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Auteur Sujet: L'etranger : bouc emissaire ????  (Lu 3450 fois)

Cat

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L'etranger : bouc emissaire ????
« le: septembre 01, 2009, 11:35:33 am »

Bonjour a tous,

Je viens de lire cet article.......

Qu'en pensez-vous?

SOCIETE - Terres arables : les étrangers en ligne de mire !             
mardi 25 août 2009

Les étrangers volent-ils la terre des Thaïlandais ? Le débat enflamme l’ensemble de la presse locale. Malgré des lois strictes, qui font de la terre un bien national inaliénable, les fermiers thaïlandais s’estiment lésés. Mais jusqu’à quel point les étrangers sont-ils à blâmer ?
(Photo Jean-Louis Duzert)

"Les étrangers vont prendre notre argent, nos emplois, nos femmes et nos terres !" Cette diatribe n’émane pas d’un blog ou d’une émission de télé-réalité, mais de l’éditorialiste de Guru, supplément hebdomadaire du Bangkok Post. La peur de l’étranger est relayée par l’ensemble de la presse locale depuis quelques semaines. En temps de crise, comme ailleurs, il est habituel qu’il devienne un bouc-émissaire. On se souvient qu’il avait déjà insidieusement introduit la grippe A-H1N1 dans le royaume ou qu’en raison de son hygiène douteuse, les trains thaïlandais se retrouvaient infestés de punaises l’an dernier. On apprend aujourd’hui que l’étranger, ce fourbe, volerait la terre des fermiers thaïlandais, pour construire des villas ou faire pousser du riz destiné à l’export. "Les étrangers détiennent 90% des terres le long de la côte à Phuket !" titrait encore hier le Bangkok Post. Complices, les juristes thaïlandais les auraient aidés "à trouver les failles du système", pointe un rapport du Thailand Research Fund.


Visites diplomatiques contre terres arables.

En théorie, un étranger n’a aucun moyen légal de posséder la terre en Thaïlande. Il apparait cependant que des particuliers et des entreprises aient réussi à contourner la loi (lire plus bas, à ce sujet, "Des lois rigides mais contournées"). La grande peur de l’étranger vient surtout de ces visites diplomatiques en provenance du Moyen-Orient. Depuis quelques années, certaines nations approchent les autorités thaïlandaises pour obtenir des concessions, l’idée étant d’assurer la sécurité alimentaire de leur pays en exportant du riz produit dans le royaume. La Banque Al Salam de Bahrein a par exemple signé un accord controversé avec l’entreprise agroalimentaire thaïlandaise CP Food. Inquiétés par ce possible grignotage du foncier national, beaucoup accusent le Land Department, une branche du ministère de l’Intérieur, de fermer les yeux sur ces pratiques pour favoriser les investissements étrangers dans d’autres secteurs. "Nous ne pouvons pas contrôler toutes les acquisitions, se défend Anuwat Maytheewibulwut, le directeur du Département. Mais nous enquêtons lorsque nous recevons une plainte".


Officiels corrompus et Révolution verte.

Le gouvernement d’Abhisit Vejjajiva, déjà en difficulté, se retrouve encore ici dans une situation délicate : il doit, tout en conservant une image patriotique, contenter les investisseurs étrangers dont la Thaïlande a cruellement besoin pour relancer son économie. Pour calmer les esprits, le Department of Special Investigation (DSI) a lancé une enquête sur les transactions de quatre compagnies thaïlandaises d’Ayutthaya, propriétaires de 10,000 raïs de terres arables. "C’est une chose de vouloir protéger les petits producteurs, mais utiliser des ressorts de xénophobie pour éviter d’aborder les vrais problèmes, c’en est une autre !", tonne Sanitsuda Ekachai, rédactrice en chef adjointe du Bangkok Post. Elle estime que la "Révolution verte" imposée aux paysans il y a 40 ans pour permettre au royaume de devenir le premier exportateur de riz au monde, est davantage responsable des difficultés actuelles des paysans : encouragés à pratiquer la monoculture, à grand renfort de pesticides coûteux, ces derniers ont peu à peu tué la poule aux œufs d’or. Pour sauver les petits producteurs, écrit-elle, il faudrait déjà s’attaquer à cette "agriculture destructrice" et aux "officiels corrompus" qui délivrent, à de gros propriétaires thaïlandais et étrangers, des titres de propriété illégaux.

Marie NORMAND (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mardi 25 août 2009


Des lois rigides, mais contournées.

De l’Algérie à l’Ukraine, de nombreux pays ont, comme la Thaïlande, mis en place des régimes de propriété foncière restrictifs. Dans le royaume, la terre est considérée comme un bien national inaliénable. En théorie, il est donc impossible pour un étranger de posséder une terre, même en passant par un mariage : le citoyen thaïlandais est tenu de signer un contrat stipulant qu’il reste l’unique propriétaire du foncier détenu par le couple. Même dans le cas d’un héritage, précise Alexandre Dupont, directeur du cabinet Law Solutions, le survivant n’hérite que de la valeur du bien : il a un an pour vendre la terre et récupérer le prix de la vente. Seul l’étranger qui a investi 40 millions de bahts dans certains secteurs d’activité peut, à la rigueur, obtenir un seul "raï" de terre (1.600m2), dans des zones clairement délimitées, pour y placer une résidence. L’agriculture est de toute façon réservée aux citoyens thaïlandais selon le Thailand’s Foreign Business Act (1999). Mais les "combines" utilisées par les quelques investisseurs - notamment chinois et saoudiens - pour posséder de fait quelques hectares sont multiples. Certaines exploitations agricoles locales acceptent de leur confier la gestion de leurs terres en échange de contrats juteux ou d’achat de matériel dernier cri. Autres possibilités : acheter un terrain par l’intermédiaire d’un citoyen thaïlandais, payé annuellement comme prête-nom, ou investir massivement dans les capitaux d’une compagnie locale propriétaire de terres arables (que l’étranger ne pourra pas détenir à plus de 49%).

M.N (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mardi 25 août 2009[/color]
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'etranger : bouc emissaire ????
« Réponse #1 le: septembre 01, 2009, 11:44:13 am »


Je pense que certaines personnes ont du lire ce genre d'article en Allemagne dans les années 30... "Les juifs prennent nos terres, etc..."

C'est d'une grande stupidité... et puis surtout, c'est faux !... Les étrangers ne peuvent pas acheter de terres en Thaïlande et, à preuve du contraire, une terre achetée par un Farang au nom d'une Thaïlandaise appartient à cette dernière !

Encore une manipulation nationaliste... Rappelons-nous que le parti politique de l'ancien 1er ministre Thaksin, populiste et démagogue, s'appelait "Thai rak Thai" ("Les Thaïs aiment les Thaïs")... et que ce parti, chassé par les militaires, donne encore de la voix grâce aux mobilisation des "Chemise Rouges" qui en sont l'émanation...

Je ne crois pas que le futur de la Thaïlande, ni d'ailleurs d'aucun pays, puisse se construire sur la critique systématique de l'étranger à une époque où les échanges internationaux sont devenus une nécessité !...
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Cat

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Re : L'etranger : bouc emissaire ????
« Réponse #2 le: septembre 02, 2009, 08:42:20 am »

Les autorites thaies remettent regulierement en question l'acquisition de proprietes par "les epouses".....
Pour preuve, l'article qui suit :


Le Land Department précise sa position sur les étrangers
Jeudi 18 juin 2009


Il y a quelques semaines, un fonctionnaire du Land Department avait provoqué une mini panique parmi les expatriés en Thaïlande, en déclarant que les acquisitions de terres par l’épouse Thaïe d’un étranger pourraient être remises en question.

L’interview de ce fonctionnaire précisait, sans vraiment donner de détails, qu’il s’agissait de vérifier si l’argent venait bien de la femme ayant la nationalité thaïlandaise, et qu’elle n’agissait pas en tant que “nominee”. Cette assertion avait provoqué une avalanche de commentaires sur les forums de plusieurs sites internet anglophones consacrés à la Thaïlande (dont celui du Bangkok Post) : d’où sans doute la petite mise au point publiée dans le Bangkok Post, par le directeur du Land Department lui même.

Première précision : le Land Department n’a pas pour politique de contrôler de manière systématique les acquisitions dont l’utilisation illégale de “nominee” thaïlandais  pour le compte d’acheteurs étrangers est suspectée, précise le directeur général Anuwat Maytheewibulwut.

Nous devons respecter les droits de la personne et assumer que  les gens ne font pas de fausses déclarations aux fonctionnaires. Les cas de révocation de propriété d’un terrain  se produisent lorsque une plainte ou un conflit, est portée à l’attention du ministère. Nous n’avons pas de temps de vérifier chaque transaction, mais nous allons enquêter en cas de plainte


Les étrangers n'ont pas le droit de posséder de terres en Thaïlande

Chaque année, les Land Department traite 5,5 millions de transactions liées à des terres et reçoit environ 1000 plaintes. Le code de la propriété thaïlandais prévoit qu’un étranger ne peut détenir de terres en Thaïlande, sauf à de rares exceptions. Un étranger peut cependant être héritier d’une terre transmise par un Thaïlandais, ou devenir lui même propriétaire (1 raï maximum) à condition d’investir au minimum 40 millions de bahts (environ 820000 euros) pendant cinq ans en obligations du trésor thaïlandais, ou dans certains fonds de placements ou valeurs approuvées par le Board of  Investment.

En pratique, les étrangers se dirigent plutôt vers l’acquisition de condominium (appartements en copropriété), pour lesquels l’acquisition reste légale et de manière assez simple, mais dans la limite de 49% des parts de l’immeuble.
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Manu (de Chiang Mai)

  • Invité
Re : Re : L'etranger : bouc emissaire ????
« Réponse #3 le: septembre 02, 2009, 10:06:17 am »


L’interview de ce fonctionnaire précisait, sans vraiment donner de détails, qu’il s’agissait de vérifier si l’argent venait bien de la femme ayant la nationalité thaïlandaise, et qu’elle n’agissait pas en tant que “nominee”.


Si l'on résonne deux secondes de façon empirique, on sait que:

- La grande majorité des expatriés mariés avec des Thaïlandaises ont connu leurs épouses dans des bars, des boites de nuits ou autres lieux similaires (Bangkok, Pattaya, Samui, Phuket, etc...)...

- La grande majorité de ces jeunes femmes travaillant dans ces lieux appartiennent à des familles pauvres (vivants le plus souvent dans le Nord ou dans le Nord-Est - Isan), ce qui est logique...

- Etant donné que ces femmes sont de familles pauvres, elles n'ont évidemment pas d'argent leur appartenant en propre !

- Il est donc évident que l'argent avec lequel elles achètent des terres ou des maisons après leur mariage, provient de leurs époux...

Mais, je ne vois vraiment pas où est le problème ?

Quelque-soit la provenance de l'argent, les papiers de vente sont rédigés au nom de l'épouse, donc d'une Thaïlandaise !...

Où veulent en venir les fonctionnaires thaïs qui dénoncent ces procédés ? ? ?

 :-\
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Manu (de Chiang Mai)

  • Invité
Re : L'etranger : bouc emissaire ????
« Réponse #4 le: septembre 10, 2009, 08:25:54 am »


Thaïlande : haro sur les étrangers ?


Pour un pays qui n’a jamais été colonisé, la Thaïlande entretient avec les étrangers des rapports assez …. étranges. Récemment une série d’articles sur le régime de propriété des terres par les étrangers a donné lieu à des polémiques et à des prises de positions contradictoires.

La loi en Thailande en ce qui concerne la terre se résume assez à une règle que l’on peut énoncer simplement : les étrangers n’ont pas le droit de posséder de terres en Thaïlande.

Récemment l’attention des médias s’est concentrée sur une série de nouvelles en rapport avec la propriété de terres agricoles (essentiellement destinées à la riziculture) par de riches investisseurs étrangers en provenance des pays du Golfe. Cette série a suscité une bonne dose d’ardeur nationaliste, bien que des preuves concrètes manquent encore à la démonstration.

Selon ces articles, les étrangers – principalement ceux des pays pétroliers arabes – achètent des rizières dans les campagnes et recrutent des locaux pour cultiver la terre afin d’assurer un approvisionnement en riz suffisant pour leur pays. Les étrangers qui font ce genre d’opération passent par des sociétés qui sont, en théorie, constituées avec un actionnariat majoritairement Thai. En pratique il existe des montages juridiques pour assurer à l’actionnaire minoritaire étranger un contrôle de fait sur son investissement.

Le problème avec ce type de montage, c’est que son utilisation est très répandue dans tous les domaines de l’économie, et que de part son opacité elle alimente tous les fantasmes sur l’invasion des étrangers. A vrai dire la rigidité et le protectionnisme des lois thaïlandaises ne laissent guère d’autre choix que d’en passer par ces procédures complexes.

Dans le domaine de l’immobilier, ce type de montage est très fréquent. Si la loi thaïlandaise interdit aux étrangers de posséder des terres , les moyens de la contourner sont nombreux, en tête desquels le recours à des prête-noms (nominees). Afin de mesurer l’ampleur du phénomène, le Fonds de recherche de Thaïlande a conduit une étude dont le Bangkok Post a publié les principales conclusions. Selon cette étude, à Phuket, 90 % des terrains bordant les plages seraient la propriété d’étrangers. La méthode qui a permis d’obtenir ce chiffre, n’est cependant pas précisée, pas plus que la forme juridique de ce droit de propriété.

La règle qui interdit aux étrangers de posséder de la terre, ou d’être actionnaire majoritaire dans une société, ne laisse en fait que deux catégories de choix pour les étrangers qui souhaitent une installation à long terme : la signature d’un lease (location à long terme) dont la durée est limitée à 30 ans, et l’achat d’un appartement en copropriété dans un immeuble (condominium). En pratique, les étrangers se dirigent plutôt vers l’acquisition de condominium, pour lesquels l’acquisition reste légale et de manière assez simple, mais dans la limite de 49% des parts de l’immeuble.

Cependant l’achat d’une maison sur un terrain est aussi une solution, mais elle doit se faire de façon à ne pas enfreindre la loi qui interdit aux étrangers de posséder des terres.

Il y a quelques mois, un fonctionnaire du Land Department avait provoqué une mini panique parmi les expatriés en Thaïlande, en déclarant que les acquisitions de terres par l’épouse Thaïe d’un étranger pourraient être remises en question.

L’interview de ce fonctionnaire précisait, sans vraiment donner de détails, qu’il s’agissait de vérifier si l’argent venait bien de la femme ayant la nationalité thaïlandaise, et qu’elle n’agissait pas en tant que “nominee”. Cette assertion avait provoqué une avalanche de commentaires sur les forums de plusieurs sites internet anglophones consacrés à la Thaïlande (dont celui du Bangkok Post) : d’où sans doute la petite mise au point publiée dans le Bangkok Post, par le directeur du Land Department lui même.

Première précision : le Land Department n’a pas pour politique de contrôler de manière systématique les acquisitions dont l’utilisation illégale de “nominee” thaïlandais pour le compte d’acheteurs étrangers est suspectée, précise le directeur général Anuwat Maytheewibulwut.

Nous devons respecter les droits de la personne et assumer que les gens ne font pas de fausses déclarations aux fonctionnaires. Les cas de révocation de propriété d’un terrain se produisent lorsque une plainte ou un conflit, est portée à l’attention du ministère. Nous n’avons pas de temps de vérifier chaque transaction, mais nous allons enquêter en cas de plainte.

Chaque année, le Land Department traite 5,5 millions de transactions liées à des terres et reçoit environ 1000 plaintes. Le code de la propriété thaïlandais prévoit qu’un étranger ne peut détenir de terres en Thaïlande, sauf à de rares exceptions. Un étranger peut cependant être héritier d’une terre transmise par un Thaïlandais (mais il a ensuite obligation de la revendre…), ou devenir lui même propriétaire (1 raï maximum) à condition d’investir au minimum 40 millions de bahts (environ 820000 euros) pendant cinq ans en obligations du trésor thaïlandais, ou dans certains fonds de placements ou valeurs approuvées par le Board of Investment.

Peu de pays ont des conditions aussi restrictives que la Thaïlande concernant les étrangers et la propriété foncière : au Vietnam la durée des lease peut être de 50 ans, et jusqu’à 99 ans au Cambodge.

Ces conditions assez dissuasives visent plus à maintenir les apparences qu’autre chose : en théorie la Thailande est un pays qui appartient à 100% aux Thaïlandais, et elle n’a donc pas besoin du capital et des investissements étrangers. Mais qui peut encore raisonnablement croire à cette fable, surtout dans un pays dont l’économie dépend à 65% des exportations.


http://www.thailande-fr.com/
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Rugby15

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Re : L'etranger : bouc emissaire ????
« Réponse #5 le: septembre 11, 2009, 12:19:50 pm »

Je savais pas que les arabes du Golfe achetaient des terrains en Thailande. Et pourquoi faire ? du riz ! ;D
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