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Auteur Sujet: Le fleuve MEKONG  (Lu 70182 fois)

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #125 le: juin 23, 2015, 09:20:31 pm »

http://www.phuket.fr/actualite-phuket/le-pont-d-amitie-alimente-le-trafic-de-drogue-544


Le pont d'amitié alimente le trafic de drogue...  :What?


Tandis que l'ouverture du premier Pont d'Amitié de Myanmar-Laos le mois dernier peut apporter des avantages économiques tant attendus, il a aussi soulevé des problèmes du risque du trafic de drogue accru le long du parcours.

Le pont reliant Tachilek dans l'Etat Shan du Myanmar quartier Luang Namtha au Laos est également connu comme partie de la route R3B, qui relie la Thaïlande, le Myanmar et la Chine. Les liens de la route à l'autoroute R3A, qui traverse la Thaïlande, le Laos et Xishuangbanna dans le sud de la Chine.

Le pont de l'amitié encourage une réseaux de trafiquants, en particulier dans les régions du nord de l'Etat Shan, où les drogues sont produites par plusieurs groupes ethniques minoritaires, dit le Pol Col Myint Thein, secrétaire général adjoint du Comité central du Myanmar pour le contrôle de l'abus des drogues.

La Thaïlande, le Myanmar, le Laos et la Chine ont mis au point des mesures plus strictes pour combattre le commerce illicite - en particulier les précurseurs dans la production de drogue - dans le cadre du Joint Operation Safe Mékong, un projet mené par les quatre gouvernements à sévir sur la production et la distribution de stupéfiants dans la partie supérieure de la région du Mékong et du Triangle d'Or.

Les raids sont lancés dans les zones près du pont dans le cadre de la deuxième phase du projet.

Des représentants des quatre pays se sont réunis la semaine dernière pour examiner les progrès accomplis sur le fonctionnement, au pont de l'amitié entre le Myanmar et le Laos. Ils comprenaient le Pol Col Myint et Permphong Chavalit, secrétaire général du Bureau de la Commission de contrôle des stupéfiants (ONCB).

Un officier de la police locale, qui a refusé d'être nommé, a déclaré la caféine (un précurseur de la méthamphétamine) a été passée en contrebande à travers le pont à plusieurs reprises depuis son ouverture. Un total de 21 tonnes de pilules de caféine - qui en aurait produites 500-600 millions rapidement - a été confisqué.

M. Permphong a dit que les routes R3B et R3A sont des itinéraires les plus populaires pour les trafiquants de drogue.

"La répression a mis l'accent sur la suppression de précurseurs de drogues livrées par voie terrestre et via le fleuve du Mékong. Le raid comprendra également de traquer plusieurs barons de la drogue qui sont maintenant cachés dans les pays voisins", a déclaré M. Permphong.

"Les autorités du Myanmar a également mis en place de nombreux points de contrôle comme ils sont sur les guetteurs pour les drogues illégales," a-t-il dit. M. Permphong a ajouté que depuis que les autorités du Myanmar utilisent une technologie désuète, ils peuvent parfois échouer à détecter les substances illicit
es.

«Les autorités thaïlandaises leur fournissent l'équipement nécessaire," a-t-il dit.

Environ B20 millions sont réservés par les autorités thaïlandaises pour l'opération de répression inter-frontalière menée par le ONCB, qui durera jusqu'en Septembre, selon M. Permphong.

Les ministres de la justice au Myanmar, la Thaïlande, le Laos et la Chine ont également décidé d'étendre les zones cibles pour les activités de lutte contre les drogues dans leurs propres pays cette année.

Par exemple, les zones le long de la frontière nord de la Thaïlande auront renforcé la surveillance tandis que les autorités chinoises vont renforcer les mesures dans le Yunnan. Le Laos élargira également sa suppression lecteur de drogue sur Bo Kaew et Luang Namtha districts.

Les frontières passant à Chiang Rai et Chiang Mai sont les principaux points de transit, que ces deux provinces sont situées près de production et du trafic des régions du Myanmar, a-t-il dit.

Les drogues glissent aussi en Thaïlande à travers la frontière birmano-thaïlandaise dans Sangkhla Buri le quartier de Kanchanaburi, à l'ouest.

'' Nous allons mettre en œuvre de plus forte mesure pour intercepter les drogues, a dit M. Permphong.

Le gouvernement du Myanmar vise également les laboratoires de production de drogues et les bases du traitement, bien que la géographie isolée et montagneuse des Etats du nord rend la tâche difficile, a dit le Pol Lt Than Shew, superviseur des unités anti-stupéfiants.

Plusieurs stupéfiants bases de production sont situés en profondeur dans les forêts sans accès routier.

Ces zones sont également fortement gardés par des hommes armés, le Pol Lt Than Shew a dit.
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Manu de Chiang Mai

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #126 le: juin 24, 2015, 07:42:08 am »


Il est quand-même incroyable qu'un pont ne puisse pas être totalement contrôlé par ls autorités...
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Manu de Chiang Mai

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #127 le: juillet 07, 2015, 09:17:45 am »

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Manu de Chiang Mai

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #128 le: juin 04, 2016, 09:12:59 am »


Les fameux bateaux laotien à fond plat qui circulent sur le Mékong entre Chiang Khong et Luang Prabang.

Ma photo sur Facebook: https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10154262700979066&set=a.221450579065.164348.741404065&type=3&theater
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Manu de Chiang Mai

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #129 le: juillet 31, 2016, 08:36:38 am »


Au Laos, le sable et les galets du Mékong aspirés pour la construction

Sable, graviers, galets... Au sud de Vientiane, le Mékong est pillé pour alimenter en matériaux les immenses chantiers chinois. Une exploitation non encadrée qui affecte la vie des Laotiens, déjà en proie à la pauvreté, et a de graves répercussions écologiques.

Partout autour de la planète, sur les plages comme dans les rivières, légalement ou illégalement, le sable est ponctionné. Et en Asie, l'extraction se fait à une échelle colossale, notamment pour répondre aux appétits de construction du géant chinois et de Singapour.

Aujourd'hui, le sable est la deuxième ressource naturelle la plus consommée dans le monde après l'eau, avec 30 milliards de tonnes utilisées tous les ans. Et la Chine s'arroge 60% de ce total, d'après les données de l'Institut américain de géophysique (USGS).

Jusqu'ici, le Laos avait été plutôt épargné. Mais c'est désormais de l'histoire ancienne. A quelques kilomètres de Vientiane, la capitale, le Mékong marque la frontière entre ce petit Etat communiste fermé et la Thaïlande. De longs tuyaux plantés au fond du fleuve, reliés à des pompes, et des pelleteuses suffisent à amasser en quelques minutes de hautes piles de sable sur les berges.

D'autres canalisations charrient, dans un bruit assourdissant, des tonnes de galets de la taille d'un poing que des dizaines de travailleurs s'empressent de trier et de placer dans de grands sacs. A proximité, les camions attendent leur chargement et font des allers-retours avec le lieu du stockage.

Indispensable à l'industrie, le sable est présent dans quantité de produits : verre, papier, puces électroniques ou plastique. Mais surtout, il représente 80% de la composition du béton.

En contrebas de l'exploitation, près des rives, le Mékong est peu profond et les paysans du coin viennent y pêcher pour se nourrir. De l'eau jusqu'à mi-cuisses, ils plongent de grands filets dans le fleuve.

"La rivière a beaucoup changé. Ici, les berges s'effondrent. Cela n'arrivait pas avant", explique l'un des pêcheurs, qui a préféré garder l'anonymat.

"Cela nous oblige à aller plus loin pour pêcher. Ce n'est pas bon pour nous", ajoute-t-il en tirant son filet, dans lequel se débat un minuscule poisson.

"Aujourd'hui, c'est plus compliqué pour nous d'aller chercher de l'eau pour les cultures. Mais nous avons besoin de cette eau", renchérit Deaun Saengarun, 36 ans, qui transpire à grosses gouttes en triant les galets du fleuve qu'elle place dans des sacs de jute blancs.

Cette mère de deux enfants fait pousser quelques légumes sur les berges du fleuve et travaille dans l'exploitation pour une dizaine d'euros par jour.


'Exploitation non durable'

"Il y a de plus en plus de compagnies dans le coin. Nous avons maintenant beaucoup de clients chinois. Ils construisent d'immenses immeubles dans Vientiane, alors ils ont besoin de beaucoup de sable et de galets", explique Air Phangnalay, 44 ans, à la tête avec son neveu d'une exploitation en pleine croissance.

Bruit, modification des berges du Mékong... l'entrepreneur reconnaît que cette activité a des conséquences.

L'extraction du sable et des galets modifie les paramètres du fleuve : les courants, le niveau des nappes phréatiques, la profondeur, la largeur des berges, expliquent les experts.

Le gouvernement laotien reconnaît laconiquement que "l'extraction du sable du Mékong affecte la structure du fleuve et son écosystème".

Mais le gouvernement n'a pas de chiffres sur les quantités extraites tous les ans au Laos. D'ailleurs, les compagnies n'ont pas de quotas, explique Air Phangnalay.

"En amont du Mékong, l'exploitation du sable n'est pas durable et a de lourdes conséquences pour le delta", déplore Marc Goichot, responsable du dossier eau pour l'association World Wildlife Fund (WWF) dans le Grand Mékong.

Le fleuve produit autour de 20 millions de tonnes de sédiments par an, mais 50 millions en sont extraits dans le même temps, d'après les dernières études.

"C'est pourtant un processus clé", explique-t-il. Le fleuve a besoin que le sable soit transporté de l'amont vers l'aval pour que le delta puisse lutter contre la salinisation et l'avancée de la mer dans cette zone cruciale pour l'agriculture.

Et tout cela est aggravé par la construction de barrages sur le Mékong, qui bloquent les sédiments.

"Dès que vous modifiez l'équilibre d'un fleuve, le processus d'érosion s'engage et il faut des dizaines d'années pour inverser le processus même si vous stoppez l'exploitation", explique Pascal Peduzzi, du Programme des Nations unies pour l'environnement.

"Le problème est que l'on a longtemps cru que le sable était une denrée inépuisable... Ces quatre dernières années, la Chine a consommé ce que les Etats-Unis ont consommé en 100 ans", résume le chercheur.

Et la frénésie immobilière de la Chine ne s'arrête pas à ses frontières : c'est le premier investisseur étranger au Laos. Hôtels, complexe immobilier... dans Vientiane, tous les grands chantiers en cours sont dirigés par des entreprises chinoises.


http://www.ladepeche.fr/article/2016/07/27/2391850-laos-sable-galets-mekong-aspires-construction.html
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Manu de Chiang Mai

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #130 le: août 23, 2016, 09:04:37 am »

23 août 2016

ALERTE

Les personnes qui vivent aux abords du Mékong ont été placés en alerte, en raison de la crue du fleuve. Ils doivent se tenir prêts à quitter leur maison si la situation s'aggrave.

Dans la province de Nong Khai, le débit monte de 7cm/heure. Le niveau critique de 11,15 mètres est presque atteint. Des pompes ont été installées et des sacs de sable distribués aux habitants.
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Manu de Chiang Mai

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #131 le: mars 15, 2017, 08:38:42 am »


Superbe Mékong entre Chiang Saen et Chiang Kong... Sur l'autre rive, en face, le Laos...


Ma photo sur Facebook : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10155167520959066&set=gm.1182341701884995&type=3&theater
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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #132 le: mars 15, 2017, 01:21:47 pm »


Superbe Mékong entre Chiang Saen et Chiang Kong... Sur l'autre rive, en face, le Laos...
Ma photo sur Facebook : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10155167520959066&set=gm.1182341701884995&type=3&theater



je connais bien cet endroit que j'adore particulièrement... elle est superbe cette photo Manu...   :clap
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Manu de Chiang Mai

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #133 le: août 21, 2017, 08:21:11 am »


Le Premier Ministre de Thaïlande veut faire du Nord-Est le "Centre économique du Mékong"

LE GOUVERNEMENT a l'intention de développer le Nord-Est pour qu'il devienne le «centre économique du Mékong», a déclaré hier le Premier ministre Prayut Chan-o-cha, avant une réunion du Conseil des ministres hors de Bangkok, dans le Nord Est, qui se déroulera demain.

Il a déclaré que son gouvernement vise à développer le Nord-Est pour devenir le centre économique de la sous-région du Grand Mékong en résolvant les problèmes existants et en développant de nouveaux projets, a rapporté l'agence officielle de presse.

La sous-région du Grand Mékong comprend le Cambodge, le Laos, le Myanmar, la Thaïlande, le Vietnam et les provinces chinoises du Yunnan et du Guangxi Zhuang.

Le conseil des ministres itinérant se réunira demain et mardi à Nakhon Ratchasima, ville considérée comme une passerelle régionale, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Lt-General Sansern Kaewkamnerd.

La réunion se concentrera sur des projets comme la gestion intégrée de l'eau, le soutien aux activités économiques et l'agriculture, l'amélioration de la qualité de vie des habitants, le développement de l'agriculture biologique et de l'agroalimentaire, l'éco-tourisme et l'expansion des initiatives One Tambon, One Product (OTOP) / un canton, un produit phare..

Nakhon Ratchasima, en particulier, serait choisi pour devenir un futur carrefour de l'industrie et de l'agriculture, a déclaré le porte-parole.

Un train à grande vitesse reliera la ville à Bangkok ainsi qu'au Corridor économique de l'Est (Chonburi - Rayong).

Sansern, qui est également directeur général du Département des relations publiques, a été au centre d'une polémique importante entre le govt. et les médias ces derniers jours. Le govt. voulait que chaque organe de presse suive particulièrement un ministre différent lors de ce déplacement à Korat et rapporte ses faits et gestes. Les journalistes ont répondu qu'il était hors de question qu'on leur dicte leur façon de travailler. S'en est suivie une grosse colère du premier ministre que le Bangkok Post (proche du govt.) rapporte mais que The Nation (très très proche du govt.) omet.

 

https://www.thaivisa.com/forum/topic/997995-pm-aims-to-turn-northeast-into-‘mekong-economic-hub’/
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Manu de Chiang Mai

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #134 le: décembre 20, 2017, 08:18:30 am »


Tortue mangeuse d'escargot, nouvelle espèce en Thaïlande (WWF)

Un crocodile lézard au Vietnam et une tortue dite mangeuse d'escargot figurent parmi 115 nouvelles espèces découvertes en 2016 dans la région du Grand Mékong, un signe encourageant en ces temps de menaces sur la biodiversité, a annoncé mardi le WWF.
 
"Alors que la tendance globale est inquiétante, et que les menaces sur les espèces et leur habitat dans la région du Grand Mékong sont importantes, la découverte de ces nouvelles espèces nous donne espoir", a commenté Lee Poston, du World Wildlife Fund (WWF), interrogé par l'AFP.

Le Mékong, qui prend naissance sur les hauteurs de l'Himalaya pour finir sa course au Vietnam, donne son nom à cette région tropicale, largement couverte de jungle, qui comprend aussi le Cambodge, le Laos, la Thaïlande, la Birmanie et la province chinoise du Yunnan.

Chaque année, les scientifiques du Fonds mondial pour la nature (WWF) annoncent la découverte de nouvelles espèces après un long processus d'évaluation par leurs pairs. En 2015, 163 nouvelles espèces avaient été découvertes.

Souvent, les chercheurs craignent que les espèces ne disparaissent avant même d'avoir été répertoriées tant le développement de la région est rapide, avec la construction de routes et de barrages, mais aussi le trafic d'animaux sauvages.
Tortue découverte par hasard

C'est ainsi que sur les 115 nouvelles espèces découvertes cette année (dont 11 amphibiens, trois mammifères, deux poissons, 11 reptiles et 88 plantes), la nouvelle espèce de tortue, dite mangeuse d'escargot, a ainsi été repérée par hasard par un scientifique thaïlandais sur un marché du nord-est de la Thaïlande.

Le crocodile lézard du Vietnam avait été repéré dès 2003 dans la jungle du nord du pays, mais cela avait pris des années pour que les scientifiques réussissent à établir qu'il s'agit bien d'une nouvelle espèce. Il ne resterait plus que 200 spécimens de cette espèce, menacée par les trafiquants et le développement des mines de charbon.

Depuis 20 ans, plus de 2.500 espèces ont été recensées dans la région, soit deux découvertes chaque semaine.

Un dixième de l'étendue des écosystèmes sauvages de la planète ont disparu ces vingt dernières années, selon un rapport de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publié en septembre 2016.

Le WWF explique la longueur du délai entre la découverte d'une nouvelle espèce et son inscription à la liste du WWF par le fait qu'ils doivent passer plusieurs étapes, des tests d'identification génétique à la comparaison avec les bases de données mondiales pour s'assurer que l'espèce n'a pas déjà été répertoriée ailleurs.


https://www.rtbf.be/info/societe/detail_crocodile-lezard-et-tortue-mangeuse-d-escargot-nouvelles-especes-en-asie-wwf?id=9793276
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Manu de Chiang Mai

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #135 le: janvier 10, 2018, 08:56:42 am »


Inquiétudes pour le Mékong menacé par les barrages chinois, la Thaïlande largement concernée

Sles Hiet, pêcheur cambodgien, a de plus en plus de mal à vivre grâce aux poissons du Mékong: l'immense fleuve qui nourrit des dizaines de millions de personnes est menacé par les nombreux barrages du puissant voisin chinois.
 
Cet homme de 32 ans, membre de la communauté musulmane Cham, vit sur son bateau dans la province de Kandal, dans le sud du Cambodge. Ses prises diminuent d'année en année.

"Nous ne savons pas pourquoi il y a moins de poissons aujourd'hui", raconte à l'AFP celui qui a de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.

Le constat est largement partagé tout le long de l'immense fleuve qui prend sa source sur le plateau tibétain, traverse la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam avant de se jeter dans la mer de Chine méridionale.

Avec plus de 4.800 kilomètres de long, le Mékong abrite la biodiversité aquatique la plus importante du monde après l'Amazone, avec notamment 1.300 espèces de poissons.

Et il est vital pour la survie des 60 millions de personnes vivant directement du fleuve en Asie du Sud-Est.

Pourtant, c'est plus au nord que tout se joue: les dirigeants chinois détiennent entre leurs mains l'avenir du fleuve. Le Premier ministre Li Keqiang se rend d'ailleurs mercredi à Phnom Penh, la capitale cambodgienne, pour un sommet régional qui y sera consacré.

Pékin a déjà construit six barrages sur le cours supérieur du Mékong et investi dans plus de la moitié des 11 barrages prévus plus au sud, d'après l'ONG de défense de l'environnement International Rivers.

Les groupes environnementaux estiment que les barrages représentent une grave menace pour l'habitat des poissons et perturbent les migrations et l'écoulement des principaux nutriments et sédiments - sans parler du déplacement de dizaines de milliers de personnes victimes d'inondations.

Si les habitants des pays les plus au sud dénoncent une baisse des stocks de poissons à cause des barrages, les experts estiment qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions complètes étant donné le manque de données de base et la nature complexe de l'écosystème du fleuve.


- Intérêt de la Chine -

En contrôlant le débit en amont, la Chine possède un moyen de pression incroyable. Ainsi en 2016, Pékin a permis au Vietnam d'atténuer les effets d'une grave sécheresse en ouvrant les vannes.

Et les pays d'Asie du Sud-Est ne peuvent pas tenir tête à la Chine sur le plan géopolitique, rappelle Thitinan Pongsudhirak, expert en politique étrangère à l'Université Chulalongkron de Bangkok.

La superpuissance régionale a assis son autorité sur le dossier grâce au forum régional naissant, appelé coopération Lancang-Mékong (LMC). La Chine a offert, pour contenter ses voisins, des investissements le long du Mékong et des prêts à taux réduit.

Cela permet à Pékin de continuer à "saper l'habitat et les moyens de subsistance de millions de personnes en aval", ajoute-t-il.

Les dirigeants des six pays du Mékong participeront au forum LMC cette semaine au Cambodge.

"Nous sommes inquiets que la Chine cherche surtout à mettre en avant ses propres intérêts plutôt que d'instaurer une véritable coopération", explique Maureen Harris, responsable d'International Rivers en Asie du Sud-Est.

Jusqu'ici, les entreprises chinoises ont investi des milliards de dollars dans de nombreux barrages mais n'ont réalisé aucune évaluation environnementale et sociétale complète.

Les appels à la protection du fleuve sont jusqu'ici restés lettre morte en Asie du Sud-Est, où les gouvernements sont impatients de répondre aux besoins énergétiques et ne veulent pas résister à la Chine ou renoncer à de gros contrats.

"Une grande partie des bénéfices seront récoltés par les intérêts financiers et commerciaux impliqués et ce sont les communautés le long du fleuve qui seront affectées", ajoute Maureen Harris.

Ceux qui dépendent directement du Mékong, comme Sles Hiet, n'ont pas droit au chapitre.

"Même s'il y a moins de poissons, nous continuerons car nous n'avons pas d'autres emplois et pas de terres à cultiver", rappelle-t-il. "Nous dépendons uniquement du fleuve Mékong".

(AFP) -         

 
http://www.lepoint.fr/economie/inquietudes-pour-le-mekong-menace-par-les-barrages-chinois-08-01-2018-2184736_28.php
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Manu de Chiang Mai

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #136 le: janvier 16, 2018, 08:22:59 am »


Barrages chinois sur le Mekong : l’écosystème d’une région menacé

Le Mékong, long de 4 800 kilomètres, traverse six pays. Ce fleuve nourrit 60 millions de personnes. Depuis quelque temps, les stocks de poissons diminuent dangereusement.

Lorsqu’en 1986, la Chine a commencé à construire le premier d’une série de barrages sur le Mékong, presque personne dans les pays situés en aval n’y a prêté attention.

Mais aujourd’hui, alors que la Chine s’apprête à terminer un sixième barrage pour générer de l’électricité sur la partie supérieure du plus grand fleuve d’Asie du Sud, de nombreuses voix s’inquiètent des impacts environnementaux pour les autres pays riverains.

Le Mékong, long de 4 800 kilomètres, traverse six pays. Ce fleuve nourrit 60 millions de personnes. Depuis quelque temps, les stocks de poissons diminuent dangereusement.


Les barrages, un impact sur l’environnement et les populations

Au Cambodge, la vie des pêcheurs s’organise autour du Mékong. Mais au fil des ans, leurs prises s’amenuisent.

La Chine compte six barrages sur le cours supérieur du Mékong, onze autres sont prévus. Pékin n’a jamais mesuré l’impact global sur l’environnement et les populations. Face à la superpuissance régionale, les pays du sud ne font pas le poids, encore moins les pêcheurs cambodgiens.

« Certains disent que c’est à cause de la construction des barrages, mais je ne sais pas vraiment », commente Y Ya, un autre pêcheur cambodgien.

C’est en 1986 que la Chine a commencé à construire des barrages sur le cours supérieur du fleuve, appelé Lancang tant qu’il coule en territoire chinois. Aujourd’hui, six sont terminés. Tous sont situés au nord de la frontière du Laos dans la province du Yunnan. Onze autres doivent être construits au Laos et au Cambodge avec l’aide des ingénieurs chinois.

En 2010, la situation du fleuve Mékong était problématique : depuis plus de 50 ans, son niveau n’avait jamais été aussi bas et la Mekong River Commission alertait sur le niveau du Mekong – qui traverse la Chine, la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam.

Sur le plateau tibétain, l’eau des précipitations est stockée sous forme de neige. Plus bas dans le bassin du Mékong, la mousson entraîne une forte augmentation du débit entre mai et novembre, qui peut représenter 85 à 90% du débit total annuel du fleuve.

La pêche est très importante et le fleuve joue également un rôle très important pour le transport. Le bassin du Mékong est une des zones les plus riches en biodiversité du monde et son milieu aquatique est le deuxième écosystème le plus diversifié au monde après l’Amazonie.

Les principales tensions entre les pays ne sont pas dues à la qualité de l’eau mais à sa quantité, particulièrement au moment de la saison sèche. Les controverses et les tensions entre pays riverains sont dues à la diminution des débits grâce à un transfert inter- ou intra-bassin et aux retenues d’eau des grands barrages construits pour l’hydroélectricité ou l’irrigation.

Beaucoup se tournent vers la Chine, lui réclamant des explications

En quinze ans, le fleuve est devenu une turbine à produire de l’électricité. Ce qui faisait écrire récemment à l’un des éditorialistes du Bangkok Post : « Les barrages chinois tuent le Mékong ».

Les associations écologistes accusent les autorités chinoises de manquer de transparence sur la gestion de leurs  réservoirs, profitant de leur position dominante puisque le pays est situé à la source.

Citer

    Environ 70 millions de personnes vivent dans le bassin du Mékong, appartenant à plus de 100 groupes ethniques.

    85% des personnes vivant dans le bassin gagnent leur vie directement à partir des ressources naturelles du bassin du Mékong.


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Malco

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #137 le: janvier 16, 2018, 01:52:06 pm »

Citer
           

Barrages chinois sur le Mekong : l’écosystème d’une région menacé                 


C'est plus que grave là , dramatique  , à suivre ?
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@+ Malco

Manu de Chiang Mai

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #138 le: avril 05, 2018, 09:14:09 am »


Un reportage très intéressant sur le Mékong...  :D


Secrets du Grand Mekong - Au royaume des poissons


https://www.youtube.com/watch?v=A9moKhY82RA
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Manu de Chiang Mai

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Re : Le fleuve MEKONG
« Réponse #139 le: juillet 04, 2018, 07:33:32 am »


Chinois et experts thaïlandais s'écharpent quant aux impacts environnementaux des projets grandioses sur le Mékong

Les experts chinois qui assurent que les projets hydrauliques sur le Mékong seront bénéfiques viennent de trouver leurs contradicteurs alors que des universitaires thaïs assurent de leur côté que les locaux ont plus à perdre qu’à gagner en raison des lourds impacts sur maints aspects de leur vie.

Lors d’un séminaire sur le développement des ressources en eau à l’université Chulalongkorn, les experts chinois ont assuré que le développement du courant du Mékong est faisable et sera bénéfique pour tous les résidents du bassin fluvial.

Tout en acceptant que les barrages ont des impacts négatifs sur l’environnement, l’écosystème du fleuve et la vie des habitants des lieux, les délégués chinois affirment que tout cela peut être enrayé par la technologie et une solide gestion.

La Chine est parmi les plus grands investisseurs dans les projets hydrauliques du Mékong puisque les Chinois on déjà construit huit barrages en amont du fleuve et travaillent actuellement à des développements hydrauliques au Laos.

Un universitaire du Yunnan a fait valoir qu’une étude sur les impacts du barrage de la province a montré qu’une gestion appropriée et une bonne planification pourraient assurer aux habitants une meilleure qualité de vie. En 2015, 242 familles relocalisées ont maintenant un accroissement de revenu et des standards de vie meilleurs malgré leur changement de mode de vie. Le barrage en question est un des plus importants du haut-Mékong avec une capacité de 5 850 mégawatts.

Plus de 43 000 personnes ont dû être relocalisées avant la fin de 2012, selon une groupe environnementaliste.

 
Étude douteuse

« Les gens relocalisés l’ont été dans des résidences de haut standard moderne, ce qui leur a permis d’avoir accès à l’électricité et à l’eau courante. Ils ont de même un meilleur accès à l’éducation et au bien-être comparé à leurs vieilles fermes rurales .» On ajoute qu’il s’agit là d’une bonne géstion par les autorités du projet, qui devrait être appliqué partout ailleurs sur le Mékong.

Mais un universitaire a étudié les résultats de l’enquête pour se rendre compte que celle-ci a été conduite hors des normes académiques requises ; il montre que les relocalisés souffrent de l’impact négatif sévère sur les aspects sociaux.  « Même s’ils ont des maisons de style moderne, ils doivent faire face à des changements brusques de plusieurs aspects de leur vie, alors que ceux qui ne se sont pas adaptés tombent dans le chômage ou le trafic  humain. »

« Non seulement ces gens ont perdu leur foyer, mais aussi leur connaissance de l’environnement et des ressources naturelles qui les faisaient vivre. Trouver de nouveaux emplois ou une formation n’est pas une solution aux problèmes, car ce n’est pas tout le monde qui peut s’adapter soudainement à un nouveau style de vie. »

La relocalisation provoque des dommages à la communauté en démantelant les structures sociales en écartant les familles les unes des autres.

« Les projets hydrauliques du Mékong sont insoutenables en contribuant à l’injustice sociale et ne prenant pas en considération les impacts environnementaux. »


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