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Auteur Sujet: L'ECONOMIE, le business, les grands projets en Thaïlande.  (Lu 250954 fois)

Manu (de Chiang Mai)

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L'ECONOMIE, le business, les grands projets en Thaïlande.
« le: août 25, 2009, 05:12:25 pm »


Même si je ne peux pas remettre les centaines de textes qui traitaient de l'économie thaïlandaise dans notre ancien forum, je reprends là ma petite chronique où je l'avais laissé...


Thaïlande – Asean : les enjeux d’un marché unique !


L’Asean va-t-elle un jour devenir une communauté économique, à l’image de l’Union européenne ? Les 10 membres de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est se sont réunis à Bangkok, pour faire avancer le processus de création d’une « Communauté économique de l’Asean » (AEC).

Les enjeux  de la création de ce nouveau bloc sont considérables :  la Communauté économique de l’Asean formerait un marché immense de près de 584 millions de personnes, avec un PIB cumulé de plus de 1506 milliards de dollars et un volume d’échanges de 1710 milliards en 2008.

« Les investisseurs s’intéressent surtout à la profondeur et à la diversité de ce marché unique. Seuls, la plupart de ces pays ne font pas le poids »,

commente Jean-Jacques Bouflet, conseiller commercial de la délégation de la Commission européenne en Thaïlande.


Bangkok, l’un des moteurs de l’Asean et du marché unique.

La Thaïlande a tout à gagner d’une meilleure intégration économique de la région : avec un PIB de 273,6 milliards de dollars, elle est la deuxième économie de l’Asean après l’Indonésie. En termes d’investissements directs étrangers, elle se place juste derrière Singapour, avec un peu plus de 9,8 milliards de dollars reçus en 2008.

En revanche, son PIB par habitant -4116 dollars annuels- est neuf fois moins important qu’à Singapour (USD 38046). Le royaume se place ici au 4ème rang, tout comme en termes de population -66,4 millions- derrière le Vietnam, les Philippines et l’Indonésie.

Depuis la signature de l’accord prévoyant la création de la Communauté économique de l’Asean (AEC), Bangkok a joué un rôle moteur, notamment dans l’élimination progressive des barrières douanières. L’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra, qui louait les avantages d’un bloc régional pour le royaume, avait aussi poussé les autres pays membres à avancer la date de mise en place de l’AEC, de 2020 à 2015.

Selon la Charte ratifiée en décembre 2008, ce nouveau bloc se caractériserait par la libre circulation des biens, des services, des investissements et des capitaux entre les dix pays membres  (Philippines, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie et Cambodge). L’idée est de constituer un marché attractif et une entité économique, moins dépendante des Etats-Unis. L’Asean pourrait ainsi se positionner de manière plus favorable face aux géants chinois et indiens.

L’Asean s’est donc donné jusqu’en 2015 pour faire de ce marché immense une réalité pour les investisseurs étrangers. Mais cette date est-elle réaliste compte tenu des énormes disparités qui subsistent entre chaque pays ?


Des économies très diverses.

Pour parvenir à créer ce bloc régional, il faudra intégrer des économies aussi diverses que celles de Singapour et de la Birmanie. A ce titre, certains analystes parlent de l’AEC comme d’un « vœu pieux ». Avec un PIB de 511 milliards de dollars, l’Indonésie a une économie qui pèse 100 fois plus que celle du Laos, le plus petit pays de l’Asean.

L’activité économique de l’Asean est aussi très concentrée sur les cinq plus importants pays que sont l’Indonésie, la Thaïlande, les Philippines, la Malaisie et Singapour qui représentent à eux seuls 90% du PIB du groupe. Pour tenter de diminuer ces disparités, un programme ambitieux d’aide aux pays en voie de développement (Birmanie, Laos, Cambodge, Vietnam…), notamment en matière d’infrastructure, de formation professionnelle et de télécommunication, semble indispensable.

Un rapport de la Banque asiatique de développement (ADB) montre par exemple qu’il faut trois jours pour importer un produit à Singapour, contre 78 au Laos. « Pour l’instant, déclarait récemment l’analyste Hiro Katsumata, de la Rajaratnam School of International Studies de Singapour, ces pays ne sont toujours pas prêts pour la Communauté économique de l’Asean.» Jusqu’à présent, une mauvaise coordination – et probablement un manque de volonté de certains pays ayant plus à y perdre qu’à y gagner- a retardé l’intégration de la région.

« Plusieurs pays sont gangrénés par la corruption. Certaines réformes proposées par l’Asean se heurtent donc à la résistance d’officiels, notamment dans le département des Douanes »,

explique un autre analyste.

Ces difficultés à se mettre d’accord s’illustrent dans les négociations de libre échange avec les autres pays. Si l’Asean a déjà conclu des FTA (Foreign Trade Agreement) avec l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, la Chine, l’Australie et la Nouvelle Zélande, les négociations avec l’Union européenne sont au point mort.

« Nous faisons une pause car les négociations n’avancent pas assez rapidement. Le problème est que dans un système basé sur le consensus, le pays le plus frileux parvient toujours à imposer son point de vue.»

tempère Jean-Jacques Bouflet, conseiller commercial de la délégation de la Commission européenne en Thaïlande. L’autre point faible dans la constitution de l’AEC, poursuit le conseiller, réside dans le fait que le commerce intra-Asean reste encore limité, contrairement à ce qui se passe dans l’Union européenne : « Les pays membres de l’Asean sont plus en concurrence qu’autre chose ». Depuis 2000 la part du commerce intra Asean est resté étonnamment stable, environ 25%, alors que le commerce extérieur de chacun des pays membre a enregistré une très forte croissance.

Début 2009, le 14ème sommet de l’ASEAN à Hua Hin a scellé un plan pour parvenir aux objectifs fixés avant 2015. Un « Accord sur le commerce des biens » (ATIGA), est censé prendre effet en octobre. Mais il reste encore beaucoup de travail pour parvenir à l’élimination des barrières douanières dans les 12 secteurs jugés prioritaires, comme l’agro-alimentaire, l’électronique, l’industrie du poisson, le tourisme ou encore le transport aérien et la santé.


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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #1 le: août 26, 2009, 11:11:03 am »


Le BOI ouvre un bureau à Guangzhou pour attirer les investissements chinois.

Le Thailand Board of Investment (BOI) a ouvert son troisième bureau en Chine à Guangzhou dans l’espoir d’attirer plus d’investissements chinois en Thaïlande. Le nouveau bureau servira à faciliter l’investissement pour les entreprises dans le sud de la Chine, où les principaux secteurs de l’automobile, l’électronique, de la pétrochimie et de haute technologie sont centrées.

M. Chanchai Chairungruang, ministre de l’Industrie, a récemment conduit une mission d’investissement à Guangzhou, en Chine, du 18-21 août 2009, dans le but de promouvoir la Thaïlande comme destination d’investissement. La mission se composait de cadres supérieurs de divers organismes gouvernementaux, tels que le Board of Investment (BOI), le Bureau des petites et moyennes entreprises Promotion (OSMEP), Industrial Estate Authority of Thailand (IEAT) ainsi que des industriels thaïlandais de l’alimentation et l’agriculture .

"Le Thai-Chinese Business Forum qui s’est tenu récemment à Pattaya a généré 200 milliards de baht en échanges et investissements entre les deux pays. Nous nous attendons à ce que le réseautage d’affaires  permette d’augmenter ce premier effort de la communauté d’affaires chinoise "

a déclaré le ministre de l’Industrie.

Selon le BOI, la valeur totale des demandes d’investissement de la Chine de janvier a juin 2009 a bondi de 181% à 507 millions de baht (14.91 millions de dollars), comparativement à la même période l’an dernier. Le bureau du BOI à Guangzhou est le troisième bureau en Chine, après ceux de Shanghai et de Beijing.

"Guangzhou est la capitale de la province du Guangdong dans le sud de la Chine. Son emplacement stratégique, comme un port sur la rivière des Perles, navigable jusqu’à la mer de Chine méridionale et accessible à partir de Hong Kong et de Macao, Guangzhou fait une importante porte d’entrée sud de la Chine ",

a ajouté le Dr. Atchaka.


Thailand Board of Investment, Guangzhou Office, sous la supervision de Bung-On Thitapaisalpol, est situé salle 1216-1218, Garden Tower, 368, Huanshi Dong Road, Guangzhou, 510064 Chine. Pour de plus amples renseignements, contacter: Tel. (86-20) 8333-8999 -1216, 1217, 1218, Fax. (86-20) 8387-2700 E-mail: bungon@boi.go.th


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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #2 le: août 27, 2009, 10:55:18 am »


Troisième trimestre consécutif de récession (-4,9%) en Thaïlande.

L’économie thaïlandaise a enregistré au deuxième trimestre 2009 une nouvelle diminution de son PIB de 4,9%, soit son troisième trimestre consécutif de récession. Cette diminution est cependant mois importante que celle du trimestre précédent (- 7,1%), et laisse espérer une possible reprise pour le second semestre de l’année.

Le produit intérieur brut thaïlandais a chuté de 4,9 % au deuxième trimestre, après s’être contracté de 7,1 % au cours des trois mois précédents, selon les chiffres publiés par le gouvernement. L’estimation médiane de 12 économistes dans un sondage de Bloomberg était d’une baisse de 5,1 %.

“La croissance économique sera beaucoup plus forte au second semestre car tous les indicateurs ont montré une amélioration impressionnante», a cependant déclaré Voravan Taraphum, administrateur délégué de la BBL Asset Management Co. (Bangkok Bank), qui gère environ 170 milliards de bahts (5 milliards de dollars) d’actifs.

En outre, le Conseil des ministres a approuvé le 18 août dernier un budget total de 1060 millions de baht (31 milliards de dollars) pour trois programmes d’investissement décennal destinés à aider l’économie à sortir de la récession.

“L’économie thaïlandaise se remet plus vite que prévu», a déclaré Montree Sornpaisarn, directeur général à Kim Eng Securities (Thaïlande) PCL, le plus important courtier en valeurs mobilières . «La tension politique a également diminuée, permettant au gouvernement de faire avancer ses politiques économiques et ses plans de relances.”

Pour l’année 2009, les prévisions de croissance se situent entre une diminution de -3,5 à -4,5%. La Banque de Thaïlande s’attend à ce que le PIB diminue de 4,5 % en 2009, suivi par une reprise de 3% en 2010. L’institut national de prévision NESDB, prévoit une diminution de 3,5% en 2009.

Au delà des facteurs conjoncturels, des facteurs structurels comme le manque d’infrastructure et de main d’œuvre suffisamment qualifiée peuvent aussi influer sur le niveau des investissements et de la croissance économique. Un rapport de la Banque Mondiale, rendu public la semaine dernière, insiste sur une variable clé de la reprise : la stabilité politique.

Le rapport intitulé “Thailand Investment Climate Assessment Update” a également recommandé plus d’investissements publics dans les infrastructures, ainsi qu’une réforme de l’éducation pour favoriser l’apprentissage, les compétences créatives et les liens entre universités et entreprises.

Utilisant une enquête exhaustive auprès de 1043 entreprises effectuée entre avril et novembre 2007, le nouveau rapport, Thailand Investment Climate Assessment Update 2008, a montré que plus des deux tiers des entreprises intérrogées ont jugé le climat d’incertitude économique et politique comme des obstacles majeurs ou sévères pour faire des affaires en Thaïlande cette année.

“Quand il y a une forte incertitude sur l’environnement politique, les investisseurs et les gestionnaires d’entreprises ont tendance à craindre que tout changement de gouvernement pourrait conduire à des changements dans les politiques gouvernementales et dans les règlements qui touchent les entreprises. Et ces préoccupations ont naturellement été reflétées dans l’enquête.”

a noté Kirida Bhaopichitr, économiste principal pour la Thaïlande, et co-auteur de l’Investment Climate Assessment Update pour la Banque Mondiale

Le rapport de la Banque Mondiale a constaté que l’incertitude politique a été perçue par les entreprises comme la principale contrainte en ce qui concerne l’investissement. L’absence d’amélioration dans les infrastructures et la pénurie de travailleurs qualifiés (liée à la qualité de l’éducation) ont également limité les investissements.

Le rapport a constaté que le climat de l’investissement de la Thaïlande semble s’être dégradé entre 2004 et 2007, à en juger par les opinions des dirigeants d’entreprises interrogés.

" Cette détérioration de la perception subjective est probablement liée à l’incertitude politique et aux changements dans l’environnement macro-économique mondial."

estiment les analystes de la Banque Mondiale. L’instabilité politique a été classée deuxième parmi les contraintes pour faire des affaires en 2007 alors qu’en 2004 elle n’était même pas parmi les 10 premières préoccupations des entreprises.

 :o

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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #3 le: septembre 02, 2009, 10:10:35 am »


Le SET vers les 700 points ?


Les investisseurs positivent sur la Thaïlande : l’indice SET de la bourse de Bangkok a gagné 45 % cette année, sa meilleure performance annuelle depuis 2003, après avoir enregistré une chute 48 % l’an dernier.

Kim Eng Securities (Thaïlande) PCL, la plus grande maison de courtage de Thailande, a relevé son objectif de fin d’année de 700, à 750 en pariant sur une reprise économique prévue pour 2010 qui devrait stimuler les revenus des entreprises.

Hier 27 Aout, le SET a cloturé à 653,20 sur la nouvelle d’une récession moins importante que prévue pour le deuxième trimestre 2009. Le produit intérieur brut a chuté de 4,9 pour cent au deuxième trimestre, après s’être contracté de 7,1 pour cent au cours des trois mois précédents.

L’indice de confiance des consommateurs a augmenté pour un deuxième mois consécutif en juillet après que le gouvernement se soit engagé à augmenter les dépenses pour relancer la croissance. La baisse des exportations de la Thaïlande s’est aussi ralentie en juillet.

Kim Eng a recommandé à l’achat des actions de Kasikornbank Pcl, la troisième plus grosse banque de Thailande, et le développeur de projet immobilier Supalai Pcl, ainsi que Tipco Asphalt Pcl et Siam Cement PCL parce que l’augmentation des dépenses du gouvernement fera augmenter les ventes de produits de construction.

La situation actuelle semble se diriger vers un schéma semblable à celui qui avait suivi la crise de 1997. Pendant les neuf premiers mois de l’année 1998, le SET avait alors enregistré une baisse de 63% avant de regagner 60% sur les trois derniers mois de l’année. La reprise avait donc été très forte et très rapide.

Cependant les incertitudes politiques pourraient freiner la reprise, si elles devaient se prolonger, ou mettre en difficulté l’actuel gouvernement.


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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #4 le: septembre 03, 2009, 10:23:47 am »


La Bangkok Bank opérateur exclusif pour le Yuan en Thaïlande.


La Chine a accordé à la Bangkok Bank, la plus grande banque commerciale de Thaïlande, une licence exclusive pour autoriser des opérations en yuans dans le royaume. Les autorités chinoises contrôlent très strictement le cours de leur monnaie et le yuan n’est pas autorisé à circuler librement en dehors de Chine.

Cette opération fait cependant partie de la tentative de la Chine pour élargir progressivement le rôle de sa monnaie (le renminbi, plus connu comme yuan) en Asie. La Bangkok Bank, la plus grande banque commerciale de Thaïlande en termes d’actifs, dispose de quatre succursales en Chine continentale et d’un réseau de succursales dans tout le Sud-Est asiatique.

En tant que seule banque accréditée par la Chine, elle sera autorisée à collecter des dépôts en yuan à remettre des yuans à l’étranger. Les clients particulier et entreprises qui veulent établir des comptes en yuans à la Bangkok Bank doivent être non-résidents, par exemple des entreprises chinoises qui souhaitent régler leur transaction dans la monnaie chinoise.

L’ ouverture d’un établissement habilité à changer et tenir des comptes en yuan en Thailande est la conséquence logique d’un accord de swap signé récemment entre la Chine et la Thailande qui autorise le règlement de transactions entre les deux pays dans leur monnaie respective. Elle vise aussi à restreindre le rôle du dollar dans le commerce extérieur de la Chine, qui a récemment critiqué sa capacité à demeurer la principale monnaie de réserve sur le marché mondial des changes.

L’Argentine, le Brésil, l’Indonésie, le Bélarus, la Corée du Sud, la Malaisie et Hong Kong ont déjà signé des accords de swap de devises avec la Chine. La taille de ces accords, toutefois, reste faible par rapport au volume total des échanges. Ces accords permettent aux exportateurs et aux importateurs de régler leurs transactions commerciales dans leurs monnaies locales au lieu du billet vert.

Ils indiquent que l’influence sur l’économie mondiale de la Chine, notamment dans ses aspects financiers sont de plus en plus importants, même s’il ne faut pas en exagérer les conséquences. Ces swaps visent à injecter dans le système financier des yuans, une monnaie dont le taux de change est strictement contrôlé et la convertibilité trop limité pour lui permettre de jouer le rôle de monnaie internationale.

Une parité quasi-fixe (± 0,3%) avec le dollar a longtemps été la règle, elle a été remplacée le 21 juillet 2005 par une indexation sur un panier de monnaies où figurent les principales devises de la planète (avec toujours très majoritairement le dollar) et le yuan a été dévalué de 2 % par rapport à la monnaie américaine. Des pressions, émanant notamment de parlementaires américains, veulent rendre le yuan davantage flexible, c’est à dire plus fort par rapport au dollar, sans succès pour le moment.

Depuis dix ans, les gouvernements des pays d’Asie gèrent leurs monnaies de manière à s’assurer des taux de change compétitifs ( plutôt sous évalué, pour suivre l’exemple chinois) et des excédents commerciaux, source de confortables réserves de change.

Dans le cas particulier de la Chine, cette gestion dirigiste aboutit à un paradoxe : la Chine est aujourd’hui un géant économique, mais reste un nain monétaire. Elle est assise sur un trésor de guerre de près de 2000 milliards de dollars, dont plus de 70% seraient placés dans les bons du trésor américain. Or depuis quelques temps le dollar inspire moins confiance avec la montagne de dette accumulées par les États-Unis, et la fragilité de son système bancaire qui est au centre de la crise actuelle. Que se passerait t-il si le dollar cessait d’être la monnaie de référence pour les échanges internationaux  ? C’est à dire si on retirait aux États-Unis le droit exorbitant de battre monnaie pour l’économie mondiale.

On peut penser qu’à terme le déclin relatif du dollar pourrait favoriser une plus grande utilisation des monnaies asiatiques par le biais d’une accélération des échanges commerciaux et financiers dans le cadre de l’intégration régionale constitué par les pays d’Asie regroupés au sein de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du sud Est).

Une telle évolution ne pourrait que favoriser une place plus importante des devises asiatiques dans le monde, et devrait logiquement profiter au baht thaïlandais et au yuan, parmi les monnaies les plus solides de la région.


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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #5 le: septembre 06, 2009, 09:09:15 am »


Thailande, le rapport 2009 : un guide pour les investisseurs.


Le Board of Investment de Thailande cherche visiblement à rassurer les investisseurs qui ont déserté le royaume ces deux dernières années, sur fond de d’instabilité politique. “The Report : Thailand 2009″ leur est destiné sous forme d’ un panorama économique et financier qui regroupe une très grande quantité d’informations destinées à la communauté d’affaires.

La nouvelle publication de Oxford Business Group (OBG) “Le rapport: Thaïlande 2009″, réalisée en partenariat avec le Board of Investment (BOI), a été présenté le mois dernier au  Royal Thai Government House, en présence du Premier ministre de Thaïlande Abhisit Vejjajiva. C’est une source d’information très complète (en anglais) pour ceux qui s’intéressent à la Thaïlande en tant que marché, ou en tant que destination possible pour des investissements. Il est très regrettable qu’une telle publication ne soit pas disponible en langue française.

Beaucoup d’entre vous ici aujourd’hui se posent des questions concernant la stabilité politique en Thaïlande. Même si les six derniers mois ont été turbulents, je pense que vous avez constaté aussi que, en dépit de ces turbulences, le gouvernement n’a jamais été détourné de ses objectifs et est resté centré sur une véritable réconciliation, et la résolution des divergences politiques.

"Nous veillerons à mettre en œuvre les programmes à temps et sur la bonne voie, nous avons réussi à faire passer des lois importantes par le Parlement. Nous savons que nous sommes dans des temps très difficiles et que nous sommes confrontés à de nombreux défis, mais nous sommes déterminés à maintenir le rythme à force de travail, et à vous assurez que la transparence, l’intégrité, la responsabilité, les normes les plus élevées pour les quelles le peuple thaïlandais aspire, seront mises en pratique. Les différences d’opinions vont se poursuivre, mais nous espérons qu’elles vont être exercées dans les limites de la loi et la Constitution."

a déclaré M. Abhisit Vejjajiva  le Premier Ministre, pendant son discours présentant le rapport.

La Thaïlande envisage de promouvoir la compétitivité et la stabilité économique en introduisant une série de réformes ambitieuses, qui sont analysées dans ce rapport sur l’économie  les possibilités d’investissement du royaume.

"Le rapport: Thaïlande 2009" comprend un examen détaillé, secteur par secteur, un guide pour les investisseurs étrangers, avec un large éventail d’entretiens avec les plus éminents acteurs politiques, économiques et de ‘affaires, notamment Taro Aso, Premier ministre du Japon, Korn Chatikavanij,  le ministre des Finances de la Thaïlande, et M. Supachai Panitchpakdi, Secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement et ancien directeur général de l’OMC. L”ancien président américain, George W Bush donne également ses vues sur le développement économique de la Thaïlande.

“Le rapport: Thaïlande 2009″ est le résultat de plus de six mois de recherche sur le terrain par une équipe d’analystes de l’OBG, en évaluant les tendances et les évolutions dans tous les grands secteurs de l’économie, y compris l’énergie, industrie, finance, banque, tourisme, transports et de l’immobilier. Il explore les incitations que le gouvernement a mis en place pour encourager les investissements étrangers et les possibilités qui s’offrent aux investisseurs.

"L’un des messages clés de ce rapport est que lorsque les économies mondiales et régionales vont récupérer, la Thaïlande sera une fois de plus en mesure de gagner des parts de marché dans des secteurs tels que la fabrication de marchandises à haute valeur ajoutée,  l’agroalimentaire, les transports et le tourisme. La crise a montré que  nous avons besoin de diversifier notre économie et d’attirer de nouveaux investissements afin de libérer notre potentiel économique et d’assurer un taux de croissance durable dans l’avenir."

a  dit M. Abhisit Vejjajiva.

Avec une distribution de 77.000 exemplaires imprimés (en plus de la distribution en ligne), “le rapport: Thaïlande 2009″ se positionne comme une des études les plus complètes sur la Thaïlande d’un point de vue économique et financier.


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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #6 le: septembre 09, 2009, 10:48:50 am »


Nissan va fabriquer ses pick-up en Thaïlande !


Nissan Motor, l’un des trois principaux constructeurs automobiles du Japon, envisage de faire de la Thaïlande sa plate-forme de production de pick-up au lieu des États-Unis. À l’heure actuelle, la Thaïlande est le deuxième plus grand centre de production de pick-up de Nissan, après les États-Unis.

L’entreprise japonaise prévoit également de prendre une part substantielle du marché de l’éco voiture, avec le lancement d’une nouvelle campagne de vente l’année prochaine.

Toutefois, le ralentissement économique  a eu un impact négatif sur les ventes du secteur automobile depuis 2008.

“La Thaïlande va devenir notre centre de production pour les pick-up,  après la chute de la vente et de la production aux États-Unis. Ce sera notre principal centre de production pour l’exportation vers les pays de l’ Asean, au Moyen-Orient et en Australie”

a déclaré le chef de l’exploitation Toshiyuki Shiga.

Nissan Motor (Thaïlande) a une capacité de production annuelle pour les pickups de 120.000 unités, mais seulement exploitée à 50 % de sa capacité cette année, en raison de la chute des commande à l’ exportation et du déclin de la demande intérieure.   Nissan compte aussi sur le lancement de son éco-car sur le marché au  premier trimestre de l’année prochaine, pour relancer ses ventes.

En plus de faire de la Thailande sa plate-forme de production en Asie du Sud-Est, Nissan mettra aussi en place un centre de recherche et développement de technologies avancées.

La Fédération de l’industrie automobile Thai, a déclaré récemment que l’industrie automobile commençait à voir des signes de reprise.

Son président estime que la production suit une tendance à la hausse au deuxième semestre, car certaines entreprises ont déjà commencé à recruter plus d’employés. L’objectif étant de revenir à une production de 940.000 unités pour cette année.

Le secteur automobile en Thailande figure parmi les plus touchés par la récession économique. Depuis le début 2009 les exportations sont en recul de de 30 à 40%. La Thaïlande est un important centre de production et d’exportation pour les pick-up et véhicules utilitaires fabriqués par  General Motors Corp, Toyota Motor Corp, Isuzu Motors Ltd et Mitsubishi Motors Corp – qui souffrent toutes d’une baisse de leurs commandes dues au ralentissement mondial.

La Thailande est le cinquième producteur automobile de la région Asie après le Japon, la Chine, la Corée du sud et l’Inde. L’industrie automobile représente environ 11% du PIB en Thaïlande (6% pour le tourisme). La production automobile en Thaïlande a atteint 1,4 millions d’unités en 2008, et le secteur emploie 300.000 personnes, dont environ un tiers d’entre eux en sous traitance. Une expansion très rapide puisqu’en 2000, la production automobile n’était que de 405000 véhicules.

A moins d’une reprise importante des commandes au second semestre, la production automobile devrait enregistrer une baisse d’au moins 30% en 2009.   La Thaïlande compte environ 15 sites d’assemblages, principalement dans la région de Rayong, dominés par les constructeurs japonais. 45% de la production de ces sites est exportée: les 5 principaux pays clients pour les véhicules commerciaux sont l’Australie, l’Arabie Saoudite, le Royaume-Uni, l’Italie et les États-Unis.


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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #7 le: septembre 10, 2009, 01:23:49 pm »

Mitsubishi recrute 1.300 travailleurs en Thaïlande.

Le constructeur automobile japonais, Mitsubishi Motors Corp, a annoncé hier qu’il était sur le point d’embaucher 1.300 personnes en Thaïlande alors que le marché automobile semble redémarrer doucement. Mitsubishi relance une partie de sa production sur trois usines, ayant réduit ses stocks de véhicules invendus, aidé par de solides exportations sur les marchés du sud-est asiatique. Le quatrième constructeur automobile japonais s’était séparé de 1.100 travailleurs temporaires sur ses usines thaïlandaises fin janvier alors qu’il diminuait sa production en prévision de la baisse des ventes dans le contexte de ralentissement économique mondial. Mitsubishi Motors reste dans le rouge pour le trimestre avril-juin, mais espère retrouver des bénéfices d’ici à Mars prochain. Toyota Motor avait annoncé mardi qu’il recrutait 800 travailleurs temporaires au Japon, son premier recrutement de cette ampleur depuis un an. Nissan Motor, l’un des trois principaux constructeurs automobiles du Japon, a également annoncé vouloir faire de la Thaïlande sa plate-forme de production de pick-up au lieu des États-Unis. Lire à ce sujet l'article de Thailande-fr.com du 9 septembre 2009 Nissan va fabriquer ses pick-up en Thaïlande.

(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) jeudi 10 septembre 2009
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #8 le: septembre 13, 2009, 10:18:14 am »


La Thaïlande moins compétitive selon le WEF !


La Thaïlande a perdu deux points dans le rapport annuel “Global Competitiveness Report 2009-2010″, publié hier par le Forum économique mondial. Le royaume est classé 36e dans le sondage réalisé auprès de 133 économies, par rapport à 34ème dans le classement 2008-09 et 28e en 2007-08.

“La compétitivité de la Thailande souffre d’une instabilité prolongée”,  a déclaré le WEF dans son rapport.  “Sans surprise, la qualité des institutions publiques continue de se détériorer. Classé 63e dans cette catégorie, la Thaïlande a baissé de 20 places au cours des trois dernières années.”

L’instabilité gouvernementale figure en haut d’une liste des 15 facteurs les plus problématiques pour faire des affaires en Thaïlande, avec une pondération de 23,7 sur 30.  Les sondés ont été invités à sélectionner cinq facteurs sur une liste de 15 qui couvrait également la politique fiscale, l’inflation, les infrastructures et d’autres fauteurs. L”instabilité politique, la bureaucratie gouvernementale inefficace et la corruption arrivent en tête des problèmes identifiés en Thaïlande. D’autres obstacles à la compétitivité, sont mentionnés comme la protection insuffisante des droits de propriété (75e position sur 133), la sécurité (85e), et l’acces aux technologies (63ème).

De ce point de vue la Thailande bénéficie d’un très bon taux de pénétration en téléphonie mobile (124%) , mais l’utilisation d’Internet (21%) et d’un ordinateur (6%) reste insuffisante. La Thaïlande occupe également une place satisfaisante pour l’efficacité de son marché du travail (25e). En Asie c’est encore Singapour qui obtient la meilleure place (3e mondial après la Suisse et les Etat Unis), améliorant même sont classement de deux places par rapport à l’année précédente.

La Suisse est en tête du classement établi par le Rapport sur la compétitivité mondiale 2009-2010, elle devance les Etats-Unis qui cède la première place en raison de la crise de son système financier et de la détérioration de la situation fiscale. Singapour, la Suède et le Danemark complète le top 5 et l’Union européenne continue à être bien représentée avec la Finlande, l’Allemagne et les Pays-Bas parmi les 10 pays les plus compétitifs.

La République populaire de Chine, qui continue de mener la danse parmi les grandes économies en développement, renforce sa position dans le top 30 grâce à une progression d’une place cette année. Plusieurs économies asiatiques continuent de briller, à l’instar du Japon, de Hong Kong SAR, de la République de Corée et de Taïwan, qui figurent tous dans les vingt premiers du classement. Parmi les pays d’Amérique latine, le Chili est le premier de classe, suivi du Costa Rica et du Brésil.

Les classements de compétitivité sont calculés à partir de données publiques et des réponses de 13.000 chefs d’entreprise dans 133 économies. L’indice de compétitivité global (Global Competitiveness Index, GCI) comporte 12 catégories – les piliers de compétitivité –  qui ensemble brossent une image très complète de la compétitivité d’un pays. Les 12 piliers sont les suivants : Institutions, Infrastructure, Stabilité macroéconomique, Santé et éducation primaire, Education supérieure et formation, Efficacité du marché des biens, Efficacité du marché du travail, Sophistication du système financier, Technologie, Taille du marché, Sophistication du secteur privé, Innovation. L’indice prend en compte les différents niveaux de développement des pays pour établir un classement unique.

Sur le Web: http://www.weforum.org/en/initiatives/gcp/Global%% 20Competitiveness 20Report/index.htm


Photo: une partie du classement... La France qui n'apparait pas est 20ème.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #9 le: septembre 15, 2009, 12:32:03 pm »


L’Asean et l’Inde signent un accord de libre-échange en Thaïlande.


L’Association des Nations du Sud-Est asiatique (Asean) et l’Inde ont signé à la fin du mois dernier un  accord de libre-échange (FTA) à Bangkok. Ce nouvel accord vient s’ajouter à ceux déjà signés avec le Japon, la Corée du Sud, la Chine, l’Australie et la Nouvelle Zélande, et constitue une étape supplémentaire vers l’intégration économique de la région Asie, Inde, Pacifique.

Les ministres de l’Economie de l’ASEAN (Association des Nations d’Asie du Sud-est) et le ministre indien du Commerce et de l’industrie Anand Sharma ont signé cet accord attendu depuis longtemps pour libéraliser le commerce des marchandises après plus de six années d’intenses négociations. Cet accord devrait permettre d’augmenter les échanges entre les deux signataires jusqu’ à 60 milliards de dollars dans les sept ans à venir, selon le ministre du commerce thaïlandais Pornthiva Nakasai.

La signature est intervenue au cours de la rencontre de la 41ème conférence des ministres de l’Economie de l’ASEAN (AEM) , qui s’est tenu à Bangkok du 12 au 16 août.

L’accord de libre-échange permettra aux pays membres de réduire les tarifs applicables à partir du 1 Janvier 2010, et devrait profiter aux exportations thaïlandaises sur des produits comme les composants automobiles, les pierres précieuses et ornements, les équipements de télécommunications, les appareils électroménagers, des meubles et des produits cosmétiques.

Il est prévu que les échanges commerciaux entre la Thaïlande et l’Inde atteignent les 10 milliards de dollars après la mise en œuvre de l’accord  l’an prochain.

Le ministre thaïlandais du Commerce Porntiva Nakasai, a indiqué que dans le contexte actuel de crise économique mondiale, l’accord de libre échange sert à signaler à la communauté économique internationale que les pays membres de l’Asean et l’Inde restent engagés à poursuivre la libéralisation commerciale.

Selon l’Accord de libre échange ASEAN-Inde, les pays membres de l’ASEAN et l’Inde supprimeront les tarifs douaniers sur plus de 80% des produits commercialisés entre 2013 et 2016. Les tarifs sur les articles délicats seront réduits à 5% en 2016, pendant que les tarifs sont maintenus sur pas moins de 489 articles, a indiqué le communiqué de presse. En 2008, le commerce entre l’Inde et les pays de l’ASEAN a été évalué à 47 milliards de dollars américains.

“Les échanges entre l’ASEAN et l’Inde devraient augmenter à 50 milliards de dollars après l’entrée en vigueur de l’accord l’année prochaine”,

estime le communiqué de presse.

L’Asean regroupe Brunei, le Cambodge, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, le Myanmar, les Philippines, Singapour, la Thaïlande, et le Vietnam et représente un marché immense de près de 600 millions d’habitants, avec un PIB cumulé de plus de 1506 milliards de dollars et un volume d’échanges de 1710 milliards en 2008. A terme, l’Asean prévoit de constituer un marché unique (à l’horizon 2015)  pour devenir un partenaire commercial susceptible de compter entre les géants indiens et chinois.

En 2010 devrait également entrer en vigueur l’accord de même type entre la Chine et l’Asean.  Le Premier ministre chinois Wen Jiabao avait annoncé en avril dernier que la Chine avait décidé de mettre en place un fonds d’investissement de coopération Chine-Asean pour soutenir le développement des infrastructures dans la région.


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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #10 le: septembre 27, 2009, 09:15:10 am »


Plutôt une bonne nouvelle...


La BAD prévoit une croissance de 3% en Thaïlande pour 2010 !


L’économie thaïlandaise devrait augmenter de 3% l’an prochain, en partie grâce à l’augmentation des dépenses publiques et à une amélioration de l‘économie mondiale , alors que l’on s’attend à une contraction de 3,2% cette année, selon la Banque asiatique de développement.

La BAD qui a revu en baisse ses prévisions pour 2009 pour la Thailande, (-3% contre une estimation antérieure d’une contraction de 2%), invoque un ralentissement mondial au premier semestre plus prononcé que prévu et le persistance de troubles politiques.

A l’inverse, les prévisions de croissance pour l’Asie ont été augmentées pour 2009 et 2010 : la BAD estime que la région s’est révélée plus résistante à la récession mondiale qu’on ne le pensait auparavant.

L’Asie devrait assister à une de récupération en «forme de V »,  la Thaïlande inclus, bien que son retour à une croissance positive risque d’être plus lent que dans d’autres pays de la région, a précisé la BAD.  Les économies en développement d’Asie devraient afficher une croissance moyenne de 3,9% en 2009, comparativement à une projection de croissance de 3,4% réalisés en Mars.

Pour 2010, les économies en développement d’Asie devraient afficher une croissance moyenne de 6,4%, contre des prévisions précédentes de 6%, aidées par des incitations fiscales et monétaires fournies par les gouvernements et les banques centrales.  La BAD prévoit  un redressement rapide dans les grandes économies de la région.

Jean-Pierre Verbiest, directeur du bureau de la BAD de la Thaïlande , a déclaré que l’économie thaïlandaise devrait s’accélérer légèrement au quatrième trimestre.

"Toutes les institutions ont le même point de vue :  l’économie connaîtra une croissance au dernier trimestre de cette année, mais très légère, étant donné que l’année dernière l’économie a considérablement diminué."

M. Verbiest a ajouté que la consommation et l’investissement privé en Thaïlande devrait s’améliorer, s’il n’y a pas d’interruption dans les programmes gouvernementaux de stimulation et si les gens ont confiance dans la politique de l’Etat et ses projets.

Le second programme de relance du gouvernement, connu comme “La Thaïlande : Investir pour se renforcer” ou Thaï Kem Kaeng, représente une dépense budgétaire de 1,45 trillions de bahts (environ 30 milliards d’euros), jusqu’en 2012. Le gouvernement espère avec ce package qui représente 5% du PIB, sera en mesure de créer 1,5 million d’emplois, et de stimuler la consommation privée.

M. Verbiest a dit que pour éviter les bulles d’actifs, les décideurs politiques doivent surveiller de près la politique monétaire et de taux d’intérêt, qui ont été ramenés à des niveaux très bas dans de nombreux pays. Bien que cela ne devrait pas être un problème pour la Thaïlande, c’est un sujet de préoccupation pour des pays comme la Chine ou l’Indonésie.

M. Verbiest a aussi précisé que le gouvernement thaïlandais doit veiller à ce que la stimulation budgétaire soit effectuée avec prudence et efficacité, étant donné la hausse de l’endettement qui en découle.

La dette publique devrait culminer à 58% du PIB d’ici 2012, un niveau gérable compte tenu de la solide situation financière du pays.

M. Verbiest a averti que si l’économie mondiale se redresse plus lentement que prévu, cela pourrait affecter les économies asiatiques dépendantes des exportations.

"Vous devez avoir une meilleure balance en faveur de la demande intérieure pour réduire la sur-dépendance des marchés extérieurs."

a t-il dit.

M. Verbiest a noté que l’Indonésie, qui devrait afficher une croissance du PIB de 4,3% cette année, dépend des exportations pour seulement 20% à 25% de son économie, contre 70% pour la Thaïlande. La Thaïlande devrait profiter de sa situation géographique, entre la Chine et l’Inde, dont les marchés sont prévus pour stimuler la croissance économique mondiale à l’avenir.

La BAD est en pourparlers avec le gouvernement thaïlandais pour un prêt de 500 millions de dollars pour soutenir les programmes de dépenses pour l’exercice 2010. Elle a déjà approuvé 77,1 millions de dollars de prêt pour un programme de construction de routes reliant la Thaïlande à la région du Grand Mékong.

Selon Charl Kengchon, économiste principal et directeur général chez Kasikorn Research Center, la Thaïlande sera en retard sur la région pour la reprise économique.

"La croissance économique en Thaïlande l’année prochaine sera parmi les plus lentes de la région asiatique. Nous nous attendons à environ 2,5-3,5% de croissance [en 2010], en comparaison avec 5% de croissance prévue pour Singapour ou l’Indonésie."

Le risque majeur de la Thaïlande, reste les incertitudes politiques, un facteur qui est unique en comparaison avec d’autres pays régionaux. Le projet “Thai Kem Kaeng” sera un test pour le gouvernement. Les entreprises attendent de voir dans quelle mesure le gouvernement peut passer à travers la tempête politique et si il est en mesure de mettre pleinement en œuvre les programmes de relance.


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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #11 le: septembre 27, 2009, 02:17:14 pm »

je me demande toujours si ces prévisions sont vraiment valables. +1 +2 %, est-ce que cela change vraiment quelque chose ?  :What?
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #12 le: septembre 28, 2009, 09:42:15 am »


je me demande toujours si ces prévisions sont vraiment valables. +1 +2 %, est-ce que cela change vraiment quelque chose ?  :What?


A l'échelle d'un pays, 1 ou 2 %, cela représente des milliards de dollars...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #13 le: septembre 30, 2009, 02:21:43 pm »


Les employés de BMTA (Bangkok City Bus) étaient hier en grève et ont manifesté contre la volonté du gouvernement de privatiser leur entreprise...

Finalement, c'est comme en France...  :D mais là, les manifestants dansent (photo 2)...  :)
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #14 le: octobre 14, 2009, 10:18:27 am »


ll faut travailler 45 minutes pour acheter un Big Mac en Thaïlande !


Vous êtes végétarien et que vous ne mangez pas de Big Mac  ? Tant mieux pour vous et vos artères, mais saviez-vous que, selon l’édition 2009 de l’étude Prix et Salaires d’UBS, un salarié moyen doit travailler 45 minutes pour gagner assez d’argent pour acheter un Big Mac à Bangkok ?

Quelle drôle d’idée d’acheter un Big mac en Thaïlande alors que la cuisine thaïlandaise si bonne et si peu chère est disponible partout. Mais l’indice Big Mac est considéré comme un indicateur assez représentatif du coût de la vie dans différents endroits du monde.

En réalité il mesure la durée qu’un salarié moyen doit travailler afin de s’offrir un des rares repas dont la composition est strictement identique dans toutes les villes du monde où il est vendu.

En comparaison avec Jakarta où il faut travailler 136 minutes, Mumbai (Bombay) 61 minutes, Manille, 88 minutes, Beijing 44 minutes et Kuala Lumpur 41 minutes,  le classement de Bangkok n’est pas si mauvais. Le Big Mac index d’UBS est publié tous les trois ans depuis 1970 par les services de la banque Suisse et est destinée aux clients d’affaires actifs au niveau mondial ainsi que des clients privés avec une orientation internationale. Dans un monde globalisé, le prix et les comparaisons salariales sont importantes et ont en outre un intérêt particulier pour les touristes et les voyageurs d’affaires.

L’indice Big Mac va cependant bien au delà de la simple référence à un hamburger, car il repose sur une enquête unique de correspondants dans 73 villes majeures à travers le globe, avec une comparaison exhaustive des prix (122 biens et services ainsi que les loyers des logements), des revenus, des impôts, des horaires et jours de vacances pour 14 professions différentes.  Un classement du pouvoir d’achat relatif, et donc du niveau de vie pour chacune des 73 villes dans le sondage, est déduit de ces données.

“Prix et salaires dans le monde” d’UBS a désigné Oslo, Zurich, Copenhague, Genève, Tokyo et New York comme les villes les plus chères du monde, en se basant sur un panier normalisé des biens et services. Quand les prix du loyer sont pris en compte dans l’équation, New York, Oslo, Genève et Tokyo émergent en tant que lieux spécialement chers pour vivre. Les villes les moins chères sont Kuala Lumpur, Manille, New Delhi et Mumbai.

Il n’y pas que les Big Mac dans la vie et un autre bon indicateur de coût de la vie est l’étude Mercer’s Cost of Living Survey World Wide Rankings 2009. Bangkok est classée 98e au niveau mondial, et la quatrième ville en Asie du Sud, dans une récente enquête de Mercer qui a évalué le coût de la vie dans les villes les du monde entier. Bangkok est passé de la 105e place dans l’enquête de 2008 à la 98e cette année. Bangkok est moins chère que d’autres villes en Asie du Sud comme Singapour, Hanoi, Ho Chi Minh et à Kuala Lumpur.

Les 10 villes les plus chères sont Tokyo, Osaka, Moscou, Genève, Hong Kong, Zurich, Copenhague, New York, Pékin et Singapour, tandis que les 10 meilleures marché sont  Bangalore, Tunis, Chennai, Quito (Equateur), Mexico City, Auckland, Wellington, Karachi, Asuncion (Paraguay), Monterrey (Mexique) et Johannesburg.


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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #15 le: octobre 22, 2009, 03:50:03 pm »


Je peux vous assurer que la diminution des prix à la consommation, les ménagères thaïlandaises ne s'en sont pas aperçues... il faut voir comment ça braille au marché !...

 :announce
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #16 le: octobre 23, 2009, 07:23:12 am »


Recul du chomage en Thaïlande !


70 000 chômeurs thaïlandais de moins en juillet 2009, selon une étude de l'Office National des Statistiques...

Avec cette baisse de 1,5 % en quatre mois, le Thaïlande ne compte plus de 480 000 sans-emploi contre 550 000 en mars...

Avec plus de 120 000 chômeurs chacune, les régions Centre et Nord-est (Isan) sont les plus touché par le fléau, principalement dans les secteurs de l'agriculture et de la construction.

La situation dans le sud est moins grave puisque l'ONS n'y dénombre que 70 000 sans-emploi... Quant à la région Nord, elle en compte 110 000...

Enfin, bangkok est la zone où le chômage est le plus concentré avec 50 000 chômeurs dénombrés...

...
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Malco

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #17 le: octobre 23, 2009, 04:15:04 pm »

Bah c'est normal que le chômage recule ils deviennent tous moines ensuite .  :D
Tiens en France il manque de curé dans les paroisses , ils devraient prendre l'exemple .  :huhu
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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #18 le: octobre 23, 2009, 05:52:21 pm »

Je trouve étonnant que les moines soient considérés comme des travailleurs et exclus du décompte des chômeurs, pas vous ?
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #19 le: octobre 26, 2009, 08:40:23 am »


ASEAN en Thaïlande : bilan et perspectives.


A chacun son Asean : pour la Thaïlande et son premier ministre c’est une communauté de peuples et de culture, mais pour son homologue chinois, la priorité est plutôt donnée à un accord de libre échange avec le groupe de 10 pays. En marge de l’Asean se sont également tenues des réunions tournées vers le futur comme l’Asean + 3 (Chine, Japon et Corée du Sud), voir même l’Asean +6 (Asean+ 3, plus Australie, Nouvelle Zélande et Inde). Autant de projets ambitieux et porteur d’espoir qui visent à renforcer la coopération économique et le commerce entre leurs pays membres, mais dont la mise en place demandera sans doute pas mal de temps et beaucoup d’efforts.

Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a défendu sa vision de l’ASEAN en tant que communauté des peuples. La Thaïlande attache une importance particulière à l’idée de lien non seulement en ce qui concerne les infrastructures et le commerce, mais également pour ce qui a trait à la circulation des personnes, aux technologies de l’information, à la connaissance, à l’enseignement et à la culture. L’ambiance a été cependant un peu tendue en raison des déclarations du premier ministre cambodgien Hun Sen qui a réaffirmé sa volonté de ne pas extrader Thaksin vers la Thailande, lui offrant même un poste de conseiller économique. Les défis auxquels la région est confrontée, dont la sécurité alimentaire et énergétique, le changement climatique, les pandémies, les catastrophes naturelles et la crise financière et économique ont été également abordés.

Les points clés des sommets sont l’inauguration de la Commission intergouvernementale sur les droits de l’homme de l’ASEAN, l’adoption d’une déclaration sur le changement climatique afin de réaffirmer la position de l’ASEAN dans les négociations conformément à la Convention-cadre de l’ONU sur le changement climatique.

Des résultats concrets sont attendus sur la multilatéralisation de l’Initiative Chiang Mai d’un montant de 120 milliards de dollars et sur la création d’une réserve de riz d’urgence de l’ASEAN+3 avec pour objectif une mise en service immédiate administrée par un bureau permanent.


La constitution d’un bloc régional bute sur la diversité des pays membre de l’Asean.

Selon la Charte ratifiée en décembre 2008, l’ASEAN s’est donné jusqu’en 2015 pour instituer un marché unique caractérisé par la libre circulation des biens, des services, des investissements et des capitaux entre les dix pays membres  (Philippines, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie et Cambodge).

Mais pour parvenir à créer ce bloc régional, il faudra intégrer des économies aussi diverses que celles de Singapour et de la Birmanie. Avec un PIB de 511 milliards de dollars, l’Indonésie a une économie qui pèse 100 fois plus que celle du Laos, le plus petit pays de l’Asean. L’activité économique de l’Asean est aussi très concentrée sur les cinq plus importants pays que sont l’Indonésie, la Thaïlande, les Philippines, la Malaisie et Singapour qui représentent à eux seuls 90% du PIB  du groupe.


Un sommet orienté vers le partenariat économique avec la Chine.

Le rôle de la Chine est également une question centrale de ce sommet avec les initiatives entreprises par Pékin pour promouvoir le développement des infrastructures au sein de l’ASEAN, dont le fonds Chine-ASEAN de 10 milliards de dollars sur la coopération en matière d’investissement, et un crédit commercial de 15 milliards de dollars comprenant des prêts préférentiels à hauteur de 1,7 milliard de dollars.

Les échanges commerciaux entre l’Asean et la Chine ont enregistré une croissance rapide ces dernières années, passant de 59 milliards de dollars en 2003 à 112 milliards de dollars en 2008, depuis le lancement du processus de construction de la zone de libre-échange en 2003. Pendant le même temps le commerce intra Asean est lui passé de 260 à 458 milliards de dollars.

Une fois mise en place, la zone de libre-échange Chine-Asean sera la plus grande zone de libre-échange dans le monde et formera un marché de 1,9 milliard d’habitants avec un volume d’échanges commerciaux de 4,5 milliards de dollars et d’un PIB combiné de six trillions de dollars, selon les statistiques officielles. Le processus de négociation de la zone de libre-échange Chine- Asean est pratiquement achevé après la signature de l’accord d’investissement Asean-Chine en août 2009, le dernier d’une série d’accords commerciaux entre les deux parties.

Le sommet a aussi permis de constater l’avancement d’une Asean Free Trade Area (AFTA) entre les six principaux pays de l’Asean que sont l’Indonésie, la Thaïlande, les Philippines, la Malaisie, Singapour et Bruneï. Cet accord dont la mise en place remonte à 1993 prévoit de ramener les taxes douanières de 0 à 5% d’ici la fin 2010. Il devrait être étendu aux quatre autres pays membres d’ici 2015.


Asean + Chine, Asean + 3, Asean + 6 ….

Au sommet de l’ASEAN +3, les dirigeants de l’ASEAN et leurs homologues de la Chine, du Japon et de la Corée du Sud ont accepté une étude de faisabilité sur un projet de zone de libre échange de l’Asie de l’Est (EAFTA), qui conterait dont 13 pays de la région.

Un rapport séparé sur une autre étude sur le partenariat économique global en Asie de l’Est (CEPEA) – prévoit l’ajout de l’Inde, l’Australie et la Nouvelle-Zélande auprès de l’ASEAN +3, soit un bloc de 16 pays qui représenterait la moitié de la population mondiale. Cette zone, dont la date de lancement n’a pas été précisée, aurait un marché de 3,1 milliard de personnes et un produit intérieur brut combiné de 19000 milliards de dollars, soit un tiers du PIB mondial.


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Photos:

1/ Le 1er ministre thaïlandais  Abhisit Vejjajiva prononce son disours de cloture du 15ème sommet de l'ASEAN.

2/  Abhisit Vejjajiva accueille le 1er ministre australien Kevin Rudd en compagnie du 1er ministre japonais Yukio Hatoyama, du 1er ministre indien Manmohan Singh et du 1er ministre chinois Wen Jiabao.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #20 le: novembre 22, 2009, 10:34:32 am »


La bourse de Thaïlande s’ouvre aux entreprises étrangères


Le Stock Exchange of Thailand (SET) sera ouvert aux entreprises étrangères qui souhaitent être cotées à Bangkok à partir du 1 décembre prochain. La Présidente de la bourse thaïlandaise, Patareeya Benjapolchai a précisé hier que les candidats devront avoir une capitalisation boursière d’au moins 10 milliards de baht (environ 200 millions d’euros) et devront rester coté à Bangkok pendant au moins trois ans.

CIMB Group Holdings Bhd, la deuxième banque de Malaisie, sera la première entreprise à profiter des nouvelles règles autorisant la cotation de groupes étrangers au SET de Thaïlande. CIMB prévoit de mettre sur le marché jusqu’à 35 millions d’actions pour le public. CIMB, cotée en Malaisie avec une valeur boursière de 13,7 milliards de dollars, deviendrait ainsi le plus grand groupe de services financiers cotés au SET, et parmi les trois plus importantes sociétés de la Bourse thaïlandaise. A titre de comparaison, la plus grande banque de Thaïlande, la Bangkok Bank, a une capitalisation boursière de 6,5 milliards de dollars.

“CIMB veut être listé en Thaïlande pour faire connaitre son nom et parce qu’elle a souhaite étendre son  engagement ici et dans la région”,

a déclaré Patareeya Benjapolchai.

Avec une capitalisation boursière de 166 milliards de dollars, la Thaïlande se classe au 11ème rang parmi les 16 bourses dans la région Asie-Pacifique, selon les données compilées par Bloomberg.  Le benchmark indice SET a gagné 57 % cette année, la deuxième plus mauvaise performance parmi les cinq pays d’Asie du Sud-Est suivis par Bloomberg. La banque malaisienne a déjà une présence en Thaïlande grâce à sa filiale CIMB Thai Bank PCL, qui est également cotée sur le marché boursier thaïlandais.

Les actions de CIMB, qui est cotée à la Bourse de Kuala Lumpur, ont augmenté de 2,8 % pour clôturer à 13,28 ringgit.

“L’inscription au SET permettra d’améliorer notre visibilité pour les investisseurs et les grand public en Thaïlande”,

a déclaré Nazir Razak, CIMB Group Chief Executive Officer.


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Rugby15

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Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #21 le: novembre 25, 2009, 02:52:08 pm »


1,3% de croissance en Thaïlande

La deuxième puissance économique de l'Asie du Sud-Est était sortie de la récession au deuxième trimestre.


Tant mieux mais je peux vous dire qu'ici ça se voit pas. Faut voir comment Moman et ses frangins passent leur vie à pleurer sur l'augmentation du cout de la vie !
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #22 le: novembre 26, 2009, 07:07:06 am »


Notons quand même que le reprise est très faible et que le PIB continue son recul !
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Malco

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Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #23 le: novembre 26, 2009, 10:30:00 am »


Notons quand même que le reprise est très faible et que le PIB continue son recul !


Same same en France .  8)
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #24 le: novembre 30, 2009, 07:20:02 am »


Un texte intéressant...


Thailande : la reprise peut-elle durer ?


Les signes de reprise se multiplient en Thaïlande, avec notamment deux trimestres consécutifs de croissance et une nette amélioration du secteur industriel. Mais cette reprise peut-elle être durable en l’absence de reformes structurelles, et de changement important dans un modèle de croissance qui a montré ses limites ?  Trop dépendantes des exportations, la croissance thaïlandaise risque de se retrouver à nouveau fragilisée si l’impact des plans de relance venait à faiblir au delà de l’année prochaine.

Selon le Fonds monétaire international (FMI), la reprise en Asie a commencé en février de cette année, six mois avant la reprise américaine. La Banque de Thaïlande a également indiqué que l’économie thaïlandaise avait touché le fond au deuxième trimestre. Mais cette croissance est-elle une véritable reprise, ou une simple flambée due aux programmes de relance de la consommation ? La plupart des réponses politiques à la crise ont été des mesures de court terme pour soutenir l’économie sous forme d’injections budgétaires pour soutenir une plus grande consommation domestique. Mais assez peu d’attention a été accordée à la nécessité de faire des reformes durables,ou à la recherche d’un nouveau «chemin de croissance rééquilibrée» .

Les responsables politiques semblent espérer que la crise actuelle sera de courte durée et que les injections budgétaires peuvent apporter un soulagement temporaire avant que tout retourne à la normale. Mais même dans l’hypothèse d’ une amélioration significative de l’économie mondiale, il est peu probable que les exportations jouent un rôle aussi important dans les économies de l’Asie du Sud-Est, comme c’était le cas avant la crise. Une restructuration fondamentale de l’économie thaïlandaise, ainsi que celle des autres pays d’Asie, et un nouveau schéma de croissance moins dépendant des exportations sera nécessaire. Ce ne sera certainement pas facile et ne pourra être atteint à court terme.

En Thaïlande notamment, des facteurs structurels sont en cause, qui limitent la possibilité d’une reprise s’appuyant d’avantage sur le marché intérieur. L’absence d’un véritable système de sécurité sociale et d’importantes disparités de revenu sont autant de facteur qui risquent de retarder la marche vers un modèle moins dépendant des exportations.

Selon le "Thailand Development Research Institute" (TDRI), seules des réformes économiques et sociales importantes permettront de résoudre les conflits chroniques politiques en cours. Le président du TDRI Kosit Panpiemras mis en évidence trois questions fondamentales dans un séminaire annuel intitulé « Réformes économiques pour la justice sociale » :  la pauvreté, les monopoles, la corruption politique et l’écart de revenu.

"Ces facteurs favorisent l’apparition récurrente d’une  « politique populiste » qui permet d’emporter l’appui d’une majorité de la population qui se sent négligée, et de garantir un succès politique a leur promoteur. Toutefois, ces politiques ont tendance à ignorer la discipline monétaire et budgétaire, et la viabilité a long terme."

En d’autres termes, il ne suffira de singer les politiques de Thaksin pour obtenir un retour vers une croissance saine et moins dépendante des exportations : des réformes plus importantes sont nécessaires, touchant aux problèmes récurrent qui handicapent le royaume, comme la corruption et la concentration des revenus de la croissance sur une partie limitée de la population.


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