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Auteur Sujet: Le fleuve MEKONG  (Lu 60526 fois)

Manu (de Chiang Mai)

  • Invité
Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #50 le: mai 27, 2010, 09:41:36 am »


Un chouette documentaire sur le Mékong est diffusé aujourd'hui 27 ami 2010 à 15H30 sur France 5...


Là-bas, sur le Mékong

Durée : 55 minutes

Le sujet : Les caméras suivent le lit tortueux et peu tranquille du fleuve Mékong, qui s'étire du nord du Laos jusqu'à la Birmanie, la Thaïlande et le Cambodge.

Le Mékong est l'un des fleuves les plus importants d'Asie. Plusieurs Etats de la région en ont fait leur limite territoriale : il sépare ainsi le Laos de la Birmanie et de la Thaïlande. Le documentariste Vincent Leduc suit le cours de ce fleuve à part. Il débute son voyage au nord du Laos, à Muang Sing. Cette ville accueille le plus grand nombre de minorités ethniques du pays. En Birmanie, le fleuve est extrêmement sauvage. De très nombreux rochers compliquent la navigation. Au Cambodge, les habitants semblent apprécier les voyageurs. Dernière étape : le Viêtnam, où le delta du Mékong est source de richesse. Trouvant sa source au Tibet, le fleuve rejoint en effet la mer de Chine au niveau du littoral du Viêtnam.

Les rediffusions :

- 23:40 - Lundi 31/05, France 5
- 10:10 - Mercredi 02/06, France 5
- 20:35 - Vendredi 11/06, France 5

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rudy

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #51 le: mai 27, 2010, 10:27:22 pm »

 :clap Manu ...je l'avais pas lu dans le programme .......à ne pas rater !!!
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #52 le: juin 23, 2010, 09:08:46 am »


Vous allez dire que l'on insiste mais le problème de sécheresse est vraiment réel cette année malgré les pluies très insuffisantes que nous avons eu ces dernières semaines en Thaïlande du nord... Les paysans avec qui j'ai parlé, encore hier, sont très inquiêts...


Le Mekong à sec, la Thaïlande asséchée

Cette année il a fait chaud, très chaud, en Thaïlande depuis le début de la saison des pluies. Mais quelles pluies ? Il n’a pratiquement pas plu au mois de mai, et le mois de juin ne s’annonce guère mieux. Une situation dramatique pour les agriculteurs thaïlandais, et surtout pour les plantations de riz qui demandent beaucoup d’eau.

En effet près de 80% de la culture du riz en Thaïlande repose sur un approvisionnement naturel en eau, soit par les précipitations, normalement abondantes en cette saison, soit par l’irrigation fluviale. Habituellement les conditions climatiques exceptionnelles du royaume permettent deux, et même parfois trois récoltes par an. Mais cette année les conditions sont très en deçà du niveau habituel, et pas seulement en Thaïlande : la sècheresse touche aussi la Chine, avec des conséquences importantes sur le Mékong qui irrigue une grande partie du Sud-Est asiatique.

La sécheresse la plus importante qu’ait connue le sud-ouest de la Chine depuis un siècle a pratiquement tari le cours du fleuve Lancang (ainsi que les Chinois appellent le Mékong). Celui-ci est devenu impraticable à la navigation dans certaines régions. Le Mékong est un des principaux fleuves d’Asie du Sud-Est, le dixième du monde et le quatrième fleuve de l’Asie par le débit, son débit moyen atteignant 284 km3 d’eau par an.


Depuis plus de 50 ans, le niveau du Mekong n’a jamais été aussi bas

Cette année, la situation du fleuve Mékong est problématique : depuis plus de 50 ans, son niveau n’a jamais été aussi bas. En Thaïlande les niveaux d’eau dans les réservoirs à l’échelle nationale sont à 15 % de leur capacité totale. Dans certaines régions, les autorités locales ont demandé aux agriculteurs de reporter la plantation du riz d’un mois, par crainte d’épuiser les réserves. Depuis début novembre 2009, les précipitations en Asie du Sud-est étaient très en deçà des normales saisonnières, annonçait déjà en avril dernier l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture.

Au mois de mars dernier, la Mekong River Commission alertait sur le niveau du Mékong– qui traverse la Chine, la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam –, au plus bas depuis 90 ans. Selon le Royal Irrigation Department, au 26 mai, les réserves d’eau contenues dans les réservoirs thaïlandais ne s’élevaient plus qu’à 12 millions de mètres cube, soit 16 % des capacités totales. A la même période de 2009, elles atteignaient 17 millions de mètres cube.


Beaucoup se tournent vers la Chine, lui réclamant des explications

En quinze ans, le fleuve est devenu une turbine à produire de l’électricité. Ce qui faisait écrire récemment à l’un des éditorialistes du Bangkok Post : « Les barrages chinois tuent le Mékong ». Les associations écologistes accusent les autorités chinoises de manquer de transparence sur la gestion de leurs  réservoirs, profitant de leur position dominante puisque le pays est situé à la source. Cependant, le vice-ministre des affaires étrangères, Song Tao, lors du sommet sur la commission sur le fleuve Mékong, a rejeté toutes les accusations dont la Chine a fait l’objet :

Les statistiques montrent que la récente sécheresse qui a frappé l’ensemble du bassin est attribuable au temps extrêmement sec ; le déclin du niveau des eaux du Mékong n’a rien à voir avec le développement de projets hydroélectriques.

Le Mékong a toujours été le lieu de conflit entre la Chine et ses pays voisins. Prenant sa source au Tibet, il traverse toute la Chine avant de desservir la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et enfin le Vietnam. Les chiffres concernant sa longueur varient de 4 350 à 4 909 km, et son bassin versant draine 810 000 km2. Né dans le Qinghai (sur les hauteurs de l’Himalaya), le Mékong irrigue successivement la Chine (la province du Yunnan), borde le Laos à la frontière du Myanmar puis de la Thaïlande avant de couler au Laos et de revenir à sa frontière, puis traverse le Cambodge où naissent les premiers bras de son delta, qui se prolonge dans le sud du Viêt Nam où il est appelé traditionnellement le « fleuve des neuf dragons » ou Sông Cửu Long.

Il y a une vingtaine d’année, les chinois ont entamé le début d’un grand chantier d’installation de barrages tout au long du fleuve. Actuellement, la Chine possède 4 barrages et en projette quatre supplémentaires.

Environ 70 millions d’habitants vivent directement dans son bassin versant, situé sur des pays totalisant 242 millions d’habitants. Il est notamment utilisé pour l’irrigation, comme réceptacle de systèmes de drainage et d’eaux usées, pour la pêche et la pisciculture, la production hydroélectrique (grâce aux barrages comme celui au Yunnan), le transport et la fourniture d’eau pour l’industrie et les particuliers. Il est également connu pour ses habitations et marchés flottants.

Une commission internationale, la Mekong River Commission, créée en 1995, est consacrée à une gestion transrégionale des conflits et problèmes liés au fleuve, dans une perspective affichée de développement durable3 signé par la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Viêt Nam. Le bassin du Mékong abrite les écosystèmes les plus variés au monde.


Les barrages chinois en accusation

Près de la moitié de la longueur totale du Mekong coule en Chine, où ce tronçon du fleuve est appelé « fleuve turbulent » en raison de ses gorges et précipices. Il quitte le pays à une altitude de seulement 500 m. Le Mekong forme ensuite la frontière entre la Birmanie et le Laos sur 200 km, à la fin desquels il rejoint son affluent le Ruak au Triangle d’or. Cet endroit marque aussi la séparation des haut et bas Mékongs.

Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Song Tao, a déclaré lors de la rencontre que la Chine possède maintenant trois centrales hydroélectriques sur le fleuve Lancang, notamment Jinghong, Manwan et Dachaoshan.

“Ce sont trois centrales hydroélectriques à cascade qui ne consomment pas beaucoup d’eau et ont rarement des conséquences sur le volume d’eau qui traverse les frontières”.

Si la sécheresse explique les niveaux historiquement bas du Mékong, les pays situés plus en aval mettent en cause les barrages et la cons truction d’un canal. La Chine a consenti à fournir à la Commission du Mékong (MRC) ses informations sur le niveau des eaux de ce fleuve afin de renforcer les efforts d’intervention devant le tarissement alarmant de ce fleuve. Mais selon la MRC, située dans la capitale thaïlandaise, les données en la matière partagées par la Chine proviendront de sites de contrôle chinois situés en amont du Mékong.


http://www.thailande-fr.com/
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Rugby15

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #53 le: juin 26, 2010, 01:26:36 pm »

Ya pas le mekong à Sukhothai mais ya le beau père qui tirait la tronche jusqu'à cette semaine. La ca va mieux avec la flotte des derniers jours!
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #54 le: septembre 25, 2010, 09:12:36 am »


Une petite vidéo sympa sur le Mekong le "plaa Beuk", poisson-chat géant du Mékong (en anglais):

http://www.youtube.com/watch?v=kvz6gs5nWBY&feature=related

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #55 le: octobre 16, 2010, 07:15:36 pm »

(Le Figaro.fr)


Mékong: barrages pas avant 10 ans...


Les projets de barrages hydroélectriques des pays du bas Mékong devraient être suspendus pendant dix ans, le temps d'étudier les risques encourus par l'écosystème et les populations riveraines du fleuve, affirme une étude publiée vendredi.


La Commission du fleuve Mékong (MRC), organe consultatif intergouvernemental qui représente Thaïlande, Laos, Cambodge et Vietnam, s'est penché sur onze projets de barrages hydroélectriques sur le plus grand fleuve d'Asie du sud-est. "Les principaux projets risquent d'entraîner des dégâts environnementaux aussi sérieux qu'irréversibles  :(  et des pertes en termes de diversité biologique et d'intégrité écologique", estime le rapport.


Les barrages pèseront aussi sur les revenus de la pêche et "pourraient conduire à une aggravation de l'insécurité alimentaire pour des millions de personnes".
Plusieurs groupes de défense de l'environnement militent depuis plusieurs années pour préserver le fleuve, réputé le plus poissonneux du monde et le long duquel vivent 60 millions de personnes.


Tiffany Hacker, porte-parole du MRC, a reconnu que les pays de la région n'étaient pas tenus de respecter ces recommandations, jugeant toutefois que les gouvernements "étaient susceptibles de prendre au sérieux ces découvertes, qui donnent la mesure des impacts transfrontaliers, des opportunités et des risques que pose l'énergie hydroélectrique".  


L'étude sera désormais analysée par les Etats concernés pendant plusieurs mois.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #56 le: octobre 17, 2010, 09:13:08 am »


De nouveaux barrages sur le Mékong, cela veut dire plus d'électricité à vendre au pays limitrophes mais cela signifie aussi des villages innodés, plus de personnes ayant des problèmes pour se nourrir, une biodiversité qui risque de disparaitre, etc...

Je constate que les pays émergents de l'Asie du sud-est n'ont rien appris... Ils font exactement les mêmes erreurs que nous il y a cinquante ans !...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #57 le: octobre 24, 2010, 06:58:31 pm »


Après une saison sèche dramatique, une saison des pluies encore plus dramatique... Le Mékong a vu son niveau moyen s'élever de 6 mètres et a même débordé dans de nombreuses zones, chariant des millions de tonnes de sédiments et de latérite rouge...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #58 le: février 26, 2011, 10:52:15 am »


Quelques photos du Mekong autrefois

1/ Vers 1895 - des Kha habitant près entre Tourane (aujourd'hui Danang) et le Mekong

2/ vers 1900 - Une barque remontant le Mekong sur sa partie laotienne

3/ 1935 - Paysans du Mekong - Siam

4/ 1947 - Franchissement du fleuve Mekong (photo du général André Baron - ecpa)
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Eric

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #59 le: février 27, 2011, 04:48:56 pm »

Couché de soleil sur le Mékong vu de Luang prabang (janvier 2011)....



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Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie et ce n'est pas le but qui compte, c'est le chemin....
                                                  

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #60 le: février 27, 2011, 05:51:44 pm »


superbes ces photos de coucher de soleil, Eric...   
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #61 le: février 27, 2011, 06:32:04 pm »


Belles photos...  :clap

Finalement, comme je n'irai pas au Cambodge comme c'était prévu pour Songkran, je pense que je vais retourner à Luang Prabang moi aussi...
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DocTournesol

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #62 le: mars 04, 2011, 07:59:02 pm »

Magnifiques ces couchés de soleil !
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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #63 le: avril 19, 2011, 09:42:30 pm »

Canoeinfos.


Laos - Projet de barrage controversé sur le Mékong


BANGKOK - Le Vietnam, le Cambodge et la Thaïlande ont tenté mardi de persuader le Laos de reporter la construction d'un barrage sur le Mékong, dont l'impact sur l'environnement suscite de profondes inquiétudes.
Les quatre membres de la Commission régionale du fleuve Mékong (MRC) étaient réunis à Vientiane pour décider d'apporter leur soutien ou non leur à la construction de la centrale hydroélectrique de Xayaburi, dans le nord du Laos.


Hanoï, Phnom Penh et Bangkok ont montré du doigt des études d'impact environnemental insuffisantes, selon un communiqué de la MRC.

Le Vietnam a en particulier exprimé ses «profondes et graves inquiétudes» et appelé à un report de tous les projets de construction de barrages sur le bras principal du Mékong pendant au moins dix ans.

Le cas de ce barrage de 3,8 milliards de dollars et d'une capacité de 1260 mégawatts, premier d'une série de onze ouvrages sur le bassin inférieur du fleuve, devrait maintenant être examiné au niveau ministériel.

Laos, Thaïlande, Vietnam et Cambodge se sont mis d'accord pour travailler ensemble à la gestion du fleuve au sein de la MRC créée en 1995.

Mais la décision finale revient à Vientiane, qui semble déterminé à poursuivre ce projet soutenu financièrement par la Thaïlande qui s'est engagée à acheter l'électricité produite.

«Nous comprenons les inquiétudes des pays voisins. Nous poursuivrons nos efforts pour les convaincre et leur faire comprendre pourquoi le Laos a besoin de ce barrage», a déclaré au téléphone à l'AFP Daovong Phonekeo, directeur général adjoint du Département d'électricité du Laos.

Ce petit pays, un des plus pauvres de la planète, compte notamment sur l'hydroélectricité pour atteindre son objectif de croissance économique annuelle d'au moins 8% ces cinq prochaines années.

Avant même la réunion, la presse officielle a souligné que le Laos avait "tous les droits" de décider seul.

«Les promoteurs du projet ont commencé à construire les routes vers le site» et «s'attendent à ce que la construction de la centrale hydroélectrique de Xayaburi Mékong commence dans un avenir proche et dure huit ans», a écrit le Vientiane Times mardi.

Une étude demandée par la MRC avait suggéré en octobre la suspension pour dix ans de la construction des barrages, le temps d'étudier les risques encourus par l'écosystème et les populations riveraines du fleuve.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a, quant à lui, mis en garde contre le risque que les barrages conduisent à l'extinction du poisson-chat géant du Mékong, un des plus grands poissons d'eau douce.

Le Mékong prend sa source en Chine, traverse le Laos, lui sert de frontière avec la Birmanie et la Thaïlande, avant de poursuivre son cours au Cambodge et de former un delta dans le sud du Vietnam.

Selon la MRC, plus de 60 millions de personnes dans les quatre pays membres dépendent du fleuve pour leur transport, leur alimentation et leurs activités économiques.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #64 le: avril 20, 2011, 08:49:49 am »


Le problème, c'est qu'il faut faire des choix...

La communauté internationale ne veut plus d'électricité produite par le nucléaire (trop dangereux !), ne veut plus de centrale au charbon (trop polluant !) et les barrages hydro-éléctriques détruisent la faune et la flore sur des zones gigantesques...

Alors on fait quoi ?!!... On couvre des pays d'éoliennes ?... Je rappelle pour info que pour produire la même quantité d'électricité que produisent les 58 centrales nucléaires françaises, il faudrait couvrir la totalité de l'Europe d'éoliennes !

Quant au solaire, c'est totalement exclu dans des pays aussi pauvres que le Laos... à moins que d'autres états fournissent des aides importantes (la Chine par exemple l'a déjà fait !)...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #65 le: mai 10, 2011, 09:44:25 pm »


En tout cas, je viens de voir les effets de la construction d'un barrage hydro-électrique dans la région de Lai Chau au Vietnam... C'est tout simplement désatreux pour la faune, pour la flore et pour la population (minorités ethniques) déplacée de force !...
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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #66 le: septembre 14, 2011, 10:39:43 am »

http://fr.vietnamplus.vn/Home/Seminaire-sur-la-gestion-des-risques-dans-le-basMekong/20119/18165.vnplus


Séminaire sur la gestion des risques dans le bas-Mékong


Un séminaire sur le thème ''Gestion des risques dans le bas-Mékong'' a débuté lundi, à Ho Chi Minh-Ville, avec la présence de délégués du Vietnam, du Cambodge, du Laos, de Thaïlande ainsi que des Etats-Unis.


Il a pour but d'améliorer les capacités de gestion et d'atténuation des risques dans ces quatre pays du bas-Mékong via une coopération sous forme de dialogues et d'échanges d'informations.

Ce séminaire de trois jours est présidé par le ministère vietnamien de l'Agriculture et du Développement rural, et bénéficie d'une aide de celui de la Défense et du commandement de la Flotte du Pacifique des Etats-Unis.

Les délégués de ces quatre pays et du partenaire américain partageront des connaissances et expériences en matière de contrôle des crues et inondations, de résilience au manque d'eau et de vivres, de santé communautaire, et de maîtrise des épidémies.

Le séminaire s'insctrit dans le cadre de l'initiative du bas-Mékong, lancée en 2009, par la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et les ministres des Affaires étrangères du Cambodge, du Laos, de la Thaïlande et du Vietnam.

L'objectif est de renforcer la coopération régionale, de mieux faire face aux défis communs et de bien saisir les opportunités dans les domaines de l'éducation, de l'environnement, de la santé et des infrastructures. -
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casamui

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #67 le: septembre 15, 2011, 12:38:14 am »

Si ça débouche sur quelques actions réelles, on ne peut que saluer. Il y a au moins une prise de conscience de la nécéssité de gérer ensemble une ressource naturelle aussi fondamentale.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #68 le: septembre 23, 2011, 10:21:34 am »


Les localités du delta du Mékong contrent le changement climatique !


Les scientifiques affirment régulièrement que le delta du Mékong est l'une des trois régions du monde les plus directement concernées par le changement climatique. Et les localités lancent la mise en œuvre de leur propre plan d'adaptation au changement climatique, lesquels comprennent une importante communication auprès de la population.

Suite aux études de Nguyên Van Duoc de l'Union des organisations d'amitié de la province de Kiên Giang, le climat a nettement changé lors de ces dix dernières années : température de plus en plus élevée, conditions climatiques plus rigoureuses, notamment une grave sécheresse en mars et avril et pluviosité difficile. Auparavant, la saison des pluies allait de mai à décembre, aujourd'hui, elle finit avant octobre avec pluviométrie allant diminuant. Quant aux marées, elles sont de plus en plus fortes et causent des inondations en nombre de lieux.

D'ici 2075, si le niveau des mers monte de 50 cm, le delta du Mékong perdra plus de 10% de ses terres. Selon une étude du groupe de chercheurs de l'Université de An Giang au Vietnam, les zones littorales du Sud sont les premières concernées, et notamment trois districts de Tiên Giang, deux de Long An, ceux de Nhà Bè et de Cân Gio de Hô Chi Minh-Ville, huit autres de Kiên Giang, quatre de Bên Tre et quatre autres de Bà Ria-Vung Tàu.

En cas d'élévation d'un mètre, Bên Tre perdra 50% de sa superficie, Long An, 49,4%, Hô Chi Minh-Ville, 43%, et Tiên Giang, 32,7%. D'après l'Institut international de la riziculture (IRRI), si la température monte de 1°C, la production agricole baissera de 10%.

Si ce scénario pour le Sud se réalise, la production agricole de la campagne hiver-printemps diminuera de 2,4% en 2020 et de 11,6% en 2070, et celle été-automne, de 4,5%. Autre incidence du changement climatique qui préoccupe nombre de spécialistes, c'est l'inversement du flux du Mékong entre saisons, selon une recherche de l'Université de An Giang.

Ces derniers temps, le delta du Mékong se lance dans plusieurs projets contre le changement climatique. Celui de préservation et de développement de la biodiversité en est un exemple. Les agriculteurs de 13 provinces et villes de ce delta reçoivent une formation en matière de sélection et de reproduction de jeunes plants de riz en vue de satisfaire à 20% des besoins de la région.

Outre l'amélioration du rendement de la riziculture, la population s'intéresse aussi à limiter les conséquences du changement climatique pour l'environnement. Plusieurs projets d'assistance technique sont en déjà en cours de réalisation, tels que ceux de biogaz.


Bao Trân/CVN

http://lecourrier.vnanet.vn/default.asp?xt=&ct=&page=newsdetail&newsid=75751
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casamui

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #69 le: septembre 23, 2011, 03:31:30 pm »

Et oui, même si quelques abrutis continuent de le nier (je pense à Allègre), le changement climatique est déjà ressenti dans pas mal d'endroits de la planète. Et c'est tant mieux si, pendant que certains discutent, d'autres se préparent, s'adaptent et agissent; L'élévation du niveau des mers est réel et inéluctable, et c'est maintenant que certaines décisions doivent être prises.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #70 le: septembre 24, 2011, 10:05:39 am »


"En cas d'élévation des océans d'un mètre, Hô Chi Minh-Ville perdrait 43% de sa surface qui serait innondé !"...

Je trouve ce chiffre effarant, pas vous ?...
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casamui

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #71 le: septembre 24, 2011, 04:30:43 pm »

Oui, ça paraît énorme, mais pas si surprenant.
Les prévisions sont pessimistes dans pas mal d'endroits du globe.
J'avais vu, l'an dernier, un reportage à la tv Thaï, réalisé au Sud de Bangkok: les témoignages des habitants, des anciens, étaient effarents; Complètement démunis face à la montée des eaux, ils se contentaient de déménager régulièrement. Qu'auraient ils pu faire d'autre ?

Il ne s'agit plus aujourd'hui de prévisions, mais de faits et de conséquences perceptibles par les populations. Malheureusement... :(
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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #72 le: novembre 01, 2011, 01:07:52 pm »

http://french.cri.cn/621/2011/10/31/302s259387.htm


La Chine, le Laos, le Myanmar et la Thaïlande conviennent de sécuriser la navigation sur le Mékong suite à une attaque meurtrière


La Chine, le Laos, le Myanmar et la Thaïlande ont convenu de prendre des mesures conjointes pour lutter contre le crime transfrontalier et sécuriser la navigation sur le fleuve du Mékong.


Cet engagement a été pris lors d'une réunion d'une journée sur le maintien de l'ordre réunissant des membres du gouvernement des quatre pays. La réunion s'est déroulée près d'un mois après l'attaque de deux cargos chinois le 5 octobre, qui a causé la mort de 13 marins chinois.
 
"Les participants ont convenu de prendre des mesures efficaces pour intensifier les efforts dans les enquêtes conjointes afin de faire la lumière sur tous les détails de l'incident et amener les criminels devant la justice le plus tôt possible", indique un communiqué conjoint publié à l'issue de la réunion.
 
Le conseiller d'Etat et ministre de la Sécurité publique de Chine Meng Jianzhu, le vice-Premier ministre thaïlandais Kowit Wattana, le vice-Premier ministre et ministre de la Défense du Laos Douangchay Phichit et le ministre birman de l'Intérieur Ko Ko ont participé à la réunion.
 
Les quatre pays ont convenu d'établir formellement le "mécanisme de coopération sur le maintien de l'ordre sur le Mékong" pour faire face à la nouvelle situation sécuritaire sur le fleuve.
 
Dans le cadre du mécanisme, les quatre pays vont créer des sous-mécanismes pour les échanges de renseignements, la patrouille et le maintien de l'ordre, ainsi que pour traiter les problèmes majeurs compromettant l'ordre public, la lutte contre le crime transfrontalier et la gestion des situations d'urgence.
 
Tous les participants vont "mettre en oeuvre des campagnes spéciales visant à éradiquer les organisations criminelles qui menacent depuis longtemps la sécurité de la région", stipule le communiqué.
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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #73 le: novembre 14, 2011, 06:20:45 pm »

http://www.ulfasso.com/?p=4464 - Journal SIENG SAMPHANH


Le pont de l’amitié Khammouan-Nakhon Phanom inauguré le 11 novembre

Le 3 ème pont de l’amitié lao-thaïlandaise Khammouan-Nakhon Phanom a été inauguré officiellement le 11 novembre.

La cérémonie d’ouverture de ce pont est assistée par le vice-Président de la République Démocratique populaire du Laos, M. Bounnhang Vorachit, et de Son Altesse Royale la Princesse Maha Chakri Sirindhorn de la Thaïlande, le Premier ministre laotien M. Thongsing Thammavong, le Premier ministre thaïlandaise, Mme Yingluck Shinawatra, ainsi que des hauts dirigeants de ces deux pays et des invités.
 
Dans son discours lors de l’inauguration M. Thongsing Thammavong a déclaré que ce pont est symbolise les relations de coopération entre les deux.
 
M. Somchay Phetsinouan, gouverneur adjoint de la province, a déclaré qu’à l’heure actuelle, environ 300.000 touristes visitent la province chaque année, mais les autorités provinciales de Khammouan attendent une augmentation du nombre de touristes grâce à cette nouvelle infrastructure reliant les deux nations.
 
Le pont relie le village de Hom, district de Meuang de la province de Nakhon Phanom en Thaïlande au village de Veun Tai, à 13 km au sud de Thakhèk. C’est désormais le plus court chemin pour les exportateurs laotiens pour envoyer des marchandises vers les ports centraux du Vietnam. Le pont conduira au développement des zones rurales de la province de Khammouan, avec des installations construites pour accueillir les activités commerciales et touristique, a-t-il ajouté.
 
La construction, d’un coût de plus de 1,7 milliards de baht, est financée par le gouvernement thaïlandais. Le pont fait 780 mètres de long et La structure entière représente 5,2 km de long.

La construction de ce pont suit la politique du gouvernement laotien qui vise à dynamiser le commerce, l’investissement et le tourisme dans ce pays enclavé.


Peut-être que l'un d'entre vous aura quelques photos à nous faire partager ?   :)
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" Les compliments, c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes, ça vient du coeur ".

Manu (de Chiang Mai)

  • Invité
Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #74 le: novembre 28, 2011, 11:06:56 am »


J'étais hier sur le Mékong à Sop Luak où les frontières laotienne, Birmane et thaïlandaise se rejoignent... La présence chinoise est devenue hallucinante...

Les chinois viennent de financer la construction de 2 énormes casinos et d'une berge bétonnée de plusieurs kilomètres, cote laotien, juste en face de la Thaïlande (où je rapelle que les casinos sont interdits !)...

Par ailleurs, les barges de chargement battant pavillon chinois, sont de plus en plus nombreuses...


Photo: Et voilà l'horreur... La digue construite par les Chinois en face de Sop Luak (coté laotien)... Comme vous l'imaginez, la flore et la faune qui peuplaient cette rive du Mékong ont totalement disparues... Et tout cela pour 2 casinos !!...
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