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Auteur Sujet: L'ECONOMIE, le business, les grands projets en Thaïlande.  (Lu 250384 fois)

Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #25 le: janvier 08, 2010, 02:52:37 pm »


Thaïlande : la reprise a commencé dans l’immobilier !


Après deux années marquées par l’attentisme des investisseurs, la Thaïlande a retrouvé des raisons d’espérer en ce qui concerne le secteur immobilier. L’instabilité politique reste une préoccupation, mais elle est désormais mieux intégrée par les acheteurs, qui ont compris qu’après une phase de crise aiguë  et dissuasive, les perspectives sur le long terme restent attractives.

Le marché de l’immobilier, notamment le secteur résidentiel , devrait progressivement se redresser en 2010, grâce aux effets des plans de relance du gouvernement. Toutefois, le marché des bureaux, ainsi que des résidences de luxe dans les destinations de villégiature, continueront à rencontrer des difficultés.

Le Directeur général de CB Richard Ellis (Thaïlande)  a déclaré que la demande pour des résidences type maisons de villes dans le grand Bangkok  entre 2 et 3 millions de baht avait continué de croître, tandis que la demande de copropriétés (condominium) en centre ville à des prix entre  80000 et 150000  baht (entre 1600 et 3100 euros) par mètre carré a été également forte.  Mais les appartements en copropriété dont le prix dépasse 150000 baht par mètre carré sont toujours en surnombre, parce que la demande des acheteurs étrangers reste faible.

A Pattaya Cyril Devouassoux (Global Solidor) constate un retour progressif des ventes

“Depuis un mois il y a davantage de demandes, et enfin des ventes. Il y a toujours des questions sur la situation politique bien entendu, mais il y a aussi des opportunités intéressantes à saisir en ce moment. D’autre part il va y avoir une augmentation des prix à partir de mars 2010 avec la fin des réductions exceptionnelles sur les droits de mutations. Au lieu de 0,1%, on va payer 3% : c’est une incitation pour se décider avant.”

L’immobilier à Pattaya bénéficie aussi d’une amélioration de l’image de marque de la station balnéaire la plus proche de Bangkok : les grandes chaines hôtelières américaines sont maintenant présentes avec l’ouverture cette année d’un Holliday Inn sur la partie nord de la plage, et la construction d’un second hôtel Marriott. Hilton a aussi prévu de s’installer a proximité du front de mer, et du magasin Central qui a ouvert cette année. Le problème avec Pattaya, c’est qu’il faut faire le tri dans une offre abondante et dont la qualité est parfois inégale :

“On peut investir à Pattaya sans prendre de risques, mais il ne faut pas y aller les yeux fermés. Nous travaillons avec des promoteurs reconnus et solides et qui tiennent leurs promesses. Certains développeurs commencent des projets alors qu’ils n’ont par un plan de financement précis : ce sont généralement ceux qui proposent des offres très alléchantes en termes de paiements. C’est notre métier de faire le tri et de laisser de coté les projets à risques. Dans la profession tout le monde sait quels sont les entreprises à éviter, mais la presse n’en parle jamais.”

La demande pour des résidences de luxe à destination de loisirs comme Phuket, Koh Samui et Hua Hin reste faible parce que les acheteurs étrangers sont encore prudents et moins disposés à prendre des risques. La demande de bureaux est stagnante, la plupart des entreprises multinationales ayant suspendu leurs plans d’expansion et d’extension de bureau à cause des coupes dans les budgets. Colliers International Thaïlande estime que les exploitants d’hôtels de luxe en Thaïlande continueront à traverser des moments difficiles, avec le nombre de touristes en baisse et le nombre de nouveaux hôtels en hausse. De nombreux hôtels dont la construction a été commencée dans les deux ou trois dernières années seront achevés cette année.

A Bangkok Fabrice Loré de l’agence FiveStars reste raisonnablement optimiste :

"Nous avons fait un très bon mois d’aout surtout avec les locations pour des expatriés arrivant à Bangkok. Cela prouve que des sociétés ont continué à recruter malgré la crise. Fin octobre et début novembre nous avons constaté un retour des clients sur la vente avec plusieurs ventes autour de 10 millions de baht. Les gens qui connaissent la région reviennent car ils ont intégré le problème politique : cela fait plusieurs années que ça dure maintenant, et le pays continue à tourner."

Du coté des prix, tout le monde prévoit une reprise de la hausse en 2010, mais pas partout et pour tous les biens:

"Un appartement bien placé, à proximité d’une station de BTS ou de MRT aura toujours la cote et trouvera toujours preneur. Mais ce sera plus difficile pour certains produits dans l’ancien qui ont mal vieillis. Récemment il y a eu des progrès techniques importants dans la construction, avec des projets très en avance comme Le Monaco qui intègre dès le départ des doubles vitrages, des panneaux solaires pour l’alimentation des parties communes et de l’eau potable dans tout l’immeuble.  Petit à petit les normes thaïlandaises vont évoluer vers davantage d’exigence et ça ne peut que faire augmenter les couts de construction."

Bien entendu il ne faudrait pas qu’un retour de l’agitation politique et des violences de rue très médiatisées, viennent remettre en question la confiance des acheteurs. La Thaïlande reste un sujet d’inquiétude pour les analystes financiers, dont ceux de la banque Standard Chartered

"Ce mélange entre un gouvernement faible, de facto non élu, parfois confronté à des violentes manifestations de rue, et un embarrassant ancien premier ministre qui rôde alentour réunit les ingrédients d’une incertitude majeure. Si l’état de santé du roi venait à s’aggraver de nouveau, la situation pourrait se tendre encore davantage et menacer la note de la dette souveraine"

estiment les analystes de Standard Chartered dans leurs perspectives pour l’Asie en 2010.


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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #26 le: janvier 10, 2010, 09:31:00 am »


Maintenant le gaz, Encore une énergie fossile... qui est limitée dans le futur à court terme !...  :(

Mais quand se décideront-ils à passer au moteur électrique ou même à eau pourquoi pas (il existe déjà !) et à changer toute l'infrastucture...

Pas besoin de rouler vite et d'aller loin puisque 95 % du parc automobile mondiale roule moins de 10 kilomètres par jour !!!...
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #27 le: janvier 15, 2010, 10:32:07 am »


Les investissements japonais en Thaïlande seraient en recul de 50 % en 2009...  :o


La Thaïlande ne séduit plus les investisseurs japonais !


La Thaïlande n’est plus la destination d’Asie la plus attrayante pour les investisseurs japonais, à cause des problèmes juridiques de la zone industrielle de Map Ta Phut, selon Munenori Yamada, président du bureau de Bangkok de la Japan External Trade Organisation. Selon lui, cette nouvelle crise a miné la confiance des investisseurs dans le Royaume.

"Les fermetures d’aéroport, des foules, les émeutes – ce sont des problèmes politiques qui pourraient se produire dans n’importe quel pays. Mais le manque de clarté sur la question de Map Ta Phut est un problème économique, qui a directement nui à la confiance des investisseurs en Thaïlande"

a déclaré M.Yamada lors d’une conférence de presse.

Il a jouté que les investisseurs japonais à la recherche de nouvelles bases de production asiatique ne considèrent plus la Thaïlande comme une destination prioritaire.  Cependant, le JETRO n’a pas fourni d’exemple de société japonaise prévoyant de réorienter ses investissements actuels en dehors de la Thaïlande.

La décision de la Cour Administrative Suprême est sans appel, et elle autorise seulement 11 des 76 projets nippons d’une valeur combinée de 400 milliards de bahts à continuer. Les autres devront s’adapter aux nouvelles normes de protection de l’environnement.

Les investisseurs japonais, qui sont partenaires dans plusieurs projets en suspension, avaient exprimé la crainte que le retard de ces projets ait une incidence sur la chaine de production de produits chimiques, sidérurgique, plastique et automobile.

"La plupart des projets suspendus concernent l’industrie pétrochimique, qui est source d’approvisionnement pour de nombreux secteurs en aval. La décision du tribunal d’aujourd’hui influencera non seulement les 65 projets suspendus, mais d’autres projets connexes à l’échelle nationale. Ces projets  seront alors obligés d’importer des matières premières pour leur production interne, donc les coûts seront plus élevés."

avait alors déclaré Yo Jitsukata, président de la Chambre de commerce du Japon.

Ce verdict est le dernier épisode judiciaire d’un combat de plusieurs années. En mars 2009, le Tribunal administratif de Rayong avait ordonné le classement de la municipalité de Map Ta Phut en « zone de pollution contrôlée ». Un classement qui exige une application très stricte des règles environnementales, notamment sur les émissions toxiques.

Toujours est-il que les pressions des industriels concernés n’ont pas fait fléchir la Cour : une décision d’autant plus remarquable que parmi les projets suspendus figure la compagnie pétrolière géante publique PTT. Un des investissements majeurs qui restent en suspens concerne une usine de séparation des gaz de 780 millions de dollars, de PTT Chemical.


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Rugby15

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #28 le: janvier 15, 2010, 12:40:12 pm »

Les Thais sont en train de faire les mêmes conneries que les viet en 95. Avec leurs mesures à la noix et leur foutoire politique, ils vont dissuader les investisseurs étrangers (j'crois même que c'est déjà fait !) et là, ça sera finito la 1ere place mondiale de fabricants de disques durs ou la 3e place pour les camions ! :-X
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #29 le: janvier 22, 2010, 11:03:44 am »


Thaïlande : la reprise pourrait atteindre 5% au premier trimestre !


L’économie de la Thaïlande pourrait enregistrer une croissance de 5 % au premier trimestre, alimentée par les exportations et les dépenses publiques sur les infrastructures, selon un responsable du ministère des Finances. Ces prévisions sont cohérentes avec celles des organismes internationaux qui s’attendent à une reprise de 5,5% dans la région.

"Les principaux moteurs de croissance sont l’augmentation des exportations vers l’Asie et le décaissement des programmes gouvernementaux d’investissement", a déclaré Ekniti Nitithanprapas, porte-parole du ministère. "La demande intérieure connaît une reprise plus lente par rapport à la croissance des exportations".

Les exportations de la Thaïlande ont crû pour la première fois en 13 mois au mois de novembre dernier alors que la reprise économique mondiale a également élevé le niveau des exportations de Singapour vers la Corée du Sud. La confiance des consommateurs thaïlandais en décembre a aussi atteint sont plus haut niveau depuis août 2008 en raison de l’amélioration des perspectives économiques.

Les exportations de la Thaïlande cette année devraient augmenter de 14 à 15 %, permettant au pays de gagner plus de 170 milliards de dollars, a déclaré le ministre du Commerce Pornthiva Nakasai.

"L’Asie a commencé sa sortie de la récession mondiale, mais il reste une fragilité sous-jacente à ce redressement", a déclaré le président de la Banque asiatique de développement Haruhiko Kuroda en présentant les prévisions économiques de la région.

La Banque de Thaïlande a cette semaine, maintenu son taux directeur à 1,25 %, en gardant les coûts du  crédit au plus bas niveau depuis juillet 2004 pour soutenir la reprise économique naissante.

"La banque centrale n’est pas enclin à accroître les taux d’intérêt tant que la demande intérieure n’a pas récupéré, mais il pourrait y avoir une possibilité de relèvement des taux d’intérêt d’un quart de point au deuxième semestre de cette année si la demande intérieure se redresse."

toujours selon Ekniti Nitithanprapas, porte-parole du ministère des finances

Le Premier ministre de Thaïlande Abhisit Vejjajiva a déclaré hier que l’économie devrait croitre d’au moins 3,5 % en 2010 après avoir contracté de 3 % l’an dernier.  Le baht a augmenté de 0,9 % cette semaine à 32,88 pour un dollar, en ligne avec les hausses d’autres monnaies de la région.

Tiziana Bonapace, chef de la politique macroéconomique à la Section de l’analyse économique des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), présentera le rapport annuel "World Economic Situation and Prospects (WESP)" avec Aynul Hasan, chef de la Section des politiques de développement de la CESAP, lors d’une conférence de presse le mercredi 20 Janvier au Club des correspondants étrangers de Thaïlande (FCCT) à Bangkok.

Ce rapport prévoit une croissance économique pour l’Asie de 6,7 % cette année, la plus élevé parmi toutes les régions du monde, et de 5,5% pour l’Asie du Sud-Est, ce qui positionne la Thaïlande dans la moyenne régionale si on considère les prévisions du ministère de l’économie comme réalistes.


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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #30 le: janvier 26, 2010, 12:02:10 pm »


Interview avec Dr Atchaka Sibunruang secrétaire générale du BOI


Le Board of Investment est le principal organisme du gouvernement thaïlandais, sous l’égide du Ministère de l’Industrie, pour encourager l’investissement direct étranger en Thaïlande. Il a été particulièrement actif en 2009 avec la promotion de mesures spéciales d’incitation destinées aux investisseurs étrangers dans le cadre d’une initiative dénommée "Thaïlande, année de l’investissement".


Quels sont les secteurs de l’économie qui ont vu la plus forte croissance dans les applications adressées au BOI ?

La bonne nouvelles c’est que  l’objectif de 400 milliards de bahts d’investissement de 2009 sera atteint.  À 11 mois, nous avons déjà 393 milliards de baht et 1039 de demandes d’investissement et de projet.

La production d’électricité à partir de sources d’énergie alternatives, les installations pour le transport maritime de chargement et de déchargement, le développement de parcs industriels et de laboratoires scientifiques représentent le plus grand nombre de demandes d’investissement. La valeur des investissements dans ce domaine a augmenté de 48% par rapport à la même période l’an dernier.

Le deuxième domaine dans les demandes d’investissement est le secteur électrique et électronique, disques durs,  et les produits blancs. Le troisième secteur est l’industrie du métal, des machines et du matériel de transport, notamment la production automobile, les pièces automobiles.


Le Japon et les États-Unis sont les principaux pays investisseurs en Thaïlande, mais qui sont les nouveaux pays émergents pour l’investissement ?

Alors que les projets en provenance du Japon, de  l’UE et Singapour sont toujours en déclin, les investissements américains sont en train de rebondir, mais pas encore aux niveaux de 2007 et 2006.

Il y a aussi une forte vague d’investissements en provenance des pays émergents comme la Chine, l’Inde et la Corée du Sud.  Même l’Australie montre une augmentation régulière au cours des trois dernières années. C’est pourquoi nous avons ouvert des bureaux en Chine, Corée du Sud et en Australie et avons l’intention d’ouvrir d’autres unités en Inde pour puiser dans le potentiel d’investissement de ces nouveaux pays.

Je tiens également à souligner que le Bureau accorde davantage d’attention aux TOI (Thailand Overseas Investment) avec des mesures et des incitations qui encouragent activement les investissements thaïlandais à l’étranger. Dans le futur, le BOI se concentrera sur l’attraction de  l’IDE (Investissement direct étranger) en provenance des pays existants et des pays émergents, et sur le soutien des entreprises thaïlandaises à l’étranger.


Le BOI offre des incitations dans plusieurs domaines en réponse au ralentissement économique mondial. Quel est le bilan de ces mesures ?

Il y a eu 156 projets avec un investissement total de 49 270 millions de bahts promus au titre des mesures accompagnant le plan 2008 – 2009, "Année de l’investissement en Thaïlande" sur les 11 premiers mois de 2009. En termes de valeur, presque la moitié du total des investissements promus au titre de ce paquet, a concerné les économies d’énergie et les énergies alternatives.  Les investissement dans les entreprises de hautes technologies ont suivi.


Comment a été reçue  l’ouverture de l’OSOS (One Start One Stop Investment Center) par les investisseurs ?

Depuis le 23 Novembre, le One One Stop Start Investment Center a servi plus de 160 investisseurs de 16 pays. Le BOI utilise aussi l’ OSOS comme un lieu de rencontre pour les délégations d’affaires de haut rang. Il est prévu que le nombre de consultations auprès de l’OSOS augmente, surtout après que  le One-Stop Service Center for Visas et permis de travail se soit installé dans les mêmes locaux à partir de janvier 2010.


Quels sont les secteurs ciblés dans les 3 prochaines années, soit 2010-2012, et pourquoi ces secteurs sont importants ?

Actuellement, le BOI vise six secteurs: l’agriculture et les produits agricoles, la mode, dont les vêtements, sacs, chaussures, pierres précieuses et bijoux, le secteur automobile, le secteur des ICT (Informatique et communication) et des logiciels à forte valeur ajoutée, et le secteur des énergies alternatives. Ces industries créent une forte valeur ajoutée, génèrent une quantité importante de recettes d’exportation, et capitalisent sur les atouts de la Thaïlande renforçant ainsi sa compétitivité industrielle et le développement économique et social durable.


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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #31 le: février 07, 2010, 09:49:46 am »


Thaïlande, Vietnam, Laos : pourquoi la Chine leur fait peur ?


Lorsque l’accord de libre-échange entre la Chine et les 10 pays de l’Asean (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) est entré en vigueur cette année, (1,9 milliard de personnes) entrainant l’élimination des tarifs douaniers sur 90 % des produits, il a été salué publiquement comme l’aube d’une ère nouvelle, mais en privé avec inquiétude par bon nombre d’habitants des pays membres de l’Asean.

La Chine a révélé l’autre jour que ses réserves en devises avaient atteint environ 2400 milliards de dollars en 2009, soit un gain de 453 milliards de dollars sur l’année. Ces chiffres extravagants, et la probabilité que ces réserves en devises augmenteront d’un montant comparable cette année, sont maintenant devenus une réalité financière, économique et géopolitique incontournable. Ces réserves en devises sont utilisées pour effectuer des placements financiers (dont environ 800 milliards de dollars de bons du trésor américain) des achats en matières premières (pétrole, nourriture, minéraux),  mais aussi pour acheter de l’influence politique avec de l’aide économique ou des prêts consentis à des conditions favorables.

Quand le Laos a gagné sa candidature pour accueillir le mois dernier les Jeux asiatiques du Sud-Est, la Chine a offert d’aider cette petite nation en construisant un stade flambant neuf à la périphérie de la capitale Vientiane. Mais pour le gouvernement laotien, cette générosité n’a pas été sans compensation. La Suzhou Industrial Park Overseas Investment Co a obtenu un bail de 50 ans sur 1.600 hectares de terres à la périphérie de la capitale en échange de la création du nouveau bâtiment. Mais une réaction défavorable de la population, alimentée par la nouvelle que les Chinois souhaitaient importer 3000 ouvriers pour faire eux mêmes le travail, a forcé le gouvernement à réduire la taille de la concession de 200 hectares.

L’épisode illustre à la fois l’attraction gravitationnelle exercée par la puissance économique et stratégique de la Chine, et les tensions sous-jacentes qui deviennent de plus en plus apparentes. Nécessités économiques et impératifs diplomatiques commencent à se heurter aux craintes nationalistes de devenir – ou de redevenir pour certains pays – des satellites de Beijing.

Au Vietnam, les plans chinois de mines de bauxite se sont heurtées à des critiques publiques sévères, au Cambodge les agriculteurs et les pêcheurs craignent pour leur terre, même en Birmanie, qui a peu d’autres amis que la Chine, les prétentions de la Chine sont surveillées avec une certaine appréhension.


Libre-échange et tensions croissantes

Les producteurs d’Indonésie, Thaïlande et des Philippines, ont peur de voir leurs marchés submergés par la concurrence de leur partenaire le plus important, avec lequel l’Asean entretient depuis plusieurs année un déficit commercial. Cependant, une récente étude de la Standard Chartered Bank  montre que les exportateurs de produits de base tels que l’Indonésie et le Vietnam sont susceptibles de bénéficier de montée en puissance de la Chine, à la différence des nations comme la Thaïlande et la Malaisie dont les profils d’exportation se chevauchent  avec ceux de la Chine.

La menace pour l’équilibre régional est de plus en plus pris au sérieux tant au sein de l’Asie qu’à l’extérieur, compte tenu notamment d’une vague d’achats d’armes récente par le Vietnam, la Thaïlande et la Birmanie: des pays où les militaires sont proches du centre du pouvoir politique.

Les craintes ressenties par la population ont obligé les gouvernements de la région à un exercice d’équilibre délicat. Compte tenu de la sensibilité de la Chine à la critique, ils sont amenés à tenir un cap délicat entre le souci d’apaiser les préoccupations de leurs citoyens et de maintenir de bonnes relations avec Pékin, tout en rassurant les investisseurs.


Opportunité ou menace ?

À bien des égards, la proximité de la Chine est à la fois une bénédiction et une menace pour ses voisins. À plus long terme, la montée de la Chine comme une grande puissance mondiale donne à l’ Asie, une nouvelle pertinence géostratégique en accord avec son niveau économique. Les 10 membres de l’Association des Nations du Sud-Est asiatique représentent près de 600 millions de personnes et ont un produit intérieur brut combiné d’environ 1500 milliards de dollars (€ 1090 milliards, £ 925 milliards).

À court terme, la proximité de la réussite économique chinoise a permis aux pays voisins d’émousser l’impact de la crise financière mondiale, grâce aux largesses du programme de relance intérieure de la Chine. La manifestation la plus évidente de cette manne est la marée bariolée de casinos et de terrains de golf qui bordent les frontières chinoises avec la Birmanie, le Laos et le Vietnam.

Dans de nombreuses villes le long de la frontière sino-birmane, on se croirait en Chine : les commerçants préfèrent le renminbi (dénomination officielle du Yuan) à la monnaie locale, le service de téléphonie mobile vient de China Telecom et, dans au moins un hôtel, tous les numéros de chambre commence avec un huit, un chiffre porte-bonheur pour les joueurs chinois.

Bien que la Chine ait de plus en plus d’importance en tant que partenaire commercial, elle représente encore moins d’un quart de la consommation et des exportations de l’Asie émergente, et pour de nombreux pays, elle est un concurrent direct. (Même les casinos sont pour la plupart appartenant à des Chinois)


Un contexte potentiellement explosif

La crainte qu’inspire la Chine est aussi le résultat d’un contexte historique.

"Le Parti communiste chinois a soutenu les insurrections communistes locales dans presque tous les pays de la région. Aujourd’hui certains Chinois pensent que leur rôle dans le passé a été celui d’une puissance impériale dans la région, et qu’il s’agit de leur arrière cour. Ils verraient bien un modèle du passé se réaliser à nouveau."

rappelle Thitinan Pongsudhirak, directeur de l’Institut d’études internationales et sécurité à Bangkok.

Le sentiment anti-chinois a parfois été violent dans un certain nombre d’endroits en Asie-Pacifique au cours des 50 dernières années: il y a eu des émeutes anti-chinoises en Birmanie en 1967, des centaines de milliers de Chinois de souche ont fui le Vietnam dans le sillage de la guerre sino-vietnamienne en 1979, des dizaines de Chinois ont été tués dans des émeutes en Indonésie en 1969 et à nouveau en 1998; plus récemment, des entreprises chinoises ont été brûlées en Papouasie-Nouvelle-Guinée l’année dernière.

L’Indonésie, plus sensibles que les autres aux problèmes de concurrence, à décidé de retarder l’application de l’accord Chine-ASEAN dans des domaines importants, notamment l’acier et les textiles, et accusé la Chine de dumping sur 145 produits.

Pour sa part, Beijing est sensible à l’effet qu’elle produit sur ses voisins: la Chine a offert l’an dernier un total de 25 milliards de dollars aux pays de l’ASEAN: 15 milliards de dollars en prêts, dont 6,7 milliards $ en crédits préférentiels, ainsi qu’un fonds d’investissement de 10 milliards de dollars.

Le mois dernier, Xi Jinping, vice-président chinois et héritier présomptif de Hu Jintao, a entrepris une tournée à travers l’Asie, s’arrêtant en Birmanie pour réaffirmer le soutien de la Chine au régime militaire et pour signer plusieurs pactes de co-opération, y compris un accord pour construire un puits de pétrole et de gaz au cœur de la province chinoise du Yunnan. Au Cambodge, où la Chine est le plus grand investisseur étranger, M. Xi a signé pour 1,2 milliard de dollars de contrats.

En dépit de tout cela, le potentiel existe encore pour des affrontements violents dans le sud-est de l’Asie, notamment autour des îles Paracel et Spratly, revendiquées en tout ou en partie par Brunei, la Chine, Taïwan, la Malaisie, les Philippines et le Vietnam.

Beijing a récemment pris de l’assurance dans la mer de Chine méridionale, qui est censé contenir du pétrole et de grandes réserves de gaz. Il y a aussi des signes que le sud-est de l’Asie se réarme. Le Vietnam a récemment annoncé qu’il allait acheter six sous-marins et 12 avions de chasse à la Russie, la Birmanie a aussi fait des emplettes pour des avions de combat russes et la Thaïlande a débloqué un budget récemment pour rééquiper son armée de l’air avec de nouveaux avions de combats.

De fait l’Asie du Sud-Est est un mélange potentiellement détonant de nationalisme brut, de la concurrence économique et sur les ressources, le tout offrant un kaléidoscope de systèmes politiques, allant de la démocratie à la monarchie absolue ( Brunei) en passant par la dictature militaire en Birmanie et les régimes communistes du Laos et du Vietnam.


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Photo: l'acroissement du déficit de l'ASEAN vers la Chine chaque année.
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Malco

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #32 le: février 08, 2010, 01:06:41 pm »


ECO – Le gouvernement annule son plan de relance.

Le gouvernement thaïlandais a annoncé vouloir retirer son plan de relance par l'emprunt estimé à 800 milliards de bahts (17,7 milliards d'euros) invoquant le retour de la croissance économique, selon les déclarations samedi du Premier ministre Abhisit Vejjajiva. "L'emprunt de 800 milliards de bahts doit être examiné pour voir s'il est toujours nécessaire", a déclaré ce dernier, cité hier par le Bangkok Post.


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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #33 le: février 08, 2010, 05:40:38 pm »


En ce qui concerne les chiffres du chômage thaïlandais qui passent du simple au double, je pense qu'il faut tenir compte des nombreux emplois saisonniers et des CDI plus fréquents que les CDD dans ce pays.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #34 le: février 09, 2010, 10:49:53 am »


Abhisit compte sur l’économie pour gagner plus de soutien !


Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a assisté au Forum économique mondial de Davos pendant lequel il a mis en avant les progrès réalisés par l’économie thaïlandaise au cours du troisième trimestre 2009, annonçant une récession moins importante que prévue.

Lorsque Abhisit Vejjajiva avait assisté au forum de l’année dernière, quelques semaines seulement après sa prise du pouvoir grâce à une coalition parlementaire inattendue, des milliers de partisans de l’ex Premier ministre, Thaksin Shinawatra, s’étaient massés devant le siège du gouvernement à Bangkok. Aujourd’hui la situation est différente, mais l’absence du premier ministre et la perspective d’importantes manifestations de l’opposition le 10 février prochain, ont suffit à relancer les rumeurs de coup d’état à Bangkok. Récemment Abhisit Vejjajiva avait déclaré à la presse qu’il pourrait organiser des élections anticipées, si la situation économique enregistrait une amélioration significative.

Il semble que cette perspective soit réalisable, au moins dans la seconde moitié de 2010. Alors que les prévisions actuelles du gouvernement thaïlandais pour la croissance  de cette année sont de 3,5%, il a ajouté:

"Je suis convaincu que nous pouvons faire mieux que cela", en citant des signes encourageants dans les exportations et le tourisme.

Il a ajouté que les exportations de la Thaïlande devraient progresser de 14% cette année.

Abhisit Vejjajiva, a également déclaré que l’économie thaïlandaise l’an dernier a obtenu de meilleurs résultats que les prévisions de contraction de 3%, grâce à une forte reprise au dernier trimestre.

Les disciples de M. Thaksin, plus connus sous le nom de "chemises rouges"  sont attendus de nouveau dans la rue pour protester avant l’ audience du tribunal qui doit décider si les autorités peuvent confisquer la fortune de Thaksin évaluée à 2,3 milliards de dollars, qui a été saisie après le coup d’Etat de 2006. Tous les regards sont maintenant tournés vers la Cour Suprême et le 26 février, le jour du verdict sur la saisie éventuelle des actifs appartenant à Thaksin et à sa famille.

À l’heure actuelle, de nombreux observateurs croient que le scénario libérant les actifs en faveur de Thaksin est presque impossible. Mais il existe aussi deux scénarios pour la décision contraire : saisir tous les 76 milliards de baht (2,3 milliards de dollars) , ou seulement une partie de cette somme. C’est probablement cette deuxième possibilité qui motive l’agitation des pro Thaksin, et les démentis incessants de l’armée sur la possibilité d’un coup d’Etat.


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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #35 le: février 09, 2010, 10:54:53 am »

Citer

Tous les regards sont maintenant tournés vers la Cour Suprême et le 26 février, le jour du verdict sur la saisie éventuelle des actifs appartenant à Thaksin et à sa famille.


Oui là ça risque de faire du grabuge ?? à suivre  .
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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #36 le: février 15, 2010, 07:46:54 am »


LE CHIFFRE DE LA SEMAINE – 123 milliards de bahts de dettes.

123 milliards de bahts, soit 2,7 milliards d'euros, c'est le total des dettes contractées par les 1,19 million de Thaïlandais qui se sont inscrits au plan de refinancement du gouvernement, selon une information révélée hier par le Bangkok Post.


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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #37 le: février 15, 2010, 09:20:06 am »


L'endettement presque systématique d'une grande majorité des familles et des personnes de classes sociales moyennes et basses en Thaïlande est un vrai fléau !

Tant qu'il s'agit de crédits banquaires à la consommation (achat de voiture ou de maison par exemple) avec des taux d'intérêt très bas (1 ou 2 %), cela passe encore, mais dès qu'il s'agit de prêts de particulier à particulier avec des taux d'intérêts hallucinants (25, 30 % et plus), il n'est pratiquement pas possible de s'en sortir...

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Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #38 le: février 15, 2010, 11:12:51 am »


L'endettement presque systématique d'une grande majorité des familles et des personnes de classes sociales moyennes et basses en Thaïlande est un vrai fléau !


Si on leur foutait pas sous les yeux à tout bout de champ le dernier 4x4 ou la dernière télé, ça serait peut être pas comme ça. Ma femme, si je l'écoutais, elle achèterait tout et nous foutrait vite fait sur la paille !
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #39 le: février 16, 2010, 10:45:48 am »


Thaïlande : aborder 2010 avec sérénité mais prudence !


La Thaïlande aborde cette année 2010 dans un climat en apparence plus serein que les années précédentes. Sur le plan politique, l’accalmie est réelle: les manifestations de rues, les “sit-in” devant les bâtiments officiels et l’occupation des aéroports de Bangkok fin 2008 ne sont plus qu’un mauvais souvenir. Le gouvernement vient d’entamer sa deuxième année d’exercice du pouvoir, alors que l’année 2008 avait connu pas moins de trois premiers ministres.

Sur le front économique, l’économie thaïlandaise a été durement touchée par la crise économique mondiale, avec une baisse de croissance qui a atteint jusqu’à – 7,1% au second trimestre 2009 mais devrait se limiter à – 3% pour l’ensemble de l’année. Le pays est sorti de la récession au troisième trimestre, les signes de redressement sont nombreux et les indicateurs économiques promettent un retour à une croissance positive située entre + 3% et + 4,5% en 2010. L’environnement général en ce début d’année 2010 constitue donc un réel progrès par rapport aux années récentes, ce qui permet d’envisager l’avenir avec sérénité… mais prudence. Car l’incertitude politique demeure et le redressement économique annoncé ne va pas sans quelques nuages.


Un plan de relance ambitieux pour retrouver le chemin de la croissance

Pour faire pièce à la crise, la Thaïlande a en effet mis en place le “Thai Khem Khaeng”, (une Thailande forte) un ambitieux plan de relance triennal à hauteur de 29,5 milliards d’Euros, soit 1,4 trillion de Thai Baht. Ce plan prévoit des investissements conséquents dans plusieurs secteurs stratégiques comme l’irrigation et la gestion de l’eau; l’amélioration du réseau routier et les transports, avec six nouvelles lignes de métro à Bangkok; l’énergie et les télécommunications, avec la mise en oeuvre attendue de la technologie 3G, pour laquelle le pays a pris beaucoup de retard en raison des ingérences politiques; sans compter des dépenses d’infrastructures dans les domaines du tourisme, de l’éducation et de la santé. Ce plan de relance, qui est à ce jour le plus important dans les pays de l’ASEAN, a commencé à être déployé en octobre dernier et devrait avoir un impact positif sur les chiffres de la croissance 2010.

Economie traditionnellement fondée sur les exportations, celles-ci devraient rebondir de 10 à 15% en 2010, après une contraction de près de 17% en 2009. Mais comme les importations avaient chuté davantage encore, de près de 29%, la Thaïlande aura tout de même bénéficié l’an dernier d’un excèdent commercial de l’ordre de 18,5 milliards de dollars. L’an dernier, le Thai Baht s’est apprécié respectivement de 5% et 3% vis-à-vis de l’USD et de l’Euro.

Les principaux indicateurs macro-économiques du pays restent par ailleurs dans le vert, avec un très faible niveau de chômage (400,000 personnes, soit seulement 1,4% de la population active) et une inflation quasiment nulle. En raison du plan de relance, le déficit public est certes en augmentation mais devrait rester contenu à 53% du PIB en 2010 (contre 44% en 2009), et bien en dessous du maximum légal de 60% prévu par la constitution.


Le développement économique est parfois porteur de contradictions

La Thaïlande a connu au cours des 20 à 25 dernières années un développement économique prodigieux. Il suffit pour s’en rendre compte d’apprécier les infrastructures nouvelles en matière de transports publics ou de réseau routier, ou encore la multitude de centres commerciaux et autres hypermarchés rutilants, parmi lesquels Carrefour et Casino ont su prendre une place significative (voir encadré). Ce développement s’est accompagné de l’émergence d’une importante classe moyenne, avec un PNB par habitant qui est aujourd’hui de plus de 9,000 USD à Bangkok contre 4,000 USD dans le reste du pays.

En ce début d’année 2010, la Thaïlande semble s’orienter plutôt vers une évolution maîtrisée que vers une mutation radicale de ses structures politiques, économiques et sociales. Mais si les indicateurs économiques laissent présager que la crise est en passe d’être surmontée, l’incertitude politique n’a pas trouvé son épilogue. Depuis quelques années, le pays est profondément divisé entre les pro- et les anti-Thaksin, entre l’élite et une partie des classes moyennes urbaines et les campagnes, entre les pauvres et les riches. Car le développement économique n’a pas profité équitablement à tout le monde. Les inégalités sociales demeurent criantes: 20% de la population possède 69% des richesses du pays tandis que 20% des plus pauvres n’en possèdent que 1%. Introduire davantage d’équité sera l’un des enjeux majeurs de l’avenir, quelles que soient les évolutions politiques.


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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #40 le: février 23, 2010, 08:57:26 am »


Le ministre thaïlandais des Finances Korn Chatikavanij a reçu hier 22 février 2010 le "Global Finance Minister of the Year" récompensant son comportement face à la crise de l'année dernière...
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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #41 le: février 23, 2010, 11:06:27 am »

C'est long mais ça vaut le coup d'être lu: http://www.lepetitjournal.com/content/view/54008/1013/


"Doit-on s'habituer à un baht fort ?"
 
En cette période incertaine en politique, la Thaïlande doit faire face à des contraintes extérieures qui peuvent peser sur les conditions de la reprise économique. L'une d'entre elles est un baht qui reste fort, pouvant réduire la compétitivité du Royaume. Le point avec Pascal Furth, Chef du service économique de l'ambassade.

Confrontée à plusieurs défis pressants sur le front intérieur, la Thaïlande doit également faire face à des contraintes extérieures qui conditionnent en partie le dynamisme de la reprise économique. La principale d’entre elles tient à la vigueur persistante du baht et au risque qu’elle ferait peser sur la compétitivité du Royaume, dont la croissance dépend fortement de ses exportations. En 2009, la devise thaïlandaise s’est en effet appréciée vis-à-vis du dollar américain (+4,9% ; une croissance comparable est pronostiquée cette année), ainsi que des devises des principaux pays avec lesquels les barrières tarifaires sont tombées le 1er janvier dernier : +4,6% par rapport au yuan, soit la deuxième plus forte progression parmi les monnaies de l’ASEAN face à la devise chinoise, après la roupie indonésienne ; +3,4% par rapport au peso philippin ; +10% par rapport au dong vietnamien. Seules exceptions, notables : une quasi-stabilité vis-à-vis du ringgit malaisien (+0,3%) et une dépréciation de 12% face à la roupie indonésienne. ASEAN, Etats-Unis et Chine continentale représentent, rappelons-le, 43% des exportations de la Thaïlande en 2009.

Quelles en sont les causes ? Elles se trouvent essentiellement outre-Pacifique : d’une part les doutes sur la reprise économique globale et aux Etats-Unis en particulier avec, en miroir, le dynamisme de l’Asie émergente ; d’autre part le faible coût de la monnaie américaine (taux de la Réserve Fédérale à 0-0,25% fin 2009 et taux interbancaire à 3 mois en dollar inférieur à celui en yen) dans un contexte de politique monétaire accommodante et d’attractivité des placements dans la région. Ces facteurs, aux effets combinés, ont incité les investisseurs à céder leurs dollars au profit de monnaies de la zone à meilleur rendement. L’étroitesse de la place financière de Bangkok, dans un contexte politique et économique encore incertain, rend la Thaïlande peu perméable au phénomène de « carry-trade » (faibles flux nets entrants de 1,5 Md USD d’obligations et 1,1 Md USD sur les marchés boursiers en 2009) et à ses risques inflationnistes, notamment sur l’immobilier, comme constaté à Hong Kong ou Singapour. En revanche, le niveau record des excédents commerciaux (+19 Mds USD en 2009 après -1,5 Md en 2008) a considérablement gonflé les comptes courants (+22 Mds USD) et les réserves (141,6 Mds USD début février 2010 contre 111 Mds USD fin janvier 2009), contribuant à accroître la pression à la hausse sur le baht.

Cette évolution est-elle inquiétante ? Si elle contribue à atténuer le coût des importations, notamment énergétiques, et donc de l’inflation, l’appréciation du baht entraîne une intervention massive de la Banque Centrale pour soutenir le dollar (15 Mds USD investis) qui lui coûte cher : la rémunération perçue par la Banque pour l’achat de bonds du Trésor américain (<1%) est très inférieure à celle qu’elle doit verser aux détenteurs des obligations qu’elle émet localement pour réguler ses achats de dollars (>4%). Les récentes décisions visant à libéraliser les sorties de capitaux (cf. « brèves économiques » ci-après) traduisent l’inquiétude de la Banque à ce sujet, même s’il est permis de douter de leurs effets compte tenu du faible niveau traditionnel des flux sortants.

Autre victime désignée de cette évolution : le secteur exportateur thaïlandais, déjà confronté au défi de l’entrée en vigueur des accords de libre-échange régionaux. Sur ce point, l’inquiétude est légitime, même s’il convient de la relativiser dès lors que l’inflation constatée chez certains voisins atténue voire gomme entièrement l’avantage relatif qu’ils retirent d’une monnaie faible vis-à-vis du baht. C’est le cas notamment des Philippines, du Vietnam et de la Malaisie. Néanmoins, l’inflation progressant également en Thaïlande (+4,1% en janvier 2010), l’appréciation du baht face aux monnaies locales et au dollar est un réel défi pour l’économie thaïlandaise, même s’il est à espérer que la progression des investissements publics et privés en 2010 contribuera à contenir la contribution excessive des exportations à la croissance économique.

Quelles sont les solutions ? Dès lors qu’il semble illusoire, à court terme, d’attendre des Etats-Unis une remontée des taux d’intérêt et l’appréciation du dollar, les marges de manœuvre de la Thaïlande, qui exclue à juste titre toute dévaluation, semblent réduites. On peut toutefois penser que la reprise graduelle des importations, portée par une conjoncture économique plus favorable, contribuera à accroître la demande en dollars et réduire le volume des réserves, comme ce fut le cas en 2007. Dans ce contexte encore incertain, il ne serait pas incohérent qu’une partie des pays de l’ASEAN rejoigne le concert des pays développés militant pour la suppression de l’arrimage de la devise chinoise au billet vert.

Sauf évènement particulier et imprévu, il semble donc probable que le baht conserve un niveau durablement élevé. Le sentiment d’inquiétude des milieux d’affaires sur la compétitivité-prix de secteurs pourtant d’excellente (riz, électronique,…) trahit leurs doutes sur la capacité du tissu industriel local à accroître sa productivité. Dans un environnement traditionnellement plus enclin à rechercher le retour rapide sur investissement qu’à promouvoir l’innovation, la priorité du gouvernement accordée à l’émergence d’une « économie créative » revêt dès lors tout son sens.
 
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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #42 le: mars 11, 2010, 07:54:56 am »


ICBC lance une OPA sur les actions de la Banque thaïlandaise ACL...


Industrial & Commercial Bank of China Ltd a soumis une offre d’achat pour toutes les actions de la Banque de Thaïlande ACL Pcl pour 11,5 baht chacune, selon un communiqué de la banque déjà implantée à Bangkok et publié par le SET.

Il s’agit bien entendu d’une OPA "amicale" car cette opération était attendue depuis plusieurs mois. L’ offre d’ICBC vient terminer un accord conclu l’année dernière entre Industrial and Commercial Bank of China Limited (ICBC) et la Bangkok Bank Public Company Limited (BBL), qui avaient annoncé conjointement au mois d’octobre dernier que les deux banques avaient conclu un accord sur la vente et l’achat d’actions dans ACL Bank Public Company Limited (ACL), une banque dont le principal actionnaire est la Bangkok Bank.

La période d’offre publique d’achat se déroulera du 9 Mars à Avril 16, selon le communiqué. ICBC a reçu l’approbation du gouvernement thaïlandais le 22 février pour acheter une participation majoritaire dans ACL.

Depuis 2007, ICBC menait des négociations avec la Bangkok Bank,  pour acheter les actions que celle-ci détenait dans la banque ACL.  Mais la vente des actions, qui aurait du avoir lieu à la fin de 2007, a été ajournée  dans l’attente de la promulgation d’une nouvelle loi commerciale, laquelle a augmenté la part que les entreprises aux capitaux étrangers peuvent détenir dans des banques de Thaïlande, jusqu’à 49%, contre 25% auparavant.

ICBC est la plus importante des "Big Four" des banques chinoises par le volume de ses actifs et de son exploitation. Elle est aussi la plus grande banque du monde par la capitalisation boursière avec 252,85 milliards de dollars (Bt8.6 billion).

Cette opération très inhabituelle en Thaïlande, où le secteur bancaire est protégé de la concurrence par des lois très protectrices, a nécessité une autorisation exceptionnelle du gouvernement. Le président de l’ICBC Jiang Jianqing avait fait la proposition lors d’une réunion à Pékin pendant le premier voyage officiel du Premier Ministre thaïlandais en Chine en juin dernier.

Avec cette prise de controle, les relations entre le Chine et la Thailande franchissent une nouvelle étape dans le domaine bancaire. La Chine a accordé le mois dernier à la Bangkok Bank, la plus grande banque commerciale de Thaïlande, une licence exclusive pour autoriser des opérations en yuans dans le royaume. Alors que les autorités chinoises contrôlent très strictement le cours de leur monnaie, cette opération fait partie d’une initiative de la Chine pour élargir progressivement le rôle de sa monnaie (le renminbi, plus connu comme yuan) en Asie.

La Bangkok Bank, la plus grande banque commerciale de Thaïlande en termes d’actifs, dispose déjà de quatre succursales en Chine continentale et d’un réseau de succursales dans tout le Sud-Est asiatique. De son coté la Thaïlande a fait une exception pour la Chine en autorisant le rachat de la banque thaïlandaise ACL. Pour la première fois une banque thaïlandaise passe sous contrôle d’une entité étrangère, alors qu’en principe la loi plafonne à 49% la participation du capital étranger dans les entreprises thaïlandaises.

ICBC a été créée en tant que société à responsabilité limitée le 1er janvier 1984. Depuis une offre publique de vente, les titres sont cotés simultanément aux bourses de Hong Kong et Shanghai le 27 octobre 2006. En République populaire de Chine, elle est la plus grande des quatre principales banques, devant la Banque de Chine, la Banque agricole de Chine, et la Banque de construction de Chine. Suite à l’IPO de 2006, 22.14% des titres sont en libre circulation. Le reste est détenu par l’Etat.
ICBC compte environ 2,5 millions de clients entreprises et 150 millions de clients particuliers.


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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #43 le: mars 16, 2010, 09:17:53 am »


La Banque de Thaïlande laisse son taux inchangé


Comme l’avait prévu la plupart des analystes, M. Paiboon Kittisrikangwan, sous-gouverneur de la Banque de Thaïlande,
n’a pas annoncé de changement au cours de la réunion du Comité de politique monétaire (MPC), qui décide de la politique de taux et monétaire de la Thailande.


Le MPC a jugé que les perspectives économiques mondiales se sont améliorées par rapport à sa dernière réunion,comme en témoignent les révisions à la hausse des prévisions de croissance. Mais le chômage élevé et les problèmes de la dette souveraine dans certains pays, pourraient entraver la durabilité de la reprise économique dans l’avenir.

Le MPC considère que le risque d’une  baisse de la croissance a considérablement diminué et que par conséquent l’économie thaïlandaise a moins besoin d’une attitude exceptionnellement accommodante de la politique monétaire à l’heure actuelle. Toutefois, compte tenu des incertitudes entourant la viabilité de la reprise économique mondiale, ainsi que des facteurs de risques internes qui pourraient porter atteinte à la confiance des consommateurs et des investisseurs, le MPC a décidé de maintenir le taux d’intérêt directeur à 1,25 % , mais envisage d’ajuster son taux d’intérêt directeur à un niveau plus normal au cours des périodes à venir.

La Banque centrale de Malaisie a relevé son taux directeur à 2,25 % la semaine dernière, affirmant qu’elle veut éviter les "déséquilibres financiers" après que l’économie malaisienne ait émergé de la récession au quatrième trimestre. L’Australie et le Vietnam ont également augmenté les coûts d’emprunt dans les derniers mois, tandis que la Chine et l’Inde ont demandé aux banques de mettre un frein aux prêts pour éviter les bulles spéculatives et combattre l’inflation


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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #44 le: mars 19, 2010, 09:38:52 am »


Economie: le paradoxe thaïlandais !  :)


C’est un peu inattendu, mais en plein chaos politique et alors que les manifestants des chemises rouges mettent en scène un bain de sang symbolique dans les rues de Bangkok, le baht et la bourse de Thailande (le SET) ne cessent de grimper, atteignant leur plus haut niveau depuis juin 2008.

C’est un peu comme si les sphères économique et politiques étaient déconnectées en Thaïlande : pendant les coups d’Etat et les manifestations, les affaires continuent. Il n’y a pas plus insensible qu’un taux de change ou qu’un indice boursier : les deux sont restés de marbre devant la mobilisation confuse des pro Thaksin. Quant au dénouement “sanglant” organisé ces derniers jours, il est davantage perçu comme un acte de désespoir devant l’echec, qu’un pas vers une nouvelle mobilisation. Tarisa Watanagase gouverneur de la Banque de Thaïlande n’a pas eu beaucoup de mal à rassurer les investisseurs :

"Il n’y a pas eu de transactions inhabituelles par les banques commerciales, et le marché boursier continue de monter dans la même direction que le baht thaïlandais qui s’est légèrement apprécié. Cela montre que les investisseurs ne sont pas préoccupés par le rassemblement anti-gouvernement des chemises rouges, car il n’y a pas eu de violence."

a déclaré Mme Tarisa.

Le baht thailandais a progressé de 0,3 % à 32,37 pour un dollar à Bangkok, après avoir  touché 32,35, son plus haut niveau depuis le 4 Juin, 2008. L’indice SET a progressé de 1,4 % à 762,51, en direction de ses meilleurs niveaux depuis le 30 Juin 2008. Le SET a progressé de 3,9 % cette année, comparativement à un gain de 3,5 % de l’indice MSCI Asie-Pacifique des bourses régionales.

Cependant, les manifestations ont affecté le tourisme entrainant des annulations en cascade de la part de touristes, surtout en provenance des pays asiatiques, qui prennent les troubles de rue très au sérieux. L’impact sur l’économie globale dépendra de la durée des manifestations, et de la présence ou non de violence. Si les manifestations se terminent rapidement, la confiance des investisseurs ne sera pas affecté et il y aura un retour à la normale dans de brefs délais.

Les tensions politiques se sont atténuées de manière significative lorsque les manifestants ont perdu leur élan et ont adopté une stratégie pour le moins confuse à partir de mercredi : la mise en scène gore des chemises rouges n’a pas eu d’effet tangible sur le moral des investisseurs étrangers. Les investisseurs étrangers ont été acheteur nets de 38 millions de dollars d’ actions thaïlandaises dans la journée d’hier, 16e jour d’ achats nets à Bangkok. Ces entrées de capitaux ont bien sur un effet haussier sur la devise thaïlandaise.

Le ministre des Finances Korn Chatikavanij  a réaffirmé le 15 mars que la croissance économique au premier trimestre sera de plus de 5 %, après avoir atteint à 5,8 % au quatrième trimestre.

Force est de constater que le chaos généralisé dans Bangkok pronostiqué par les dirigeants de l’UDD depuis plusieurs semaines, n’a pas eu lieu. Les désagréments pour les habitants de la capitale et pour les touristes ont été minimes : paradoxalement, la circulation était plus fluide que d’habitude dans Bangkok, beaucoup de bangkokiens ayant renoncé à leur voiture de peut d’être bloqué par des barrages.

La banque centrale a indiqué que les branches de sept banques commerciales situées près des sites de rassemblement ont fermé temporairement pour des raisons de sécurité.  La Bangkok Bank de l’Emporium était fermée mercredi, en raison de la proximité des manifestants qui ont répandu du sang devant la résidence du Premier ministre située soi 31.

Krung Thai Bank a fermé ses succursales proches du siège du gouvernement, du Ministère de la Défense, de l’avenue Ratchadamnoen Klang, du ministère de l’Éducation, de Banglamphu et Khao Sarn Road.

Thanachart Bank a fermé au public ses succursales de Ratchadamnoen Klang, et a ouvert sa succursale Banglamphu afin de fournir temporairement des services financiers jusqu’à ce que la situation revienne à la normale. Siam Commercial Bank a fermé sa succursale Ratchadamnoen Klang et a ouvert une succursale à proximité de Pinkhlao Phra jusqu’à ce que le rallye se termine.


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banedon

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #45 le: mars 21, 2010, 04:14:52 pm »

Aller pour passer tout cela une petite pub (la définition de l'image n'est pas très bonne) pour une banque thailandaise et on reste dans le rouge.  :SHY

http://www.dailymotion.com/video/x29496_publicite-thailandaise-drole-et-sur_ads
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Malco

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #46 le: mars 22, 2010, 12:54:48 pm »


TOURISME – Annulation des réservations malgré un climat encore pacifique



(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) lundi 22 mars 2010
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Cat

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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #47 le: mars 25, 2010, 02:27:56 pm »

Sans vouloir jouer les Cassandre une nouvelle foi....mais mes relations ici m'ont fait parvenir l'info suivante :
Toutes les epouses thaies ayant une double nationalite et etant proprietaires de maison ou terrain seront assujeties a la loi! A savoir prouver l'origine des fonds d'investissement. Si les fonds sont d'origine etrangere (par la double nationalite et/ou leur mariage), il sera demmande une expertise !???!!!!
Tout depend du bon vouloir des thais staff dans les differentes ambassades pour declarer qui a ou n'a pas une double nationalite ! Beurk
Bref, cette loi a deja ete en vigueur, il y a 5 ans et a fait quelques degats a l'epoque.
Je ne comprends plus du tout le parti democrate !!! Car il avait annonce une certaine souplesse au sujet des etrangers vivant en Thailande (hors touristes).... finalement on en revient aux temps thaksiniens.
Comme le dit tres justement Manu..............l'investissement immobilier en Thailande devient des plus problematiques....hors condo en etage et avec moins de 51% de proprios etrangers.
Pour les Societes, ils sont en train de re-activer une loi de non compromission avec l'Etranger!!!???
Plus nationalistes, tu meurs!
Je ne comprends plus rien du tout. Les "rouges" sont assez actifs mais reproduire d'anciennes lois pour les satisfaire me parait etre des plus inattendues de la part des democrates.
Fait reel, ils viennent d'epingler a CM, un de nos compatriotes, pour investissement illegal en Thailande (n'ayant pas le bordereau bancaire "XB12" (je ne me souviens pas du code et meme si je le pouvais !)......Celui-ci a investi plus d'1 million d'euros, en plusieurs fois, dans immeuble (pour business), maison, terrain (pour business) et justifiant d'une retraitre (plutot de revenus officiels) de 4.500 euros par mois mais il a moins de 50 ans ! Je le plains car si, il a pu prouver (peu ou prou) son innocence, il ne peut recuperer son argent investi......Et c'est sa femme qui est devant les tribunaux!  Beurk a nouveau......elle ne peut rien prouver sauf ses actes de proprietes.......... qui ne sont rien car elle ne peut rien prouver de son cote sur un tel investissement....
Bref, re-beurk, face a ces differentes infos (peut-etre alarmistes, mais bon cela existe vraiment!), j'aimerai bien avoir l'opinion de Manu.....
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Malco

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Re : Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #48 le: mars 25, 2010, 02:42:14 pm »


Pour les Thaïlandais, c'est surement une bonne mesure...

Pour les étrangers, je suis de moins en moins convaincu qu'un investissement immobilier en Thaïlande soit une bonne décision...



D'accord avec toi , d'ailleurs quand je m'installerai en Thaïande je louerais ainsi pas de problème . Même un condominium je n'achèterai pas . 8)
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Re : L'ECONOMIE en Thaïlande.
« Réponse #49 le: mars 25, 2010, 04:45:09 pm »

Faut pas oublier qu'ils n'ont de "démocrates" que le nom et qu'ils ont été "installé" par une coalition des plus conservatrices et des plus xénophobes.

Bref je suis peu surpris par cette nouvelle et je doute qu'il s'agisse de quelconque concessions aux rouges, bien au contraire (le gouvernement ne négociera pas, y'a qu'a voir le dispositif militaire qu'il mette en place).

Sinon je pensais que la double-nationalité n'existait pas en Thailande?
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