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Auteur Sujet: CHIANG MAI, c'est comment ?  (Lu 251806 fois)

Manu de Chiang Mai

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Re : CHIANG MAI, c'est comment ?
« Réponse #125 le: juin 06, 2019, 08:47:40 am »


J'ai pris hier un tuk tuk electrique à Chiang Mai afin d'essayer ce nouveau véhicule... Très agréable : totalement silencieux et rapide !... Et puis, pas de pollution !


Les GrabTukTuk électriques arrivent à Chiang Mai

L’application Grab permettra aux utilisateurs de se déplacer en tuk tuk électrique, à Chiang Mai, capitale du nord de la Thaïlande et deuxième ville du pays.

En partenariat avec le gouvernement thaïlandais et des organisations du secteur privé, l’application Grab a signé un protocole d’accord pour la création d’un réseau de mobilité intelligente à Chiang Mai.

Les co-signataires souhaitent proposer aux Thaïlandais des solutions de mobilité plus écologiques, sûres et efficaces.

Le partenariat public-privé vise à réduire de 35% l’utilisation de véhicules privés à Chiang Mai d’ici cinq ans, tout en améliorant la qualité de l’air et la circulation routière.


Favoriser une mobilité à moindre coût

L’application Grab permettra aux utilisateurs de se déplacer en tuk tuk électrique, à Chiang Mai, capitale du nord de la Thaïlande et deuxième ville du pays.

Grab s’engage à remplacer dans l’année 450 tuk tuks GPL par des tuk tuks électriques. Le nouveau service offrira de meilleures opportunités de revenus pour les conducteurs partenaires de GrabTukTuk Electric, économisant jusqu’à 80% des coûts du carburant.

Un conducteur de tuktuk GPL dépense en moyenne 6000 bahts de frais de carburant, contre 1400 bahts de chargement pour un tuk tuk électrique. En raison des avantages attribués à la réservation mobile, les conducteurs pourront bénéficier de la demande croissante de déplacements en tuk tuk.

Le GrabTukTuk viendra compléter la vaste gamme de services à la demande – JustGrab, GrabFood, GrabRodDaeng – déjà proposée par Grab aux habitants et touristes de Chiang Mai.


Une ville pilote et intelligente en devenir

Avec l’électrification des TukTuks à Chiang Mai, Grab souhaite développer les options de transports électriques en Thaïlande et soutenir les efforts du gouvernement thaïlandais pour un avenir de mobilité plus intelligent et durable.

Selon les statistiques du Laboratoire pour la Conservation de l’Énergie, un tuktuk électrique réduirait les émissions de gaz à effet de serre de 4,18 tonnes maximum par an.

L’entreprise s’associe également au gouvernement pour réduire l’utilisation de véhicules privés, dénoncée par des syndicats de transports publics, et favoriser celle des transports en commun à travers le pays.

“En tant que ville thaïlandaise, pilote et intelligente, Chiang Mai a lancé plusieurs projets visant à transformer tous les domaines de gestion de la ville.

Le réseau d’alliance de mobilité intelligente de Chiang Mai sera essentiel pour utiliser tout le potentiel des secteurs privés et public et faire de Chiang Mai l’une des premières villes intelligentes de Thaïlande” a déclaré Wirun Panthewee, gouverneur adjoint de Chiang Mai.



https://www.thailande-fr.com/tourisme/84829-les-grabtuktuk-electriques-arrivent-a-chiang-mai
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Re : CHIANG MAI, c'est comment ?
« Réponse #126 le: juin 06, 2019, 10:30:51 pm »


J'ai pris hier un tuk tuk electrique à Chiang Mai afin d'essayer ce nouveau véhicule... Très agréable : totalement silencieux et rapide !... Et puis, pas de pollution !

Les GrabTukTuk électriques arrivent à Chiang Mai



super... :clap   mais je suis qu'il y en a qui regretter le bruit... ;)
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" Les compliments, c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes, ça vient du coeur ".

Manu de Chiang Mai

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Re : CHIANG MAI, c'est comment ?
« Réponse #127 le: novembre 12, 2019, 09:24:07 am »


Davantage de chambres d’hôtels mais pas plus de touristes à Chiang Mai

Le nombre de touristes thaïlandais et étrangers s'étant rendu à Chiang Mai depuis le 1er janvier 2019 est resté inchangé, tandis que le nombre d'hôtels est passé de 2 200 / 2 300 en 2017 à 4 000, offrant 10 000 chambres de plus pour un total de 60 000, a déclaré La-Iad Bungsrithong, président de la Northern Thai Hotel Association.

La plupart des nouveaux hôtels sont de petits locaux situés dans la vieille ville et sur Nimmanhemin Road. Ils utilisent des plateformes en ligne telles que Airbnb pour promouvoir un hébergement de courte durée. Ils ont entraîné une augmentation des dépenses touristiques dans le segment premier prix du marché.

Onze millions de touristes thaïlandais et étrangers devraient se rendre à Chiang Mai cette année, soit une augmentation de 4% par rapport aux 10,5 millions enregistrés l’an dernier, les étrangers représentant 60% du total.

Les touristes en provenance de Chine continentale représentent jusqu'à présent 30% des visiteurs étrangers dans la province.


En ce qui concerne les touristes thaïlandais, les réservations d’hôtels restent timides en raison du ralentissement économique et du renforcement du baht, ce qui pousse les Thaïlandais à se rendre à l’étranger dans des pays tels que la Corée du Sud et le Japon, qui deviennent moins chers que par le passé.

Pour le festival Loy Krathong, un événement majeur à Chiang Mai, les réservations d’hôtel ont augmenté seulement le jour de Loy Krathong (le 11 novembre), alors que l'an passé les réservations avaient augmenté durant 3 jours.



https://fr.thaivisa.com/forum/topic/14769-davantage-de-chambres-d%E2%80%99h%C3%B4tels-mais-pas-plus-de-touristes-%C3%A0-chiang-mai/?fbclid=IwAR2c7zNXScK4YVvKp_xHJg1QpTdsGKZrR_rAGYHVzTCryEahKd9hiTCMtlY
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Manu de Chiang Mai

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Re : CHIANG MAI, c'est comment ?
« Réponse #128 le: novembre 13, 2019, 09:56:16 am »


Thomas Baude: “Les Français posent très peu de problèmes à Chiang Mai”

Doyen des consuls honoraires à Chiang Mai, Thomas Baude évoque son rôle au sein de la communauté française et les changements au sein de celle-ci, une communauté qui fait face à peu de problèmes.

Né à Bangkok, Thomas Baude a passé presque toute sa vie en Thaïlande. Après un début de carrière à l’Alliance française de Bangkok en tant que professeur de français, il est venu s’installer à Chiang Mai à la fin des années 1980 pour assurer la fonction de directeur de l’Alliance française de Chiang Mai et depuis 1995, il est consul honoraire dans la Rose du nord, une ville qu’il affectionne beaucoup, en particulier pour la gentillesse et l’amabilité de la population locale.


Qu’est-ce qui vous a amené à devenir consul honoraire de l’ambassade de France à Chiang Mai ?

Je travaillais comme professeur de français à l’Alliance française de Bangkok, à un moment donné, ils ont eu besoin de quelqu’un à Chiang Mai, j’étais le seul volontaire. Il faut dire que j’avais le bon profil, j’étais célibataire, je parlais un peu le thaïlandais, donc j’ai pris mes fonctions à l’Alliance française de Chiang Mai à la fin des années 1980 en enseignant le français et en organisant des animations.

En 1995, l’ambassade de France m’a demandé si je pouvais prendre la fonction de consul honoraire en remplacement de monsieur Vals, qui avait été le premier consul honoraire à Chiang Mai. En fait, j’assurais déjà un peu cette fonction sans avoir le titre. À l’époque, il n’y avait pas 50 avions par jour avec Bangkok, donc il m’arrivait d’aller visiter les expatriés français, d’identifier des touristes décédés…


Quel est votre rôle aujourd’hui ?

Nous avons un rôle de lien entre l’ambassade et les autorités locales ainsi qu’entre l’ambassade et la communauté française. Comme nous sommes sur place, nous connaissons les gens, le chef de la police ou le gouverneur, cela facilite les relations.

Mais surtout, j’assure une permanence tous les matins de 10h à 12h à l’Alliance française de Chiang Mai. En général, les Français viennent me voir pour obtenir des certificats de vie, faire légaliser des papiers ou des traductions, même pour les Belges.

Et bien sûr, je suis joignable 24h/24 s’il y a un pépin. Souvent, c’est l’ambassade qui m’appelle, parfois la police locale, à 4 heures du matin pour me dire qu’il y a eu une bagarre, un mort ou un accident de bus. Les appels au milieu de la nuit, ce ne sont jamais de bonnes nouvelles. Après, nous pouvons nous retrouver à accueillir l’équipe de rugby de Saint-Cyr qui vient affronter pour un match amical l’armée thaïlandaise et là, on s’amuse!

Parfois je prends aussi le rôle de confesseur.


Vous pouvez fournir des documents aux Belges ?

Il devrait y avoir prochainement un consul honoraire belge. En attendant, il m’arrive de tamponner des documents, à partir du moment où le ressortissant fait partie de l’Union européenne. Le consulat de Belgique m’a déjà appelé en me demandant d’aller rendre visite à un Belge pour m’assurer qu’il était toujours vivant.

À Chiang Mai, nous sommes une vingtaine de consuls honoraires et je suis le doyen. Entre nous, on s’entend assez bien et on s’entraide entre les consuls de l’Union européenne. Si l’un de nous n’est pas disponible, il peut donner ses tampons à un autre consul pour valider les documents. En fait, il ne devrait y avoir qu’un seul consul avec une équipe de secrétaires pour l’Union européenne.


Qu’est-ce qui a changé au sein de la communauté française en 25 ans ?

La population française a un peu changé et les problématiques ne sont plus les mêmes. Aujourd’hui, il y a environ 800 Français inscrits à Chiang Mai, auxquels il faut ajouter environ 500 non-inscrits et les touristes de passage. La majorité des Français sont retraités, il y en a de plus en plus parce que Chiang Mai est une ville très agréable, mais il y a aussi des professionnels qui travaillent pour différentes entreprises françaises à Lamphun ou dans les call-centers, et puis il y a aussi des restaurateurs, des boulangers-pâtissiers, des hôteliers, etc.

En 1995, il y avait beaucoup plus de problèmes avec les touristes et les jeunes à cause de la drogue : overdose, trafic, consommation, etc. À l’époque, j’effectuais plus de visites à la prison que maintenant. Actuellement, il n’y a qu’un seul Français à la prison de Chiang Mai, pour une histoire de drogue justement, il a pris 30 ans! Mais il n’est pas seul, il a de la famille ici. Mon rôle en tant que consul, c’est d’intervenir quand les gens sont seuls, on sert de relais avec la famille.


Quelles sont les problématiques que vous rencontrez aujourd’hui ?

Il n’y a pas vraiment de problèmes. Il y a trois mois, le chef de l’immigration m’a confié que les Français étaient la population qui posait le moins de problème à Chiang Mai, j’étais le premier étonné!

Pendant la saison touristique, nous rencontrons plus de problèmes avec les touristes, généralement pour cause de perte ou de vol de passeports. Je touche du bois, il y a assez peu d’accidents de la route avec des Français.

Récemment, beaucoup de Français ont paniqué avec les changements de régulations quand les ambassades britanniques et américaines ont cessé de délivrer les certificats de revenus. Le TM30 a aussi suscité quelques inquiétudes même si c’est retombé depuis. La Thaïlande, c’est la politique du bambou, il y a toujours une flexibilité.


Quelles sont les activités que vous organisez à l’Alliance française de Chiang Mai ?

Nous organisons des cours de français. Actuellement, toutes classes confondues, nous avons 300 étudiants. De plus en plus de nos étudiants sont des épouses thaïlandaises ou des futures épouses. Nous projetons également un film par semaine, il y a une bibliothèque et nous mettons en place des expositions de temps en temps, même si c’est plus rare.


Vous êtes en Thaïlande depuis 40 ans, quels sont les changements majeurs que vous avez pu observer ?

Je trouve qu’à Chiang Mai, la population locale n’a pas du tout changé, elle est toujours aussi gentille et aimable. L’aspect de la ville a par contre beaucoup changé, les condominiums, les centres commerciaux ont poussé dans tous les sens. Le trafic routier a considérablement augmenté. Avant, la route de Thapae était une deux voies, beaucoup de routes étaient en terre et inondées en saison des pluies, il n’y avait pas de trottoirs, il y avait des serpents partout!

Je suis né à Bangkok en 1955, mon père travaillait pour le quai d’Orsay et je suis resté dans la capitale thaïlandaise jusqu’en 1964 avant de partir pour la France et de revenir à Bangkok en 1979. Entre 1964 et 1979, j’ai trouvé que la ville n’avait pas beaucoup changé mis à part un ou deux immeubles. Le grand changement, c’est l’urbanisme depuis la fin des années 1980.


https://lepetitjournal.com/bangkok/thomas-baude-les-francais-posent-tres-peu-de-problemes-chiang-mai-267576?fbclid=IwAR2zwkl8ypLpzH5i-7W63PuWveJuf8q8lkbJssbeQttU8wxUs3diShpGDSQ
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Manu de Chiang Mai

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Re : CHIANG MAI, c'est comment ?
« Réponse #129 le: janvier 05, 2020, 08:48:02 am »


Thai Sakura (cerisiers en fleur). Lorsque la Thaïlande du Nord se pare de rose

Chiang Mai en rose ! Comme chaque année, le rose embellit les publications Facebook au gré de la floraison des cerisiers (de mi-décembre au tout début de mois de février). C’est un des trois rituels annuels liés à la (toute relative) saison froide ici au nord de la Thaïlande : l’observation des cerisiers en fleur. Au même titre que la cueillette des fraises (si, si) et la visite du Doi Inthanon dans le brouillard avec parfois du givre.

Dans cet article, on vous parle botanique, on évoque l’imaginaire asiatique en lien avec les cerisiers mais surtout, on vous dévoile les divers endroits où vous pourrez en admirer, autour de Chiang Mai et plus généralement en Thaïlande du nord. Avec les derniers clichés pris dès ce mois de décembre 2019.

Prunus serrulata. C’est son nom savant. Une espèce de cerisier originaire d’Asie (Japon, Corée et Chine), arbre d’ornement prisé pour sa splendide floraison. En français, il est appelé cerisier du Japon. Il en existe de nombreuses variétés et cultivars. Sa floraison abondante est un événement naturel spectaculaire. Les pétales de ces fleurs tombent, ou plutôt « se dispersent ». Et ne cherchez point les cerises : ses fleurs sont stériles; elles ne produisent donc pas de fruit !


Sakura et caractère éphémère de la vie…

… éphémère comme la beauté ! Au Japon, d’où sont originaires ces cerisiers, le caractère transitoire de la floraison du sakura – une impermanence chère aux bouddhistes – est utilisé depuis des siècles comme métaphore afin de souligner le caractère fugace de la beauté mais aussi de la vie. Le sakura sert ainsi à expliquer l’important concept esthétique japonais qu’est le mono no aware (« la sensibilité pour l’éphémère »). Chaque année, les Japonais se passionnent pour le sakura zensen, le front de floraison des cerisiers, du sud au nord de l’archipel. Et cette « contemplation des fleurs » (hanami en japonais) gagne peu à peu les Thaïlandais et les touristes de passage ici au nord de la Thaïlande. Qui sait si au fil des ans cette floraison n’inspirera pas les artistes siamois…

Vous l’aurez deviné, cette activité est bien évidemment l’occasion de réaliser des selfies à n’en plus finir, clichés où le rose est roi.

Mais aux yeux des Thaïlandais, la fleur de cerisier (ดอกพญาเสื่อโคร่ง) représente bien plus que le seul plaisir visuel que sa floraison procure. Elle est utilisée dans plusieurs desserts (ขนม, khanom), permet de créer de nouveaux macarons (มาการอง), est infusée pour donner une délicieuse boisson (ชาซากุระ). Et bien entendu employée dans la parfumerie (นำ้หอม). Il va de soi que les fleuristes ne peuvent qu’être emballés par la joliesse de cette fleur, à l’image de Chong Ibss, designer floral.

Le cinéma, quant à lui, s’est déjà emparé du romantisme qu’inspire les lieux arc-en-ciélisés par cette beauté naturelle, tout éphémère soit-elle. Ainsi, la série TV Rak Nakara (รากนครา), tirée du roman d’amour de Piyaphon Sakkasem, a été tournée au Doi Inthanon, plus haut sommet de Thaïlande, qui cache en son sein quelques intéressants spots.


Khun Chang Kian (Doi Pui)

C’est le spot le plus proche de la Rose du Nord, à 30 kilomètres de Chiang Mai (comptez une heure de route montagneuse). Beaucoup s’en approchent en visitant le très vénéré – et très visité – temple bouddhiste du Doi Suthep. Mais peu s’y rendent, hélas, trois fois hélas. Il s’agit plus précisément du Centre de recherche et de formation agricole (สถานีวิจัยและศูนย์ฝึกอบรมเกษตรที่สูงขุนช่างเคี่ยน). Durant la floraison des cerisiers, vous pourrez profiter d’un petit marché tenu par les habitants du coin. Et goûter également aux délicieuses fraises produites dans la région. L’endroit se trouve au Doi Pui (c’est le nom de la montagne), en continuation du Doi Suthep, le sommet qui le précède, peu avant le village Hmong qui met fin à la route 1004, 1 kilomètre plus loin, Khun Chang Kian.

Ici, vous êtes en pays hmong, une des ethnies minoritaires de la région. Ne vous étonnez pas de voir de jeunes enfants habillés de manière traditionnelle. Nous vous recommandons vivement d’y aller. Avant ou après la visite des cerisiers, mais allez visiter ce village ! Vous y rencontrerez des Hmong affairés à la récolte et au séchage du café (en janvier, après la récolte), spécialité locale qu’il vous faudra goûter, forcément.

En revenant, vous ne manquerez pas le joli point de vue qu’offre le Doi Pui (à moins que vous ne l’ayez déjà aperçu sur la gauche en arrivant). En montant, on vous rend encore attentif à la bifurcation, quelque peu après le palais Bhuping :  à gauche le village touristique de Doi Pui et à droite le village Hmong de Baan Khun Chang. L’accès à tous les sites susmentionnés est gratuit.


Pas moins de 3 spots de cerisiers au Doi Inthanon

Le Doi Inthanon (ดอยอินทนนท์ en thaïlandais), est particulier pour tout Thaïlandais qui se respecte : ses 2565 mètres représentent le plus haut sommet du pays. Il porte le nom d’un ancien prince du Lanna, Intha Witchayanon, le dernier roi de Chiang Mai, qui repose près du sommet. C’est là que vous admirerez les plus belles cascades de la Thaïlande du nord, ce qui en fait un site touristique populaire – Mae Ya en est la plus attrayante. L’Inthanon est la source de nombreux cours d’eau qui viennent alimenter la rivière Ping, tributaire de la Chao Phraya. Un parc national qui couvre un peu moins de 500 km2 protège des forêts de pins et de tecks. On y trouve des roses sauvages, notamment les « roses de mille-années ». Mais aujourd’hui, on vous en parle parce qu’il recèle pas moins de trois emplacements où vous pourrez y admirer des cerisiers en fleur (l’entrée peut être payante en fonction de l’endroit par où vous accèderez aux sites, THB 30.- pour les Thaïlandais, THB 300.- pour les touristes étrangers).


Khun Wang – Royal Project Development Center

A 82 km au sud-ouest de Chiang Mai (par la route 3035 puis 1013), soit plus de 2 heures de route. Situé au nord du parc national du Doi Inthanon, le Centre de développement Khunwang du Projet Royal (ศูนย์พัฒนาโครงการหลวงขุนวาง).

Si la splendeur des cerisiers en fleur vous ensorcelle, vous pourrez alors dormir au cœur de cette exubérante floraison. Au Popo Pinpin par exemple, géré par Khun Ou, de son vrai nom Waraporn Ariyasapwattana. Ses nombreuses publications FB devraient vous titiller (ici, ici, ici, ici et encore là).

Et ils sont nombreux les amateurs de la Rose du Nord à se rendre sur le site. Vous trouverez quelques magnifiques photographies par ici : Paisan Tinnachatarak, Aew Dee Review et Chom Thong Chiang Mai. Parmi les nombreuses publications de cette dernière page FB, nous en avons sélectionnées deux : une première et une seconde.


Doi Pha Thung

Il s’agit d’une ferme où paissent des moutons (ผาตั้ง ดอยอินทนนท์ en thaïlandais). Toujours aux alentours du Doi Inthanon donc, dans le district de Chom Thong. Son nom ? Doi Pha Thung (ou Doi Pha Tang). Emplacement précis sur Google Maps et sur Facebook.


École de Ban Khun Klang

Un endroit moins fréquenté que les deux précédents. Emplacement sur Google Maps. Les photos de Baag Klong vous en donneront une idée.

Vous l’aurez compris, autour de Chiang Mai, le parc national du Doi Inthanon tient la vedette en matière de floraison des cerisiers. Les deux pages Facebook indispensables pour profiter du spectacle sans bouger de chez soi sont celles-ci : celle du Doi Inthanon et celle du district de Chom Thong. Le mieux étant bien entendu de se rendre sur place 😏


Khun Mae Ya

À ne pas confondre avec la cascade de Mae Ya, sise au parc national du Doi Inthanon ! Khun Mae Ya, du côté de Pai, dans la province de Mae Hong Son. L’endroit se trouve à plus de 100 km de Chiang Mai (comptez plus de 2h30 de route en empruntant la route 107 puis la 1095 vers Pai). Il s’agit plus précisément du Bureau de gestion des bassins hydrographiques (หน่วยจัดการต้นน้ำขุนแม่ยะ). Emplacement sur Google Maps. Et un article avec des photos.

Signalons également quelques cerisiers pour qui se rend à Pang Ung, dans cette même province voisine de Mae Hong Son, où une retenue d’eau forme un joli lac. C’est un endroit bucolique surnommé “la petite Suisse de Thaïlande” où les vacanciers aiment s’y rendre pour y camper et les photographes pour y prendre de romantiques clichés.


Doi Mae Ta Man & Mon Ngo

Peut-être viendrez-vous ici pour les cerisiers en fleur. Mais c’est la vue somptueuse sur le Doi Chiang Dao, une montagne proche de la frontière birmane qui culmine à 2 175 m d’altitude, qui attire les amateurs de nature. C’est le 3e plus haut sommet de Thaïlande. Imposante masse karstique, toujours sombre.

Légèrement plus au sud, vous trouvez le Mon Ngo (ยอดดอยม่อนเงาะ, mon en langue du nord correspond à montagne). L’on peut camper au haut de la montagne, sur une place aménagée (THB 30.- l’entrée, THB 10.- pour le parking). À défaut, plusieurs homestay vous accueilleront au village. On rejoint le sommet à proprement parler, vertigineux, en moins de 10 minutes de marche. Quelques cerisiers ont été plantés là.


Parc national du Doi Ang Khang

Floralies ! C’est ici que les vrais passionnés de la floraison des cerisiers se retrouvent. À la station agricole royale du Doi Ang Khang (ดอยอ่างขาง, on vous rappelle que doi signifie montagne dans la langue du nord). Ils y dorment souvent la nuit, profitant ainsi d’émouvants levers de soleil. À 160 km au nord de Chiang Mai, à la frontière avec la Birmanie. Comptez plus de 3 heures de route par la route 107 puis la 1249 (les motards privilégieront la route 1178 puis la 1340).


Et ailleurs en Thaïlande

Évidemment, Chiang Mai n’est pas la seule région du Nord à offrir ce somptueux spectacle floral !

La province voisine de Chiang Rai n’est pas en reste avec la route menant au Doi Pha Tang (ดอยผาตั้ง), district de Wiang Kaen. Jetez un œil à cet article avec quelques photos et d’autres magnifiques clichés. Autres cerisiers en fleur du côté de Doi Mae Salong et au Doi Chang.

Plus près de Chiang Mai, il y a également le parc national de Khun Jae, plus précisément le district de Wiang Pa Pao, toujours dans la province de Chiang Rai, qui vous permet d’admirer des sakura. En voici quelques photos et la page Facebook.

Les habitants de la province de Nan se rendent, eux, au parc national Khun Sathan. Et ceux de la province de Phayao doivent grimper pour admirer les cerisiers du Phi Chu Fah. Plus d’informations dans cet article en anglais.

Du côté de Lampang, il faut se rendre au parc national de Chae Son, au village de Paa Miang. Emplacement sur Google Maps et page Facebook. Quelques photos, toujours aussi belles.

Celles et ceux parcourant l’Isan pourront se rendre dans la province méconnue de Loei. Ici, la référence est le Phu Lom Lo (จุดชมวิว ภูลมโล), dans le district de Dan Sai (connu pour son Festival des Esprits, phi ta khon). Emplacement sur Google Maps et sur Facebook. Avec les détails communiqués par l’Office du tourisme de Phitsanulok.


Les blogueurs en rose

Les blogueuses et les blogueurs s’en donnent à cœur joie durant cette floraison, aussi éphémère soit-elle. Ils restituent une ambiance ma foi des plus romantiques. Relevons le beau travail photographique de quelques-un(e)s d’entre eux :

- Charlie on Travel à Baan Khun Chang Kian (Doi Pui);
- Mariana Klai Baan Trip (à Khunwang);
- I Am Season;
- Faloo Mi.

Jira Traveler nous offre un superbe album-photo de divers spots que nous avons évoqués dans notre article.

Si cela ne devait pas vous suffire, vous pouvez rejoindre un groupe Facebook du nom de cette fleur en langue thaïlandaise (ชื่นชอบโลกสีชมพู « พญาเสือโคร่ง » qu’on pourrait traduire par “Tigre Royal”) : il y a là des photos de cerisiers à foison puisque dit groupe regroupe les amateurs de cerisiers thaïlandais. Attention à l’overdose !


Y aller, ou pas ?

Alors, faut-il absolument se rendre là où les sakura thaïlandais fleurissent ? Si vous en faites votre destination unique, vous risquez d’être quelque peu déçu : le spectacle floral de Chiang Mai et du nord de la Thaïlande n’est pas celui du Japon ! En revanche, si votre but est de faire une balade à la journée incluant d’autres attractions, alors les cerisiers en fleur et la dispersion de leurs pétales égaieront joyeusement votre randonnée. Et vous en reviendrez apaisé, le sourire aux lèvres, les yeux enrosés 🤩

En fonction de la date de votre séjour, peut-être pourrez-vous faire d’une pierre deux coups. La fameuse Fête des Fleurs de Chiang Mai se déroule en effet tous les premiers week-ends du mois de février… De quoi vous enchanter durablement.



https://cmdecidela.com/2018/01/29/thai-sakura-lorsque-la-thailande-du-nord-se-pare-de-rose/
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