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Auteur Sujet: La PROSTITUTION en Thaïlande  (Lu 33058 fois)

Manu de Chiang Mai

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Re : La PROSTITUTION en Thaïlande
« Réponse #75 le: février 13, 2017, 08:13:55 am »


Empower, l’organisation qui veut décriminaliser la prostitution en Thaïlande

Depuis plus de 30 ans, l’association Empower cherche à défendre les droits des travailleuses du sexe, à leur donner les moyens de se défendre elles mêmes et sans leur faire la morale.

Empower est une organisation visant à défendre et donner des droits aux travailleuses du sexe en Thaïlande.

Après 30 années de luttes sur le terrain, Empower souhaite à l’avenir ouvrir au public un musée retraçant l’histoire de la prostitution dans le Royaume et leurs activités aux côtés des travailleuses du sexe.
Empower, qu’est-ce que c’est ?

Le nom de l’organisation fait référence à ce concept anglophone souvent utilisé dans les projets de développements qui veut que des personnes puissent acquérir des compétences et des habilités de manière à être plus autonomes dans leurs choix.

En somme, valoriser les personnes et leur estime de soi tout en leur offrant la possibilité de choisir en connaissance de causes, choisir de se prostituer ou d’arrêter de le faire, sans que la société ne leur colle une étiquette, sans que la morale sociale ou religieuse n’intervienne dans le débat.

"Pour rester en bonne santé, lestravailleurs du sexe en Thaïlande ont besoin des mêmes protections et avantages accordés aux autres travailleurs et citoyens."

peut-on lire sur le site internet de l'association

En thaï, le nom officiel résume bien la visée du projet Empower : มูลนิธิส่งเสริมโอกาสผู้หญิง Muniti Song Saraem Okat Puying, soit littéralement « la fondation pour promouvoir les opportunités des femmes ».


Cours d'anglais et d'autodéfense

Elle propose également aux volontaires des cours d’anglais, ou de thaï pour les migrantes, des leçons de self-défense ou encore des activités artistiques, confirmant le motto d’Empower : Learning by doing (Apprendre en faisant).

Au total, depuis la création de l’organisation, entre 30 000 et 50 000 travailleuses du sexe ont à un moment ou un autre été impliquées dans les différents programmes ou activités d’Empower.


Un bar modèle, un musée et un dictionnaire

Pour faire parler de leurs luttes de manière originales, la fondation Empower a ouvert il y a quelques années un bar modèle à Chiang Maï : le Can Do Bar.

Celui-ci se veut autogéré, égalitaire et respectueux, autant des clients que des droits et des choix des travailleuses du sexe sur place.

Sous l’impulsion de la directrice des programmes d’Empower, Chantawipa Noi Apisuk, un musée (This is Us Museum) a été mis en place à Nonthaburi, au nord-ouest de Bangkok.

Sur une centaine de mètres carrés, ce musée retrace l’histoire de la prostitution dans le Royaume, depuis les temps d’Ayutthaya en passant par les bordels de Chinatown, jusqu’aux Entertainment Complex qui bordent Ratchadapisek Road à Bangkok.

La seconde partie du musée présente les activités propres à l’organisation et aux activités des travailleuses du sexe : de la boite à outil pleine de capotes au ring pour les cours de boxe, en passant par les poupées Kunming.

Ces dernières sont une représentation des migrantes de Birmanie qui rêvent de pouvoir se déplacer et émigrer aussi librement que les poupées qu’elles ont réalisées. Contrairement à elles, ces poupées en papier mâché voyagent dans le monde entier par l’intermédiaire de sympathisants d’Empower.


Prostituées ou travailleuses du sexe ?

A ce jour, ce musée n’est pas accessible à tout le monde. Toutefois, Noï Apisuk nous a informé que c’est le projet de l’organisation de l’ouvrir au public à moyen terme.

Outre le musée et des livres retraçant le parcours personnel de prostitué-es, un dictionnaire compilé et publié par la fondation donne des définitions de mots ordinairement associés à la prostitution (Bad Girls Dictionnary).

Le but de ces définitions est de changer de registre ces termes en mettant en avant les qualités, les compétences, la force et la dignité des travailleurs et travailleuses de l’industrie du sexe. En résumé, en anglais, to get empowered.


Les enjeux actuels

Tout au long des trente années de la fondation, les enjeux ont évolué, passant de la tragédie soudaine du Sida dans les années 90 aux problématiques plus récentes de genre et de migrations dans la région.

Aujourd’hui, l’enjeu des débats selon Noï Apisuk repose sur la reconnaissance des personnes prostituées et leur décriminalisation.

Cette reconnaissance passe par la fin des discriminations et des préjugés que subissent les prostituées dans leurs activités.

Surtout, Empower vise à faire reconnaître socialement que les travailleuses du sexe ont des compétences qu’elles font valoir, comme pour chaque profession.

Loin d’être uniquement sexuel, leur activité regorge de connaissances, de techniques et de qualités autant physiques qu’intellectuelles qu’elles utilisent à bon escient pour que le client et elle-même reparte sans dommages.


Une légalisation demandée par l'ONU

L'ONU a rendu public en 2012 un rapport de 226 pages consacré aux conséquences de la criminalisation de la prostitution sur la vie des travailleurs et travailleuses du sexe, et la transmission du HIV, dans 48 pays Asie dont la Thaïlande.

L'ONU a interrogé des  travailleuses du sexe dans 48 pays à travers l'Asie pour déterminer comment le lois sur la prostitution affectent leur sécurité, leur santé et leurs familles.

Les principales conclusion du rapport vont dans le sens d'une légalisation de la prostitution, car partout où elle est interdite la répression précarise les travailleuses du sexe, favorise la diffusion du HIV, et sert en premier lieu à remplir les poches des intermédiaires et de la police.


Du travail, sans faire la morale

L’enjeu derrière cette reconnaissance qu’elles exercent un métier est bien entendu qu’elles obtiennent des droits comme chaque citoyen et que la prostitution soit décriminalisée.

"Comme nous l’a directement dit Noï Apisuk, « l’enjeu actuel repose sur la décriminalisation de la prostitution, autant des prostituées que des clients".

Contre ceux qui veulent criminaliser le client et les ONG de la Rescue Industry qui entendent « sauver » les prostituées, Empower soutient que seul la décriminalisation et plus de droits aura un impact positif pour celles qui choisissent de se prostituer. Amnesty International soutient la même proposition à l’échelle internationale.

Enfin, pour combattre les clichés et la mauvaise image accolée aux travailleuses du sexe, Empower met en avant qu’elles jouent souvent un rôle social et économique majeur dans leur communauté ou au sein de leur famille, devenant souvent le gagne-pain principal.

L’organisation met en avant que l’air de rien, elles ramènent de l’argent dans leur foyer, leur communauté voire leur pays, s’occupent souvent de leurs parents, de leurs enfants, ou bien payent pour que le petit-frère puisse devenir moine novice dans un temple…

Empower entend ainsi que les travailleuses du sexe ne reçoivent pas de leçons de morale.


https://www.thailande-fr.com/societe/45358-empower-lorganisation-veut-decriminaliser-prostitution-thailande
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Re : La PROSTITUTION en Thaïlande
« Réponse #76 le: février 15, 2017, 02:15:31 am »


Empower, l’organisation qui veut décriminaliser la prostitution en Thaïlande

Depuis plus de 30 ans, l’association Empower cherche à défendre les droits des travailleuses du sexe, à leur donner les moyens de se défendre elles mêmes et sans leur faire la morale.

Empower est une organisation visant à défendre et donner des droits aux travailleuses du sexe en Thaïlande.




Très bien ce texte et je trouve que c'est bien de défendre et de protéger toutes ces jeunes femmes qui mis à part exception, ne font pas ce boulot pour le plaisir mais  "faire vivre" leurs enfants restés au "village"...  :'(
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Re : La PROSTITUTION en Thaïlande
« Réponse #77 le: mars 27, 2017, 12:25:04 pm »

Français Ensemble dans le Club de Pattaya


La pratique du "sponsoring"...   ;)


 En Thaïlande, la pratique du "sponsoring" est fondée sur la promesse d’un virement tous les mois (au minimum) en échange de la "fidélité" de votre nouvelle compagne, très souvent rencontrée dans un bar ... (ailleurs, c'est pareil)...  :)

La naïveté des touristes qui croient au coup de foudre après un court séjour est consternante...  ???

Ils ne peuvent croire que le soir même de leur départ, elles seront en chasse d’un autre touriste, qui deviendra peut-être un sponsor supplémentaire...

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Manu de Chiang Mai

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Re : La PROSTITUTION en Thaïlande
« Réponse #78 le: avril 19, 2017, 09:10:37 am »


Thaïlande : la fin de la prostitution à Pattaya, un voeu pieux

La junte a beau promettre de vouloir ramener Pattaya dans le droit chemin, May est convaincue qu'elle continuera encore longtemps à gagner sa vie en se prostituant dans la capitale thaïlandaise du vice.

D'une part parce que comme des dizaines de milliers d'autres travailleurs et travailleuses du sexe, elle n'a aucune envie de changer de boulot. Et de l'autre parce que rien ne laisse penser que le flot de clients étrangers soit en voie de se tarir.

Pattaya, à deux heures par la route au sud de Bangkok, a perdu sa virginité il y a un demi-siècle quand les militaires américains ont commencé à y affluer pour tenter d'oublier les horreurs de la Guerre du Vietnam.

Aujourd'hui, ses prostituées peuvent espérer gagner entre 70.000 et 150.000 bahts (1.900 à 4.100 euros) par mois, soit dix fois le salaire moyen en Thaïlande.

"Je gagne bien ma vie et ça profite aussi à ma famille", explique May à l'AFP, tout en tapinant sur "Walking Street", une longue rue qui regorge de bars à hôtesses et de discothèques bruyantes.

Plusieurs affaires criminelles récentes -dont des meurtres d'étrangers- ont contraint les autorités à sortir de leur réserve en raison de leur retentissement dans la presse internationale.

Et à en croire May, une transgenre, l'ambiance a changé sur la "Walking Street" à mesure que se sont multipliées les descentes de police liées à cette volonté affichée par la junte de moraliser la ville.

Le lieutenant-colonel Sulasak Kalokwilas fait partie de ces officiers aujourd'hui investis d'une mission impossible : éradiquer la prostitution.

"Nous sommes en train de supprimer les spectacles obscènes et sales. Nous tentons de les faire disparaître", explique-t-il, alors qu'à proximité, des femmes en tenue légère tentent d'attirer le chaland dans des bars au nom évocateur comme le Tabou, le Point G et le Fahrenheit. Ce dernier établissement se targue d'avoir "Les filles les plus chaudes de Pattaya".

L'aplomb du chef de la police de Pattaya, le colonel Apichai Kroppeth, est remarquable quand il affirme que ces femmes "ne sont pas impliquées dans la prostitution". "Elles travaillent comme serveuses, elles s'assoient et discutent avec les clients, certaines dansent", assure-t-il.

Pour les habitants de la ville, la campagne des autorités suit un schéma bien connu. Généralement, ce sont de gros titres négatifs dans la presse internationale qui déclenchent les coups de filet.

Mais cette répression est toujours limitée car on ne s'attaque pas ainsi à un secteur économique qui rapporte autant.

"Vous vous attendez vraiment à ce que le braconnier protège le gibier ?", interroge un Occidental installé à Pattaya.

Les prostituées sont loin d'être les seules à gagner leur vie de leur activité, qui est aussi la vache à lait des patrons des bars et des salons de massage, des taxis, des mafias et, disent certains, des policiers pourtant chargés de lutter contre elle.

La prostitution "génère des sommes d'argent énormes et ne pourrait exister sans la connivence de la police", affirme le journaliste britannique Andrew Drummond, qui a couvert les faits divers en Thaïlande pendant 20 ans. Des accusations démenties par le colonel Apichai qui affirme que ses hommes ne touchent "évidemment pas de pots-de-vin".

La prostitution est bien sûr illégale en Thaïlande. Mais les patrons de bar contournent la loi en n'employant officiellement les filles que pour occuper les clients et discuter avec eux.

Ils touchent cependant une commission de l'ordre de 500 bahts (13 euros) chaque fois qu'un client souhaite quitter le bar avec cette "employée". Et ce qui se passe ensuite pendant ce moment "privé", officiellement, ne regarde que ces deux derniers.

Les autorités ont annoncé la fin prochaine de ce commerce sans dire comment vivraient ensuite les travailleuses et travailleurs du sexe, ainsi que leurs familles.
Un rapport de l'Onusida évaluait en 2014 à 140.000 le nombre des prostituées en Thaïlande. La seule Pattaya en compterait plusieurs dizaines de milliers.

Pour Suladda Sarutilavan, la directrice de l'office du tourisme local, la station balnéaire a d'ores et déjà amorcé sa mue en visant un public familial demandeur d'activités nautiques, de golf ou autre.

En 2016, 12 millions de touristes -dont 70% d'étrangers- ont visité cette ville aux 2.000 hôtels qui offre plus de 100.000 chambres.

Cette mue, reconnaît Suladda Sarutilavan, est cependant compliquée par la réputation sulfureuse de Pattaya, qui est entretenue par la presse au moindre fait divers.
Les Occidentaux installés sur place soutiennent, quant à eux, que la cité est sûre.

"Chaque fois que je sortais à Coventry, il y avait une ou deux bagarres", se souvient le Britannique Bryan Flowers qui s'est fixé il y a une dizaine d'années à Pattaya, où il possède plusieurs bars. "Je me sens totalement en sécurité ici".

AFP
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Re : La PROSTITUTION en Thaïlande
« Réponse #79 le: juin 26, 2017, 08:25:57 am »

http://www.20minutes.fr/monde/2093419-20170625-thailande-scandale-revele-grand-jour-tradition-bien-ancree-filles-dessert#xtor=RSS-149


Un scandale en Thaïlande révèle au grand jour la tradition bien ancrée des filles pour le «dessert»... 


A chaque visite de hauts fonctionnaires dans la province où travaillait Boonyarit, le rituel était le même : les accueillir avec de bons petits plats, puis amener des filles en guise de « dessert »...  ???

Cette tradition – connue de tous mais dont personne ne parle au royaume de la prostitution – implique des filles jeunes, voire mineures. Fait exceptionnel, ces dernières semaines, elle a fait les gros titres de la presse thaïlandaise.


Des révélations sur le chantage de policiers

Tout a commencé après les révélations de la mère d’une des filles forcées de participer à ces soirées qui se déroulaient dans la région de Mae Hong Son, province pauvre du nord-ouest de la Thaïlande, à la frontière avec la Birmanie.

Cette mère a révélé aux médias le chantage auquel se livraient des policiers auprès de sa fille et d’autres adolescentes : si elles acceptaient d’être des « desserts », ils passeraient sous silence les preuves de leur consommation de drogue...

Forcée d’ouvrir une enquête après ces révélations, la police nationale a récemment arrêté un sergent de police local accusé d’être à la tête d’un réseau de filles mineures. Huit autres officiers de police ont été inculpés pour avoir couché avec des mineures.


« Déballer des tapis »

« Cette tradition est répandue depuis bien longtemps », explique Boonyarit Nipavanit, un fonctionnaire de la région, qui ajoute que les filles sont qualifiées de « dessert ».

Alors que la Thaïlande est connue dans le monde entier pour son tourisme sexuel, l’essentiel de son industrie du sexe, moins connue et moins visible, est en fait tournée vers les Thaïlandais eux-mêmes.

« Lorsque des groupes de hauts fonctionnaires viennent pour des séminaires ou des voyages d’affaires, la coutume de les accueillir avec de la nourriture, puis de " déballer des tapis ", ce qui signifie leur fournir des filles », détaille-t-il.


Des hauts fonctionnaires dans le viseur

« Parfois, nous recevions des informations sur le type de filles qu’ils aimaient… Parfois, les fonctionnaires devaient préparer cinq à dix femmes pour chacun pour qu’ils puissent choisir », ajoute-t-il.

Ce dernier dit se sentir aujourd’hui libre de tout raconter puisqu’une enquête a été ouverte.

Cinq fonctionnaires de la province centrale de Nonthaburi sont également accusés d’avoir payé des adolescentes avec des fonds publics lors d’une visite officielle à Mae Hong Son.


Un système de corruption des chefs

« Depuis que cette histoire a éclaté, de nombreux responsables se sentent soulagés de ne plus avoir à faire ça », raconte Boonyarit. Mais cette pratique est loin d’être cantonnée à Mae Hong Son.

Elle serait même très répandue dans un pays très hiérarchique, où les chefs s’attendent à être choyés par leurs subordonnés, qui espèrent ainsi faire progresser leur carrière.

« Nous n’avons pas de système de mérite dans la bureaucratie, nous devons corrompre nos chefs », estime
Lakkana Punwichai, éditorialiste thaïlandaise spécialiste des problèmes sociaux.


Une chosification de la femme

Et puis il y a cette « culture qui ne considère pas les filles comme des êtres humains mais comme des biens...  :( C’est un cadeau. Comme de la nourriture ou des vêtements magnifiques - toute chose a un prix », ajoute-t-elle.

Et le poids de la hiérarchie empêche la détection. A Mae Hong Son, la police locale a d’abord essayé d’enterrer l’affaire.

« Certains responsables de la police locale lui ont proposé de trouver un compromis », explique l’avocat des deux femmes, qui sont aujourd’hui cachées et protégées par l’Etat thaïlandais.

De nombreuses victimes des trafics ont trop peur pour les dénoncer, surtout quand de hautes personnalités sont impliquées, estime Ronnasit Proeksayajiva de l’ONG Nvader, spécialisée dans les affaires d’exploitation sexuelle.


La partie émergée de l’iceberg

Dans les zones rurales comme Mae Hong Son, tout le monde se connaît et les jeunes filles impliquées sont souvent proches de ceux qui les attirent dans ces trafics.

« Parfois, c’est leur cousin, parfois c’est leur voisin. Si cette personne n’est pas arrêtée, les victimes auront toujours trop peur pour témoigner », explique Ronnasit Proeksayajiva.

En 2016, le gouvernement a sauvé et pris en charge 244 victimes de trafic sexuel, quasiment toutes mineures.

Mais les experts disent que ces sauvetages ne sont que la partie émergée de l’iceberg et que ce sont souvent seulement les proxénètes de bas niveau qui sont punis...  >:(
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PROSTITUTION en Thaïlande
« Réponse #80 le: juin 26, 2017, 08:35:06 am »


D'ailleurs à ce propos, le GAVROCHE de juin consacre son dossier du mois à la prostitution en Thaïlande !
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Re : La PROSTITUTION en Thaïlande
« Réponse #81 le: juin 27, 2017, 08:19:10 am »

http://www.20minutes.fr/monde/2093419-20170625-thailande-scandale-revele-grand-jour-tradition-bien-ancree-filles-dessert#xtor=RSS-149

Un scandale en Thaïlande révèle au grand jour la tradition bien ancrée des filles pour le «dessert»... 


ceci dit pour revenir à ce sujet, j'ai l'impression qu'on stigmatise la Thaïlande mais mais je pense que ceci existe dans beaucoup de pays ... à savoir, lorsque des grands pontes ont signé de gros contrats, de très belles jeunes femmes sont certainement présentes pour les distraire... ? non ?  ;)
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PROSTITUTION en Thaïlande
« Réponse #82 le: juin 27, 2017, 08:32:24 am »


Cela existe dans tous les pays... Même en France où nos politiques de belles parties fines...  :What?
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Malco

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Re : La PROSTITUTION en Thaïlande
« Réponse #83 le: juin 27, 2017, 02:30:33 pm »


Cela existe dans tous les pays... Même en France où nos politiques de belles parties fines...  :What?


Suffit de demander à DSK ..  :huhu
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SUDOKU

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Re : La PROSTITUTION en Thaïlande
« Réponse #84 le: juin 27, 2017, 05:49:56 pm »


Suffit de demander à DSK ..  :huhu


+ 1 :huhu
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(Frédéric Dard)

Manu de Chiang Mai

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Re : La PROSTITUTION en Thaïlande
« Réponse #85 le: juin 28, 2017, 08:21:39 am »


La mère maquerelle qui prostituait, entre autres, sa propre fille a été arrêtée

La police lui avait demandé de se rendre, elle ne l'a pas fait, les forces de l'ordre ont donc appréhendé Thipaporn “Madam Pu” Maneenoi, 36 ans à Chonburi. Elle fuyait d'hôtel en hôtel depuis quelques jours.

L'affaire fait suite à une descente de police au V2 Entertainment, Lardprao 55 à Bangkok et à une enquête dans un hôtel à bungalows de Korat.

La photo montre que, pour la police, il s'agit d'un véritable réseau.

"Pu" assure que sa fille mineure se prostituait de son plein gré...

De toute façon, elle est poursuivie pour proxénétisme de mineures (d'autres filles que sa propre fille) et est présentée actuellement au tribunal d'où elle va demander à sortir sous caution.

 

http://www.nationmultimedia.com/news/breakingnews/30319244
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PROSTITUTION en Thaïlande
« Réponse #86 le: août 02, 2017, 07:53:59 am »


L'ONU demande à la Thaïlande de cesser de harceler les prostituées et d'assurer la sécurité des féministes

Très long article en anglais à découvrir ici

http://www.khaosodenglish.com/politics/2017/07/31/end-prosecution-sex-workers-protect-female-rights-defenders-un/

 

BANGKOK - La Thaïlande devrait arrêter de poursuivre les travailleuses du sexe, améliorer les conditions de vie dans les prisons pour femmes et prendre des mesures pour protéger les femmes qui défendent des droits de l'homme et de la femme, a suggéré l'agence de l'ONU chargé de promouvoir l'égalité des sexes, le CEDAW.

Ces questions faisaient partie d'une foule d'autres recommandations du Comité de l'ONU pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes dans le premier rapport sur le statut des femmes dans le royaume rédigé il y a 10 ans.

Nouveau rapport de 14 pages qui reconnait des développements positifs tels que la promulgation de la Loi de 2007 sur la protection des victimes d'actes de violence familiale et la loi sur l'égalité des sexes de 2015.

"Le Comité note que la Constitution révisée, qui est entrée en vigueur en avril 2017, interdit la discrimination fondée sur divers motifs, y compris le sexe, et garantit le principe de l'égalité entre les hommes et les femmes", a déclaré le comité.

Il a noté que la Loi sur l'égalité entre les sexes incluait des exceptions à ces garanties en matière de religion et de «sécurité nationale». Elle a également demandé que les protections contre la discrimination soient garanties dans les provinces de la frontière sud, où elles ne s'appliquent pas.

Les recommandations du comité ont été publiées le 24 juillet, environ deux semaines après que le gouvernement militaire a présenté son rapport d'avancement à Genève.

CEDAW recommande à la Thaïlande d'examiner la Loi sur la répression et la prévention de la prostitution afin de dépénaliser les femmes impliquées dans la prostitution.

De plus, le comité a déclaré qu'il faut prendre des mesures pour empêcher les femmes en situations vulnérables d'entrer dans la prostitution. Ceci, dit-il, pourrait être réalisé en fournissant aux femmes des possibilités de revenus alternatifs.

De plus, le comité appelle la fin immédiate des descentes de police violentes dans les établissement de divertissement de même que les pièges tendus par la police et l'extorsion d'argent par les policiers.
 
CEDAW a recommandé que la Thaïlande adopte et mette en œuvre des mesures efficaces pour protéger les femmes qui défendent les droits de l'homme afin de leur permettre d'entreprendre librement leur travail sans crainte ou menace de procès, harcèlement, violence ou intimidation ".

En ce qui concerne les femmes en détention, le comité a recommandé que des mesures urgentes soient prises pour réduire le nombre de femmes incarcérées et améliorer les conditions des centres de détention des femmes conformément à un ensemble de directives de l'ONU également appelées «Règles de Bangkok». Ces directives s'appellent "règles de Bangkok" par hasard : simplement car elles ont été décidées lors d'un symposium mondial qui s'est déroulé à Bangkok sous les auspices de la fille ainée du Roi actuel, la Princesse Bajrakitiyabha dont on ne saluera jamais assez le travail courageux.


https://www.thaivisa.com/forum/topic/995107-end-prosecution-of-sex-workers-and-protect-female-rights-defenders-un-says/
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PROSTITUTION en Thaïlande
« Réponse #87 le: août 19, 2017, 08:28:06 am »


Le DSI arrête un Coréen qui envoyait les Thaïlandaises se prostituer dans son pays

BANGKOK: - La police de la branche spéciale (DSI) a annoncé l'arrestation d'une «figure importante» du trafic de Thaïlandaises pour le commerce du sexe en Corée du Sud.

La DSI a déclaré que Kim Hyong Jun, âgée de 39 ans, agissait comme recruteur. Il expliquait aux Thaïlandaises qu'elles travailleraient dans un salon de massage traditionnel en Corée.

Toutes les dépenses de ses femmes étaient payées par le réseau, mais, à leur arrivée, leurs passeports étaient confisqués et elles devenaient prisonnières du gang.

Daily News a déclaré que les Thaïlandaises étaient forcées d'avoir des relations sexuelles (sous entendu avec des hommes qu'elles ne connaissaient pas).

L'arrestation de Kim a eu lieu jeudi à The Log 3, Sukhumvit Soi 101/1 par la section du trafic des êtres humains du DSI.

Il y a eu déjà huit arrestations liées en février, mais Songsak Raksaksakun de la DSI a déclaré que Kim était une figure importante dans la bande. Il était recherché et concerné par des mandats d'arrêt en Corée et par Interpol.

Une femme  de nationalité thaïlandaise , elle aussi recherchée dans la même affaire, reste en fuite.

Songsak a déclaré que Kim était en Thaïlande depuis trois ans et qu'il recrutait des femmes en affirmant qu'elles travailleraient dans un salon de massage traditionnel thaïlandais.

Avertissement aux femmes thaïlandaises : le travail de masseuse est une occupation réservée aux Coréennes dans leur pays.


https://www.thaivisa.com/forum/topic/997834-korean-man-arrested-for-trafficking-thai-women-into-sex-trade/
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Manu de Chiang Mai

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Re : La PROSTITUTION en Thaïlande
« Réponse #88 le: septembre 23, 2017, 08:28:57 am »


Des prostituées séropositives continuent de "travailler"

Le chef du bureau de la santé publique de Samut Sakhon a révélé que certaines travailleuses du sexe dans cette province sont séropositives au VIH et continuent à travailler comme d'habitude.

Après avoir appris qu'une prostituée séropositive avait admis qu'elle travaille toujours dans le commerce du sexe parce qu'elle n'a pas d'autre alternative et doit nourrir sa famille, une équipe de Thai PBS a contacté le Dr Veeraphol Nithipong, agent de santé publique à Samut Sakhon. Il s'agit d'une province qui héberge un grand nombre de travailleurs birmans.

Le Dr Veeraphol a déclaré que les responsables de la santé avaient effectué des tests de dépistage au hasard chez les travailleuses du sexe de la province. 4 à 8% des personnes soumises au test sanguin ont été testées positives au VIH, mais elles ont avoué qu'elles continuent toujours à vendre leur corps.

Il a admis que les responsables de la santé ne pouvaient rien faire pour les en empêcher, mais leur conseillaient de se protéger contre le virus et de prévenir la transmission du VIH en encourageant leurs clients à utiliser des préservatifs.

En ce qui concerne la situation du VIH / sida à Samut Sakhon, il a déclaré que le taux de nouvelles infections reste à environ 100 cas par an, certains des nouveaux cas étant des travailleurs migrants.

Nimit Thien-udom, directeur de Aids Access Foundation, a suggéré le lancement d'une campagne visant à encourager l'utilisation du préservatif chez les migrants qui ont souvent recours à des prostituées (puisque loin de leurs épouses).

Il a également demandé au gouvernement de distribuer gratuitement plus de préservatifs, même parmi les travailleurs migrants, notant que 50 millions de préservatifs gratuits distribués chaque année par le ministère de la Santé publique ne suffisent pas. 200 millions devraient être distribués.

Le Dr Asadang Ruayajin, directeur général adjoint du département de contrôle des maladies, a déclaré que le ministère allouait un certain budget pour que les préservatifs gratuits soient distribués, mais il pensait que le montant était insuffisant.

Il a ajouté que beaucoup d'hommes sont trop timides pour demander / recevoir les préservatifs gratuits.

Il a conclu en disant que les travailleurs du sexe devraient avoir accès à un traitement médical ou à des médicaments comme les autres personnes infectées.


https://www.thaivisa.com/forum/topic/1003639-some-sex-workers-in-samut-sakhon-tested-positive-for-hiv-and-they-still-work/
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SUDOKU

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Re : La PROSTITUTION en Thaïlande
« Réponse #89 le: octobre 04, 2017, 11:16:19 pm »


Descente dans un endroit où les prostituées étaient laotiennes !    :hang

SRI RACHA - Un contingent de 50 hommes dirigé par le chef du district, Niti Wiwatwanich, a investi un établissement à Thong Land dans le sous-district de Bo Win, la nuit dernière, car il était soupçonné d'avoir été transformé en bordel ou plutôt en un endroit où des prostituées attendaient les clients.

Les tentatives antérieures de descente de police lutte avaient échoué car, à chaque fois, quelqu'un prévenait les délinquants et les forces de l'ordre faisaient chou blanc. Hier, la source qui prévenait les malfrats n'a pas pu le faire et la descente a été fructueuse.
 
Les autorités ont trouvés 31 Laotiennes et une Thaïlandaise.

Les femmes ont dit qu'elles venaient de Vientiane où elles n'avaient pas de travail. Elles sont venues en Thaïlande à la demande de deux amis pour procurer des prestations sexuelles en échange d'argent. C'est à dire 1000 thb la passe dont 300 thb pour la maman san.

Les clients qui savaient que des femmes se trouvaient dans ce local venaient en choisir une pour l'emmener dans un hôtel à bungalow de la région de Bo Win.

Les femmes arrêtées ont entre 20 et 25 ans.



https://www.thaivisa.com/forum/topic/1005338-laotian-women-arrested-for-selling-sex-in-sri-racha/
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Mon Dieu, que votre volonté soit fête !
(Frédéric Dard)