ces prises de position au sein de la communauté bouddhistes ne reflètent pas l'image qu'ont la plupart des Thaïlandais du bouddhisme, mais la Thaïlande subit depuis de nombreuses années une instabilité politique chronique, dont les conséquences dévastatrices n'ont pas épargné la religion.


https://www.thailande-fr.com/culture/bouddhisme/46834-bouddhisme-politique-paradoxe-thailandais
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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #131 le: juin 24, 2016, 02:23:12 am »

http://www.phuket.fr/actualite-phuket/phuket-immigration-arrete-2-faux-moines-cambodgiennes-2027


Phuket Immigration arrête 2 faux moines cambodgiens... >:(


Les agents de l'Immigration, ce matin (22 Juin) ont arrêté deux ressortissants cambodgiens pour vivre en Thaïlande illégalement et solliciter des dons en espèces prétextant être des moines dans Wichit.

La Police de l'Immigration, le Lt Col Tienchai Chompoo a dirigé une équipe d'officiers à Muang Chaofa Rd à 7 heures du matin (22 juin), après un appel de résidents locaux se plaignant que les moines cambodgiens avaient frapper aux portes pour demander des dons.

«Les résidents nous ont dit que ces moines sont venus tous les matins pour recueillir des aumônes et demander des dons en argent pour les aider à payer leur transport afin de retourner dans leur pays», a déclaré le Col Tienchai.

Les agents ont attendu dans la zone jusqu'à ce que les moines arrivent, surveillant leur activité et les ont suivis dans leur camp, près de la mine d'étain de Chao Fa. Les deux hommes se nomment Chanti, 40 ans et Nad, 35 ans, a-t-il ajouté.

"Les agents ont fouillé le camp, ils ont trouvé des effets personnels et 2.000 bahts en espèces, a-t-il dit. Nous avons demandé à voir leurs passeports et papiers d'identité de moine, dont ils ne disposaient pas, "a déclaré le Col Tienchai.

"Chati et Nad ont dit qu'ils étaient quatre comme eux dans le camp, mais les deux autres ont déjà quitté le royaume hier," ont-ils dit.

Chati et Nad avaient été arrêtés auparavant pour la même chose, ils ont été arrêtés avec 17 autres ressortissants cambodgiens qui sollicitaient des dons en espèces comme moines, le Col Tienchai a ajouté, en 2014.

Apparemment, tous les 19 dans ce raid, y compris Chati et Nad, ont été arrêtés et déportés, à l'époque, a-t-il dit.

"A ce stade, nous ne savons pas si les deux autres ont quitté le pays ou tout simplement déménagé dans une zone différente. Cependant, nous les trouverons bientôt. Si les résidents les reconnaissent ou les voient par là, s'il vous plaît contacter la police locale ", at-il dit.

Chati et Nad ont été emmenés au Wat Mongkolnimit et «défroqué» par Phra Krumettapirom, puis repris pour les emmener au Bureau de l'immigration de Phuket à Phuket Town, afin d'être accusé d'être rester en Thaïlande illégalement.
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Manu de Chiang Mai

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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #132 le: octobre 22, 2016, 08:23:57 am »


Bang faï paya nak

Cérémonie bouddhiste sur le Mékong lors du festival des boules de feu des Nâgas ("Bang faï paya nak") près de Nong Khai.

Ma photo sur Facebook : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10154679072799066&set=gm.1035523853233448&type=3&theater


Lundi 17 octobre s'est déroulé le festival des boules de feu des Nâgas ("Bang faï paya nak"). Ce phénomène paranormal peut être observé à la saison des pluies sur le fleuve Mékong, dans la province thaïlandaise de Nong Khai, frontalière avec le Laos. Il s'agit de boules de lumières, de la taille d'un gros œuf, qui surgissent du fleuve et s'élèvent dans les airs. Ce phénomène se déroule assez régulièrement au mois d'octobre et donne lieu à un festival touristique et religieux couplé à la fête bouddhique de fin du carême Wan Awk Pansa. Suivant les jours, de dix à plusieurs centaines de boules sont observées. La tradition bouddhique les attribue au grand serpent Nâga qui vivrait dans le fleuve...
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Manu de Chiang Mai

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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #133 le: février 18, 2017, 08:05:40 am »


La nomination du nouveau chef de l’Eglise bouddhique thaïlandaise met un terme à une longue polémique

La nomination par le roi de Thaïlande Maha Vajiralongkorn, le 7 février, de Somdet Phra Maha Munivong, âgé de 89 ans, au poste de « Patriarche Suprême » ou chef de l’Eglise bouddhique thaïlandaise, devrait mettre un terme à la longue controverse sur le choix du candidat pour le poste, le nouveau titulaire étant unanimement reconnu comme un moine adhérant strictement à la discipline monastique et menant une vie simple.

Le cardinal Francis-Xavier Kriengsak Kovidhavanij, archevêque de Bangkok et président de la Conférence des évêques catholiques de Thaïlande, a exprimé dans une lettre à l’intention du nouveau patriarche suprême « la joie de tous les catholiques » devant cette nomination et la volonté des catholiques thaïlandais de « coopérer » avec les bouddhistes et les fidèles des autres religions pour « construire la paix et la stabilité dans le pays ». Le cardinal a remis cette lettre en mains propres lorsqu’il est venu féliciter Somdet Phra Maha Munivong dans le temple Rajabophit dont il est le supérieur. Un représentant du Chularatchamontri – le leader de la communauté musulmane de Thaïlande – est aussi venu féliciter le nouveau patriarche suprême, dont le nouveau nom officiel est Somdej Phra Ariyawongsak-hatayan.


Une année de controverses

Cette nomination par le roi met un terme à un an de controverses. En janvier de l’an dernier, le Conseil suprême du Sangha – le conseil de vingt moines qui dirige la communauté monastique – avait nominé Somdej Chuang, l’abbé du temple Pak Nam Phasi Charoen, âgé de 90 ans, pour le poste.

Le Conseil avait alors strictement suivi la loi monastique de 1962 (amendée en 1992), qui dispose que le moine nominé pour le poste de patriarche suprême doit être le membre du Conseil qui est titulaire depuis le plus longtemps du titre le plus élevé. Selon la loi, le Premier ministre devait transmettre la nomination au roi (à l’époque le roi Bhumibol Adulyadej, qui décédera ensuite le 13 octobre 2016) pour approbation.

Mais le Premier ministre et chef de la junte, Prayuth Chan-ocha, était réticent à entériner le choix du conseil, car Somdej Chuang est proche du temple bouddhique controversé Dhammakaya, actuellement objet de multiples accusations de malversations financières et de distorsion de la doctrine bouddhique.

De manière opportune, deux personnages sont alors entrés en action, un bonze pro-militaire, Phra Buddha Issara, et un ancien sénateur très impliqué dans les questions religieuses, Paiboon Nititawan. Conjuguant leurs efforts, le bonze et l’ex-sénateur ont rapidement mis à jour une affaire d’évasion fiscale liée à une Mercedes de collection donnée par un fidèle à Somdej Chuang. Bien qu’il n’ait pas été prouvé que Somdej Chuang avait joué un rôle dans cette affaire fiscale, le Premier ministre Prayuth en a pris prétexte pour bloquer la nomination de Somdej Chuang au poste suprême. Il a ensuite fait modifier la loi monastique de 1962, pour écarter définitivement Somdej Chuang : dans la nouvelle version, le Conseil suprême du Sangha ne joue plus de rôle dans le processus ; le roi choisit le nouveau patriarche suprême dans une liste de noms remise par le Premier ministre.


Respect du concept de « séniorité »

C’est cette nouvelle procédure qui a été appliquée et qui a permis à Phra Maha Munivong de devenir patriarche suprême bien que deux autres membres du Conseil suprême du Sangha – dont bien sûr Somdej Chuang – détiennent le titre de « Somdej » depuis plus longtemps que lui. Dès sa nomination, la première démarche de Phra Maha Munivong a été de se rendre au temple Pak Nam Phasi Charoen pour rendre hommage à Somdej Chuang, son ainé. Ce geste, très important dans la culture thaïlandaise où la « séniorité » tient un rôle central, a fait beaucoup pour apaiser les tensions qu’auraient pu amener les manœuvres de la junte militaire.

Phra Maha Muniwong, né en juin 1927 dans une famille de petits commerçants de la province de Ratchaburi, à l’ouest de Bangkok, a été ordonné moine en 1948 par le patriarche suprême de l’époque, Vasana Vassano, au temple royal Rajabophit. Après avoir effectué une licence à l’université bouddhique Maha Makut de Bangkok puis une maîtrise en histoire et en archéologie à l’université indienne Banaras Hindu, il est devenu le supérieur du temple Rajabophit – un poste qu’il a conservé durant quarante ans. Il a été influencé par les enseignements du moine de la forêt Phra Ajarn Ajaro, un maître de méditation de la province de Sakhon Nakhon dans le nord-est du royaume, où il a effectué plusieurs retraites de méditation.


Un moine missionnaire, humble et facile d’accès

Phra Maha Munivong a aussi joué un rôle important dans la propagation du bouddhisme Theravada en Australie, où il a été envoyé à la tête d’une équipe de missionnaires au début des années 1970. Les personnes habitant près du temple Rajabophit à Bangkok le décrivent comme un moine humble et facile d’accès, soulignant le fait qu’il effectue tous les matins la tournée des offrandes avec les autres bonzes du temple et qu’il préfère se déplacer en taxi plutôt qu’être conduit dans une voiture avec chauffeur, comme la plupart des moines thaïlandais de haut rang.

Phra Maha Munivong appartient à la congrégation Thammayut du bouddhisme thaïlandais – congrégation créée au début du XIXe siècle et parrainée par la famille royale. Sa nomination perpétue donc la domination de la congrégation Thammayut sur le poste de patriarche suprême, au détriment de la congrégation Mahanikaya – plus ancienne et plus populaire –, qui n’a occupé le poste que durant six années depuis 1945.


http://eglasie.mepasie.org/asie-du-sud-est/thailande/2017-02-17-la-nomination-du-nouveau-chef-de-l2019eglise-bouddhique-thailandaise-met-un-terme-a-une-longue-polemique
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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #134 le: février 21, 2017, 05:57:06 pm »

Français Ensemble dans le Club de Pattaya



Temple de Dhammakaya : la suite... :(

Des centaines de moines bouddhistes ont affronté le 20 février d’importantes formations de policiers devant les portes du temple de Dhammakaya pour défendre la liberté religieuse.

Depuis une semaine, le gouvernement est ouvertement moqué sur les réseaux sociaux. L'humour des Thaïlandais peut être ravageur...
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Manu de Chiang Mai

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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #135 le: février 22, 2017, 08:22:34 am »


VIDEO. Thaïlande : un millier de policiers tentent depuis plusieurs jours d'entrer dans le plus célèbre temple bouddhiste du pays
Le temple revendique des millions d'adeptes, dans un pays qui est à 95% bouddhiste.


La junte thaïlandaise n'arrive toujours pas, lundi 20 février, à entrer dans le plus célèbre temple bouddhiste du pays, après plusieurs jours de menace de la police. La tension monte, quatre jours après que le gouvernement militaire a ordonné l'arrestation d'un moine qui serait impliqué dans un immense scandale financier.


"Ils attaquent clairement la liberté religieuse"

La police thaïlandaise veut éviter la violence envers les moines bouddhistes du temple de Dhammakaya, à une trentaine de kilomètres au nord de Bangkok. Moines et adeptes bloquent le passage pour empêcher l'extraction du moine de 72 ans Phra Dhammachayo. Pour le temple, les agissements de la police constituent une violation du droit international : "Ils attaquent clairement la liberté religieuse, mettant les moines bouddhistes et les laïcs en danger d'arrestation arbitraire", lit-on dans un communiqué émanant des responsables du temple de Dhammakaya. Le temple revendique des millions d'adeptes et, dans un pays qui est à 95% bouddhiste, les assauts contre les moines à robes safran sont tabous.

Le moine Phra Dhammachayo devrait faire face à des accusations, par le gouvernement, de conspiration pour blanchir de l'argent et de recevoir des biens volés, ainsi que la prise de terres illégales pour construire des centres de méditation. Il lui est également reproché d'avoir détourné des millions d'euros de dons faits par ses fidèles, dont plus de 31 millions d'euros versés par un chef d'entreprise accusé d'avoir détourné cet argent.

Le mouvement Dhammakaya, qui compte 3 000 moines, une fortune colossale et des ramifications dans plus de trente pays, dont la France, est l'un des temples les plus riches du royaume.

La vidéo ici : http://www.francetvinfo.fr/monde/asie/video-thailande-un-millier-de-policiers-tentent-depuis-plusieurs-jours-d-entrer-dans-le-plus-celebre-temple-bouddhiste-du-pays_2066881.html
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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #136 le: mars 04, 2017, 02:21:17 am »


Thaïlande: deux semaines de face-à-face entre moines et policiers !

D'un côté des policiers en uniforme bleu, de l'autre des moines dans leur robe orange. Après plus de deux semaines de face-à-face, la ligne de front n'a pas bougé autour du temple le plus puissant de Thaïlande.

L'immense complexe futuriste du temple Dhammakaya, à une heure de route de Bangkok, est assiégé depuis mi-février par des milliers de forces de l'ordre mandatés pour arrêter le chef spirituel du temple, accusé de corruption.

Depuis des années, la justice lui reproche d'avoir détourné des millions d'euros de dons de fidèles, dont plus de 31 millions d'euros versés par un chef d'entreprise qui aurait détourné cet argent.

Mi-février, les policiers ont pu pénétrer dans l'enceinte du temple mais le moine de 72 ans est resté introuvable. Les responsables du temple disent ne pas savoir où il se trouve et ont après quelques jours de recherche interdit l'accès du temple aux policiers. Depuis, jour et nuit, le face-à-face stérile se poursuit.

En toile de fond: la gigantesque enceinte du temple qui abrite 3.000 moines sur un terrain de 400 hectares qui compte de multiples bâtiments et un stupa principal en forme de soucoupe volante et orné de 300.000 statues de bouddha.

"Au début, cette zone était contrôlée par la police... mais maintenant ce n'est plus le cas", explique Phra Pasura Dantamano, un moine senior.

Autour de lui, des rangées de moines et de disciples chantent des hymnes bouddhistes en fixant les policiers qui leur ont déjà ordonné en vain de quitter les lieux.

Beaucoup de fidèles sont convaincus que la junte thaïlandaise au pouvoir cherche à s'emparer du temple et de ses richesses - le mouvement Dhammakaya est établi dans plus de 30 pays, possède une chaîne de télévision...

"Nous resterons jusqu'à la victoire. Nous sommes prêts à tout sacrifier pour lui", raconte Narin Mingkwan, fidèle de 67 ans qui dort depuis dix jours sur le plancher d'un temple.

Le mouvement, fondé en 1970 par Phra Dhammachayo, considéré comme un saint par les fidèles, attire pour son bouddhisme moderne mais est contesté par d'autres pour son matérialisme.

- Salle des dons -

Les critiques accusent l'abbé d'avoir déformé la moralité bouddhiste traditionnelle en encourageant la richesse matérielles et les dons.

Le temple dispose d'ailleurs d'une "salle des dons", avec ses distributeurs automatiques de billet elle a des allures de succursale bancaire.

Les fidèles évoquent eux des méthodes de méditation accessibles pour expliquer le succès du temple.

"Nous essayons de nous adapter aux changements de la société", explique Phra Pasura Dantamano, un moine chargé des relations avec la presse, très actif sur twitter depuis le début de cette crise.

Il dénonce les visées politiques de la junte, accusée de s'attaquer au temple réputé proche de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, bête noire des militaires.

Les généraux au pouvoir en Thaïlande depuis mai 2014 ont utilisé les pouvoirs d'urgence pour permettre le raid.

Mais incapable de mettre la main sur le moine recherché, la junte est dans une impasse: si elle recule, elle perd la face ou mais si elle choisit l'affrontement avec les moines, tout le pays pourrait être choqué.

"C'est une panne du système", estime Sanitusda Ekachai, experte des questions religieuses.

"Je redoute maintenant vraiment une confrontation violente", ajoute-t-elle.

Pour l'instant, les autorités semblent temporiser.

http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/thailande-deux-semaines-de-face-a-face-entre-moines-et-policiers-58b7d6b9cd709137c60b39c7

S'adressant aux journalistes la semaine passée, le numéro deux de la junte, Prawit Wongsuan, a redit que les forces de l'ordre éviteraient l'affrontement, mais ne céderont pas. "Nous devons continuer", a-t-il affirmé, "même si cela prend plusieurs semaines ou un an".
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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #137 le: mars 10, 2017, 08:59:21 am »


Thaïlande : la controverse sur les moines-femmes continue à agiter le bouddhisme

Le 9 décembre dernier, un incident à la porte du Grand Palais de Bangkok, où se trouve le cercueil qui contient le corps du roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej décédé le 13 octobre dernier, a remis en exergue la controverse sur les bhikkhunis, ou femmes qui ont été ordonnées moines bouddhistes.

Cette controverse était apparue en 2003 lorsqu’une professeure de philosophie de l’université Thammasat, Chatsumarn Kabilsingh, avait été la première femme ordonnée bhikkhuni en Thaïlande depuis le début du XXe siècle. Le 9 décembre, Chatsumarn, qui porte désormais le nom religieux de Dhammananda Bhikkhuni, a voulu rendre hommage à la dépouille du roi avec 71 autres bhikkhunis et novices de son monastère de la province de Nakhon Pathom. Un officiel gardant l’entrée du Palais a refusé de laisser entrer les bhikkunis par la porte réservée aux moines thaïlandais, les accusant de conduite illégale. Et les bhikkhunis ont dû rebrousser chemin, car elles n’ont pas voulu utiliser l’entrée réservée aux laïcs.

A l’heure actuelle, une centaine de bhikkhunis vivent en Thaïlande, dans des monastères dans les provinces de Nakhon Pathom, de Chiang Mai, de Sakhon Nakhon, de Yasothorn et de Songkhla. Mais elles ne sont pas reconnues légalement comme religieuses, ni par les autorités étatiques, ni par la hiérarchie religieuse (le sangha).

Historiquement, le Bouddha a autorisé, après plusieurs hésitations, les femmes à devenir des religieuses à l’égal des hommes. Dans un monde empreint des valeurs sociales indiennes, cette décision était révolutionnaire. Le bouddhisme est de fait la première religion au monde qui a reconnu que les femmes pouvaient tout aussi bien que les hommes atteindre l’éveil spirituel. Mais la lignée des bhikkhunis semble s’être brisée dans plusieurs pays dans lequel le bouddhisme Theravada a essaimé. En Thaïlande, il n’y a pas de témoignages historiques sur l’existence de bhikkhunis.

Une première polémique a eu lieu dans les années 1920. Narin Phasit, un ancien gouverneur de province à la personnalité originale, avait fait ordonner en 1928 ses deux filles par un moine. L’affaire avait fait scandale et le patriarche suprême lui-même – le chef administratif de la communauté monastique thaïlandaise – avait ordonné que les filles de Narin soient défroquées de force par la police. La même année, le patriarche suprême avait pris un décret interdisant aux moines d’ordonner des femmes*.

Actuellement, la situation juridique des bhikkhunis est ambiguë. Le sangha continue à invoquer le décret religieux de 1928, mais toutes les Constitutions depuis l’abolition de la monarchie absolue en 1932 stipulent que les citoyens thaïlandais jouissent d’une « pleine liberté de religion ». A Eglises d’Asie, Sutada Mekrungruangkul, employée à la Commission nationale des droits de l’homme et experte de la question des bhikkhunis, confie que l’article constitutionnel rend caduc le décret de 1928.

Du fait du manque de reconnaissance légale, les bhikkhunis ne peuvent pas établir de véritables wats (temples) reconnus par le sangha, mais simplement des centres de méditation sous l’égide d’une fondation. Elles ne peuvent pas non plus recevoir de soutien financier de l’État (tous les supérieurs de temple en Thaïlande sont salariés par l’État), ni de carte d’identité spécifiquement destinées aux religieux avec une photo en habit religieux. Ces désavantages n’ont pas empêché les rangs des bhikkhunis en Thaïlande de grossir au fur et à mesure (elles étaient 25 en 2011), ni de se montrer actives dans les activités d’aide aux femmes en difficultés et de propagation des enseignements du Bouddha (dhamma).

Du fait de la discipline bouddhique (qui interdit les contacts physiques entre une femme et un moine et interdit à une femme de se retrouver seule avec un moine), les moines masculins ne peuvent pas conseiller et guider les femmes laïques pour toute une série de questions – des problèmes de couples et d’enfants aux problèmes spécifiquement féminins. Le rôle des bhikkhunis a donc une claire utilité sociale.

Beaucoup se posent toutefois la question de la validité doctrinale de la résurgence de l’ordre des bhikkhunis en Thaïlande. Dans le bouddhisme Theravada, le fait d’avoir une lignée ininterrompue dans la communauté monastique – chaque nouveau moine étant ordonné par un nombre imposé de moines ayant au moins dix ans d’ancienneté, et cela depuis des siècles – est primordial. Elle traduit la transmission sur la longue durée du dhamma du Bouddha par le sangha. La lignée semble avoir été clairement interrompue pour les bhikkhunis en Thaïlande et même dans nombre des pays du Theravada. Les partisans des bhikkhunis mettent toutefois en avant le fait que Dhamananada Bhikkhuni, qui a relancé l’ordre des moines-femmes, en Thaïlande a été ordonnée au Sri Lanka en 2003, par des bhikkhunis qui elles-mêmes avaient été ordonnées en 1998 par des moines-femmes venus de l’ordre Theravada de Chine. Selon eux, la lignée aurait donc été préservée.

Conscientes que la question reste très sensible en Thaïlande où la majorité des habitants ne conçoivent pas qu’une femme puisse être ordonnée moine, Dhammananda et ses coreligionnaires se gardent de mener une campagne tapageuse pour réclamer la reconnaissance légale de leur statut, mais elles sont parvenues à se faire bien accepter par les populations locales autour de leurs monastères : les villageois leur offrent de la nourriture tous les matins lors de la tournée des offrandes et viennent y écouter les prêches.

Une pétition a aussi été lancée il y a plusieurs années pour demander aux autorités que les bhikkhunis soient classées dans la catégorie « autre sangha », définie par la loi monastique de 1962, qui comprend déjà les moines Mahayana chinois et vietnamiens (la première catégorie « sangha » comprenant les moines thaïlandais).


* L’histoire de Narin et de ses filles est merveilleusement racontée dans le livre The Man who accused the King of Killing a Fish, par Peter Koret, Silkworm Books, 2012.


https://asialyst.com/fr/2017/03/06/thailande-controverse-sur-moines-femmes-continue-agiter-bouddhisme/
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Manu de Chiang Mai

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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #138 le: juin 17, 2017, 08:34:18 am »


Corruption dans les temples : une enquête au niveau national

Le Counter Corruption Division (CCD), donc la police, va officiellement demandé au National Anti-Corruption Commission (NACC), une agence nationale plus importante, d'enquêter plus avant dans un scandale de corruption qui implique des bonzes, des laïcs et des fonctionnaires.

Lorsqu'une affaire arrive au niveau du NACC, c'est qu'elle est grave.

Le Office of the National Buddhism (ONAB) a mis en place un comité disciplinaire pour, de son côté, sanctionner ses actuels officiels.

Au départ, le ONAB avait nommé les suspects dans un scandale de corruption concernant des subventions d'état octroyées pour rénover des temples. Ces suspects n'ont plus le droit de s'occuper de documents officiels mais certains sont toujours en place.

D'après le CCD, plus de 8 personnes sont impliqué dans ce réseau de corruption au sein du clergé. Deux autres sont susceptibles d'être impliquées.

Les détournements de fonds (donc des subventions de l'état) sont de l'ordre de 60 millions de thb. Deux des suspects travaillent toujours au ONAB.

Le CCD a demandé au ONAB de donner les noms des suspects afin qu'ils répondent de leurs actes.

Quant aux suspects qui ne reconnaissent pas les faits, le CCD voudrait au moins que ces personnes n'aient pas accès aux documents en relation avec l'enquête en cours.

D'après ce qu'on comprend de cet imbroglio, le CCD voudrait que la National Anti-Corruption Commission (NACC) intervienne car visiblement rien ne se passe pour l'instant et on a l'impression que le ONAB traine les pieds pour faire la lumière dans cette affaire.

 

https://www.thaivisa.com/forum/topic/988091-monastic-corruption-scandal-goes-to-national-graft-buster-for-further-probe-and-action/
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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #139 le: juin 20, 2017, 08:05:32 am »


Le gouvernement voudrait contrôler la comptabilité des temples

Le gouvernement militaire (junte d'après Reuters) voudrait proposer une loi qui forcerait les 40 758 temples du pays à déclarer leur comptabilité. C'est le chef du  National Office of Buddhism (NOB) qui l'a indiqué à Reuters.

Les temples reçoivent chaque année des milliards de dollars, toujours d'après Reteurs qui est une agence sérieuse.

Dans le même temps, les scandales se multiplient : meurtres, drogue, usage inapproprié de l'argent. Les temples ont échappé au contrôle de la junte depuis 2014 contrairement aux autres aspects de la vie thaïlandaise.

Pongporn Pramsaneh, un ancien policier en charge du NOB dit qu'il faut une réforme pour mettre fin à la corruption. "Il y a une crise de la foi et si n’agissons pas de suite, les dommages seront plus importants dans le futur."

Des efforts ont été fait depuis mars lorsque le très puissant Dhammakaya a été fouillé mais, malgré tout, l’ancien abbé recherché pour de nombreux chefs d’inculpations est toujours en liberté et nargue les autorités.

Les temples reçoivent des donations à hauteur de 3,5 milliards de $ par an. Le gouvernemen de son côté donne 137 millions de $ pour soutenir les 300 000 bonzes.

La nouvelle loi qui pourrait être votée au parlement demandera aux temples de déclarer leurs biens actuels et leurs comptabilités qui seraient alors contrôlées. Le but est de prévenir toute corruption.

Mais dès maintenant, l'un des bonze importants du pays dit que les cas de corruption doivent être traités un par un et que les finances des temples ne doivent pas être rendues publiques. Ce bonze, Phra Phrom Moli, ajoute "Si on vous demande le montant de votre salaire, allez-vous le dire?"

Deux cas récents incitent les autorités à accélérer le mouvement le cas de l'assassinat d'un bonzillon de 17 ans qui aurait entendu parler d’arrangements financiers dans son temple (sans doute par mégarde) et le scandale de corruption connu la semaine dernière à l’intérieur même du bureau des affaires bouddhistes.

80% des temples communiquent leurs comptabilités "pour archives" mais les autorités n'ont pas le droit d'y jeter un œil.

Une autre assemblée créée par la junte le NRSA qui prépare les lois pousse aussi pour des réformes. "Il faut vérifier les comptes des temples" dit Borvornvate Rungrujee, membre de cette assemblée.

Un comité de 29 membres pourrait être formé où les bonzes n'auraient que 3 sièges. Ce comité nommerait une "police des bonzes" qui pourrait rapporter les comportements illégaux des bonzes.

Le projet de loi a déjà été approuvé par le concile des bonzes et est devant le conseil des ministres. Prochaine étape : l'Assemblée Nationale.

"Si le Bouddhisme devient trop décadent, cela mettra en péril la sécurité nationale." conclut Pongporn

 

https://www.thaivisa.com/forum/topic/988526-thai govt seeks-to-force-temples-to-open-their-finances/
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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #140 le: juin 21, 2017, 08:00:59 am »

Français Ensemble dans le Club de Pattaya


En Thaïlande, des statues de super-héros dans les temples bouddhistes...

D'immenses statues de super-héros en métal au côté de sages bouddhas: c'est une vision surprenante qu'offrent aujourd'hui certains temples bouddhistes en Thaïlande, qui se tournent vers la modernité pour sortir du lot...

Au temple Wat Ta Kien, à une heure de Bangkok, des statues monumentales des Transformers ont été ajoutées. On y voit aussi un dieu, Garuda, tenant un téléphone portable à la main.

"Le temple a acheté cinq statues de Transformers et les a installées devant le temple pour que les enfants puissent jouer et les adultes prendre des photos", explique à l'AFP Pra Vichien, un des responsables religieux de l'édifice.

Il assure que ce mélange des genres n'est pas un problème, les statues de Transformers ayant juste une vocation récréationnelle.

Mais certaines voix en Thaïlande s'élèvent contre une conception souvent mercantile du bouddhisme, au contact de la société de consommation, par des moines plus soucieux de susciter les donations que de méditer.

Les statues de Transformers sortent de l'atelier d'un artiste thaïlandais, Pairoj Thanomwong, qui connaît un certain succès également à l'étranger, notamment en Europe, avec ses statues de métal monumentales.

Il a jusqu'ici déjà fourni en statues de superhéros plusieurs temples en Thaïlande, notamment dans la province d'Ayutthaya (centre), mais aussi "dans un centre de méditation dans la province de Chiang Rai" (nord), explique-t-il.

L'artiste, lui-même bouddhiste, ne voit aucun mal à voir ses créations profanes dans l'enceinte de temples. "Ils les placent devant les temples pour attirer les enfants", explique-t-il.

Enfant, l'artiste thaïlandais a été un collectionneur passionné de figurines de héros de bandes dessinées, de Hulk à Spiderman, dont il fait aujourd'hui des versions monumentales, en métal.

Fort de son succès, l'artiste de 43 ans est à la tête d'une équipe de soudeurs qui transforment des carcasses de métal en statues de plusieurs mètres de haut pour certaines, dont il refuse de révéler le prix de vente.

Dans son atelier en pleine campagne, dans la province de Ang Thong, à une centaine de kilomètres de Bangkok, près de 90% du métal utilisé provient du recyclage.

La plupart des commandes viennent de l'étranger: les statues de Pairoj sont particulièrement populaires en Allemagne et en Pologne.

"Entre 80 et 90% sont envoyées à l'étranger, la plupart en Europe", explique l'artiste métallurgiste. En Asie, ce sont Taïwan, la Corée du Sud et le Japon qui sont les plus friands de ses ouvres...
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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #141 le: juillet 04, 2017, 08:00:00 am »


Corruption : 30 temples seront inspectés dont 14 la semaine prochaine

A terme, ce sont 460 temples qui seront audités en se concentrant d'abord sur les temples qui se sont engagés dans des activités suspectes en 2014, car, cette année-là, les cas de corruption ont été particulièrement nombreux  avec jusqu'à 700 millions de bahts de subvention d'état détournés.

Ainsi 30 temples sont dans le collimateur et 14 seront inspectés la semaine prochaine. L'un a déjà été visité à Lopburi où des preuves de malversations ont été constatées.

A Bangkok, dans deux temples populaires on a constaté des transactions suspectes liées à des fonctionnaires au Bureau national du bouddhisme. Les fonctionnaires impliqués cette fois ne sont pas les mêmes que ceux dont les noms ont été mentionnés dans une enquête antérieure.


https://www.thaivisa.com/forum/topic/990663-thai-police-to-probe-14-more-temples-for-corruption-next-week/
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SUDOKU

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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #142 le: juillet 09, 2017, 04:56:30 pm »


Khao Phansa, début du carême bouddhiste en Thaïlande !

Cette année, Khao Phansa, le début du carême bouddhiste, sera célébré à travers toute la Thaïlande le 9 juillet. C’est l'une des plus importantes fêtes bouddhistes.

Cette année, Khao Phansa sera célébré à travers toute la Thaïlande le 9 juillet. C’est l’une des plus importantes fêtes bouddhistes.

Khao Phansa, le premier jour du carême bouddhiste (Vassavasa) a lieu le lendemain de la pleine lune du huitième mois lunaire et marque le début de la saison des pluies, lorsque les moines se retirent dans leurs temples pour une retraite de trois mois dédiée aux études et à la méditation.

Khao Phansa étant aussi le jour du début de la retraite des moines dans les temples, le besoin de lumière sous forme de bougies – comme il n’y avait pas d’électricité dans le passé –  a conduit à la préservation d’une tradition de découpage d’effigies et de sculptures géantes de cire.

Khao Phansa c’est aussi une fête très colorée avec des défilés de bougies gigantesques minutieusement sculptées qui sont promenées à travers les villes lors de processions animées. Ces festivités sont accompagnées de danses folkloriques, de foires artisanales et de spectacles Son et Lumière.

Comme la période de trois mois du carême bouddhiste est aussi considérée comme un temps d’abstinence où il est conseillé de boire et de manger avec modération, les gens voient souvent Khao Phansa Day comme la dernière occasion de déguster leurs plats locaux préférés !

https://www.thailande-fr.com/culture/55364-khao-phansa-debut-careme-bouddhiste-thailande

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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #143 le: juillet 11, 2017, 08:10:17 am »


Asalha Puja

Hier 8 juillet, c'était le jour d'Asalha Puja où l'on commémore le premier enseignement donné par le Bouddha à ses cinq disciples, au Parc des daims, près de Sarnath. Cette fête est l'une des plus importantes du calendrier bouddhiste.


- Photo 1 : Asalha Puja - Temple Wat Phra Singh - Chiang Mai - Thaïlande du nord.

Ma photo sur facebook : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10155589684859066&set=gm.1290127407773090&type=3&theater


- Photo 2 : Asalha Puja - Temple Wat Phra Singh - Chiang Mai - Thaïlande du nord.

Ma photo sur facebook : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10155589791904066&set=gm.1290155211103643&type=3&theater
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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #144 le: juillet 11, 2017, 08:13:05 am »


Khao Pansa

Aujourd'hui 9 juillet, c'est Khao Pansa chez les bouddhistes, l'entrée dans le Vassa ou « retraite de la saison de pluies », une période de trois mois lunaires pendant laquelle les moines de la forêt interrompent leur vie d'errance pour se fixer dans un monastère, un ermitage ou un lieu retiré. Cette période est aussi, pour les laïcs, l'occasion de se rapprocher des moines auprès desquels ils peuvent écouter des enseignements et prendre conseil pour leur pratique.


- Photo : Temple Wat Phan Tao - Chiang Mai - Thaïlande du nord.

Ma photo sur facebook : http://www.forumthailandeinfo.com/index.php?action=post;topic=506.125;last_msg=52509
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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #145 le: juillet 11, 2017, 08:25:57 am »


Le vice premier ministre Wissanu expose un plan en trois points pour lutter contre la corruption dans les pagodes

À la suite d'un appel du Premier ministre Gen Prayut Chan-ocha à ses adjoints pour accélérer les enquêtes sur les allégations de corruption dans les temples, le vice-premier ministre Wissanu Kreau- Ngam a révélé qu'un processus en trois étapes a été conçu entre lui, le ministre du cabinet du Premier ministre Omsin Cheewapruek et le directeur national du bouddhisme, Pol Lt Col Pongporn Phramsaneh.


Les trois étapes sont :

- identifier les parties impliquées,

- mise en œuvre de procédures de vérification plus poussées des dépenses des temples

- modification des lois pertinentes relatives au clergé.

Aucun délai n'a été défini pour la mise en place de ce processus ni pour son achèvement.

Pol Lt Col Pongporn a déclaré aujourd'hui qu'un comité examinant 12 temples soupçonnés de malversations a 60 jours pour terminer son enquête (procédure d'urgence), après quoi un autre organisme sera créé pour examiner toutes les comptabilités de tous les temples à l'échelle du pays.

Il a indiqué que les autorités examineront également les écoles religieuses qui ont peut-être gonflé leurs effectifs pour recueillir davantage de subventions provenant de l'État.

La police en charge de la corruption dans les temples a exprimé sa confiance et affirme être bientôt en mesure de remettre ses conclusions à la Commission nationale anti-corruption.

 
https://www.thaivisa.com/forum/topic/991766-wissanu-discloses-3-step-process-in-temple-graft-investigation/
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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #146 le: septembre 14, 2017, 08:02:04 am »


300 cas de détournement de fonds dans les temples

Le Centre national pour la lutte contre la corruption  (CNAC) a transmis des rapports concernant environ 300 cas de prétendu détournement de fonds liés à l'entretien des temples à six agences de l'État pour une enquête plus approfondie.

Tous les cas concernent des fonds dédiés à la maintenance des temple par le Bureau national du bouddhisme.

Le Département d'enquête spéciale (DSI) a pris en charge 56 cas et a mis en place quatre équipes pour recueillir plus de preuves.

Le secrétaire général de la Commission anticorruption du secteur public (PACC), Prayong Preeyajit a déclaré que les progrès de ces enquêtes ont été discutés lors d'une réunion tenue mardi.

Six organismes étaient représentés: le Bureau de la Commission nationale anti-corruption (NACC), le Bureau du vérificateur général, la Division de la lutte contre la corruption de la police, le Bureau anti-blanchiment, le DSI et le PACC. Le Bureau national du Bouddhisme semble n'avoir pas été convié.

Les six agences se concentrent sur les fonctionnaires de l'État qui auraient été impliqués dans des actes répréhensibles, a déclaré Prayong. Certains fonctionnaires ont demandé aux temples de soumettre des demandes de budget d'entretien, a-t-il déclaré. Dans d'autres cas, des demandes ont été faites au nom des administrateurs du temple à leur insu. Sous entendu : chaque contrat d'entretien ou de maintenance d'un temple entrainait des rétrocommissions ou bien n'était pas exécuté (voir cas précédents).

Prayong a déclaré que le volume des cas à étudier est tellement important qu'il nécessite que les agences se partagent le travail.

Les six agences détermineront quels cas justifient des poursuites pénales.

Ils doivent également informer le CNAC du nom des fonctionnaires suspects d'actes répréhensibles. Les superviseurs de ces fonctionnaires seraient invités à lancer des mesures disciplinaires parallèlement aux poursuites pénales.

Pour rappel, lors d'une enquête récente où il avait été prouvé que X et Y du Bureau National du Bouddhisme s’étaient livrés à de telles malversations, les personnes impliquées n'ont même pas cessé de travailler au Bureau et, sauf erreur, n'ont eu aucun ennuis. On a vu récemment que les bonzes avaient exigé du govt. qu'il limoge le directeur du Bureau qui voulait moraliser les pratiques. Les chefs bonze de base ne sont pas forcément complices, les fonctionnaires du Bureau peuvent très bien les leurrer car un certain nombre sont des hommes loin des contingences matérielles.

 
https://www.thaivisa.com/forum/topic/1001962-agencies-divide-up-300-cases-of-embezzled-temple-funds/
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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #147 le: octobre 03, 2017, 07:33:47 am »


L'islamophobie gagne du terrain en Thaïlande

Très très long article de Pravit Rojanaphruk, un célèbre journaliste et intellectuel thailandais. A lire en anglais ici

http://www.khaosodenglish.com/news/2017/10/02/rising-islamophobia-thailand-irrational-dangerous-scholars/


Résumé :

Pravit parle de la ville de Khon Kaen où un sentiment islamophobe se développe alors qu'à Bangkok ou dans la Nord-Est du pays la coexistence entre bouddhisme et islam ne pose pas de problème.

Des musulmans de Khon Kaen ont demandé qu'un bâtiment soit enregistré comme mosquée (la 7ème de la province) mais un groupe bouddhiste local a demandé au gouverneur de ne pas autoriser cette mosquée en citant des risques de terrorisme.

"Les bouddhistes .... craignent les troubles dans la région comme ceux qui se déroulent dans les provinces à la frontière du sud", a déclaré la lettre de bouddhistes qui exhorte le gouverneur à "éteindre l'incendie dès le début".

Le genre d'Islamophobie bouddhiste ultranationaliste ne se limite pas au Myanmar.

La semaine dernière, un moine thaïlandais qui a appelé la destructions des mosquées pour venger les morts bouddhistes dans le Sud profond a été arrêté par les militaires et envoyé à Bangkok avant d'être défroqué.

Les experts disent que ces sentiments ne sont pas uniques à Khon Kaen. Cependant,  "L'islamophobie [en Thaïlande] n'est pas encore aussi sévère qu'en Europe ou aux États-Unis", a déclaré Ekkarin, universitaire musulman du sud. Il publiera ses résultats en décembre.

Ekkarin fait des recherches depuis deux ans sur l'islamophobie ordinaire qui progresse. Ekkarin l'attribue à deux facteurs. Premièrement, la violence séparatiste prolongée dans le Sud profond qui a tué plus de 6 500 personnes en 13 ans. Deuxièmement, la perception véhiculée par les médias selon laquelle les musulmans sont violents.

Parallèlement aux pogroms soutenus par l'État birmans contre les Rohingya, Ekkarin a déclaré qu'il y avait eu une augmentation de la paranoïa sur les réseaux sociaux thaïlandais concernant l'islam et les musulmans.

"On n'a pas encore atteint un point où les musulmans sont attaqués dans les rues et où [les femmes musulmanes] ont leur hijab retiré en public", a déclaré Ekkarin.

Les universitaire reconnaissent que le gouvernement agit dans ce domaine avec sagesse et circonspection (même si le fait de défroquer le moine extrémiste va le victimiser et que cela peut être utiliser contre les musulmans) et qu'il faut maintenir le dialogue entre les deux religions. Ils considèrent que l'islam n'est pas une menace pour le bouddhisme.
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Manu de Chiang Mai

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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #148 le: octobre 20, 2017, 07:55:59 am »


Réforme de l'ordre des moines bouddhistes en Thaïlande

Sous la pression croissante du gouvernement militaire thaïlandais et de leurs propres corps religieux, les moines bouddhistes ont lancé une nouvelle série de réformes ces dernières semaines pour nettoyer les temples et réformer une religion en proie à des scandales.

Le bouddhisme, la religion dominante de la Thaïlande, est suivi par plus de 90% de la population. Mais son image a souffert de scandales sexuels impliquant des moines et des allégations de blanchiment d'argent par un ancien abbé du plus grand temple de Thaïlande. Les scandales ont suscité des appels pour des contrôles plus serrés sur les finances de milliers de temples à travers le pays qui font partis des attractions touristiques populaires de la Thaïlande.

Depuis septembre, les moines supérieurs ont émis des ordres pour imposer une discipline plus forte aux quelques 300 000 moines et 40 000 temples.


COMMERCE et RELIGION

Les instructions écrites, vues par Reuters, disent aux moines d'arrêter de demander des dons et aux temples d’arrêter de vendre des objets sacrés dans les jardins du temple. Les instructions semblent viser à rendre les finances du temple plus transparentes et à contrer les critiques sur la commercialisation de la religion dans les pays de l'Asie du Sud-Est.

D'autres ordres demandent aux moines supérieurs de contrôler étroitement « l'utilisation inappropriée des médias sociaux» par les moines pour éviter les «critiques du public ».

Les ordres ont été approuvés par le Conseil Suprême de la Sangha, l’organe qui gouverne les moines bouddhistes en Thaïlande et qui a un rôle similaire à celui des cardinaux dans l’église catholique.

"Ces règles existaient déjà pour les moines mais leur mise en œuvre a peut-être été laxiste" a dit Phra Phrom Moli, un membre du Conseil Suprême de la Sangha.

Beaucoup de Thaïlandais croient que des dons généreux aux temples peuvent apporter un bon karma - le principe selon lequel les bonnes actions conduiront à une meileure vie future - quelque chose que les temples et les moines ont exploité, disent les groupes qui militent pour la réforme.

Phra Phrom Moli a bien accueilli les nouvelles commandes.

"Nous devons nous examiner nous-mêmes, écouter les gens et voir ce qui est approprié et ce qui ne l'est pas pour la foi du public en la religion", a-t-il dit.


SURVEILLANCE DANS LES TEMPLES

Un ordre donné en septembre par un groupe de temples du nord-est de la Thaïlande a demandé aux moines de se surveiller les uns les autres et de signaler tout comportement qui pourrait aller à l'encontre des enseignements bouddhistes.

"S'il vous plaît, faites attention à tous les moines qui ne pratiquent pas la discipline", disait l'ordre.

La junte tente de réformer le bouddhisme thaï depuis son arrivée au pouvoir en 2014.

Le mois dernier, la junte a nommé un ancien haut fonctionnaire de la police, Pongporn Pramsaneh, à la tête du Bureau national du bouddhisme, bureau qui a ensuite demandé à la police d'enquêter sur des temples où des fonds publics auraient été détournés. Reuters n’a pas pu joindre Pongporn.

La police dit se concentrer sur 35 temples et 29 individus, dont cinq abbés et un ancien chef du bouddhisme, qui auraient été impliqués dans des détournements de fonds. Entre autres charges, les cinq abbés ont été formellement accusés d'avoir abusé de l'autorité de l'État et d'avoir comploté pour faire le mal.

Le gouvernement a alloué 5,32 milliards de baht (133 millions d’€) pour soutenir le bouddhisme l'an dernier, dont 4,67 milliards de baht étaient destinés aux temples et moines à travers le pays.


BATAILLE POUR LE POUVOIR

Certains analystes voient dans la dernière réforme un signe du conflit de pouvoir entre les moines et l'État avant la transition royale.

"Ce que fait le moine, c'est resserrer le contrôle pour sa propre légitimité" a dit Somrit Luechai, un expert du Bouddhisme. Le bouddhisme thaïlandais doit également se rendre à nouveau pertinent, a-t-il ajouté.

"En échouant à s'adapter et à trouver de nouvelles façons de faire comprendre aux gens les enseignements du Bouddha ... ils perdent peu à peu leur pertinence pour les nouvelles générations de Thaïlandais", a déclaré M. Somrit.

Sulak Sivaraksa, un autre expert bouddhiste éminent, est d'accord.

Pendant des siècles, les temples bouddhistes ont été les lieux de l’éducation en Thaïlande mais Sulak ajoute que les enseignements théoriques ne suffisaient plus.

« L’éducation des moines doit être modernisée » a dit Sulak. « Le système actuel crée des moines qui ne comprennent pas réellement la vrai vie.»



https://www.thaivisa.com/forum/topic/1007588-thailands-buddhist-monks-order-reforms/
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Re : BOUDDHISME et RELIGIONS en Thaïlande...
« Réponse #149 le: novembre 23, 2017, 09:54:41 pm »


Des moines revendaient les offrandes au marché. Ils sont arrêtés !   :hang

Des agents de la police et de la Sangha (le clergé) à Sadao, à la frontière malaisienne, ont mené un raid contre des moines et des commerçantes du marché.
 
Les commerçants rachetaient aux moines la nourriture et d'autres objets qui leur étaient donnés lors de leurs tournées matinales de mendicité.

Les commerçants vendaient alors les marchandises à des moines honnêtes. Problème : le processus prenait environ 24 heures et les moines honnêtes achetaient donc de la nourriture avariée contenue dans des petits sachets en plastique. Ils sont tombés malades en mangeant du vieux curry. Des habitants au courant du manège en ont eu marre et ont appelé les autorités.

Une des commerçantes avait un collier d'or de dix bahts (200 000 thb) autour du cou - preuve du commerce lucratif de la revente des aumônes, a rapporté Thai Rath.

Un total de cinq moines ont été arrêtés dans la zone de Ban Dan Nork à Sadao - ils ont été trouvés en possession de baht thaïlandais et Ringgit malaisien.

Trois ont été défroqués tandis que deux autres ont été bannis de la zone.

La police a donné un avertissement à trois commerçants et a enregistré leurs noms. Racheter des offrandes n'est pas un délit en soit mais revendre de la nourriture avariée, l'est. Par ailleurs, on ne demande bien quel pouvait être le bénéfice pour les moins et les commerçants à 20 ou 30 thb le sachet.

 

https://www.thaivisa.com/forum/topic/1012695-bent-monks-and-unscrupulous-traders-rounded-up-in-sadao-for-alms-reselling-scam/
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Mon Dieu, que votre volonté soit fête !
(Frédéric Dard)