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Auteur Sujet: BANGKOK : y vivre ou y passer des vacances...  (Lu 93085 fois)

Rugby15

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BANGKOK : y vivre ou y passer des vacances...
« le: septembre 11, 2009, 12:15:17 pm »


Vivre a Bangkok - Tout ce qu’il faut savoir.

http://www.movethailand.com/blog-thailande/2009/09/vivre-a-bangkok-tout-ce-quil-faut-savoir/

Voilà un salon qui doit être pas mal.

Organisé par l’Hopital Bumrungrad de Bangkok, Living in Bangkok 2009 est un salon portant sur tout ce dont vous avez besoin pour bien vivre a Bangkok.

“Des ecoles aux piscines, des magasins aux services, des assurances aux lieux de culte, la 11e Edition du LIVING IN BANGKOK de l’hopital Bumrungrad International vous aidera a trouver le meilleur de Bangkok.

Plus de 70 exposants de produits, services, et d’activites pour les expatries et leur famille, reunis en un seul et meme endroit. Et c’est gratuit.

Venez nous rendre visite, Samedi 12 Septembre, de 10h a 17h a l’hopital Bumrungrad International. Navette disponible depuis la station de BTS Nana, Exit 1. Pour plus d’infos visitez notre site web ou appelez nous au 02 667 1000.”

Living In Bangkok 2009
Bumrungrad International Hospital Bangkok
Sukhumvit soi 3
Bangkok
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"En avant poussez, poussez, les Avants de Bayonne..."

Manu (de Chiang Mai)

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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #1 le: septembre 11, 2009, 01:59:21 pm »


J'adore Bangkok pour quelques jours mais honnêtement, je n'aimerai pas y vivre: trop de bruits, de polution, de gens et surtout pas assez d'espaces verts...
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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #2 le: avril 19, 2011, 02:33:34 pm »

Gavroche.fr (18 avril 2011)


Bangkok : Respirez, c'est pollué !


Les lieux où les niveaux de pollution sont les plus sévères se situent aux intersections de Din Daeng et de Lat Phrao, ainsi que dans plusieurs autres quartiers où les embouteillages sont quotidiens, comme celui de Sathon.

Un plan de réduction des émissions est donc désormais à l'étude pour tenter d’améliorer un brin la situation.

Le ministère souhaite travailler main dans la main avec la mairie de Bangkok pour lancer un grand plan de gestion de la pollution, d’ici à 2016.


C'est vrai que cette ville est pénible de par sa circulation et de ce fait sa pollution...      :(
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #3 le: avril 20, 2011, 08:51:03 am »


Qu'ils commencent déjà par supprimer les tuk tuk ultra polluants et bruyants...
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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #4 le: avril 26, 2011, 12:23:15 pm »

Gavroche.fr


Thaïlande : Bangkok, ville suspendue ?



La ville de Bangkok (BMA) dit vouloir dépenser 15 milliards de bahts (356,2 millions d'euros) pour construire, d’ici à quatre ans, la Super Skywalk Station, en l’occurrence un passage piétonnier surélevé couvrant une cinquantaine de kilomètres au cœur de la capitale, suivant le tracé des voies express surélevées existantes.

Une première partie de 16 kilomètres devrait permettre de relier à pied le soï Nana au soï Baring, mais aussi les quartiers de Phaya Thai, Ramkhamhaeng et WongWien Yai.

Début des travaux prévu en mars, pour un montant de 5,2 milliards de bahts (123,5 millions d'euros).

Une seconde tranche, d'une distance de 32 kilomètres, couvrira les zones de Ratchadamri, Silom, Sathon, Phetchaburi, Ramkhamhaeng, Ekamai, Thong Lor, Phaholyothin, Thon Buri et Bang Wa.

Abritée d’un toit, la Super Skywalk Station permettra logiquement aux piétons de se protéger du soleil et de la pluie, tout en étant reliés à de multiples stations de BTS, centres commerciaux et autres tours de bureaux.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #5 le: avril 27, 2011, 03:18:13 pm »


Il y en a déjà un petit bout de 2 kilomètres qui va de World Center jusqu'à Siam Paragon, c'est vraiment très pratique...  :clap
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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #6 le: juillet 26, 2011, 10:32:50 pm »

http://news.autojournal.fr/news/1443864/taxi-Samsung-Taxamera-Porsche-Boxster



Un taxi Porsche Boxster à Bangkok   



A Bangkok, ce Porsche Boxster sert à la promotion d'un nouveau téléphone portable Samsung.


Les habitants de la capitale thaïlandaise ont eu la surprise de croiser un taxi Porsche Boxster. Dans sa livrée biton jaune et vert, la sportive allemande sert en réalité à la promotion d'un nouveau téléphone portable -l'un des best seller du moment- A bord, le chauffeur vous renseigne sur le dernier Samsung… Découvrez la vidéo ci-dessous.

Pour mémoire, l'entrée de gamme Boxster est équipée d'une motorisation six cylindres à plat 2.9 litres de 255 chevaux. L'exercice du 0 à 100 km/h est réalisé en 5,9 secondes


http://www.youtube.com/watch?v=4np8THtCweM&NR=1
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DocTournesol

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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #7 le: juillet 28, 2011, 07:11:40 pm »

Si je devais vivre un jour en Thaïlande, je ne crois pas que je choisirai Bangkok comme point de chute.
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yann

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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #8 le: juillet 29, 2011, 02:02:44 am »

Ma famille habite un quartier Musulman de Bangkok sur SUKUMVIT 49/14. C'est situé grosso merdo entre le MRT SUKUMVIT et PHETCHABURI, Bangkok plein centre sur une carte.

Nous avons donc nos habitudes quelques mois dans l'année dans le secteur que je trouves vraiment agréable.

Il y a une vie de quartier, tout le monde se connait, cela fait très village. Les rues ne sont pas encombrés, on se déplace plus facilement à pied qu'en véhicule. Nous laissons souvent les enfants se balader aux alentours de la maison mais ils sont toujours revenus, damned.

Petit choc des cultures la première fois ou mon épouse m'a emmené dans le quartier, on m'a clairement fait comprendre que les Américains n'était pas bien venu ici hahaha. Moi, Yann le Breton me prendre pour un américain, y'a failli avoir bagarre hahaha. Il a fallu que mon épouse fasse le tour du quartier avec moi une fois ou deux en me présentant à tout les commerçants et habitant (ou presque...) pour avoir mon titre de séjour validé... évidemment, aujourd'hui, je suis un enfant du quartier hahaha...

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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #9 le: juillet 29, 2011, 07:56:50 am »


Des photos très vivantes !... Merci Yann  :clap
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stommy

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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #10 le: juillet 29, 2011, 02:57:20 pm »

Citer
Qu'ils commencent déjà par supprimer les tuk tuk ultra polluants et bruyants...

oh non Manu ! t'es pas sérieux ?
touchez pas aux tuk-tuk  >:(

c'est une des images qu'on tous les touristes lorsqu'on évoque la Thaïlande.
Un des côtés "amazing" de la Thaïlande.

et question pollution y'a de quoi faire avant d'éradiquer les tuk-tuk. T'as quand même plus de gaz dans la tronche avec les bus et les camions qui, de plus, sont largement supérieur en nombre  >:(

vous l'aurez compris : J'ADORE les tuk-tuk  :-*
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casamui

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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #11 le: juillet 29, 2011, 04:44:44 pm »

 :clap
Chouettes photos Yann.
Stommy, j'ai eu souvent des sueurs froides dans des tuk tuk il y a quelques années; Particulièrement à Bangkok d'ailleurs...(cf la pub avec Pierce Brosnan http://www.dailymotion.com/video/x61q5x_tuktuk_fun ,).
Je prends les transports en commun désormais. Le pire, dans la catégorie sueurs froides restant le moto taxi.
Mais tu as raison, le tuk tuk est l'une des images de la Thailande. Le camion ou le bus qui pue aussi...
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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #12 le: juillet 31, 2011, 11:12:23 pm »

http://www.20minutes.fr/economie/764552-gratte-ciel-bangkok-poussent-malgre-craintes-bulle-immobiliere



BANGKOK - Les gratte-ciel de Bangkok poussent malgré les craintes de bulle immobilière...  



Avec ses 314 mètres, ses appartements et son centre commercial, le MahaNakorn s'élèvera bientôt au-dessus des autres gratte-ciel de la capitale thaïlandaise, dans un paysage urbain transformé par les promoteurs qui fait craindre la formation d'une bulle immobilière.



Décrite sur des forums en ligne comme ayant l'air "d'avoir été mangée par des termites géantes" ou comme un symbole du "chaos de Bangkok", la tour de 77 étages, de quelque 445 millions d'euros, sera la plus haute de la ville une fois terminée en 2014.

"Je n'avais pas prévu de construire l'immeuble le plus haut, je voulais juste quelque chose d'unique, quelque chose d'intéressant", explique Sorapoj Techakraisri, responsable de PACE Development, qui a posé la première pierre en juin.

"Quand l'économie va mieux, les immeubles grimpent plus haut", poursuit-il.

La capitale thaïlandaise a bien changé depuis dix ans, lorsqu'elle était parsemée de squelettes de béton et d'acier abandonnés, victimes de la crise financière asiatique de 1997.

Avec la reprise, des immeubles toujours plus nombreux se bousculent dans les quartiers prisés, rivalisant de publicités qui promettent une vie de rêve, dans un anglais souvent approximatif.

L'économie du pays semble désormais solide, avec une croissance de 7,8% l'an dernier malgré les manifestations de masse du printemps 2010 qui avaient paralysé le centre de Bangkok pendant deux mois.

Et la Banque de Thaïlande a décrit 2010 comme l'"année dorée de l'immobilier": une forte demande de logements encouragée par de faibles taux d'intérêt et l'augmentation de la confiance des consommateurs a provoqué une vague de nouvelles constructions.

Résultat, le nombre de logements a augmenté de 13,6% à Bangkok, à son plus haut niveau depuis 1997, selon le rapport annuel de la Banque, qui s'inquiète de certains aspects de ce développement.

La demande a ainsi ralenti après l'expiration en juin 2010 de mesures pour encourager les achats immobiliers.

Et les promoteurs ont eu recours à des stratégies risquées en poussant des acheteurs au "pouvoir d'achat insuffisant" à signer, a noté la Banque.

Assurant n'avoir pour l'instant pas détecté de bulle immobilière, la Banque de Thaïlande a malgré tout pris des mesures pour inciter à la "prudence" et "maintenir la stabilité économique". Notamment en rendant plus chers les emprunts importants.

Mais pour le promoteur Sorapoj, les craintes sont exagérées. "Je ne suis pas inquiet concernant l'offre excessive. Le nouveau gouvernement fera tout ce qu'il peut pour empêcher une bulle", a-t-il indiqué, à quelques jours de l'entrée en fonction du gouvernement issu des élections du 3 juillet.

L'Agence pour les affaires immobilières, spécialisée dans la recherche dans le secteur, n'est pas si optimiste.

Selon elle, en juillet 2011, Bangkok et sa banlieue comptaient 135.000 appartements, bureaux et autres propriétés non vendues. Et quelque 100.000 autres devraient être mises sur le marché l'an prochain.

"Je dois mettre en garde contre la bulle" qui approche, souligne son président Sopon Pornchokchai, qui craint qu'elle n'"explose" en cas d'événement économique ou politique majeur.

Pour Kobsidthi Silpachai, économiste chez Kasikorn Bank, la Thaïlande est malgré tout dans une meilleure situation aujourd'hui qu'en 1997, et l'impact d'une possible bulle devrait ainsi être limité.

"Cela affecterait certainement les industries liées à l'immmobilier comme l'acier et le ciment. Mais cela n'affectera pas d'autres secteurs".

En attendant, sur les forums, les Thaïlandais sont partagés sur le design pixellisé en spirale du MahaNakorn, réalisé par l'architecte allemand Ole Scheeren, célèbre pour le siège de la télévision centrale chinoise à Pékin.


Malgré tout, Sorapoj espère que sa tour, bien loin du record de hauteur de la Burj Khalifa qui culmine à 828 mètres à Dubaï, ouvrira une nouvelle ère pour les ambitions architecturales de la capitale.

"Nous n'avons pas seulement des temples, mais les gens ne se rendent jamais compte que Bangkok est aussi développée".
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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #13 le: septembre 15, 2011, 12:16:15 pm »

http://thailande-fr.com/actu/12963-bangkok-subventionne-les-embouteillages



BANGKOK subventionne les embouteillages    


Une incitation fiscale à acheter…une voiture ! Il fallait y penser. A la lumière des embouteillages apocalyptiques et quotidiens que connaît Bangkok, la dernière annonce du gouvernement laisse perplexe.  
 

A première vue cela saute aux yeux, même pour un simple touriste de passage: la Thaïlande, et en particulier sa capitale, a besoin de plus de voitures, beaucoup plus si l’on se fie aux intentions du nouveau gouvernement.
 
Le ministre de l’industrie Wannarat Charnnukul a annoncé lundi une aide gouvernementale à l’achat d’une première voiture consistant en un remboursement de taxes à hauteur de 100.000 baths (environ 2400 euros). Une somme assez conséquente en Thailande ou le salaire moyen tourne souvent aux alentours de 10000 à 12000 baht par mois. Par ailleurs cette aide profitera à tout le monde sans distinction de revenu, mais uniquement pour les primo-acquéreurs qui devront conserver leur véhicule pendant au moins cinq ans sans le revendre. Le versement de la prime est prévue au bout de 12 mois de possession du véhicule.

Contrairement au plan initial, qui ne concernait que les voitures écologiques et les utilitaires, le plan retenu concerne les voitures de tourisme avec un moteur de moins de 1500 cc et les utilitaires.

Par ailleurs, les remboursements ne seront accordés qu’aux véhicules dont la valeur d’achat est inférieure à 1 million de baths. Enfin, seuls les véhicules assemblés localement seront éligibles à l’aide.
 
Le plan commencera le 16 septembre 2011 et prendra fin le 31 décembre 2012.

 
Le gouvernement espère générer la vente de 500.000 voitures supplémentaires grâce à ce plan, dont le coût est quant à lui estimé à 150 millions de baths.
 
Le plan, une des promesses électorales du parti Pheu Thai, soulève des réticences dans l’opposition.
 
« Qui en bénéficie ? L’argent dépensé dans ce programme suffirait à construire une nouvelle route de transit. Est-il vraiment nécessaire d’utiliser l’argent du contribuable pour aider une industrie automobile qui est déjà florissante? »
 
s’est interrogé Korn Chatikavanij, leader adjoint du parti démocrate et ancien ministre des finances.
 

Certes, le plan ne concerne pas uniquement la capitale, mais alors que Bangkok connaît peut-être les pires embouteillages du monde, une qualité atmosphérique dégradée et conserve des bus qui ressemblent à des pièces de musée, l’arrivée de nouvelles voitures subventionnées par le gouvernement apparaît comme une fausse bonne idée.

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casamui

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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #14 le: septembre 15, 2011, 04:46:30 pm »

Ca fait penser aux primes diverses et variées, proposées en France par le gouvernement, pour soutenir le marché automobile, et payées par l'ensemble des contribuables. Inutile et contreproductif à mon sens. Mais bien utile pour ceux qui décident d'en profiter.
Line, tu pourras peut-être en profiter de cette prime ?
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #15 le: septembre 23, 2011, 10:31:13 am »


Prouesse de haut vol à Bangkok !


Bouygues Thaï continue d’enchaîner les performances de haut vol sur le chantier de The River. Fin 2010, les équipes avaient déjà amené le plus grand coffrage glissant jamais réalisé par le Groupe à 231 mètres de haut, au sommet de la plus grande tour de l’ensemble résidentiel de The River.

Au mois de juillet, les collaborateurs de Bouygues Thaï ont relevé le challenge de fabriquer à l’horizontal la coiffe métallique de la tour, de 120 tonnes, à partir de relevés topographiques des supports bétons construits.

Cette prouesse technique, réalisée par l’atelier de Chaudronnerie de Bouygues Thaï, est une très belle illustration de notre savoir-faire en production propre. La minutie de la préparation des méthodes et la qualité de la coordination ont ensuite permis aux équipes Travaux de réaliser la pose de la coiffe métallique en un temps record d’à peine 10 jours.

Surplombant Bangkok, la tour principale de The River culmine désormais à sa hauteur finale de 258 mètres, ce qui fait d’elle la plus haute tour d’habitation réalisée à ce jour par Bouygues Construction.

Jean-Jacques Largent
Directeur chez Bouygues Thaï

Copyright picture : Pongsak Kongyoo
Picture : The River, un ensemble résidentiel de 210 000 m² au bord du fleuve Chaopraya

http://blog.bouygues-construction.com/4/high-wire-feat-in-bangkokprouesse-de-haut-vol-a-bangkok/
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casamui

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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #16 le: septembre 23, 2011, 03:16:15 pm »

Oui, l'air de rien, il s'agit bien d'une prouesse technologique; Les tours se banalisent et on n'y fait plus attention, et pourtant c'est énorme de construire ce genre de bâtiments.
Bon, je n'y habiterais pas, malgré la vue. Je ne pourrais pas vivre en ville. Et encore moins perché à 280 m.
Chapeau quand même.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #17 le: novembre 08, 2011, 09:27:28 am »


Voilà un problème autrement plus grave que celui des inondations pour la capitale...


CLIMAT - La capitale thaïlandaise s'enfonce au dessous du niveau de la mer...

Les inondations exceptionnelles qui frappent Bangkok pourraient n'être qu'une répétition générale d'un avenir difficile, lorsque le changement climatique rendra plus vulnérable encore une capitale qui s'enfonce inexorablement, préviennent les experts. Si rien ne change, « dans 50 ans (...) la majorité de Bangkok sera en dessous du niveau de la mer », prévient ainsi Anond Snidvongs, expert du changement climatique à l'université Chulalongkorn de Bangkok.

En cause bien sûr, l'élévation d'ici 2050 de 19 à 29 centimètres du niveau du Golfe de Thaïlande, à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale thaïlandaise. Le fleuve Chao Phraya, qui la traverse et déborde régulièrement, subira le même sort. Mais à ce phénomène s'ajoute l'affaissement de la mégalopole, causé par l'extraction massive des eaux souterraines pour l'industrie et la consommation de ses habitants, 12 millions aujourd'hui. Selon une étude de la Banque mondiale (BM), la Banque asiatique de développement (BAD) et la Banque japonaise pour la coopération internationale (JBIC), la capitale s'enfonçait de 10 cm par an à la fin des années 1970. Grâce aux mesures du gouvernement pour protéger les nappes phréatiques, le rythme est descendu à moins d'un centimètre par an et devrait encore ralentir de 10% chaque année, affirme le rapport. Mais Anond conteste le chiffre et évoque un rythme toujours « alarmant » de 1 à 3 cm.


Un cinquième de la capitale noyé

Quelle que soit la réalité, « il n'y a pas de retour en arrière possible, (la ville) ne va pas s'élever à nouveau », note David McCauley, un expert de la BAD. Résultat, l'OCDE a classé Bangkok en 2007 parmi les dix villes au monde les plus à risques en terme de nombre de personnes et de biens exposés aux inondations d'ici 2070. La Banque mondiale évoque pour sa part un risque d'inondations multiplié par quatre d'ici 2050.

Bangkok possède un système complexe de protections, combinant digues, canaux, écluses et stations de pompage. Un arsenal qui n'a pas empêché depuis deux mois les milliards de mètres cubes d'eau venus du nord, après une mousson particulièrement abondante, de noyer plus d'un cinquième de la capitale. En cause notamment, une urbanisation galopante. La superficie à protéger augmente, « donc (l'eau) a moins de place où aller », note ainsi François Molle, expert en gestion de l'eau à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), pour qui il ne fait aucun doute que «Bangkok boira la tasse».


« La seule question est de savoir quand »

La Thaïlande et sa capitale, construite sur une plaine inondable, doivent donc se pencher sur l'aménagement du territoire. En clair, réfléchir au déménagement de certaines usines ou lotissements les plus menacés. Voire de toute la ville. « Il pourrait être approprié pour les gens qui veulent être au sec 24 heures par jour et 365 jours par an de créer une nouvelle ville (...). Il y a plein de terres dans ce pays » qui a déjà plusieurs fois déplacé sa capitale au cours des siècles, envisage Anond. « Pour rester où elle est, la ville devra mieux se protéger » et « investir massivement dans de nouvelles défenses dans les 10 à 20 prochaines années », estime de son côté Robert Nicholls, ingénieur de l'université britannique de Southampton, qui compte sur le désastre en cours pour provoquer une réaction.

Les coûts engagés seront très élevés. La BAD a chiffré à 10 milliards de dollars par an, au minimum, les investissements structurels nécessaires pour s'adapter au changement climatique en Asie-Pacifique. Mais alors que l'attention de tous est focalisée sur les inondations, une menace opposée plane sur la Thaïlande. La seconde face d'une même médaille. «Le vrai risque pourrait être la sécheresse», relève Jerry Velasquez, directeur régional de l'organe de l'ONU chargé de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (UNIDSR). « Comment trouver l'équilibre entre trop d'eau tous les 20, 30 ou 40 ans, et une sécheresse qui peut arriver tous les 5 ans? Vous avez besoin d'un système de gestion de l'eau très performant ».


2011 AFP
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Bip Bip

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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #18 le: novembre 08, 2011, 06:51:33 pm »


je suis d'accord avec toi Manu c'est bien grave que les inondations et on ne peut rien changer à la nature
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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #19 le: novembre 09, 2011, 12:05:31 am »


c'est vrai que c'est dramatique ce qui va se passer dans une quarantaine d'années et où iront les 12 millions de bangkokois (et peut-être +) qui habiteront encore cette ville ?  Et que peut-on faire, rien...
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casamui

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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #20 le: novembre 09, 2011, 03:34:44 am »

Ca ne sera pas la première fois qu'une capitale....cesse d'être une capitale.
Deux solutions: des travaux pharaoniques (comme en Hollande), longs et très coûteux pour protéger Bangkok et ses habitants, ou...déplacer la capitale et ses habitants. Les deux options sont possibles, aussi stupide cela puisse t-il paraître.
Je ne parierai sur aucune des deux pour l'instant, mais tout le monde s'accorde à dire que Bangkok s'enfonce, et que la situation va empirer au cours des 30 ans à venir. Des mesures devront donc être prises, un jour ou l'autre.
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #21 le: décembre 07, 2011, 09:32:59 am »


Comment bâtir une ville qui résiste aux inondations ?


BANGKOK, 6 décembre 2011 (IRIN) - Moins d’un an après la désignation de Bangkok comme "modèle de référence" par la Stratégie internationale de prévention des catastrophes des Nations Unies (UNISDR), dans le cadre de la campagne onusienne 2010-2015 « Rendre les villes résilientes », les pires inondations que le pays ait connu en un demi-siècle ont sévèrement mis à l’épreuve cette distinction.

IRIN a demandé à des spécialistes de quelle façon les 3 000 villes qui se trouvent comme Bangkok – avec ses voisins du delta – à très basse altitude, peuvent améliorer leur résilience.


Décider les priorités

La première étape est d’élaborer un schéma directeur qui inclue les prévisions de développement, les priorités et les points vulnérables de la ville, a indiqué Adri Verwey, expert en inondations urbaines à Deltares, un groupe d’experts hollandais spécialisé dans la gestion de l’eau.

« Les villes doivent décider le niveau de sécurité voulu et choisir les zones qui ont le plus besoin de protection, » a t-il dit.

Aux Pays-Bas, où 26 pour cent du territoire est en dessous du niveau de la mer, les villes caractérisées par une forte densité de capital humain et économique sont construites pour résister à une inondation survenant une fois tous les 10 000 ans, tandis que les zones intérieures, rurales et peu peuplées, doivent être capables de résister à une inondation survenant tous les 1 250 ans.


Construire en terrain plus élevé

Le manque d’équilibre du développement constitue le point faible de l’urbanisme dans de nombreux pays asiatiques. Mais le cas de la Thaïlande est plus extrême, en ce sens que le pays a concentré toute son énergie sur le capital économique et politique, a dit Anisur Rahman, spécialiste de l’aménagement du territoire au Centre asiatique pour la prévention des catastrophes (ADPC) à Bangkok.

« Avec une meilleure planification, le développement du pays attacherait davantage d’importance aux autres villes [environnantes], de façon à pouvoir diluer la pression, tout particulière ment en cas de situation catastrophique comme celle d’aujourd’hui. »

Au lieu de permettre l’installation de nouveaux commerces et usines dans Bangkok et dans sa banlieue, les investissements futurs devraient être transférés vers des zones moins développées, mais situées à une altitude plus élevée », a ajouté M. Rahman.

Les législateurs du parti thaïlandais au pouvoir ont soumis une motion parlementaire proposant de transférer la capitale dans la province de Nakhon Nayok, une région vallonnée située à une altitude plus élevée.


Gestion des ressources aquatiques

« Stocker et détourner », ainsi se résument les stratégies de maîtrise des inondations, a déclaré Takeya Kimio, conseiller invité auprès de l’Agence japonaise de coopération internationale de Bangkok (JICA).

« Stocker » signifie construire plus de réservoirs et de bassins de rétention pour retenir l’eau en amont et « détourner » suppose de développer suffisamment de canaux et de chenaux à mi-parcours et en aval, pour transporter l’excédent d’eau vers la mer.

Pour ce qui est des villes qui s’enfoncent lentement et sont menacées par l’élévation du niveau de la mer, les gouvernements doivent réguler les ressources aquatiques, a expliqué Nat Marjang, maître de conférences à l’Université Kasetsart de Bangkok.

« Avant que la loi qui réglemente l’extraction d’eau de la nappe phréatique [en Thaïlande] ne soit mise en application, beaucoup d’usines creusaient leurs propres puits pour extraire de l’eau pour les usages industriels. Ceci a fortement contribué à la subsidence des sols. »

Bangkok s’enfonce de 30 mm tous les ans, selon l’Administration métropolitaine de Bangkok.

En outre, le niveau de la mer monte de 25 mm annuellement, ce qui signifie que la ville pourrait se retrouver sous 50 cm, voire un mètre d’eau d’ici 2025.


Le rôle du secteur privé

Le secteur privé doit être directement impliqué dans la gestion des inondations, a dit Jerry Velasquez, coordonnateur régional de l’UNISDR Asie-Pacifique.

« Ce que nous attendons des entreprises, ce n’est pas seulement la responsabilité sociale et l’argent, mais leur engagement actif. Cela pourrait être tout simplement la construction de digues autour de leurs usines, le choix du bon emplacement pour construire leur usine et la préparation de plans d’urgence pour faire face aux catastrophes. »

La Fédération des industries thaïlandaises a estimé que les pertes pour les sept zones industrielles les plus sévèrement touchées, pourraient atteindre 13 milliards de dollars et concernent, selon les médias locaux, 891 usines et 460 000 travailleurs.


Ré-évaluer le système de contrôle des inondations

Malgré l’important réseau d’infrastructures de contrôle des inondations déjà en place à Bangkok, les experts affirment qu’il n’a pas réussi à suivre le rythme intensif de l’urbanisation et du développement de la ville.

Entre 1985 et 2010, le pourcentage de la population thaïlandaise vivant en zone urbaine est passé de 26,8 à 34 pour cent, soit 10,5 millions de citadins supplémentaires, selon les dernières perspectives de l’urbanisation mondiale de l’ONU.

De nombreux responsables pensent que la digue de Sa Majesté le Roi, qui traverse du nord au sud la partie est de Bangkok, est capable de préserver la ville des inondations. Mais M. Verwey a indiqué que celle-ci n’était censée résister qu’à un volume de précipitations annuelles normal, et non à une inondation qui arrive une fois tous les 50 ans, comme celle de cette année.

En conséquence, les stations de pompage sont tombées en panne sous la pression de l’eau.

Pour M. Verwey, les pays vulnérables aux inondations doivent être mieux préparés.

« Je suis impressionné par la vitesse à laquelle les sacs de sable ont été entassés et la vitesse à laquelle s’est faite la distribution de nourriture et d’eau [en Thaïlande], mais on ne peut pas toujours résoudre les problèmes avec des sacs de sable… Il est choquant de voir combien les gens étaient peu préparés à l’inondation. C’est comme si le phénomène des inondations avait été complètement oublié en Thaïlande,” a dit M. Verwey.

Selon le gouvernement, les inondations de 1995 avaient fait plus de 400 victimes et affecté près de quatre millions de personnes.

Investir dans la prévention des inondations est un « choix calculé », a indiqué M. Kimio de la JICA. « Il n’existe que deux options, réduire le rythme du développement ou investir davantage dans le contrôle des inondations, » a t-il ajouté.

Depuis les années 1980, le risque de pertes économiques dues aux inondations dans les pays de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (l’OCDE) a augmenté de plus de 160 pour cent, devançant la croissance du PIB par habitant, selon l’UNISDR.

Selon un récent rapport de la Banque mondiale, neuf des 10 plus grandes villes côtières sujettes aux inondations en 2070 se trouveront en Asie. Bangkok en fait partie.

D’après ONU-HABITAT, l’Asie compte plus de la moitié des villes des pays en développement les plus vulnérables aux inondations.


http://www.irinnews.org/fr/reportfrench.aspx?reportid=94408
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Manu (de Chiang Mai)

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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #22 le: décembre 08, 2011, 09:47:08 am »


Bangkok inondée, une constante dans l'histoire !


Il ne manque pas de savants esprits pour expliquer que les inondations de Bangkok ne sont dues qu'au réchauffement climatique ou aux initiatives malheureuses d'anciens dirigeants qui ont voulu moderniser la capitale thaïlandaise en comblant des canaux pour y faire passer des rues. Des éléments d'information consultables dans quelques ouvrages classiques, essentiellement en langue thaïe, nous montrent toutefois que les inondations à Bangkok ont loin d'avoir un caractère exceptionnel.

Un ouvrage français publié il y a 140 ans parle de Bangkok comme d'une ville "semi-aquatique, dont la grand rue est un fleuve" (O. Sachot, Pays d'Extrême Orient, Paris, 1871, p. 73). Bangkok est de fait à moins de 40 km à vol d'oiseau du golfe de Thaïlande et est située à 0,5-1,5 mètre au-dessus du niveau de la mer et a longtemps connu une importance subsidence. Mais la ville en a connu plus d'une douzaine d'importantes inondations depuis qu'elle est devenue capitale du royaume à la fin du XVIIIe siècle.

Depuis que Bangkok est devenue la capitale du Siam en 1782, les inondations majeures ont de fait été relativement fréquentes. En 1785, la construction du palais royal était à peine achevée, lorsqu'en décembre la capitale connut ses premières graves inondations. L'esplanade royale fut sous 4,2 m d'eau et le palais Chakkrawat Phiman, résidence du roi, sous plus de 2 mètres. Une large partie de la plaine centrale fut touchée et le prix du riz devint exorbitant. Tellement que le roi décida de puiser dans ses entrepôts pour en vendre à la population à un prix abordable.

Sous le roi suivant, en 1819, le 28 octobre, l'eau dépassa les 3 mètres sur l'esplanade royale et atteint les 2 mètres au niveau du palais royal. Comme la fois précédente le cours du riz grimpa rapidement et la population dut restreindre sa consommation.

Sous le troisième roi de la dynastie de Bangkok, le 4 novembre 1831, l'eau atteint la côte des 2,5 mètres sur l'esplanade royale. Tout le pays fut dévasté et 60 % de la récolte de riz fut perdue.

Sous le règne suivant du fameux roi Mongkut (1851-1868), le Siam connut deux inondations : le 25 novembre 1859, ce ne fut pas trop grave puisqu'il n'y eut que 20 cm d'eau au niveau du palais, mais les annales ont noté que les vergers autour de Bangkok furent gravement touchés ; mais en novembre 1867, de nouvelles inondations touchèrent la capitale.

Sous le règne particulièrement long du roi Chulalongkorn (1868-1910), deux nouvelles inondations eurent lieu, en novembre 1879 et en décembre 1897. Bangkok ne fut pas la région la plus touchée : dans certains districts de la province méridionale de Trang, après 20 jours et 20 nuits de fortes pluies, on mesura jusqu'à 6 m d'eau ce qui entraîna la mort de nombreux habitants.

En octobre-novembre 1917, sous le règne suivant, les inondations touchèrent l'ensemble de Bangkok ; pendant un mois complet la population dut se déplacer dans les rues en barque ; les vergers et potagers des environs de Bangkok furent dévastés ; une décennie fut nécessaire pour qu'ils retrouvent leur état du début de l'année 1917.

Vingt-cinq ans plus tard, de la fin du mois de septembre au 30 novembre 1942, Bangkok connut les plus graves inondations de son histoire. La totalité de la ville fut sous les eaux, restant seuls émergés les ponts les plus élevés. Certaines rues furent sous plus de 2 m d'eaux pendant 46 jours. L'université Chulalongkorn était transformée en vaste lac. Toutes les rues s'étaient transformées en canaux sur lesquels circulaient des barques et des canots à moteur.

Pour ces dernières décennies, Bangkok connut de sérieuses inondations en 1974, 1980, 1983 et 1995. En 1980, le quartier de l'université Ramkhamhaeng, au nord-est, fut sous les eaux pendant de nombreuses semaines, la marine avait toutefois construit des pontons et passerelles et un système de bateaux taxis desservait les diverses facultés transformées en îles. En 1983, même la station balnéaire de Pattaya fut inondée. Ce sont donc les quatorzièmes inondations importantes que connaît Bangkok en 229 ans en comptant celles de cette année.

Cela fait en moyenne, une fois tous les 16 ans, et depuis 1995... 16 années se sont effectivement écoulées. Doit-on absolument tenter de trouver des causes exceptionnelles ? Le réchauffement climatique entraîne – dit-on – des pluies de Moussons plus abondantes. Certes, mais la Thaïlande a sans doute connu ces dernières années davantage de périodes de sécheresse que d'inondation.

Les anciens canaux comblés pour faire place à des rues de la capitale auraient-ils pu éviter ces inondations ? En fait, moins de vingt canaux dans le centre de Bangkok furent transformés en rues. Or il reste officiellement aujourd'hui 1395 canaux sur le territoire contrôlé par le gouvernorat de Bangkok. La subsidence de Bangkok est un phénomène très sérieux. A partir des années 1970, les villages de lotissement avant d'être raccordés au réseau de distribution de l'eau courante (ce qui est actuellement le cas de 91 % des Bangkokiens) et certaines industries comme la brasserie pompaient l'eau du sous-sol de la capitale.

En 1981, la subsidence annuelle était à Bangkok en moyenne de 4 cm. Vers 1999, c'était ainsi 2 millions de m3 d'eau qui étaient pompé annuellement entraînant un affaissement du sol pouvant aller jusqu'à 12 cm par an. Encore dans les années 1990, quand je devais faire un trou dans mon jardin – situé dans le quartier du marché de Chatuchak – je trouvais généralement l'eau à moins de 50 cm. Depuis, la situation s'est heureusement stabilisée après des mesures énergiques prises par les gouvernements.

Si les inondations sévères furent relativement fréquentes à Bangkok, leurs conséquences étaient bien entendu très différentes lorsque la majorité de la population habitait des maisons flottantes ou des maisons sur pilotis et que le pays était peu urbanisés et quasiment sans industrie. En 1942 ceux qui habitaient des "compartiments chinois" d'un seul niveau souffrirent infiniment plus que les familles des villages urbains situés le long des canaux, comme celui de Ban Khrua que j'ai beaucoup étudié, qui disposaient toutes d'embarcations. Si les inondations de 2011 resteront certainement parmi les plus dramatiques de ces deux derniers siècles, avec plus de 500 morts pour l'ensemble du pays, il est donc important de relativiser et l'étude de l'histoire de Bangkok nous aide à prendre le recul nécessaire.


http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/07/bangkok-inondee-une-constante-dans-l-histoire_1614028_3232.html
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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #23 le: février 07, 2012, 07:53:11 pm »

http://pattayathailande.com/le-gouvernement-veut-faire-un-marche-de-nuit-a-chatuchak/


Ouverture d'un marché de nuit à Chatuchak  


Le ministre des Transports Charupong Ruangsuwan vient d'annoncer la semaine dernière que le marché de Chatuchak à Bangkok ouvrira prochainement également la nuit, sans précision de date

D'après les médias thaïlandais, l'emplacement qui va également être doté de systèmes d’air conditionné, pourra ainsi augmenter de façon significative sa fréquentation.

Pour rappel, le marché de nuit le plus célèbre de la capitale, le Suan Lum Night Bazar (quartier de Lumpini) avait fermé ses portes en décembre 2010.
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" Les compliments, c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes, ça vient du coeur ".

Manu (de Chiang Mai)

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Re : Vivre à Bangkok
« Réponse #24 le: février 09, 2012, 06:18:24 pm »


Le problème, c'est que le marché de Chatuchak est un peu loin des zones de résidences des touristes à Bangkok, et cela même si une ligne de métro y conduit... A mon avis, la majorité des étrangers resteront le soir sur les marchés de trottoires de Silom, Sukhumvit et Patpong...
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